Passer au playerPasser au contenu principal
[#Journal] Le 19H30 du 21 Août 2026

́
📲066441717 📞011775663

📬 contact@gabonmediatime.com

̂ :

🔗 https://lc.cx/9dgPhl

🇬🇦 — ’ ’

#GMT
#Gabon
#10ansGMT

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:01...
00:15Madame, Monsieur, bonsoir et ravie de vous retrouver sur JMT TV en ce vendredi 21 août.
00:20A la une de votre journal, l'urgence de l'emploi des jeunes au Gabon,
00:24notre pays figure au cinquième ronde des nations africaines ayant le taux de chômage le plus élevé en 2025,
00:30une situation préoccupante au cœur des débats économiques et sociaux que nous développons ce soir.
00:35Soyez la bienvenue.
00:36Nous ouvrons ce journal avec une réalité économique alarmante,
00:40avec un taux de chômage particulièrement élevé qui touche de plein fouet la jeunesse.
00:44Le Gabon se classe parmi les cinq pays africains les plus impactés.
00:48Quelles sont les causes structurelles et les leviers d'action pour inverser la tendance ? Commentaire.
00:53Derrière l'image d'une économie pétrolière dynamique,
00:56le Gabon affronte une crise sociale profonde que les indicateurs macroéconomiques ne parviennent plus à masquer,
01:02selon les récentes estimations conjointes de l'Organisation internationale du travail et de la Banque mondiale.
01:07Le pays se hisse au cinquième rang des nations africaines les plus frappées par le chômage en 2025.
01:13Avec un taux d'oisiveté forcé atteignant 20,2%,
01:16le Gabon s'infiltre dans un classement sombre juste derrière les Swatini, l'Afrique du Sud, Djibouti et le Botswana.
01:23Loin d'être un simple chiffre, cette réalité prend une tournure dramatique lorsqu'on observe à l'échelle des foyers.
01:30Le rapport national sur le développement humain dresse un bilan sans concession.
01:34Chez les 15 à 24 ans, le taux de chômage culminait à 36,3% en 2025.
01:40C'est plus d'un jeune sur trois qui se retrouve sur le carreau contraint d'attendre une opportunité qui
01:46ne vient jamais.
01:47Les données du Programme national de promotion de l'emploi mettent en lumière cet abîme structurel.
01:51Chaque année, environ 12 187 jeunes diplômés ou sans qualification frappent à la porte du marché du travail,
01:58alors que seuls 1 932 offres d'emploi sont recensées.
02:02Ce décalage crée un déficit chronique de plus de 10 000 opportunités annuelles,
02:07nourrissant un sentiment de résignation légitime au sein des nouvelles générations.
02:11Comment expliquer un tel marasme alors que le PIB gabonais a progressé de 2,5% en 2025
02:17et que les autorités vantent la création de 22 000 emplois privés depuis 2023 ?
02:22Ce grand écart n'a rien d'une contradiction.
02:25Il révèle simplement les failles d'un modèle extractif très capitaliste,
02:30mais tragiquement pauvre en main d'oeuvre.
02:32Le secteur minier et pétrolier génère des richesses colossales,
02:36mais distribue trop peu de bulletins de paye.
02:38Pour sortir de l'impasse, Libreville doit impérativement revoir sa stratégie.
02:43Produire de la richesse ne suffit plus.
02:45Il faut désormais la rendre inclusive.
02:47Cela impose d'orienter les investissements vers des secteurs à fort coefficient de main d'oeuvre
02:52comme l'agroalimentaire, le BTP, le tourisme et le numérique,
02:55tout en adaptant en urgence les cursus de formation aux besoins réels du tissu productif.
03:01Sans cette mutation radicale, les performances économiques nationales
03:04resteront une abstraction statistique incapable de changer.
03:08Le quotidien de la majorité des citoyens.
03:11Et puis, la filière cacao-café est à la recherche d'une enveloppe de 3,4 milliards de francs CFA
03:17pour moderniser ses plantations et soutenir les producteurs locaux.
03:21On vous en dit plus.
03:23La stratégie de redynamisation du secteur agricole gabonais se heurte à une réalité budgétaire brutale.
03:28Alors que l'État avait initialement prévu une subvention globale de 3,5 milliards de francs CFA
03:34pour l'exercice 2026 en faveur de la caisse de stabilisation et de péréquation,
03:39la concrétisation financière tarde dramatiquement.
03:42Comme le révèle SICA Finance, à peine 100 millions de francs CFA ont effectivement été décaissés par le trésor public.
03:47Ce maigre versement qui représente tout juste 2,9% de l'enveloppe promise laisse un trou béant de 3
03:53,4 milliards à combler.
03:56Ce retard dans le financement des cultures de rente n'est pas un dysfonctionnement isolé,
04:00mais s'inscrit dans un contexte macroéconomique très contraint.
04:03A la suite de la révision de la loi de finances en juillet 2026, l'État gabonais a dû revoir
04:08ses ambitions à la baisse,
04:09amputant son budget général de plus de 23% et réduisant les dépenses d'investissement de près de 45%.
04:15Dans cette cœur d'austérité générale, l'enveloppe allouée à la mission agriculture, élevage et pêche s'est effondrée de
04:2268%,
04:23impactant de plein fouet les structures de soutien à la production nationale.
04:27Face à ce recul des dotations étatiques, la Caisse taba de réorganiser ses priorités dans son budget rectificatif.
04:33Pour ne pas abandonner les planteurs au milieu du yé, l'organisme a choisi de maintenir en priorité l'achat
04:38direct du café et du cacao au niveau des plantations.
04:42Cependant, la Caisse devra désormais absorber ses opérations en s'appuyant quasi exclusivement sur ses ressources propres.
04:48Avec trois quarts de son budget de l'année déjà engagé, la marge de manœuvre s'annonce particulièrement étroite pour
04:54faire face aux imprévus de trésorerie.
04:56Ce resserrement financier représente un vrai test de solidité pour la politique de relance agricole du pays.
05:02Pour le Gabon, traditionnellement dépendant de ses revenus pétroliers, l'épreuve est cruciale.
05:07La capacité de la Caisse taba à maintenir ses volumes d'achats et à payer les planteurs sans interruption déterminera
05:12si la dynamique entamée dans les zones rurales peut survivre à cette vague de rigueur budgétaire.
05:17Coup de frein sur la production minière artisanale et industrielle.
05:21Les exportations d'or du Gabon enregistrent une baisse spectaculaire de 75% sur les trois premiers mois de l
05:27'année 2026.
05:28L'analyse déchiffre et l'impact sur les recettes de l'État dans ce reportage.
05:32Le premier trimestre 2026 s'ouvre sur un bilan particulièrement sombre pour l'industrie orifère gabonaise.
05:39Selon les récentes données publiées par la Direction générale de l'économie et de la politique fiscale,
05:45les exportations d'or brut se sont effondrées de 75%.
05:49Ce coup d'arrêt brutal frappe de plein fouet un secteur stratégique jusqu'alors habitué à des flux plus soutenus.
05:56Deux facteurs majeurs expliquent cette conperformance historique.
06:00Sur le plan commercial, Libreville a dû composer avec un tarissement soudain des commandes émanant de ses principaux acheteurs internationaux.
06:09À cette baisse de la demande s'est ajoutée une crise logistique d'ampleur mondiale.
06:13L'éclatement du récent conflit en Iran et le blocage stratégique du détroit d'Ormuz ont provoqué de vives tensions
06:20sur les voies maritimes et aériennes.
06:22Cette paralysie des circuits commerciaux internationaux a directement impacté les chaînes d'approvisionnement de l'or gabonais,
06:30bloquant les expéditions vers les marchés étrangers.
06:32Si la conjoncture demeure morose et les perspectives incertaines à court terme,
06:38l'industrie extractive conserve sa place centrale au sein du tissu économique national.
06:42Consciente de l'enjeu stratégique que représente le sous-sol gabonais,
06:47les institutions financières continuent d'épauler massivement les acteurs du secteur.
06:51Le système bancaire local accorde une confiance déterminante à cette industrie.
06:56Elle capte à elle seule 63% du volume total des crédits distribués à l'échelle nationale.
07:02Un soutien financier crucial qui permet aux opérateurs de maintenir l'outil de production en état de marge
07:09dans l'attente d'une stabilisation de la situation géopolitique et d'une reprise de la démande mondiale.
07:14Direction la ville de Port-Gentil dans l'Auboué-Maritime où la dégradation de la voirie exaspère les usagers.
07:19Nis de poules, chaussées défoncées et dégâts mécaniques à répétition,
07:23le quotidien des chauffeurs et des riverains de la capitale économique devient un véritable parcours du combattant.
07:29On regarde.
07:30La dégradation des routes complique depuis plusieurs années le quotidien des automobilistes à Port-Gentil dans la province de l
07:38'Auboué-Maritime.
07:39D'après les informations reliées par le média en ligne OMI,
07:43plusieurs voiries situées dans les quartiers communément appelés Nouvelle Route, Miniprix, CPBG et bien d'autres sont dans un état
07:50de décrépitude avancée.
07:52Sur plusieurs mètres, la chaussée a perdu son revêtement.
07:57Conséquences, piétons et surtout automobilistes éprouvent des difficultés à circuler entre nids de poules, crevasses et affaissements.
08:05Tout là, ça dira.
08:06Au moins, si c'est trois mois, trois ans.
08:09Au moins, c'est ça, la route de Fumas s'est encrassée.
08:12Donc, tu vois, il y a les routes qui ne se mettent plus ici.
08:18Donc, de l'autre côté, ici, ici, la Fumas, là, c'est dans le direct.
08:22Tu vois ici, là, c'est une autre route.
08:25Et là-bas, l'autre côté de Zinu, c'est une autre route.
08:29Donc, il faut ici.
08:30Sur le trou, là, ça ne nous plaît pas.
08:32Ça fait une mauvaise impression.
08:34Ça nous gaspille les rotules, les cardans.
08:37Donc, du coup, ça ne nous plaît pas du tout.
08:41Un problème devant lequel les populations appellent à des actions concrètes de la part des autorités compétentes.
08:48Si la mairie, je ne sais pas qui est chargée de ça, peut venir nous arranger, mettre même l'office
08:54que les gravats, pour qu'on passe tranquillement.
08:58À la saison de pluie, ça sera encore pire.
09:01La zone sera abandonnée même.
09:03Mais enfin, vous ne voyez pas que je suis même descendu, doucement, doucement, et remonté.
09:09Donc, maintenant, quand il y aura d'eau, on doit fuir la zone.
09:13À l'approche de la rentrée scolaire, prévue le 7 septembre prochain, et de la saison de pluie de plus
09:19en plus éminente,
09:20les populations espèrent une intervention rapide.
09:23Pour l'heure, les voiries des quartiers Miniprix, Nouvelle Route, CPBG et de plusieurs autres secteurs stratégiques
09:30demeurent fortement dégradées, transformant les déplacements des automobilistes en véritable parcours du combattant.
09:37En senti, pour terminer le cri d'alarme autour du Centre national de santé mentale de Meulène,
09:42faute d'extension et de capacité d'accueil suffisante,
09:45de nombreux malades mentaux se retrouvent délaissés et errants dans les rues du Grand Libreville,
09:50un problème de santé publique majeur auquel nos équipes se sont intéressées.
09:54Le Centre national de santé mentale de Meulène, situé dans le cinquième arrondissement de Libreville,
10:00ne dispose depuis sa création en 1995 que de 100 places d'hospitalisation.
10:05Une capacité largement insuffisante au regard des besoins qui contribuent à laisser de nombreux malades mentaux
10:10sont prises en charge adaptées.
10:12Dans les rues de la capitale, certains déambulent ainsi totalement livrés à eux-mêmes,
10:17exposés au danger et parfois aux regards indifférents des passants.
10:21Face à cette situation persistante, une question fondamentale se pose.
10:25Jusqu'à quand la santé mentale sera-t-elle reléguée au second plan par les pouvoirs publics ?
10:30Cette réalité reflète plus que jamais la défaillance du système de santé gabonais.
10:35En effet, les plaintes des populations concernant l'accueil dans les établissements publics
10:41et la qualité de la prise en charge des patients sont récurrentes.
10:44Malgré les rappels à l'ordre, incessant des différents ministres qui se sont succédés à la tête du département de
10:50la santé,
10:51les difficultés persistent et continuent d'alimenter le mécontentement des usagers.
10:55Une capacité d'accueil toujours insuffisante.
10:58Sur le plan de la santé mentale, la situation demeure particulièrement préoccupante
11:04et pour cause, l'insuffisance de place au CNSM est connue depuis plusieurs années.
11:10Mais l'extension de cette structure semble toujours attendre.
11:13Pourtant, l'Organisation mondiale de la santé considère la santé mentale comme une composante essentielle du bien-être général.
11:21Dès lors, comment expliquer qu'aucune solution du RAN n'ait encore été trouvée
11:25pour renforcer les capacités d'accueil du principal établissement public spécialisé,
11:30alors que les troubles psychiques touchent de plus en plus de personnes.
11:34La digitalisation du secteur de la santé constitue certes une avancée importante,
11:39mais elle ne devrait pas occulter les besoins fondamentaux des structures existantes.
11:44Après plus de trois décennies d'existence, le CNSM ne compte toujours que 100 places d'hospitalisation,
11:51tandis que les hommes et les femmes souffrant de troubles mentaux
11:54continuent de circuler dans les routes de Libreville,
11:57parfois dans des conditions de grande vulnérabilité et sous le regard des enfants.
12:03Cette situation interpelle sur la place accordée à la santé mentale dans les priorités publiques.
12:08La réaction de l'État très attendue.
12:10Alors que l'État a engagé ou réalisé plusieurs projets dans différents secteurs,
12:16la question de l'extension du CNSM reste posée.
12:20Le paiement des bourses scolaires, les mesures relatives à l'arrimage
12:24et à la révalorisation des pensions,
12:26ou encore la reconstruction de la cité de la démocratie,
12:30montrent que les moyens peuvent être mobilisés lorsque les priorités sont définies.
12:34Les regards se tournent donc vers les autorités,
12:37notamment vers la ministre de la Santé, le professeur Elsa-Joséphine Ayo et Piz Bivigou.
12:44La ministre prendra-t-elle à cœur le dossier de l'extension du CNSM
12:49et de la prise en charge des malades mentaux errants ?
12:52La question reste posée.
12:54Le chiffre de ce soir est 560 millions de francs CFA,
12:57c'est le montant de l'enveloppe décaissée pour le dédommagement des populations
13:00affectées par les travaux routiers à Akemi Djogouni et à la Baie des Cochons.
13:05La source est directe en full Gabon.
13:07Le verbatim compte à lui et de Pierre Claver Marangamou Savo,
13:09président du Parti Social-Démocrate.
13:11Mon ambition est de servir le Gabon jusqu'à mon dernier souffle.
13:14Cette volonté constitue ma boussole et l'on peut servir sa nation
13:17sans être forcément président.
13:19Cette ambition n'est nullement liée à mes intérêts personnels,
13:22plutôt à ceux de mes compatriotes.
13:23C'est sur ces mots que prend fin ce journal.
13:25Merci à vous de l'avoir suivi.
13:27Bonne suite des programmes sur JMT TV d'ores et déjà.
13:29Excellent week-end.

Recommandations