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Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, était l'invité de BFMTV ce mardi 25 août

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Transcription
00:00Notre invité ce soir, le ministre de l'Éducation nationale, M. Édouard Geffray.
00:04Bonsoir, M. le ministre.
00:05Bonsoir.
00:05Nous allons vous interroger, bien sûr, sur toute l'actualité autour de l'Éducation nationale,
00:08avec Amandine Attalaya, avec Olivier Truchot.
00:10Mais vous êtes sûr que ce sera une rentrée sans portable au lycée ?
00:13Écoutez, la loi pose le principe qu'au 1er septembre,
00:18il n'y a plus d'utilisation du téléphone portable au lycée,
00:22sauf autorisation par l'achat d'établissement.
00:23Donc oui, l'interdiction, elle s'applique dès le 1er septembre.
00:26Donc ensuite, il faut évidemment que l'achat d'établissement modifie l'agron d'intérieur
00:30s'ils veulent apporter telle ou telle dérogation,
00:33par exemple pour biper à la cantine, dans les internats, etc.
00:36Donc ça va sûrement prendre quelques semaines le temps que tout se mette définitivement en place.
00:40Mais en tout cas, l'idée, c'est bien qu'on ait une année scolaire sans téléphone portable au lycée.
00:44Alors c'est un sujet récurrent.
00:45Bonsoir, Julien Migaud-Muller.
00:47On va regarder ça avec vous, l'interdiction du portable à l'école.
00:50À chaque fois, ça se heurte à un problème.
00:52Pourquoi ça coince ?
00:52Alors pour tout comprendre, déjà, on va rembobiner et faire la genèse de tout ce sujet.
00:58Regardez, tout commence l'année dernière, le 28 novembre 2025.
01:02Que se passe-t-il ?
01:03Emmanuel Macron dit qu'il souhaite interdire les portables dans tous les lycées dès septembre 2026.
01:09Et il se passe quelques mois.
01:10On arrive au 21 juillet 2026.
01:12Le Parlement vote l'interdiction intégrée à la loi qui interdit les réseaux sociaux au moins de 15 ans.
01:18Sauf qu'il y a quelques jours, regardons, le 14 août dernier, le Conseil constitutionnel, que fait-il ?
01:25Il censure partiellement la loi qui a un volet beaucoup plus large qui est celle des réseaux sociaux,
01:31mais valide l'interdiction du portable au lycée.
01:34Emmanuel Macron, en plein cœur de l'été, il veut que ça aille vite, très vite.
01:37Et dès hier, c'est un conseil des ministres, il promulgue la loi sans les articles censurés,
01:45avec aujourd'hui une publication au journal officiel.
01:49Sauf qu'on est au mois d'août.
01:51La rentrée, c'est dans une semaine.
01:53Et tout ça, ça ne se fait pas d'un claquement de doigts.
01:55Et il y a des syndicats qui commencent à hausser le ton depuis quelques heures.
02:00Déjà, François René, qui est le secrétaire national du SNPDN UNSA,
02:04qui est le syndicat majoritaire chez les chefs d'établissement,
02:07et que, dit-il, les établissements ne sont pas prêts.
02:10La règle n'est pas écrite dans le règlement intérieur,
02:12sauf ceux qui avaient peut-être tenté d'anticiper quelque chose.
02:16Ça, c'est une première réaction.
02:18Il y a une deuxième réaction qu'on va découvrir ensemble,
02:20celle du syndicat SNES-FSU,
02:22qui est le syndicat national des enseignants du second degré.
02:25Là, ça s'adresse à vous, monsieur le ministre.
02:27Le ministre fait diversion.
02:28À chaque rentrée, son pare-feu, sa mise en œuvre apparaît matériellement
02:31et humainement difficilement applicable.
02:34Pourquoi ?
02:35Eh bien, parce qu'il y a tout un processus pour changer le règlement dans le lycée.
02:38Ça ne se fait pas en quelques heures seulement.
02:40Déjà, il faut que les établissements modifient le règlement intérieur.
02:43Et pour cela, eh bien, il faut consulter plusieurs instances.
02:46La première, c'est le conseil des délégués pour la vie lycéenne.
02:49Mais pas seulement.
02:50Il y a également le conseil d'administration à convaincre.
02:54Et ça, ça ne va pas se faire en quelques jours.
02:57Monsieur le ministre, soyons concrets.
02:59Mardi prochain, c'est la rentrée.
03:01Un lycéen pourra-t-il entrer dans son établissement avec un portable ?
03:06Alors, d'abord, y compris plus tard, un lycéen pourra entrer dans un établissement
03:10avec un téléphone portable dans son sac ou dans sa poche.
03:13On n'interdit pas l'objet physique.
03:15Les mots ont un sens.
03:16Le portable n'est pas interdit à l'intérieur de l'établissement.
03:19C'est son utilisation.
03:20Les mots ont un sens.
03:21C'est pour ça que je les emploie.
03:22Et que la loi les emploie, c'est l'utilisation du téléphone portable qui est interdite,
03:26sauf dans des cas autorisés par le chef d'établissement.
03:29Mais qui est chargé de le confisquer, concrètement, ce téléphone portable ?
03:34Les personnes de la vie scolaire.
03:35Donc, typiquement, comme ça se passe dès aujourd'hui.
03:37C'est-à-dire que ce sont les conseils principaux éducation.
03:41Donc, ça existe déjà ?
03:41Oui, au collège.
03:43Ça existe déjà au collège.
03:44Et aujourd'hui, vous avez 28% des lycées qui ont d'ores et d'âge pris des mesures de
03:48restriction du téléphone portable
03:49avant que la loi soit votée.
03:50Est-ce que vous savez qu'il y a des professeurs, des enseignants qui utilisent en classe le smartphone des
03:56élèves pour faire court ?
03:57Parce que sur certains manuels scolaires, il y a des QR codes.
04:01Absolument.
04:02Il faut utiliser ces QR codes pour faire court.
04:04Alors, vous dites à ces enseignants, arrêtons tout ça ?
04:06On ne leur a pas dit ça.
04:07Pardonnez-moi, je...
04:08Vous dites que l'utilisation est interdite.
04:09Je vais me répéter.
04:10Mais ce n'est pas grave.
04:11L'utilisation du téléphone portable est interdite,
04:13sauf dérogation autorisée par le chef établissement dans le règlement intérieur.
04:17Les usages pédagogiques font partie des dérogations.
04:21C'est déjà le cas au collège aujourd'hui.
04:22C'est le cas aussi au lycée.
04:23C'est-à-dire que si vous avez un intérêt pédagogique,
04:24un professeur, par exemple, qui considère que ses élèves ont intérêt à faire un QCM en ligne,
04:30il peut les autoriser à le faire.
04:32Il n'y a aucun problème.
04:33Mais c'est sous contrôle du professeur.
04:34Mais il faut revenir, pardonnez-moi, il faut revenir quand même un tout petit peu à l'objectif.
04:37On a des jeunes qui, aujourd'hui, passent 4h40 par jour, en moyenne, devant un écran.
04:41C'est-à-dire qu'ils passent plus de temps sur leur téléphone qu'on court.
04:43Et pas en classe ?
04:44Pardonnez-moi.
04:45Chez eux ?
04:45Globalement.
04:46Ou en dehors ?
04:47En classe.
04:47Quand vous avez votre téléphone en classe qui fait bzit, bzit, bzit,
04:49avec toutes les notifications de vos réseaux sociaux toute la journée,
04:52en réalité, en termes de concentration, vous êtes constamment interrompu,
04:55vous êtes constamment obligé de sortir votre téléphone,
04:56de regarder dans votre poche discrètement, ou plus ou moins discrètement d'ailleurs,
04:59ce qui vous arrive, ce qui vous écrit, quelles notifications vous avez, etc.
05:02On est face à un phénomène de destruction cognitive.
05:05C'est ça qui se passe.
05:06On a des élèves qui arrivent à se concentrer aujourd'hui,
05:08deux ou trois minutes d'affier, d'après les derniers études scientifiques
05:12qui ont été publiées il y a quelques semaines.
05:15On continue ?
05:16Ou au bout d'un moment, on dit stop ?
05:18La ligne, c'est de dire, on n'a pas besoin d'avoir son téléphone en cours
05:23ou dans la cour quand on discute avec ses camarades à l'intercours.
05:27Sauf si, effectivement, on est autorisé par un professeur ou un adulte.
05:30On demande aux lycéens, notamment en terminale,
05:32certains sont majeurs en 18 ans, de devenir autonomes.
05:36Ce genre de mesures, est-ce que ce n'est pas infantilisant ?
05:39Créer un espace.
05:41Il y avait les mêmes débats à une époque sur l'interdiction de la cigarette.
05:44On dit, mais est-ce que ce n'est pas infantilisant ?
05:45Est-ce que les jeunes, il ne faudrait pas plutôt leur apprendre et les éduquer ?
05:47Le smartphone ne provoque pas le cancer quand même.
05:49Non, mais le smartphone provoque un certain nombre de...
05:52L'abus de smartphone provoque d'autres dégâts.
05:54Vous parlez de destruction cognitive vous-même.
05:56Oui, il y a une forme, si vous voulez, d'addiction.
05:58D'ailleurs, les élèves le décrivent comme un processus d'addiction, quand ils en parlent.
06:02Et donc, notre responsabilité aussi en tant qu'adulte,
06:05et on a une responsabilité sociale, collective,
06:08c'est de dire qu'au bout d'un moment, on ne surexpose pas les gens à des écrans
06:11et qu'on leur crée des espaces où précisément, ils n'en ont pas besoin.
06:14Et les règlements intérieurs, parce que vous avez entendu,
06:15les syndicats disent, mais attendez, on n'a pas eu le temps cet été
06:17de changer les règlements intérieurs,
06:19donc on ne pourra pas appliquer concrètement, mardi prochain, cette mesure.
06:22Alors d'abord, la loi le prévoit, donc, normalement, elle est directement applicable,
06:26mais effectivement, pour ceux d'entre eux qui voudraient mettre des dérogations,
06:29il y en aura sûrement, je prends exemple, par exemple, des internats,
06:32des cantines pour lesquelles c'est nécessaire, etc.
06:34Il y aura des règlements intérieurs qui seront modifiés au cours des toutes prochaines semaines.
06:38Donc ça va mettre un tout petit peu de temps en place.
06:39Donc ça ne sera pas applicable dès mardi prochain ?
06:41Ça va se mettre un petit peu de temps, sauf s'il n'y a pas de dérogation.
06:43Je vais être un petit peu qui dit, chez moi, il n'y a pas de portable,
06:44il n'y a pas de portable, mais la loi se suffit à elle-même.
06:47Mais si vous voulez des dérogations, effectivement, ça prendra quelques semaines.
06:50Et la loi sur les réseaux sociaux, qui a donc été retoquée par le Conseil constitutionnel cet été,
06:54je sais que vous y êtes parfaitement favorable à cette loi.
06:57Pour vous, vous êtes optimiste sur le fait qu'au printemps, cette fois, ça passe,
07:00et que la loi soit réécrite en temps et en heure ?
07:02L'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans.
07:04En tout cas, j'espère qu'on va trouver le chemin juridique.
07:07Parce que d'abord, le Conseil constitutionnel n'a pas invalidé le principe.
07:10Il est dit dans le principe, le législateur peut interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans,
07:13mais dans des modalités, selon des modalités à revoir.
07:16Donc juridiquement, il faut qu'il y ait un travail, j'allais dire, un peu fin.
07:19Parce qu'on voit bien que depuis le début, d'ailleurs, on sait que le sujet est juridiquement complexe.
07:23Mais à la fin, pardon d'y revenir, c'est un enjeu d'intérêt général.
07:28Quand vous avez des jeunes de 13-14 ans qui passent 4 heures, 5 heures, 6 heures par jour sur
07:35des réseaux sociaux,
07:37qui sont, pardonnez-moi l'expression, mais biberonnés sur certains réseaux,
07:40à des fausses informations, à des vidéos générées par IA,
07:43enfin, qu'est-ce qu'on est en train de fabriquer comme société ?
07:47Leur dire, comme on dit à tout jeune, à n'importe quel âge,
07:49t'attend un peu, avant d'être exposé au contenu, d'avoir la maturité suffisante pour être exposé.
07:54Non seulement, ce n'est pas mauvais, mais en réalité, c'est le rôle même de l'éducation.
07:57S'il arrive au pouvoir, Edouard Philippe, en tant que président de la République,
08:00propose d'augmenter les profs de 20% sur la durée du quinquennat.
08:04Ils ne sont pas assez payés. Il a raison ? C'est une bonne proposition ?
08:07En tout cas, tout ce qui permettra, dans un cadre budgétaire qui reste à définir,
08:12mais tout ce qui permettra de mieux payer les professeurs,
08:15à mon sens, est bon à prendre.
08:17En moyenne, ils sont payés 3 000 euros, c'est ça ?
08:19Alors, la moyenne, c'est une moyenne, c'est 3 090 euros,
08:23et ils étaient payés il y a 5 ans.
08:25La moyenne, c'était 2 600 euros il y a 5 ans.
08:272 714 euros à 5 ans.
08:28Donc, ils ont déjà été augmentés.
08:29Il y a eu une augmentation très nette entre 2 000, notamment 23 et 24,
08:33entre 22 et 24, mais il y a eu une augmentation très forte.
08:35D'ailleurs, le président de la République l'avait dit à l'époque.
08:37Il avait dit, en 2022, qu'il voulait une augmentation de 10%.
08:39On est à donc plus qu'à...
08:40Edouard Philippe dit que ce n'est pas suffisant, il faut encore augmenter de l'augmentation.
08:42Est-ce que c'est suffisant ? Très honnêtement, je fais partie de ceux,
08:45et pas seulement parce que je suis ministre de l'Assemblée nationale,
08:47qui pensent qu'il faut continuer à faire des efforts au cours des prochaines années,
08:50en fonction évidemment des contraintes budgétaires,
08:52pour mieux rémunérer les professeurs, notamment en début de carrière.
08:53Est-ce qu'il faut leur demander de travailler plus ?
08:54En milieu de carrière.
08:56Est-ce qu'il faut leur demander de travailler plus ?
08:57Parce qu'ils ont aussi 11 semaines de vacances.
09:00Alors, si vous voulez, moi, très honnêtement,
09:02je trouve que c'est vraiment, pour le coup, le mauvais débat.
09:07Les professeurs travaillent.
09:08Ils travaillent d'heureusement plus que vous voulez.
09:09C'est-à-dire le contraire, si vous avez une grève sur le dos ?
09:11Non, mais ce n'est pas ça.
09:12Il y en a déjà une prévue face à l'heure.
09:13Non, mais ils travaillent plus que la moyenne des professeurs européens.
09:16Ils font vraiment plus d'heures de cours.
09:18Alors, après ça, les choses sont organisées différemment,
09:20mais globalement, si vous voulez,
09:22les professeurs français travaillent plus que leurs homologues européens.
09:24Et moi, j'en ai un peu assez, honnêtement,
09:26de ce côté un peu prof-bashing,
09:28qui consiste à dire, mais ils ont les vacances, etc.
09:31Bon, non.
09:32Ils travaillent, ils préparent leur groupe dans les vacances,
09:34ils corrigent, ils les copient.
09:35Et je mets au défi quiconque qui n'est pas professeur
09:39de tenir une classe 6 ou 8 heures par jour.
09:42Vous avez annoncé que 10 millions d'élèves
09:44allaient être interrogés sur la violence sexuelle.
09:47Quel type de questions va-t-on leur poser ?
09:50Alors, d'abord, effectivement...
09:51Vous pouvez être ajouté au questionnaire habituel sur le harcèlement.
09:54Chaque année, les élèves, depuis 3 ans,
09:55remplissent un questionnaire sur le harcèlement.
09:57Moi, ce que je veux, c'est ajouter un feuillet sur la violence sexuelle
09:59pour qu'ils puissent dire si oui ou non
10:01ils ont été victimes de la violence à caractère sexuel.
10:03Donc, on va adapter, évidemment, les questions à l'âge.
10:06Est-ce qu'un adulte a déjà touché tes parties intimes
10:10alors que ce n'était pas nécessaire ?
10:13Bon, parce qu'évidemment, si c'est un médecin,
10:14ça peut poser des questions.
10:15Donc, voilà, on va adapter les questions.
10:17On va aller travailler avec des pédopsychiatres
10:17pour que ce soit adapté.
10:19Et à la fin, surtout, on laissera la possibilité à l'enfant,
10:21s'il le souhaite, de marquer son nom et son prénom
10:25pour solliciter un entretien avec un adulte de confiance.
10:29Donc, ça veut dire qu'un enfant qui aurait été victime de viol,
10:31quand on va lui poser la question, est-ce que tu as été victime
10:33d'attouchements ou de...
10:35Qui pose la question ?
10:36C'est dans le questionnaire.
10:37C'est-à-dire que c'est...
10:38Est-ce qu'il le remplit, ce questionnaire ?
10:41Il le remplit, ils seront remplis en salle.
10:43Et il pourra rajouter, de son initiative,
10:46il pourra rajouter, qui s'appelle Édouard Jeffrey, en bas.
10:49Et s'il le met, un adulte de confiance après,
10:52le recevra et suivra ça.
10:55Ça reste assez sismique.
10:55Je rappelle un point...
10:57Pourquoi vous dites ça ?
10:58Sismique, pourquoi ?
10:58Parce qu'on a aujourd'hui, d'après les chiffres de la civile,
11:01entre 8 et 10% des enfants
11:02qui ont été victimes de viols ou d'agressions sexuelles
11:05à 85% dans le cercle familial.
11:09Et on va interroger
11:10tous les enfants de France,
11:11de la grande section à la terminale.
11:13Donc derrière, il pourrait y avoir des poursuites judiciaires.
11:15Ah bah oui.
11:16Il y aura des signalements.
11:17On en fait déjà.
11:18On fait des milliers de signalements chaque année.
11:19L'école, c'est le premier signalement de France.
11:21Parce que c'est un lieu de confiance
11:22et que les enfants, justement, s'y confient.
11:23Mais là, on donne la possibilité
11:24de libérer la parole de manière universelle.
11:26Parce que, si vous voulez,
11:29ce que moi, je trouve terrible,
11:30c'est que ce chiffre de quasiment 10%,
11:32il est objectivement monstrueux.
11:34Et finalement, ça fait des années qu'on sait
11:36que c'est comme ça.
11:37Bah non, c'est pas comme ça.
11:39Amandine ?
11:40Il y a un autre thème
11:41qui va faire beaucoup de débats
11:42dans cette campagne présidentielle,
11:43celui de l'autorité,
11:45au sein de l'école notamment.
11:46Il y a là aussi une proposition d'Edouard Philippe
11:49qui dit qu'il faut des amendes
11:51de responsabilisation scolaire
11:53comme ça existe au Royaume-Uni.
11:55C'est-à-dire que s'il y a des infractions répétées
11:57avec des enfants qui sont harceleurs,
11:58qui sont violents,
11:59ou des parents qui sont violents,
12:00il faut leur mettre une amende.
12:02Bonne idée ?
12:03Vous y seriez favorable ?
12:05Moi, je trouve que ça se regarde.
12:08Si vous voulez.
12:08On a presque envie de dire
12:09pourquoi vous ne le faites pas alors ?
12:10Si l'augmentation des salaires,
12:11ça se regarde ?
12:12Si l'amende, ça se regarde ?
12:14Attendez, on ne va pas tout faire à la fois.
12:16Les salaires, il y a déjà ce qui a été fait,
12:17il y a les contraintes budgétaires
12:18liées au contexte international
12:20quand même que tout le monde connaît.
12:21Actuellement, on n'a pas forcément les moyens
12:23et encore une fois,
12:24ça se construit sur du temps long.
12:26Ça, c'est sur cinq ans.
12:27Sur les parents,
12:28il se trouve que j'ai moi-même pris
12:29un décret cet été
12:31qui prévoit qu'on pourra changer
12:32d'école ou d'établissement à un enfant
12:33dont les parents feraient peser une menace
12:37sur le personnel.
12:38Autrement dit,
12:39vous êtes molesté le vendredi soir
12:40par les parents,
12:41vous êtes professeur.
12:42Moi, ce que je dis,
12:42c'est que le parent,
12:43il ne revient pas à la grille le lundi matin.
12:45On change l'enfant à l'établissement.
12:47Donc ça, c'est une première,
12:48pour le coup,
12:48que je prends directement.
12:49La question suivante,
12:50qui est celle que soulève le Philippe,
12:53je trouve qu'elle se regarde.
12:55Je n'ai pas de réponse catégorique,
12:56mais en tout cas,
12:57l'idée de dire qu'au bout d'un moment,
12:59quand on fait subir des violences
13:02ou des dégradations, etc.,
13:03la responsabilité de la personne,
13:05des parents peuvent être engagés,
13:07et que ça peut se faire
13:08par un nom en administratif
13:09plutôt que pénal
13:09pour ne pas forcément passer
13:10par le juge judiciaire pour ça,
13:12oui, ça se regarde.
13:13Gabriel Attal
13:14ou Édouard Philippe
13:14pour la présidentielle ?
13:17Pardonnez-moi,
13:18je suis à une semaine de la rentrée,
13:19et donc,
13:21je sais bien que tout le monde
13:21ne parle que de mai 2027,
13:22moi, je parle de septembre 2026,
13:26et j'attache du prix
13:28à ce que la rentrée
13:28se fasse à l'abri
13:30de toute supputation
13:31en mode...
13:32Bien sûr,
13:32l'Armana a choisi là déjà,
13:34il n'a pas attendu.
13:35Écoutez,
13:35je ferai part de mes opinions
13:37en temps utile,
13:37mais pour l'instant,
13:38je ne ferai pas la rentrée.
13:39D'accord,
13:39simplement une dernière question,
13:40parce que c'est la question
13:40que se posent tous les parents
13:42d'élèves et les élèves.
13:42Il y a assez d'enseignants
13:44cette année devant chaque élève,
13:46il y aura des enseignants
13:46à cette rentrée,
13:47pas de problème ?
13:47Écoutez,
13:48le nombre de postes au concours
13:49a été pourvu quasiment à 100%,
13:52ce qui est une excellente nouvelle,
13:53ce qui n'était pas réveillée
13:53depuis longtemps.
13:55Et donc,
13:56l'objectif,
13:57bien sûr,
13:57c'est celui que vous indiquez,
13:58c'est-à-dire qu'il y a des professeurs
13:59devant chaque classe
13:59et dans toutes les disciplines.
14:00Et a priori,
14:01aux dernières nouvelles,
14:02on n'est pas loin de l'objectif,
14:04mais vraiment pas loin du tout.
14:05Donc,
14:05j'ai très bon espoir qu'il n'y a rien.
14:06Il y aura encore des enfants
14:08qui seront sans enseignants
14:09durant l'année scolaire.
14:11Alors après ça,
14:12il y a ce qui se passe
14:12dans l'année scolaire,
14:13ça,
14:13c'est plus compliqué à gérer.
14:14Mais en tout cas,
14:15d'ores et déjà...
14:16C'est plus compliqué à gérer,
14:24si le gouvernement tient
14:25avec le budget.
14:26Ah bah ça,
14:26c'est toujours le si,
14:27mais moi,
14:27si vous voulez,
14:27avec le si,
14:28on ne mettrait pas en bouteille,
14:29comme disait ma grand-mère.
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