00:00— Exactement. Donc c'est vrai que qui faille aujourd'hui avoir de la continuité dans l'action publique, c
00:05'est une évidence que tout le monde peut reconnaître.
00:08Et d'ailleurs, c'est vrai dans l'éducation nationale comme c'est vrai dans d'autres domaines.
00:13Ensuite, en effet, moi, je le vois parce que j'enseigne à l'université, c'est qu'aujourd'hui, ce
00:16qui est extrêmement surprenant, c'est que, si vous voulez,
00:19les mécanismes et les filtres de sélection ne fonctionnent plus du tout.
00:22C'est-à-dire que vous avez des étudiants qui arrivent à l'université et vous corrigez des copies et
00:29vous vous rendez compte qu'un certain nombre de copies
00:31ne seraient même plus recevables dans le secondaire il y a 30 ans.
00:35Donc c'est un phénomène qui vient de loin, c'est un phénomène qui s'est approfondi, c'est un
00:40phénomène qui a été dénoncé par un certain nombre, en tout cas,
00:43d'observateurs et de praticiens. Mais malheureusement, nous n'avons jamais pris les mesures qui s'imposaient.
00:49Parce qu'on a pensé l'éducation nationale qu'en termes de moyens, alors qu'il fallait aussi la penser
00:55en termes de transmission des fondamentaux.
00:57Par exemple, l'objectif de Jean-Pierre Chemellement, qui était un objectif tout à fait louable, 80% d'une
01:02classe d'âge qui accède au bac à lauréat,
01:06évidemment, c'est formidable, sauf qu'aujourd'hui, d'ailleurs, c'est plus de 80%, c'est quasiment 95%.
01:10Mais malheureusement, c'est un bac qui est, la plupart du temps, particulièrement dévalorisé.
01:15Parce que finalement, on donne le bac pour obtenir justement ce chiffre-là.
01:19Donc, je crois qu'en effet, il faut revoir le logiciel, j'allais dire, de fond en fond.
01:23Et vous avez également parlé des...
01:25C'est absolument capital.
01:26Merci.
01:27Merci.
01:27Merci.
01:28Merci.
01:30Merci.
01:30Sous-titrage FR ?
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