00:00Il y a un récit qui s'est installé depuis quelques jours, pourquoi on aurait finalement fait preuve de fermeté vis-à-vis de l'Algérie ?
00:07Non, c'est fou, et d'ailleurs je crois que Xavier Villancourt, qui est membre du comité de soutien et qui est un ami très proche aussi de Bolem Sansal,
00:13l'a dit ce matin dans l'interview qu'il a donnée à Sonia Mabrouk, clairement toutes les mesures de fermeté qui auraient pu être prises n'ont pas été prises.
00:24L'ancien ministre de l'Intérieur, Bruno Rotaillot, a essayé. Le problème c'est que personne dans le gouvernement et personne dans les services était aligné sur les propositions qu'il faisait.
00:37Qu'est-ce qu'il faudrait faire ? Qu'est-ce qu'il faudrait faire, Arnaud ? Qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:40Sans parler des visas, sans parler des accords de 68.
00:42Quand même, un peu.
00:43Non, mais non, mais même, il y avait des mesures à prendre sur un certain nombre de hiérarques algériens qui ont des intérêts en France.
00:48Nien n'a été fait. Je suis désolé, mais vous avez le fils du chef d'état-major de l'armée algérienne, M. Changria,
00:57qui dispose d'un visa de circulation entre Paris et Alger, je crois que d'ailleurs Xavier Driancourt, on a parlé.
01:05On a des membres de la famille d'un directeur général de la DGSI algérienne qui a instruit le dossier de Bolem Sansal,
01:13qui sont en France. Aucune mesure n'a été prise vis-à-vis des hiérarques.
01:19Parce que les hiérarques algériens, vous connaissez leur position, ils sont extrêmement tartuffes dans cette affaire.
01:23Ils critiquent, ils vouent aux Gémonies tous les matins, le soir, l'après-midi, la France à Alger.
01:30Mais néanmoins, ils ont des intérêts familiaux et des intérêts personnels en France.
01:34Donc nous, on est extrêmement surpris que ces mesures ciblées n'aient pas été prises.
01:40Parce qu'en effet, si vous commencez à les gêner sur un certain nombre de leurs intérêts,
01:44là, il y aura peut-être un premier mouvement des autorités algériennes.
01:49C'est une vraie difficulté.
01:50Sous-titrage Société Radio-Canada
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