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[#Reportage] CNSM : l'extension toujours attendue, les malades mentaux errants livrés à eux-mêmes

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Transcription
00:00Le Centre national de santé mentale de Mélène, situé dans le cinquième arrondissement de Libreville,
00:06ne dispose depuis sa création en 1995 que de 100 places d'hospitalisation.
00:11Une capacité largement insuffisante au regard des besoins qui contribuent à laisser de nombreux malades mentaux sans prise en charge
00:17adaptée.
00:18Dans les rues de la capitale, certains déambulent ainsi totalement livrés à eux-mêmes,
00:23exposés aux dangers et parfois aux regards indifférents des passants.
00:26Face à cette situation persistante, une question fondamentale se pose.
00:31Jusqu'à quand la santé mentale sera-t-elle reléguée au second plan par les pouvoirs publics ?
00:36Cette réalité reflète plus que jamais la défaillance du système de santé gabonais.
00:41En effet, les plaintes des populations concernant l'accueil dans les établissements publics
00:47et la qualité de la prise en charge des patients sont récurrentes.
00:50Malgré les rappels à l'ordre, incessant des différents ministres qui se sont succédés à la tête du département de
00:56la santé,
00:57les difficultés persistent et continuent d'alimenter le mécontentement des usagers.
01:01Une capacité d'accueil toujours insuffisante.
01:04Sur le plan de la santé mentale, la situation demeure particulièrement préoccupante.
01:09Et pour cause, l'insuffisance de place au CNSM est connue depuis plusieurs années.
01:16Mais l'extension de cette structure semble toujours attendre.
01:19Pourtant, l'Organisation mondiale de la santé considère la santé mentale comme une composante essentielle du bien-être général.
01:26Dès lors, comment expliquer qu'aucune solution durable n'ait encore été trouvée pour renforcer les capacités d'accueil
01:33du principal établissement public spécialisé, alors que les troubles psychiques touchent de plus en plus de personnes.
01:40La digitalisation du secteur de la santé constitue certes une avancée importante,
01:45mais elle ne devrait pas occulter les besoins fondamentaux des structures existantes.
01:50Après plus de trois décennies d'existence, le CNSM ne compte toujours que sans place d'hospitalisation,
01:57tandis que les hommes et les femmes souffrant de troubles mentaux continuent de circuler dans les routes de Libreville,
02:03parfois dans des conditions de grande vulnérabilité et sous le regard des enfants.
02:08Cette situation interpelle sur la place accordée à la santé mentale dans les priorités publiques,
02:14la réaction de l'État très attendue.
02:16Alors que l'État a engagé ou réalisé plusieurs projets dans différents secteurs,
02:22la question de l'extension du CNSM reste posée.
02:25Le paiement des bourses scolaires, les mesures relatives à l'arrimage et à la révalorisation des pensions
02:32ou encore la reconstruction de la cité de la démocratie montrent que les moyens peuvent être mobilisés
02:38lorsque les priorités sont définies.
02:40Les regards se tournent donc vers les autorités, notamment vers la ministre de la Santé,
02:46le professeur Elsa-Joséphine Ayo et Piz Bivigou.
02:49La ministre prendra-t-elle à cœur le dossier de l'extension du CNSM
02:55et de la prise en charge des malades mentaux errants ?
02:58La question reste posée.
02:59Sous-titrage Société Radio-Canada
03:04Sous-titrage Société Radio-Canada
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