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  • il y a 2 heures
Interrogé sur la gestion des migrants, alors que nombre d'entre eux réclament un certain accueil devant une mairie de Paris, le juriste Amine Elbahi estime que «notre pays marche sur la tête».

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Transcription
00:00Elles savent pertinemment et elles savent très bien ce à quoi elles ont droit, évidemment,
00:04puisque vous n'êtes pas sans ignorer que dans le droit français,
00:07dans le Code de l'action sociale et des familles,
00:09est inscrit le principe d'inconstitucionalité de l'hébergement d'urgence.
00:15En Ile-de-France, chaque nuit, 52 000 lits d'hôtels sont affrétés
00:21au déploiement de l'hébergement d'urgence,
00:24en majorité occupé par l'immigration incontrôlée.
00:26Et tout cela représente un coût pour le territoire de la région Ile-de-France.
00:33Cela représente 1,2 milliard d'euros par an.
00:36Dans le calcul, nous ne comptons pas les autres départements et les outre-mer.
00:40Cela représente un coût colossal pour les finances publiques.
00:45Mais la vérité dans tout cela, c'est que les capacités d'accueil sont atteintes.
00:52Nous avons créé dans notre droit une logique de solidarité illimitée
00:56qui, en réalité, ne profite ni aux migrants, ni aux Français.
01:00Parce que je vous rappelle que tout cela est financé, bien évidemment,
01:03avec l'argent des Français.
01:05Et surtout, et c'est là où le bas blesse,
01:09c'est que vous avez, dans les services déconcentrés de l'État,
01:13sous l'autorité d'un même préfet,
01:15des fonctionnaires qui sont chargés d'héberger inconditionnellement
01:19un certain nombre de migrants, y compris des individus
01:22qui sont sous le territoire français.
01:25Et toujours sous l'autorité du même préfet,
01:27des agents qui sont chargés, au contraire, d'éloigner
01:31les personnes qui sont sous obligation de quitter le territoire français.
01:34Donc, vous comprenez que, dans l'architecture institutionnelle,
01:38notre pays marche complètement sur la tête.
01:41Il n'y a aucune cohérence, en tout cas,
01:43dans la mise en œuvre des politiques publiques migratoires.
01:47– Marche sur la tête, puisque, vous le disiez, Amine,
01:50la solidarité illimitée, on en voit bien aujourd'hui,
01:53justement, les limites.
01:54Premièrement, parce que les possibilités d'accueil sont saturées
01:58et parce qu'on va faire, évidemment, aussi une différence
02:01entre des personnes qui sont en situation irrégulière
02:04et qui ont besoin d'être hébergées
02:06et des personnes en situation irrégulière,
02:09on sait pertinemment que la plupart du temps,
02:11elles restent de manière irrégulière sur le territoire
02:13extrêmement longtemps.
02:14Et donc, en fait, on ajoute sans cesse
02:16des personnes qu'on doit loger.
02:18Les caisses sont vides,
02:19les possibilités de logement sont totalement saturées
02:22et, pour autant, on ne revoit pas, en fait, la logique.
02:25On voit bien que ça ne fonctionne pas.
02:27Vous le disiez, ça ne fonctionne pas pour les Français.
02:28Ça ne fonctionne pas non plus pour ces personnes
02:30qui dorment dans la rue en attendant.
02:33Absolument, Élodie.
02:34Et moi, vous savez, moi, ce qui me fait mal au cœur,
02:37c'est de voir aujourd'hui ces gens
02:39à qui on vend la promesse d'être hébergées inconditionnellement
02:42à des femmes qui dorment dans la rue
02:45sous un matelas avec leurs enfants.
02:47Alors, la volonté, c'est qu'il n'y a pas de réponse.
02:49Mais toujours est-il que,
02:52parce qu'il y a un principe d'inconditionnalité
02:54de l'hébergement inscrit dans la loi ?
02:57Eh bien, l'État, qui n'a pas la capacité
03:00de répondre à toutes les demandes,
03:02se voit, d'ailleurs, chaque semaine,
03:05condamné.
03:05On est d'ailleurs, dans quelques instants,
03:07devant une juridiction administrative
03:08pour une audience publique.
03:10Toutes les semaines,
03:11l'État est condamné à verser des délits
03:14et enterrés aux migrants
03:17dont ils n'assurent pas la capacité d'hébergement.
03:21Quand on n'est pas en capacité, effectivement,
03:22d'assurer le gîte et le couvert,
03:24il y a dans la loi
03:25le droit à l'hébergement opposable,
03:27qui est le corollaire de la loi d'Allo,
03:29qui est le droit à l'hébergement opposable.
03:31Et donc,
03:35inconditionnellement par l'État,
03:36pourrait tout à fait engager
03:37la responsabilité administrative de l'État,
03:40quand bien même ils seront
03:41en situation irrégulière
03:43sur le territoire national.
03:44Et ça, c'est vrai que ça peut paraître
03:46pour les Français qui nous écoutent.
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