00:00Il n'est pas possible de parler de retour à la normale.
00:03La situation vécue à Ceuta, mais aussi à Melilla, est historique.
00:10Elle est d'autant plus historique qu'aujourd'hui, elle s'inscrit dans un contexte
00:13où la Cour suprême espagnole a indiqué qu'il n'était pas possible de refouler automatiquement
00:19les individus qui sont venus à la nage.
00:22Pourtant, c'est ce qu'ils ont fait, finalement.
00:23On a réussi exceptionnellement à renvoyer 50 000 migrants marocains vers le Maroc.
00:28Tout cela s'inscrit dans l'exception parce que, par la voie ordinaire aujourd'hui,
00:34il y a tout simplement un État qui s'appelle l'Espagne,
00:38qui est dirigé par un gouvernement socialiste emmené par M. Pedro Sanchez
00:42et qui ont régularisé plus de 500 000 sans-papiers.
00:46Aujourd'hui, l'extrême urgence pour la France, c'est de renforcer le contrôle aux frontières.
00:51Mais c'est aussi à terme, je crois, il faut aller plus loin, dénoncer l'espace Schengen
00:56parce que la maîtrise de nos frontières aujourd'hui est en jeu,
00:59parce que c'est le destin et la souveraineté de la France et de l'Europe qui est en jeu
01:03et parce qu'aujourd'hui, tout simplement, nous savons que, oui,
01:06il y a eu 50 000 personnes qui ont été renvoyées vers le Maroc,
01:08mais il y a aussi 10 000 personnes qui sont toujours à Ceuta
01:11et il y a aussi des mineurs isolés, non accompagnés,
01:15dont on sait pertinemment qu'ils ne seront pas renvoyés vers le Maroc,
01:19qu'ils seront renvoyés vers l'Espagne.
01:20Et dont on n'est pas certains de la minorité non plus.
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