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  • il y a 3 minutes
Soucieuse de diversifier ses revenus depuis la première élection de Stéphane Nomis en 2020, la fédération, dont le budget dépasse aujourd’hui les 43 millions d’euros, défend toujours son modèle mutualiste, avec une importante distribution dans les territoires et sans augmentation prévue du prix de la licence pour la saison 2026-2027.

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Sport
Transcription
00:04La Fédération française de judo, c'est plus de 40 millions d'euros de budget,
00:08c'est 150 salariés, c'est 100 comités, c'est un peu plus d'une dizaine de ligues.
00:13On doit dépenser l'argent qu'on a,
00:17pas engager la responsabilité de la fédération sur des chantiers risqués.
00:22Ça, c'est notre responsabilité, parce que si demain, on perd de l'argent chaque année,
00:26si on n'a pas une logique de gestion d'entreprise, c'est la mort de la fédération, c'est
00:33la faillite.
00:34Il y a des fédérations aujourd'hui qui sont en très très grande difficulté.
00:37Quand on a diversifié nos revenus et qu'on ne s'est pas appuyé uniquement sur les licences,
00:43il y a 4-5 ans, beaucoup de gens étaient très sceptiques et critiqués.
00:47Les mêmes gens aujourd'hui reconnaissent qu'on a fait le bon choix,
00:52parce qu'aujourd'hui, on a des finances saines.
00:55En 5 ans, on n'a jamais eu d'exercice déficitaire.
01:00Chaque année, on abonde légèrement nos fonds propres,
01:03tout en redistribuant énormément, énormément.
01:06Aujourd'hui, sur un budget autour de 43 millions d'euros,
01:10c'est plus de 31 millions d'euros qui sont redistribués.
01:13Ça va de la ristourne au comité, de l'aide à l'encadrement au territoire,
01:19du financement des emplois dans les clubs,
01:21des fonds propres qu'on met pour la réhabilitation des dojos.
01:25Des aides au déplacement pour les clubs qui font les championnats de France,
01:28des kits de rentrée qu'on met à disposition tout au long de l'année.
01:31Des événements, 3500 événements au judo sont organisés chaque année,
01:36par la fédération ou ses services déconcentrés, comités gratuits.
01:40La plupart, ils sont gratuits.
01:42Vous allez sur certaines disciplines, tout est payant.
01:45La ceinture, c'est payant, l'accès aux compétitions, c'est payant.
01:51Nous, 46 euros de licence.
01:53Derrière, il y a un certain nombre de services qui sont proposés.
01:55C'est bien de le rappeler aussi, parce qu'aujourd'hui,
01:58très peu de fédérations fonctionnent comme ça.
02:00La licence, elle est partout.
02:01La redistribution, par contre, elle n'est pas partout.
02:03Donc nous, ce principe mutualiste créé par nos prédécesseurs,
02:08il nous tient à cœur.
02:10Mais on redistribue l'argent qu'on a.
02:12Donc on crée de la richesse qu'on redistribue
02:14pour le développement et le réellement du judo français et de ses disciplines.
02:18Pour la saison 2026-2026, la licence n'augmentera pas.
02:22Il n'y a aucune raison de l'augmenter.
02:25On l'a augmenté récemment, tout simplement parce qu'on a été aussi victime
02:31de l'augmentation des coûts d'assurance, vraiment très, très importante.
02:36Aujourd'hui, on a un contrat d'assurance qui nous lie sur les quatre prochaines années.
02:39Donc il n'y a aucune raison, pour l'instant, que la licence augmente.
02:42Les championnats nationaux organisés directement par la Fédération
02:46seront toujours en accès gratuit.
02:49Par contre, les comités et les ligues sont confrontés à une situation
02:54qui est très, très, très compliquée.
02:56Aujourd'hui, je crois que c'est quasiment 90% des comités et des ligues
03:02qui ont vu leur subvention publique donnée par les conseils régionaux,
03:07les conseils départementaux, voire parfois par certaines collectivités territoriales,
03:10diminuer fortement.
03:12Le seul partenaire financier qui a augmenté ces subventions,
03:17c'est la Fédération, ces dernières années.
03:19Chaque année, depuis 2020, les subventions allouées au territoire augmentent.
03:24Les subventions de la Fédération, c'est à peu près entre 40 et 60%
03:27des revenus des comités et des ligues.
03:31Mais l'autre partie, elle a diminué quasiment de moitié pour la plupart.
03:35Donc ça veut dire quoi, ça ?
03:36Ça veut dire qu'à un moment donné, les comités sont confrontés à une situation
03:38où pour financer l'ensemble des événements et des actions qu'ils mettent en place
03:42et les emplois qu'ils ont pour développer le judo, soit ils suppriment des emplois,
03:49soit ils suppriment des événements, ou soit ils demandent une participation aux pratiquants.
03:54Donc ça ne se fait pas sur toutes les compétitions, mais c'est vrai qu'aujourd'hui,
03:58beaucoup de territoires ont fait le choix de faire financer une partie des événements
04:03par les pratiquants.
04:05Mais c'est tout simplement pour pouvoir mettre en place des organisations.
04:09Sinon, ils ne peuvent pas le faire, en fait.
04:11Même avec des subventions fédérales plus importantes, ce n'est pas suffisant.
04:15Aujourd'hui, il faut savoir qu'un championnat de département, c'est à peu près 5 000 euros,
04:19entre 3 et 5 000 euros, selon le nombre de participants.
04:22Et c'est parce que derrière, il y a des commissaires sportifs à défrayer,
04:24il y a des arbitres à défrayer, il faut les nourrir, parfois il faut les loger.
04:28Il y a parfois de la logistique à mettre en place.
04:30Tout ça, ça a un coût.
04:32Donc c'est simple, quand il y a moins de revenus, soit on en fait moins,
04:35soit il faut qu'il y ait quelqu'un qui finance.
04:38Il y a eu aussi une autre problématique auxquelles ont été confrontés certains territoires,
04:43c'est l'absentéisme, c'est-à-dire des gens qui s'inscrivent et qui ne viennent pas.
04:47Donc des comités qui prévoient une organisation avec des commissaires sportifs,
04:52des arbitres de la logistique pour 200 personnes,
04:55et au final, il n'y en a que 100 qui viennent.
04:57Donc voilà, ça, plus ça, fait qu'aujourd'hui, certains territoires,
05:00et la fédération a laissé à discrétion de ces territoires,
05:04le choix de faire payer ou pas payer.
05:06Ceux qui continuent à avoir des subventions,
05:08souvent, ont fait le choix de continuer la gratuité totale.
05:11Ceux qui n'ont pas d'autre choix, ont fait le choix de faire payer la participation.
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