00:04La Fédération française de judo, c'est plus de 40 millions d'euros de budget,
00:08c'est 150 salariés, c'est 100 comités, c'est un peu plus d'une dizaine de ligues.
00:13On doit dépenser l'argent qu'on a,
00:17pas engager la responsabilité de la fédération sur des chantiers risqués.
00:22Ça, c'est notre responsabilité, parce que si demain, on perd de l'argent chaque année,
00:26si on n'a pas une logique de gestion d'entreprise, c'est la mort de la fédération, c'est
00:33la faillite.
00:34Il y a des fédérations aujourd'hui qui sont en très très grande difficulté.
00:37Quand on a diversifié nos revenus et qu'on ne s'est pas appuyé uniquement sur les licences,
00:43il y a 4-5 ans, beaucoup de gens étaient très sceptiques et critiqués.
00:47Les mêmes gens aujourd'hui reconnaissent qu'on a fait le bon choix,
00:52parce qu'aujourd'hui, on a des finances saines.
00:55En 5 ans, on n'a jamais eu d'exercice déficitaire.
01:00Chaque année, on abonde légèrement nos fonds propres,
01:03tout en redistribuant énormément, énormément.
01:06Aujourd'hui, sur un budget autour de 43 millions d'euros,
01:10c'est plus de 31 millions d'euros qui sont redistribués.
01:13Ça va de la ristourne au comité, de l'aide à l'encadrement au territoire,
01:19du financement des emplois dans les clubs,
01:21des fonds propres qu'on met pour la réhabilitation des dojos.
01:25Des aides au déplacement pour les clubs qui font les championnats de France,
01:28des kits de rentrée qu'on met à disposition tout au long de l'année.
01:31Des événements, 3500 événements au judo sont organisés chaque année,
01:36par la fédération ou ses services déconcentrés, comités gratuits.
01:40La plupart, ils sont gratuits.
01:42Vous allez sur certaines disciplines, tout est payant.
01:45La ceinture, c'est payant, l'accès aux compétitions, c'est payant.
01:51Nous, 46 euros de licence.
01:53Derrière, il y a un certain nombre de services qui sont proposés.
01:55C'est bien de le rappeler aussi, parce qu'aujourd'hui,
01:58très peu de fédérations fonctionnent comme ça.
02:00La licence, elle est partout.
02:01La redistribution, par contre, elle n'est pas partout.
02:03Donc nous, ce principe mutualiste créé par nos prédécesseurs,
02:08il nous tient à cœur.
02:10Mais on redistribue l'argent qu'on a.
02:12Donc on crée de la richesse qu'on redistribue
02:14pour le développement et le réellement du judo français et de ses disciplines.
02:18Pour la saison 2026-2026, la licence n'augmentera pas.
02:22Il n'y a aucune raison de l'augmenter.
02:25On l'a augmenté récemment, tout simplement parce qu'on a été aussi victime
02:31de l'augmentation des coûts d'assurance, vraiment très, très importante.
02:36Aujourd'hui, on a un contrat d'assurance qui nous lie sur les quatre prochaines années.
02:39Donc il n'y a aucune raison, pour l'instant, que la licence augmente.
02:42Les championnats nationaux organisés directement par la Fédération
02:46seront toujours en accès gratuit.
02:49Par contre, les comités et les ligues sont confrontés à une situation
02:54qui est très, très, très compliquée.
02:56Aujourd'hui, je crois que c'est quasiment 90% des comités et des ligues
03:02qui ont vu leur subvention publique donnée par les conseils régionaux,
03:07les conseils départementaux, voire parfois par certaines collectivités territoriales,
03:10diminuer fortement.
03:12Le seul partenaire financier qui a augmenté ces subventions,
03:17c'est la Fédération, ces dernières années.
03:19Chaque année, depuis 2020, les subventions allouées au territoire augmentent.
03:24Les subventions de la Fédération, c'est à peu près entre 40 et 60%
03:27des revenus des comités et des ligues.
03:31Mais l'autre partie, elle a diminué quasiment de moitié pour la plupart.
03:35Donc ça veut dire quoi, ça ?
03:36Ça veut dire qu'à un moment donné, les comités sont confrontés à une situation
03:38où pour financer l'ensemble des événements et des actions qu'ils mettent en place
03:42et les emplois qu'ils ont pour développer le judo, soit ils suppriment des emplois,
03:49soit ils suppriment des événements, ou soit ils demandent une participation aux pratiquants.
03:54Donc ça ne se fait pas sur toutes les compétitions, mais c'est vrai qu'aujourd'hui,
03:58beaucoup de territoires ont fait le choix de faire financer une partie des événements
04:03par les pratiquants.
04:05Mais c'est tout simplement pour pouvoir mettre en place des organisations.
04:09Sinon, ils ne peuvent pas le faire, en fait.
04:11Même avec des subventions fédérales plus importantes, ce n'est pas suffisant.
04:15Aujourd'hui, il faut savoir qu'un championnat de département, c'est à peu près 5 000 euros,
04:19entre 3 et 5 000 euros, selon le nombre de participants.
04:22Et c'est parce que derrière, il y a des commissaires sportifs à défrayer,
04:24il y a des arbitres à défrayer, il faut les nourrir, parfois il faut les loger.
04:28Il y a parfois de la logistique à mettre en place.
04:30Tout ça, ça a un coût.
04:32Donc c'est simple, quand il y a moins de revenus, soit on en fait moins,
04:35soit il faut qu'il y ait quelqu'un qui finance.
04:38Il y a eu aussi une autre problématique auxquelles ont été confrontés certains territoires,
04:43c'est l'absentéisme, c'est-à-dire des gens qui s'inscrivent et qui ne viennent pas.
04:47Donc des comités qui prévoient une organisation avec des commissaires sportifs,
04:52des arbitres de la logistique pour 200 personnes,
04:55et au final, il n'y en a que 100 qui viennent.
04:57Donc voilà, ça, plus ça, fait qu'aujourd'hui, certains territoires,
05:00et la fédération a laissé à discrétion de ces territoires,
05:04le choix de faire payer ou pas payer.
05:06Ceux qui continuent à avoir des subventions,
05:08souvent, ont fait le choix de continuer la gratuité totale.
05:11Ceux qui n'ont pas d'autre choix, ont fait le choix de faire payer la participation.
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