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  • il y a 2 jours
Conforté dans le savoir-faire des équipes fédérales, le directeur général de France Judo regrette le manque de faire savoir, qui entraîne une déperdition de l’information avant qu’elle n’arrive dans les clubs, auprès des professeurs et des bénévoles – auprès de qui il entend également améliorer l’accompagnement – ainsi que des licenciés.

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Sport
Transcription
00:04Il y a un vrai sujet qui me tient à cœur et on n'arrive pas à être efficace totalement
00:13sur le sujet.
00:14C'est ce que j'appelle le dernier kilomètre, l'information du dernier kilomètre.
00:17En fait, il y a un nombre d'actions, projets qui sont mis en place, mais qui sont incroyables,
00:25qui seraient très utiles à plein de clubs. Et quand je me déplace beaucoup sur les territoires,
00:30j'adore aller dans les clubs, j'adore aller dans les comités, rencontrer les dirigeants, les bénévoles, les professeurs, discuter.
00:35Et parfois, on n'est pas d'accord. C'est la richesse du judo. Au judo, on n'est pas
00:39des moutons.
00:40Quand on a quelque chose à dire, on le dit. Ou je vais dans les clubs de judo aussi.
00:44Et très souvent, je suis très surpris que les gens nous reprochent des choses.
00:50Alors que finalement, le dispositif existe, l'action existe aussi, le projet est développé.
00:57Mais en fait, ce n'est pas arrivé jusqu'au dernier kilomètre.
01:00Et là-dessus, je trouve qu'on n'est pas suffisamment bon.
01:04Et il faut savoir le reconnaître. Je pense qu'on n'est pas suffisamment bon.
01:08Je pense qu'on a une déperdition de l'information qui est incroyable et qui crée beaucoup de malentendus et
01:12parfois des tensions.
01:13Je vais prendre l'exemple d'un championnat de France par équipe qui s'est mal passé
01:20où les équipes engagées une fois qu'on avait le résultat, on a arrêté les combats.
01:28Mais on a arrêté les combats pour une simple et bonne raison.
01:31C'est que le logiciel qu'on utilisait, qui est Judo Manager, qui est celui de l'IGF maintenant,
01:36sur les compétitions mixteam, il ne fonctionnait pas.
01:41Parce que l'IGF, c'est dès que le premier qui arrive à 4 victoires, terminado.
01:46Et ça, il suffit de l'expliquer aux gens.
01:47Il suffit de leur dire qu'il y a un bug informatique et qu'on sera à l'IGF la
01:52prochaine fois.
01:53On n'a pas su le dire.
01:55Il y a beaucoup de choses aujourd'hui, pas qu'on n'a pas su faire, mais qu'on n
01:58'a pas encore fait.
02:00On a parlé des nombreux chantiers.
02:02Aujourd'hui, la professionnalisation, c'est un vrai sujet, mais qui ne dépend pas que de la fédération,
02:09qui dépend des clubs, qui dépend des territoires, qui dépendent...
02:12Aujourd'hui, le métier de prof de Judo, c'est un métier qui est difficile.
02:16Moi, je l'ai fait de 20 ans jusqu'à quasiment 40 ans, 45 ans, d'être tous les week
02:22-ends en compétition pour gagner parfois pas grand-chose.
02:26On est porté par la passion, mais une fois qu'on a divorcé, une fois qu'on est...
02:32Donc voilà, il faut préserver nos professeurs, leur permettre de s'inscrire le plus longtemps possible dans l'enseignement,
02:38d'en vivre correctement, c'est important.
02:40Il faut accompagner nos dirigeants, nos dirigeants bénévoles.
02:43Aujourd'hui, quand on est président de club, ce que j'ai été aussi, c'est beaucoup, beaucoup de responsabilités.
02:49On a des responsabilités salariales, on a des ressources humaines à gérer,
02:54on a des enfants à qui on doit garantir une pratique sécurisée.
03:01On a des tâches administratives qui sont de plus en plus importantes pour toucher de moins en moins.
03:06C'est paradoxal, hein ?
03:08Donc il faut qu'on ait des connaissances juridiques, en ressources humaines,
03:12qu'on soit capable d'être leader, manager, de discuter avec le maire, le président de l'agglomération,
03:17les parents et tout ça, bénévolement.
03:20Et c'est presque un métier aujourd'hui.
03:21Donc rémunérer les dirigeants, pourquoi pas ?
03:25Mais encore une fois, ça dépend du modèle économique.
03:27Et nous, c'est pas à la fédération de décider de ça.
03:29Par contre, les accompagner via les services de la fédération,
03:35le service juridique, le service sportif, oui, on le fait déjà.
03:39Et je crois que c'est plus de 2 ou 3 000 sollicitations chaque année auxquelles on répond.
03:44Mais pas que. Il faut aussi qu'on forme les dirigeants.
03:46Et donc ça, on s'y attache.
03:48Et avec la digitalisation, maintenant, l'e-learning, ça, c'est beaucoup plus simple.
03:52On fait aussi des formations en présentiel
03:55pour qu'un dirigeant qui arrive au sein de la communauté fédérale,
03:59il ait un bagage minimum pour pouvoir un peu s'en sortir
04:03et faire face à de nombreuses problématiques qu'il aura à régler.
04:05Merci.
04:06Merci.
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