- il y a 12 heures
Gamarjoba ! comme on dit dans les environs pour saluer les amis. On se retrouve ici, en Géorgie, à Tbilissi, et on aime bien. Le pays des hommes forts nous reçoit pour des championnats d’Europe sans chichi, aussi rustiques qu’un tournoi régional de chidaoba... Mais c’est sur le tapis que nous avons rendez-vous, c’est là que la lumière est braquée. Le reste est oublié : que le spectacle commence… Et la France avait décidé d’un premier acte décisif, avec six engagés dont quatre masculins : deux -60kg, deux -66kg. Un pari plutôt réussi à l'issue de cette journée, comme vous allez pouvoir le constater en écoutant ce nouvel épisode d'Hajime, le podcast de L'Esprit du Judo.
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00:04Professeur, entraîneur, expert, champion d'hier et d'aujourd'hui, mais aussi judokas anonymes,
00:09le podcast de l'esprit du judo, c'est maintenant, à djimé.
00:22Kamarjoba, comme on dit dans les environs, pour saluer les amis.
00:25On se retrouve ici, en Géorgie, à Tbilisi, et on aime bien.
00:29Le pays des hommes forts nous reçoit pour des championnats d'Europe sans chichi,
00:33aussi rustiques qu'un tournoi régional de Shidaoba, où même la tribune de presse habituelle a été jugée superflue.
00:39On pardonne tout à nos camarades du pays, un peu moins à l'Union Européenne de Judo,
00:42qui devrait avoir à cœur d'élever ses standards.
00:45En l'occurrence, c'est plutôt la chute libre.
00:47Mais c'est sur le tapis que nous avons rendez-vous, c'est là que la lumière est braquée,
00:51le reste est oublié, que le spectacle commence.
00:55La France avait décidé d'un premier acte décisif, avec 4 engagés masculins,
01:002 moins de 60 kilos, 2 moins de 66 kilos.
01:02Elle pouvait prendre aussi pour référence son résultat de l'année dernière,
01:062 titres et 4 médailles dès le premier jour, pour une configuration à peu près similaire.
01:11Face à la Géorgie, la pièce qui se joue peut vite virer au drame.
01:15Mais au soir de ce premier jour de duel des nations au cœur du bastion de l'Est,
01:19la France est parvenue à porter 3 engagés en finale.
01:22Tout est question, comme d'habitude, de convertir la finale en or.
01:26Pas de champion d'Europe en titre malheureusement dans ce dernier trio.
01:29L'éblouissant moins de 66 kilos de l'année dernière,
01:32Daiki Booba n'était revenu que par éclat.
01:35Moins dangereux, moins stable, moins impactant qu'à Podgorica.
01:38Il était victime d'un teenager de haut de volée,
01:41la curiosité russe du jour, le junior 1 Abdoulak Parchev,
01:4512 ans de moins que lui, qui s'offrait une première partie de journée face à son playground.
01:503 Yoko, un Wasari et un Hippon pour son premier combat.
01:53Un Uchimata de Voltige face à l'Espagnol Garza Thorn, finaliste à Montpellier.
01:58Yoko Tom et Ko Uchigari en planche contre le champion d'Europe en titre, notre Parisien Booba.
02:03Ce serait lui l'homme du jour s'il ne s'était pas désuni dans les deux combats pour conclure.
02:06Victime d'un DHI barail parfait du médaillé mondial finlandais Sahar
02:11et d'un Tani Otoshi opportuniste de l'Azerbaïdjanais Bayramov.
02:15La folie du matin lui était passée.
02:18De son côté, Daiki Booba allait traîner son vague à l'âme jusqu'au bout
02:21avec une défaite triste contre un non-classé de 23 ans,
02:25prêt à prendre tout ce qu'il pouvait, l'Arménien David Abrahamian.
02:28Je pensais être bien avant de commencer la journée.
02:33La descente au poids s'est plutôt bien passée, même très bien passée,
02:37comme au J-Fat d'Europe l'année dernière.
02:42Après, j'ai respecté mes routines, mais je ne sais pas,
02:47je ne savais pas trop vous dire pourquoi je n'étais pas dedans aujourd'hui.
02:49Et sur tous les combats, je n'étais pas dedans.
02:51Ce n'était pas juste sur un ou deux combats, sur les trois, ça n'allait pas.
02:57Franchement, je ne sais pas.
02:57Normalement, c'est une de mes forces, de pouvoir encaisser les attaques des autres
03:01et de reprendre l'initiative.
03:03Là, c'était complètement l'inverse.
03:05Sur le repêchage, j'ai essayé d'être un peu plus fermé sur les mains.
03:11Au final, à un moment, j'ai déclenché sur quelque chose
03:13que je ne fais pas forcément beaucoup en compétition.
03:15Je me suis fait contrer.
03:16Et après, je me suis enfermé un peu de saut pendant tout le match.
03:20Le mec n'a rien fait, mais je n'ai pas fait grand-chose non plus.
03:23Ça a manqué d'intuition, je dis donc, aujourd'hui, énormément.
03:26Énormément. Énormément.
03:29Quand les quelques choses, les quelques éléments que j'ai pu tenter,
03:35ça manquait de, je ne sais pas, de relâchement, ça manquait de confiance.
03:41Ça manquait d'un peu tout, quoi.
03:42Pas de retour en or dans cette catégorie pour Walid Khar,
03:46qui n'a plus gagné les championnats d'Europe depuis 11 ans désormais,
03:49soit le championnat d'Europe 2016 à Kazan, en moins de 60 kilos,
03:52où il avait débarqué lui aussi en magnifique trublion de 20 ans.
03:55Il était bien aujourd'hui, manifestement,
03:57et le sort lui avait même épargné un premier combat difficile
04:00contre le combattant du pays, vainqueur en 2016,
04:03lui aussi, mais dans cette catégorie des moins de 66 kilos déjà,
04:06et une nouvelle fois en 2024 encore,
04:08Vaza Mark Velajvili,
04:10dont l'énergie vitale semble s'en être allée avec les régimes.
04:13Victime d'une cagade au sol en tour préliminaire face au croate,
04:17Danny Clacar, 114e mondial,
04:19il offrait donc un fauteuil d'orchestre aux Français pour la suite de sa journée.
04:23Deux uranagues plus tard, contre ce croate et un moldable 71e mondial,
04:28Walid Clacar voyait se profiler la demi-finale,
04:31et contre un homme à sa main, le russe Mourad Chopanov.
04:35Un rugueux, toujours dangereux, mais parfois un peu lourd sur les appuis,
04:38loin de la lignée des seigneurs de cette équipe russe.
04:41Il avait été l'année dernière le parfait faire-valoir de Daikibouba en finale,
04:45et il se préparait à être celui de Walid Clacar cette année,
04:49puisque le leader français restait sur deux victoires contre lui.
04:51Mais comme cela lui arrive parfois, souvent,
04:54ce moment d'affirmation attendu était finalement celui de la désillusion.
04:58Trop ouvert, il se faisait enclencher sur un fort Kosotogari en corps à corps,
05:02et malgré quelques péripéties, le combat était plié.
05:06Au moins, il allait traverser l'Arménien Abrahamian depuis longtemps au-delà de ses moyens,
05:10pour s'emparer de sa troisième médaille de bronze européenne en quatre ans.
05:13Mais comme le dit à peu près un grand psychologue,
05:16ce qu'on ne comprend pas clairement nous revient sous la forme du destin.
05:19Pour enfin rompre avec ce qui semble être un destin,
05:21pour finir en beauté une belle carrière en vue de Los Angeles,
05:25le trentenaire Walid Clacar doit comprendre ce qui lui arrive trop souvent dans ses combats décisifs.
05:30Il faut que je regarde le combat, parce que moi j'ai du mal à me souvenir des combats,
05:33il faut que je revoie les actions.
05:36Mais voilà, ils mènent Waza-Yuko, je remonte Yuko-Waza,
05:39ils annoncent six ponts,
05:42petit ascenseur émotionnel,
05:43dans ce droit au final, pour moi, il y a encore à la vidéo,
05:47pour moi il y a les deux épaules qui touchent,
05:48mais bon, ça c'est le rôle des arbitres.
05:50Et voilà, après, je crois la séquence d'après, c'est ça.
05:54Je crois, la séquence d'après, je tombe.
05:56C'est comme un goût de déjà-vu sur une demi-finale mondiale,
06:01on m'annonce vainqueur, ensuite on revient.
06:02Donc six ans plus tard, je n'ai toujours pas appris,
06:06donc c'était un problème.
06:07Et je vais mettre le doigt dessus,
06:09et j'espère que ça n'arrivera pas, en tout cas les prochaines fois.
06:13Depuis la semaine dernière, je sais que j'étais prêt.
06:15Donc voilà, j'avais juste besoin de me calmer un petit peu.
06:18Je faisais les 100 pas, je pense les gens de l'extérieur,
06:20ils m'ont vu, je tournais en rond, je tournais en rond,
06:21je tournais en rond, j'en pouvais plus,
06:23j'avais juste envie de monter sur le tapis
06:24et de faire ce que j'avais prévu de faire.
06:27Deux filles, un garçon,
06:29les trois finalistes du jour pour la France.
06:31Un garçon, mais lequel ?
06:32Le vice-champion du monde Romain Valadier-Picard
06:35ou le double médaille olympique Luca Mekidze
06:37dans cette catégorie restante des moins de 60 kilos ?
06:39Pour les filles, c'était facile.
06:40Deux catégories en jeu, deux engagées de poids si l'on peut dire,
06:44la déjà quadruple championne d'Europe des moins de 48 kilos Shirin Boukli
06:47et la rugbywoman préférée des judokas,
06:50la double médaillée olympique et quintuple médaillée mondiale
06:53Amandine Bouchard en moins de 52 kilos.
06:55Victorieuse des quatre championnats d'Europe seniors
06:57sur lesquels elle a été engagée,
06:59tenante du titre, Shirin Boukli a une bonne idée
07:02de la façon dont on gagne la mise continentale.
07:04Elle aussi se voyait la journée facilitée
07:07par le travail d'une Azerbaïdjanaise quasiment au-delà du top 100 mondial,
07:11Shafag Amidova, mais qui a un bon Sodé Tsurikomigoshi
07:14et qui enchaîne bien en Giugigatame.
07:16De quoi surprendre, non pas une, mais deux des rivales désignées,
07:19la suédoise Babulfat, médaillée mondiale et olympique,
07:22surprise en Giugy et sur Sodé, la championne du monde en titre,
07:26l'italienne Scuto, laquelle avait sorti Boukli du rendez-vous mondial 2025.
07:30La méthode Boukli à Tbilisi poussait jusqu'à faire rendre gorge
07:33au mépris parfois d'une efficacité plus immédiate.
07:36Il fallut près de huit minutes pour faire céder la Russe Vorobéva en quart,
07:40trois minutes à peine pour attraper Amidova au sol en demi-finale,
07:43mais encore plus de douze minutes pour inciter l'arbitre de la finale
07:46à donner une troisième pénalité à la vaillante Russe Giliazova,
07:50sans que la raison en soit bien claire d'ailleurs,
07:52les athlètes eux-mêmes se perdant en conjecture.
07:54Quoi qu'il en soit, c'était la passe de cinq pour Boukli,
07:57qui entre dans le prestigieux cercle des Français les plus dorés du continent,
08:01une dizaine de Catherine Pierre à Télirineur,
08:04en passant par Céline Lebrun, Gévry Zeman, Clarisse Agbegnénou et Romane Dicot,
08:09laquelle aura l'occasion dimanche de les coiffer tous au poteau.
08:12En attendant, la mission est accomplie pour Chérine Boukli.
08:15Je n'ai pas lâché en vrai, je suis allée la chercher,
08:17je ne savais pas comment j'allais gagner,
08:19je ne savais pas ce que j'allais trouver, où j'allais puiser, etc.
08:24Mais c'est vrai qu'à la fin, je n'étais pas super joyeuse,
08:27parce que je n'ai pas trop compris la manière dont j'ai gagné.
08:30Je crois qu'ils mettent une pénalité liée à une séquence d'avant,
08:32mais c'est relou de dire qu'on attend,
08:35et toi tu te dis que c'est cette séquence-là,
08:37après tu ne comprends pas pourquoi tu gagnes.
08:39À ce moment-là, j'étais pénalisable moi aussi, limite,
08:41et du coup c'est juste ça, le déroulement du match.
08:44Je sais qu'on ne peut pas forcément compter sur l'arbitrage,
08:47et ce n'est pas mon objectif, je veux faire du judo aussi.
08:50Mais vu comment ça s'est passé aujourd'hui,
08:51il y a des matchs qui ont été longs,
08:54j'essaye de faire des choses,
08:56maintenant il n'y a que de pénalités sur les sorties de tapis,
08:58les réactions ne sont pas les mêmes,
08:59donc on va puiser, on va la chercher,
09:03et elle a un goût différent,
09:04elle est différente de toutes les autres,
09:05mais au moins je me dirais que celle-là,
09:08je suis vraiment bagarrée pour aller la chercher.
09:10On ne peut pas être satisfait,
09:11après je ne sais pas, tout dépend des personnalités,
09:13mais ça reste quand même de l'or,
09:16ça reste quand même un titre,
09:17c'est un record personnel,
09:20aujourd'hui j'ai envie de le maintenir,
09:21j'ai participé cinq fois, j'ai gagné cinq fois,
09:24je serai toujours satisfaite de me dire,
09:25là il y aura peut-être six participations, une sixième,
09:28ça c'est ce qui m'anime,
09:29qui me transcende tous les jours,
09:31et qui me fait aimer aussi ce que je fais,
09:35quand j'y vais, je me dis que là je ne démarre pas forcément une outsider,
09:39j'ai un titre,
09:40mais chercher, puiser dans ces ressources-là,
09:43où là je suis un leader, qu'est-ce qu'il y a,
09:45je m'anime comme ça,
09:46et je trouve ça super excitant,
09:47et c'est ce que j'aime aussi dans ma discipline,
09:49mais l'or, je pense que je ne serai jamais gavée de l'or,
09:52ce n'est pas possible,
09:53enfin, on est là pour ça,
09:55ça fait toujours du bien.
09:57Satisfait aussi du côté de l'entraîneur Kilian Leblouc,
09:59qui avait déjà d'autres objectifs dans le viseur.
10:02Globalement, le point positif,
10:03c'est que, déjà,
10:05elle repart avec un titre de championne d'Europe,
10:07le cinquième,
10:08c'est quand même une belle stat,
10:10et puis,
10:11le deuxième point positif,
10:13c'est qu'elle a montré que même quand
10:15elle n'est pas forcément
10:17en jambes plus-plus,
10:18elle est capable d'aller chercher
10:19les meilleures européennes,
10:22qui font partie aussi des meilleures mondiales,
10:23donc,
10:25respect,
10:25franchement,
10:26pour la journée qu'elle a faite.
10:28Après,
10:28forcément,
10:29on a des petits points de détail
10:31sur cette finale,
10:32où je pense qu'elle aurait pu
10:35régler les choses,
10:36parce qu'elle a les solutions.
10:37Après,
10:37c'est aussi ça,
10:38quand tu commences à être un petit peu fatigué,
10:40un petit peu oxy,
10:42c'est la tête qui parle,
10:44les témoins,
10:44peut-être,
10:44dans les sensations,
10:45où tu vois peut-être moins
10:46les opportunités
10:47qui se présentent à toi.
10:49Après,
10:49voilà,
10:50franchement,
10:51comme je disais,
10:53c'est une championne,
10:54elle fait le taf,
10:56elle s'entraîne dur,
10:57elle est très sérieuse,
10:59c'est quelqu'un qui est
11:00très impliqué dans son projet,
11:03qui est très agréable à entraîner,
11:04donc,
11:05voilà,
11:05on aimerait bien accrocher son portrait
11:07à l'INSEP,
11:08parce que,
11:08ça parle,
11:09c'est un titre de championne d'Europe,
11:11mais,
11:12je pense que pour concrétiser l'histoire,
11:14il faudrait quand même
11:14qu'elle arrive à accrocher son portrait à l'INSEP,
11:16elle le mérite,
11:17donc,
11:17il va falloir y aller,
11:19c'est clairement l'objectif de la saison pour nous.
11:21J'ai été moi-même compétiteur,
11:23je sais que,
11:25tu peux arriver à une compétition,
11:27et te sentir bien,
11:28et pas passer les tours,
11:30des fois,
11:30tu vas être moins bien,
11:31tu vas finir en beauté,
11:34et,
11:35franchement,
11:36assurer une telle constance,
11:39voilà,
11:39c'est pas donné à tout le monde,
11:41il y a quand même très très peu d'athlètes
11:42au sein de l'équipe de France,
11:44et même au sein
11:45de l'ensemble
11:46des athlètes internationaux
11:48et internationales
11:49qui sont capables
11:50d'aller chercher
11:52ce niveau d'exigence,
11:53donc,
11:54honnêtement,
11:55franchement,
11:56ça reste impressionnant,
11:58et comme tu dis,
11:59on est habitué
12:01à des performances
12:02notables
12:03chez les féminines,
12:04mais c'est clairement
12:05pas banalisé,
12:065 titres de championne d'Europe,
12:08je pense qu'il y en a plus d'une
12:09qui signerait juste
12:10pour un titre,
12:11là,
12:125 titres,
12:125 participations,
12:13elle est à 100%,
12:14c'est,
12:16je pense qu'on peut utiliser
12:17le terme de stratosphérique,
12:18donc,
12:19il faut qu'elle continue là-dessus,
12:21on travaille beaucoup
12:22au quotidien
12:23sur plein de choses
12:23et c'est aussi
12:24une difficulté
12:25de maintenir quelqu'un
12:26à ce niveau-là,
12:28c'est déjà très dur
12:30d'atteindre
12:31un certain niveau
12:31de performance,
12:32mais en plus
12:33de faire perdurer
12:34quelqu'un,
12:35même si elle reste
12:35encore jeune,
12:36elle n'est pas vieille,
12:37elle a 27 ans,
12:37mais d'être capable
12:39de garder,
12:40d'être animée
12:41par un projet,
12:42de garder les compétences
12:43techniques,
12:44de rester,
12:45comment dire,
12:47on va dire,
12:48joyeuse,
12:48aller à l'entraînement
12:49avec du plaisir,
12:50etc.,
12:50c'est quelque chose
12:51de pas simple,
12:53donc c'est quelque chose
12:53auquel j'attache
12:54beaucoup d'importance,
12:56c'est ce qu'on essaye
12:57de faire au quotidien
12:58et je pense que ça se voit,
13:00elle a la banane,
13:01elle a fait un super tour
13:01à Paris,
13:03elle vient de gagner
13:03le choix d'Europe,
13:04c'était les deux premières
13:05étapes importantes
13:06du début de saison,
13:08c'est dehors,
13:11place au monde,
13:12on l'a sectionné
13:13en Mongolie
13:14pour se préparer
13:15aussi au monde,
13:16donc voilà,
13:18il reste grosso modo
13:19de grosses compètes
13:21pour atteindre
13:23son objectif.
13:24Deuxième finaliste
13:25féminine,
13:26Amandine Bouchard,
13:27absente des championnats
13:28d'Europe depuis sa victoire
13:29à Montpellier en 2023,
13:31privée de médaille mondiale
13:32en 2025
13:33après trois podiums
13:34consécutifs,
13:35elle venait pour accrocher
13:36à nouveau les wagons
13:37de son train quotidien,
13:39les beaux podiums
13:40et sans doute aussi
13:41se mesurer
13:41à la tenante du titre
13:42d'Istria Krasniki
13:44contre laquelle
13:44elle restait
13:45sur un échec à Paris.
13:46La trentenaire française
13:48sut déjouer les pièges
13:49d'un tableau avantageux
13:50mais néanmoins
13:50non négligeable
13:51avec la hongroise
13:52Giertas,
13:53numéro 5 à la ranking
13:55et médaillée mondiale
13:562025,
13:57mystifiée par un joli
13:58déashibarai
13:59juste glissé
14:00dans le déplacement,
14:00l'espagnol
14:02taureau solaire,
14:03médaillée européenne
14:03sur les deux précédentes éditions
14:05qui la faisait souffrir
14:06d'ailleurs
14:07en lui marquant
14:07un yuko finalement invalidé
14:09et en lui tordant
14:10un genou.
14:11Elle finissait
14:11par la sortie
14:12sur un Eric Tayotoshi
14:13qui montrait incidemment
14:15qu'elle commence doucement
14:16à varier son jeu.
14:17La finale,
14:17évidemment,
14:18était celle attendue.
14:20D'Istria Krasniki
14:21était au rendez-vous.
14:22Finalement,
14:22ce fut amandine
14:23qu'il ne l'était pas
14:24ou pas tout à fait.
14:25Choisissant de s'installer
14:26comme elle aime
14:26sur le bras gauche
14:27de sa rival Kosovar
14:28pour s'ouvrir
14:29à un catagourma potentiel,
14:30elle laissait
14:31la championne olympique 2021
14:32des moins de 48 kilos
14:33installer sa garde
14:35de droitière
14:35et lui lancer
14:36un fort Kosotogari
14:37qui marquait.
14:38Encouragée par la coach
14:39Jane Bridge,
14:40elle passait progressivement
14:41en mode plus offensif
14:42avec la main droite au col
14:44ce qui finissait
14:44par inquiéter
14:45la Kosovar
14:46dans son travail
14:46de gestion
14:47de la fin de combat.
14:48Dans la dernière minute,
14:50le rythme de la française
14:50devenait intense,
14:52ses montées de main
14:52dangereuses
14:53au point que Krasniki
14:54ne faisait qu'endiguer
14:56en prenant
14:56une puis deux pénalités.
14:58A quelques secondes
14:59de la fin,
14:59elle se jetait même
15:00à plat ventre
15:00sous la pression renouvelée
15:02de Bouchard
15:02et on ne comprend toujours
15:03pas dans quel univers
15:04un tel refus de combat
15:06ne méritait pas
15:07une troisième pénalité.
15:08Mais la championne
15:09menait d'un youko
15:10et sauvait sa finale.
15:11Elle le méritait sans doute
15:12plus qu'Amandine Bouchard
15:14qui avait pu tout de même
15:15mesurer,
15:16c'était frustrant,
15:16qu'elle avait tout à fait
15:17les moyens
15:18de gagner ce combat.
15:19Une frustration
15:20peut-être plus encore
15:21ressentie
15:21par la coach franco-britannique
15:23qui cherchait les mots
15:24pour rester positive.
15:25Je suis déçue de la finale
15:26parce que ce n'était pas du tout
15:29comme ça,
15:30on avait dit
15:30qu'il fallait aborder
15:31ce combat.
15:33On sait bien
15:33que si elle marque un youko
15:35sur tout le début de match,
15:36elle va gérer
15:37trois minutes et demie.
15:38Et Amandine,
15:40elle sait
15:41parce que ça s'est passé
15:42à Paris.
15:45Elle a cherché trop tard
15:47à aller vraiment
15:47l'agresser
15:48et forcément
15:49le combat
15:50se défile
15:51sous le nez après.
15:53En fait,
15:53Amandine,
15:54elle est très très forte,
15:56mais très très forte.
15:57Et pour moi,
15:58elle est à,
15:58on va dire,
15:5950%.
16:00Je lui dis
16:01Amandine,
16:02est-ce que tu es essouffée
16:03après ce combat ?
16:04Elle dit non.
16:06Et donc,
16:08elle est vraiment
16:08très forte
16:09déjà comme ça.
16:11Et je pense
16:11qu'elle peut être
16:12encore plus forte.
16:14Plus d'accélération,
16:16un peu plus
16:17de changement,
16:18de stratégie
16:19de tactique
16:20pendant le combat,
16:21elle peut être
16:21monstrueuse.
16:23Amandine Bouchard
16:24voyait de son côté
16:24ce qu'elle avait gagné
16:25dans l'affaire.
16:26Et avant tout,
16:27une sixième médaille européenne
16:28depuis avril 2014.
16:30Je suis toujours là,
16:31je le serai toujours.
16:32Je travaille dur quand même,
16:33très dur au quotidien.
16:36Ça montre aussi
16:37que malgré mon choix
16:39de double projet,
16:39je suis toujours là.
16:41Et bon,
16:42après ça m'embête un peu
16:43parce que pour le moment,
16:44j'ai du mal
16:44à reprendre du plaisir
16:45en compétition.
16:46Aujourd'hui,
16:47c'est vrai que j'ai manqué
16:49de beaucoup de rythmes.
16:50J'ai manqué
16:51de pas mal de rythmes.
16:52Mais bon voilà,
16:53je suis quand même
16:53encore sur le podium
16:55et puis il faut voir
16:57la densité
16:58de notre podium.
16:59J'avais vraiment
16:59à cœur d'ajouter
17:00un troisième titre
17:01aujourd'hui
17:01avec les copains-copines.
17:04Mais bon voilà,
17:04après,
17:05c'est pas une finalité.
17:06J'ai pris des repères.
17:08Au final,
17:08il n'y en a pas beaucoup
17:09qui embêtent
17:12Krasniki comme ça.
17:13Bon, maintenant,
17:14on est à 4-3.
17:15Au final,
17:16oui,
17:16il y a eu un balayage,
17:17un tayote,
17:17un kata.
17:19Bon,
17:20sur la finale,
17:20j'aurais bien arraché,
17:21voulu arracher
17:22sur le sumi,
17:23mais bon,
17:24il m'a manqué
17:25quelques secondes
17:26très précieuses.
17:28Après,
17:28voilà,
17:28pour rebondir
17:29ce que vous m'avez dit
17:30tout à l'heure,
17:30le coup du shido,
17:32ça fait chier.
17:33Clairement,
17:33désolé du terme,
17:34ça fait chier.
17:34Mais maintenant,
17:35j'aurais été,
17:36ce que j'ai mis en place
17:37sur ma fin du combat,
17:37je le mettais au début,
17:38ce match,
17:39il aurait été remporté.
17:39Donc voilà,
17:40c'était à moi
17:40de faire le taf avant,
17:41on va y travailler
17:43et puis on viendra
17:44plus fort
17:45et puis des finales,
17:46on ne reprendra plus.
17:47En attendant
17:48ces grands moments
17:49américains,
17:50Amandine Bouchard
17:50doit désormais composer
17:51avec une nouvelle rivale
17:52dominante,
17:53en plus de la japonaise
17:54AB,
17:55car désormais,
17:56en attendant
17:57la démonstration inverse,
17:58c'est Distriya Krasniki,
18:0030 ans elle aussi,
18:01championne olympique
18:02à Tokyo
18:02dans la catégorie inférieure
18:04et finaliste à Paris
18:05dans celle-ci,
18:05qui a pris
18:06le leadership européen
18:08dans la catégorie
18:08des moins de 52 kg.
18:09Une finale gagnée,
18:11une finale perdue
18:12pour les filles.
18:13Il restait
18:13la grande bataille
18:14des moins de 60 kg,
18:15le moment fort du jour
18:16pour les français.
18:17Qui allait rencontrer
18:19le champion sortant,
18:20le jeune géorgien
18:20Sardalajvili
18:21sur ses terres
18:22en finale ?
18:23Nos deux représentants
18:23jouaient gros
18:24et le double médaille olympique
18:25Lucas Mekidze
18:26peut-être encore plus
18:27que son binôme
18:28Romain Valadier-Picard
18:29qu'il avait laissé
18:30prendre du volume
18:31pendant qu'il digérait
18:32les Jeux de Paris.
18:33Une victoire à Bercy
18:34au Grand-Chelème
18:35en 2025,
18:36une médaille mondiale
18:37dans la foulée.
18:38Pour Lucas,
18:38dans la même période,
18:39une médaille de bronze
18:40européenne
18:41et beaucoup de défaites
18:42de réglages.
18:43De quoi laisser
18:43le plus jeune
18:44passer devant l'ancien
18:45à la ranking mondiale
18:46et peut-être même
18:47tout doucement
18:48dans la tête
18:48des sélectionneurs nationaux.
18:50Après un rodage
18:51un peu laborieux
18:51sur l'Ukrainien Lesiouk,
18:53Romain Valadier-Picard
18:54abordait la grosse
18:55difficulté de son cas,
18:56le très jeune
18:57et très brillant
18:58Israélien
18:58Isaac Hachpiz
18:59dont on parle beaucoup
19:01en ce moment
19:01pour les performances
19:02qu'il obtient
19:03alors qu'il n'a
19:03que 18 ans.
19:05Le brio du jeune homme
19:06n'est pas que dans sa vista
19:07physique et technique
19:08mais aussi dans son sens
19:10du combat.
19:10Il parvenait à piéger
19:12Romain Valadier-Picard
19:13à son propre style
19:14en choisissant
19:15les attaques de jambes
19:16à chaque recul
19:17de ce spécialiste
19:18de Seoyenagé
19:18et de Tomo Enagé
19:19lui marquant ainsi
19:21deux avantages.
19:22Même piège tendu
19:23en repêchage
19:24par un des hommes forts
19:24de la catégorie
19:25l'Azerbaïdjanais
19:26Ahmad Yousifov
19:27qui laissait traîner
19:28un pied sur une reprise
19:29d'initiative du français
19:30et marquait lui aussi
19:32pas de médaille
19:33et une hanche blessée
19:34dans le combat
19:34contre l'Israélien
19:35au point de devoir
19:36aller subir quelques examens.
19:38Le bilan était morne
19:39pour Romain Valadier-Picard
19:40qui cherchait à savoir
19:41ce qui lui avait manqué.
19:42A 23 ans,
19:43il a le temps
19:44mais il faudra bien
19:44poser la question
19:45pour éviter
19:46d'en faire un destin.
19:47Franchement,
19:48je n'ai pas été bon.
19:50Je ne sais pas,
19:51je n'étais pas dedans.
19:52Je n'ai pas réussi
19:52à rentrer dans ma compète
19:53et je ne sais pas
19:56trop quoi dire.
19:57Franchement,
19:57c'est un peu dur
19:59sur le coup.
20:00Je me sentais très bien.
20:01Je ne sais pas,
20:03je ne saurais pas expliquer.
20:06En vrai,
20:06c'est du dos.
20:07J'ai fait une erreur
20:08au premier match
20:09sur le début
20:10de la séquence
20:11et après,
20:12je me sentais vraiment bien
20:14sur le combat
20:15mais il a été meilleur.
20:17Après,
20:17je me suis fait mal
20:18et en vrai,
20:21je ne sais pas,
20:21j'ai fait des erreurs.
20:24je n'étais pas dans ma compète.
20:26Si ce n'est lui,
20:27c'est donc son frère,
20:28un frère aîné,
20:29le franco-géorgien
20:30Mekidze,
20:31bien dans son élément
20:32ici à Tbilisi.
20:33On entendait même
20:34son nom fusé
20:35parfois dans la salle
20:35par des bouches
20:36qui n'étaient pas
20:36de la délégation française.
20:38Il avait lui aussi
20:39son juge de paix
20:40au deuxième tour,
20:40l'Azerbaïdjanin Yousifov,
20:42médaille européenne en 2025.
20:44Un obstacle à sa main,
20:45il le battait
20:45pour la troisième fois
20:46en trois rencontres
20:47sur un beau mouvement d'épaule,
20:49ponctuant cette victoire
20:50d'un grand bond de joie
20:51qui exprimait bien
20:52son état d'esprit
20:53sur ce championnat.
20:54Luka Mekidze
20:54était de retour
20:55et c'était ici
20:56à Tbilisi.
20:57La fin de combat
20:58de demi-finale
20:59contre le prodige Aspiz
21:00était belle.
21:01Visage fermé,
21:02le français avait d'abord
21:03prudemment contrôlé
21:04pour mieux sentir
21:04avant de lâcher son judo,
21:07enclenchant une séquence
21:07de quatre actions
21:08fortes successives,
21:10surfées brillamment
21:10par l'israélien,
21:11lequel se faisait transpercer
21:12sur la séquence suivante
21:14par un katagouruma
21:15ou kiwaza
21:15venant un peu
21:16de nulle part.
21:17Oui,
21:18Luka Mekidze
21:19est bien de retour.
21:20Il fallait conclure.
21:21C'est le plus difficile
21:22et c'était face,
21:23comme prévu,
21:24au jeune Sardalajvili,
21:26champion du monde
21:26en 2024
21:27et champion d'Europe
21:28en titre.
21:29Le rival était à la hauteur,
21:30le défi s'annonçait noueux
21:32à la géorgienne.
21:33Mais le français
21:34ne se laissait pas surprendre,
21:35ne se laissait pas dominer,
21:37ne se laissait pas voler
21:38son moment.
21:38A l'entrée de la dernière minute,
21:40sur une nouvelle remontée
21:41de bras
21:42par l'intérieur
21:43du géorgien,
21:44il lançait un fork
21:45au Sotogari
21:46avec la main au col
21:47sous l'aisselle
21:47et prenait
21:48Sardalajvili
21:48dans la nasse
21:49avant de le clouer
21:50en Jujigatame.
21:51Y pont pour finir
21:53sur la bonne mesure
21:53d'un destin
21:54qui s'écrit à la main,
21:56celle de Luca Miquidze
21:57lui-même apparemment.
21:58Il y avait ma famille
21:59qui était là,
22:00il y avait les supporters
22:01français qui étaient là aussi
22:02et puis il y avait aussi
22:03les publics géorgiens
22:04qui étaient derrière moi aussi
22:05donc avoir vraiment
22:06tout le public pour soi,
22:08c'est juste incroyable
22:10et puis voilà,
22:11je pense que j'ai fait
22:12une belle journée
22:14parce que ce dernier temps,
22:17les dernières compétitions
22:18que j'ai faites,
22:18ça n'a pas marché
22:20comme j'aurais voulu
22:20mais voilà,
22:21je ne me suis pas inquiété,
22:23il y a tout un travail mis
22:24avec la FEDE,
22:25avec le club,
22:26avec mon nouveau club,
22:26donc voilà,
22:27je suis content.
22:28J'ai gagné à Montpellier
22:30dans ma première maison
22:32et puis là,
22:32j'ai gagné dans ma deuxième maison
22:33donc voilà,
22:34je suis très content,
22:36je suis très fier.
22:36Même s'il y a eu
22:37des échecs ce dernier temps,
22:40j'ai appris aussi
22:41sur ces échecs
22:42et puis aujourd'hui,
22:42j'ai été fort et solide.
22:44Je peux dire ça fièrement,
22:45je pense,
22:46parce que je me suis vraiment
22:46senti bien
22:48sur toute la journée.
22:49J'ai pris vraiment
22:50match par match
22:51et je me suis focalisé
22:53vraiment que sur le premier tour.
22:54Je n'ai pas forcément
22:55regardé les autres adversaires,
22:56ce qu'ils faisaient
22:57de leur journée,
22:58qui prenait qui.
22:59J'ai voulu vraiment
23:00me focaliser sur moi-même
23:02et ne pas partir
23:03un peu dans tous les sens
23:04et c'est ce que j'ai fait.
23:06Je ne regardais pas forcément
23:07qui passait
23:08dans les tours
23:09en parallèle avec moi
23:10donc j'étais vraiment
23:11focus sur moi
23:12et je pense que je n'ai pas perdu
23:13de l'énergie inutilement.
23:14Je pense qu'aujourd'hui,
23:15j'ai gagné en efficacité.
23:17Il y a encore un peu
23:18de déchets
23:18mais des fois,
23:19il faut attaquer,
23:22donc j'attaque
23:23et des fois,
23:24ce n'est pas pénalisable.
23:25Je joue avec les règles aussi.
23:26Les règles d'aujourd'hui
23:27font que des fois,
23:28tu peux aussi sortir de ta vie.
23:30Il faut être tactique des fois
23:31et c'est vrai que j'ai beaucoup
23:32moins attaqué
23:33que les autres compétitions
23:34et puis quand j'ai attaqué,
23:35je pense que je mettais
23:37vraiment mon adversaire
23:38en danger
23:38donc je suis content.
23:40Réussir une telle compétition
23:41ici à Tbilisi
23:42n'avait rien d'anodin.
23:43Rien de tel
23:44que les pays d'enfance
23:45pour mieux renaître.
23:46Encore faut-il
23:47maîtriser les émotions
23:48comme l'avait anticipé
23:49Ludovic Delacote,
23:51l'entraîneur.
23:51Alors on l'a évoqué
23:52il y a deux jours
23:53très tranquillement justement
23:54je l'ai questionné
23:55sur le contexte
23:56parce qu'il y a
23:57un peu plus d'un an
23:58c'était notre premier tournoi
24:00ensemble
24:00et justement
24:01le premier tournoi
24:02qu'on faisait
24:02c'était ici
24:03et ça s'était
24:04plutôt bien passé
24:05et ça m'avait permis
24:06de mesurer
24:08l'importance
24:09que Lucas avait ici.
24:10Tout le monde le connaît
24:11et c'est un peu ça
24:13que je voulais gérer
24:14et m'assurer
24:15qu'il ne soit pas
24:16un peu débordé
24:16par les émotions
24:17parce qu'au contrôle
24:19de kimono
24:19tout le monde le salue
24:22les gamins le salue
24:24enfin tout le monde
24:25connaît Lucas
24:25donc je ne voulais pas
24:26qu'il se fasse déborder
24:27on a réussi à mettre
24:29une bulle
24:30autour de ça
24:31et puis lui a très
24:31très bien géré
24:32ses émotions.
24:33Il a été
24:34un Lucas appliqué
24:36calme
24:37serein
24:38efficace
24:38même qu'il y avait
24:39des moments
24:40de turbulence
24:41finalement
24:42aucun doute
24:43donc c'est
24:45le Lucas
24:45chirurgical
24:46comme il peut l'être
24:48et c'est parfait.
24:49En fait
24:50Lucas a eu
24:51parfois
24:53des moments
24:54où
24:55il attaquait
24:56mais
24:57sans
25:00efficacité
25:00et du coup
25:01il multipliait
25:02les attaques
25:03mais concrètement
25:03ça ne produisait rien
25:04et là l'idée
25:05c'était de réduire
25:06le nombre
25:06mais par contre
25:07je le redis
25:07d'être chirurgical
25:08donc
25:09ma foi
25:10c'est ce qu'il a fait
25:126 engagés
25:134 médailles
25:13et 2 titres
25:14la France
25:15est dans un bon rythme
25:16il lui manque encore
25:17une ou deux belles histoires
25:18pour sortir victorieuse
25:20de son aventure géorgienne
25:21les occasions seront belles
25:22ce vendredi
25:23avec l'entrée en liste
25:24de nos deux
25:24moins de 57 kilos
25:26Sarah Léonie Cizik
25:27et Marta Fawaz
25:28face à la championne du monde
25:29du pays
25:30Éteri
25:30Liparteliani
25:31celle de la volontaire
25:33Manon Deketer
25:33en moins de 63 kilos
25:35celle de notre champion du monde
25:36Johan Benjamin Gaba
25:38en moins de 73 kilos
25:39accompagnée du jeune talent
25:40de 20 ans
25:41Dayan Boulême Tafès
25:435 engagés
25:44autant de belles occasions
25:45de belles histoires potentielles
25:47rendez-vous dans quelques heures
25:49pour vous les raconter
25:49Sous-titrage Société Radio-Canada
25:55Sous-titrage Société Radio-Canada
25:57Sous-titrage Société Radio-Canada
25:59Sous-titrage Société Radio-Canada
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