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00:00On va évoquer maintenant une séquence relativement surréaliste puisque ce sont des passeurs qui continuent de faire arriver un certain
00:09nombre de migrants non loin de Ceuta.
00:12On va d'abord écouter et regarder cette séquence et puis ensuite on sera sur place avec Thibaut Marchoteau.
00:54Pour nos auditeurs d'Europe, je décris un peu plus cette séquence.
00:56On voit un tout petit bateau qui s'approche effectivement des côtes, des migrants qui sautent ou qui sont plutôt
01:02d'ailleurs, pour être exact, poussés dans l'eau avec un bateau qui repart aussitôt.
01:07Thibaut Marchoteau, vous êtes avec Malo Steiner, vous êtes dans la ville de Saint-Droquet.
01:12C'est une petite commune entre Algeciras et Gibraltar.
01:14C'est là que s'est déroulée cette séquence absolument surréaliste et vous avez rencontré des témoins, me semble-t
01:21-il, de cette scène, Thibaut.
01:23Absolument, Elodie, vous allez pouvoir les écouter dans un instant.
01:26Je souhaitais vous donner quelques éléments de contexte avec cette séquence.
01:30Elle est tournée samedi dernier aux alentours de 21h10.
01:34Voilà pourquoi cette plage était remplie de touristes ou encore d'habitants qui viennent sur cette plage.
01:39Nous nous trouvons avec Malo Steiner sur cette plage, exactement à l'endroit où cette vidéo a été prise.
01:45Et vous le voyez, cette plage que je vais décrire pour les éditeurs, elle est remplie de touristes encore une
01:50fois.
01:50Et donc cette scène surréaliste du bateau qui arrive, on a pu rencontrer, je vous le disais, des habitants, des
01:55témoins de cette scène.
01:56Et beaucoup nous racontent avoir été alertés dans un premier temps par cet hélicoptère de la Guardia Civil qui suivait
02:03ses embarcations depuis déjà un moment au large.
02:06Cet hélicoptère, il volait assez bas, ce qui a fait s'envoler de nombreux parasols ainsi que du sable, faisant
02:11d'ailleurs plusieurs baissées.
02:12Nous ont précisé ces habitants, ils ont vu donc ce tout petit bateau arriver juste à proximité de la plage
02:19et donc vu ces migrants partir de ce bateau.
02:22Il n'y avait pas qu'un seul bateau d'ailleurs, je vous propose d'écouter le témoignage de cette
02:25habitante.
02:27Nous avons assisté ici au débarquement de migrants clandestins, arrivés à bord d'embarcations illégales, peut-être organisés par la
02:35mafia ou peut-être pas.
02:36C'est le deuxième débarquement auquel nous avons assisté dans la même semaine.
02:43Le premier a également eu lieu au bout de la plage et cela s'est passé comme s'ils avaient
02:47débarqué de manière tout à fait normale.
02:52Ils sont arrivés avec ce bateau, en sont sortis très tôt le matin et ont quitté les lieux.
03:00On avait peur. J'ai verrouillé les portes.
03:05Avant ça, c'était tranquille. On connaît tous les voisins. On ne ferme pas les fenêtres. Il ne se passe
03:11jamais rien ici.
03:14On a vraiment eu peur.
03:15La plupart des habitants ici ont peur et notamment depuis cette crise qui s'est déroulée à la fin du
03:21mois de juillet dernier, non loin de là, une trentaine de kilomètres d'ici à Ceuta parce qu'ils craignent
03:27que les passeurs choisissent cette plage comme un nouveau lieu de débarquement pour les migrants qu'ils transportent.
03:34Il faut compter entre 15 et 20 minutes seulement pour traverser la Méditerranée.
03:38Ils nous ont également confié qu'ils faisaient beaucoup plus attention à fermer les maisons, ce qu'ils ne faisaient
03:43pas avant depuis le début de cette crise migratoire.
03:45Et enfin, beaucoup avec qui nous avons pu parler, beaucoup de témoins. Il y avait des centaines de personnes sur
03:50cette plage.
03:50Alors, avec Malo Osteiner, nous n'avons pas eu de mal à rencontrer ces témoins.
03:54Par contre, à l'idée d'enregistrer une interview, là, c'est beaucoup plus compliqué tout simplement parce qu'ils
03:59nous disent que c'est une véritable mafia qui organise ce trafic d'êtres humains.
04:04Et beaucoup ont très peur de cette mafia parce qu'ils savent qu'elle est très, très puissante.
04:09Merci beaucoup Thibaut Marcheteau. Merci à Malo Steiner qui vous a accompagné pour ce duplex. On va en parler aussi.
04:14Avec vous, Antranique Evorquian, bonsoir.
04:17Bonsoir.
04:17Et merci d'être avec nous, analyste international au millénaire.
04:21On voit bien que cette situation migratoire extrêmement complexe entre Ceuta et Ageriziras, qui est déjà du côté de l
04:28'Espagne,
04:29à quel point, en fait, non seulement ça n'est pas réglé, mais ça n'a pas l'air non
04:33plus de gêner les passeurs qui, en fait, continuent leur activité le plus normalement du monde.
04:38Oui, effectivement, vous l'avez bien montré à la télé, le risque est double.
04:42Ici, en local, on a une exécution politique totale du gouvernement de Madrid.
04:47La raison principale, c'est que vous savez qu'en Espagne, la Guardia Civil, donc le système de défense nationale,
04:56notamment des frontières,
04:57qui travaillent de concert avec d'autres organes, malheureusement, dépend en grande partie du ministère de l'Intérieur espagnol, en
05:04l'occurrence.
05:05Et comme on l'a vu sur les réseaux sociaux, on a eu en langue arabe, espagnole et française des
05:11cartes qui ont été publiées par la Guardia Civil sur Internet
05:17qui disent, voilà, on va faire en sorte que tout le monde rentre chez eux, pour résumer de façon individuelle,
05:23ce qui est impossible d'égard à la position espagnole.
05:25Et donc, il y a une crise sanitaire et sociale assez énorme, ensuite, de la crise migratoire.
05:32Et ce que vous avez montré, il y a un risque également pour la zone qui est à proximité de
05:37Gibraltar, en l'occurrence.
05:38Vous l'avez montré à l'écran.
05:39Et en fait, Frontex, je crois, travaille avec les autorités espagnoles, justement, et les zones que vous avez montrées à
05:45l'écran sont également concernées
05:48par les zones qui sont supposées défendre jusqu'en septembre, via un programme spécifique, les forces de l'ordre espagnol
05:55et Frontex.
05:56On verra ce que ça donne, mais là, il y a un risque de plus en plus élevé d'atteindre
06:00directement à l'Union européenne par les migrants.
06:02Oui, parce qu'on voit que là, du coup, ils sont déjà, de fait, en Espagne, avec une volonté, vous
06:08le rappeliez,
06:09de mettre davantage de moyens, d'essayer de mieux surveiller un certain nombre de frontières.
06:14Il y a des rumeurs, et on verra si elles se concrétisent ou non, d'une nouvelle invasion migratoire le
06:2015 août.
06:21La presse espagnole en parle beaucoup. Le Maroc dit non, ne vous inquiétez pas, il ne se passera rien.
06:25Mais on voit qu'on a mis un peu de moyens pour l'instant.
06:28Est-ce qu'on peut estimer qu'on a mis assez de moyens s'il y a 70 000, 80
06:32000 ou 90 000 personnes qui arrivent ?
06:34On semble être un peu en sous-effectif, si j'ose dire.
06:37Totalement. Je l'avais déjà dit précédemment, mais la ministre de la Défense espagnole a débloqué 3 000 troupes de
06:45militaires dans la région de Ciotat.
06:47Mais je parle bien de débloquage, ça ne veut pas dire une infectation spécifique.
06:50Mais contrairement à ce qu'on voit, les quelques milliers de migrants n'ont pas été renvoyés.
06:55Donc c'est résiduel. On parlait de 70 000 à arriver en quelques jours.
07:00Le ministre de l'Intérieur se targuait début août, le ministre de l'Intérieur espagnol se targuait début août d
07:05'un retour à la normale, ce qui n'est évidemment pas le cas.
07:08Les moyens mis en œuvre sont tout à fait limites.
07:10Et surtout, la solution qui est proposée par le président de Ciotat, de créer ce qu'on appelle des...
07:17Ce sont des... En espagnol, Centro de Internalisation des Immigrantes, une sorte de centre d'internalisation des migrants.
07:24Donc CIE. C'est une très bonne idée, mais qui est soumise à un régime juridique spécifique.
07:29Ça dépend du sein de la signature, entre guillemets, du ministère de l'Intérieur espagnol.
07:33Ils sont déjà là. Donc en fait, se dire qu'il faut créer ces centres pour les confiner, je reprends
07:37ces termes,
07:38oui, mais là, ils sont 8 à 11 000 à être dans les rues.
07:41Donc on imagine que le temps qu'on construit des centres sur une si petite enclave pour 11 000 personnes,
07:46en réalité, ce n'est pas concret.
07:48Vous mettez le doigt sur la problématique, c'est-à-dire que juridiquement, le pays, l'Espagne, a les moyens
07:53de mettre en œuvre
07:53et de faire en sorte que Madrid signe, mais la mise en œuvre physique est complètement découplée par rapport à
08:01l'objectif,
08:01puisque matériellement, si les 10 000 migrants approximatifs restants se cumulent éventuellement à la crise du 15 août,
08:08qui est supposé intervenir par rapport aux informations qu'on a sur les réseaux sociaux,
08:12qui ont été relayées par la presse espagnole,
08:14c'est tout à fait impossible de gérer ce qui viendrait sans concertation européenne, sachant qu'il n'y en
08:20a pas aujourd'hui.
08:21Oui, on a vu effectivement la réponse à quel point elle n'était ni cohérente, ni vraiment coordonnée.
08:27Sur cette idée, Myriam, du président de l'enclave de Ceuta, de dire qu'il faut confiner les migrants dans
08:33des centres,
08:34premièrement, on voit que ça n'est pas du tout réalisable, ni sans doute souhaitable.
08:37En même temps, on a un président de cette enclave espagnole qui se retrouve avec cette situation,
08:42et honnêtement, en fait, il n'a aucune solution concrète de court terme,
08:46et en plus, les solutions de long terme, elles ne dépendraient pas de lui.
08:49Donc il subit, en fait, lui aussi.
08:51Il subit, et c'est la seule solution théorique qu'il a pu aujourd'hui proposer auprès de sa population,
08:56qui avait mis la pression et qui avait manifesté.
08:59Mais cette séquence de CETA, c'est quand même le bal des hypocrites.
09:02C'est le bal des hypocrites, et c'est un aveu, en fait, d'échec de toute l'Union européenne.
09:07Pourquoi ? Parce que là, on se demande tous les pactes qui ont été signés en juin 2026,
09:11que ce soit le pacte migration, que ce soit le règlement de retour, 12 juin, 17 juin,
09:16ils sont où ? Pourquoi ne sont-ils pas appliqués ?
09:18Je ne comprends pas. Les accords bilatéraux entre le Maroc et l'Espagne,
09:23oui, ceux-là, on en fait quoi ?
09:24Et puis finalement, après, on joue les vierges effarouchées,
09:26et on s'étonne que les migrants passent, que ce soit par bateau ou en nage,
09:30ils ont fait le plus gros entre le Maroc et CETA,
09:33ce n'est pas quelques mètres qui vont les empêcher d'arriver sur le continent.
09:37Demain, ils seront en France, ils seront en Italie,
09:40même si, effectivement, Mélanie a mis un terme, je crois,
09:48à Schengen, enfin, dans les frontières, a remis des frontières entre l'Espagne et l'Italie,
09:55mais ils se retrouvent dans tous les pays européens,
09:57et ce qui devait arriver, arrive à...
09:58Et vous disiez que c'est une crise sanitaire, mais c'est plus que ça,
10:01ça va être une crise sécuritaire,
10:02puisqu'on rajoute des points éventuellement de tension,
10:06on rajoute de la famine, et puis on rajoute de la délinquance en puissance à un moment.
10:11Mais vous voyez, finalement, on voit l'impuissance de l'Europe,
10:15on voit l'impuissance du droit face à la pression migratoire
10:19et à la pression que certains pays utilisent comme tension, comme pression diplomatique.
10:23Donc oui, si on veut réussir, on ne peut pas laisser chaque pays se battre
10:29avec des pays avec lesquels ils ont des tensions,
10:31mais il faut que l'Europe entière réagisse.
10:33Mais quand des lois existent et qu'on ne les met pas en application,
10:38ça devient très compliqué.
10:39Je vais vous faire réagir, parce que je voyais que quand Myriam était en train de parler
10:42de ces textes qui peuvent exister, de ces accords bilatéraux
10:45ou de ces textes au niveau européen qui existent et qu'on n'applique pas,
10:48je voyais réagir, vous acquiescez en fait à ce que disait Myriam, justement.
10:52Oui, effectivement, en fait, on a un exemple, je vais prendre le cas de l'Italie.
10:57Ce que vous avez dit, c'est tout à fait juste, à 100%,
10:59mais la mise en œuvre des dispositions bilatérales,
11:01notamment pour le retour de ces migrants dans des pays tiers, est assez compliquée.
11:06Je vous donne l'exemple de l'Italie qui est en train de tracter avec l'Arménie,
11:08qui est un pays du Caucase du Sud,
11:11qui viserait à créer des centres, justement, de renvoi en Arménie.
11:15Mais pour des petits pays de 3 millions d'habitants comme l'Arménie,
11:18qui sont très loin, donc c'est l'ancienne république.
11:21Le hub en Albanie existe déjà ?
11:24Oui, mais in fine...
11:25Il fonctionne, celui-là, a priori.
11:27En tout cas, il y a certains migrants qui sont repartis en Albanie sur le hub,
11:30c'est la France et quelques pays européens qui refusent de mettre...
11:33C'est d'ailleurs le point de tension qui existe sur le règlement de retour européen,
11:36c'est juste que la France a dit, ah ben non, le point numéro 4,
11:39qui sont ces fameux hubs de retour, nous on n'en veut pas.
11:41Emmanuel Macron disait que déjà, il ne les utiliserait pas, effectivement.
11:44C'est tout à fait vrai, mais la problématique, c'est que c'est sans commune mesure
11:47avec les chiffres qu'on annonce pour Ciuta, par exemple.
11:50C'est pour ça que je dis que c'est un travail de longue haleine, en fait,
11:53pour chaque pays de l'UE respectif.
11:55Donc voilà, pour moi, c'est une problématique qui est de longue haleine,
11:58mais malgré le fait que les services secrets espagnols
12:00devaient bien être au courant, sans parler des services secrets marocains,
12:04évidemment, bien sûr, devaient être au courant que la crise arrivait.
12:07Maintenant, c'est un petit peu, je rejoins ce que vous disiez, effectivement,
12:09c'est, je ne veux dire pas balle des hypocrites,
12:12mais c'est une incurie politique à l'échelle européenne
12:15qui fait qu'on est dans une situation, dans une impasse totale, en fait,
12:19dû au fait qu'on n'a plus les moyens matériels de mettre en offre.
12:22Joachim d'abord, et puis ensuite Myriam, et on terminera le temps de table.
12:24Non, mais que dire de plus, si ce n'est que la submersion migratoire continue
12:27et qu'elle continuera, qu'elle continuera tant qu'on laissera les passeurs
12:31faire leur sale boulot au prix de toujours plus de drame humain,
12:34tant qu'on aura des États hostiles qui brandiront l'arme migratoire
12:38contre des pays européens qui sont censés être nos alliés,
12:42et tant qu'on ne prendra pas nos responsabilités.
12:44Alors, je suis tout à fait d'accord avec ce que vous avez dit,
12:46je suis chevainementiste, je suis moi-même parfaitement lucide
12:48sur tous les blocages qu'il peut y avoir au niveau européen,
12:51sur les aveuglements, sur l'idéologie sans frontières,
12:54qui anime certains des hauts représentants de l'Union européenne,
12:58à la Commission, par exemple, dans la technostructure bruxelloise.
13:01Maintenant, il ne faudrait pas, pour autant, se servir de l'Union européenne
13:04comme d'un bouc émissaire pour absoudre les responsables nationaux
13:07de leur propre faute, puisqu'on voit bien qu'il y a tout un tas de gouvernements
13:10qui ont mis en œuvre des politiques restrictives sur l'immigration,
13:13qui ont porté leurs fruits, et que la seule route migratoire
13:16où les arrivées irrégulières sont en augmentation,
13:18c'est la route de la Méditerranée occidentale.
13:20Et ça a tout à voir avec l'hypocrisie de Pedro Sanchez,
13:23qui aujourd'hui déplore les conséquences dont il a chéri les causes
13:27pendant des mois, pendant des années,
13:28avec ses appels d'air qu'il a mis en œuvre,
13:31avec ses appels à toujours plus de régularisation,
13:34avec son discours sans frontières,
13:36qu'il tenait encore dans le New York Times en février dernier.
13:38Je crois qu'il va le payer très cher dans les urnes,
13:41dans les élections à venir,
13:42quand on voit le score cumulé de Vox et du Parti populaire,
13:45alors même qu'il y a des gauches européennes
13:48qui sont beaucoup plus pragmatiques,
13:50qui ont des meilleurs résultats électoraux.
13:52Je pense à la gauche danoise,
13:54je pense à la gauche suédoise,
13:55je pense à la gauche britannique,
13:57qui est un peu plus en difficulté là-dessus,
13:58mais qui a opéré un revirement sur la question migratoire.
14:02Donc ça montre qu'il n'y a pas de fatalité
14:04à ce que la gauche perpétue ce logiciel sans-continérisme
14:09totalement dépassé,
14:10qui contribue à la coupée des classes populaires aujourd'hui.
14:13Le dernier mot, Myriam, rapidement.
14:14Juste, on en fait un problème bilatéral souvent,
14:17or c'est un problème européen,
14:18parce que ces frontières-là de l'Espagne,
14:20ce sont des frontières européennes,
14:21ce n'est pas que le problème.
14:22Vous savez, vous aviez dit qu'il y a des accords bilatéraux,
14:24il y a des accords bilatéraux,
14:25mais aussi des accords européens.
14:27Et moi, la question, c'est pourquoi ces accords bilatéraux existent ?
14:30Vous voyez, l'accord de 2003 et de 2007
14:32entre l'Espagne et le Maroc.
14:34Pourquoi est-ce qu'il existe ?
14:36Alors qu'il est redondant avec des accords européens
14:38qui existent déjà.
14:39Et quand vous dites,
14:41et souvent c'est un argument qui a été avancé,
14:43que Pedro Sánchez, l'Espagne en l'occurrence,
14:46a régularisé 400 000 à 500 000,
14:47enfin bref, on diverge un peu sur les chiffres,
14:51migrants qui n'avaient pas les papiers,
14:52enfin qui l'a transformé en immigration de travail.
14:55La France l'a fait avec la loi immigration 2024.
14:57L'Italie l'a fait à moindre mesure.
14:59Ça, c'est une question,
15:00et c'est pour ça que quelquefois, je pense,
15:01qu'on confond un petit peu les deux sujets.
15:03C'est une question de souveraineté migratoire.
15:04Là, on ne parle pas de ça.
15:05On parle de frontières européennes,
15:07et on parle donc d'une migration subie,
15:09qui va devenir une crise humanitaire aussi,
15:13vous le dites,
15:13et qui aurait dû être l'affaire de l'Europe
15:16si l'Europe avait été d'accord sur ces questions-là.
15:18En tout cas, pas de politique migratoire intérieure,
15:20mais de contrôle des frontières.
15:22Oui, si l'Europe avait réussi à être à peu près
15:25ou en temps de croître.
15:25Contrôle des frontières de l'Europe.
15:26Qu'est-ce que l'Europe avait été d'accord sur ces questions-là ?
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