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«Pedro Sánchez est détesté des siens, pour sa politique et son personnage», constate Jean Marc Sánchez, avocat franco-espagnol, dans #HDPros2Ete, à propos de la gestion de la crise migratoire à Ceuta.

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Transcription
00:00Pedro Sánchez, si vous voulez, est unanimement, j'allais dire, détesté d'abord par les siens, par son propre parti
00:07politique.
00:08Les anciens dirigeants du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol, puisque c'est son nom de Felipe González,
00:13qui est le premier président socialiste depuis la transition démocratique jusqu'à José Luis Rodríguez Abadero,
00:20n'ont pas de mots assez forts pour condamner et sa politique et même le personnage.
00:24Jusqu'à Donald Trump, il n'a pas d'amis.
00:26Il doit donner des gages à la gauche, de sa gauche, pour pouvoir maintenir cette improbable coalition
00:32entre les indépendantistes catalans basques et les extrémistes de tous bords pour qu'il reste au pouvoir.
00:40Enfin, ce qu'il a eu une chance extraordinaire, c'est que le parti conservateur, Parti Populaire et Vox,
00:46qui est l'émanation du Parti Populaire, le parti nationaliste, n'arrive pas à se mettre d'accord pour proposer
00:51une alternative.
00:52Donc aujourd'hui, en fait, il a réussi très habilement à faire d'un problème de politique internationale espagnole et
00:59de politique interne
01:00un problème, en fait, européen dans lequel il apparaît non plus comme le coupable, mais la victime.
01:05C'est un peu l'arroseur arrosé aussi, quand même.
01:07Bien sûr.
01:07C'est lui qui a dit, on ouvre les portes.
01:09Pour l'instant, ce que vous voulez, il ne revient pas sur cette décision.
01:13Et il est parti en vacances.
01:15C'est ce que disait cette propriétaire qui disait, nous, on est là, mon épicerie est envahie,
01:20mais en attendant, il est en vacances, il n'est pas là.
01:22Et nous, on est face au problème.
01:23Le roi aussi est en vacances, mais le roi ne peut rien faire sans que le gouvernement lui donne l
01:26'autorisation de pouvoir le faire.
01:27Et de toute façon, il n'a aucun pouvoir.
01:29Donc, en vérité, aujourd'hui, qui pourrait faire quelque chose ?
01:32Sans doute le gouvernement, mais va-t-il le faire ?
01:33Il ne le peut pas pour les raisons qu'on vient d'évoquer,
01:35puisqu'il perdrait à ce moment-là l'appui de sa gauche et des partis qui le soutiennent,
01:41et il perdrait le pouvoir.
01:43Or, Pedro Sanchez est prêt à tout, absolument à tout, pour garder le pouvoir.
01:46Et l'origine de ce conflit, en fait, c'est le conflit entre le Maroc et l'Algérie.
01:50C'est ça.
01:50Sur fond de revendication du Sahara espagnol, devenu ensuite le Sahara occidental,
01:57que les Marocains revendiquent depuis la marche verte,
02:00et qui a donné lieu aux affrontements entre le front polisario,
02:04les rebelles sahraouis qui le constituent étant financés par l'Algérie
02:07et armés par la Mauritanie.
02:09Et ce faisant, Pedro Sanchez a changé de cheval au milieu du guet,
02:14puisque, après avoir eu des relations qui étaient cordiales avec le Maroc,
02:18il a préféré le gaz et le pétrole de M. Temoun,
02:21et s'est rendu en Algérie il y a deux semaines,
02:24ce qui a provoqué le courroux des Marocains,
02:28qui, une fois de plus, ont utilisé la vague migratoire
02:31pour faire pression sur la politique interne et étrangère espagnole.
02:36Et donc, aujourd'hui, ce sont les Marocains qui ont une partie de la réponse,
02:39puisqu'on ne me fera pas croire que 70 000 personnes
02:43rentrent dans une enclave qui compte à peu près le même nombre d'habitants
02:46et qui n'est pas beaucoup plus grande que l'île Dieu,
02:49sans que personne le sache.
02:51Tout cela, si vous voulez, est la conséquence des choix désastreux
02:55qu'a fait Pedro Sanchez.
02:56Les causes sont importantes.
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