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  • il y a 13 heures
Le Dr Sarah Rebert nous éclaire sur les spécificités de l’infarctus chez la femme, ses facteurs de risque et les difficultés liées à son diagnostic.

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Transcription
00:00On va parler de l'infarctus, qui est plus difficile à reconnaître apparemment chez les femmes.
00:04Moi, je l'apprends. Pourquoi ? Les symptômes sont différents entre l'homme et la femme ?
00:08Eh bien, pas complètement, Cédric. Chez l'homme comme chez la femme, le signe le plus fréquent, ça reste le
00:13même.
00:13C'est une douleur ou une gêne dans la poitrine, comme une oppression, une pesanteur ou l'impression d'être
00:17serrée dans un étau.
00:19Donc, il faut rappeler que les femmes aussi, elles ressentent le plus souvent une douleur.
00:22En fait, la vraie différence, c'est que chez les femmes, il y a beaucoup plus souvent de signes d
00:26'accompagnement
00:26qui peuvent parfois détourner un peu de la douleur ou faire penser à un autre diagnostic, brouiller un peu les
00:32pistes.
00:32Et c'est pour ça que les femmes, parfois, elles pensent que c'est une indigestion, un coup de fatigue,
00:36un stress, ces symptômes.
00:37C'est souvent un essoufflement inhabituel ou bien comme un peu une impression d'indigestion avec des nausées, des sueurs,
00:44un malaise, un étourdissement, une fatigue inhabituelle.
00:46Et la douleur, elle peut être aussi un peu trompeuse.
00:49Elle peut se localiser dans le dos, entre les homoplates, dans l'épaule, dans le bras, dans la mâchoire, dans
00:54le cou.
00:54Ou bien sûr, ces symptômes, ils sont aussi possibles chez les hommes, mais ils sont plus fréquents chez les femmes.
00:58Et c'est ça qu'ils pourraient faire peut-être qu'on est en retard parfois sur leur diagnostic.
01:01Mais dites-moi, ça fait beaucoup de symptômes, là, dans le cou, dans le dos.
01:03J'ai noté fatigue, nausée, mal à l'épaule.
01:05Ça arrive très souvent.
01:06On va inquiéter tout le monde.
01:07On va tous sentir un infarctus, là, maintenant.
01:09Ça y est, je me sens mal.
01:10En fait, vous avez raison et c'est toute la difficulté.
01:11Donc, bien sûr que toute fatigue n'est pas un infarctus.
01:14Mais l'enjeu, c'est de ne pas banaliser ces symptômes et de ne pas systématiquement les attribuer à autre
01:18chose.
01:24Qu'ils habituelles, qu'ils persistent, qu'ils reviennent, et d'autant plus s'ils sont associés à la moindre
01:28douleur ou à la moindre gêne.
01:30On l'a dit, le piège, c'est que les femmes l'attribuent à autre chose et qu'elles n
01:33'osent pas appeler les secours.
01:34Moi, je le vois en consultation.
01:35Les patientes, elles nous le disent.
01:36Elles disent, j'ai pas appelé les urgences parce que j'avais peur de déranger.
01:39Je pensais que ce n'était pas grave.
01:40Eh bien là, il faut le dire très clairement.
01:42Devant la moindre apparition d'une douleur ou d'une gêne dans la poitrine ou de symptômes évocateurs,
01:47eh bien on appelle le 15 ou le 112.
01:49Surtout si on a un doute, on ne prend aucun risque.
01:51Ce qui est particulier aux femmes aussi, j'ai envie de dire, c'est qu'elles ont une charge mentale
01:54importante.
01:54Donc elles ont les enfants, emmenées à l'école, plein de trucs à faire, les courses à faire.
01:58Elles disent, bon, on verra plus tard.
01:58On prend un rendez-vous chez le médecin.
02:00Non, il ne faut pas prendre rendez-vous chez le médecin.
02:02Non, on ne prend pas rendez-vous parce que chaque minute compte.
02:04Et en fait, c'est le médecin régulateur qu'on appelle qui va évaluer la gravité,
02:08qui va s'il le faut déclencher les secours ou qui va dresser dans la structure la plus adaptée.
02:12Et ça, c'est hyper important pour la prise en charge.
02:14Donc on n'attend pas son médecin qui ne pourra peut-être en plus pas faire les bons tests.
02:17Et surtout, on ne va pas aux urgences soi-même.
02:19On peut avoir un accident en voiture.
02:21Donc vraiment, on appelle le 15 et c'est pareil pour les hommes.
02:23Et on rajoute alors un cas particulier.
02:25J'espère que vous suivez bien.
02:27L'infarctus concernerait surtout les femmes après la ménopause.
02:30Alors c'est encore une catégorie particulière.
02:31Alors c'est vrai que le risque augmente avec l'âge et notamment après la ménopause.
02:34Mais il ne faut pas croire que les femmes plus jeunes sont protégées.
02:37Aujourd'hui, en France, le risque d'infarctus, il augmente en particulier
02:40chez les femmes jeunes avant 65 ans, entre 45 et 65 ans.
02:44Il faut vraiment prendre en considération ce risque.
02:46Alors bien sûr, le terrain compte.
02:48L'âge, mais aussi le diabète, l'obésité, l'hypertension, le cholestérol, les antécédents familiaux.
02:52Mais on peut ne pas être ménopausé.
02:54On peut ne pas avoir de problème de santé et faire un infarctus.
02:57Donc la règle, c'est que devant un signe évocateur, on appelle le 15 pour les hommes et pour les
03:00femmes.
03:00Merci beaucoup, docteur, pour tous ces bons conseils.
03:03On vous retrouve tout à l'heure avec un sujet qui me passionne.
03:05Pourquoi on s'endort plus facilement dans le canapé que dans son lit ?
03:08C'est vrai, ça.
03:08Bah, croyable ! Il va falloir revenir tout à l'heure.
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