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00:10Générique
00:17Bonsoir à tous, c'est l'heure de Soir Info. Bienvenue à vous. Tout de suite, les titres de votre
00:22journal.
00:22Donald Trump a annoncé une reprise du dialogue avec l'Iran ce lundi, mettez rendez-vous et assure qu'il
00:29n'y a pas de négociations en cours dans cette guerre enlisée depuis maintenant cinq mois.
00:38Israël fait part de ses inquiétudes à Washington sur l'accord annoncé par Donald Trump pour lancer la deuxième étape
00:45de son plan de sortie de guerre à Gaza.
00:47Israël qui poursuit ses frappes meurtrières sur le territoire palestinien.
00:55Après l'Espagne et la France, la Grèce est à son tour frappée de plein fouet par les incendies de
01:01forêt.
01:01Il s'agit de l'une des pires crises liées aux incendies de la décennie selon l'Observatoire national grec.
01:15Donald Trump a annoncé une reprise du dialogue avec l'Iran et a averti que le blocus naval contre Téhéran
01:23ne serait levé qu'en cas d'accord ou de capitulation totale.
01:27Mais Téhéran a assuré qu'il n'y a pas de négociations en cours.
01:31Le président américain avait menacé il y a quelques jours de frapper fort la République islamique avant de faire une
01:37nouvelle volte-face et d'annoncer une suspension de ses plans de bombardement massifs.
01:45Et selon les médias américains, Washington envisageait effectivement de nouveaux bombardements au cours du week-end.
01:52CBS News avait notamment mentionné la possibilité de frappes contre des raffineries de pétrole et de centrales électriques.
02:00Trump a dit avoir renoncé à cette nouvelle attaque à la demande de pays de la région.
02:06Il a affirmé que la requête provenait de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar et de l
02:12'Iran lui-même, ce que Téhéran dément, évoquant un nouveau mensonge du président américain.
02:19D'après l'agence de presse officielle saoudienne, le prince héritier saoudien Mohamed Ben Salman a appelé Trump à privilégier
02:26le dialogue afin de réduire les tensions.
02:33Et la réponse de l'Iran est arrivée lors du point de presse hebdomadaire de la diplomatie iranienne.
02:39Nous ne négocions pas avec les États-Unis en ce moment.
02:43Nous négocions avec Oman pour sécuriser un passage dans le détroit d'Hormuz.
02:48C'est ce qu'a affirmé le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.
02:51La veille déjà, ce dernier avait parlé d'un accord proche avec Oman pour rouvrir cette voie cruciale pour le
02:59commerce mondial d'hydrocarbures,
03:01de nouveau verrouillé depuis le protocole d'accord américano iranien qui a volé en éclat début juillet.
03:12Et sachez que l'Iran n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes.
03:18Le sultanat Omane qui avait déclenché la colère de Téhéran en juin en ouvrant une route alternative dans le détroit
03:25n'a pas fait de déclaration pour l'instant.
03:28En attendant la situation dans le détroit d'Hormuz reste tendue, une explosion près d'un pétrolier y a été
03:35rapportée dans la nuit de dimanche à lundi par l'agence de sécurité Maritime Britannique, UKMTO.
03:46Dans le reste de l'actualité internationale, de nouvelles frappes israéliennes à travers la bande de Gaza ont fait au
03:52moins 13 morts selon la défense civile.
03:55C'était dimanche et ce quelques jours après l'annonce d'un accord sur le désarmement du Hamas et le
04:02retrait israélien du territoire palestinien.
04:05Parmi les victimes, un homme et une femme tués et plusieurs autres blessés lorsqu'un hélicoptère militaire israélien a frappé
04:13un appartement au sud d'Al-Balah.
04:15Un homme âgé et un enfant ont eux été tués dans une attaque sur un appartement de l'ouest de
04:20la ville de Gaza.
04:31Israël qui a fait part à Washington de ses inquiétudes sur l'accord annoncé par Donald Trump pour lancer la
04:37deuxième étape de son plan de sortie de guerre à Gaza.
04:41La version rendue publique ne reflète pas la position d'Israël, a déclaré le porte-parole de Ron Spielman.
04:47Il s'agit de la première réaction officielle du gouvernement israélien depuis l'annonce la semaine dernière de cette entente.
04:53Le plan prévoit le désarmement du Hamas de pair avec un retrait progressif d'Israël de la bande de Gaza
05:01dont il contrôle plus de 60% du territoire.
05:08Et de son côté le Hamas avait lui annoncé vendredi déjà avoir accepté la feuille de route élaborée par le
05:15Conseil de paix créé par Donald Trump.
05:17La version rendue publique par cet organe prévoit notamment la fin des opérations militaires des deux parties ainsi que le
05:24démantèlement de l'armement du Hamas.
05:26C'est son stockage par le Comité national pour l'administration de Gaza, un organe palestinien chargé de gérer le
05:35territoire dans une phase transitoire.
05:43Et la Grèce à son tour frappée de plein fouet par les incendies de forêts, de maquis et aussi de
05:50terres agricoles pour Théodore Glanaros, météorologue à l'Observatoire national grec.
05:59La Grèce est sans doute confrontée à l'une des pires crises liées aux incendies de la décennie.
06:05Des avions bombardiers d'eau ont enfin pu décoller grâce à une accalmie du vent en appui aux pompiers qui
06:11luttent au sol contre de multiples incendies dans la région d'Athènes.
06:17Notamment le bilan est pour l'heure de cinq morts.
06:19De nouvelles évacuations des villages proches ont par ailleurs été ordonnées à 45 kilomètres à l'ouest d'Athènes en
06:28plein pictoristique.
06:29Le risque de déclenchement de feux reste très élevé de niveau 4 sur une échelle en comprenant 5 en Attique,
06:38la région de la capitale et dans la baie aussi proche.
06:45En France, d'importants moyens humains et aériens ont été déployés hier en fin de journée à Carcassonne pour lutter
06:52contre un incendie de végétation dans une situation défavorable.
06:56Déclenchée par une voiture en feu sur l'autoroute A61 face aux brasiers.
07:02280 soldats du feu sont mobilisés avec 60 camions d'intervention, 3 canadaires et 2 hélicoptères bombardiers d'eau.
07:10L'incendie qui touche le Var a très peu évolué dimanche en fin de journée et toutes les mesures d
07:16'évacuation préventive de confinement ont été levées en raison de l'évacuation favorable du feu.
07:31Et c'est la période de tous les extrêmes en Europe.
07:35Alors que le vieux continent fait face à de violents incendies, des pays s'enfoncent eux aussi dans une sécheresse
07:42historique.
07:43C'est notamment le cas de l'Allemagne et des Pays-Bas.
07:46Les fleuves sont à sec et le système de digues est menacé, paralysant ainsi le transport de marchandises.
07:53On voit cela en détail avec Papa Aljonsar.
07:59Les images parlent d'elles-mêmes.
08:01Le niveau du hall, la plus importante rivière des Pays-Bas s'effondre en rythme record.
08:07La terre craquelée le long des berges est une illustration parfaite de la sécheresse qui frappe ce pays.
08:13Ce phénomène climatique ralentit le transport fluvial.
08:18Parce qu'il fait très sèque en ce moment, la tourbe perd son humidité et à cause de cela, elle
08:23s'affaiblit.
08:24C'est cette tourbe s'affaiblit et il y a un risque que l'eau s'infiltre à travers la
08:27digue et s'écoule dans le pôle d'air.
08:31Même constat de l'autre côté de la frontière.
08:34Nous sommes en Allemagne.
08:35Le rat, poumon économique du vieux continent, est devenu méconnaissable du fait du changement climatique.
08:41Une situation qui freine l'élan des transporteurs.
08:46Pour le transport fluvial intérieur, cela signifie avant tout que moins de marchandises peuvent être transportées.
08:53Pour donner un exemple très frappant, un navire qui transporterait 2000 à 2500 tonnes de marchandises ne peut plus en
09:01transporter que 400, peut-être 600 tonnes selon sa conception.
09:07Les riverains sont maintenant devenus de 20 spectateurs face à leur terre, qui ne se portent pas au mieux.
09:13La baisse du niveau de l'eau dans les rives inquiète les autorités obligées de réagir pour inverser la tendance.
09:23Si cela revient chaque année et que le problème s'aggrave, le gouvernement doit trouver une solution.
09:29Je crois qu'ils ont déjà creusé ce bateau en 2012.
09:32C'est pour cela que ces bateaux sont à niveau.
09:35Avant cela, quand ils ne l'avaient pas fait, les bateaux étaient très mouillés d'un côté et sec de
09:41l'autre à l'époque.
09:44L'euro face au feu, mais pas que.
09:47La sécheresse avance à pas de géant et menace l'économie bleue.
09:50L'enjeu est désormais crucial pour les riverains qui lancent l'urgence maximale pour protéger ces digues afin d'éviter
09:57le pire lors des crues hivernales.
10:03Sur le continent et direction le Sénégal à présent, où la célébration du Grand Magal de Touba correspond au 18e
10:11jour du mois de Safar.
10:13A eu lieu des millions de fidèles mourides venus du Sénégal et de la diaspora.
10:19Se retrouvent dans la site religieuse pour commémorer le départ en exil en 1895 de Sheikhamadou Bamba, fondateur du moïdisme.
10:28Cette grande célébration religieuse, considérée comme l'une des plus importantes d'Afrique de l'Ouest, mobilise un important dispositif
10:36d'encadrement.
10:37Les détails avec Régis Moukila et Amadou aussi.
10:42Dès le lever du soleil, des milliers de fidèles se sont rassemblés à la grande mosquée de Touba pour célébrer
10:48le Grand Magal.
10:49Cette cérémonie commémore le départ en exil vers le Gabon du guide religieux, cher Amadou Bamba, fondateur du moïdisme.
10:56Elle a débuté par le récital du Coran et des prières.
11:03Venus des quatre coins du Sénégal, les fidèles se réjouissent d'avoir accompli ce pèlerinage.
11:09Moi, ma famille est très mourite.
11:11Du coup, aujourd'hui, on a fait le long trajet.
11:13Mais franchement, M. Rignetouba est quelqu'un qui a beaucoup aidé le Sénégal, surtout dans la religion.
11:18Comme le cher nous l'avait dit, une fois que vous mettez les pieds sur la terre de Touba,
11:24l'ensemble des prières que vous allez effectuer ici aussi, Dieu, Soprano Tala, va l'exaucer.
11:30Le Magal attire également de nombreux visiteurs étrangers.
11:34Parmi eux, ce ressortissant chinois venu découvrir l'enseignement et le message de cher Amadou Bamba Mbake.
11:44Je suis arrivé à Touba ce matin.
11:46Pour moi, cette file représente le cœur de la religion au Sénégal.
11:50Je pense que, comme beaucoup de Sénégalais, la conforie religieuse appelée monhoudisme occupe une place essentielle dans la société.
12:00En venant ici, je peux vraiment comprendre cette religion que j'admirais depuis mon pays,
12:05ainsi que les messages du guide religieux cher Amadou Bamba,
12:08et m'immerger plus profondément dans la culture sénégalose.
12:13Pour assurer le bon déroulement de l'événement, plusieurs dispositifs ont été mis en place.
12:18L'objectif est d'assurer la sécurité et l'accompagnement des millions de pèlerins présents à Touba.
12:27Nous travaillons en étroite collaboration avec les forces de défense et de sécurité,
12:32ainsi qu'avec les sapeurs-pompiers, pour garantir le bon déroulement du Magal.
12:36Malgré les travaux en cours dans la mosquée, des mesures ont été prises pour assurer la sécurité des nombreux pèlerins.
12:46A Touba, les fortes températures compliquent également le déroulement du rassemblement.
12:51La chaleur est d'ailleurs à l'origine de nombreuses consultations médicales.
12:56Il y a beaucoup de malades pour le moment, comme vous avez dit,
12:58avec la force canicule, les diabètes qui décompensent, les hypertendus,
13:02et aussi beaucoup de traumas pour le moment, mais on est en train de gérer.
13:06Cher Amadou Bamba a été envoyé en exil au Gabon en 1895.
13:10Plus d'un siècle après, son message continue de marquer ses disciples
13:14et de participer au rayonnement du mouridisme au Sénégal et au-delà.
13:21Allez, un mot de sport avant de conclure avec la canne féminine.
13:27Les Lyons de l'Atlas affrontent ce soir le Sénégal sur la pelouse du stade Moulaïl Hassan Rabat.
13:34Un match décisif pour le compte de la troisième et dernière journée du groupe A de la canne féminine 2026.
13:42L'objectif est clair pour la sélection marocaine.
13:45Décrocher un troisième succès consécutif pour terminer la phase de groupe en tête.
13:52En cas de succès ou de match nul face au Sénégal,
13:54les marocaines pourront tout de même assurer la qualification.
13:58Le coup d'envoi du match maroc général sera donné au stade Moulaïl Hassan de Rabat dès 21h.
14:11Allez, place tout de suite à l'invité de Soir Info.
14:25Le Maroc veut changer de dimension sur le marché mondial du tourisme d'affaires.
14:30La feuille de route touristique prévoit d'attirer 2,3 millions de visiteurs.
14:34Maïs, comprendre Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions à horizon 2030.
14:42Et pour y parvenir, le Royaume investit dans de nouvelles infrastructures,
14:46notamment un palais de congrès de Saint-Mic-Place à Agadir,
14:50un complexe de 20 000 places à Marrakech, un centre d'exposition à Rabat
14:55et un projet de palais des congrès à Casablanca.
14:58Mais cette ambition intervient alors que les professionnels constatent un ralentissement du tourisme d'affaires,
15:06notamment à Casablanca, où les répercussions des tensions géopolitiques,
15:11les perturbations aériennes également,
15:13et le manque d'infrastructures pèsent sur l'activité.
15:17Alors le Maroc dispose-t-il réellement des moyens de devenir une référence régionale du tourisme de congrès ?
15:26Pour en parler, j'ai le plaisir de recevoir M. Samir Asahlawi Kheldouni,
15:33expert en tourisme, président fondateur du cabinet spécialisé dans l'investissement touristique Coris Consulting.
15:39Bonsoir et bienvenue.
15:42Bonsoir, ravi, merci beaucoup.
15:45Alors pourquoi le tourisme MAIS, comme on l'appelle,
15:48est-il devenu un axe stratégique de la feuille de roue touristique du Maroc ?
15:56Alors vous avez très bien fait de rappeler d'abord ce que c'est que cet acronyme MAIS,
16:01qui est un petit peu le jargon des professionnels.
16:05Vous avez très bien fait de dire MAIS stands for meetings,
16:09c'est-à-dire les réunions, incentives, c'est les voyages de stimulation,
16:13ou voyages récompenses, qui sont organisés par les entreprises pour leurs employés.
16:18Conventions, c'est les congrès, and exhibitions, c'est effectivement les expositions.
16:22Alors ce tourisme d'IMAIS, nous avons raison de nous y intéresser au Maroc parce qu'il est stratégique.
16:28Il crée davantage de valeur que le tourisme de loisirs.
16:33Il réduit, il a cet effet de réduire la saisonnalité,
16:36parce qu'il peut avoir lieu à n'importe quel moment de l'année,
16:38et il renforce la productivité économique du pays, en l'occurrence le Maroc.
16:43Il faut également savoir, et c'est important,
16:45que le tourisme d'affaires de façon générale représente tout de même 10%
16:50des flux touristiques mondiaux, en termes de volume,
16:54mais il représente 20% des recettes du tourisme mondial,
16:59d'où sa plus-value par rapport au tourisme dit normal.
17:03Alors il permet bien sûr de diversifier l'activité touristique,
17:06de remplir les hôtels tout au long de l'année,
17:09en dehors des périodes de vacances, à contrario du tourisme estival par exemple,
17:13qui lui se passe à des périodes très très précises.
17:16Et enfin, il attire une autre catégorie de visiteurs, des entrepreneurs,
17:20des investisseurs, des chercheurs, des décideurs.
17:22Et c'est pourquoi nous avons raison, l'État a raison de s'intéresser
17:26à la promotion du tourisme d'affaires et de congrès,
17:29parce que ça devient une politique d'attractivité,
17:32aussi de rayonnement économique de la politique touristique du Maroc.
17:37Alors on comprend mieux effectivement, oui,
17:3910% du flux du tourisme mondial et 20% des recettes.
17:45On comprend effectivement pourquoi il s'agit d'un segment à forte valeur ajoutée,
17:50alors, mais quand même, on va aller un peu plus loin.
17:53Pourquoi un congressiste ou un voyageur d'affaires génère-t-il davantage de retombées économiques
18:00et puis surtout, quel secteur profite directement du développement de ce fameux tourisme maïs ?
18:09Alors, c'est un segment qui est effectivement différent du tourisme de loisirs
18:15et je vais vous dire un peu pourquoi.
18:16La différence fondamentale, c'est que le tourisme de loisirs, lui, choisit une destination.
18:21On va choisir d'aller en Croatie, d'aller au Maroc, d'aller en France, d'aller aux États-Unis,
18:26alors que le voyageur d'affaires, lui, ne choisit pas vraiment sa destination.
18:30Elle lui est un petit peu imposée, parce qu'il a d'abord un objectif professionnel,
18:35c'est de se rendre à un rendez-vous, une réunion, un congrès qui a lieu à tel endroit.
18:40Mais il appartient à la destination de lui donner envie de prolonger son séjour.
18:47Donc, le tourisme de loisirs est motivé par l'envie de découvrir une destination,
18:51alors que le tourisme dit maïs est motivé par un congrès, une réunion, un salon, une foire, une mission professionnelle.
18:58Alors, le véritable enjeu pour nous, Maroc, c'est d'abord de développer ce tourisme,
19:04c'est l'intention du gouvernement, et donc de transformer ce déplacement professionnel en une expérience touristique.
19:11Mais pour cela, il faut que la destination, Fès, Marrakech, Tangier, Casablanca,
19:18proposent une offre culturelle, gastronomique et de loisirs qui soient attractives.
19:24Et c'est cette capacité à faire rester le congrésiste un jour, deux jours, trois jours, quatre jours de plus
19:30qui crée cette valeur économique du tourisme d'affaires.
19:33Alors, justement, vous en parliez, le gouvernement annonce plusieurs projets majeurs.
19:39J'en parlais en introduction, il y a le palais des congrès d'Agadir, 5000 places,
19:44palais des congrès internationaux de Marrakech, 20 000 places,
19:47le centre d'exposition de Rabat également, projet des palais des congrès à Casablanca.
19:52Est-ce que ces investissements pourront permettre réellement au Maroc de changer de catégorie,
19:59justement, sur le marché international des congrès ?
20:03Écoutez, à ma connaissance, je sais qu'il y a pas mal d'annonces
20:10et des avances très probablement très sincères et concrètes,
20:13mais le seul projet qui, à mon sens, est réellement, concrètement avancé aujourd'hui,
20:19hormis le palais des congrès de Marrakech qui existe depuis plus de 40 ans,
20:23c'est celui d'Agadir.
20:24Alors, pour répondre à la question, oui, ces investissements sont indispensables,
20:29mais ils ne suffiront pas à eux seuls.
20:33On ne construit pas une destination maïs uniquement avec des bâtiments,
20:38mais avec un véritable écosystème qu'il convient de constituer.
20:42Les nouveaux palais des congrès permettront au Maroc d'accueillir des événements de plus grande envergure.
20:47Ça constitue une étape indispensable, mais peut-être insuffisante,
20:51parce qu'une destination maïs performante repose aussi sur une excellente connectivité aérienne variée.
21:00Quand je dis variée, c'est compagnie régulière, compagnie à bas coût, low cost,
21:06mais aussi une offre hôtelière de qualité et de grande capacité.
21:12Également, ce qu'on appelle dans notre jargon des Convention Bureaus.
21:16C'est quoi ces Convention Bureaus ?
21:19Eh bien, c'est une agence de promotion territoriale
21:22dont la mission est d'attirer les congrès et les événements professionnels,
21:27d'accompagner les organisateurs, de coordonner les acteurs locaux,
21:31de renforcer l'attractivité de la destination.
21:33Un Convention Bureau fédère tous les acteurs d'une destination,
21:36collectivité, hôtelier, centres de congrès, compagnies aériennes,
21:41organisateurs d'événements, universités, entreprises,
21:43afin d'attirer les congrès internationaux et d'en garantir la réussite.
21:47Enfin, des destinations, je termine, qui réussissent, et sans aller très loin,
21:52comme Kigali par exemple, Rwanda, Lisbonne ou Barcelone,
21:55ils n'ont pas seulement construit un palais des congrès,
21:57mais elles ont construit une destination attractive capable de donner envie aux congressistes
22:04de venir, de prolonger et de revenir.
22:07Alors, vous parliez à l'instant de Kigali, de Barcelone et d'autres villes ou régions.
22:15Quels sont aujourd'hui les principaux concurrents régionaux ?
22:20Moi, je m'attendais peut-être aussi à Dubaï, Istanbul.
22:24On y vient, on y vient.
22:25Écoutez, je pense que le Maroc ne doit pas…
22:27Si vous permettez, c'est mon humble avis.
22:29Aujourd'hui, vu la taille de notre offre en matière de congrès et de tourisme maïs,
22:35je pense que notre pays gagnerait d'abord à chercher à concurrencer immédiatement
22:40les grandes destinations mondiales comme Vienne, Vegas, Dubaï ou Barcelone.
22:50Mais d'abord, devenir une référence du tourisme maïs peut-être sur notre propre continent,
22:55en Afrique et peut-être dans l'espace méditerranéen.
22:58Alors, certes, vous avez raison, les principales références régionales sont Dubaï,
23:03Abu Dhabi, Istanbul, Barcelone, même le Caire, auxquelles s'ajoutent en Afrique,
23:08qu'attention, j'ai cité tout à l'heure Kigali au Rwanda, Nairobi au Kenya,
23:12le Cap en Afrique du Sud, qui ont construit de véritables écosystèmes maïs.
23:16Alors, comment ils ont réussi ?
23:18Leur réussite repose non seulement sur des infrastructures performantes,
23:21que nous n'avons pas encore aujourd'hui, pour parler franchement, hormis Marrakech,
23:26mais aussi sur une excellente connectivité aérienne.
23:29Je l'ai dit tout à l'heure et j'insiste là-dessus,
23:31une stratégie de promotion internationale et ces fameux convention bureaux dont j'ai parlé tout à l'heure.
23:36Alors, nous avons les atouts pour rejoindre ce cercle,
23:39mais la stratégie qui serait la plus pertinente, à mon avis,
23:44c'est de consolider d'abord une position de leadership africain,
23:50faire de l'Afrique un petit peu notre laboratoire,
23:53avant de viser progressivement les plus grandes destinations mondiales.
23:57D'accord.
23:58Alors, on parle déjà de l'échelle continentale.
24:02Et si vous permettez, on va revenir peut-être à Casablanca,
24:06qui est la capitale économique du royaume.
24:10Casablanca reste la première destination du tourisme d'affaires nationales.
24:14Pourtant, les hôteliers, et vous en parliez tout à l'heure,
24:19parlait d'une baisse des réservations, d'annulations,
24:23l'absence d'un véritable palais des congrès.
24:25Vous le disiez, il y a celui de Marrakech, qui est pour l'instant le seul.
24:30Comment expliquer ce paradoxe ?
24:32Comment, peut-on dire que Casablanca est aujourd'hui, je ne sais pas,
24:37sous-équipée, peut-on dire, par rapport à son poids économique ?
24:40Il y a un décalage en fait par rapport à cet écosystème
24:44et à cette connectivité dont vous parliez tout à l'heure ?
24:49D'accord, merci.
24:50Il y a plusieurs paramètres dans votre question.
24:51Je commencerai par, vous avez dit, vous avez parlé tout à l'heure
24:54de baisse de fréquentation, de choses comme ça sur Casablanca.
24:58Je ne parlerai pas d'une baisse, je parlerai plutôt d'une stagnation.
25:03Casablanca continue de gagner des nuités,
25:07mais en fait moins vite que le reste du Maroc.
25:12La part de marché de Casablanca dans les nuités nationales
25:17n'évolue donc pratiquement plus,
25:20ce qui se traduit en un essoufflement relatif
25:23plutôt qu'à un véritable recul.
25:25Alors, j'ajoute qu'au-delà du fait que,
25:28contrairement à Marrakech, que vous citiez tout à l'heure,
25:31qui est une destination purement touristique
25:33et qui, elle, dispose d'un palais des congrès depuis plus de 40 ans,
25:36le véritable paradoxe de Casablanca,
25:38c'est qu'elle ne dispose toujours pas d'un palais des congrès
25:41et des expositions alors qu'elle est la première métropole économique du pays,
25:455 millions d'habitants.
25:48Mais bon, si vous permettez, je me permettrais un bémol.
25:53Casablanca n'a pas encore pleinement construit son attractivité
25:58comme destination de séjour pour les voyageurs d'affaires,
26:01qu'ils soient nationaux, régionaux ou internationaux.
26:04Elle dispose certes d'atouts j'y habite,
26:07c'est une ville que je connais bien,
26:08elle dispose d'atouts exceptionnels,
26:11capital économique, premier hub aérien du pays,
26:14principal centre d'affaires du royaume,
26:16mais l'offre touristique de la ville reste insuffisamment organisée
26:21et mise en valeur pour insister les congressistes à prolonger leur séjour
26:25alors qu'elles disposent d'un art déco exceptionnel,
26:28Médina, animation nocturne, une histoire internationale,
26:32elle pourrait avoir une muséographie extraordinaire.
26:35Alors, au-delà du potentiel futur,
26:37ou du futur palais des congrès s'il en est,
26:40et bien que des efforts considérables,
26:43je dois le souligner quand même,
26:44sont faits depuis quelques temps pour embellir Casablanca,
26:48à part notamment la libération du front de mer,
26:52il faut le dire, un peu comme le Caire,
26:56Casablanca souffre d'une forme de,
26:57si je puis me permettre,
26:59j'espère que vous ne me trouverez pas trop sévère,
27:00mais les Casablanquais se reconnaîtront peut-être dans ce que je dis,
27:03souffrent d'une certaine forme de chaos
27:05en matière de mobilité,
27:08notamment les deux roues,
27:10un peu d'incivisme sur les routes,
27:13les espaces publics,
27:14donc c'est une ville qui doit soigner sa signalétique,
27:16la qualité de son parcours urbain,
27:18et surtout,
27:20c'est quelque chose que je répète souvent à Casablanca,
27:23auprès des professionnels,
27:24elle doit créer de véritables zones d'intérêt touristique,
27:27on ne peut pas vendre Casablanca,
27:28c'est 5 millions en même temps,
27:30il faut repérer un certain nombre de zones d'intérêt touristique
27:33et les mettre en valeur.
27:35On va parler de tout autre chose maintenant,
27:37un autre facteur,
27:38les professionnels évoquent aussi les tensions au Moyen-Orient
27:42et les perturbations du coup du transport aérien
27:45et un ralentissement des déplacements professionnels.
27:49Le contexte géopolitique maintenant,
27:51c'est de ça dont il se l'agit,
27:53pèse-t-il réellement sur le tourisme d'affaires mondial aujourd'hui ?
27:59Oui, si vous faites allusion au détroit d'Ormuz,
28:03à l'Ukraine, au Proche-Orient,
28:06le contexte géopolitique influence le tourisme d'affaires,
28:09mais il s'agit davantage d'un ralentissement conjoncturel
28:13que d'une remise en cause durable du tourisme d'affaires.
28:18Les tensions géopolitiques et les perturbations du transport aérien,
28:21par exemple, ou sa cherté, comme c'est le cas actuellement,
28:25peuvent entraîner et entraînent des reports
28:27ou des annulations ponctuelles de certains événements internationaux.
28:29Mais, croyez-moi, le tourisme d'affaires reste avant tout une industrie de confiance.
28:35Les organisateurs privilégient les destinations stables,
28:38sûres, accessibles et bien connectées.
28:40C'est notre cas, alhamdoulilah.
28:41On bénéficie aujourd'hui de cette image.
28:44Les crises passent, vous savez,
28:46mais une réputation durable de stabilité demeure.
28:49C'est pourquoi notre pays conserve de solides perspectives
28:53de développement sur le marché du maïs ou du tourisme d'affaires.
28:57D'accord.
28:58Alors, l'objectif 2030 est-il réaliste ?
29:03Selon vous, le Maroc vise 2,3 millions de visiteurs maïs d'ici 2030 ?
29:12Oui.
29:12Je vous disais tout à l'heure que le tourisme d'affaires
29:15représente 10% du tourisme mondial et 20% des recettes mondiales.
29:20Alors, si le gouvernement…
29:22Je n'ai pas entendu d'annonce officielle,
29:24mais je crois que ça fait l'objet d'une communication au Parlement.
29:26Si le gouvernement vise 2,3 millions de visiteurs maïs en 2030,
29:31ça me paraît logique parce que ça ferait à peu près 10%
29:36du volume global des touristes à ce moment-là.
29:39Mais il faudra, attention, ne pas perdre de vue
29:42les 20% de recettes touristiques que cela devra constituer.
29:46Alors, on dispose, oui, oui, oui.
29:48L'objectif est atteignable parce qu'on dispose d'atouts solides,
29:51une position géographique stratégique exceptionnelle,
29:55une stabilité reconnue, comme je l'ai dit tout à l'heure,
29:57une bonne connectivité aérienne et cette fameuse dynamique
30:01créée par la Coupe du Monde 2020,
30:03qui est un accélérateur, disons, d'infrastructures.
30:07Mais, je le répète, les infrastructures ne suffisent pas.
30:12Il faudra créer ces fameux Convention Bureau.
30:15Ils sont chargés d'aller chercher les grands congrès internationaux.
30:18D'accompagner les organisateurs, de coordonner les acteurs locaux.
30:21Il faudra aussi mettre en tourisme les villes.
30:24J'insiste beaucoup là-dessus.
30:26Mettre en tourisme les villes, appeler à accueillir ces congrès.
30:31Alors, si nous combinons infrastructure,
30:34Convention Bureau's Performance,
30:36quand je dis infrastructure, ce n'est pas des congrès et des exhibitions.
30:39Promotion internationale et destination véritablement attractive.
30:41Alors, oui, l'objectif de 2,3 millions de touristes d'affaires MICE sera atteint
30:47et sera peut-être même dépassé.
30:49Il sera même dépassé.
30:51Donc, c'est un objectif qui vous paraît tout à fait atteignable
30:55si, au-delà des infrastructures,
30:59plusieurs leviers concrets sont actionnés,
31:03comme la collectivité aérienne, la capacité hôtelière,
31:07la promotion internationale
31:08et aussi peut-être des grands salons internationaux ?
31:13Exact, exact.
31:16Il y a un certain nombre de leviers,
31:17vous avez dit le terme, qu'il faut actionner.
31:20À mon sens, le premier levier,
31:23c'est la connectivité aérienne.
31:26Aujourd'hui, Marrakech, c'est la ville
31:27qui est la mieux connectée au monde.
31:29D'où son succès,
31:31en tant que destination MICE
31:33et en tant que destination aux oisirs.
31:35Mais si vous prenez une destination comme Casablanca,
31:37qui mérite son palais des congrès,
31:39et qui mérite un positionnement
31:41en tant que destination MICE,
31:43et bien qu'elle soit la porte d'entrée du Maroc
31:46au plan de la connectivité aérienne,
31:48Casablanca ne reçoit pas de compagnie low-cost.
31:50Or, les congressistes ne voyagent pas qu'en première classe.
31:53Ils utilisent aussi les compagnies à bas coût.
31:56Un second levier,
31:57c'est ces fameux Convention Bureau dont j'ai parlé.
32:00Le troisième levier,
32:01c'est une dernière fois
32:03la mise en tourisme des destinations.
32:06Et puis, chaque grande ville
32:07doit jouer sa vocation propre.
32:09Je vous donne quelques exemples.
32:10Casablanca, si vous le permettez,
32:12Casablanca,
32:13capitale économique et financière,
32:15devrait se positionner,
32:16ou pouvoir se positionner,
32:18sur les congrès économiques, financiers,
32:19et les grands salons professionnels.
32:22Rabat,
32:23qui aura son palais des congrès,
32:25c'est la capitale institutionnelle,
32:27diplomatique,
32:27universitaire,
32:28scientifique,
32:30est-ce fait pour les congrès internationaux,
32:33académiques,
32:33institutionnels.
32:34Tanger,
32:35plateforme industrielle,
32:36logistique portuaire,
32:37salon industriel,
32:38maritime,
32:38logistique.
32:39Marrakech,
32:40Agadir,
32:41c'est des incentives,
32:42des voyages de récompense,
32:43de simulation.
32:44J'ajouterais Fès,
32:45qui a une grande place à prendre
32:47en matière de tourisme de congrès
32:48pour les congrès
32:49cultuels,
32:51c'est-à-dire à la fois culturels
32:52et de culte,
32:54et le tourisme patrimonial,
32:56universitaire,
32:57scientifique.
32:57Je citerai une dernière ville
32:58qui me semble intéressante,
32:59c'est Essaouira,
33:00pas pour de grands congrès,
33:02mais du fait de son authenticité,
33:05sa créativité
33:05pour des séminaires de dirigeants,
33:07de comité de direction,
33:08etc.
33:08Sa spécificité aussi.
33:11Absolument,
33:12absolument.
33:13Absolument.
33:14Une toute dernière question,
33:17si vous permettez,
33:19on arrive à la fin de l'entretien,
33:20mais ça nous intéresse quand même,
33:22est-ce qu'il faudrait peut-être aussi
33:26simplifier l'organisation des événements
33:28et un dernier mot très, très rapide
33:30sur la qualité du service
33:32globalement au Maroc ?
33:35C'est la clé de voûte, madame.
33:37C'est la clé de voûte.
33:39Je veux dire,
33:40c'est la condition primordiale
33:42et le tourisme est avant tout
33:44une activité,
33:46une industrie humaine.
33:49Donc, on aura beau construire
33:50les plus beaux palais des congrès,
33:52les plus beaux hôtels,
33:54ce ne sont pas les infrastructures
33:55qui comptent,
33:56ce sont les gens qui officient
33:58et qui s'adressent à nos visiteurs.
34:00Donc, vous me jetez,
34:03vous mettez un pont d'or
34:05pour dire un mot
34:05sur la formation professionnelle
34:07et c'est la clé de voûte
34:09de la réussite de notre tourisme
34:11et de la réussite
34:12de tous les secteurs d'activité
34:14qui feront l'avenir
34:15de notre beau pays.
34:16Merci, merci infiniment
34:17d'avoir répondu à nos questions.
34:18Monsieur Samir Sahraoui,
34:20Khaldoumi,
34:21donc expert en tourisme,
34:23président fondateur du cabinet
34:25spécialisé dans l'investissement
34:26touristique,
34:27Chorus Consulting.
34:28Merci.
34:30Merci à vous.
34:33Et tout de suite,
34:33c'est le journal de l'économie
34:34en compagnie de Jonas Benzine.
34:47A la une de l'actualité économique
34:49de ce lundi,
34:50une nouvelle qui va directement peser
34:52sur le budget des automobilistes.
34:54Les prix des carburants
34:55repartent nettement à la hausse.
34:57Depuis dimanche,
34:58les distributeurs ont appliqué
34:59une hausse d'un dirham par litre
35:01aussi bien sur le gasoil
35:02que sur l'essence.
35:03Le litre de gasoil
35:04avoisine désormais
35:0514 dirhams 30.
35:07L'essence super atteint
35:09et l'environ 15 dirhams 24 le litre.
35:12Des niveaux qui peuvent varier légèrement
35:14selon les régions
35:14et les réseaux de distribution.
35:16A peine trois semaines
35:17après la précédente révision,
35:19cette augmentation confirme
35:21que le mouvement de baisse
35:22observé en juin
35:23et au début du mois de juillet
35:24est désormais terminé.
35:33Direction le secteur
35:35bancaire où le déficit de liquidité
35:38recule légèrement
35:39à la fin du mois de juillet.
35:40Selon BMCE Capital Global Research,
35:43le déficit moyen
35:44de liquidité bancaire
35:46s'est établé
35:46à 138 milliards de dirhams
35:48entre le 23 et le 30 juillet,
35:50soit un allègement
35:51de 3,66%
35:52par rapport
35:53à la semaine précédente.
35:54Une évolution
35:55qui intervient
35:56dans un contexte
35:57de réajustement
35:58des interventions
35:59de Bankal Marib
35:59sur le marché monétaire.
36:01Le volume des avances
36:02à 7 jours
36:03devrait être porté
36:04à 53,9 milliards
36:06contre 44,1 milliards
36:08de dirhams auparavant
36:09afin d'accompagner
36:10les besoins
36:11de liquidité
36:11du système bancaire.
36:17Capé maintenant
36:18sur les marchés internationaux
36:19de l'énergie.
36:20Les cours du Brut
36:21ont nettement décroché
36:22ce lundi.
36:23Les investisseurs
36:24ont salué
36:24l'annonce
36:25du président américain
36:26Donald Trump
36:27qui affirme suspendre
36:28les bombardements
36:29contre l'Iran
36:30et vouloir reprendre
36:31les discussions
36:31avec Téhéran.
36:32Sur les marchés,
36:33le Brent de la mer du Nord
36:35recule de 4,59%
36:37à 83 dollars.
36:38Le pétrole américain
36:39West Texas, lui,
36:41perd à 5,57%
36:43pour revenir
36:44à 79 dollars.
36:46Les opérateurs
36:46anticipent
36:47un possible
36:48apaisement
36:48des tensions
36:49même si les incertitudes
36:51restent nombreuses.
36:52Le détroit d'Urmuz
36:53demeure l'un des principaux
36:55points de vigilance.
36:56Téhéran affirme
36:56poursuivre
36:57des discussions
36:58avec Oman
36:58afin de sécuriser
37:00la navigation
37:00dans ce passage stratégique
37:02pour le commerce mondial
37:03des hydrocarbures.
37:13Autre indicateur
37:14très attendu,
37:15l'évolution
37:16des prix en Turquie.
37:17L'inflation
37:18marque un nouveau
37:18ralentissement.
37:19Selon les statistiques
37:20officielles,
37:21la hausse des prêts
37:22à la consommation
37:22atteint 31,7%
37:24sur un an en juillet
37:25contre 32,1%
37:27en juin.
37:28Les dépenses
37:29liées à l'éducation,
37:30à la santé,
37:31au logement
37:31et à l'alimentation
37:32continuent d'afficher
37:33les progressions
37:34les plus importantes.
37:35Sur un mois,
37:36l'inflation accélère
37:37même à 1,7%
37:38contre 0,9%
37:40le mois précédent,
37:41signé que les tensions
37:42sur les prix
37:43restent bien présentes.
37:49Et on termine ce journal
37:50avec un signal
37:51encourageant pour l'économie
37:52américaine.
37:53L'industrie retrouve
37:54de l'élan.
37:55L'indice PMI manufacturier
37:56atteint 55,6%
37:58en juillet.
37:59C'est son niveau
38:00le plus élevé
38:00depuis mai 2022
38:02et un résultat supérieur
38:03aux prévisions
38:04des analystes.
38:05Une performance
38:05portée par une nette
38:07accélération
38:07de la production
38:08et des commandes.
38:09Les nouvelles commandes
38:10restent orientées
38:11à la hausse
38:12et la production
38:13enregistrera
38:14l'une de ses meilleures
38:15performances
38:15de ces dernières années.
38:17Autre signal positif,
38:19l'emploi manufacturier
38:20repasse en territoire
38:21de croissance
38:22pour la première fois
38:22depuis 33 mois.
38:24Enfin,
38:24l'indice des prix
38:25recule légèrement
38:26grâce à la baisse
38:27des prix de l'énergie
38:28observée au début
38:29du mois de juillet
38:30même s'il demeure
38:31à un niveau élevé.
38:32Des indicateurs
38:33qui témoignent
38:34d'une activité
38:34industrielle américaine
38:36plus robuste
38:37qu'attendue.
38:40Voilà,
38:41et dans l'invité
38:41culture de ce soir,
38:43Meryem Hamlichi
38:44reçoit Selma Negim,
38:47galeriste
38:48et curatrice organe.
39:02Mesdames et messieurs,
39:03bonjour et bienvenue
39:05dans l'invité culture.
39:06Mon invité aujourd'hui
39:07tisse un dialogue
39:08invisible mais puissant
39:09entre la toile
39:10et le regard
39:11entre l'artiste
39:12et l'émotion pure.
39:14Être galeriste,
39:15pour elle,
39:16c'est d'abord
39:16savoir écouter,
39:18écouter le murmure
39:19de la matière,
39:20le doute
39:20qui s'entre sur la toile
39:22et cette urgence
39:23de créer
39:24qui anime
39:25les artistes
39:26qu'elle accompagne.
39:27sous son regard complice,
39:29l'espace d'exposition
39:30devient une page blanche
39:31où les volumes
39:32et les couleurs
39:33s'agencent
39:34comme les mots
39:35d'un poème
39:36en devenir.
39:36Elle est cette passeuse
39:38essentielle
39:39qui transforme
39:40l'éphémère
39:41d'une exposition
39:42en une empreinte durable
39:44dans nos mémoires.
39:45Selma Negim,
39:46bonjour à vous,
39:47c'est un plaisir
39:47de vous avoir avec nous
39:48aujourd'hui.
39:49Bonjour Negim,
39:50merci pour l'invitation.
39:51Vous êtes galeriste,
39:53curatrice également,
39:54cofondatrice
39:55de la galerie Art First
39:56et justement,
39:57on va en parler
39:57de votre galerie
39:58qui se distingue
39:59par sa volonté,
40:01on va dire,
40:01de décloisonner
40:02l'art contemporain.
40:05Comment transcrivez-vous
40:06cette philosophie
40:07aujourd'hui
40:07au quotidien,
40:08justement,
40:09dans cet espace ?
40:10Alors,
40:10Negim,
40:11Art First Galerie
40:12est née vraiment
40:13d'une volonté
40:14d'accompagner
40:15les artistes marocains
40:15d'abord.
40:16Donc,
40:17avec Simou Ahmed Aït Salami,
40:18mon associé,
40:19on a décidé
40:19de fonder cette galerie
40:21en 2020.
40:22Et donc,
40:23en fait,
40:24le point fort,
40:25en tout cas,
40:25de cette galerie d'art,
40:26déjà,
40:26c'est que c'est
40:26une galerie d'art itinérante.
40:28Donc,
40:28on est allé
40:29sur un modèle économique
40:30un peu différent
40:30des galeries
40:31qu'on peut voir
40:31sur la place.
40:32Et surtout,
40:33on a commencé
40:34avec la scène émergente
40:35marocaine.
40:36On a accompagné
40:36les jeunes artistes,
40:38notamment dans la photographie,
40:39dans la peinture,
40:40dans la sculpture aussi.
40:41Et puis,
40:41on est allé ensuite
40:42vers des artistes
40:43un peu plus confirmés.
40:44On continue d'accompagner,
40:45bien sûr,
40:46les artistes émergents
40:47puisque c'est un peu,
40:48on va dire,
40:48notre ligne conductrice.
40:50Mais on accompagne aussi
40:51des artistes confirmés
40:53de la scène marocaine,
40:55de la scène africaine
40:56de manière générale.
40:58Donc,
40:58par exemple,
40:58actuellement,
40:59nous avons une exposition
41:00de l'artiste
41:01Soumya Gellel,
41:03une rétrospective
41:04qui revient
41:04sur 25 ans de carrière.
41:06Donc,
41:06on en est très fiers.
41:07On a également
41:08travaillé
41:09sur une collection
41:11particulière
41:12de l'artiste
41:13Fatna Gbouri.
41:14Et on continue
41:15d'accompagner
41:15des artistes
41:16qui nous sont chers
41:17comme Raja Atlassi,
41:18par exemple,
41:19qui n'avait pas exposé
41:19depuis un certain nombre
41:21d'années,
41:21qui est revenu
41:22avec un nouveau travail.
41:23Donc,
41:24on est très heureux
41:25d'avoir vraiment été
41:25dans les prémices,
41:27finalement,
41:27de ce travail-là.
41:29Je dirais
41:30qu'aujourd'hui,
41:31on est là surtout
41:32pour accompagner
41:33d'abord nos artistes,
41:35de les accompagner
41:36aussi en atelier,
41:37que ce soit,
41:38bien sûr,
41:39dans le processus
41:39de création.
41:41mais puis ensuite,
41:42bien sûr,
41:43de pouvoir les exposer
41:44en partenariat
41:45avec des institutions,
41:47donc pas seulement
41:47qu'au niveau
41:48de Art First,
41:49mais en collaboration
41:50avec des fondations
41:52et des institutions
41:53pour pouvoir vraiment
41:54leur donner
41:55la place qu'ils méritent.
41:56parce que vous parlez
41:57justement d'accompagnement
41:59des artistes.
42:00Un galerie,
42:01c'est un petit peu
42:01l'essence de son travail
42:03et ça passe par
42:04une certaine relation
42:07qui se crée,
42:08un climat de confiance également.
42:10Parlez-nous un petit peu
42:11de cette relation
42:11que vous avez
42:12avec vos artistes.
42:14Effectivement,
42:15c'est d'abord
42:15une relation
42:16de confiance.
42:17Accompagner un artiste,
42:18ça se fait vraiment
42:19sur le long terme.
42:20On commence déjà
42:21par instaurer
42:22un climat de confiance,
42:23se sentir à l'aise
42:24parce que c'est important
42:25que l'artiste
42:26soit aussi à l'aise
42:28avec son galerie,
42:29ce qu'il a envie
42:29de collaborer avec lui
42:30et d'obtenir aussi
42:31tous les conseils possibles.
42:33Moi,
42:33ça me fait plaisir
42:34quand je me retrouve
42:34en atelier
42:35et que l'artiste
42:36me demande
42:37de le conseiller,
42:38de le guider,
42:40de l'accompagner.
42:41Alors bien sûr,
42:42le dernier mot
42:42revient à l'artiste
42:43et je ne supporte pas
42:45donner des directives
42:46à un artiste
42:47ou lui dire
42:48voilà ce qui fonctionne,
42:49voilà ce qui est bon
42:50pour le marché de l'art.
42:52Moi,
42:52je pense que
42:53ce n'est pas
42:53la bonne méthode.
42:54Ça,
42:55c'est quelque chose
42:55qui peut vraiment
42:56au contraire
42:57casser l'artiste
42:58dans son élan,
42:59ne pas le mettre à l'aise.
42:59C'est au contraire
43:00l'écouter.
43:01On est beaucoup
43:02dans l'écoute
43:02et puis ensuite,
43:04moi,
43:04ça me fait plaisir
43:05de travailler
43:05avec des artistes
43:06qui ont envie
43:08de donner en fait,
43:08qui ont envie
43:09de transmettre.
43:10on n'est pas là
43:11seulement pour vendre
43:12mais on est là aussi
43:12pour justement
43:16accompagner les visiteurs
43:17aussi,
43:17pas seulement
43:18les collectionneurs
43:19mais il y a des passionnés
43:21qui sont là,
43:22qui ont envie
43:22d'apprendre
43:23sur l'art marocain,
43:24qui ont envie
43:25de connaître nos artistes
43:26et nous,
43:26c'est ça en fait,
43:27c'est vraiment
43:28de mettre les artistes
43:29en confiance.
43:30Alors,
43:30il y en a qui ne sont pas
43:31toujours prêts
43:32à exposer,
43:33qui ont cette peur
43:34ou qui ont cette crainte.
43:35Surtout les artistes émergents,
43:37j'imagine.
43:37Surtout les artistes émergents
43:38et donc,
43:39on est là souvent
43:39pour leur donner aussi
43:40un premier souffle.
43:42On a monté en tout cas
43:44le premier solo show
43:45à Casablanca
43:46de l'artiste
43:46Nordie Noirim
43:47il y a quelques mois
43:48au American Art Center.
43:49Alors,
43:50c'est un artiste
43:50que je côtoie
43:52depuis un certain nombre
43:54d'années,
43:54que j'ai vu évoluer,
43:56que j'ai vu
43:56dans des expositions
43:57collectives,
43:58mais j'ai toujours vu en lui
44:00vraiment un artiste
44:02excellent
44:03avec un devenir incroyable.
44:04C'est un artiste
44:04qui touche la matière,
44:06qui travaille vraiment
44:06exclusivement
44:07sur la matière.
44:08Il n'y a quasiment
44:09pas de peinture
44:09dans son travail.
44:10On est vraiment
44:11dans l'organique,
44:12on est dans la show,
44:13on est dans le charbon.
44:15Et ça m'intéresse
44:16beaucoup de voir aussi
44:17les artistes surpasser,
44:19aller vraiment
44:20vers autre chose,
44:21nous proposer
44:22de l'innovation,
44:23de la recherche.
44:24Les artistes
44:25qui sont dans la recherche
44:26et lorsque je suis allée
44:28en atelier,
44:29que j'ai vu toute la recherche
44:30derrière son travail,
44:31ses croquis,
44:33ses travails de recherche
44:34autour de la matière,
44:35c'est incroyable.
44:36C'est incroyable en fait.
44:38On a envie d'exposer ça,
44:39on a envie de montrer
44:40au public marocain,
44:42aux collectionneurs,
44:42aux institutions,
44:43aux passionnés,
44:44voilà ce qu'on est capable
44:45de faire,
44:46voilà ce que nos artistes font.
44:47Et en tant que marocaine,
44:50j'ai une envie
44:52de mettre en avant
44:53notre identité,
44:54notre patrimoine.
44:57Je vous ai entendu le dire,
44:58vous adorez les cafetans,
45:00vous adorez la musique,
45:02vous adorez un petit peu
45:04tout ce qui est lié
45:05à ce patrimoine riche
45:07qui est le nôtre.
45:08Exactement.
45:10Et justement,
45:11toujours pour rester
45:12dans cette continuité
45:13de la relation
45:13avec l'artiste,
45:14le travail en atelier,
45:16les prémices
45:16avant l'exposition,
45:18comment déjà
45:19cette première décision,
45:21celle de choisir
45:21un artiste
45:22à exposer,
45:23se fait ?
45:25Déjà,
45:25je fonctionne
45:27au coup de cœur.
45:28C'est-à-dire,
45:29vraiment,
45:29je me fie
45:30à mon regard
45:32artistique.
45:33je ne suis pas...
45:34Ça ne fait pas 20 ans
45:35que je suis dans le domaine,
45:36mais c'est vrai
45:37que je viens
45:37d'un autre domaine
45:38et ce métier,
45:39je le fais d'abord
45:40par passion
45:40et par amour.
45:42Donc,
45:42je me fie déjà
45:43à mon instinct,
45:44je suis quelqu'un
45:44qui voyage énormément,
45:46qui contemple
45:47beaucoup de foires d'art,
45:49de biennales,
45:50je reviens
45:50de la biennale de Venise.
45:54je suis quelqu'un
45:54qui côtoie
45:57beaucoup
45:58d'événements artistiques,
46:00beaucoup d'ateliers
46:01à l'international aussi,
46:02ce qui permet
46:03un peu d'aiguiser
46:04mon regard.
46:04Déjà,
46:04je me documente énormément.
46:06Et puis,
46:06la deuxième des choses,
46:07bien sûr,
46:07on regarde le parcours
46:08de l'artiste.
46:09Alors,
46:09si l'artiste,
46:10bien sûr,
46:11a fait partie de...
46:11Quand il s'agit
46:12d'un artiste confirmé,
46:13s'il a fait partie
46:13de collections marocaines,
46:16internationales,
46:17son parcours,
46:17ses expositions,
46:20mais le travail
46:21avec un artiste,
46:22c'est déjà
46:22le travail de confiance,
46:24c'est déjà
46:24se fier à son regard
46:26et surtout,
46:30ce que je regarde,
46:31finalement,
46:31c'est ce que l'artiste
46:32a envie de nous transmettre.
46:34Alors,
46:34quand on est
46:35dans l'art abstrait,
46:36ce n'est pas la même chose
46:37que dans le figuratif.
46:38Quand on est dans la photographie,
46:39c'est encore autre chose.
46:41Finalement,
46:41chaque domaine
46:42est très différent
46:43et c'est d'abord
46:45une relation
46:46d'amitié,
46:47une relation
46:48de confiance
46:49qui naît
46:50et qui,
46:51finalement,
46:52s'alimente
46:53de jour en jour
46:54et finalement,
46:55ce n'est pas
46:56une seule visite
46:57à un atelier.
46:58C'est plusieurs visites,
47:00c'est plusieurs échanges,
47:03de comprendre aussi
47:04leurs recherches aussi.
47:06Quels sont ces moments
47:06que vous préférez,
47:07justement,
47:08qui sont en off,
47:10derrière la magie
47:11de ces vernissages
47:12et de ces espaces
47:13une fois qu'ils sont exposés,
47:15l'ombre de l'atelier,
47:16justement ?
47:17Quel moment préférez-vous
47:18dans tout le processus,
47:20finalement ?
47:21Alors déjà,
47:21c'est la première rencontre.
47:22Elle est toujours
47:23très spéciale.
47:24Quand vous rentrez en atelier,
47:26il y a peut-être
47:26des choses
47:27que vous avez vues
47:28lors d'expositions
47:29ou dans le portfolio
47:31que vous a transmis
47:32l'artiste,
47:32etc.
47:33Mais quand vous arrivez
47:35en atelier,
47:36il y a des choses
47:36que vous découvrez.
47:37Donc,
47:37il y a toujours
47:37cette magie
47:38du premier regard,
47:40cette magie
47:40de la découverte.
47:41Et donc,
47:41c'est comme
47:42quand vous vous rendez
47:43en musée
47:43et que vous voyez
47:44une œuvre
47:44pour la première fois.
47:45C'est exactement
47:46la même magie
47:47qui s'opère
47:47en atelier.
47:49Et puis,
47:50je dirais,
47:51quand on commence
47:51à travailler,
47:52quand vous découvrez,
47:53finalement,
47:54il y a un moment
47:54où vous laissez
47:55l'artiste travailler.
47:56Alors,
47:56ça peut durer
47:57plusieurs mois,
47:58ça peut durer
47:58plusieurs années.
47:59Et quand vous regardez
48:02au bout d'un certain nombre,
48:04pour un certain temps,
48:05quand vous commencez
48:06à découvrir,
48:06finalement,
48:07ce que va être
48:08le travail exposé.
48:10et là,
48:10il y a forcément
48:11un échange
48:11qui se crée
48:12avec l'artiste,
48:13mais on commence
48:13à avoir,
48:14finalement,
48:14le résultat
48:16de l'exposition
48:18qui va naître.
48:19Et donc,
48:19après,
48:19bien sûr,
48:19le travail curatorial
48:20commence,
48:21les recherches
48:21commencent.
48:22Et une profondeur
48:23des liens également,
48:24j'imagine,
48:25une profondeur
48:25dans la relation
48:26suite
48:27à ces nombreuses années.
48:29Toutes ces années,
48:30finalement,
48:31quand on expose
48:32à l'artiste,
48:32finalement,
48:33c'est toutes les années
48:34aussi de recherche
48:35et de travail
48:35qui sont derrière.
48:36Et c'est comment aussi
48:37recouper finalement
48:38tout cela
48:39avec mon propre
48:41travail de recherche.
48:42Donc là,
48:43vous rentrez,
48:44souvent,
48:44j'aime beaucoup associer
48:45mon travail de recherche
48:46avec la littérature,
48:47avec la poésie,
48:48aller voir aussi
48:49ce qu'ont fait
48:50d'autres artistes
48:51dans le même,
48:52on va dire,
48:53dans le même univers,
48:54essayer de comprendre
48:56aussi
48:56où l'artiste
48:57veut nous emmener.
48:59Alors,
48:59l'écouter,
48:59c'est essentiel,
49:00ça peut durer des heures
49:01et ce moment aussi
49:02est très important
49:03pour moi.
49:04Parce que c'est un moment
49:05où on apprend
49:05beaucoup de choses
49:06donc je prends note.
49:08Je prends note
49:09au fur et à mesure
49:11et c'est peut-être
49:12le moment
49:13le plus important,
49:15le moment où vous êtes
49:16à l'écoute
49:16de l'artiste
49:17ou ne faites que l'écouter,
49:18que la phase de recherche
49:19vient après finalement.
49:20Et c'est ce qui définit
49:21un petit peu l'âme,
49:22on va dire,
49:23Cora,
49:23cette exposition
49:24que vous préparez.
49:25Tout à fait,
49:25tout à fait.
49:26Alors,
49:26on a travaillé
49:27sur des expositions
49:28collectives,
49:28c'est très différent.
49:29On a travaillé
49:30sur la femme en Afrique,
49:31sur l'identité féminine
49:32en Afrique.
49:33Là,
49:34c'était super
49:34parce qu'on a eu
49:3525 artistes
49:36qui ont pris part
49:36au process.
49:38Mais c'est très différent
49:39quand vous travaillez
49:40sur un solo show
49:41comme on l'a fait
49:42avec Soumya Jalel
49:43qu'on expose dernièrement
49:44sur l'art textile
49:45et l'art textile
49:46nous emmène encore
49:47vers des recherches
49:48assez incroyables.
49:49Avec Atlassie aussi,
49:51on a travaillé
49:51sur l'âme,
49:52on a travaillé
49:52sur l'universel,
49:54sur le noir,
49:55le noir absolu.
49:56Donc,
49:56ça vous emmène
49:57dans des recherches
49:58qui sont assez incroyables.
50:01Et finalement,
50:02j'emmagasine tout ça
50:03et puis,
50:05c'est assez riche
50:06en fait finalement.
50:07C'est très riche
50:08même pour nous
50:09dans la galerie
50:10de pouvoir justement
50:11être en contact
50:12d'artistes
50:13d'univers complètement différents.
50:14Ça forge
50:15l'identité de la galerie.
50:16On est très fiers
50:18aujourd'hui
50:19d'accompagner
50:20tous ces artistes-là.
50:21Il y en a beaucoup
50:23où on est aujourd'hui
50:24sur une quinzaine
50:24d'artistes
50:25qu'on accompagne
50:26au sein de la galerie
50:28et on ne va pas
50:29s'arrêter là.
50:30Et donc,
50:31voilà,
50:31on a un solo show
50:32qui arrive en septembre
50:33d'une jeune artiste
50:35issue de l'École des Beaux-Arts
50:36de Casa
50:36à qui on offre finalement
50:39le premier solo show.
50:40Donc,
50:41c'est aussi pour nous
50:41un défi,
50:42un challenge.
50:44Donc,
50:44beaucoup d'allers-retours,
50:45un atelier
50:46et donc,
50:48c'est très intéressant
50:49pour nous
50:49et je pense que
50:50c'est ce qu'il fait.
50:51Et puis,
50:52aujourd'hui,
50:52la nouveauté,
50:53c'est qu'on lance
50:54notre résidence d'artistes
50:56au sein de nos locaux
50:57et donc,
50:59on pourra justement
51:00avec le studio 53
51:03avec Nabil Bahia
51:03et c'est Mohamed Aït Salami.
51:05Donc,
51:05on va pouvoir aussi
51:06accompagner
51:07des artistes
51:08dans le cadre de résidence
51:09et les suivre au quotidien aussi
51:12et donner la chance
51:13à des artistes
51:13qui ne sont pas de Casablanca
51:15pouvoir venir,
51:16avoir un atelier
51:17au centre-ville de Casa
51:18et être associé
51:19à des artistes internationaux
51:21qui intégreront la résidence
51:22à partir du mois de septembre.
51:25Donc,
51:25voilà.
51:25En tout cas,
51:26à travers vous,
51:27on découvre ce beau métier
51:28de galeriste
51:29et puis cette passion
51:30qui les anime également.
51:32mais j'imagine aussi
51:33qu'au quotidien,
51:34ce n'est pas toujours facile
51:35qu'il y a certaines difficultés,
51:37certains défis,
51:38des challenges
51:38auxquels vous devez faire face
51:40et j'aimerais que vous nous parliez
51:41un petit peu de cela.
51:43Alors,
51:43les défis,
51:44c'est vrai que
51:45quand il s'agit de production,
51:48il y a toujours
51:48le défi du financement
51:49donc,
51:51on essaie de s'entraider
51:53un peu avec les artistes
51:54mais nous,
51:54on est une jeune galerie
51:55et effectivement,
51:56il y a toujours
51:56ce défi du financement
51:58donc cette année,
51:59on a fait appel
52:01au ministère de la Culture
52:02au niveau du programme
52:05de subvention
52:06donc,
52:07on est très heureux
52:08d'annoncer
52:09qu'on a été sélectionné
52:10en tout cas
52:10pour un programme
52:11de résidence
52:11autour des écologies de l'art
52:13qu'on a envie de monter
52:14donc,
52:15on a pu justement
52:16avoir cette chance
52:17mais,
52:18les années précédentes,
52:19non,
52:20on n'a pas eu cette chance-là
52:21et c'est vrai
52:22que ce qu'on essaye de faire,
52:23c'est aussi d'avoir
52:23l'accompagnement d'institutions,
52:25d'institutions publiques
52:26et privées.
52:26C'est important.
52:27C'est très important.
52:28Le financement,
52:29c'est vraiment
52:30plus essentiel.
52:30C'est vraiment le point
52:32d'ailleurs qu'on a discuté
52:33aujourd'hui
52:33dans le cadre
52:34de la Fédération
52:34des industries créatives
52:35et culturelles
52:36à l'UM6P à Rabat.
52:38Voilà,
52:38le point central
52:39qui revient,
52:40c'est vraiment
52:40l'aide au financement.
52:42Alors,
52:43bien sûr,
52:43il y a des programmes
52:43d'accompagnement
52:44avec l'Union européenne,
52:45avec la Wallonie-Bruxelles,
52:47etc.
52:48Mais bon,
52:48c'est vrai que
52:49ce n'est pas toujours évident
52:50d'obtenir ces financements-là.
52:52Mais aujourd'hui,
52:53on a envie d'aller
52:53par exemple
52:54sur un festival d'art
52:56qui va nécessiter
52:57un certain financement.
52:58on est en train
52:59de travailler dessus.
53:00Mais même les expositions
53:01à notre échelle
53:02individuelle et collective
53:04nécessitent souvent
53:05en tout cas
53:06un financement.
53:07Donc,
53:08on essaie aujourd'hui,
53:09le point fort aussi
53:10de la galerie,
53:10je n'en ai pas parlé,
53:11c'est de proposer
53:13des programmes aussi
53:14pour les institutions.
53:15On a travaillé
53:16par exemple
53:17pendant trois ans
53:17sur le concours
53:20DS automobile.
53:22On a quasiment
53:22travaillé sur les trois
53:23éditions du concours.
53:25Ça par exemple,
53:25c'est des choses
53:26dont on est très fiers
53:27puisque comment l'entreprise
53:28aujourd'hui arrive
53:29à intégrer l'art
53:30finalement dans son process
53:31et qui devient vraiment
53:32finalement l'ADN
53:34de sa marque,
53:35ça nous fait très plaisir.
53:36On a envie de continuer
53:37de faire ça
53:37avec des grandes marques marocaines
53:39parce que les institutions
53:40doivent prendre part
53:41justement finalement
53:44aux productions
53:45d'œuvres d'art
53:45et peut-être même
53:47constituer
53:48leurs propres collections.
53:49Donc ça,
53:50c'est important.
53:50On a envie de travailler
53:51sur des collections,
53:53sur des constitutions
53:54de collections,
53:54pas seulement
53:55pour des collectionneurs privés
53:56mais aussi
53:57pour des institutions
53:58privées et publiques.
54:00Vous êtes en tout cas
54:01plein de succès
54:01pour cette démarche.
54:03Dans cette démarche,
54:04merci à vous Salmane Agui,
54:05c'était un plaisir
54:06de vous avoir
54:07comme invitée aujourd'hui.
54:08Merci beaucoup.
54:09Merci Marie-Anne.
54:10C'est la fin
54:10d'Invité Culture
54:11pour aujourd'hui.
54:12Très bonne journée.
54:18Voilà, c'est la fin
54:18de ce carrefour
54:19dans la formation.
54:20À tout à l'heure.
54:20Sous-titrage Société Radio-Canada
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