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  • il y a 7 semaines

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00:09Générique
00:16Mesdames, Messieurs, bonsoir. Merci de vous informer sur Média TV. Voici les principaux titres de votre soirée info.
00:23Ce lundi, c'est le coup d'envoi du dépôt des candidatures pour les citoyens souhaitant se présenter aux prochaines
00:29élections législatives.
00:30Ils peuvent déposer leur candidature dès aujourd'hui et ce, jusqu'au 9 septembre à midi.
00:37Le premier ministre espagnol Pedro Sanchez écarte toute responsabilité d'une manière ou d'une autre.
00:43Des autorités marocaines dans le brusque afflux de migrants ont arrivé dans le préside occupé de SEPTA il y a
00:49un mois.
00:51Et enfin, le président américain Donald Trump promet de répondre aux attaques de l'Iran contre des cibles américaines.
00:57Pour le chef de la Maison Blanche, l'Iran était officiellement un État défaillant.
01:06On débute cette édition avec les élections qui approchent à grands pas au Maroc.
01:10Ils auront lieu, vous le savez, le 23 septembre.
01:12Ouvrons justement notre dossier concernant ces législatives.
01:25La période de dépôt des déclarations de candidature aux élections des membres de la Chambre des représentants,
01:32prévue le mercredi 23 septembre, a débuté ce lundi 31 août et se poursuivra jusqu'au mercredi 9 septembre à
01:40midi.
01:40Le nombre des déclarations de candidature aux élections des membres de la Chambre des représentants,
01:46déposés via la plateforme électronique, a atteint lundi jusqu'à 14h.
01:50Un total de 702 listes présentées par des candidats et candidates appartenant à 27 partis politiques.
01:58C'est ce qu'a indiqué une source responsable au ministère de l'Intérieur.
02:02Le ministère de l'Intérieur rappelle d'ailleurs que la campagne électorale débutera le 10 septembre à 1h
02:07et se terminera le 22 septembre à minuit.
02:13Et justement pour mieux comprendre le fonctionnement parlementaire marocain,
02:17je vous propose d'écouter les explications de Salma Saleh.
02:21Le 23 septembre, les Marocains vont voter pour élire 395 députés.
02:26Ces députés ne constituent pas eux seuls tout le Parlement.
02:30Le Parlement est composé de deux chambres, la Chambre des représentants et la Chambre des conseillers.
02:37C'est ce qu'on appelle le bicamérisme.
02:39Chaque chambre dispose de son propre mode d'élection.
02:42D'un côté, la Chambre des représentants, renouvelée lors des élections législatives du 23 septembre,
02:48et qui compte 395 députés, élus pour 5 ans au suffrage universel.
02:55De l'autre côté, la Chambre des conseillers, qui compte elle 120 membres, élus pour 6 ans au suffrage indirect.
03:02Cela veut dire que l'élection passe par des intermédiaires, c'est ce qu'on appelle des collèges électoraux,
03:09composés notamment d'élus locaux et de représentants du monde professionnel.
03:13En résumé, la Chambre des représentants traduit directement le vote des citoyens,
03:18tandis que la Chambre des conseillers représente elle davantage les territoires et le monde professionnel.
03:24Et c'est cette complémentarité entre représentation citoyenne, territoriale et professionnelle qui structure le Parlement marocain.
03:40Je vous le disais en titre, le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a écarté toute responsabilité,
03:45d'une manière ou d'une autre, des autorités marocaines dans le brusque afflux de migrants
03:49arrivés dans le préside occupé de Subta il y a un mois.
03:52Aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement
03:57ne fait apparaître le moindre doute, ou plutôt quelques doutes que ce soit,
04:00quant à la participation d'une manière ou d'une autre des autorités marocaines.
04:04C'est ce qu'a déclaré le chef du gouvernement socialiste à une radio espagnole.
04:13Dans l'actualité internationale, le président américain Donald Trump a affirmé,
04:16ce lundi sur la chaîne Fox News, que les Etats-Unis allaient répondre aux attaques de missiles
04:21menées par l'Iran contre des cibles américaines au Moyen-Orient.
04:24Ces déclarations interviennent alors que le président américain a indiqué
04:27que les Iraniens souhaitaient vivement une rencontre, tout en disant
04:32ignorer s'il était possible de compter sur eux pour parvenir à un accord.
04:36Lundi matin, ce lundi matin, Donald Trump a écrit sur son réseau social
04:40que l'Iran était officiellement un État défaillant.
04:43Le pays est mort, il n'a ni marine, ni armée de l'air, ni monnaie.
04:47Il ne paye ni ses soldats, ni ses policiers.
04:50L'inflation atteint 300% et ses dirigeants sont en plein désarroi
04:54et incapables de représenter correctement le pays.
04:58Fin de citation.
05:02Et de son côté, l'Iran affirme avoir attaqué des cibles militaires américaines
05:06en Jordanie et aux Émirats arabes unis.
05:08Riposte de Téhéran à des bombardements menés par les Etats-Unis.
05:12Cet échange de frappes est le premier depuis un mois
05:14qui fragilise plusieurs semaines d'accalmie dans le Moyen-Orient.
05:18On voit cela en détail avec Nasser Dinunayn.
05:22L'agression américaine est intolérable pour Téhéran.
05:25Les gardiens de la révolution ont ressorti les drones et les missiles balistiques.
05:29Aujourd'hui, de nouvelles frappes iraniennes ont visé
05:32plusieurs cibles militaires américaines en Jordanie.
05:34Notamment des avions positionnés sur au moins deux bases américaines
05:37dans le territoire jordanien,
05:39mais également des installations techniques et de maintenance.
05:41Le gouvernement iranien garde le doigt sur la guéchette.
05:44Téhéran a adressé un message à Washington.
05:47Tout acte d'hostilité se heurtera à des représailles encore plus puissantes.
05:52Le Pentagone n'en démord pas.
05:54Il justifie les attaques américaines menées hier sur l'île iranienne de l'Arak,
05:57située dans la zone du détroit d'Hormuz.
06:00Washington affirme avoir dû réagir face à une menace jugée imminente.
06:04Nous avons mené une action limitée et précise contre des unités poseuses de mines des gardiens de la révolution
06:09qui représentaient une menace imminente dans le détroit d'Hormuz.
06:13Les autorités iraniennes ont fait état de plusieurs morts et blessés dans ces bombardements américains,
06:18les premiers depuis un mois.
06:22Le président russe Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping ont loué ce lundi la relation entre Moscou et
06:28Pékin
06:28en amont d'un sommet au Kyrgyzstan d'un blog régional qui entend contrebalancer l'influence occidentale,
06:35mais dont plusieurs États membres traversent des crises majeures.
06:38Les dirigeants iraniens Masoud Pézeshkian et turcs Recep Tayyip Erdogan,
06:42ainsi que les premiers ministres indiens Narendra Modi et pakistanais Shehbaz Sharif
06:47sont aussi présents à Bishkek, la capitale de ce pays d'Asie centrale,
06:51pour le sommet de l'organisation de coopération de Shanghai qui se déroule jusqu'à mardi.
07:02La Turquie accueille ce lundi à Istanbul la première réunion ministérielle, défense et affaires étrangères
07:09des signataires du pacte de défense de la Mecque.
07:11C'est ce qu'ont annoncé dimanche des sources ministérielles turques.
07:15L'accord de défense entre les trois grandes puissances sunnites a été signé pour rappel le 7 août à la
07:20Mecque
07:20en Arabie Saoudite, entre le premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif,
07:23le prince héritier saoudien Mohamed Ben Salman et le chef d'état turc Recep Tayyip Erdogan.
07:29Cette première réunion doit d'ailleurs permettre la mise en place d'un comité stratégique, politique et de défense
07:35composé des ministres des affaires étrangères et de la défense,
07:38ainsi que des chefs d'état-major des trois pays,
07:41afin de donner une orientation stratégique aux activités à mener.
07:45C'est ce qu'indiquent ces sources au ministère des Affaires étrangères à Ankara.
07:52Le président libanais Joseph Aoun a demandé ce lundi l'aide de la Grèce autant que possible
07:57pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin dernier sous l'égide des
08:03Etats-Unis.
08:04Cet accord doit être mis en œuvre dans son intégralité et non de manière sélective,
08:08a souligné le président Aoun lors de sa rencontre avec le président de la République hélénique,
08:14Constantinos Tassoulas à Athènes.
08:16Nous demandons autant que possible l'assistance de la Grèce pour aider le Liban à le mettre en œuvre, a
08:21-t-il ajouté.
08:22L'accord conclu le 26 juin dernier entre Israël et le Liban sous l'égide des Etats-Unis
08:27prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays
08:32sous réserve du désarmement du Hezbollah,
08:34à commencer par des zones pilotes dont se retirerait l'armée israélienne.
08:40Un mot de sport avec le capitaine de la sélection argentine Lionel Messi
08:46qui a officiellement annoncé ce lundi sa retraite internationale
08:48mettant un terme à une carrière légendaire de 20 ans sous le maillot de l'Albi Celeste
08:53évoquant une décision particulièrement douloureuse qui lui arrache le cœur,
08:57l'attaquant a confié à se sentir totalement vidé et n'avoir plus rien à offrir sur le terrain,
09:04soulignant qu'une jeune génération pétrie de talent poussait derrière et méritait pleinement sa chance.
09:10Après des années de désillusion et de finale perdue,
09:13le capitaine aura touché le sommet de son art en reportant deux Copa America en 2021 et en 2024
09:19et la Coupe du Monde 2022 au Qatar,
09:22gravant ainsi à jamais son nom au Panthéon du sport mondial.
09:37Et en golf, le numéro 1 mondial, Scotty Scheffler s'est imposé hier au golf club Eastlake à Atlanta aux
09:44Etats-Unis.
09:44L'Américain a devancé Victor Hoyland et Ryan Gerrard, Rory McClory et a pour sa part arraché une quatrième place
09:53ex-aequo
09:54sans jamais avoir une chance de s'imposer.
09:56Trois tournois de play-off de la FedEx Cup, deux victoires dont celles de ce dimanche sur le tournoi Championship
10:03qui a le sacre lauréat de la saison, déjà vainqueur sur le Sinjew Championship.
10:08Scotty Scheffler a décroché sa seconde FedEx Cup après celle glanée en 2024.
10:17Il est l'heure à présent de notre entretien avec l'invité de la rédaction.
10:31Et durant cet entretien, nous allons parler de la justice territoriale
10:35qui revient au cœur des discours et des programmes politiques à l'approche des élections législatives du 23 septembre.
10:41Réduire les écarts entre les régions, garantir un accès plus équitable aux services publics,
10:46désenclaver les zones rurales et montagneuses ou encore orienter davantage d'investissements
10:51vers les territoires les moins favorisés, autant d'engagement qui occupe à des degrés différents
10:56une place dans les programmes et les prises de parole des principales formations politiques.
11:01Depuis le discours du trône du 29 juillet 2025, au cours duquel le souverain Mohamed VI avait clairement affirmé
11:08qu'il n'y a pas de place ni aujourd'hui ni demain pour un Maroc avançant à deux vitesses,
11:13l'objectif d'un Maroc à une seule vitesse s'est progressivement imposé,
11:16comme l'un des grands enjeux du débat public.
11:20Alors quels sont aujourd'hui les principaux obstacles à une véritable équité entre les territoires
11:26et quelles réformes permettraient de passer des promesses à des résultats concrets ?
11:30Et bien pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir l'économiste Othmane Fahim,
11:34expert en développement territorial et gouvernance institutionnelle.
11:38Othmane Fahim, bonsoir et merci d'être avec nous.
11:41Merci pour l'invitation. Bonsoir.
11:44Alors commençons par définir le sujet.
11:46Qu'entend-on exactement par justice territoriale ?
11:49Est-ce que c'est simplement garantir à tous les citoyens les mêmes services publics,
11:53quels que soient leurs lieux de résidence,
11:55ou faut-il aller plus loin et donner davantage de moyens aux territoires
11:59qui partent avec le plus de handicap ?
12:04Je pense d'abord qu'il faudrait distinguer entre égalité territoriale et équité territoriale.
12:10Donc en fait, la territorialité dans sa définition,
12:15je pense que la justice territoriale ne signifie pas,
12:19comme vous le disiez, exactement la même chose à tous les territoires.
12:24Donc elle signifie d'abord garantir à chaque citoyen,
12:27quel que soit son lieu de résidence,
12:29un socle comparable, si vous voulez, de droit, de service,
12:32mais aussi d'opportunité.
12:34Et donc du coup, quand on passe d'un territoire à un autre,
12:38il est clair qu'il est davantage probant d'investir dans un territoire
12:44où effectivement il y a déjà un handicap,
12:47pour pouvoir rehausser justement cette justice
12:50et de pouvoir justement mettre à la disposition du citoyen
12:55les moyens d'avoir les mêmes chances.
12:57Alors on parle beaucoup de réduction des disparités entre les régions.
13:02Quels sont aujourd'hui, selon vous, les principaux indicateurs
13:04qui permettent de mesurer ces disparités au Maroc ?
13:10Donc, la plupart du temps, on prend le principal indicateur,
13:15celui de la richesse ou du revenu,
13:17et donc du coup on essaie de faire une moyenne,
13:20mais qui cache justement ces mêmes inégalités,
13:23c'est le PIB par tête ou le PIB régional.
13:26Donc, mais pour être beaucoup plus pointu et beaucoup plus exhaustif,
13:33je pense qu'il faudrait quand même prendre en considération
13:36un indicateur composite qui marie entre plusieurs familles d'indicateurs.
13:43Et là, je mettrai surtout l'accent sur le premier volet
13:47qui est la richesse et le revenu.
13:49Le second volet qui est d'actualité aujourd'hui,
13:52durant cette mandature, c'est la question justement de l'emploi,
13:57de l'employabilité des jeunes, qui est un véritable sujet.
14:01Le troisième volet, c'est la question,
14:05et à ce niveau-là, un peu plus local, d'accès justement aux services,
14:10notamment à la santé et l'éducation.
14:12Et en quatrième point, je dirais plutôt de ce qui est infrastructures,
14:17mais de proximité, donc pas les infrastructures type projet structurant,
14:23mais plutôt l'accès, par exemple, à l'eau, la question de la mobilité,
14:29donc des transports publics, ou encore des infrastructures de base
14:34en termes de connectivité, donc d'accès au digital ou au numérique.
14:39Et quand on regroupe en fait l'ensemble de ces éléments-là,
14:42on doit forcément mettre l'accent sur la question bien sûr de la pauvreté
14:47et de la vulnérabilité, qui est déjà mesurée notamment par le HCP,
14:51où on a constaté un recul, et je fais référence notamment à la pauvreté multidimensionnelle,
14:57mais qui malheureusement cache par ailleurs des disparités encore plus importantes
15:02à des niveaux infra, notamment provinciaux et communaux.
15:07Alors justement, on retrouve des formulations différentes selon les formations.
15:12Réduction des disparités régionales, développement du monde rural et montagneux,
15:16ou encore amélioration des services publics, rééquilibrage de l'investissement.
15:20Est-ce que vous voyez de véritables différences de vision entre les partis,
15:24ou bien ce sont des déclinaisons différentes d'un même constat ?
15:30Je rejoins un peu votre idée.
15:32Je pense que quand on regarde les différents programmes politiques,
15:35on va constater qu'ils convergent plus ou moins sur les grandes orientations connues par tous.
15:42C'est juste que peut-être éventuellement, les déclinaisons sont un peu plus axées sur un domaine particulier.
15:49Si je prends par exemple le RNI, on fait un focus aujourd'hui sur la question du déploiement territorial de
15:56l'état social.
15:57Donc c'est une logique, on va dire, de continuité, avec un focus surtout sur les services publics et l
16:05'employabilité.
16:06Côté Estirlel, on est plus dans une logique où on reprend quand même comme objectif phare
16:13cette question justement d'un Maroc à une seule vitesse.
16:17Et donc du coup, avec un focus là encore sur les services publics, mais plus dans une logique développement territorial
16:24intégré
16:26et avec une amélioration du pouvoir d'achat du citoyen.
16:30Et pour le PAM, je dirais, on suit plus ou moins les mêmes orientations,
16:36même s'il y a quand même un accent sur l'aspect de la gouvernance
16:41et je fais référence notamment à la question de l'évaluation des politiques publiques
16:46où c'est un peu quand même le parent pauvre justement de cette mandature.
16:51Et bien sûr, je pense en dernier domaine je pense d'intervention,
16:56c'est la question justement d'égalité des chances
17:00et de lutte contre la pauvreté sous toutes ces formes.
17:05Alors au-delà des slogans, qu'est-ce qui permet selon vous
17:08de déterminer qu'un programme politique propose réellement une politique de justice territoriale ?
17:13Est-ce que c'est le montant des investissements annoncés,
17:15leur répartition géographique ou bien c'est un tout ?
17:20Je dirais un tout.
17:24Honnêtement, toute politique publique est bonne à prendre
17:27si bien sûr elle atteint ses objectifs du moins déclarés ou ses intentions.
17:33Après, je pense pour qu'une politique publique soit crédible,
17:39il faudra quand même répondre de manière très simple et directe
17:43aux quatre questions fondamentales, à savoir où, combien, quand et quels résultats.
17:48Donc où vont les investissements, public notamment ?
17:53Combien va-t-on mobiliser, très clairement ?
17:56Et sous quel délai, bien sûr ?
17:58Et quel indicateur on veut atteindre ?
18:00Si aujourd'hui on n'arrive pas, au sein de ces différents programmes,
18:04justement, à pouvoir répondre à ces questions-là,
18:07il est difficile d'imaginer que ces objectifs, on va dire, programmés,
18:14puissent voir le jour ou puissent être opérationnalisés sur le terrain,
18:18notamment sur les questions, justement, territoriales et de réduction des disparités.
18:24Alors, l'idée d'un Maroc à une seule vitesse revient aujourd'hui dans le débat politique,
18:28mais est-ce que c'est réellement possible ?
18:30Est-ce qu'on peut raisonnablement demander à toutes les régions
18:33d'atteindre le même niveau de développement, selon vous ?
18:39De manière objective, je dirais oui et non.
18:44Donc oui, à condition qu'un certain nombre de prérequis soient admissibles.
18:50Maintenant, est-ce qu'on peut considérer que toutes les régions auront le même PIB ?
18:54Bien sûr que non, on ne va pas se mentir, tout simplement parce que la nature des activités
18:59est différente et le potentiel économique est différent par ailleurs.
19:02Par contre, dans une logique de spécialisation des territoires,
19:07là, effectivement, comme je disais tantôt,
19:10il y a énormément de territoires où on a des handicaps, justement, à relever.
19:18Et c'est principalement là où le bas blesse.
19:21Et sur cette base-là, il faudra faire vraiment un effort.
19:23Et à travers, justement, cette première action, là, éventuellement,
19:30on va pouvoir, justement, avoir un socle comparable d'opportunités.
19:35Bien sûr, les incitations qui pourraient éventuellement être octroyées,
19:40que ce soit sur la question de l'employabilité ou encore le dynamisme
19:45de certains secteurs d'activité, notamment au niveau local,
19:48pourraient éventuellement faire rehausser certaines régions
19:55qui sont en fonction, aujourd'hui, en manque.
19:59Mais comme je disais, le vrai enjeu,
20:02et je pense que Sa Majesté l'a clairement affirmé lors de son discours de juillet 2025,
20:11on ne va pas se mentir,
20:14il y a un rattrapage en termes de disparité sociale à prendre en considération.
20:19Et je pense que c'est la première étape avant de parler d'écarts économiques
20:23ou encore d'opportunités d'affaires dans les différents territoires.
20:28Le vrai enjeu, aujourd'hui, c'est de réduire ces inégalités,
20:32à la fois spatiales et sociales,
20:35afin de pouvoir, justement, avoir un minimum de rééquilibrage.
20:38Parlons-en, justement, de ces régions
20:41ou ces catégories de territoires qui accusent, justement, le plus de retard.
20:45Quelles sont-elles ?
20:46Et surtout, est-ce que ces écarts sont-ils en train de se réduire, aujourd'hui ?
20:50Ou bien est-ce qu'ils persistent, malgré les politiques publiques engagées ?
20:56Bon, il faudrait peut-être nuancer.
20:59Je pense que ce qu'il faudrait savoir,
21:01c'est qu'en termes de progrès social,
21:04les différentes mesures politiques qui ont été prises,
21:08et je fais référence notamment à la généralisation de la MAU
21:11ou à un certain nombre de dispositifs qui ont été mis en place.
21:16Ça concerne, en fait, toutes les régions.
21:17Maintenant, si on a envie de centrer le débat sur la question de la vulnérabilité,
21:22où est-ce qu'elle est présente, où est-ce qu'elle est concentrée ?
21:25Là, on a un certain nombre, justement, de cibles.
21:30Aujourd'hui, la richesse, clairement, on sait tous qu'elle est créée
21:34dans trois régions phares, avec à peu près 60% justement du PIB.
21:41Et là, je fais référence notamment à l'axe Tangier-El Jadida.
21:47Et donc, du coup, ici, on va constater qu'en termes de disparité de revenus
21:55ou encore d'investissements mobilisés, on va dire que ce ne sont pas les régions qui sont en manque.
22:03Mais quand on regarde, par exemple, des régions comme Drahachafilet, notamment,
22:08ou encore l'Oriental, où encore il y a énormément d'efforts à fournir,
22:15en termes d'investissements publics notamment,
22:16là, effectivement, il faudra faire en sorte, justement, de réallouer,
22:23soit à travers les différents fonds qui sont à disposition aujourd'hui,
22:28je fais référence notamment aux fonds interrégional ou autres.
22:33Mais ça, c'est une lecture, on va dire, transversale ou, je dirais, plutôt régionale.
22:39Maintenant, quand on regarde un peu plus en détail,
22:41on va constater clairement qu'il y a un réel focus à faire
22:45sur les zones rurales et les zones montagneuses ou encore enclavées.
22:50Donc, un programme antérieur avait déjà, justement,
22:55eu comme objectif de réduire ces disparités à ce niveau-là.
22:59Je fais référence notamment au PERDTS,
23:02qui a apporté certaines réponses.
23:05Mais là encore, ce n'est pas suffisant.
23:09Et je pense qu'il faudrait, justement, orienter les politiques dans ce sens.
23:14Adman Fahim, cela fait désormais plus d'une décennie
23:16que le Maroc a engagé le chantier de la régionalisation avancée.
23:20Pourquoi, selon vous, ce chantier n'a-t-il pas encore produit
23:23tous les effets attendus en matière de justice territoriale ?
23:28Tout simplement parce que, je ne dirais pas que c'est naissant,
23:32mais on s'est d'abord focalisé sur l'architecture institutionnelle
23:36telle que nous la connaissons aujourd'hui,
23:38plus que sur la transformation de cette architecture
23:41en termes de capacité ou de prise de décision au niveau territorial.
23:45On ne pouvait pas concevoir qu'un niveau territorial
23:49tel que la commune ou encore tel qu'une province
23:54aurait eu les capacités de pouvoir, justement,
23:58prétendre à résoudre ce problème-là il y a 15 ans ou il y a 20 ans.
24:02Donc, forcément, il y a eu du chemin.
24:05On a mis en place un certain nombre de lois,
24:07notamment les lois organiques,
24:08qui ont permis justement de mettre en place
24:11les compétences dans les différents niveaux de collectivité.
24:16On a mis un certain nombre, justement,
24:18de ressources à la fois financières, mais aussi humaines,
24:21et qui manquent encore aujourd'hui,
24:23en termes de capacité, notamment d'ingénierie et de projet.
24:27Mais là encore, quand on regarde l'expérience au niveau territorial,
24:33elle est encore récente.
24:34Nous sommes à notre deuxième génération de PDR,
24:38donc de programmes de développement régional.
24:39Et là, je suis encore au niveau régional,
24:41idem pour les plans d'action communaux.
24:44On espère éventuellement qu'à terme,
24:46et je fais référence notamment à la prochaine mandature,
24:50qu'à travers, justement, la relance des PTDI,
24:53donc des programmes de développement territorial intégré
24:56et de nouvelles générations de programmes de développement régionaux,
25:01qu'on puisse avoir un meilleur impact
25:03au niveau local et territorial de manière générale.
25:08Parlons à présent des zones rurales et montagneuses,
25:10où la question de la justice territoriale est particulièrement visible.
25:15Pourquoi ces territoires continuent-ils à accumuler plusieurs handicaps,
25:19comme l'enclavement, l'accès aux soins, à l'éducation, au transport,
25:23ou encore à l'emploi et au service administratif ?
25:29C'est ce que je disais.
25:31En fait, c'est un défaut.
25:33Je ne dirais pas un défaut, mais c'est les tentatives qui se suivent.
25:38L'architecture des politiques publiques au niveau local
25:42a été conçue initialement avec une logique sectorielle
25:46et pas avec une logique territorialisée.
25:48Et c'est là la principale, si vous voulez, limite des anciennes politiques
25:54qui ont été mises en œuvre.
25:55Aujourd'hui, on est plus sur des logiques thématisées
25:59avec un focus sur les services publics
26:02et potentiellement avec cette nouvelle approche, justement, des PDTI.
26:06On pourrait éventuellement répondre à un certain nombre d'éléments dans ce sens.
26:11Maintenant, ce qu'il faut comprendre, c'est que, comme vous le rappeliez,
26:14un certain nombre d'handicaps avaient été définis
26:19à travers un diagnostic assez détaillé,
26:21notamment la distance, la faible densité,
26:24les coûts élevés d'infrastructures,
26:26l'accès aux services de tout genre, etc.
26:28Tous ces indicateurs-là, dans l'approche des PDTI,
26:32permettent d'avoir une réponse.
26:34Et c'est ce qui permettrait peut-être demain,
26:37de pouvoir répondre ou de pouvoir offrir, justement,
26:43une offre de services qui soit adaptée aux territoires
26:48et aux différents niveaux de collectivité
26:52pour chaque citoyen, quel que soit son lieu de résidence.
26:55Est-ce que, selon vous, on a besoin aujourd'hui d'une loi montagne ?
26:59Est-ce qu'il faut aller jusqu'à mettre en place
27:00une véritable politique publique spécifique
27:03au territoire montagneux, avec des mécanismes de financement
27:06et de compensation adaptés ?
27:10Honnêtement, je ne suis pas très adepte de cette approche.
27:15Moi, je pense que le cadre juridique, aujourd'hui,
27:17on n'a pas besoin d'un autre cadre juridique spécifique
27:20aux zones montagneuses ou encore aux zones enclavées.
27:23Je pense que l'arsenal juridique, aujourd'hui,
27:25permet largement d'avoir une marge de manœuvre
27:29pour pouvoir répondre, justement, aux situations, au cas par cas.
27:33Le vrai enjeu, et c'est un enjeu surtout de planification,
27:37je pense, à mon sens,
27:38est d'élaboration de plans,
27:44de soumission des différentes sources de financement.
27:49Je fais référence, notamment,
27:51que ce soit des budgets communaux,
27:53que ce soit des budgets au niveau régional,
27:55en déclinaison, bien sûr, sur le niveau local,
27:58mais aussi des différents fonds,
28:00tels que le fonds interrégional, etc.
28:03Ici, le vrai enjeu, c'est de pouvoir,
28:08pour chacune ou chacun des territoires,
28:11apporter une planification propre en fonction des vocations,
28:17en fonction des déficits en termes d'infrastructures,
28:20et permettre, justement, d'apporter, justement,
28:25ce socle qui permettrait à la fois d'améliorer l'employabilité,
28:32d'améliorer les inégalités,
28:34enfin, de réduire les inégalités sociales et spatiales
28:37au niveau de chaque territoire.
28:40Alors, lorsqu'on parle de justice territoriale,
28:42une question revient systématiquement.
28:45Comment répartir l'investissement public ?
28:48Selon vous, comment est-ce qu'on peut trouver cet équilibre
28:50entre efficacité économique et équité territoriale ?
28:56Déjà, je pense qu'il n'y a pas une opposition à faire entre les deux.
29:00Généralement, on a tendance à vouloir chercher l'efficacité économique d'abord,
29:05et ensuite pouvoir investir un territoire donné
29:10sous motif qu'il est plus compétitif qu'un autre.
29:15Là, on est en train de parler de l'investissement public.
29:17Après, bien sûr, on peut catégoriser les investissements.
29:20Il est clair que, je ne vais pas vous venir vous dire,
29:23aujourd'hui, on a des handicaps,
29:24on a des déficits dans d'autres territoires,
29:26alors on va laisser tomber Casa,
29:28on va laisser tomber Tangier,
29:29on va laisser tomber Canetra.
29:30Non, aujourd'hui, au contraire,
29:32ce sont des locomotives,
29:33donc il faut continuer à les investir.
29:36Pourquoi ?
29:36Tout simplement parce que ça serait contre-productif d'investir ailleurs,
29:40sachant que toute l'infrastructure est déjà disponible.
29:43Maintenant, comme je disais,
29:45il y a des handicaps structurels dans d'autres territoires autres que ceux-là,
29:48et ça passe d'abord par des logiques, bien sûr, d'investissement,
29:53mais surtout dans des pôles de productivité,
29:58dans des pôles d'activité économique,
29:59mais qui soient orientés en fonction de la vocation économique de chaque territoire.
30:07Ça, c'est le volet, on va dire, investissement productif.
30:10Sur l'autre volet, où là, il faut être intransigeant,
30:13et c'est là où, effectivement, je parlais de rééquilibrage,
30:16c'est la question des investissements publics non lucratifs.
30:20Donc, il s'agit principalement des services publics de proximité.
30:23Et donc, là, à ce moment-là,
30:24il n'y a pas de logique d'efficacité économique.
30:28On est en train de répondre à la question
30:32comment réduire les inégalités en termes de déficit de santé,
30:36en termes de déficit d'éducation,
30:38ou encore d'infrastructures telles que l'eau, la connectivité,
30:41et les bassins éventuellement à développer pour l'employabilité.
30:45Alors, on associe souvent la justice territoriale aux routes,
30:49à l'eau, à l'électricité, ou encore aux équipements publics.
30:52Mais qu'en est-il de l'emploi qualifié, de l'université,
30:55de la santé spécialisée, de la culture, du numérique,
30:58ou encore des services administratifs ?
31:03Donc, j'essaie de répondre assez brièvement,
31:07mais en deux volets.
31:09Le premier volet, vous le disiez,
31:11donc les infrastructures,
31:13je pense que c'est un levier essentiel.
31:15On ne peut pas parler aujourd'hui de digitalisation,
31:18des démarches administratives,
31:19ou encore de télé-médicine,
31:21ou encore d'éducation à distance,
31:23s'il n'y a pas d'abord les infrastructures de connectivité minimales.
31:28Donc, on ne peut pas parler demain de numérique
31:30et de son implémentation avec une intégration locale complète,
31:34s'il n'y a pas ces infrastructures-là.
31:36Maintenant, il y a aussi la question de la compétence.
31:39Donc, pareil, c'est indissociable.
31:41Après, le deuxième volet qui, lui, concerne les opportunités,
31:45je pense qu'il y a répondu peut-être brièvement,
31:49aujourd'hui, on n'est pas dans une logique
31:52où on a les mêmes vocations économiques.
31:55Je donne l'exemple le plus simple,
31:56celui du secteur coopératif,
31:58où il est très fortement positionné dans certains territoires,
32:03où éventuellement, il gagnerait justement
32:05à avoir des points de croissance,
32:07si, bien sûr, on met en place les infrastructures,
32:10notamment de connectivité et d'accès en termes de mobilité.
32:15Et là, effectivement, on pourrait avoir un bon économique à ce niveau-là.
32:20Idem, on peut aussi associer justement ces bassins d'employabilité
32:26à des pôles industriels,
32:29comme le cas de Tangier ou encore de Kenitra.
32:33Donc, l'expérience peut être dupliquée assez facilement,
32:37notamment dans le cas des alentours,
32:43enfin de la périphérie, pardon,
32:45du grand projet de Nador Med.
32:47Donc, ces mêmes expériences-là
32:49peuvent être mises en échelle
32:51si on arrive, bien sûr, à trouver
32:53les bons pôles de productivité au niveau de chaque territoire.
32:57Althman Fahim, si vous deviez définir
33:00cinq priorités absolues
33:01pour améliorer la justice territoriale au Maroc
33:03au cours des cinq prochaines années,
33:06lesquelles retiendrez-vous ?
33:10Je crois que c'est un peu ambitieux.
33:14Honnêtement, je vais me contenter surtout
33:16de trois principes à vouloir.
33:18Je pense que le premier qui est essentiel,
33:21c'est vraiment d'instaurer un véritable contrat territorial
33:24qui soit basé sur des objectifs chiffrés
33:27et avec des résultats concrets.
33:29Donc, autant on arrive facilement à mesurer
33:32les milliards de dirhams d'investissement investis,
33:35mais autant il faudrait quand même
33:37un suivi justement sur l'impact social et économique
33:41que ça pourrait avoir au niveau de notre territoire.
33:43Le deuxième gros volet, je pense,
33:46orientation sur laquelle il faudrait mettre l'accent,
33:48ce serait vraiment de renforcer la décentralisation,
33:52mais cette fois des moyens, pas seulement des compétences.
33:55Et comme je disais, je l'ai rappelé tantôt,
33:58en plus de l'humain, je pense qu'il y a vraiment
34:01un enjeu de répartition financière à prendre très au sérieux
34:05en termes de déficit et d'handicap au niveau de chaque territoire.
34:09Et je pense qu'en troisième recours,
34:11il y a cette question de la péréquation
34:13qui revient en termes de ressources publiques.
34:15Je pense qu'en fonction du niveau d'avancement
34:19et au niveau de capacité de chaque territoire,
34:23les grands projets, bien sûr, sont assez ciblés.
34:26Et là, je fais référence notamment à la programmation inscrite
34:30au niveau de chaque département ministériel.
34:33Mais il y a quand même un minima en termes de projets,
34:37de grands projets structurants.
34:39Pourquoi ? Parce que c'est un peu la locomotive
34:42qui permet d'avoir un bassin entrepreneurial local
34:45qui se développe, idem d'avoir des opportunités
34:49de création de richesses de manière, on va dire,
34:54dispatchée au niveau des territoires.
34:57Merci beaucoup, Atman Fahim, pour votre analyse
34:59et d'avoir répondu à toutes nos questions.
35:01Je rappelle que vous êtes économiste et expert
35:03en développement territorial et gouvernance institutionnelle
35:05et que vous étiez en direct avec nous depuis Tanger.
35:08Merci infiniment.
35:09Merci pour l'invitation, merci.
35:13Il est l'heure à présent de faire le tour de l'actualité sportive
35:16et c'est avec Anas Bachar.
35:26Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur Median TV
35:29pour votre tour de l'actualité sportive.
35:31L'AS Monaco a conclu la deuxième journée de Ligue 1
35:34par une victoire à domicile face à l'Olympique de Marseille.
35:37Score final, 2 buts à 0.
35:38Le club du Rocher, tout juste qualifié
35:40pour la phase de Ligue de la Ligue Europe à Conférence,
35:43s'est illustré grâce à son attaquant allemand,
35:45Paris Bruner, auteur d'un doublé face aux Olympiens
35:47après avoir déjà marqué deux buts en barrage de la C3
35:50à l'aller comme au retour.
35:52Côté marocain, Amin Haritz a débuté la rencontre en attaque
35:55tandis que Ney Fegerd est entré en seconde période
35:58après les deux buts déjà concédés par Ruben Delange.
36:01Avec cette victoire à Louis II,
36:02l'ASM devient la seule équipe du championnat français
36:05a remporté ses deux premiers matchs tandis que l'OM pointe à la 8ème position
36:09avec un succès et un revers.
36:11En Angleterre, Manchester United a réussi son retour à Old Trafford
36:15en s'imposant face à Ipswich pour le compte de la deuxième journée de la Première Ligue.
36:19Score final, 5 buts à 2.
36:20Les Red Devils ont pu compter sur le meilleur joueur du championnat anglais la saison passée
36:24en la personne de Bruno Fernandes.
36:27Le milieu offensif portugais s'est offert un triplé en 30 minutes
36:30entre la fin du premier acte et le retour des vestiaires.
36:33Pourtant, les Tractor Boys avaient débloqué la marque à la demi-heure de jeu
36:37par le biais de Leif Davis.
36:39Mais son coéquipier Jacob Graves a alourdi l'addition pour les visiteurs
36:43avec un contre son camp avant l'heure de jeu.
36:46Une fin de match également décousue avec le but de la Manita signée Brian Bemov
36:50avant la nouvelle réduction du score de Chouba Akpom à la 91e.
36:53Manchester United s'offre son premier succès de la saison en championnat
36:57après sa défaite du côté de Hull City la semaine passée.
37:01En Espagne, le Real Madrid s'est largement imposé hier après-midi au Santiago Bernabeu
37:05face au promu Malaga.
37:07Score final, 4 buts à 0, reprenant la tête de la Liga à l'issue de la troisième journée
37:12avec trois victoires en autant de rencontres.
37:14Jude Bellingham a ouvert le score d'une percée individuelle à la 19e minute de jeu
37:18avant de provoquer le but contre son camp du gardien Alfonso Herrero 7 minutes plus tard.
37:23Kylian Mbappé, le français, a ensuite porté le score à 3-0
37:26d'une superbe reprise du pied droit à la demi-heure de jeu.
37:29Entré en jeu en seconde période, l'international turcard d'Aguilaire
37:32a définitivement scellé le succès madrilène dans le temps additionnel
37:35à la suite d'un 1-2 avec Vinicius Junior.
37:38Les hommes de José Mourinho, toujours invaincus, comptent désormais 9 points
37:41et occupent provisoirement la première place du classement devant l'Atletico de Madrid.
37:45et à la messe en attendant le troisième match du FC Barcelone
37:48qui affrontera ce soir le Rayo Baye Cano.
37:51En Allemagne, Augsburg s'est offert un succès facile face à Schalke Nunfier
37:55pour le match de clôture de la première journée de Bundesliga.
37:58Score final 3 buts à 0 sur sa pelouse de la CGL Arena.
38:01Les citadins des Fuggeurs ont d'abord débloqué la marque à la 18e minute de jeu
38:05par l'intermédiaire de l'Autrichien Michael Gregoritsch
38:08pour la seule réalisation du premier acte.
38:10Pour avoir un peu plus de spectacle, il faut attendre le retour des vestiaires
38:13avec d'abord le tacle dangereux de Ron Schallenberg
38:16qui lui a valu un carton rouge logique après la demi-heure de jeu
38:19de quoi falliciliter les affaires des joueurs de Manuel Baum
38:22qui ont su profiter des largesses défensives adverses pour creuser l'écart
38:26avec les buts signés Anton Kadoch à la 79e
38:29puis Rodrigo Ribeiro dans le temps additionnel de la seconde période.
38:32Belle victoire pour Augsburg qui pointe à la troisième place du championnat
38:35à la différence de but derrière Fribourg
38:37et le Bayern Munich champion d'Allemagne en titre.
38:40Dans le monde du mercato, le milieu terrain marocain Sofiane Amrabat
38:43s'est engagé avec l'Ajax Amsterdam jusqu'en 2028.
38:46Comme annoncé par le club néerlandais,
38:48le Lyon de l'Atlas aux 78 sélections fait son retour en Eurodivisie
38:528 ans après avoir quitté les Pays-Bas pour l'Italie et la Fiorentina.
38:56Lors de la saison qui vient de s'écouler, Amrabat a disputé 29 rencontres,
39:00toute compétition confondue entre le Fenerbahce et le Real Betis
39:04où elle a été prêtée l'hiver dernier.
39:05Avec ce transfert gratuit du côté de la Yohan Cruyfarina,
39:08l'international marocain évoluera aux côtés d'autres marocains.
39:12D'abord Abdallah Wazen, jeune pépite des Lanciers
39:14qui fait ses débuts en professionnel cette saison
39:17et un troisième Lyon de l'Atlas
39:18pourrait également rejoindre les rangs de l'Ajax
39:20en la personne de Azdin Unahi
39:22qui pourrait rejoindre les Ajacides selon la presse spécialisée.
39:25Dans le monde du golf, l'américain Scotty Sheffler
39:28a remporté le Tour Championship hier après-midi à Atlanta.
39:31Un sac qui lui permet de s'adjuger sans surprise la deuxième FedExCup de sa carrière.
39:35Le numéro 1 du PGA Tour a terminé la dernière journée de la compétition
39:39avec une carte de 66, 4 coups sous le par.
39:42Au total, il finit avec un bilan de moins 16,
39:453 coups de moins que son dauphin, le norvégien Victor Hovland
39:48qui termine le tournoi géorgien de la pire des manières.
39:51Une carte à 2 coups au-dessus du par pour le dernier jour, 72 au total
39:55alors qu'il occupait la première place du général avant ce dimanche.
39:59Le podium est complété par un autre américain, Ryan Gerrard
40:02qui termine avec un bilan total de 12 coups sous le par
40:04alors qu'il était deuxième du général après 3 tours.
40:07La belle opération de cette dernière journée,
40:09c'est la remontée spectaculaire de l'anglais Alex Fitzpatrick
40:13qui a gagné 12 places hier pour finir au pire du podium.
40:16Un petit coup de la troisième place.
40:19On termine avec du tennis, toujours de l'autre côté de l'Atlantique.
40:23Le serbe Novak Djokovic quitte déjà les cours de Flushing Meadows
40:26après sa défaite dès le premier tour de l'US Open.
40:29C'était au dépens de l'argentin Mariano Navonné.
40:32Score final 7-5, 5-7, 4-6, puis 6-2, 6-1
40:35pour conclure la rencontre en 4 heures et 40 minutes de jeu.
40:39Des signes de fébrilité apparents pour Djokovic,
40:41visiblement affaibli par la chaleur étouffante
40:44avant de connaître des crampes dans le quatrième set
40:46laissant à Navonné huit jeux consécutifs
40:48et donc la victoire finale.
40:50Première élimination pour Nollet
40:52dès son entrée en lice dans un majeur.
40:55Il faut remonter à janvier 2006
40:56pour voir l'ex-numéro 1 mondial se faire sortir
40:59dès le premier tour d'un tournoi du Grand Schlem.
41:01C'était à l'Open d'Australie
41:03face à l'américain Paul Goldstein.
41:05De son côté, Navonné continue l'aventure américaine
41:08et affrontera au second tour le vainqueur du duel
41:10entre l'italien Matteo Berrettini
41:12et le suisse Stanislas Wawrinka.
41:14C'est ainsi qu'on conclut ce tour de la Panets Sport.
41:16Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis.
41:18Très bonne suite au programme
41:19sur les antennes de Médian TV.
41:26Votre Soir Info se poursuit avec l'invité culture.
41:29Mariem Rhamlichy reçoit l'artiste peintre
41:31et docteur en sciences humaines et sociales
41:33Daniel Payet.
41:44Mesdames et messieurs, bonsoir et bienvenue dans l'invité culture.
41:49Créer, exposer, exprimer ce que l'on porte au plus profond de soi.
41:55La démarche artistique est d'abord une aventure humaine.
41:58Mais comment s'assurer que chaque individu, chaque artiste trouve réellement sa place
42:03dans cet espace d'expression ?
42:04C'est la grande réflexion que mène Daniel Payet dans son ouvrage
42:09« Les droits culturels à l'œuvre, la personne au cœur ».
42:12Derrière ce titre se cache une réalité concrète,
42:16la reconnaissance, la liberté de chacun d'exprimer son identité,
42:20participer à la vie culturelle et d'être reconnu dans sa sensibilité propre.
42:25Avec Daniel ce soir, nous allons remonter à la genèse de cet ouvrage
42:30et décrypter ce que sont réellement les droits culturels.
42:34Nous verrons aussi comment il s'incarne sur le terrain,
42:38notamment dans l'accompagnement des jeunes artistes et des porteurs de projets.
42:41Daniel Payet, bonsoir à vous, c'est un plaisir de vous avoir avec nous.
42:45Je rappelle que vous êtes docteur en sciences humaines et sociales,
42:49artiste peintre spécialisé dans l'intuition, en tout cas la peinture intuitive.
42:54Merci d'avoir accepté cette invitation.
42:57Merci à vous de m'accueillir sur votre plateau pour permettre ces échanges qui me tiennent à cœur.
43:03Je le sais qu'elles vous tiennent vraiment à cœur.
43:05En tout cas, j'ai votre collectif.
43:07C'est un livre écrit par un collectif entre les mains organisé par vous
43:12sur les droits culturels à l'œuvre, la personne au cœur.
43:15Pourquoi, d'abord, vous vous intéressez aux droits culturels ?
43:19Et puis, si on devait les définir ou un petit peu expliquer ce concept,
43:24comment on pourrait l'expliquer ?
43:26Alors, pourquoi je m'intéresse à ce concept ?
43:30C'est justement parce qu'on met la personne au cœur pour permettre des liens avec des œuvres,
43:38des œuvres instituées qui auront pu être validées par des experts, souvent ministériels.
43:46Cette question des droits culturels, elle émane de textes de grandes institutions, de l'ONU, de l'UNESCO.
43:53Mais évidemment, ce qui est essentiel, c'est de savoir comment on peut concrètement,
43:57vous l'avez évoqué, les faire vivre.
44:00Et en fait, ces droits culturels, si je devais résumer leur majestueuse intention,
44:06c'est de reconnaître que chacun, chacune est porteur d'une forme de culture
44:12et qu'à partir de cette culture intérieure, endogène, on va pouvoir mieux se construire,
44:20on va pouvoir créer, développer du lien avec l'altérité que l'on ne connaît pas
44:25et trouver sa place, sa place ancrée par rapport à ces trésors intérieurs qu'on a
44:31parce qu'une grand-mère nous aura transmis des recettes,
44:34parce qu'on sait lire un paysage, parce qu'on connaît des coutumes.
44:38Donc c'est d'abord reconnaître que chacun, chacune est porteur de tout ce vivier de vitalité.
44:46Retrouver sa place, s'affirmer un petit peu sa personne, son identité.
44:51Pour rester dans l'explication des concepts, on confond souvent justement les droits culturels
44:59à l'accès aussi à la culture.
45:01On a l'impression qu'il y a cette petite confusion qui peut se faire quand on définit les concepts.
45:07Absolument.
45:08Est-ce qu'on peut éclairer ce dialogue en fait ?
45:13Parce que ce que vous évoquez, c'est d'un côté la question de la démocratisation culturelle
45:19et qui est au cœur au Maroc de la politique culturelle.
45:24Cette démocratisation qui défend le fait de faire accéder au plus grand nombre
45:29cette culture que je vais nommer exogène.
45:32Le droit à la culture.
45:33C'est le droit à la culture, voilà.
45:35Et donc c'est notamment au Maroc le formidable travail que fait la Fondation Nationale des Musées
45:41qui se déploie de plus en plus dans différentes villes du Maroc avec des engagements très forts.
45:47Et donc oui, il y a cet accès à cette culture qui fait la grande histoire d'un pays
45:54et qui se réapprivoise aussi au fur et à mesure.
45:58Et puis la question des droits culturels, elle vient s'emboîter par rapport à cet enjeu-là
46:04en partant non pas des œuvres officialisées, mais de la personne qui peut faire œuvre
46:12à travers ses ressources culturelles intérieures, tout ce qu'elle a qui fonde sa culture individuelle.
46:21Et donc c'est essentiel qu'il y ait ce dialogue entre eux, d'une part la démocratisation culturelle
46:27et puis cette citoyenneté culturelle.
46:30Et ce que l'on défend dans cet ouvrage collectif, c'est qu'il n'y a pas d'opposition,
46:35il y a suffisamment de combats dans le monde.
46:37Mais pour mieux faire culture, mieux faire humanité, il faut qu'il y ait un dialogue
46:41entre ces ressources officielles et les personnes qui ont ces réservoirs, ces ressources culturelles intérieures.
46:49Vous avez parlé de la grande histoire, donc il y a plusieurs petites histoires en fait
46:54qui construisent cette grande histoire et en sous-titre du grand titre, il y a la personne au cœur
47:00et donc le rôle, enfin pas le rôle mais l'être, donc ce que chacun peut apporter d'une certaine
47:11manière.
47:12Alors concrètement, comment cela se traduit lorsque vous, en tant qu'artiste aujourd'hui,
47:18vous accompagnez les artistes pour qu'ils se retrouvent et pour qu'ils puissent s'affirmer aussi en tant que
47:24personne ?
47:24Oui, je vais donner des exemples très clairs de dispositifs d'expérimentation menée au Maroc.
47:31J'ai besoin de dire aussi que je suis née au Maroc et que je parle aussi depuis mon engagement
47:39vis-à-vis de cette jeunesse
47:40tellement pleine de vitalité et de talent au Maroc, la jeunesse et tout son prolongement bien évidemment.
47:47Et en fait d'accompagner ces acteurs culturels, ces artistes émergents depuis justement leur potentiel
47:55pour qu'ils trouvent leur place et je dirais une place ancrée, ancrée justement dans leur histoire,
48:02dans le patrimoine tangible, intangible.
48:05Parce qu'en fait ce qui est sous-jacent à tout ce que l'on évoque, c'est que la
48:09culture en fait elle est faite de trois éléments.
48:12C'est un concept très très complexe mais c'est d'abord que ce sont les œuvres du patrimoine,
48:17c'est un secteur d'activité économique et c'est aussi un espace d'expression de soi
48:24et c'est en faisant le lien entre ces différentes composantes qu'on peut mieux accompagner ces acteurs,
48:30ces entrepreneurs culturels en partant d'eux, de leur vie, de ces ressources culturelles endogènes dont je parlais au départ.
48:38C'est pas juste leur donner des outils de business plan, de business model.
48:45J'aime cette approche de Nietzsche qui dit c'est parce qu'on sait le pourquoi qu'on peut accepter
48:51les comment,
48:51mais d'abord revenir au pourquoi. Pourquoi je suis là ? Pourquoi j'ai envie de m'engager pour mieux
48:57faire vivre la culture ?
48:58Et justement si on se concentre plus ou si on mettait au centre ces personnes au cœur finalement,
49:04si ça devenait la norme, qu'est-ce que ça changerait aujourd'hui en termes de politique culturelle actuellement mise
49:13en place ?
49:15Qu'est-ce que ça changerait par rapport aux espaces d'exposition qui sont aujourd'hui mis à disposition des
49:21artistes ?
49:22Est-ce que finalement on pourrait se retrouver au niveau de l'essence de l'art en tant que tel
49:31plutôt que ce qui pourrait être périphérique ?
49:34Absolument. C'est vraiment recentrer les enjeux dans le lien entre les œuvres et les personnes.
49:43C'est partir de la personne.
49:47Et on dit d'ailleurs, j'évoquais la démocratisation culturelle qui est dans une logique descendante.
49:52Et la mise en œuvre pour la politique culturelle d'un pays, mais aussi d'un micro-projet, d'une
49:58vie de quartier,
49:59c'est une logique plus ascendante, de créer des situations pour qu'il y ait cette rencontre, encore une fois,
50:08entre des œuvres légitimées et ce que les personnes ont à apporter.
50:13Et bien sûr, sur des enjeux mémoriels, par exemple, je vais donner très rapidement un exemple du travail
50:19qui est mené par un artiste à Casablanca, Mohamed Farigi, qui, à travers des serres,
50:26va dans des quartiers périphériques et appelle les personnes à dire
50:30« Qu'est-ce qui constitue la culture pour vous ? » et de faire un musée citoyen.
50:36Et donc, c'est là encore la rencontre entre une politique descendante et ascendante
50:43et la rencontre de ça pour mieux faire humanité ensemble.
50:46Vous-même, en tant qu'artiste, vous pratiquez la peinture intuitive.
50:51Donc, vous vous laissez porter par votre intuition, par l'instant présent,
50:55par l'incapacité à contrôler finalement ou à être dans le contrôle ou dans la structure,
51:01la rigueur au niveau de la démarche artistique.
51:04En quoi ce type de démarche, justement, aujourd'hui, est-il selon vous l'expression même d'un droit culturel
51:11?
51:11Absolument. C'est une approche qui va permettre aux jeunes artistes,
51:19et je m'en sers quasiment quotidiennement quand j'accompagne ces entrepreneurs culturels,
51:25ces artistes qui veulent devenir de meilleurs pédagogues, par exemple,
51:30quel artiste tu veux être ? Comment tu veux prendre ta place ?
51:34Et en fait, quand on mobilise simplement une partie cognitive de notre cerveau,
51:39ça ne suffit pas, se penser, ça ne suffit pas, il faut s'imaginer.
51:43Et donc, la peinture intuitive est un moyen très simple d'avoir accès peut-être à son inconscient.
51:51Et j'ai vécu beaucoup de métamorphoses de ces artistes qui,
51:55une fois qu'ils avaient peint l'artiste, le créateur, l'entrepreneur culturel que je veux devenir,
52:01ils étaient eux-mêmes surpris par ce que leur disait cet inconscient,
52:07mais qui, avec le pinceau, avec les couleurs choisies, avec le mouvement spontané,
52:12leur révélait en fait une force beaucoup plus forte pour affirmer leur identité.
52:19Donc la peinture intuitive, un petit peu, s'affranchit du concept théorique
52:22pour se concentrer ou faire confiance au corps, la mémoire du corps, à l'émotion brute.
52:29Est-ce qu'on peut parler d'une élévation artistique finalement ?
52:34Oui, c'est une élévation artistique, une élévation de soi en fait.
52:40Et on l'a même transformé, ce n'est pas anecdotique,
52:45nous avons publié dans des colloques internationaux
52:49cette approche pédagogique expérientielle
52:53qui fonde encore une fois le renouveau de l'entrepreneuriat culturel
52:59qui ouvre d'autres espaces.
53:01C'est la conjonction de ce qu'on disait au départ,
53:03je connais bien et je me réconcilie avec cette culture d'origine
53:11et ce qui est essentiel,
53:13notamment pour ces jeunes porteurs de projets qui viennent du monde rural.
53:16je me réconcilie avec mes racines, avec cette culture
53:20et puis j'accède via de la peinture intuitive
53:27à ce rêve de celui ou celle que je veux devenir.
53:30C'est la conjonction des deux.
53:32D'où on vient et où on va finalement.
53:34Absolument.
53:35Si on devait un petit peu conclure sur l'objectif de cet écrit,
53:40de ce texte, de ce livre,
53:42quel était un petit peu l'objectif et le message
53:44que vous vouliez véhiculer quand vous avez commencé à travailler sur les droits culturels ?
53:47Alors j'ai besoin de dire que
53:50seule on ne fait rien,
53:52je suis car nous sommes
53:54et grâce à Kenza Sefrewé qui est la directrice,
53:59l'éditrice en toutes lettres,
54:03elle m'a fait confiance et nous avons cheminé ensemble
54:06pour cet ouvrage collaboratif.
54:09C'était un de mes rêves en revenant vivre il y a six ans au Maroc
54:12parce qu'il est le fruit de tout un cheminement
54:15de confrontations théoriques appliquées,
54:18d'accompagnements d'acteurs institutionnels,
54:21associatifs, culturels, ancrés.
54:23C'est l'écosystème en fait.
54:25De l'écosystème absolument avec l'ensemble des parties prenantes.
54:29Donc c'est 20 ans d'engagement concret
54:31parce que j'aime le mélange entre le penser et l'agir
54:34et finalement j'ai posé un cadre
54:37qui est d'ailleurs la base des principes de créativité
54:41pour que chacun s'empare de sa vision des droits culturels
54:45parce que beaucoup des auteurs,
54:47que ce soit des artistes, des acteurs culturels,
54:50il y en a 18 dans le livre,
54:5212 pays représentés que du sud global.
54:56C'est aussi un parti politique essentiel pour moi, pour nous.
55:00Et donc chacun s'est reconnu sans avoir su le nommer peut-être avant
55:06qu'ensemble nous construisions ces droits culturels de manière concrète.
55:12C'est ensemble qu'on peut déconstruire justement.
55:15C'est le message à retenir.
55:17Merci à vous, Daniel Payet.
55:18C'était un plaisir de nous avoir comme invité ce soir.
55:20Je rappelle que vous êtes docteur en sciences humaines et sociales
55:23et artiste peintre également.
55:25Merci à vous.
55:25Merci à vous.
55:27C'est la fin de Invité Culture pour ce soir.
55:29Très bonne soirée.
55:34C'est aussi la fin de ce journal.
55:36Merci à vous de nous suivre.
55:37L'information revient dans un instant sur Média TV.
55:39Sous-titrage Société Radio-Canada

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