- il y a 35 minutes
Chaque soir, Brigitte Boucher vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:0022h11, vous êtes en direct sur BFM TV si vous nous rejoignez.
00:03On va parler de cet important incendie qui s'est déclaré aux alentours de 16h sur la 61, la commune
00:10de Carcassonne.
00:11Un véhicule qui s'est enflammé sur l'autoroute entraînant un très fort feu de végétation.
00:18Le sinistre s'est rapidement propagé en direction d'un quartier résidentiel et d'un terrain de manœuvre militaire.
00:25Vous voyez très rapidement, la végétation a pris feu avec une densité importante de fumée.
00:33On va écouter un témoin de la scène.
00:38On a lancé, on a vu de la fumée au loin qui commençait à partir.
00:41Et on est vraiment passé à l'instant où la voiture a commencé à brûler.
00:45Il y avait encore les passagers qui étaient juste à côté.
00:47Il n'y avait pas encore trop de bouchons, quelques ralentissements,
00:50vu que les gens, je pense, s'arrêtaient pour regarder un minimum.
00:54Et sinon, pas de bouchons, on a vraiment vu juste le départ,
00:57le capot qui commençait à partir en fumée et des flammes sous la voiture.
01:01Donc vous n'avez pas eu le temps de voir la réaction des passagers à l'intérieur ?
01:05Vous n'avez pas vu s'ils sont sortis rapidement ?
01:09Quelle était la situation dans ce véhicule ?
01:12Alors, je ne les ai pas vus sortir en direct.
01:13Ils étaient déjà sortis.
01:15Je sais qu'il y avait des enfants, c'était une famille avec des enfants en bas âge,
01:18donc ils étaient un peu paniqués.
01:19Et on a trouvé que c'était étonnant parce qu'ils étaient quand même assez près de la voiture.
01:24Je pense qu'ils étaient encore un peu sous le choc et qu'ils n'avaient pas eu le temps
01:26encore de partir.
01:28Mais on les a vraiment vus juste à côté du véhicule.
01:31Voilà, le feu est fixé ce soir.
01:33Mais d'importants moyens ont été déployés sur place.
01:35280 pompiers ainsi que des moyens aériens.
01:39Alexandre Noisette, vous êtes à Carcassonne.
01:41sur place avec le préfet de l'autre qui peut nous en dire peut-être plus sur la situation.
01:51Exactement.
01:52Alors, le feu s'est éclairé autour de 17h.
01:54Il a été fixé vers le mur pour...
01:58Voilà, on vous entend mal.
01:59Les problèmes techniques ne nous permettent pas de faire cette liaison.
02:03On vous retrouvera très certainement un tout petit peu plus tard.
02:06On va essayer de voir avec vous, Marquet, vous êtes chef du service Météo et Climat.
02:10Bonsoir de BFM TV.
02:12Ce qui est important de savoir, c'est cette situation météo ce soir.
02:16Parce qu'effectivement, on se focalise sur les vents.
02:19Les vents qui attisent ou non le feu qui est fixé.
02:23Bien sûr, le feu est fixé.
02:24Malgré les conditions météo qui étaient défavorables en cours de journée.
02:2836 degrés, des rafales de vent à 50 km par heure.
02:31Un taux d'humidité assez bas, proche de 30%.
02:35Alors, le vent souffle toujours ce soir.
02:36Mais la température s'est abaissée.
02:38Puis surtout, le taux d'humidité qui a tombé de la nuit a fortement augmenté.
02:41Il est de 75% actuellement.
02:42Donc, globalement, les conditions météo s'améliorent dans le secteur de Carcassonne.
02:47D'autant plus que le vent va tomber durant la nuit.
02:50Et pour les prochains jours, les prochaines heures ?
02:52Alors, pour les prochains jours.
02:53Alors, dans le secteur de Carcassonne, on surveille la situation.
02:56Parce que les rafales de vent s'annoncent encore assez fortes.
02:59Demain, toujours ce vent d'est.
03:00Donc, c'est un vent marin avec des rafales à 50-60 km par heure.
03:04Mais c'est vrai que la chaleur va encore rester prégnante demain après-midi.
03:09Les températures devraient ensuite baisser plus franchement à partir de 2 mardi.
03:12Mais on note toujours ces 20 départements sur un grand quart sud-est de la France
03:16qui restent placés en vigilance orange canicule.
03:19Et puis, demain, à l'échelle de la France, plus de 30 départements seront en vigilance orange
03:23pour un risque de feu de forêt élevé.
03:24Et cette fois-ci, ça remonte également jusqu'au nord de la France.
03:27– Stéphane Lessire, sapeur-pompier, délégué départemental du syndicat Sud,
03:32est avec nous en visio.
03:34Est-ce que vous pouvez nous dire quel est le travail des pompiers ce soir ?
03:38On parlait de 280 sapeurs-pompiers mobilisés.
03:44– Le travail des sapeurs-pompiers, alors si vous parlez des trois feux
03:47qui sont la giron de Varelo, j'imagine, là, le travail, c'est le travail le plus dur, en fait.
03:54Ils vont gratter les souches, continuer de gratter, il va être fini,
03:57donc c'est compliqué pour réussir à travailler correctement.
04:00Mais leur travail aujourd'hui, c'est ça, c'est gratter des souches,
04:04noyer, regratter.
04:05Comme c'est de la tour, c'est encore plus compliqué
04:07puisqu'il faut creuser des fois profondément.
04:09Et puis on pense que c'est un vrai travail de longue haleine, fatigant.
04:13– Stéphane Lessire, plus précisément dans l'Aude,
04:15est-ce que vous pouvez nous dire à Carcassonne,
04:18on a vu ce feu s'attiser très très vite dans l'après-midi
04:22à cause de ce véhicule qui s'est enflammé et qui a attisé la végétation.
04:29Là, les pompiers, ce soir, sont toujours à pied d'oeuvre.
04:33Ils ont été considérablement aidés par des moyens aériens.
04:38– Oui, mais les moyens aériens, il y a justement des deux autres endroits
04:41où on travaille différemment puisqu'on n'est plus sur des feux qui progressent.
04:45Donc ça libère des moyens aériens, ce qui est très bien,
04:47c'est la chance qu'on a pour l'instant, c'est que ça se coordonne pas trop mal,
04:51ça part d'un côté, ça se calme de l'autre.
04:52Ça, c'est la première chose.
04:53Mais moi, je vais vous passer un message de prévention, en fait.
04:55Tous ceux qui ont un extincteur avec eux chez eux en ce moment,
04:57qu'ils n'hésitent pas à les emmener quand ils sont en voiture, en fait.
04:59Parce qu'il y a des réactions immédiates qui peuvent nous permettre justement
05:02de gagner un temps fou, quand c'est une banquette à un bas-côté d'autoroutes
05:06qui commence à brûler avec une végétation dense derrière,
05:09avant d'arriver des secours, des canadaires ou des sapeurs-pompiers,
05:12on peut déjà agir et peut-être préserver, en fait, faire tout ce qu'on veut
05:16pour empêcher que ça atteigne la forêt, en fait.
05:18– Quel est l'objectif des pompiers une fois que le feu est fixé ?
05:22Quel est le travail, précisément ?
05:24– C'est ce que je vous ai expliqué.
05:26Le travail, c'est de l'éteindre. Il n'est pas éteint.
05:28C'est-à-dire que peut-être que dans deux, trois jours…
05:30J'ai regardé la météo sur les 15 prochains jours.
05:32Alors, effectivement, les prévisions sont assez compliquées au bout de 15 jours,
05:35mais ça fait des semaines que c'est toujours la même chose.
05:37Un coup d'orage qui ne vaut pas grand-chose.
05:39Et puis on repart, on est sur des températures à 28, 29 degrés.
05:42Et tout ça, ça s'additionne, en fait.
05:44On est sur des phases de deux mois, deux mois et demi, sans vœu.
05:47Donc, on continue de tout assécher.
05:49Pour l'honneur de la France, là où c'est des cultures, c'est réel,
05:53la chance qu'on a, c'est venant, ça c'est récolté.
05:55Donc, on aura beaucoup moins de feu de culture.
05:57Mais il nous reste de la friche, il reste du pain.
05:58Il reste toutes ces choses-là qui peuvent brûler,
06:00qui peuvent vite partir, dans le morvant comme ailleurs.
06:03Et voilà, en fait, on est sur une coudrière.
06:04Donc, aujourd'hui, en fait, le côté positif qu'on peut dire sur le plateau,
06:08c'est que c'est une journée beaucoup plus calme pour les secours.
06:12Calme dans le sens où ils ne courent pas partout
06:14pour essayer de choper un feu et empêcher d'avancer, en fait.
06:16Là, ils peuvent prendre aussi du temps pour se reposer un peu mieux,
06:19changer correctement.
06:20On est dans une phase où on travaille, c'est très fatigant,
06:23mais c'est une phase hyper importante.
06:24Et de cette phase-là, arrivera la phase où on dira « feu est éteint ».
06:29Et j'ai regardé le feu de 2022.
06:31Hier, je vous disais plusieurs mois, ça a été 18 mois pour vous dire
06:34que le feu était éteint.
06:362023, l'extinction du feu de la Gironde en 2022.
06:40Vous voyez, quand je vous dis qu'on va en parler encore longtemps,
06:43en fait, ce qui va nous sauver, c'est les bonnes dépressions de l'Atlantique
06:46et ce n'est pas pour demain, en fait.
06:47Et il en faudra beaucoup, en fait.
06:48Parce que quand il pleut, vous grattez sur un centimètre,
06:50c'est à peine humide et en dessous, il n'y a rien, en fait.
06:52C'est sec.
06:54Dans l'Aude, le feu a été fixé beaucoup plus vite qu'en Gironde.
06:58Est-ce que c'est rassurant, ça ?
07:00Oui, mais on n'est pas sur les mêmes végétations.
07:02Là, à Gironde, vous êtes sur quelque chose où on cultive le pain,
07:05où on a des densités énormes de pain,
07:07avec des difficultés de pénétration, même si c'est sur du plat.
07:10On n'est pas sur la même chose.
07:11Là, vous êtes sur une végétation qu'on dira beaucoup plus naturelle.
07:14Elle est espacée en Gironde, ils communiquent tous ensemble.
07:17C'est l'exemple que je vous ai pris avec les allumettes.
07:19Vous les mettez toutes dans un bac.
07:21Je ne vous conseille pas de le faire, bien sûr.
07:23Mais imaginez la scène, les allumées, elles vont toutes s'enflammer
07:25parce qu'elles sont toutes proches.
07:26Elles vont suffisamment rayonner pour recréer suffisamment de gaz
07:30et après s'enflammer.
07:31En fait, c'est ça le principe.
07:32Donc, quand la végétation est espacée, comme on a pu le voir,
07:34et dans le bar et dans l'aude,
07:36le travail est aussi facilité par ça.
07:38Les feux sont beaucoup moins hauts.
07:39Donc, vous voyez très bien avec vos images.
07:41Merci Stéphane Lissier.
07:43On va retrouver Alexandre Noisette qui est avec nous à Carcassonne
07:46avec le préfet de Lourdes.
07:48On sait que 280 pompiers ont été mobilisés.
07:52On imagine qu'ils sont toujours au travail ce soir,
07:54même si le feu est fixé.
07:59Exactement, ils sont toujours au travail.
08:01Alors, le feu s'est déclaré aux alentours de 17 heures.
08:03Il s'est propagé sur une centaine d'hectares
08:05avant d'être fixé à 21 heures.
08:07Le travail des secours a donc été rapide et efficace.
08:10Je me trouve avec le préfet de Lourdes pour en parler.
08:13Bonsoir, merci de vous être rendu disponible.
08:16Est-ce que cette efficacité est le résultat de grands moyens engagés ?
08:20Alors, elle est d'abord le résultat de l'efficacité des pompiers de Lourdes
08:23qui sont intervenus très rapidement, massivement.
08:25Elle est aussi le résultat d'une intervention aérienne massive
08:28puisqu'il y a eu jusqu'à 13 aéronefs d'engagés,
08:31donc les moyens nationaux, les moyens sérieux au sol.
08:34Et on a pu parvenir à fixer cet incendie en 4 heures.
08:39Et par prévention des quartiers,
08:41ont été évacués proches du départ de feu ?
08:44Oui, il y a eu quelques évacuations préventives
08:46par la commune du Cazillac à l'initiative du maire.
08:49C'est une bonne initiative parce qu'on ne prend pas de risques
08:51avec la sécurité de nos concitoyens.
08:53Et puis, les mesures de confinement dans d'autres parties.
08:57Et puis, aussi la fermeture de l'autoroute,
08:59puisque, comme vous l'avez dit,
09:01le feu a démarré à partir d'un incendie de véhicules
09:03sur la bande d'arrêt d'urgence,
09:04qui s'est très rapidement propagée.
09:06Et donc, il a fallu couper l'autoroute
09:08qui est en cours de rétablissement.
09:09La circulation est en cours de rétablissement.
09:12Et j'imagine que cet incendie,
09:14même s'il est fixé,
09:15va rester sous très haute surveillance cette nuit ?
09:17Oui, parce qu'il faut éviter toute reprise.
09:19Donc, il y a des effectifs qui seront là en surveillance
09:22et puis qu'on puisse passer rapidement
09:24de la fixation à l'extinction de cet incendie.
09:27C'est l'objectif.
09:29Très bien, merci beaucoup.
09:30On vous souhaite bon courage.
09:31Donc, voilà, vous l'entendez,
09:32le feu a été fixé depuis 21 heures.
09:34Il reste sous haute surveillance.
09:36Et les pompiers continuent de travailler,
09:37notamment des opérations de noyage
09:39qui étaient en cours tout à l'heure.
09:42Merci, Alexandre Noisette.
09:43Boris Véliashev, vous êtes architecte expert
09:45en risques majeurs.
09:47Ces risques, ils existent de plus en plus.
09:50Et c'est surtout la reprise des feux
09:53qui inquiète, même si le feu est fixé.
09:55On a vu que ça pouvait redémarrer assez rapidement.
09:58Malheureusement, on l'a vu dans le Var, par exemple.
09:59Voilà, mais comme ça a été très bien dit,
10:01ça dépend complètement de la configuration
10:02des massifs forestiers.
10:03Il y a des massifs forestiers.
10:05Dans la Gironde, par exemple,
10:06on a affaire à de la tourbe.
10:07Donc là, les feux peuvent se propager en sous-sol
10:10pendant très longtemps.
10:11Donc c'est pour ça que la phase d'extinction du feu
10:13va prendre sans doute peut-être plus d'un an,
10:16deux ans, comme ça a été le cas déjà.
10:18Donc c'est un travail minutieux,
10:20mètre carré par mètre carré.
10:21Dans le Var, on a moins cette situation-là.
10:24C'est différent, on n'a pas de tourbe,
10:25mais ça prendra quand même du temps
10:27avant d'éteindre le feu.
10:28Et c'est vrai que c'est toujours le problème,
10:30c'est qu'il faut...
10:31C'est vraiment un travail minutieux
10:32qui se fait complètement au sol.
10:33Là, c'est plus du tout avec des moyens aériens,
10:35avec des pompiers qui manuellement
10:36doivent retourner,
10:37doivent vérifier chaque point chaud
10:39pour essayer de les noyer, en fait, complètement.
10:41Mais au départ, Mico Blugeot-Mérette,
10:43c'est vraiment les moyens aériens
10:45qui viennent en complémentarité
10:46des moyens terrestres,
10:48parce que c'est là qu'il faut circonscrire
10:51très très vite éventuellement l'incendie
10:52par des versées des tonnes et des tonnes d'eau,
10:55voire du retardant.
10:56Oui, d'une part, c'est la doctrine française.
10:58La doctrine date du feu extrêmement rapide,
11:00premièrement.
11:01Et deuxièmement, là, sur ce feu,
11:02par exemple, à Carcassonne,
11:04on a eu 13 moyens aériens déployés tout de suite.
11:07Et ça, pour le coup,
11:08c'est effectivement un des grands facteurs de succès.
11:10C'est ce qui permet à ce feu d'être fixé
11:12depuis déjà 21 heures.
11:13Et on voit bien que, justement,
11:14les moyens aériens se déplacent
11:16d'un endroit à l'autre
11:17dès qu'un feu part,
11:19parce que c'est là qu'il faut intervenir.
11:20Oui, et on l'a vu,
11:21ils peuvent même faire de longs trajets.
11:22C'est-à-dire qu'au-delà des Canadaires
11:23ou d'autres choses,
11:24on a déjà beaucoup parlé
11:25depuis le début d'été.
11:26Par exemple, quand vous avez un feu
11:27autour de Dijon
11:28et qu'il y a besoin de bombardiers,
11:30hélicoptères, bombardiers d'eau,
11:32ils vont venir, par exemple,
11:32de Châteauroux,
11:33vous allez avoir une complémentarité
11:35comme ça à l'échelon du territoire
11:36parce qu'effectivement,
11:37on voit bien malheureusement
11:38tous les jours
11:39des feux partir un peu partout.
11:41La plupart du temps,
11:42c'est effectivement accidentel
11:43et heureusement,
11:44mais il y a aussi des feux,
11:45bien sûr, volontaires.
11:45Et dans certaines régions,
11:47bien sûr,
11:47il y a aussi des retours de feux,
11:49des retours de points chauds.
11:50Et de fait,
11:50quand on parle d'un feu fixé,
11:52on le rappelle,
11:52ça ne veut pas dire
11:52que le feu est éteint.
11:54Et donc, dans ce contexte,
11:55avec l'augmentation des températures
11:56qu'on va voir
11:57dans le courant du mois d'août
11:58et peut-être d'autres épisodes
12:00de canicules,
12:01on peut s'y attendre.
12:03Et bien là,
12:03pour le coup,
12:03il faudra rester vigilant
12:04dans ces coins
12:05qui auront déjà
12:06malheureusement subi un feu.
12:07Brice Lalonde,
12:08ancien ministre de l'Écologie
12:09en 90-91,
12:12est-ce que vous êtes étonné
12:15par cette situation
12:16qu'on est en train de vivre ?
12:18C'est quand même
12:18la quatrième canicule
12:19depuis le mois de mai,
12:21la troisième
12:21depuis le début de l'été.
12:23Est-ce qu'on n'a pas
12:25collectivement un peu sous-estimé
12:26quand même
12:27l'adaptation
12:28de la France ?
12:29Oui.
12:31On a largement sous-estimé
12:33la nécessité
12:34de s'adapter.
12:35Je me demande,
12:37en vous écoutant
12:38et en regardant les images,
12:39jusqu'où on va tenir ?
12:40On en est déjà,
12:42début du mois d'août,
12:43à 120 000 hectares
12:45de forêts ravagées.
12:47On est dans la canicule.
12:49On est en pleine sécheresse.
12:51On dirait que la France
12:52est devenue
12:52un pays subtropical aride,
12:54avec peut-être
12:55une période humide
12:57en hiver,
12:57alors que toutes nos institutions
12:59et nos infrastructures
13:00sont faites par un pays
13:01tempéré,
13:02arrosé par des inverses
13:03bretonnes délicieuses,
13:04etc.
13:04Ce n'est plus du tout
13:05comme ça.
13:06Et donc,
13:07je pense que
13:08nous sommes comme face
13:09à un ennemi
13:10qui est en train
13:10de nous faire perdre
13:11le contrôle du territoire.
13:13Petit à petit,
13:13il nous agresse.
13:15Je crois que...
13:16j'ai peur que notre pays
13:17ne tienne pas le coup.
13:18Et donc,
13:18j'appelle vraiment,
13:20par exemple,
13:20on a un événement politique
13:22important l'année prochaine
13:23avec la présidentielle,
13:24et il faudrait que les candidats
13:26soient vraiment pénétrés
13:28de l'idée
13:28qu'il y a une nouvelle politique
13:30à mener
13:30qui est vraiment
13:31de protéger les Français,
13:33de protéger les territoires,
13:34de prendre toute la mesure
13:36de la série de catastrophes
13:38qui nous menacent.
13:38Est-ce qu'il faut
13:40un changement
13:41d'air,
13:43finalement ?
13:44C'est-à-dire
13:44un changement de modèle,
13:46quasiment.
13:46Ce n'est plus
13:47tout à fait
13:47de l'adaptation aussi ?
13:49Alors,
13:50il faut que l'ensemble
13:51de nos institutions,
13:52de nos infrastructures,
13:53de notre manière de vivre,
13:54de notre manière de produire,
13:56soient capables
13:57à la fois de lutter
13:58contre la cause
13:59de ces catastrophes,
14:00qui est le changement climatique,
14:01mais également
14:02de réduire les conséquences
14:04de ces catastrophes.
14:06J'admire les pompiers,
14:07j'admire tout ce qu'ils ont
14:08ont fait,
14:09mais un pays
14:09ne peut pas tenir
14:10sur des forces de secours
14:12qui vont être épuisées
14:13très rapidement.
14:14À un moment donné,
14:15c'est vraiment,
14:15en effet,
14:16l'organisation du territoire.
14:19Je pense,
14:20moi,
14:20je milite
14:21pour qu'il y ait
14:21un ministre d'État
14:23chargé de la résilience
14:24et de l'adaptation
14:25au changement climatique,
14:26que la protection civile,
14:28la météo,
14:29la direction
14:30de la prévention des risques
14:31soient regroupées
14:32autour de ce ministère
14:34pour que réellement
14:35ce soit sous l'autorité
14:36du Premier ministre
14:36et du Président de la République
14:37que toute la politique
14:39de l'adaptation
14:40soit menée.
14:41Ce n'est pas une affaire
14:42d'écologiste,
14:42c'est une affaire
14:43de toute la société
14:44et je pense que
14:46c'est là qu'on s'est trompé.
14:47On a pensé
14:48que c'était
14:48un problème sectoriel,
14:50que c'était l'affaire
14:51du pauvre ministre
14:52de l'Environnement.
14:53J'ai été ministre
14:54de l'Environnement,
14:54mais je vous signale
14:55que c'est mon gouvernement
14:56qui a commandé
14:57les Canadaires
14:58qui sont encore
14:59en fonction aujourd'hui.
15:00donc je suis satisfait
15:02au moins d'avoir fait ça.
15:04En tant que ça,
15:04il va falloir l'échanger.
15:06En effet,
15:07ça c'est là
15:08que c'est un exemple
15:09de l'imprévoyant
15:09cette histoire de Canadair.
15:11On n'a pas compris
15:13l'intensité
15:14et la gravité
15:15de ce qui est en train
15:15d'arriver à notre pays,
15:17à nos compatriotes.
15:19Mais vous dites
15:19que ce n'est pas
15:20que l'affaire des écologistes.
15:21Ça veut dire
15:22que ça ne va pas
15:23aider forcément
15:24les formations écologistes
15:25dans l'année présidentielle
15:26qui s'annonce ?
15:27Vous savez ce que c'est ?
15:28C'est ce que disait
15:28Clémenceau sur la guerre
15:29qui était une affaire
15:30trop sérieuse
15:31pour être laissée aux militaires.
15:32Eh bien l'écologie
15:33est une affaire trop sérieuse
15:34pour être laissée aux écologistes.
15:35C'est l'affaire
15:36de toutes les pensées politiques.
15:36Vous êtes de génération écologie,
15:38c'est vous qui le dites.
15:38Oui, voilà,
15:40c'est ce que je pense.
15:40Donc c'est tous les candidats
15:42qui doivent s'emparer
15:42de ce sujet
15:44qui dépasse finalement
15:46le seul point écologique.
15:47Voilà, tous les candidats
15:47doivent nous présenter
15:49la manière de nous adapter
15:50qui nous coûte le moins cher
15:52et qui soit le plus efficace.
15:53La politique,
15:54c'est l'air de faire des choix.
15:55En ce moment,
15:56on nous dit
15:56il faut absolument s'armer,
15:58il faut faire la guerre,
15:59la guerre de haute intensité
16:00parce que Poutine
16:01va nous attaquer, etc.
16:03Mais précisément,
16:04je vous demande de vérifier
16:05qui c'est qui nous agresse
16:06en ce moment ?
16:07C'est le changement climatique,
16:08ce sont les incendies,
16:09ce sont les inondations,
16:11ce sont les ouragans méditerranéens.
16:12Et à côté de ça,
16:13est-ce qu'on peut laisser tomber
16:13l'Ukraine ?
16:15Alors...
16:15Il y a beaucoup de priorités.
16:17Il y a beaucoup de priorités.
16:18L'art de la politique,
16:19c'est de choisir
16:20les bonnes priorités.
16:21Donc, c'est l'écologie.
16:22Vous êtes d'accord avec ça ?
16:24J'imagine que Blujon-Mérède,
16:25mais ça va nous coûter
16:26beaucoup d'argent.
16:27Alors, ça va coûter
16:28beaucoup d'argent,
16:28mais ça dépend comment
16:29vous comptabilisez
16:30effectivement cet argent.
16:30Si on reste dans
16:31la logique actuelle,
16:32c'est-à-dire on a des dettes
16:34et puis on va essayer
16:35d'investir,
16:36et bien effectivement,
16:37vous allez dire
16:37ça coûte cher.
16:38Mais si en réalité,
16:39on changeait notre approche
16:40comptable et qu'on était
16:41capable d'inclure,
16:42d'inclure dans notre
16:44comptabilité nationale
16:45ou territoriale
16:46les coûts évités,
16:48les coûts futurs
16:49de catastrophe
16:49qu'on aura évité
16:50en investissant aujourd'hui,
16:52quels que soient
16:52les investissements.
16:53Je parle aussi bien
16:54en termes de formation
16:55qu'en termes de matériel,
16:56qu'en termes d'aménagement
16:57du territoire, etc.
16:58Là, on change
16:59complètement la donne.
17:00Et donc, c'est pour ça
17:01qu'il y a d'une part
17:02un risque de trappe
17:04à vulnérabilité nationale
17:05où la vulnérabilité au climat
17:07nous emmène
17:08dans un effet boule de neige
17:09où on est de moins en moins
17:10capable de financer
17:11notre propre résilience
17:12et de l'autre côté,
17:14une comptabilité
17:15complètement nouvelle
17:16où en fait,
17:17les coûts écologiques
17:18ne sont plus comptabilisés
17:19comme des coûts,
17:20mais ce sont des investissements
17:21qui sont répercutés
17:23sur le long terme
17:23avec la logique
17:24donc encore une fois
17:25de dire
17:25les coûts futurs
17:27de catastrophes
17:28évitées,
17:29on les prend en compte
17:30dès maintenant
17:31pour financer
17:32maintenant
17:32notre préparation.
17:34Stéphane Lecci,
17:35on va vous retrouver,
17:36j'imagine que vous,
17:37vous pensez
17:38qu'il faut mettre
17:38les moyens
17:39pour davantage de pompiers,
17:41pour davantage
17:42de moyens aériens aussi ?
17:46Moi, je pense déjà
17:47que par rapport
17:48à vos intervenants
17:48et notamment
17:49à monsieur le ministre,
17:50on savait,
17:50on a refusé de faire,
17:51on a imaginé
17:52que ça serait
17:52d'autres générations,
17:53ça c'est le premier point.
17:55Ensuite, effectivement,
17:56des pompiers professionnels,
17:57il n'y en a pas assez.
17:58Il faut comprendre
17:59que nos collègues volontaires,
18:00ils travaillent la journée,
18:01donc il faut bien
18:02les remplacer
18:03à un moment donné,
18:03on ne peut pas
18:04faire avec moins.
18:07Donc de toute façon,
18:07il faut beaucoup plus
18:09de pompiers volontaires,
18:10beaucoup plus
18:10de pompiers professionnels.
18:11La vraie question
18:12à se poser aujourd'hui,
18:13c'est quel type
18:14de sécurité civile
18:15on veut en France ?
18:15Un système low cost ?
18:17Là, il y a des conséquences
18:18ou réellement mettre les moyens ?
18:19On est quand même
18:20la septième puissance,
18:21on a mis 2 milliards
18:22ou 1 milliard,
18:22je n'ai jamais réussi
18:23à vraiment savoir
18:23pour nettoyer la scène.
18:25Excusez-moi,
18:25il y avait un paquet de Canadair,
18:26un paquet de CCF,
18:27etc.
18:28Mais surtout,
18:29là où je veux appuyer,
18:31pas les services départementaux,
18:33communes et départements
18:34uniquement.
18:35Il va falloir
18:36qu'à un moment donné,
18:36l'État, c'est du régalien.
18:37La sécurité,
18:38je vous le dis,
18:39je pense sur votre plateau,
18:40ce n'est pas uniquement
18:41la violence faite
18:43à l'être humain en fait.
18:44La sécurité,
18:45c'est un ensemble
18:46et dont le dérèglement climatique
18:48qui va être violent.
18:49La nature,
18:50elle gagnera toujours
18:51face à nous.
18:52Donc si on ne comprend pas
18:53qu'à un moment donné,
18:53il faut…
18:54Chez les pompiers,
18:55on a la lecture du feu par exemple,
18:56ce qui nous permet
18:57de savoir comment on doit agir
18:59sur un feu.
19:00C'est la première étape
19:01qu'on doit faire.
19:02Aujourd'hui,
19:02on a l'intelligence artificielle,
19:03elle doit nous aider aussi.
19:05On est en train…
19:05Il y a des IA qui sont installés
19:06par exemple dans le Stiches du Loiret.
19:08Elle est en train d'apprendre.
19:09Elle essaie de comprendre
19:10pourquoi quand un agriculteur
19:12retourne un champ
19:13et s'est fait de la poussière,
19:13ce n'est pas un feu.
19:14Quand la fumée…
19:15Elle est en train d'apprendre.
19:17Et toute cette technologie,
19:18elle va aider les sapeurs pompiers.
19:20Mais en fait,
19:20chacun a un rôle à jouer.
19:21Le citoyen doit se dire,
19:23mais attendez,
19:23là je suis en période canicule,
19:24c'est grillé partout.
19:28Si j'ai des activités à faire,
19:29il faut toujours avoir de l'eau
19:30à côté de soi.
19:31Et quand je dis de l'eau,
19:31ce n'est pas un litre et demi.
19:32Je vous rappelle le 1, 2 et 3 minutes
19:34avec le verre d'eau et 3 minutes,
19:37c'est une tonne d'eau,
19:371000 litres d'eau.
19:38Donc chacun a un rôle à jouer en fait.
19:40Et si on arrive tous
19:41à faire force et nation derrière tout ça,
19:44on va y arriver.
19:45Il ne faut pas être défaitiste.
19:46Franchement, la France,
19:47elle a vécu des choses difficiles
19:48dans son histoire.
19:49Elle s'en est toujours sortie.
19:50Là, c'est compliqué.
19:51On a refusé pendant trop longtemps
19:52de l'accepter.
19:53Mais aujourd'hui,
19:54il faut mettre et de l'argent,
19:55des moyens,
19:56former nos populations.
19:57Je vous l'ai dit,
19:58à un moment donné,
19:59il va falloir que la population
20:00se prenne aussi en charge.
20:01Et vous voyez,
20:02hier, quand on a parlé du confinement,
20:03le confinement est élevé aujourd'hui.
20:05Et c'était une très bonne chose
20:06puisque ces différents stades,
20:07on a le confinement,
20:08parce qu'on étudie tout ça en fait.
20:10On a des responsables
20:11qui sont là pour étudier les choses.
20:12Et par rapport au feu,
20:14on sait s'il faut plutôt confiner
20:15ou évacuer.
20:16Évacuer, c'est hyper traumatisant en fait.
20:18Vous ne savez pas
20:19si vous reverrez votre maison en fait.
20:20Vous prenez le minimum
20:21et c'est parti en fait.
20:22Et vous l'avez vu en Gironde,
20:25plus de 200 maisons brûlées.
20:27Donc, ce que j'essaie de vous expliquer,
20:29c'est qu'on n'est pas bon dans l'accord.
20:31On explique mal les choses.
20:32Peut-être que les sapeurs-compiers
20:34ont une force à jouer
20:35parce que la population
20:36a confiance en vous.
20:37Et je pense que quand un responsable
20:38d'un SDIS dit
20:39il faut partir,
20:40il faut que les gens suivent
20:42le message des sapeurs-compiers.
20:44Si vous avez confiance
20:45dans les sapeurs-compiers,
20:46comme vous le dites
20:46depuis des dizaines et des dizaines d'années,
20:49quand les sapeurs-compiers vous disent
20:50il faut partir, faites.
20:51Parce que ça nous facilite la vie.
20:53On n'a plus à s'occuper de vous.
20:54Vous êtes notre priorité.
20:55Une fois qu'on vous a géré,
20:56on peut se concentrer
20:57sur le feu de forêt, en fait.
20:59Et ça, je le dirais peut-être
21:00encore dix ou vingt fois,
21:01mais il faut que ça rentre
21:02dans les têtes.
21:03Il faut que les parents expliquent.
21:05Il faut qu'on explique.
21:05Il faut qu'on se parle.
21:06Et on va y arriver,
21:07moi je vous assure.
21:08Ça va prendre du temps.
21:09Et je veux juste te redire quelque chose.
21:11On ne va pas attendre
21:12la présidentielle, en fait.
21:13Parce que la présidentielle,
21:15c'est avril.
21:15Il y a l'été 2027.
21:17Si on ne fait rien d'ici là,
21:18on dirait qu'on a le même été.
21:19Je ne suis pas Madame Soleil,
21:24multiple aujourd'hui.
21:25Peut-être que c'est la prochaine étape.
21:26Donc il faut se préparer
21:27à tout ça, en fait.
21:28Il faut faire le territoire.
21:29Il faut tout revoir.
21:30Donc voilà.
21:31Il faut qu'à la rentrée,
21:33il y a un beau voie de la sécurité
21:34qui a été mis en place,
21:35qui est sorti au mois de septembre 2025.
21:37Aucune mesure de mise en place
21:38au Gros-Brie.
21:39Il faut que le ministre de l'Intérieur…
21:41Là, je rejoins M. le ministre.
21:43Il faut un ministre
21:43pour la sécurité civile, en fait.
21:45Un ministre de l'Intérieur
21:46ne peut pas gérer
21:48tout ce qu'il gère aujourd'hui, en fait.
21:49Il a un coût sur l'Espagne.
21:52Il a un coût sur les apports-pompiers.
21:54Heureusement, il n'y a pas d'attentat en ce moment.
21:56Mais enfin, il y a un risque attentat.
21:57Donc il est sursollicité.
21:59Il ne peut pas tout faire.
22:00Il n'est pas un furor.
22:00Il est comme nous.
22:01Ce n'est pas un héros.
22:02Donc à un moment donné,
22:03si le gouvernement
22:03prend une mesure rapidement,
22:05il nous met un ministre
22:06ou une ministre
22:08dédiée à la sécurité civile en France
22:09et on bosse avant la présidentielle.
22:12Et ça, les députés,
22:12les parlementaires
22:13doivent s'entendre là-dessus.
22:15Enfin, on ne doit pas faire
22:16le règne là-dessus.
22:16En fait, c'est la sécurité de tous.
22:17Et si on est soldat du feu,
22:19on défend notre nation.
22:20On a besoin des élus
22:22pour défendre cette nation.
22:24Seuls, on ne fera rien.
22:25Ensemble, on peut bouger des montagnes.
22:26Je vous l'assure.
22:28Alors on sait qu'il y a
22:28un coordinateur national
22:30qui a été nommé en tout cas
22:31ou qui va l'être
22:32par Sébastien Lecornu
22:33puisque l'annonce a été faite
22:34dans la tribune dimanche.
22:36Un coordinateur national
22:37qui va donc s'occuper
22:41des 120 000 hectares
22:42qui sont partis en fumée
22:44depuis le 1er janvier,
22:45depuis le début de l'année,
22:47pour envisager
22:48donc cette reconstruction.
22:50On va aller du côté
22:52de la Gironde
22:53où les nouvelles sont bonnes ce soir.
22:55Le feu est fixé.
22:57Il n'évolue plus
22:57même s'il n'est pas éteint.
22:59Il y a toujours
22:592 000 pompiers
23:00qui sont mobilisés.
23:01Mais les communes
23:03de l'Eche-Cap-Ferré
23:04et du Porche
23:06vont pouvoir être à nouveau
23:08habitées par les habitants.
23:11On va retrouver Aurélie Delabre,
23:13directrice de cabinet
23:14du maire de l'Eche-Cap-Ferré.
23:15Vous nous confirmez
23:16le retour des habitants
23:18dans la commune
23:19pour demain ?
23:20Oui, bonjour.
23:22Effectivement,
23:22la préfecture
23:24a levé
23:24l'ordre d'évacuation.
23:26Donc,
23:26nos habitants
23:27pourront enfin
23:28réintégrer la commune.
23:29Pour une partie,
23:31c'est-à-dire
23:31le bourg de l'Eche
23:32qui se situe au nord
23:33à partir de 14 heures
23:34et pour l'ensemble
23:35du reste de la presse-qu'île,
23:37c'est-à-dire
23:37de Claoué
23:38jusqu'au Cap-Ferré
23:38à partir de 19 heures.
23:40Et nous avons
23:41bien évidemment
23:42avant la réintégration
23:43une pensée pour tous
23:44les sinistrés
23:45de notre commune
23:46qui, pour le coup,
23:47eux ne pourront pas
23:47réintégrer leur domicile
23:49demain.
23:49Et alors,
23:50ces sinistrés,
23:51ils sont accueillis
23:51toujours par la mairie ?
23:54Vous avez mis à disposition
23:55un centre d'accueil ?
23:58Alors,
23:58nous n'avons plus
23:58de centre d'accueil
23:59puisque la commune
24:00était fermée.
24:01Les sinistrés
24:02qui ont perdu leur maison
24:04font l'objet
24:04d'un accompagnement
24:05par la mairie.
24:06Voilà,
24:07on pourra les accompagner
24:08au niveau moral
24:09et psychologique
24:10parce qu'effectivement
24:11c'est une épreuve
24:11extrêmement difficile
24:12au niveau administratif
24:14et effectivement
24:15la municipalité
24:16sera à leur côté
24:17pour les aider
24:17à reconstruire
24:19et à se reconstruire
24:20le plus vite possible.
24:22Alors,
24:22l'Age-Cap-Ferré
24:22c'était évidemment
24:23un des points chauds
24:25de ce début
24:26de la presqu'île.
24:28Dans quel état
24:29se trouve la commune ?
24:31Alors,
24:33nous avons eu
24:33effectivement
24:33d'importants dégâts
24:35sur l'ensemble,
24:37sur la périphérie
24:38du Bourg-de-Lège
24:38et sur le Bourg-de-Lège
24:39avec plus de 20 maisons
24:41qui ont été brûlées
24:42et un certain nombre
24:43d'autres
24:43qui ont pu être impactées.
24:46Nous avons également
24:46énormément d'hectares
24:47de forêts
24:48qui ont brûlé
24:49sur le secteur nord
24:51de la commune,
24:52c'est-à-dire à la fois
24:52sur le secteur de Lège
24:54et sur le secteur
24:55qui se situe
24:56entre Lège et Claoué
24:57jusqu'à la façade océanique.
24:59Il y a des odeurs
25:00de fumée,
25:01des gaz toxiques ?
25:04Non,
25:05alors pas du tout
25:06puisque Madame la Préfète
25:07a permis le retour
25:09des citoyens
25:10parce qu'effectivement
25:11il n'y a pas de fumée
25:11ni de gaz toxique.
25:13Il y a peut-être
25:13effectivement
25:13quand les gens vont rentrer
25:14une légère odeur de fumée
25:16mais non,
25:16il n'y a pas
25:17ni gaz toxique
25:18ni fumée.
25:19Le Premier ministre
25:21Sébastien Necornu
25:22a dit
25:22aller en vacances
25:23en Gironde,
25:24c'est un geste
25:25de solidarité.
25:26Vous appelez
25:27les touristes
25:28à venir
25:29même s'il y a eu
25:31cet incendie
25:32et qu'ils ont pu
25:32être freinés
25:33dans leur choix
25:34de destination
25:35de vacances ?
25:38Évidemment,
25:39je pense que
25:39l'ensemble
25:40des acteurs économiques
25:41de la commune
25:42de l'Ege-Cap-Ferré
25:43mais aussi du bassin
25:44d'Arcachon
25:44reste une destination
25:46avec énormément
25:47de choses à faire.
25:49On a été impactés
25:50mais on est en capacité
25:51d'accueillir
25:52effectivement
25:52nos estimants
25:53et puis je pense
25:54que c'est effectivement
25:55extrêmement intéressant
25:57de revenir
25:57sur cette destination,
25:59de venir aussi
26:00soutenir nos commerces
26:01et nos entreprises locales
26:02et nous appelons
26:03évidemment
26:04à revenir
26:05sur le secteur.
26:06J'indique
26:07que Madame la Préfète
26:08a levé
26:09l'ordre d'évacuation
26:10sauf pour les campings
26:11qui pourront réintégrer
26:12dans quelques jours.
26:14Merci d'avoir
26:15été avec nous
26:16ce soir Aurélie Delavre,
26:18directrice
26:18de cabinet
26:19du maire
26:21de l'Ege-Cap-Ferré.
26:22On va prendre
26:22la direction
26:23de Corrance
26:24à présent,
26:25Corrance
26:26où les habitants
26:27sont désormais
26:28déconfinés.
26:29Nous sommes évidemment
26:30dans le Var.
26:30Nicolas Moffray,
26:31vous êtes conseiller
26:32de cette commune
26:33de Corrance.
26:34Il y a toujours
26:35de l'inquiétude ?
26:38Oui,
26:39il y a toujours
26:39de l'inquiétude
26:40et encore plus
26:42de mon côté
26:42je pense,
26:44plus que les autorités.
26:45J'ai l'impression
26:46en tout cas
26:48parce que quand on est
26:49je crois
26:50à 12 jours,
26:51j'arrive plus
26:52à compter les jours
26:52depuis,
26:53à 12 jours
26:54d'incendie
26:54où tous les jours
26:55il y a des reprises
26:56un peu de partout,
26:57des foyers
26:58et après l'enfer
26:59qu'on a vécu,
27:00il y a de cela
27:01deux jours.
27:02L'inquiétude
27:03elle est toujours là
27:04et pour ma part
27:05encore plus
27:06que je suis
27:06ce fait un an
27:07sur le terrain
27:08en permanence
27:10et je vois
27:11les reprises
27:11que ce soit
27:12de jour,
27:13de nuit
27:14donc j'essaye
27:15de signaler
27:16tout ce que je peux
27:17en coordination
27:17avec les pompiers
27:19mais oui,
27:20il y a toujours
27:20de l'inquiétude.
27:21pour moi
27:22il n'est pas
27:23du tout éteint.
27:25Alors il est stabilisé,
27:26il n'est pas fixé,
27:28c'est ce que disait
27:29le préfet
27:29et il y a eu
27:29deux principales reprises
27:31de feu
27:32vraisemblablement
27:33intentionnelles,
27:34c'est ce qu'il essaie
27:35d'entendre tout à l'heure
27:36lors de son point presse,
27:37c'est l'information
27:38que vous avez aussi ?
27:41Alors pour être honnête
27:41avec vous,
27:43je n'ai pas eu
27:44cet écho-là
27:45parce que je suis
27:45sur le terrain
27:46toute la journée,
27:47sûrement que
27:48madame la maire
27:49Nicole Luruland
27:50a eu cette info,
27:52j'en ai entendu
27:53aussi un peu parler
27:53mais ce qui est sûr
27:55c'est que
27:56ce qui a été vécu
27:58il y a deux jours
28:00avec l'embrasement
28:01de la totalité
28:02du village
28:03et tous les alentours,
28:05c'est vraiment
28:05venu aux portes
28:06du village
28:06et à l'intérieur
28:07quasiment,
28:08c'était une reprise
28:10que nous redoutions
28:11sur le terrain
28:12en tout cas
28:12avec tous les gens
28:13qui travaillent,
28:14le CCFF
28:15et tous les gens
28:17qui voient ce feu
28:18depuis le début
28:19et moi-même
28:20on savait pertinemment
28:22que de là
28:23où c'est parti
28:25que si ce n'était pas traité
28:26c'est ce qui arriverait
28:27j'avais prévenu
28:28on m'a un peu
28:30sorti
28:33du PC
28:33qui gérait cet incendie
28:36à l'époque
28:36où je leur ai dit
28:37que s'ils ne faisaient pas
28:38une certaine chose
28:39dont on leur indiquait
28:40avec les gens
28:41qui connaissent ce terrain
28:42ça allait arriver
28:43et malheureusement
28:44maintenant c'est arrivé.
28:46au courant
28:47ça a été déconfiné
28:48ça veut dire
28:48que la situation
28:50est un petit peu meilleure
28:51ou pas ?
28:52Comment c'est autour de vous ?
28:57Les gens ont regagné
28:58leur domicile
28:59c'est sûr
29:00puisqu'on leur dit
29:00que ça leur convient
29:04de pouvoir rentrer à la maison
29:05on n'est toujours pas
29:05toujours mieux chez soi
29:08mais il y a toujours
29:09de l'inquiétude
29:10et pour ma part
29:12je trouve que
29:14certains ordres
29:16de déconfinement
29:17où les gens
29:19aussi peuvent rentrer
29:20chez eux
29:21sont parfois
29:23donnés un peu trop tôt
29:25je l'ai eu
29:26au cours de cet incendie
29:28ce soir
29:28bon voilà
29:29j'espère que ça se passera bien
29:33mais parfois
29:33je trouve que c'est un peu tôt
29:35parce qu'il y a un front
29:36qui est tellement
29:38gigantesque à traiter
29:39qu'il peut y avoir
29:40des reprises à tout moment
29:41et jusqu'à maintenant
29:43jusqu'à il y a deux jours
29:44les reprises
29:44c'était peut-être
29:46à un kilomètre
29:47deux kilomètres
29:48des maisons
29:49aujourd'hui
29:50les reprises
29:50quand il y en a
29:51j'en ai signalé
29:52encore après
29:53l'ordre de déconfinement
29:55elles sont à 50 mètres
29:56des maisons
29:56donc forcément
29:59il y a
29:59de l'inquiétude
30:01je pense
30:02de la part
30:02de tous les habitants
30:04Vous êtes conseiller municipal
30:05mais vous avez aussi
30:06beaucoup aidé
30:07les gens de la commune
30:09quel a été
30:10l'essentiel
30:11de votre travail
30:12ces dernières heures
30:13ces derniers jours
30:16La liste est longue
30:18c'est beaucoup
30:20de coordination
30:22des bénévoles
30:23qui aident
30:24des artisans
30:26des gens
30:26du CCFF
30:27des villages autour
30:29des sociétés
30:31qui viennent
30:31prêter main forte
30:32donc c'est de
30:33coordonner
30:34les gens sur le terrain
30:36pour arriver à faire
30:36un apport en eau
30:37aux camions
30:38au plus proche du front
30:39c'est des choses
30:40qu'on a fait
30:42des systèmes
30:43qui ont fonctionné
30:45parfaitement
30:46et je pense
30:47que les pompiers
30:47qui sont sur le terrain
30:48et même
30:49les commandants
30:51sur le terrain
30:52je précise bien
30:53sur le terrain
30:54en étaient conscients
30:57et donc
30:58c'était ça
30:59d'apporter
31:00vraiment un apport en eau
31:01et aussi
31:02de faire ce travail
31:03de signalisation
31:04des points chauds
31:07des nouvelles fumeroles
31:10et tout ça
31:10toujours en coordination
31:12avec les forces
31:14de sécurité
31:15des pompiers
31:16et après
31:18j'ai fait aussi
31:19beaucoup d'évacuations
31:20des évacuations
31:21d'enfants
31:23d'animaux
31:24de familles
31:25dans des moments
31:27qui étaient
31:27assez compliqués
31:30donc c'est tout ça
31:31et en fait
31:32mais il n'y a pas que moi
31:33il y a tous les bénévoles
31:36les pompiers
31:36qui sont sur le terrain
31:37pour en témoigner
31:38les repas
31:40aux pompiers
31:40aux familles évacuées
31:43les gens qui accueillent
31:44des évacués
31:45chez eux
31:47voilà
31:47j'oublie
31:48il y a tellement
31:48de choses
31:49mais tout le monde
31:51est sur le pont
31:52depuis maintenant
31:5312 jours
31:54je crois
31:55et c'est
31:56c'est un travail
31:57qui est assez fatigant
31:58je pense que
31:59j'ai deux heures
32:00de moyenne
32:01par jour
32:02donc on a envie
32:04un moment
32:04que ce incendie
32:06finisse
32:06parce que
32:07je pense que
32:08c'est dans la tête
32:08de tout le monde
32:09il faut que ça s'arrête
32:09on a perdu
32:11un gros pourcentage
32:12du territoire
32:13de Corrance
32:15ça mettra des années
32:16à revenir
32:17et maintenant
32:18il faut que les moyens
32:19soient mis en oeuvre
32:20pour vraiment
32:21le terminer
32:22j'espère que
32:22on a les moyens
32:24maintenant depuis deux jours
32:25bien trop tard
32:28espérons que ça continue
32:29et qu'on ne nous les enlève
32:29pas cette nuit
32:30pour délester
32:32certaines zones
32:33et voilà
32:35il y a juste un esprit
32:37de vouloir finir
32:38cet incendie
32:39maintenant
32:39on sent effectivement
32:40votre fatigue
32:42et votre épuisement
32:43on vous souhaite
32:44bon courage
32:44Nicolas Maufray
32:45pour la suite
32:48des développements
32:49à Corrance
32:50rappelons quand même
32:51que 1500 pompiers
32:53sont mobilisés
32:54et qu'ils ont été
32:55rejoints par 12 colonnes
32:56aujourd'hui
32:57deux Canadair
32:58deux Dash 4 hélicoptères
32:59qui sont venus
32:59en renfort
33:01pour essayer
33:02de fixer
33:04ce feu
33:04et cet incendie
33:05dans le Var
33:06ce qui n'est
33:07toujours pas le cas
33:08Marc
33:09on fait un petit point
33:10sur la situation
33:11dans le Var
33:11parce qu'on sentait
33:12encore l'inquiétude
33:13à Corrance
33:14comment ça va
33:15se passer demain ?
33:17Le département
33:18est toujours concerné
33:19c'est vrai
33:19par des températures
33:20caniculaires
33:20en réalité
33:21lorsqu'on regarde
33:22les prévisions
33:22jusqu'à vendredi
33:23voire même
33:23jusqu'au week-end
33:24le Var va conserver
33:25des températures
33:26supérieures à 35 degrés
33:27chaque jour
33:28et puis le vent
33:29également
33:29qui était au secteur sud
33:30aujourd'hui
33:31va basculer entre demain
33:32et mardi
33:33au secteur sud-est
33:34avec des rafales
33:34à 50 km par heure
33:36puis mercredi
33:36le retour du Mistral
33:38donc un vent
33:38qui change d'orientation
33:40un peu tous les jours
33:41qui reste sensible
33:42avec des températures
33:43caniculaires
33:44et donc toujours
33:44cette sécheresse
33:45donc très clairement
33:46les conditions météo
33:47restent toujours défavorables
33:48dans le Var
33:48Alors on sait
33:50qu'en Gironde
33:50et dans l'Aude
33:51les feux sont fixés
33:53mais néanmoins
33:53comme dans le Var
33:54on craint
33:55des reprises de feu
33:56est-ce que là
33:57la situation
33:59peut être assurante
34:00ou pas pour les jours
34:01qui viennent ?
34:01Pour l'Aude
34:02les températures
34:03restent élevées
34:03le vent reste également sensible
34:05pour la Gironde
34:06les températures
34:07s'annoncent beaucoup plus respirables
34:08à partir de demain
34:09on va repasser
34:10sous la barre
34:10des 30 degrés
34:11avec un vent d'ouest
34:13donc globalement
34:14pour demain
34:15le département de la Gironde
34:16est placé en vigilance verte
34:17en ce qui concerne
34:18le risque d'incendie
34:19donc ça fait très longtemps
34:21que le niveau de vigilance
34:22n'avait pas été aussi bas
34:23donc là pour la Gironde
34:24et pour le sud-ouest
34:25en général
34:26les conditions météo
34:27sont plus favorables
34:28pour ces prochains jours
34:29on
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