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  • il y a 55 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00On met avant ça l'autre titre à la une ce soir, vous le voyez derrière moi,
00:03ce sont les incendies qui font rage encore et toujours.
00:06Regardez, plus d'une quarantaine de feux toujours actifs ce soir, c'est considérable.
00:09La nuit, ça danse particulièrement ardu pour les pompiers.
00:12Nos reporters sont avec eux sur le terrain, avec les sinistrés aussi,
00:15dans les Pyrénées-Orientales, dans les Raux, deux des départements les plus touchés.
00:19Avec au passage ce soir, on va en parler, plusieurs arrestations de pyromanes présumées.
00:23Vous voyez ces images ce soir, images prises par l'hélicoptère BFMTV.
00:27Le feu n'est toujours pas complètement fixé, on est du côté des Pyrénées-Orientales,
00:31de Tréviac, de l'île-sur-Tête, plus de 4900 hectares détruits par les flammes,
00:35plus de 12 000 personnes évacuées.
00:36On va retrouver tout de suite Victor Pérez-Boucheron en direct sur place.
00:40Victor, quelle est la situation ? Il est 22h26.
00:44Eh bien écoutez Maxime, la situation est telle que le feu est toujours en train de se propager ici,
00:49dans les Pyrénées-Orientales.
00:50Un dernier bilan à 20h que nous pouvons vous donner.
00:534900 hectares sont partis en fumée.
00:55Ce soir encore, 800 sapeurs-pompiers mobilisés.
00:58Vous en doutez bien, les moyens aériens sont pour l'instant cloués au sol car il fait nuit.
01:02Et effectivement, vous l'avez dit, avant cela, dans l'après-midi,
01:04nous étions à bord de l'hélicoptère BFMTV pour prendre vraiment conscience
01:07de l'importance du brasier ici dans les Pyrénées-Orientales.
01:11Et ce que nous avons vu, ce sont des villages enclavés, des villages qui sont la proie des flammes.
01:16Il y a de la fumée tout autour de ces villages.
01:1726, c'est 12 000 habitants qui, ce soir, seront évacués de leur domicile.
01:21Pour la plupart, ils dormiront encore ce soir, je le disais, dans des abris, dans les maisons communales,
01:27dans les salles polyvalentes.
01:28Et vous le voyez très sûrement derrière moi, les camions qui sont en train d'évoluer
01:33pour partir en direction de ce Brasile pour, ce soir, encore lutter contre l'incendie.
01:36– Victor Pérez-Boucheron avec Mathieu Le Pénier, on est avec le maire de l'île-sur-Tête.
01:40Bonsoir Alain Fabresse et merci d'être avec nous.
01:42Est-ce que vous êtes toujours inquiet ce soir ?
01:45– Oui, bonjour BFMTV, oui.
01:47Alors l'inquiétude, oui, elle est omniprésente, bien sûr.
01:50Cela fait maintenant deux jours que ça dure, oui.
01:53Je suis encore inquiet parce que le feu a été un petit peu fixé, on va dire.
01:58Sauf qu'il y a encore des fumeroles et puis voilà, il y a encore quelques flammes ici et là,
02:04sur du bois brûlées.
02:05Je suis très inquiet parce que ce feu a dépassé l'île-sur-Tête,
02:11il a dépassé le fleuve La Tête sur la rive gauche
02:15et il est actuellement sur la commune de Vinsa et la commune de Rigarda.
02:21C'est deux communes dans le massif des Aspres.
02:25– Et ça veut dire qu'il y a toujours ce soir des maisons menacées ?
02:28On disait tout à l'heure qu'il y a plusieurs milliers de personnes,
02:30d'habitants qui ont été évacuées, il y a toujours des maisons menacées ce soir ?
02:33– Alors sur l'île-sur-Tête, non.
02:36Sur les communes limitrophes d'île-sur-Tête, je parlais de Corbert, de Saint-Michel-de-Yotte,
02:42je veux parler aussi de Rodès, non.
02:45Boulle-Terneur non plus. Par contre, il est probable, oui, sur Vinsa et sur Rigarda, oui.
02:52Et puis il y a d'autres communes aussi dans le massif des Aspres.
02:54Il ne faut pas que ce feu se propage, il ne faut pas que la Tramontane,
02:58notre vent du nord-ouest, augmente en intensité,
03:02parce que sinon le travail des pompiers va être réduit à néant.
03:07Voilà, je sais qu'il y a 800 soldats du feu qui sont monopolisés justement
03:12sur ce terrible incendie et qui font tout leur possible pour le maîtriser.
03:18– Merci M. le maire d'avoir été en direct avec nous.
03:21On va en parler avec nos invités ce soir, avec Anthony Férive,
03:24notre spécialiste météo, avec le colonel Ludovic Inès.
03:27Bonsoir et merci d'être là, colonel hors classe de sapeurs-pompiers professionnels,
03:31avec Gaël Musquet. Bonsoir Gaël, météorologues,
03:34spécialiste de la prévention des risques naturels,
03:36avec François Gemmè, mandre du GIEC. Bonsoir François.
03:38– Bonsoir.
03:38– La spécialiste des questions géopolitiques de l'environnement.
03:40On vous disait ce matin qu'il fallait purement et simplement interdire
03:42les massifs forestiers en été.
03:44On va en parler dans un instant avec Ludovic Pingano.
03:47Bonsoir Ludovic et avec le général Fontbonne.
03:49On parlera des pyromanes présumées qui ont été arrêtées.
03:53Colonel Inès, d'abord un mot.
03:54800 sapeurs-pompiers pour ce feu toujours en cours du côté des Pyrénées-Orientales.
03:59C'est évidemment considérable.
04:01Feu toujours pas fixé complètement, c'est ce qu'on nous disait tout à l'heure.
04:04Je ne sais pas quelles sont vos dernières informations,
04:06mais on nous disait qu'il y avait toujours deux flancs sur lesquels le feu progressait.
04:09Qu'est-ce qu'on fait au bout de 48 heures,
04:11qu'on a 800 sapeurs-pompiers qui sont sur le terrain,
04:13qu'est-ce qu'on fait ? Quelle est la priorité ?
04:15Absolument, on est toujours sur ces éléments-là.
04:17Le feu n'est toujours pas fixé.
04:18D'ailleurs, ça a été dit par le ministre de l'Intérieur il n'y a pas si longtemps que
04:21ça.
04:22Et les informations que je viens d'obtenir corroborent exactement ce que vous venez de dire.
04:27Donc on voit la mobilisation des 800 sapeurs-pompiers sur place.
04:30Il faut juste mesurer que c'est plusieurs kilomètres de lisières qui sont à surveiller,
04:36avec une action terrestre, puisque la nuit aéronautique est tombée et que les moyens aériens ne sont plus là.
04:42Donc cette action qui doit être menée par les pompiers au sol est considérable.
04:45Je reprends votre expression, Ludovic Pingano.
04:48Tabasser, matraquer le feu, qu'est-ce que ça veut dire ?
04:50Oui, c'est surtout le travail des avions en journée, ou plutôt le matin au lever du soleil,
04:55quand le feu a baissé d'intensité la nuit.
04:57Le colonel Inès vient de le dire très clairement, en fait, vous avez deux flancs.
05:01C'est un peu caricatural parce que j'imagine que ce feu n'est pas aussi bien structuré que cela.
05:05Mais en gros, il y a deux flancs.
05:07Ce sont les deux côtés du feu.
05:09Et vous avez ensuite la partie la plus virulente de l'incendie qu'on appelle la tête de feu.
05:13Et donc l'objectif des avions notamment, c'est d'essayer, quand c'est possible, de matraquer, de tabasser.
05:18Je sais qu'Anthony Ferry aime bien aussi cette expression.
05:21C'est de taper dessus de façon à ce que justement on arrive à freiner de façon considérable
05:24l'avancée de cette tête de feu, en profitant également avec des moyens terrestres
05:29et si possible aussi avec des moyens aériens, de rétrécir ces flancs
05:32de façon à ce qu'à un moment donné, on est...
05:34Moi, j'aime bien parler en puissance, que finalement la puissance déployée au sol
05:38et avec les moyens aériens soit supérieure à la puissance de l'incendie.
05:41Parce que je crois que c'est vraiment comme ça qu'il faut le caractériser.
05:44Donc c'est vraiment un rapport de force.
05:45Mais ça demande aussi de la stratégie, ça demande des moyens, puis ça demande du temps
05:48parce que parfois ça ne marche pas comme on veut.
05:50Donc il faut recommencer et recommencer pour espérer à un moment donné arriver à le maîtriser.
05:53On sera avec un habitant dans une seconde, mais d'abord, Anthony Ferry,
05:56les conditions pour cette nuit, pour demain, elles sont toujours aussi dures pour les pompiers
06:00sur le front des incendies ?
06:02Non, soyons clairs, les pompiers ont une fenêtre de tir météorologique.
06:06C'est entre maintenant et mercredi matin.
06:09Pourquoi ? Parce que la tramontane dans les Pyrénées-Orientales,
06:12eh bien, baisse en intensité.
06:14Par conséquent, cela va permettre justement aux pompiers de pouvoir,
06:19comme l'a dit Ludovic, dès demain matin, matraquer le feu.
06:21Et ça va permettre aussi aux marins, qui est un vent chargé d'humidité,
06:25de pouvoir s'infiltrer un petit peu plus à l'intérieur des terres.
06:30Et donc ça, vraiment, c'est cette fenêtre de tir que les pompiers doivent utiliser,
06:33car dès mercredi matin, eh bien, la tramontane sera de retour sur cette région des Pyrénées-Orientales.
06:38On est sur un secteur à risque, de toute façon.
06:41Totalement, parce que nous avons en fait plusieurs, malheureusement, mécanismes,
06:46dont le relief, on est en terrain escarpé,
06:49et par conséquent, la pente accentue la vitesse des flammes.
06:53Généralement, on dit que lorsque la pente augmente à peu près de 10 degrés,
06:57eh bien, la vitesse du feu peut doubler, voire même tripler.
07:00Et puis surtout aussi, lorsque le feu arrive dans les vallées,
07:03il y a ce que les physiciens appellent l'effet Venturi.
07:06C'est quoi ? Eh bien, c'est lorsqu'il y a un rétrécissement, le vent s'accélère.
07:09Et donc, lorsqu'on vous annonce, par exemple, une tramontagne qui est à 40 km heure,
07:13eh bien, à l'intérieur des vallées, à cause de cet effet,
07:16la vitesse peut doubler et, par conséquent, on peut avoir des vents à 80 km par heure.
07:20Et on est ce soir avec Eric, habitant de l'Île-sur-Tête.
07:22Bonsoir, Eric, et merci d'être en direct avec nous.
07:24Vous, votre maison a été sauvée in extremis. Racontez-nous.
07:28Alors oui, effectivement, voilà.
07:30Donc, ma maison, elle a été sauvée, on peut dire, in extremis.
07:34Alors, j'habite, je suis un peu excentré par rapport au village d'Île-sur-Tête.
07:38J'ai venu de passer deux jours à la maison.
07:41J'ai évacué ma femme, ma belle-mère.
07:43Et moi, j'ai voulu personnellement rester, bien entendu, sur site
07:47pour sauver un petit peu, on va dire, sauver les meubles.
07:51On va dire comme ça.
07:53Malheureusement, hier, j'étais dans l'obligation d'évacuer les lieux
07:58parce que, bien entendu, le feu est arrivé à une vitesse vraiment extraordinaire
08:04et comme on peut rarement voir sur des incendies
08:10comme on est en train de vivre actuellement sur l'île-sur-Tête.
08:13Donc, j'ai été dans l'obligation d'évacuer.
08:16J'ai laissé ma maison et j'ai laissé dans les mains des sapeurs-pompiers
08:25toute ma maison et surtout mon voisinage
08:27parce qu'on est un petit lieu où il y a une dizaine d'habitations.
08:34Et malheureusement, il y a des personnes qui ont tout perdu.
08:38Moi, j'ai eu, entre guillemets, la chance avec mes voisins limitrophes
08:44de récupérer tous mes biens,
08:48quoi que ce soit Mureau ou Nulal, entre guillemets,
08:54parce que j'avais quand même quelques chaînes
08:56qui ont survécu à ce drame, comme on peut,
08:59vous avez pu voir tout au long de ce week-end,
09:04vraiment apocalipsique.
09:05Donc, voilà, j'ai eu une grande chance
09:08d'avoir toute ma maison sauvée,
09:12sauvée par, il faut le dire, je le redis encore,
09:16sauvée par mes amis pompiers
09:18parce que je les considère pour mes amis.
09:22J'ai eu la chance d'avoir aussi l'appui de la commune
09:27qui a fait les efforts nécessaires
09:30pour nous permettre d'avoir la maison sur pied aujourd'hui.
09:35Et croyez-moi, ce qu'on vient de vivre le week-end,
09:37ça a été vraiment dramatique
09:40pour moi et pour tout mon voisinage.
09:43Merci beaucoup, Eric, d'avoir témoigné ce soir
09:44en direct sur BFM TV.
09:46On va retrouver Suzy Bernard-Melligus
09:47et Valentine Rive, nos reporters, ce soir.
09:49Vous, vous êtes avec des sinistrés,
09:52avec des personnes qui ont été évacuées.
09:56Tout à fait, nous sommes à Prades
09:58et là, il y a donc plusieurs dizaines de sinistrés
10:00qui ont trouvé refuge, notamment dans l'après-midi,
10:03notamment des villages de Vinsa et de Rhodes
10:05qui ont dû être évacués
10:06car les flammes se rapprochaient.
10:08Vous pouvez le voir sur les images de Thomas Lorieux.
10:10Il y a tout ici, il y a de la nourriture,
10:13il y a des lits, il y a même des ventilateurs
10:14car il fait quand même assez chaud dans la salle.
10:16Voilà, des cafés, des produits hygiéniques,
10:19il y a même des vêtements un petit peu plus loin.
10:20Il y a des jeux de société
10:22et c'est vrai qu'il faut les occuper,
10:24ces personnes qui sont évacuées
10:25parce que le moral, parfois, c'est un petit peu compliqué.
10:27On a rencontré des personnes pour lesquelles c'est compliqué
10:29et il y en a une qui ne s'attendait pas
10:31à passer une soirée comme ça.
10:32C'est Marie.
10:33Marie, c'est un jour particulier pour vous.
10:35Vous fêtez vos 75 ans.
10:36Qu'est-ce que ça fait de fêter son anniversaire ici ?
10:39Eh bien, on ne s'attendait pas à ça.
10:41On l'a fêté avec mes amis, mais ils dorment tous là.
10:44Voilà, avec mes amis, on l'a fêté samedi,
10:46mais on ne s'attendait pas à être là, voilà.
10:49Vous, vous habitez la commune de Vinsa.
10:51Comment s'est passée l'évacuation tout à l'heure ?
10:53Eh bien, ça s'est passé parce que je ne voulais pas partir.
10:58Je voulais rester à l'hôtel, chez moi, dans mon restaurant.
11:00Mais après, bon, on m'a dit qu'il faut partir,
11:02donc on est venus, voilà.
11:03Puis bon, j'ai tous mes amis, là, donc ça va.
11:05Voilà.
11:06Voilà, alors ici, c'est vrai qu'il y a de tous les profils
11:08des personnes âgées, des enfants.
11:10Tout le monde est accueilli ici.
11:12Il y en a certains qui passent leur deuxième nuit ici.
11:15Voilà, plusieurs personnes qui sont déjà,
11:17qui passent leur deuxième nuit ici.
11:19Ils ont tous un espoir, c'est rentrer chez eux le plus vite possible.
11:21– Suzy Bernard-Ménégus avec Thomas Laurion en direct de Pratt,
11:24donc dans les Pyrénées-Orientales.
11:25Encore une fois, c'est le point le plus compliqué ce soir
11:27sur le front des incendies.
11:29François Gemmène, vous vous dites,
11:31il faudrait purement et simplement, et à titre préventif,
11:34interdire tous les massifs forestiers à cette époque-ci de l'année ?
11:36– Pas forcément tous les massifs,
11:38mais en tout cas dans les départements les plus concernés.
11:40C'est clair, chaque année, ça recommence.
11:42Chaque année, ce sont des milliers d'hectares qui partent en fumée.
11:45Chaque année, ce sont des habitations, des vies qui sont détruites.
11:48Alors j'entends bien que la forêt peut être un lieu d'agrément,
11:52de rafraîchissement, que ce soit un inconvénient.
11:54Mais quand on sait que 9 incendies sur 10 sont déclenchés par la main de l'homme,
11:59que ce soit par accident ou par intention criminelle…
12:02– Et on va en parler des intentions criminelles.
12:03– Je pense qu'il faut faire à un moment donné la balance des coûts et des bénéfices.
12:06Il y a un léger coût, un léger inconvénient,
12:08mais il me semble que le bénéfice est immense
12:10si on parvient à éviter quelques incendies ainsi.
12:13Je pense qu'on va littéralement vivre dans un pays qu'on ne connaît pas encore.
12:17On se rend compte que toute une série de choses vont devoir changer,
12:20qu'il va falloir s'adapter.
12:21Il va falloir adapter aussi certaines réglementations,
12:24certaines mesures de précaution.
12:25Bien entendu, il faut renforcer les moyens des pompiers.
12:28Bien entendu, une question autour de l'entretien des forêts.
12:30Les trois quarts des forêts françaises sont des propriétés privées.
12:33Et donc il y a une vraie sensibilisation des propriétaires à effectuer.
12:36Et puis il faut quand même se prémunir contre,
12:39je suis désolé de le dire, mais parfois des crétins
12:41qui vont laisser tomber une allumette ou même une bouteille
12:45sans se rendre compte que ça peut créer un effet de loupe
12:47et déclencher un incendie.
12:48Ou évidemment contre les pyromanes qui vont être attirés par les incendies.
12:52On sait comment fonctionne la pyromanie.
12:53Plus vous voyez de feu, plus vous avez envie d'en rajouter
12:56et quelque part de participer.
12:58– Sauf que pour quelques crétins, vous punissez tout le monde.
13:00– Effectivement.
13:01Mais je pense que malheureusement, c'est là qu'il va falloir en arriver.
13:05Je le dis, ce n'est pas toute l'année,
13:07ce n'est pas sur l'ensemble du territoire,
13:09mais pendant les périodes les plus critiques à mon avis,
13:11il faut que les préfets prennent leurs responsabilités.
13:14Vous savez Maxime, on interdit parfois certains événements,
13:16certaines manifestations pour risque de troubles à l'ordre public.
13:19Il me semble qu'on est un peu dans ce cas de figure ici.
13:21– Gaël, il faut en arriver là ?
13:23– C'est déjà prévu dans la loi.
13:24On a déjà des interdictions massives.
13:25– Ça se fait déjà, oui.
13:26– Oui, ça se fait localement.
13:27– Oui, sauf qu'on est un pays où en fait,
13:30il faut l'avoir aussi en tête,
13:32ces massifs forestiers sont en contact des habitations,
13:35sont en contact d'infrastructures, sont en contact d'usines.
13:38Et donc, l'interdiction des massifs, c'est une chose,
13:41mais quand l'on regarde sur l'année dernière, par exemple,
13:43les départs de feu, c'est des bords de route.
13:46Donc tout ça, et je rejoins François,
13:48il n'y a pas de fatalité à ce qu'on est en train de vivre.
13:50Ce n'est pas une fatalité tous les ans
13:52d'avoir des incendies, des maisons détruites.
13:54– Même quand on voit qu'ils arrivent un mois plus tôt
13:56que les années précédentes ?
13:58– Ce n'est pas une fatalité si on a une culture du risque.
14:01Quand je regarde, là, je regardais le DICRIM,
14:04le document d'information communale des risques majeurs
14:06de la ville de Vinsa, de Lys-sur-Tête.
14:08– Qui sont les rires évacuées ce soir ?
14:09– Tout à fait, tout est écrit, tout est documenté.
14:12Ce qu'il faut faire, peu importe l'époque de l'année,
14:14pour se prémunir des feux, le débroussaillage,
14:16les lagages, les numéros d'urgence.
14:20Et donc, si vous voulez, quand aujourd'hui,
14:21sous les duplexes, les plateaux,
14:23on a même des élus qui disent qu'on n'était pas préparés
14:27à vivre ça, on n'était pas préparés à faire face à ça,
14:31malgré les lois qui ont été évoquées.
14:322021, la loi Matras, qui impose aux maires,
14:35tous les cinq ans, maximum, de faire des exercices
14:37avec leur population.
14:38Ce que vivent ces sinistrés aujourd'hui dans les gymnases,
14:40c'est écrit, c'est documenté.
14:42Il est prévu des hébergements.
14:45Maintenant, il faut effectivement qu'on monte en puissance,
14:47il faut faire des exercices, accompagner les populations
14:49pour qu'elles puissent comprendre ce que ça va leur demander
14:51de vivre dans leur chair, d'évacuer.
14:54On l'a vécu, il y a quelques semaines, sur les canicules.
14:56On découvre, au moment de la canicule,
14:58ce qu'il faut faire en cas de canicule dans une école.
15:00Non, ce sont des choses qu'ils doivent apprendre
15:01tout au long de l'année, et surtout en temps de paix,
15:04parce que ce n'est pas au moment de l'aléa
15:05qu'on découvre ce qu'il faut faire.
15:06Mais, colonel, est-ce que ça vous aiderait, vous,
15:08si on disait, sur des zones beaucoup plus larges qu'aujourd'hui,
15:11massifs forestiers interdits ?
15:12C'est trop dangereux ?
15:13Gaël vient de très bien le dire, ça existe.
15:15Ça existe depuis de nombreuses années.
15:17En fait, c'est un arrêté préfectoral qui détermine,
15:20en fonction du danger météo,
15:23et donc de la problématique du risque feu de forêt,
15:25les accès aux massifs et l'emploi du feu dans ces massifs.
15:28Donc tout ça, c'est modulable.
15:30Maintenant, il y a une coordination qui se met en place,
15:32et des arrêtés préfectoraux le prévoient,
15:34y compris d'ailleurs dans des territoires
15:36qui, jusqu'à présent, n'étaient pas forcément soumis
15:38à la pression incendiaire, tel que ça peut être le cas
15:41en arc méditerranéen.
15:42On parlera du travail des canadaires et des pilotes de Canada
15:44dans un instant, vous vouliez réagir, Ludovic.
15:46Oui, Maxime, je voulais réagir,
15:47parce qu'en fait, aujourd'hui, on a des outils
15:48de plus en plus performants pour anticiper ces situations,
15:51et on est encore dans une réponse opérationnelle.
15:54On est en vigilance rouge, pardon, je vais y arriver, feu de forêt.
15:58On sait que l'hiver et le printemps, il a beaucoup plu.
16:02On sait que la végétation a poussé.
16:03On sait qu'il y a eu des périodes de canicule.
16:05On sait que cette végétation est devenue très sèche
16:07et qu'elle est du coup très inflammable.
16:09On sait qu'on a des fadas, des barjots, des crétins, des abrutis
16:12qui vont avoir envie de mettre le feu.
16:15Donc, en fait, comme le disait Gaël, ce n'est pas une fatalité.
16:17Donc, on sait que tout cela va arriver,
16:18mais on est encore en train de se préparer,
16:20en train de mobiliser des sapeurs-pompiers,
16:21de prépositionner des moyens en disant,
16:23de toute façon, il va brûler, il faut qu'on les positionne.
16:25Et on est une fois de plus dans la réponse opérationnelle.
16:27Or, la réponse opérationnelle, culturellement, elle est en retard.
16:31L'exemple de la canicule, il est très bon.
16:33On sait qu'il va faire chaud.
16:34On sait qu'on va avoir des gens qui vont mourir dans leur domicile.
16:36Mais pour autant, on a encore beaucoup de difficultés
16:39à prendre des décisions anticipées
16:41parce que ce sont des décisions qui sont difficiles à prendre.
16:44Parce que peut-être qu'elles ne sont pas populaires.
16:46Mais en réalité, est-ce qu'il vaut mieux avoir des morts
16:50après une canicule ou finalement prendre des mesures anticipées ?
16:53Est-ce qu'il vaut mieux avoir des morts sur un feu de forêt
16:54et 5 000 hectares de brûlés
16:57ou dire à un moment donné, tant pis, on empêche l'accès à cette forêt ?
17:00On parlera de la suite.
17:01Poser la question, c'était répondre, non ?
17:02Oui, il y a un peu de ça quand même, effectivement.
17:05On parlera de la canicule qui revient,
17:06mais d'abord, je voulais qu'on accueille
17:09Éric Durand, commandant de bord sur Canadair.
17:11Bonsoir et merci d'être avec nous ce soir.
17:148 Canadair, 8 bombardiers d'eau, en tout cas,
17:15en renfort de main,
17:17notamment des bombardiers d'eau européens.
17:19Et on voit le travail des Canadair.
17:20Alors là, c'était dans les Rômes
17:21et ça a été aussi aujourd'hui dans les Pyrénées-Orientales.
17:25Ce soir, évidemment, non.
17:26La nuit est tombée, bien évidemment.
17:27Ils reprendront leur travail demain.
17:29Une mission classique comme aujourd'hui,
17:31ça ressemble à quoi, Éric Durand ?
17:34Oui, bien, bonsoir.
17:35Une mission classique comme aujourd'hui,
17:37ça commence un petit peu comme une caserne de pompiers,
17:39c'est-à-dire la sirène qui sonne,
17:41et puis des équipages qui partent à l'avion
17:43pour décoller dans le délai imparti,
17:45c'est-à-dire en moins d'une demi-heure.
17:47Et puis après, c'est les opérations
17:51qui nous donnent la commune sur laquelle a lieu le sinistre.
17:54Et on va chercher de l'eau au plus proche en Canadair
17:58et ensuite, on se dirige directement vers le sinistre
18:00pour intervenir, se mettre en relation
18:02avec le chef des opérations de secours sur place,
18:04les pompiers,
18:05et ensuite, intervenir le plus rapidement possible
18:08et si possible, le plus efficacement possible
18:10pour essayer d'aider les pompiers
18:13à arrêter la progression d'incendie.
18:15Vous voyez ces images-là,
18:16ces largages d'eau, c'est combien de litres à chaque fois ?
18:19Sur Canadair, c'est 6 000 litres par avion
18:21qui est largué à chaque fois.
18:22C'est l'arme fatale des pompiers français ?
18:26L'arme fatale, je saurais vous dire, oui.
18:29En fait, si vous voulez, il y a une politique aujourd'hui,
18:32qui existe depuis longtemps,
18:34une politique de lutte contre les feux de forêt
18:36où effectivement, on essaie d'attaquer en priorité
18:39le feu des sangs et ensuite,
18:40si jamais le feu se propage,
18:43on va faire ce qu'on appelle une attaque de masse.
18:44Et le Canadair est fait pour ça.
18:46C'est d'ailleurs pour ça qu'on n'intervient pas tout seul en Canadair.
18:48En général, les Canadair, vous les voyez intervenir
18:50à 2, 3, 4, 5, 6,
18:52le but du jeu, c'est d'amener le maximum d'avions
18:55avec le maximum d'eau
18:56pour faire un effet de masse
18:58et apporter autant d'énergie de refroidissement
19:00que le feu pourrait apporter l'énergie de réchauffement.
19:03Merci, Éric Dioran, d'avoir été en direct avec nous.
19:05L'autre point chaud, pardon, pour l'expression,
19:09c'est l'héros ce soir,
19:10notamment du côté de Carloncasse et Levasse,
19:11au moins 250 hectares détruits,
19:13250 pompiers mobilisés.
19:15On va retrouver Camille Borin et Laura Champion ce soir.
19:18Quelle est la situation ?
19:19Où vous êtes précisément ?
19:23Eh bien, écoutez, la situation est un peu plus calme ici
19:26que dans les Pyrénées orientales,
19:27tout simplement parce que le vent
19:28qui s'est apaisé au cours de la journée
19:30a permis aux pompiers
19:32de pouvoir maîtriser les principaux points chauds.
19:35Néanmoins, le feu est circonscrit.
19:37Ça veut dire qu'il ne progresse plus,
19:38que les pompiers l'entourent intégralement,
19:40mais il n'est pas encore fixé.
19:42Et comme vous le voyez derrière moi,
19:43les pompiers continuent d'être à pied d'œuvre ici.
19:45Vous le voyez sur les images de Laura Champion.
19:48Ils continuent d'arroser les lisières.
19:49Ils viennent d'ailleurs de me confier
19:50qu'ils allaient devoir refaire le plein d'eau
19:52parce qu'ils n'avaient plus d'eau dans leur camion.
19:54Donc ils vont aller refaire le plein.
19:57C'est entre 220 et 250 pompiers
20:00qui sont mobilisés,
20:01qui ont été mobilisés toute la journée
20:02ici dans le département de l'Hérault.
20:05La nuit va être décisive tout simplement
20:08parce que les températures vont enfin baisser.
20:10Il a fait jusqu'à 36 degrés aujourd'hui ici dans l'Hérault.
20:14Les températures vont baisser.
20:15Le taux d'humidité dans l'air va augmenter un petit peu
20:18et donc ça va permettre aux pompiers
20:19de pouvoir agir efficacement
20:21et ils espèrent de fixer ce feu.
20:23Ce que je peux vous dire effectivement,
20:24c'est qu'il y a 275 hectares de végétation
20:27qui ont brûlé sur la totalité de la journée
20:30ici dans l'Hérault.
20:31Par contre, à part une toiture
20:33qui a été endommagée ainsi qu'une maison,
20:35il n'y a pas de dégâts matériels
20:36et les populations n'ont pas non plus eu besoin
20:39d'être évacuées.
20:40Elles ont pu rester à leur domicile.
20:41Mais encore une fois,
20:42la nuit va être déterminante
20:44et les pompiers que vous voyez juste derrière moi
20:46sur les images de Laura Champion
20:47vont œuvrer toute la nuit
20:48pour essayer de fixer ce feu.
20:50Merci à toutes les deux.
20:51Camille Borin, Laura Champion du côté de l'Hérault.
20:54Deux arrestations dans l'Hérault.
20:55En général, aujourd'hui,
20:56notamment l'arrestation d'un homme
20:57d'une vingtaine d'années,
20:58Pierre-Romane présumé.
20:59Neuf départs de feu.
21:00Il aurait pu provoquer neuf départs de feu.
21:02Ce sont les gendarmes qui sont à la manœuvre.
21:04Comment on enquête ?
21:05Quelles traces on cherche ?
21:06Et comment on retrouve ces gens-là ?
21:08Alors déjà, pour les retrouver,
21:10il y a deux bases de données.
21:12Il y a le traitement des antécédents judiciaires
21:14qui contient les auteurs d'infractions.
21:17Les gens qui ont été condamnés
21:18pour des mises de feu volontaires,
21:19ils sont évidemment.
21:20Il y a un autre système
21:22qui est beaucoup plus précis
21:23qui contient, avec les crimes violents,
21:26également les pyromades.
21:28Alors après, sur le terrain,
21:31la difficulté, c'est de déterminer
21:33le point de départ de feu.
21:35Donc ça se fait évidemment
21:36avec l'aide des pompiers.
21:37C'est la direction du vent.
21:38C'est les accès pour venir éventuellement en voiture.
21:41À partir de là,
21:42on va essayer de retrouver
21:43ce qu'on appelle des produits accélérants.
21:45C'est-à-dire de l'essence,
21:46c'est-à-dire un produit
21:48qui a pu mettre le feu.
21:50Ça peut être simplement une bouteille vide,
21:51ça peut être du papier.
21:52Donc ça ne va pas forcément
21:54se retrouver tout le temps.
21:56À partir de ce point-là,
21:57je dirais qu'on va avoir une enquête classique.
21:59C'est-à-dire,
22:00comment y arrive-t-on en voiture ?
22:01Comment y arrive-t-on à pied ?
22:03Alors, il n'y a pas de vidéo,
22:04il n'y a pas d'éléments généralement de cette ordre.
22:06Mais souvent, il y a des témoins.
22:07Et là, aujourd'hui, il y avait des témoins.
22:08On est au milieu des bois.
22:09On est au milieu d'une zone rurale.
22:10Mais il peut y avoir des témoins.
22:11Il peut y avoir des gens
22:12qui ont vu passer une voiture particulière.
22:15Et puis, à partir des éléments de fichier,
22:17on a 5, 10, 50 pyromades dans la région.
22:20On va voir si on peut avoir des recoupements.
22:22Un qui aurait été vu au mauvais endroit,
22:24au mauvais moment.
22:25Et qui, à ce moment-là,
22:26peut attirer l'attention des enquêteurs.
22:28Je vous cite François Gemmène,
22:29mais ils sont là, les crétins
22:29dont vous parliez tout à l'heure ?
22:30Notamment ?
22:32Je pense qu'il y a d'abord des crétins.
22:33Pardonnez-moi le terme,
22:34mais la situation est assez dramatique.
22:36Il y a d'abord des crétins irresponsables
22:37qui vont jeter un mégot
22:39en pensant qu'il est éteint,
22:40qui vont laisser traîner une bouteille
22:42sans se rendre compte
22:42qu'elle peut créer effet de loupe.
22:44Et puis, il y a la pyromanie
22:45qui est évidemment un trouble
22:46de la santé mentale,
22:47qui est évidemment aussi
22:48un acte criminel
22:50et contre lequel il est très, très difficile d'agir
22:52parce que les pyromanes
22:53vont évidemment être attirés par le feu
22:56et donc vont avoir envie
22:57d'allumer un feu eux-mêmes
22:58s'ils voient un feu,
22:59y compris s'ils voient des feux à la télévision,
23:01s'ils le regardent potentiellement
23:02en ce moment même.
23:04Quelles conditions pour les heures
23:06et plutôt pour les jours à venir ?
23:08On sait que la canicule revient,
23:09on va en parler.
23:10Pas de pluie d'ici dix jours ?
23:13Soyons clairs,
23:14la situation est sincèrement inquiétante
23:16du point de vue des feux de forêt
23:18car sur le court terme,
23:20sur les prochains jours,
23:20effectivement,
23:21on n'a pas de pluie en vue.
23:23On va vers dix jours
23:24où il n'y a pas de pluie.
23:26Donc, vous avez les trois quarts du pays
23:28qui ce soir sont en vigilance
23:30pour risque élevé de feu de forêt.
23:32Je ne vois pas comment la situation
23:34pourrait s'arranger,
23:35d'autant plus que l'on se dirige vers
23:36le 14 juillet.
23:38Les feux d'artifice.
23:39Et entre le 13 et le 14 juillet,
23:40c'est 15 000 feux d'artifice
23:42qui sont tirés en France.
23:43Donc, forcément,
23:44on va vers une situation
23:46à très haut risque.
23:47Est-ce qu'il faut autoriser
23:48les feux d'artifice
23:49le 13 et le 14 juillet ?
23:50Et qu'est-ce que vous dites ?
23:52Reprendre comme François Gemmènes,
23:53poser la question,
23:53c'est déjà comment ça y répond ?
23:54La question, elle est vite répondue.
23:55Qu'en dirait l'autre ?
23:56Ils sont souvent reportés
23:57dans ces conditions-là.
23:58Les préfets, en général,
24:00reportent les feux d'artifice
24:01quand les conditions météorologiques sont...
24:03D'où l'importance,
24:04et on en discutait avec mon colonel
24:06juste avant,
24:08le mur avalable qui a 164 noms,
24:10si mes souvenirs sont bons,
24:11sur les hommes et les femmes
24:12qui sont tombés au feu.
24:13Les derniers sont tombés au feu en 2019.
24:16Le meilleur service qu'on puisse rendre
24:19aux sapeurs-pompiers,
24:20aux soldats du feu,
24:21c'est de ne pas alléger son mur
24:22par des imprudences.
24:24Toutes les sources de chaleur,
24:26aujourd'hui, sont des dangers
24:27pour tout le territoire
24:28et pas uniquement les territoires
24:30dans le sud de la France.
24:30Anthony, oui, le colonel ?
24:31Non, non, simplement.
24:32Merci, Gaël, de le rappeler,
24:34parce qu'effectivement,
24:35ce mur sur notre établissement public,
24:37l'entente Valabre,
24:38c'est 164 noms depuis 1964
24:41de personnes,
24:42quel que soit le statut
24:43et toutes leurs provenances,
24:44qui sont décédées en feu de forêt.
24:46Donc c'est un nombre énorme
24:49qui, aujourd'hui,
24:51nécessite quand même encore plus.
24:52Je retiens ce qui vient d'être dit
24:54sur l'approche des crétins, peut-être.
24:57Je ne sais pas si c'est le terme approprié,
24:58mais en tout cas,
24:59c'est celui qui a été employé.
25:00Adoptons les bons comportements,
25:01travaillons sur la prévention.
25:03Ludovic Pingano vient aussi de le rappeler,
25:05la lutte commence à atteindre ses limites.
25:07Quand on voit ces éléments gigantesques,
25:09on ne peut plus lutter
25:10de façon aussi traditionnelle.
25:12Tout à l'heure,
25:13la météo vient d'évoquer
25:14ces effets venturis.
25:16On a eu jusqu'à présent
25:17des feux qui étaient portés par le vent.
25:20Portés, ça vient d'être illustré
25:22à travers des éléments de topographie.
25:23Aujourd'hui, on a des feux convectifs.
25:25Ça veut dire qu'on a des feux
25:26qui sont tellement puissants
25:27qui génèrent leur propre énergie
25:29et qui se propagent par eux-mêmes.
25:31Donc ces conditions caniculaires
25:33avec ce degré de sécheresse
25:35et donc cette hygrométrie extrêmement basse,
25:38eh bien, aujourd'hui,
25:39on a un cocktail explosif.
25:40Donc soyons prudents.
25:41Et c'est tout le travail
25:42qui aujourd'hui va être réalisé,
25:44notamment sur le prochain Tour de France
25:46avec la campagne mégots.
25:47Petits mégots, gros dégâts,
25:49soyons vigilants à tout ça.
25:50Ça, c'est un comportement d'imprudence.
25:52Petits mégots, gros dégâts.
25:53Les gens qui jettent leur mégot
25:54par la fenêtre de leur voiture
25:55sans se rendre compte
25:57que potentiellement,
25:58le mégot va tomber dans des broussailles
25:59et risque ensuite d'enflammer des massifs.
26:00Évidemment.
26:01Parmi le cocktail explosif,
26:02il y a évidemment la canicule qui revient.
26:04On a 61 départements
26:05en vigilance orange demain ?
26:06Exactement.
26:07Nous en avions 16 aujourd'hui.
26:0945 s'ajoutent
26:11à partir de ce mardi midi
26:12et donc, au total,
26:1461 départements en vigilance orange.
26:16Vous les découvrez sur la carte.
26:17Faisons simple, faisons clair.
26:19Si vous habitez dans le Sud-Ouest
26:20ou sur le pourtour méditerranéen
26:21et que vous êtes en orange,
26:23alors on attend chez vous
26:24à partir de demain
26:2540 degrés à l'ombre.
26:26Si vous êtes plus au nord,
26:28donc sur les pays de la Loire,
26:28le centre-val de Loire
26:29ou encore le Rhône
26:30ou l'Île-de-France,
26:31eh bien là,
26:32ce sera entre 35 et 38 degrés à l'ombre.
26:34Ça va se maintenir ?
26:35Juste attends, Maxime.
26:36La réponse est simple.
26:37Nous ne le savons pas.
26:37On ne le sait toujours pas.
26:38Ludovic, encore un mot avant de passer à l'ombre.
26:40Non, juste une question
26:40puisque je sais qu'Anthony adore les chiffres.
26:42On parlait de mégots juste avant.
26:43C'est combien les mégots déjà, Anthony ?
26:4510 000 mégots sont jetés chaque jour
26:47pour 100 kilomètres d'autoroute,
26:49soit 100 mégots par kilomètre chaque jour.
26:51Et un Français sur quatre
26:52affirme encore jeter ses déchets
26:54par la fenêtre de sa voiture.
26:56Bon, merci à tous les six
26:57d'avoir été avec moi en direct ce soir.
26:59Merci.
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