00:00Si vous voulez une réponse franche, je suis là, mon corps de garde, c'est vous qui êtes venu me
00:03poser la question,
00:04dois-je vous répondre franchement ? Agropag est en train de mourir.
00:07Que se passe-t-il réellement à la société agropastorale du Gabon ?
00:12Eh bien, il y a encore quelques jours, Raymond Donsima, président du conseil d'administration d'AgroPag,
00:19annonçait sa mise en retrait lors d'une sortie devenue virale sur les réseaux sociaux.
00:23Dans le détail, il dénonçait une crise de gouvernance, un fonctionnement qu'il jugeait inefficace,
00:30mais surtout des tensions entre le conseil d'administration et la direction générale.
00:36Pour en savoir davantage, l'équipe de Gabon Media Time s'est rendue dans les locaux de la structure.
00:42Près de cinq mois après la dissolution de la société d'agriculture et d'élévage en abrégé SAEG,
00:49actée par le gouvernement, la société agropastorale du Gabon en abrégé Agropag traverse une tempête sans précédent.
00:57Censée incarner la relance de la souveraineté alimentaire nationale,
01:01la structure s'enfonce dans une léthargie organisationnelle imputable à une crise de gouvernance au sommet de l'entreprise.
01:07Si la récente sortie du président du conseil d'administration, Raymond Donsima,
01:12a permis de dévoiler aux yeux du monde les anomalies qui paralysent cette entreprise,
01:16ces révélations de l'ancien premier ministre ne seraient qu'une partie émergée du scandale actuellement en cours.
01:22Selon des sources proches du dossier contactées par Gabon Media Time,
01:26cette paralysie trouverait son origine dans le comportement pour le moins curieux du directeur général,
01:31Aubert et Menjila.
01:32Alors que les équipes techniques auraient préparé le budget consolidé 2026 dès janvier pour anticiper les besoins,
01:39le document Rémi Mimas serait resté lettre mort.
01:42Plus grave encore, malgré la convocation de cinq conseils d'administration successifs,
01:48le patron d'AgroPAC refuserait quasi volontairement de présenter cette feuille de route financière
01:52indispensable au paiement des salaires et à l'achat des entrants.
01:57Ignorant délibérément les instructions de l'organe d'administration,
02:00Aubert et Menjila n'auraient jamais daigné appliquer les résolutions adoptées lors des différentes sessions.
02:06Son absence, justifiée au dernier moment par un certificat médical lors de la réunion cruciale du 2G,
02:13a d'ailleurs scellé le blocage institutionnel.
02:16Sur le terrain, ce désintérêt managéral s'accompagne d'une situation confuse.
02:20En dépit de la dissolution officielle de la SAEG par les autorités gouvernementales,
02:26le directeur général entretiendrait en sommet une véritable administration parallèle.
02:31Davantage présent dans les anciens locaux de la SAEG qu'au siège d'AgroPAC,
02:35il s'appuie préférentiellement sur l'ancien personnel de l'entité dissoute au détriment de la nouvelle structure.
02:42Cette dualité entretient le flou sur les sites d'exploitation.
02:45Une source interne au pôle opérationnel témoigne sous couvert d'anonymat.
02:50Le dialogue est totalement rompu avec la direction officielle.
02:54Nous assistons à une gestion sous cap où les décisions se prennent en marge des circuits légitimes
02:59avec des agents portant encore la tenue de la SAEG sur nos installations.
03:03Ce refus de transférer les actifs est de faire valider le budget à fixer nos fermes bovines et avicoles,
03:10tout en laissant le personnel à son propre sort, a-t-il confié à Gabor Media Time.
03:14Cette gestion opaque se traduit par l'arrêt brutal de la dynamique de production.
03:19Ante matériel agricole non transféré, équipement de conservation jamais mis à disposition
03:25et cheptel bovin sans suivi rigoureux, l'outil de production se dégrade rapidement.
03:30Face à trois mois d'arriérie de salaire et aux risques de contentieux sociaux,
03:35les taux se resserrent autour de l'entreprise.
03:37Sans une clarification immédiate de la gouvernance et le respect strict des décisions du conseil d'administration,
03:44la promesse d'abondance alimentaire risque de se transformer en un retentissant fiasco financier et social.
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