- il y a 23 heures
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00:10Générique
00:16Bonsoir, merci de choisir Médien TV pour vous informer.
00:19Voici les titres de votre journal.
00:22Deuxième et dernier jour de la visite de Sébastien Lecornu au Maroc.
00:26Le Premier ministre français a réitéré la position intangible de son pays en faveur de la souveraineté du Maroc sur
00:32son Sahara.
00:32On en parle dans Honest.
00:35Une position qui renseigne aussi sur le partenariat d'exception des deux pays qui ont insufflé aujourd'hui une nouvelle
00:42dynamique à leur coopération.
00:43C'était lors de la 15e session de la réunion de haut niveau Maroc-France marquée par la signature d
00:49'une quinzaine d'accords.
00:52Le rythme des frappes ne faiblit pas entre les Etats-Unis et l'Iran.
00:56L'île iranienne de Khashoggi près du détroit d'Orbouz a été la cible aujourd'hui de frappes américaines.
01:02On en parle aussi dans cette édition.
01:07Et on démarre ce journal dans le Royaume avec la visite de travail du Premier ministre français Sébastien Lecornu à
01:16la tête d'une forte délégation est venu insuffler une nouvelle dynamique à la coopération entre Paris et Rabat.
01:21Et il en a profité pour réaffirmer la position de la France sur le dossier du Sahara.
01:27Pour lui, la position de son pays en faveur de la souveraineté du Maroc sur son Sahara est intangible.
01:33Elle ne variera pas et la France, loyale et fidèle au Maroc, en tirera toutes les conséquences.
01:43Accompagné d'une douzaine de ministres, Sébastien Lecornu a prépare aujourd'hui, aux côtés de son homologue marocain, à la
01:5015e session de la réunion de haut niveau Maroc-France.
01:53Une réunion pour renforcer le partenariat d'exception liant les deux pays.
01:58Elle a été marquée par la signature, je vous le disais dans les titres, d'une quinzaine d'accords.
02:03Des accords relatifs à l'économie, l'éducation, la culture ou la recherche scientifique.
02:08La question de l'eau y occupe aussi une place de taille, de même que le transport avec un protocole
02:14d'entente portant confirmation de la mise en œuvre du financement du programme de la ligne à grande vitesse entre
02:20Kenitra et Marrakech.
02:22D'autres accords ont été aussi signés dans les domaines de l'agriculture, le service postal, les sciences halieutiques et
02:30Aquacol.
02:35Et pour Sébastien Lecornu, ce qui lit le Maroc à la France est très fort.
02:41Deux pays, dit-il, qui agiront toujours ensemble.
02:44Pour le Premier ministre français, Rabat et Paris travaillent à l'élaboration d'un traité bilatéral, le premier que la
02:51France signera avec un pays hors de l'Union Européenne.
02:54Pour un savoir un peu plus, écoutons le locataire de Matignon.
02:58La France et le Maroc agiront toujours ensemble.
03:01À l'heure où, il faut bien le dire, tout change très vite dans notre monde compliqué.
03:06Non par habitude, mais par choix et parce que nous savons pouvoir compter les uns sur les autres.
03:12C'est dans cet esprit que nous travaillons à l'élaboration d'un traité bilatéral entre nos deux pays.
03:16Le premier que la France signera avec un pays hors de l'Union Européenne.
03:23Vous le savez, un comité de sages français et marocains, ils travaillent en ce moment passionnément avec l'ambition non
03:29pas seulement de célébrer notre amitié,
03:31mais aussi et surtout d'organiser notre avenir commun dans un cadre unique, stable, ambitieux et adapté aux défis des
03:40prochaines décennies.
03:41Mesdames et Messieurs, Monsieur le chef du gouvernement, Mesdames et Messieurs les ministres,
03:45Vous l'aurez compris, cette réunion de haut niveau d'aujourd'hui n'est pas un aboutissement et elle est
03:50beaucoup plus qu'une étape.
03:52Nous nous sommes dit ce matin, c'est, je le crois sincèrement, un moment charnière.
03:57Nos chefs d'État ont ouvert une nouvelle séquence.
04:00Aujourd'hui, nous lui avons donné un contenu à la hauteur de nos engagements.
04:05Le Premier ministre français qui s'est aussi rendu ce matin au mausolée Mohamed Cinq à Rabat, sur place avec
04:11la délégation, l'accompagnant.
04:12Ils se sont recueillis sur les tombes des souverains Mohamed Cinq, Hassan II, Sébastien Lecornu,
04:18qui a déposé une gerbe de fleurs sur les tombes des deux regrettés souverains,
04:22avant de procéder à la signature du livre d'or du mausolée.
04:30Et sachez que Sa Majesté, Loha Mohamed VI, a offert aujourd'hui en déjeuner,
04:34à l'honneur du Premier ministre français Sébastien Lecornu,
04:38en déjeuner présidé par le chef du gouvernement, Azza Khanouche.
04:42Les ministres français de l'intérieur des affaires étrangères,
04:45ainsi que les membres de la délégation accompagnant Sébastien Lecornu, y ont pris part.
04:53Et juste après ce déjeuner, le Premier ministre français a quitté le royaume.
04:57À son départ de l'aéroport de Rabat-Salé,
05:00Sébastien Lecornu a été salué par le chef du gouvernement et une délégation ministérielle,
05:05avant de passer en revue en détachement de la première base aérienne des forces Royal Air.
05:12On reste de l'actualité au Maroc après plusieurs baisses consécutives.
05:17Les prix à la pompe repartent à la hausse.
05:20Depuis ce matin, les distributeurs pétroliers ont appliqué une hausse entre 65 et 70 centimes par litre de gasoil
05:27et entre près de 39 centimes par litre d'essence.
05:30Le répit aura été de courte durée.
05:34Cette hausse intervient deux semaines seulement après la baisse appliquée le 1er juillet.
05:41L'économie marocaine continue de démontrer sa résilience.
05:45C'est ce qui ressort des indicateurs macroéconomiques qui viennent d'être publiés par le Haut Commissariat au plan.
05:53L'économie nationale aurait progressé de 4,8% au deuxième trimestre de l'année tirée,
05:59principalement par le renforcement de l'activité agricole, la résilience des services
06:04et le maintien d'une demande intérieure dynamique.
06:07La croissance économique retrouverait plus de vigueur au troisième trimestre,
06:12s'établissant à plus 5,4% grâce notamment à une reprise des filières secondaires.
06:18Donc malgré les chocs externes et la hausse des coûts de production,
06:22les indicateurs affichés par les différents secteurs d'activité témoignent de la résilience de l'économie marocaine.
06:31Plus d'une semaine après la reprise des hostilités au Moyen-Orient,
06:34le rythme des frappes ne faiblit pas entre les Etats-Unis et l'Iran.
06:38L'île iranienne de Khishm près du détroit d'Ormuz a été aujourd'hui la cible de frappes américaines.
06:45L'Iran a ciblé de son côté des pays de la région alliés de Washington
06:49dans un scénario qui se répète à l'identique depuis plusieurs jours.
06:56Ce matin aussi, le système de défense anti-aérienne a été activé à Téhéran.
07:01Les forces américaines ont aussi ouvert le feu sur un pétrolier
07:04qui tentait de forcer le blocus des ports iraïens.
07:08Téhéran parle de guerre existentielle et ripostée.
07:11Un frappant, je vous le rappelle, le Koweït Bahreïn et la Jordanie.
07:15Les derniers développements, c'est avec Nasser Dunaïm.
07:21C'est l'alerte générale en Iran.
07:23Le système de défense anti-aérienne a été activé dans la capitale.
07:26Des explosions ont été rapportées dans le nord et l'ouest du pays.
07:31Aujourd'hui encore, le Pentagone a mené de nouvelles frappes.
07:34Les raids auraient touché des centres de commandement iraniens,
07:37des sites de défense aérienne et des installations de missiles et de drones.
07:42Le son signalant l'activation des systèmes de défense a été entendu dans plusieurs parties de Téhéran,
07:47dont l'ouest et l'est de la capitale iranienne.
07:50Des explosions ont par ailleurs été entendues dans la province de L'Orestan et à Semna.
07:55Hier, Washington avait également frappé des sites de défense côtière et des sites de missiles de croisière sur l'île
08:00de Gretertumb.
08:01La vague de frappes aurait duré autour des 90 minutes.
08:04L'armée américaine avait également tiré sur un pétrolier qui tentait de forcer le blocus américain au lendemain de son
08:10rétablissement.
08:13Côté iranien, les gardiens de la révolution ont de nouveau frappé les pays du Golfe.
08:17En Jordanie, Téhéran a visé un radar, des systèmes de communication et des installations de stockage de carburant de l
08:23'armée américaine sur la base aérienne d'Al-Azraq.
08:26Au Koweït, l'armée affirme riposter à des attaques de drones.
08:29A Bahreïn, les sirènes d'alerte aérienne ont également été déclenchées.
08:33Les frappes iraniennes sont principalement menées avec des drones d'attaque.
08:37Sur cette guerre qui s'enlise en perspective de sortie de crise, écoutons le point de vue d'Emmanuel Dupuis,
08:44analyste politique, président de l'Institut Prospective et Sécurité en Europe.
08:50On est clairement dans cette situation de guerre de statu quo.
08:55Premièrement, parce que le président Donald Trump avait promis de ne plus frapper l'Iran.
09:00Et il y a quelques heures, il a promis de continuer à frapper l'Iran jusqu'à ce que l
09:04'Iran cède.
09:05Donc, on est dans une contradiction très trumpienne qui nous ramène aux atermoiements de la diplomatie.
09:11Alors que l'on pensait que lors du dernier sommet du G7 à Versailles, au moment où le président américain
09:17avait paraffé l'accord de paix,
09:19on aboutirait à une négociation.
09:20Mais vraisemblablement, on était très loin des désinterprétations différentes, différenciées du point de vue de Téhéran ou du point de
09:30vue de Washington,
09:31ne serait-ce que sur la concomitance du cessez-le-feu vis-à-vis de l'offensive israélo-américaine en
09:39Iran
09:39et vis-à-vis de l'offensive israélienne au Liban.
09:41Donc, on est dans une situation de statu quo où le président américain veut continuer à frapper,
09:47mais à frapper avec modération, malgré les images que vous avez montrées.
09:51On n'est plus du tout dans la même configuration que dans les cinq premiers jours de l'offensive qui
09:58a été lancée le 28 février.
10:01On est dans une autre configuration.
10:02Les Israéliens ne sont pas rentrés dans la danse, si je puis m'exprimer ainsi.
10:06Ce ne sont que des frappes américaines qui frappent des infrastructures portuaires,
10:11Bandas Abbas notamment, les îles qui contrôlent l'étroit d'Hermouz,
10:17pour essayer de fragiliser la volonté ou la capacité de nuisance iranienne,
10:22c'est-à-dire la continuation du blocage d'Hermouz,
10:25qui, malgré les promesses américaines, n'est toujours pas réouvert.
10:29Et dans ce contexte, le Pakistan, médiateur dans ce conflit,
10:32qui exhorte aujourd'hui les deux parties à mettre fin aux violences
10:36et à reprendre les discussions dans le cadre du protocole d'accord signé mi-juin.
10:40Protocole d'accord qui a désormais volé en éclats.
10:44Islamabad appelle un retour à la normale dans le détroit d'Hermouz,
10:49à nouveau verrouillé par l'Iran le week-end dernier.
10:51En réponse, vous le savez, les États-Unis ont rétabli leur blocus des ports iraniens.
11:01La présence place à l'invité de Soirinfo.
11:13Le constat est préoccupant.
11:15Au Maroc, plus de 95% des procédures de redressement judiciaire
11:19se termineraient par une liquidation entraînant la disparition de l'entreprise,
11:24la perte d'emplois et des créances souvent irrécouvrables.
11:28Comment expliquer que si peu d'entreprises parviennent à être sauvées ?
11:33Faut-il réformer en profondeur le traitement de l'insolvabilité ?
11:38Pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir Selma El-Hassani Sbahi,
11:42experte en droit des affaires et professeure de droit commercial
11:46et des affaires à l'Université Mohamed V de Rabat.
11:50Justement, elle est en direct de Rabat avec nous.
11:52Selma El-Hassani Sbahi, bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation.
11:59Bonsoir, avec grand plaisir.
12:00Merci pour l'invitation et pour l'intérêt.
12:03Merci à vous.
12:05Alors, je le disais, plus de 95% des procédures de redressement judiciaire
12:10aboutiraient finalement à une liquidation des entreprises.
12:14Comment expliquez-vous un taux d'échec aussi élevé ?
12:19Alors, c'est difficile d'utiliser un seul facteur d'explication
12:23pour essayer un petit peu d'éclairer cette réalité.
12:28Comme je l'ai expliqué lors d'une rencontre récente avec les magistrats
12:32au niveau du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire,
12:35la problématique, elle est générale,
12:37et je parle plutôt d'une problématique relative à la gouvernance.
12:41Les difficultés des entreprises, c'est un écosystème.
12:44Pour que cet écosystème puisse apporter une réelle solution aux difficultés des entreprises,
12:49il faut que chaque acteur puisse assumer sa part de responsabilité
12:53et puisse occuper de manière efficace et responsable le périmètre qui lui a été fixé
12:59et désigné par le législateur dans le cadre du livre V.
13:02Or, aujourd'hui, ce qu'on constate, c'est qu'il y a des dysfonctionnements
13:05et que ces dysfonctionnements vont venir se retrouver tout au long de la chaîne
13:11de déploiement du livre V, que ce soit au niveau de l'entreprise,
13:15que ce soit au niveau des tribunaux de commerce
13:20et que ce soit également au niveau des acteurs chargés de déployer de manière pratique
13:25les procédures collectives.
13:26Donc, on peut parler d'un échec qui est un échec d'un système de gouvernance.
13:30Vous le disiez, c'est un problème d'écosystème.
13:32Nous aurons l'occasion d'y revenir durant cet entretien.
13:35Mais avant cela, on a constaté que les créanciers récupèrent souvent
13:39une part très faible de leurs créances.
13:42Que révèle cette situation sur l'efficacité actuelle des procédures d'insolvabilité, selon vous ?
13:49Alors, je vous remercie de poser cette question
13:52parce qu'on est vraiment au cœur du problème.
13:54En réalité, au niveau des procédures collectives,
13:58je parle d'un double échec, voire d'un triple échec.
14:01Alors, peut-être rappeler à nos téléspectateurs à quoi sert le droit des entreprises en difficulté
14:06tel qu'il a été mis en place dans le livre 5 par le législateur en 1996.
14:12Donc, c'est un droit ambitieux, c'est un droit nouveau
14:14parce qu'il est considéré comme une boîte à outils,
14:18comme un système thérapeutique au service de l'entreprise en difficulté
14:22et du commerçant qui souffre de faillite.
14:25Donc, le législateur marocain a mis en place toute une série d'outils,
14:32de méthodes.
14:34Donc, il les a définis,
14:36il les a mis entre les mains du tribunal de commerce
14:38pour aider le chef d'entreprise qui souffre d'un processus de défaillance.
14:43Donc, c'est comme ça que ce livre 5 a été conçu.
14:45Donc, il a été conçu comme un instrument thérapeutique
14:49au service de la protection de l'entreprise
14:52qui est confronté à un processus de difficulté.
14:55Lorsqu'on dit ça,
14:57ça veut dire qu'on va dans l'idée
14:59ou on poursuit l'idée selon laquelle
15:01le droit des entreprises en difficulté correspond à une utilité.
15:05On ne met pas en place un droit dédié
15:08à la gestion des crises d'entreprise
15:10pour faire joli,
15:11pour faire plaisir aux agences internationales
15:14ou pour montrer qu'on a un droit moderne.
15:16Si on le fait,
15:17c'est parce que ça correspond à un besoin.
15:19On a des entrepreneurs
15:20qui agissent dans une économie globalisée,
15:23donc c'est-à-dire une économie
15:24qui est exposée au risque de divers ordres.
15:28Vous avez donc mentionné il y a quelques instants
15:31le fait qu'aujourd'hui,
15:33on est face à une flambée des prix du pétrole.
15:36Donc, c'est une crise qui va être ressentie
15:38très fortement par les entrepreneurs.
15:39Donc, ces entrepreneurs méritent d'être protégés,
15:42d'être accompagnés
15:43lorsqu'ils sont confrontés
15:45à un processus de dégradation de leur rentabilité.
15:49Et c'est pour cette raison
15:50que ce droit a été imaginé.
15:52Or, ce qu'on constate,
15:53c'est que ce droit ne donne absolument pas
15:56les résultats attendus.
15:58Alors, un,
15:59les entreprises ne sont pas redressées.
16:02Vous l'avez dit il y a quelques instants,
16:0395 %,
16:05en réalité plus de 95 %
16:07des procédures ouvertes devant les tribunaux de commerce
16:09sont des procédures de liquidation.
16:12Qui dit liquidation, ça veut dire
16:14que c'est un démantèlement de l'entreprise,
16:17c'est une mise à mort de l'entreprise.
16:19Premier facteur.
16:20Deuxième facteur,
16:21on a moins de 20 % des créanciers
16:25qui arrivent à être payés
16:26à l'issue d'une procédure collective.
16:29C'est-à-dire, même lorsqu'on liquide une entreprise,
16:32on n'arrive pas à rembourser les créanciers.
16:35Ça, c'est extrêmement inquiétant.
16:37Plus préoccupant encore,
16:39dans les 5 % de procédures de redressement
16:41ou de sauvegarde
16:42qui sont ouvertes devant les tribunaux,
16:4590 % de ces 5 %
16:48finissent, in fine,
16:49par être convertis en procédure de liquidation.
16:52Donc, c'est un triple échec.
16:54Quel que soit le paramètre d'analyse
16:56qu'on met en place pour lire un petit peu…
16:58Donc, selon vous,
16:58l'entreprise n'est pas assez protégée ?
17:01C'est bien cela ?
17:04La problématique est plus complexe.
17:07L'entreprise n'est pas protégée,
17:09les créanciers ne sont pas protégés.
17:11C'est pour ça que je parle de double échec.
17:13On n'arrive ni à restructurer
17:17les entreprises en difficulté,
17:18ni à rembourser leurs créanciers.
17:21Donc, finalement,
17:22on n'est ni dans une logique liquidative réussie,
17:25je liquide,
17:27donc je vends les éléments d'actifs
17:30et je rembourse les créanciers.
17:33Donc, échec à ce niveau-là.
17:34On n'a que 20 % des créances
17:37qui arrivent à être remboursées.
17:38Et de l'autre côté,
17:39on n'arrive pas à restructurer les entreprises,
17:42c'est-à-dire à mettre en place
17:43des procédures abouties de sauvetage.
17:45Donc, c'est un double échec.
17:47Et c'est ça qui est préoccupant
17:48par rapport à ce libre-saint.
17:50Alors, Salma El-Hassani Sbaï,
17:52vous expliquez aussi
17:53que cette situation constitue un risque,
17:56un risque pour toute l'économie.
17:58Pourquoi la mauvaise gestion
18:01des faillances d'entreprises
18:03finit par affecter
18:04l'ensemble du tissu économique,
18:07selon vous ?
18:08Alors, c'est ça qu'on n'arrive pas
18:12suffisamment à mettre en avant.
18:14L'échec du livre 5,
18:16ce n'est pas un risque uniquement
18:18pour les entreprises
18:19directement concernées,
18:22pour les entrepreneurs
18:23qui n'arrivent pas
18:24à continuer leur activité,
18:26pour les salariés
18:28qui sont attachés
18:28à ces entreprises.
18:29C'est un risque.
18:31Alors, je vais utiliser
18:32un mot à la mode,
18:33mais c'est un mot
18:33qui va vraiment venir s'appliquer.
18:35Ici, c'est un risque
18:36de nature systémique,
18:37c'est-à-dire qu'il va enduire
18:39des conséquences toxiques
18:41pour l'ensemble
18:42de l'économie manquière.
18:44Comment et pourquoi ?
18:45Alors, je vous donne un exemple.
18:47Lorsque vous êtes un banquier,
18:49vous avez prêté de l'argent
18:50à une entreprise,
18:51à un entrepreneur ambitieux
18:53qui porte un projet innovant,
18:56que cet entrepreneur
18:57est confronté à une crise
18:59et que cette crise
19:00finit par éroder sa rentabilité,
19:02qu'il est mal accompagné,
19:04que finalement,
19:05il est liquidé.
19:06Si moi, banquier,
19:07je ne suis pas remboursée
19:09de manière satisfaisante,
19:11ça va créer chez moi
19:12une frilosité par la suite.
19:14Au lieu de venir financer
19:15l'économie réelle,
19:16je vais préparer,
19:18prioriser
19:19et plutôt orienter
19:20les fonds dont je dispose
19:22vers des secteurs
19:23considérés comme plus sûrs
19:24et qui sont en réalité
19:25des secteurs de rente.
19:26Donc, je vais,
19:27un, réorienter,
19:29réaffecter les flux financiers,
19:31deux, rendre l'accès
19:32au crédit
19:33beaucoup plus coûteux,
19:34beaucoup plus difficile
19:35pour les autres entrepreneurs.
19:37Donc, c'est véritablement
19:38une honte,
19:39une honte de choc
19:40qui va venir
19:41créer une contamination
19:43de l'ensemble
19:44de l'écosystème
19:44et pas uniquement
19:45de l'entrepreneur.
19:47Une honte de choc
19:47qui va contaminer
19:49tout un écosystème,
19:51vous l'avez dit.
19:52Alors,
19:52dans un pays aujourd'hui
19:53qui cherche à attirer
19:55davantage
19:55d'investissements
19:56étrangers,
19:58quelles pourraient être
19:59les conséquences
20:00d'un système,
20:01on va dire,
20:01d'insolvabilité
20:02peu performant ?
20:05Alors,
20:06c'est ça que je trouve
20:07dommage,
20:07c'est qu'aujourd'hui
20:08on vit un moment
20:09tout à fait exceptionnel
20:11dans l'histoire contemporaine
20:12de notre pays.
20:13On est en train,
20:14sous le leadership
20:16clairvoyant
20:16de sa majesté le roi
20:17que Dieu le garde,
20:19on est en train
20:19de vivre un moment
20:20tout à fait unique
20:22où on est en train
20:23de réussir
20:23à rassembler
20:25les conditions
20:27économiques
20:27de notre émergence.
20:28On est en train
20:29véritablement
20:29de devenir
20:31un acteur
20:31qui commence à compter
20:32sur les chaînes
20:33de production mondiale.
20:35Donc,
20:36on est en train
20:36de construire
20:37une attractivité,
20:38une sécurité
20:39de notre économie,
20:41mais en même temps,
20:41on a ce talon d'Achille
20:43qui est donc
20:44le droit de l'insolvabilité
20:45qui crée
20:46un véritable risque
20:47au niveau d'abord
20:48de la réputation
20:49de l'économie marocaine,
20:51au niveau de la fiabilité
20:52de cette économie.
20:53Et ça,
20:54malheureusement,
20:54on ne le sait pas assez,
20:56on ne le dit pas assez.
20:58Alors,
20:58je vous donne un exemple.
20:59Vous avez
21:00donc
21:01des acteurs
21:02économiques
21:03majeurs
21:03mondiaux
21:04qui
21:07mettent en place
21:08des rapports
21:08qui viennent
21:09un petit peu
21:10porter des diagnostics
21:11au niveau
21:11des économies
21:12les plus importantes,
21:13notamment
21:13les économies africaines
21:15et qui tirent
21:15la sonnette d'alarme
21:16en ce qui concerne
21:17l'économie marocaine
21:18en pointant du doigt
21:20plus précisément
21:21la complexité
21:22du traitement
21:23de l'insolvabilité
21:25donc au sein
21:25de l'économie marocaine.
21:27On parle même
21:27du paradoxe
21:28du Maroc.
21:29On a
21:30des agrégats macroéconomiques
21:32extrêmement
21:35qui sont
21:36très fiables.
21:38On a une très bonne note,
21:39on est très bien noté
21:40par rapport
21:41à ces agrégats macroéconomiques.
21:42Et puis,
21:43au niveau du traitement
21:44de l'insolvabilité,
21:45on est plutôt
21:46au niveau
21:46des chiffres
21:47des économies
21:48subsahariennes.
21:49Donc,
21:50on est considéré
21:50comme un pays
21:52à risque très élevé
21:53en ce qui concerne
21:54la gestion
21:54de l'insolvabilité.
21:55Et ça,
21:56les investisseurs
21:56étrangers le voient
21:57et le considèrent.
21:59Ce n'est pas
21:59un point négligeable.
22:00Ce n'est pas
22:01un point négligeable,
22:02mais il y a quand même
22:03des pistes
22:04pour notamment
22:06faire face
22:07à tout ceci.
22:09Vous avez proposé
22:10la création
22:12de tribunaux
22:13spécialisés
22:13de l'insolvabilité
22:15sur le modèle
22:15des US
22:17Bankruptcy
22:17Courts.
22:18Pourquoi
22:19une telle spécialisation
22:21selon vous
22:22va changer la donne ?
22:24Pourquoi ?
22:25Alors,
22:26pourquoi ?
22:27Parce que ça fait
22:2730 ans
22:28qu'on essaie
22:29de faire fonctionner
22:29ce livre 5.
22:30Ça fait 30 ans
22:31qu'on n'arrive pas
22:32à avancer
22:32au niveau
22:33de ce livre 5.
22:34Pourtant,
22:34on a un droit
22:35qui est plutôt ambitieux,
22:36qui est aligné
22:37sur les meilleurs
22:37standards internationaux.
22:39Donc,
22:39c'est au niveau
22:40vraiment du déploiement
22:41pratique opérationnel
22:42où il y a
22:43un blocage.
22:44Alors,
22:45il faut comprendre
22:45que le droit
22:47des entreprises
22:47en difficulté,
22:48c'est un droit
22:48très spécifique
22:49parce qu'on est
22:49vraiment au cœur
22:50de la rencontre
22:51entre le droit
22:52et l'économie.
22:52Donc,
22:53il faut avoir
22:53des compétences
22:54extrêmement spécialisées.
22:56Il faut avoir
22:56des compétences,
22:57bien sûr,
22:57juridiques,
22:58procédurales,
22:58mais également
22:59financières,
23:00comptables.
23:00Il faut avoir
23:01également un mindset,
23:03c'est-à-dire
23:03se placer
23:04à la place
23:04du manager
23:05qui est confronté
23:06à cette difficulté
23:07et essayer
23:07de réfléchir ensemble
23:08aux méthodes
23:10de restructuration
23:10les plus abouties.
23:11Alors,
23:12ce mindset
23:13n'est pas toujours
23:14présent auprès
23:15de nos magistrats
23:16parce que,
23:16vous le savez,
23:17on n'a pas une magistrature
23:18qui est spécialisée,
23:19c'est-à-dire
23:19qu'on n'a pas
23:19des magistrats
23:20qui ne font
23:20que du droit commercial
23:21et qui ont été formés
23:23spécifiquement
23:24par rapport
23:24aux difficultés
23:24des entreprises.
23:25On a des magistrats
23:26extrêmement compétents
23:27mais qui font
23:28des carrières
23:28qui sont multiples.
23:30Alors,
23:30moi,
23:30je plaide
23:31pour une hyper spécialisation
23:33en ce qui concerne
23:33les procédures collectives.
23:34Pourquoi ?
23:35Parce que ce sont
23:35des procédures
23:37extrêmement spécifiques
23:38et qui font appel
23:39un véritable mindset
23:41qui requiert
23:42une formation,
23:43qui requiert
23:44un accompagnement
23:45et des équipes
23:46également de travail
23:47dédiées
23:48à cette gestion
23:49et cet accompagnement
23:50des crises
23:51de l'entreprise.
23:53Et c'est pour ça
23:53que j'ai plaidé
23:54pour la mise en place
23:55de tribunaux
23:56spécifiquement dédiés
23:58à l'accompagnement,
23:59à la gestion,
24:00à l'assainissement
24:01des situations
24:02des entreprises
24:03qui tombent en dévue.
24:04Alors,
24:05dans de nombreux pays,
24:05l'échec entrepreneurial
24:07n'est pas considéré
24:09comme une fin,
24:10on va dire,
24:10une fin définitive.
24:11Le Maroc
24:12doit-il également
24:14aujourd'hui évoluer
24:15vers une culture
24:16de la seconde chance
24:18pour ces entreprises ?
24:20Et c'est là
24:21où je reviens
24:22à l'idée
24:23d'écosystème.
24:24On ne peut pas
24:25mettre l'échec
24:26du livre V
24:27uniquement sur le compte
24:28des tribunaux
24:28de commerce.
24:29Le juge de commerce
24:30fait ce qu'il fait
24:31et ce qu'il peut.
24:32Quand il a un dossier
24:33qui arrive sur son bureau,
24:35c'est souvent trop tard.
24:37Le processus
24:38de cessation de paiement
24:39est déjà ancré,
24:40la trésorerie
24:41est asséchée,
24:42la confiance
24:43est complètement dégradée,
24:45le banquier
24:46a fermé
24:46les lignes de financement,
24:48il n'y a plus de marché,
24:49les salariés
24:50les plus talentueux
24:51ont quitté le navire
24:52et donc,
24:52on se retrouve finalement
24:53devant une entreprise
24:55pour laquelle
24:55on ne peut pas grand-chose.
24:57Donc,
24:57il ne faut pas oublier
24:58que les juges
24:59n'ont pas de baguette magique.
25:00Et donc,
25:01c'est pour ça
25:01qu'il faut quand même
25:03prendre en considération
25:04le fait
25:05que réussir
25:06une restructuration
25:07d'une entreprise
25:08est une culture.
25:09Cette culture,
25:10il faut qu'on la retrouve
25:11au niveau des tribunaux
25:12de commerce,
25:12mais il faut surtout
25:13qu'elle soit implémentée
25:14au niveau des managers,
25:16au niveau des chefs
25:17d'entreprise,
25:18au niveau
25:19de la CGEM.
25:20Il faut que la CGEM
25:21essaye de promouvoir
25:22un petit peu
25:23la culture
25:24de la prévention.
25:25Il ne faut pas voir,
25:26alors comme par exemple
25:27aux États-Unis,
25:28on ne fait pas confiance
25:29à un manager
25:30tant qu'il n'a pas eu
25:31au moins une ou deux faillites
25:32et qu'il n'est pas arrivé
25:33à rebondir
25:34à l'issue
25:36de ce processus
25:37de difficulté.
25:38On doit avoir
25:39la même culture.
25:41L'échec
25:41d'une entreprise
25:42n'est pas l'échec
25:43définitif
25:44d'un entrepreneur.
25:45L'aventure entrepreneuriale
25:47est une aventure passionnante,
25:48mais c'est une aventure risquée.
25:50Donc,
25:50les chefs d'entreprise
25:51ont beaucoup de mérites
25:52de la mettre en place,
25:54mais il ne faut pas
25:55qu'ils voient
25:55la crise
25:56comme une fin en soi.
25:57C'est un obstacle
25:59qu'ils peuvent dépasser
26:01lorsqu'ils sont
26:01correctement accompagnés.
26:03Et on a dans le livre 5
26:04des outils
26:05qui sont
26:06très intéressants,
26:07qui sont confidentiels,
26:08qui sont sourds
26:08et qui permettent justement
26:10de prévenir
26:11la cessation de paiement,
26:12sauf qu'ils ne sont pas appliqués.
26:16Salma El-Hassanis,
26:17merci pour toutes ces précisions.
26:20On est rattrapés par le temps.
26:21Merci d'avoir répondu
26:22à nos questions.
26:23Je vous en prie,
26:24c'était un plaisir.
26:27Allez,
26:27on poursuit
26:28ce soir-info
26:29avec votre capsule sportive
26:32présentée par
26:33Younes Belvin.
26:50Mesdames et messieurs,
26:52bonjour et bienvenue
26:52dans cette nouvelle édition
26:53autour de l'actualité sportive.
26:55C'était la dernière affiche
26:56des demi-finales
26:57de la Coupe du Monde.
26:58de l'Angleterre a croyé tenir
26:59sa qualification,
27:00mais l'Argentine a encore
27:02trouvé les ressources
27:03pour renverser le match
27:04dans les derniers instants.
27:05L'entend dominé au tableau
27:07d'affichage après l'ouverture
27:08du score d'Anthony Gordon
27:09à la 55e minute.
27:11L'Albi Celeste a pourtant
27:12refusé d'abandonner.
27:13Les champions du monde
27:14ont multiplié les offensives
27:16avant d'être récompensés
27:17à 5 minutes de la fin
27:18grâce à Enzo Fernandez,
27:20parfaitement servi
27:21par Lionel Messi.
27:22Puis,
27:23dans le temps additionnel,
27:24Messi a encore fait la différence
27:25avec un centre précis
27:26pour Lautaro Martinez,
27:28auteur du but de la victoire.
27:30L'Argentine rejoint donc
27:31l'Espagne en finale
27:32et tentera de décrocher
27:33un quatrième titre mondial
27:35alors que l'Angleterre,
27:36elle, retrouvera la France
27:37pour la petite finale.
27:47Je pense que c'était un match
27:49extrêmement serré.
27:50J'ai apprécié la manière
27:51dont nous l'avons abordé
27:52et la façon dont nous avons joué.
27:54C'était une rencontre
27:54très équilibrée.
27:56Comme je l'ai déjà dit,
27:58nous avons su saisir
27:59notre opportunité
28:00pour prendre l'avantage
28:01et mener 1-0.
28:07Dans ce type de confrontation
28:08où les deux équipes se valent,
28:10ce sont souvent les détails
28:11qui font la différence.
28:18Ce groupe est difficile
28:20à expliquer,
28:21difficile à décrire
28:22avec des mots.
28:26Honnêtement,
28:26j'en perds même ma voix
28:27tellement ce qu'il représente
28:29est fort.
28:30C'est la preuve
28:31de notre solidarité,
28:32de cette fraternité
28:34qui nous unit
28:37et de cette capacité
28:39à nous battre
28:40jusqu'au bout,
28:40jusqu'à la dernière seconde.
28:42Après cette victoire,
28:44nous allons maintenant
28:44nous tourner vers la finale.
28:46Nous allons tout faire
28:47pour la gagner.
28:54Et la finale de la Coupe du Monde
28:56pourrait connaître
28:57une mi-temps exceptionnelle.
28:58La FIFA étudie la possibilité
29:00d'allonger la pause
29:01entre 20 et 30 minutes
29:03afin de laisser davantage
29:04de place au spectacle musical
29:06prévu avant la reprise du match.
29:08Plusieurs artistes internationaux
29:09sont annoncés pour ce show
29:11inspiré du Super Bowl américain.
29:13Si cette décision est confirmée,
29:15la finale offrirait
29:16une pause bien plus longue
29:17que les 15 minutes prévues
29:19par les règles du jeu.
29:20Une idée qui divise
29:21déjà les observateurs
29:22entre spectacle et respect
29:24des traditions du football.
29:28Et une semaine après
29:29l'élimination du Maroc,
29:31Achraf Hakimi est sorti du silence.
29:33Le capitaine des Lyons
29:34de l'Atlas a publié
29:35un message sur les réseaux sociaux
29:37pour remercier les supporters.
29:39Il affirme que le Maroc
29:40continue de grandir
29:41et que le meilleur reste à venir.
29:43Hakimi rappelle
29:43qu'une grande équipe
29:45se construit aussi
29:46après une défaite.
29:47Pendant cette Coupe du Monde,
29:48Hakimi a disputé
29:49les six rencontres du Maroc
29:51avec un but
29:52et deux passes décisives.
30:03Dans l'actualité du Mercato,
30:05le FC Barcelone
30:06ne compte pas laisser partir
30:07Ferran Torres.
30:08Malgré l'intérêt
30:09du Paris Saint-Germain,
30:10le club catalan
30:10prépare une prolongation
30:11du contrat pour son attaquant.
30:13Selon la presse espagnole,
30:15les discussions
30:15devraient reprendre en septembre
30:17afin de respecter
30:17les règles du fair play
30:19financier de la Liga.
30:20De son côté,
30:21le PSG suit toujours
30:22le dossier en cas de départ
30:23de Bradley Barcola.
30:25Ferran Torres, lui,
30:26assure ne pas s'inquiéter
30:27des rumeurs
30:28et reste pleinement concentré
30:29sur la Coupe du Monde
30:30avec la sélection espagnole.
30:36Retour maintenant
30:37au football marocain
30:38avec une annonce
30:39très attendue
30:40par les clubs.
30:41La Ligue nationale
30:42de football professionnel
30:43a officialisé
30:44les dates
30:44du prochain Mercato estival.
30:46La période des transferts
30:47débutera le 20 juillet
30:49lundi prochain
30:49et se terminera
30:50le 15 septembre.
30:52Plusieurs clubs
30:53devraient animer
30:53cette fenêtre
30:54de recrutement,
30:55notamment le WIDA
30:56de l'Association sportive
30:57des phares
30:57et la Renaissance
30:57de Barkhane
30:58qui souhaitent renforcer
31:00leurs effectifs
31:01avant la nouvelle saison.
31:02Le marché sera également
31:03marqué par plusieurs dossiers
31:04importants
31:05dont celui du meilleur buteur
31:06du dernier championnat
31:07Soufiane Benjdida
31:08annoncée dans le viseur
31:10de l'Eli.
31:15Et on termine
31:16avec du cyclisme
31:17et une étape
31:18qui entre déjà
31:19dans l'histoire.
31:20Le Norvégien
31:20Suren Verenchiol
31:22a remporté
31:22la 11e étape
31:24du Tour de France
31:24au sprint
31:25devant
31:25Olave Koi
31:26et Jasper Philipsen.
31:28Disputé entre
31:29Vichy et Nevers,
31:30cette étape est devenue
31:31la plus rapide
31:31de toute l'histoire
31:32du Tour de France
31:33avec une moyenne
31:34de plus de 50,9 km par heure.
31:37Au classement en général,
31:38aucun changement
31:39parmi les favoris
31:40de Pogaccia
31:41conserve le maillot jaune
31:42devant Jonas Vingegor
31:43Terremko
31:44et Wenerpoul.
31:50C'est la fin de ce journal.
31:52Merci de l'avoir suivi.
31:53Bonne suite de programme
31:53sur notre antenne.
32:07Et après le journal
32:08des sports
32:08place à l'invité culture
32:10avec Mariam Hamlouchi
32:11qui reçoit aujourd'hui
32:13Soufiane Mezouh,
32:15enseignant et auteur.
32:28Mesdames et messieurs,
32:30bonjour et bienvenue
32:30dans l'invité culture.
32:31Mon invité aujourd'hui
32:33est docteur en philosophie,
32:35chercheur associé
32:36au laboratoire
32:36Philosophie,
32:37Pratiques,
32:38Critiques
32:38de l'Université
32:39Radio-Canada
32:40de Marrakech,
32:41auteur et conférencier.
32:43C'est surtout
32:43un observateur attentif
32:46de ce que le monde
32:46a à nous dire.
32:48Sa démarche
32:49profondément empirique
32:50fait dialoguer
32:51la philosophie
32:51avec d'autres formes
32:53de pensée,
32:54toujours à l'écoute
32:55du réel
32:56et de l'expérience concrète.
32:58Il vient de publier
32:59un ouvrage captivant
33:00au titre particulièrement
33:02évocateur,
33:03le peintre
33:03et le Hakawaki
33:06Wati,
33:07ce que l'art
33:08fait à la philosophie,
33:10une exploration
33:10de ce qui se joue
33:11lorsque le pinceau
33:13et le verbe
33:14bousculent.
33:14La pensée,
33:15Soufiane Mezouh,
33:16c'est un plaisir
33:17de vous avoir avec moi
33:18aujourd'hui.
33:18Merci d'avoir accepté
33:19cette invitation.
33:20Tout le plaisir
33:20et pour moi,
33:21je suis ravi d'être ici
33:22et je vous remercie
33:23pour votre accueil.
33:23Merci aussi
33:25d'avoir accepté
33:26cette invitation.
33:27Je vais montrer d'abord
33:28la couverture
33:29de votre livre,
33:30le peintre
33:30et le Hakawati.
33:32Je le reprononce
33:33correctement,
33:34je l'ai un petit peu
33:34écorché en introduction.
33:37Est-ce que vous pouvez
33:38nous expliquer
33:39un petit peu
33:39votre démarche
33:40qui vous a poussé
33:41à écrire ce livre
33:41d'abord ?
33:42Oui, bien sûr.
33:44Tout d'abord,
33:45j'aimerais dire
33:46un mot assez rapidement
33:47pour planter le décor
33:49et pour situer
33:50le contexte
33:51dans lequel
33:51le livre a pris forme.
33:54C'est d'abord
33:54un livre qui raconte
33:56l'histoire
33:57de deux bonhommes
33:59qui se rencontrent
34:00pour la première fois.
34:01Le premier
34:02est peintre
34:03et le deuxième
34:05est Hakawati.
34:06Hakawati,
34:06c'est
34:09conteur en français,
34:10c'est quelqu'un
34:11qui raconte
34:11des histoires,
34:12des fables,
34:13donc une bonne partie
34:13de notre tradition
34:16orale
34:16et de notre patrimoine
34:18est justement
34:20incarnée par ce personnage
34:21du Hakawati.
34:21et donc cette rencontre
34:24elle a été provoquée
34:26en quelque sorte
34:28à l'occasion
34:29d'une résidence artistique
34:30que j'ai eu le plaisir
34:31d'organiser
34:33autour de la thématique
34:36de l'acte de création
34:38en peinture
34:40et plus particulièrement
34:41face à l'altérité.
34:43Autrement dit,
34:45une fois que le peintre,
34:46que l'artiste
34:47se trouve face
34:49à l'inconnu
34:50et cet inconnu
34:52est en l'occurrence
34:54incarné
34:55par le Hakawati,
34:57eh bien ce peintre,
34:58comment il s'y prend,
35:00quelles sont les difficultés
35:03qu'il rencontre,
35:04comment il va essayer
35:05de les surmonter
35:06et
35:09l'idée que j'avais en tête
35:11au début
35:12de la résidence
35:13c'était
35:13c'était en quelque sorte
35:15de sortir
35:17le peintre
35:18de son atelier,
35:20ce qui se passe
35:21normalement
35:22dans l'intimité
35:23de l'atelier
35:24et là-dessus
35:25on peut imaginer
35:26bien sûr
35:26la figure
35:27du peintre
35:29solitaire
35:30qui travaille
35:31à l'abri
35:31des regards
35:32et là justement
35:34on a essayé
35:35dans le cadre
35:35de cette résidence
35:36de le mettre en scène
35:40et de le confronter
35:42au regard du public
35:43et étant donné
35:44que c'est une résidence
35:45artistique
35:46il y avait aussi
35:48ce qu'on pourrait appeler
35:48des spectateurs
35:49donc des
35:52des inconnus
35:53qu'on avait invités
35:54parce qu'ils s'intéressaient
35:55à l'art
35:55ils voulaient voir
35:56un petit peu
35:56ce qui se passait
35:57sur place
35:59et à côté de ça
36:00il y avait aussi
36:01une caméra
36:02qui tournait
36:03on a
36:05avec une petite équipe
36:07de tournage
36:07on enregistrait
36:09pratiquement
36:10toutes les étapes
36:12du projet
36:12donc c'était
36:13un petit peu
36:14le contexte
36:15dans lequel
36:15ce livre
36:17a pris forme
36:18et si je peux
36:19ajouter un mot
36:22l'idée
36:23vraiment
36:24ce qui m'intéressait
36:25surtout
36:26dans le fait
36:27de confronter
36:28et de mettre
36:30ensemble
36:30le peintre
36:31et le Hakawati
36:33c'était
36:33cette question-là
36:34de l'altérité
36:35et voir un petit peu
36:37qu'est-ce qui pouvait
36:38émerger de nouveau
36:39ou pas
36:40il y avait aussi
36:41le risque
36:41de
36:43qu'il ne se passe
36:44rien entre les deux
36:46en tout cas
36:46vous avez dit
36:47que le peintre
36:47était confronté
36:48à l'inconnu
36:49pourquoi
36:50le Hakawati
36:52représente un petit peu
36:53cet inconnu
36:54qu'est-ce qu'il symbolise
36:56alors
36:56c'est une très bonne question
36:57et je vais essayer
36:58d'y répondre
36:59sur deux points
37:01d'abord pour moi
37:03personnellement
37:04l'inconnu
37:06ou l'altérité
37:06elle est représentée
37:08par chaque individu
37:09chaque individu
37:10est commencé
37:11et singulier
37:12chaque individu
37:14a sa vie
37:14son vécu
37:15ses attentes
37:16ses projets
37:17etc
37:17donc l'altérité
37:19elle est là
37:19question de degré
37:21bien sûr
37:21si le Hakawati
37:23si les deux personnages
37:24du livre
37:25se connaissaient
37:26un peu
37:27j'aurais dit
37:28il y a quand même
37:29altérité
37:30mais à moindre degré
37:31mais l'altérité
37:33elle est là
37:33le deuxième point
37:35c'est pourquoi
37:36c'est
37:38pourquoi il y a aussi
37:39la question
37:40de l'inconnu
37:40à laquelle
37:42le peintre
37:43a été confronté
37:44c'est
37:45c'est parce que
37:47parmi les objectifs
37:48de la résidence
37:49comme je le disais
37:50il y a un instant
37:52le fait
37:53de faire sortir
37:53le peintre
37:54de sa zone de confort
37:59et donc
38:00tout ce qu'il avait
38:01l'habitude de faire
38:04que ce soit
38:05au niveau de la technique
38:06au niveau
38:07des sujets
38:08qu'il choisissait lui-même
38:09des modèles
38:11là pour le coup
38:13il y avait quelque chose
38:14qui était imposé
38:15à lui
38:16ou à elle
38:17et l'inconnu
38:19par conséquent
38:20devient double
38:21l'altérité
38:22de la personne
38:23parce que
38:23toute expérience
38:24est par définition
38:25singulière
38:25on ne peut pas
38:26la reproduire
38:28très souvent
38:29on ne peut même
38:30pas la programmer
38:30donc nous
38:31ce qu'on avait fait
38:32c'est provoquer
38:33cette rencontre
38:34de bonhommes
38:35qui ne se connaissaient pas
38:35et voir un petit peu
38:37ce qui allait se passer
38:38entre les deux
38:38et je dirais
38:40que l'originalité
38:41peut-être
38:42de la démarche
38:42et là je reviens
38:43à votre question initiale
38:44c'est que
38:46le peintre
38:47n'était pas
38:50invité
38:50à peindre
38:51le portrait
38:52et de la personne
38:52bien que la question
38:54du corps
38:55du visage
38:55de la posture
38:56m'intéressait aussi
38:58ce qu'il devait peindre
39:00c'était la rencontre
39:01elle-même
39:02d'accord
39:03autrement dit
39:03l'expérience
39:04brute
39:05ce qui se passait
39:07humainement
39:07artistiquement
39:08esthétiquement
39:09et même
39:10le fait
39:11de se retrouver
39:12dans un
39:12dans un environnement
39:14un espace
39:15et un temps
39:15bien défini
39:17c'était
39:18il y avait
39:19toute une série
39:20je dirais
39:21d'éléments
39:21obstacles
39:23avec lesquels
39:26le peintre
39:27devait composer
39:28et donc
39:29c'est à ce niveau-là
39:30que se situe
39:31à la fois
39:31l'altérité
39:32l'inconnu
39:32et le défi double
39:36que le peintre
39:37devait relever
39:38et celui
39:39aussi
39:40de mettre
39:41on va dire
39:42je ne sais pas
39:43si le bon terme
39:45c'est papier
39:45mais sur toile
39:46peut-être
39:49ben finalement
39:52une représentation
39:53très abstraite
39:54puisqu'il ne peint pas
39:57un objet en particulier
39:58mais une atmosphère
39:59une rencontre
40:00un ressenti
40:01donc j'imagine
40:03alors vous avez
40:04vous avez parfaitement
40:05raison de
40:06de dire comme ça
40:08abstraite
40:09parce que
40:09c'est
40:10c'est un peu logique
40:12étant donné
40:13les conditions de travail
40:16mais parmi le
40:17on n'avait pas
40:17beaucoup de
40:18enfin on n'avait pas
40:19beaucoup de
40:19on n'avait pas de conditions
40:20il y avait quelques règles
40:21du jeu entre guillemets
40:22mais il n'y avait pas
40:23de conditions
40:24ni de contraintes
40:25imposées à l'artiste
40:26l'artiste était
40:27parfaitement libre
40:28de peindre
40:29ce qu'il souhaitait
40:30sauf que
40:31là pour
40:32pour réagir
40:33à votre remarque
40:34sur le
40:34sur la
40:35la peinture abstraite
40:38aucune
40:39disons
40:41aucun genre
40:42de peinture
40:42n'était imposé
40:43non plus
40:43c'est à dire que
40:44si à un moment donné
40:47face à l'inconnu
40:48à l'altérité
40:49et donc en l'occurrence
40:50face à Hakawati
40:51il y a un portrait
40:52qui sort
40:54personne n'a le droit
40:54de dire au peintre
40:55vous avez tort
40:56vous auriez dû
40:57utiliser
40:57de l'abstrait
40:59de la pop culture
41:00ou de l'hyper réalisme
41:03ou autre chose
41:03donc
41:05l'abstrait
41:06peut
41:09peut disons
41:11comme ça
41:13s'offrir
41:14de manière
41:15un peu plus facile
41:16parce que
41:17effectivement
41:17il s'agit d'un vécu
41:19il s'agit d'un ressenti
41:20donc c'est peut-être
41:21plus facile
41:23de partir
41:24vers de l'abstrait
41:24que d'autre chose
41:25et bien
41:26les résultats
41:28enfin je ne sais pas
41:29si je peux dire
41:30si je peux les appeler
41:31comme ça
41:31mais en tout cas
41:31ce à quoi
41:32on avait abouti
41:34c'était assez surprenant
41:36et on a eu justement
41:38de l'abstrait
41:39mais aussi
41:42alors du concret
41:43oui
41:44étant donné que c'est une
41:46que le livre lui-même
41:47est le résultat
41:49d'une enquête de terrain
41:50donc il y avait du concret
41:51certainement
41:51il y avait des toiles
41:52il y avait de très beaux tableaux
41:54il y avait des tableaux
41:55inachevés
41:56ça on pourra peut-être
41:57en dire un mot tout à l'heure
41:58et il y avait des tableaux
42:01dont les artistes
42:03étaient satisfaits
42:04d'autres moins satisfaits
42:05qu'est-ce qu'on peut dire
42:06des tableaux inachevés
42:07parce qu'on n'a plus
42:08beaucoup de temps
42:08justement pour laisser
42:09pour tout à l'heure
42:10donc j'en profite
42:11oui
42:12alors très bien
42:14moi personnellement
42:15je ne vais pas parler
42:15à la place de l'artiste
42:18mais ce qu'on pourrait dire
42:19sur les tableaux inachevés
42:20c'est que
42:22disons que les grands artistes
42:25tous sans exception
42:26disent à peu près
42:27la même chose là-dessus
42:29on ne peint pas
42:30par plaisir
42:31mais par nécessité
42:33je pense qu'à un moment donné
42:34lorsque l'artiste
42:35sent qu'il n'y a
42:37plus grand chose à dire
42:38quand il est
42:40face à
42:40l'équivalent
42:42de la page blanche
42:42de l'écrivain
42:43ou de l'équivaine
42:44quand il se sent
42:46un petit peu
42:48en but
42:49contre un obstacle
42:50insurmontable
42:52il ne va pas s'amuser
42:54à finir
42:55à faire du forcing
42:57comme on dit
42:57et à finir son tableau
42:58pour le finir
42:59donc c'est parce que
43:00la nécessité
43:01ou le besoin
43:03lui impose
43:04à poser le pinceau
43:07et peut-être
43:08à revoir
43:10soit le projet
43:11soit passer à une nouvelle toile
43:13votre démarche
43:14votre démarche en tout cas
43:15est empirique
43:16attentive aux réelles
43:17comme je le disais tout à l'heure
43:18en introduction
43:19et à l'expérience
43:20donc sur le terrain
43:22concrète
43:22qu'est-ce qu'il en ressort
43:23finalement maintenant
43:25quel bilan faites-vous
43:26après avoir écrit ce livre
43:28après cette rencontre
43:30qu'est-ce que vous retenez
43:31de cette expérience
43:32alors c'est
43:33oui c'est une grande question
43:34elle est très très vaste
43:36je dirais
43:37tout d'abord
43:38que
43:40ce qui m'a le plus frappé
43:43c'est
43:44c'est le
43:46le courage
43:48des artistes eux-mêmes
43:50le courage
43:51dont ils ont fait preuve
43:52d'abord
43:54pour avoir accepté
43:56de s'exposer
43:57au regard du public
43:59des spectateurs
44:00et de la caméra
44:02chose qui n'est pas du tout évidente
44:05même pour un
44:06pour des artistes expérimentés
44:08donc ça c'était
44:10le premier défi
44:11moi personnellement
44:12mon ressenti
44:12d'abord j'ai appris
44:14énormément de choses
44:15sur le travail des artistes
44:16parce que le but
44:18de cette philosophie
44:19empirique
44:19ou pragmatique
44:20comme vous disiez
44:21tout à l'heure
44:22c'était de décrire
44:24l'acte de création
44:26c'est-à-dire
44:26non pas l'oeuvre achevée
44:28mais l'oeuvre en train
44:29de se faire
44:30et le fait d'avoir
44:31observé tout cela
44:33de près
44:34m'a permis
44:35de comprendre un peu mieux
44:36de quoi il retournait
44:39que ce soit
44:40l'étape
44:40de l'inspiration
44:41ce qui a poussé
44:42le peintre
44:42à choisir
44:44telle couleur
44:44à choisir
44:45telle ligne
44:45à hésiter
44:47à tel moment
44:48donc tous ces
44:49micro-moments
44:50étaient essentiels
44:52pour moi
44:52et grâce
44:54à cette démarche
44:55j'ai réussi
44:56quand même
44:57un petit peu
44:58de comprendre
44:59un petit peu plus
45:00ce qui se passait
45:02au cœur
45:02du processus créatif
45:04en tout cas
45:05pour ce qui est
45:05de la peinture
45:06et puis ce parallèle
45:07entre l'art
45:08et la philosophie
45:08aussi
45:09j'imagine
45:10absolument
45:10il y a un travail
45:12de traduction
45:13entre guillemets
45:15très difficile
45:20de passer
45:20d'un registre
45:21ou d'une forme
45:21de pensée
45:22à l'autre
45:23surtout
45:24quand on n'est pas
45:25c'est-à-dire
45:26dedans
45:27quand on ne maîtrise
45:28quand on n'est pas peintre
45:28quand on n'est pas artiste
45:30et d'ailleurs
45:31c'est une excellente question
45:33parce que
45:33ça permet aussi
45:35de valoriser
45:35cette partie empirique
45:37de la philosophie
45:38à la différence
45:40d'une philosophie
45:40spéculative
45:41idéaliste
45:43où on joue avec le concept
45:44pour jouer avec le concept
45:45un exercice de style
45:47pour dire les choses autrement
45:48la partie empirique
45:50elle m'a permis
45:52justement
45:52de
45:56rapprocher
45:57un peu plus
45:58la philosophie
45:59en tout cas la philosophie
46:00telle que je la pratiquais
46:03de la peinture
46:04et plus généralement
46:06de l'art
46:06et ce pont-là
46:10on ne peut le construire
46:12entre la philosophie
46:12et la peinture
46:14que si on
46:16on va
46:18que si on est embarqué
46:19c'est-à-dire
46:19sur le terrain
46:21auprès de l'artiste
46:24il y a une partie
46:25qui est
46:26de la philosophie
46:27la philosophie de l'art
46:28on peut très bien
46:29écrire un livre
46:29de 300 pages
46:30sur un tableau
46:34pas besoin
46:35d'aller le voir
46:36le tableau
46:37dans un musée
46:38ou dans une galerie
46:38on a juste l'image
46:39on peut très bien
46:40en parler
46:41la philosophie empirique
46:43elle
46:45elle a
46:46disons
46:47cette
46:47cette exigence
46:49supplémentaire
46:50c'est de dire
46:51très bien
46:52ça c'est le
46:53l'oeuvre achevée
46:54mais
46:55ça serait quand même
46:56intéressant
46:56de voir un petit peu
46:58ce qui s'est passé
46:59auparavant
46:59dans les coulisses
47:00un petit peu
47:01c'est exactement
47:02les coulisses
47:02ou l'équivalent
47:04du making of
47:05pour un film
47:06ou pour une pièce
47:08de théâtre
47:08et ça
47:10ça ajoute
47:12énormément
47:12énormément
47:13de richesse
47:14à l'activité
47:16de la philosophie
47:17elle-même
47:17et un dernier mot
47:19pour conclure
47:19sur le message
47:21que vous avez envie
47:22de transmettre
47:22peut-être
47:23les philosophes
47:24n'aiment pas conclure
47:25parce que c'est
47:26toujours dangereux
47:27mais
47:28j'aimerais
47:29dire ceci
47:30c'est que
47:32ce livre
47:33est le fruit
47:35d'un travail
47:37d'enquête
47:37sur le terrain
47:38d'une résidence
47:38artistique
47:39et c'est surtout
47:40grâce
47:40d'une réflexion
47:41aussi
47:43parfois individuelle
47:44parfois collective
47:45parce que
47:45j'en profite
47:46pour rendre hommage
47:47à tous les artistes
47:48résidents
47:49et en particulier
47:51là pour le coup
47:52nous avons
47:53deux personnages
47:54de protagonistes
47:54le peintre
47:55et le Hakawati
47:56c'est aussi
47:58grâce à eux
47:59et c'est pas
48:00une façon de parler
48:01c'est
48:03sans la contribution
48:04de ces deux personnages
48:06il m'était tout simplement
48:07impossible
48:09j'allais dire
48:09même de réfléchir
48:10avant même
48:11d'accoucher
48:11la pensée
48:12ou les idées
48:13sur le papier
48:13donc ça
48:15j'en ai tiré
48:16un certain nombre
48:17de leçons
48:18d'abord sur l'art
48:19comment il se fait
48:20comment il se pratique
48:21et aussi
48:23l'importance
48:25pour la philosophie
48:26parfois
48:27je dirais même souvent
48:28de ne pas
48:30débarquer
48:31comme on dit
48:32avec des concepts
48:33massifs
48:33tout fait
48:34dans les poches
48:35parce que
48:36encore une fois
48:36j'aurais pu
48:37mobiliser des théories
48:38déjà établies
48:40déjà installées
48:41et les plaquer
48:43comme on dit
48:44sur le tableau
48:45sur le travail
48:46du peintre
48:47mais
48:51disons que
48:52j'ai essayé
48:52d'inverser
48:53un petit peu
48:53la situation
48:54en partant
48:55sans préjugé
48:56comme on dit
48:57un regard
48:58sans théorie
48:59comme disait Matisse
48:59et je me suis
49:02laissé
49:04comment dire
49:05je me suis laissé
49:05un petit peu
49:07prendre
49:08par le flux
49:09de l'expérience
49:10par les échanges
49:12entre les deux personnages
49:13et par la matière
49:16aussi
49:16par les couleurs
49:17par tout ce qui
49:18était performé
49:22devant mes yeux
49:23Merci à vous
49:24en tout cas
49:24Soufiane Maisour
49:24c'est un plaisir
49:25de revenir sur ce livre
49:27qui est le vôtre
49:28et de vous recevoir
49:29comme invité aujourd'hui
49:30c'est un plaisir
49:31Plaisir partagé
49:32merci de m'avoir invité
49:33C'est la fin
49:34de l'Invité Culture
49:35pour aujourd'hui
49:35très bonne journée
49:40Voilà qui referme
49:41cette première tranche
49:41de Soir Info
49:42Merci de l'avoir suivi
49:43dans quelques instants
49:44Nouveaux points
49:44sur l'actualité
49:49Sous-titrage Société Radio-Canada
49:51Sous-titrage Société Radio-Canada
50:04Sous-titrage Société Radio-Canada
50:04Merci de l'avoir regardé
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