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00:00...
00:14Bonsoir, merci de choisir Médian TV pour vous informer.
00:17Voici les titres de votre jour.
00:19Trois américains contre l'Iran qui riposte en ciblant les pays du Golfe.
00:23L'escalade se poursuit au Moyen-Orient, on en parle dans un Est.
00:29Les négociations entre le Liban et Israël se sont achevées aujourd'hui à Rome,
00:34sous l'égide de Washington, et les deux pays sont parvenus à un accord
00:37sur la structure du retrait israélien du sud du Liban.
00:42L'épidémie d'Ebola continue de se propager en République démocratique du Congo.
00:47Pour l'OMS, l'ampleur de cette maladie pourrait dépasser 2 à 4 fois les estimations officielles.
00:57Avant de développer ces titres, parlons du haut représentant du Conseil de paix pour Gaza
01:03qui est en visite de travail dans le Royaume.
01:05Et c'est sur haute instruction royale que Nicolas Mladenov a été reçu
01:11par le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bouhita,
01:15et le ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de l'administration
01:19de la défense nationale, Abel Tifloudi.
01:22Nicolas Mladenov est à la tête d'une délégation de haut niveau
01:26composée des responsables de ce conseil et du commandant
01:30de la force internationale de stabilisation à Gaza.
01:33Une visite qui s'inscrit dans le cadre de la concrétisation des engagements du Maroc
01:37en tant que membre fondateur du Conseil de paix pour Gaza.
01:41Elle a été marquée, cette visite, par la signature.
01:45Nous le voyons sur ces images de l'accord relatif à la participation du Royaume
01:50à la force internationale de stabilisation à Gaza.
01:56Paris et Rabat continuent de consolider leur coopération,
02:01une coopération à laquelle les gouvernements marocains et français
02:05insuffleront une nouvelle dynamique demain.
02:08Ce sera lors de la 15e session de la réunion de haut niveau Maroc-France.
02:13La tenue de cette session dans le Royaume intervient en consécration
02:17du partenariat d'exception renforcée liant les deux pays sous la conduite
02:22de Sa Majesté Lohan Mohamed VI et du président français Emmanuel Macron.
02:29On est encore loin, très loin de la désescalade au Moyen-Orient
02:33où l'armée américaine a mené aujourd'hui pendant 90 minutes
02:37une série de frappes contre des cibles militaires sur l'île iranienne de Grantham
02:43à l'entrée du détroit d'Hormuz.
02:45Pour le Saint-Com, le commandement américain de la région,
02:48ces frappes ont encore réduit la capacité de l'Iran
02:52à attaquer les navires commerciaux dans le détroit d'Hormuz.
02:57De son côté, l'Iran continue de riposter à ses frappes
03:00en ciblant les intérêts américains dans les pays du Golfe.
03:03C'est le cas au Bahreïn où l'armée dit avoir contré de nouvelles attaques iraniennes.
03:08L'Iran accuse les États-Unis d'avoir réduit en pièces
03:12le protocole d'accord qui avait ouvert les négociations
03:15pour mettre fin à la guerre.
03:16Le blocus des ports iraniens est de nouveau en vigueur.
03:20Et ce matin, Donald Trump a menacé de s'en prendre
03:23aux centrales électriques iraniennes la semaine prochaine
03:27si aucun accord n'est conclu d'ici là.
03:31Nous allons frapper très fort ce soir
03:33et nous allons encore frapper très fort demain.
03:36Et donc il ferait mieux de conclure à l'accord.
03:38Sinon, il ne leur restera plus rien.
03:40Il ne restera plus personne.
03:41Nous faisons très attention à la population civile.
03:44A défaut, nous pourrions frapper des infrastructures clés,
03:47notamment des centrales électriques et des pans.
03:49Et donc, ils devraient vraiment conclure un accord.
03:53Et au cœur de cette crise, il y a le détroit d'Ormose.
03:57Cette route vitale du commerce mondial est perturbée depuis lundi.
04:03Qu'est-ce qui s'est réellement passé sur ce bras de mer ?
04:06Suivons ce récit de Rachid Farhan.
04:10Le conflit ne se limite plus aux frappes aériennes.
04:14En quelques heures, le détroit d'Ormose est redevenu le principal théâtre de la confrontation
04:19entre Washington et Téhéran.
04:21Cette voie maritime, par laquelle transite près d'un cinquième du pétrole mondial en temps normal,
04:26cristallise désormais les enjeux militaires, économiques et diplomatiques du conflit.
04:31Les Etats-Unis ont mené de nouvelles frappes contre plusieurs sites iraniens,
04:35notamment dans des zones pétrolières du sud-ouest du pays et à Boucher,
04:40où se trouve l'unique centrale nucléaire iranienne.
04:43En réponse, l'Iran affirme avoir visé des installations américaines dans le Golfe
04:47et revendique des attaques contre des navires,
04:50qui l'accusent d'avoir ignoré ses consignes de navigation dans le détroit d'Ormose.
04:57Le corps des gardiens de la révolution islamique annonce avoir visé plusieurs dépôts de soutien aux armements,
05:03un centre de communication satellitaire ainsi qu'un bâtiment hébergeant des forces américaines à Bahreïn
05:09dans le cadre de la deuxième phase de l'opération Nasser 2.
05:15Face à cette montée des tensions, plusieurs capitales appellent à éviter une nouvelle escalade.
05:20La Chine plaide pour un rétablissement rapide d'une circulation maritime normale,
05:25tandis qu'Oman réaffirme sa neutralité et son engagement en faveur de la liberté de navigation,
05:31conformément aux droits internationaux.
05:33De son côté, l'Inde, après la mort d'un marin indien lors d'une attaque contre un navire commercial,
05:38demande de l'arrêt immédiat des violences et un retour au dialogue.
05:51Nous condamnons fermement ces attaques.
05:53Elles doivent cesser au plus vite.
05:55Dans le même temps, nous appelons les deux parties à désamorcer les tensions,
05:59à revenir à la table des négociations et à privilégier le dialogue et la diplomatie,
06:04afin de préserver la paix et la stabilité au Moyen-Orient.
06:11Malgré ces appels, les échanges de frappes se poursuivent.
06:14L'accord provisoire conclu en juin pour rouvrir la navigation dans le détroit d'Hormuz
06:19apparaît désormais largement fragilisé.
06:22Chaque nouvelle attaque accroît le risque d'une extension du conflit
06:26et renforce les craintes d'un choc durable sur les marchés de l'énergie et le commerce maritime mondial.
06:33Pendant ce temps, sur un autre front, la diplomatie s'active.
06:36Sous l'égide de Washington, le Liban et Israël sont parvenus à un accord
06:40sur la structure et les lignes directrices du processus de zone pilote
06:44dont Israël doit se retirer dans le sud du pays du Cèdre.
06:48Les négociations qui se sont achevées aujourd'hui à Rome
06:51ont été qualifiées de positives par les Etats-Unis
06:55qui annoncent que le retrait israélien du sud du Liban
06:58commencerait dans les jours à venir.
07:04A Gaza, un libraire tente de préserver les livres qu'il a pu sauver des bombardements.
07:10Une librairie improvisée, symbole d'un quotidien qui se reconstruit.
07:15Tifa ou Saïd.
07:19Sous cette tente, les livres ont retrouvé une place.
07:22A Dar el-Balah, dans le centre de la bande de Gaza,
07:25Mohamed Saad a recréé sa librairie au bord d'une route.
07:28Il lui a tout pris sa maison, son commerce et son fils.
07:32Pourtant, il a refusé d'abandonner les milliers d'ouvrages
07:35qu'il avait rassemblés pendant 35 ans.
07:39Je suis retourné sur place malgré les bombardements.
07:43J'ai trouvé ma maison détruite, les tirs passés au-dessus de nos têtes.
07:46Mais je continue à récupérer les livres, ils sont précieux.
07:50Livre après livre, Mohamed Saad a reconstitué une partie de sa collection.
07:55Faute de local, il les expose aujourd'hui sur des présentoirs de fortune.
07:59Cette librairie improvisée lui permet de faire vivre sa famille,
08:03mais aussi de maintenir un accès aux livres dans un territoire durement touché par la guerre.
08:11Je demande à tous ceux qui ont des livres de ne pas les brûler, je les rachèterai.
08:15Les livres ont de la valeur, les livres c'est la vie.
08:22A Gaza, où de nombreuses écoles, bibliothèques et institutions culturelles ont été détruites,
08:28chaque ouvrage sauvé prend une dimension particulière.
08:30Pour Mohamed Saad, reconstruire sa librairie, c'est aussi préserver une part de mémoire malgré la guerre.
08:38Six morts, une vingtaine de blessés, c'est le bilan des frappes russes
08:41qui ont visé aujourd'hui la ville de Soumy dans le nord de l'Ukraine,
08:45mais aussi Odessa, région visée par des missiles et drones russes.
08:49Pour le cinquième jour consécutif, les frappes des deux côtés du front sont quotidiennes,
08:55et montant en puissance selon l'ONU.
08:58Le mois de juin a été le plus meurtrier pour les civils en Ukraine depuis avril 2020.
09:06Et c'est dans ce contexte que l'Ukraine et l'Union Européenne ont annoncé la conclusion
09:10d'un partenariat sur la production de drones avec cet accord.
09:15Le message est clair pour Ursula von der Leyen,
09:17investir en Ukraine, c'est investir dans notre sécurité commune,
09:22a déclaré la présidente de la Commission Européenne
09:25en présence du président ukrainien, Woldimer Zelensky.
09:31Près de 2 000 malades, la barre des 700 morts franchies.
09:35L'épidémie d'Ebola continue de se propager en République démocratique du Congo.
09:39Un bilan sous-estimé par l'Organisation mondiale de la santé.
09:43Pour l'EMS, l'ampleur de l'épidémie pourrait dépasser 2 à 4 fois les estimations officielles.
09:49Nasser Dino Naïd.
09:54La troisième épidémie d'Ebola la plus importante jamais enregistrée
09:58est celle qui connaît la progression la plus rapide selon l'OMS.
10:01L'organisation vaut une épidémie beaucoup plus virulente que ce qui est annoncé,
10:05alors que les estimations officielles font déjà état de plus de 700 morts pour près de 2 000 cas.
10:10Déclaré il y a deux mois en Iturie au nord-est de la République démocratique du Congo,
10:14le virus a avancé et s'étend désormais à 4 autres provinces,
10:17Nord-Kivu, Sud-Kivu, La-Chopo et le Houelle.
10:20Une vingtaine de cas ont aussi été répertoriés en Ouganda voisin.
10:24Et selon les experts, le virus aurait déjà commencé à circuler bien avant d'avoir été repéré.
10:29Malgré les progrès, l'OMS s'inquiète.
10:31L'épidémie continue de devancer les efforts de riposte des autorités nationales et des partenaires internationaux.
10:40D'après nos projections, l'ampleur de l'épidémie représente au moins 2 à 4 fois le nombre de cas
10:45recensés.
10:45Malgré les progrès réalisés, l'épidémie continue de progresser plus rapidement que les efforts de riposte.
10:52Et nous n'avons toujours pas réussi à rattraper notre retard.
10:55Un autre constat alarmant, de nombreux nouveaux cas signalés concernent des personnes décédées au sein de leur communauté,
11:00sans jamais avoir atteint un établissement de santé ni reçu de soins.
11:04Le virus évolue dans l'ombre.
11:06Toujours aucun vaccin ni traitement reconnu contre ce variant, mais la lutte continue.
11:10Des traitements sont actuellement testés sur place.
11:12Le premier essai clinique a commencé hier.
11:14Ce médicament expérimental, administré par voie orale et développé par un laboratoire américain,
11:19a montré son efficacité dans des modèles précliniques,
11:21contre des virus appartenant à la grande famille des phylovirus responsables de fièvres hémorragiques.
11:27En France, les deux incendies de la forêt de Fontainebleau près de Paris sont désormais fixés.
11:34Après plusieurs heures de lutte, les 800 pompiers sont parvenus à bloquer la progression des flammes
11:40qui ont parcouru plus de 2000 hectares.
11:42Par l'instant, l'enquête se poursuit.
11:44Quatre personnes sont en garde à vue, dont un pompier volontaire qui a reconnu avoir mis le feu avec un
11:50briquet.
11:51Un autre suspect qui a reconnu avoir accidentellement mis le feu en jetant sa cigarette.
12:05Tout de suite, place à l'invité de la rédaction.
12:16Sur très haute instruction royale, le ministre délégué chargé de l'administration de la Défense nationale
12:22et le ministre des Affaires étrangères de la coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger
12:28ont procédé aujourd'hui au siège de l'administration de la Défense nationale
12:32à la signature de l'accord entre le Maroc et le Conseil de paix pour Gaza
12:36portant sur la participation du Royaume à la force internationale de stabilisation de l'enclave palestinienne.
12:43Pour en parler, nous avons le plaisir d'être avec Zakaria Aboudahab,
12:48professeur en relation internationale à l'Université Mohamed V de Rabat.
12:52Il est en direct de Rabat justement avec nous.
12:54Zakaria Aboudahab, bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation.
12:58Bonsoir, cher pape. Avec plaisir. Merci.
13:02Alors, le Maroc est le premier pays à signer un tel accord avec le Conseil de paix pour Gaza.
13:08Quel rôle le Royaume entend jouer dans l'enclave palestinienne ?
13:14Alors, c'est une démarche certes qui est collective.
13:17C'est de l'appropriation d'un processus qui a été enclenché à partir pratiquement de la conclusion
13:24d'un accord de paix entre le Hamas et l'Israël, parrainé par les États-Unis.
13:29Il y avait également, on va dire, un parrainage ou un coparrainage égyptien, qatari et turc.
13:35C'était en octobre dernier, 2025.
13:38Puis par la suite, il y a eu l'adoption en novembre par le Conseil de sécurité de la résolution
13:432803,
13:44qui précisément avait prévu la création de cette instance qui s'appelle la Force internationale de stabilisation à Gaza,
13:51qui est une instance transitoire, si vous voulez.
13:53Le Maroc a pris le train en marche.
13:55En même temps, non seulement il a appuyé ce processus, ça va de soi,
13:59mais il a été mon fondateur du Conseil de paix.
14:02Pourquoi le Conseil de paix, formellement, officiellement, le 19 février 2026 ?
14:06Parce que c'est lui l'instance de pilotage de ce processus.
14:10Et donc, on voit très bien que le Maroc conjugue les paroles aux actes.
14:14Il s'inscrit de manière aussi proactive en vue d'apporter sa contribution réelle, opérationnelle,
14:19à ce processus de stabilisation, qui va évidemment mobiliser d'autres parties prenantes.
14:24Et ça va de soi que le Maroc est conforme avec sa doctrine de stabilisation,
14:28de façon générale, au Moyen-Orient.
14:30Vous venez de le dire, concernant Gaza, mais également concernant d'autres régions,
14:35le Maroc s'est toujours efforcé de trouver, on va dire, des solutions concrètes.
14:40Comment vous expliquez aujourd'hui cet engagement du Royaume ?
14:44Parce que le Maroc a une propre doctrine de paix, de sécurité.
14:49Par exemple, M. Pape, si vous prenez le continent africain,
14:53le Maroc, depuis son retour à l'une africaine,
14:54était membre au niveau du Conseil de paix et de sécurité, depuis 2017, à trois reprises.
14:59Et d'ailleurs, il a pas mal de fois présidé ce Conseil.
15:03Il a toujours été un défenseur d'une approche globale
15:07pour traiter de toutes les questions liées à l'instabilité,
15:11les déstabilisations, etc.
15:15Deuxième point, depuis longtemps, même depuis son indépendance en 1956,
15:19sa première participation à des opérations de maintien de la paix
15:22sous la houlette des Nations Unies remonte à 1960.
15:25Ça a été en RDC, qu'on appelait à l'époque le Zahir, bien entendu.
15:30Il a participé à une force similaire en Côte d'Ivoire, en Centrafrique,
15:35voire même en Bosnie-Herzégovine.
15:37Il a également contribué à des opérations conjointes
15:40avec d'autres institutions internationales ou régionales,
15:43comme l'Union européenne, comme l'OTAN, évidemment,
15:45dans le cadre d'une co-gestion en termes de prévention des risques
15:49et de leur correction, etc.
15:51Et donc, véritablement, comme je l'ai dit tout à l'heure,
15:53le Maroc a forgé sa propre doctrine en matière de contribution
15:56au processus de paix de façon générale.
15:59Et aujourd'hui, il constitue même une référence,
16:02non seulement au niveau africain, mais au niveau mondial en la matière.
16:05Alors, Zakaria Boudahab, le Maroc membre fondateur
16:08du Conseil de paix pour Gaza,
16:12quel est concrètement le mandat de cette nouvelle instance internationale ?
16:16Vous en parliez il y a quelques instants.
16:18Pouvez-vous y revenir plus en détail ?
16:20Alors, premièrement, il faut que nous notions
16:23que cette instance constitue une organisation internationale
16:26de plein exercice.
16:27Cela veut dire qu'elle jouit de la personnalité juridique
16:30qui lui permet, par exemple, de recruter du personnel,
16:33d'avoir son propre budget,
16:35de conclure des contrats internationaux,
16:38d'adopter des décisions qu'on pourrait appeler
16:40soit des résolutions, soit des recommandations, etc.
16:43Et donc, elle s'ajoute cette instance
16:46à l'architecture internationale déjà existante,
16:50dont les missions sont proches.
16:51Évidemment, il ne fait pas concurrence, loin son faux,
16:54au Conseil de sécurité de l'ONU,
16:56parce que chacun a, non pas une trajectoire particulière,
17:00mais des fonctionnalités qui sont propres
17:03en raison des statuts qui les ont fondées.
17:05Ça, c'est important.
17:06Quand on revient à la charte constitutive du Conseil de paix,
17:10évidemment, qui a été créée sur l'initiative américaine,
17:13on le sait, son objectif précisément,
17:15c'est d'attaquer ou de lutter contre des ondes d'instabilité,
17:18mais à travers une approche collective et préventive.
17:21Cela veut dire que sa mission n'est pas, évidemment,
17:25de déployer des forces de maintien de la paix.
17:27Je précise, ça c'est important pour les téléspectateurs,
17:32c'est qu'il y a une résolution à la base de l'action du Conseil de paix,
17:36une résolution du Conseil de sécurité,
17:38que j'ai citée tout à l'heure, la 2803,
17:41et à partir de laquelle ce Conseil de paix
17:43voudrait piloter le processus de stabilisation à Gaza.
17:46Et ça, c'est extrêmement important.
17:48Donc, on pourrait dire tout simplement qu'il s'agit aujourd'hui
17:51d'une instance dont la trajectoire, si vous voulez,
17:55se recoupe avec l'action d'autres acteurs
17:58qui croient en la nécessité de contribuer réellement
18:01par des actes, de manière opérationnelle,
18:04à la stabilisation de la situation à Gaza,
18:06post-conflictuelle, hélas, avec les drames qui en ont résultés,
18:09mais également, de façon générale, peut-être,
18:12de proche en proche, à contribuer à la stabilisation
18:14de la situation au Moyen-Orient, comme on le sait,
18:17qui est déjà extrêmement délicate.
18:19Nous avons vu, le Maroc a rejoint officiellement
18:23aujourd'hui la force internationale de stabilisation à Gaza
18:26avec cette signature.
18:27Que représente cette décision sur le plan diplomatique ?
18:33Alors, si vous voulez, il y a peut-être plusieurs éléments
18:35qu'on pourrait ici apporter en termes de débat.
18:39Mais premièrement, c'est d'abord le référentiel marocain,
18:42parce que le Maroc est fort d'une expérience de longue date
18:44en matière de contribution dans des théâtres d'opérations,
18:48mais pas militaires évidemment, mais plutôt de déploiement
18:50des forces de maintien de la paix, que ce soit au niveau de l'ONU,
18:53que ce soit au niveau d'autres instants, je l'ai dit tout à l'heure,
18:56l'Union Européenne, en Bosnie-Herzégovine, que ce soit au niveau de l'OTAN,
19:02mais dans le cadre d'une collaboration qui s'inscrit dans le cadre
19:04du dialogue méditerranéen de l'OTAN lancé en 1994 à Istanbul.
19:09Deuxième chose importante, c'est que la contribution marocaine
19:13concerne un contingent.
19:14Mais le contingent, il est, si vous voulez, ventilé.
19:18Vous avez des éléments des forces armées royales,
19:20des éléments de la gendarmerie royale,
19:22mais vous avez aussi des éléments de la police.
19:25Exactement, exactement.
19:26D'ailleurs, par gradation, j'avance en termes de clarification
19:29de cette problématique très intéressante.
19:32Mais le plus important, la contribution du Maroc est réelle.
19:35Il s'agit également, tout simplement, M. Peuple, pour résumer,
19:38de la doctrine du peace building qui a été lancée il y a longtemps.
19:42Et je donnerai aussi un résumé, c'est une abréviation,
19:45que nous utilisons généralement dans ce genre de discussion.
19:49C'est la DDDR, c'est-à-dire la démobilisation,
19:52la démilitarisation et la réintégration.
19:54– Sur le plan diplomatique aussi, ça renseigne sur la crédibilité
19:58de la diplomatie marocaine, ça aussi c'est important à souligner.
20:02Alors une autre question, le Maroc ne se limite pas à une contribution militaire,
20:08la contribution n'est pas que militaire,
20:10elle prévoit également des moyens policiers, humanitaires et médicaux.
20:15Que révèle cette approche globale aujourd'hui ?
20:20– Vous avez raison de parler d'une approche globale,
20:23parce qu'il s'agit d'une diplomatie humanitaire avec plusieurs étages.
20:27Par exemple, les hôpitaux de campagne, quand ils sont montés,
20:32on pourrait citer des exemples, Zatari, c'était en Jordanie,
20:35pour accueillir les réfugiés syriens.
20:38On pourrait également parler de contributions pareilles en terre africaine,
20:42notamment l'Afrique subsaharienne.
20:44Deuxièmement, les contributions marocaines en termes d'acheminement des aides
20:47directement pour cibler les populations sinistrées,
20:50que ce soit les couvertures, les tentes, les médicaments, etc.
20:53Déploiement de contingents des forces des armées royales,
20:57mais qui relèvent du domaine de la santé, encore une fois,
21:01pour être au chevet des populations concernées,
21:04notamment les enfants, les personnes âgées et les femmes,
21:07en situation d'urgence.
21:09Et puis par ailleurs aussi, le Maroc a engrangé, je l'ai dit tout à l'heure,
21:13un capital considérable en termes de confiance
21:16donné par la communauté internationale.
21:18Et quand on consulte, par exemple, les documents de l'ONU,
21:21généralement, on trouve que le Maroc est bien classé dans les pays
21:24qui, de manière très positive, contribuent à l'alimentation,
21:28en amont et en aval, des opérations de maintien de la paix
21:31en fonction de la doctrine actuelle qui nécessiterait d'être mieux améliorée
21:37afin d'atteindre les objectifs assignés à ce genre d'opération.
21:41Justement, on continue à parler de cette opération.
21:45Il y a également le déploiement d'officiers,
21:49notamment le déploiement, j'y arrive, d'officiers dans cette mission.
21:56Pourquoi, selon vous, l'hôpital militaire de campagne
22:01constitue un élément essentiel de cette mission ?
22:04Ah oui, vous savez, dans les guerres, les conflits armés,
22:08il y a toujours des situations dramatiques.
22:10Alors, on laisse de côté tout le bilan, hélas, extrêmement fort,
22:16des morts, 70 000, dont 20 000 enfants.
22:19Alors, sans parler des mutilés de guerre, etc.
22:22Et toutes les atrocités, parce que la question, fondamentalement,
22:26c'est aussi la question post-conflictuelle en termes de reconstruction,
22:29mais également en termes d'intervention pour, si vous voulez,
22:34refermer les plaies, entre guillemets.
22:36Ça va demander un travail considérable en termes d'accompagnement psychologique, etc.
22:41Et c'est là où, entre autres choses,
22:44toute la problématique humanitaire intervient
22:46et nécessiterait évidemment de faire du mieux des partenaires
22:52en vue de limiter les effets négatifs de plusieurs années de conflits armés,
22:58vous savez, du 7 octobre jusqu'à octobre 2023 jusqu'à 2025.
23:03Et deuxièmement, c'est la reconstruction, par exemple,
23:06de la force de police à Gaza,
23:08mais également la contribution en vue de reconstruire les écoles
23:13qui ont été démolies, les hôpitaux démolis, les infrastructures.
23:17C'est un travail d'accompagnement considérable.
23:19Évidemment, le Maroc sera avec les autres parties prenantes
23:22par rapport à cette question-là,
23:24mais nous sommes véritablement aujourd'hui
23:26dans un processus post-reconstruction
23:28après plusieurs années, hélas, de guerres
23:30qui ont laissé beaucoup de morts et beaucoup de drames.
23:34Il y aura aussi, Zakaria Aboudahab,
23:35le déploiement d'officiers des phares de la DGSN
23:39et de la gendarmerie royale.
23:42Quelles seront leurs missions sur place, sur le terrain ?
23:47Chacun en fonction, ou chaque force en fonction
23:50de sa spécialité fondamentale,
23:52pas de la police, c'est la police évidemment,
23:55qui est, si vous voulez, un corps plus ou moins civil, d'accord ?
23:59Avec la tâche primordiale de contribuer à la formation
24:02des policiers à Gaza et donc contribuer par la suite
24:05à la sécurisation du territoire, il ne faut pas l'oublier,
24:08les forces armées, parce qu'il s'agit d'une force de déploiement
24:12qui a été déployée à la suite d'une résolution, je l'ai dit,
24:15mais qui est pilotée par une sorte d'état-major,
24:19on le sait très très bien.
24:20C'est lui qui va un peu coordonner les intervenants
24:23par rapport à cette opération.
24:24La gendarmerie royale marocaine a engrangé
24:28des expériences considérables en matière de gestion
24:30des crises, des catastrophes naturelles,
24:33mais également l'intervention ponctuelle
24:35dans des situations de crise.
24:37Ce n'est pas évident parce que, véritablement,
24:39pour pouvoir sortir de cet engrenage, entre guillemets,
24:43de ces situations post-conflictuelles,
24:45avec, je l'ai dit tout à l'heure,
24:46toutes les conséquences en termes de démolition,
24:49destruction, etc., il va falloir mobiliser
24:51toutes les forces conjuguées, que ce soit
24:54de notre côté en tant que Marocains,
24:56les forces armées royales,
24:58mais également la gendarmerie royale,
25:00mais également la police nationale
25:02qui intervient sous la houlette, évidemment,
25:04de la DGSN.
25:05Et tout cela en fonction d'une architecture
25:07qui a été bien définie dans le cadre du Conseil de paix,
25:10je l'ai dit tout à l'heure, créé en février 2026.
25:12Alors, vous l'avez dit, tout ceci montre
25:14que le Maroc bénéficie aujourd'hui
25:17d'une crédibilité particulière au Moyen-Orient,
25:20notamment à travers le comité Al-Quds,
25:22présidé par sa majesté, le roi Mohamed VI.
25:26Cette légitimité facilite, n'est-ce pas,
25:28son rôle de médiateur ?
25:31La crédibilité, le sérieux,
25:33et comme d'ailleurs le Conseil de sécurité a utilisé
25:35cette expression toujours pour saluer
25:37les efforts fournis par le Maroc
25:39en matière de doctrine de paix
25:42pour stabiliser la région du Sahara marocain,
25:44évidemment, depuis 2007,
25:46ipso facto, on pourrait étendre le raisonnement
25:48par rapport à l'action du Maroc
25:49en matière de projection de paix.
25:52La diplomatie marocaine,
25:53c'est une diplomatie des actes.
25:54Le Maroc ne parle pas.
25:56Il fait, mais après, il conceptualise, évidemment.
25:59Et Molo Molo, il construit sa propre doctrine,
26:02je l'ai dit, en matière de paix globale,
26:04en fonction d'une démarche
26:06que sa majesté défend constamment,
26:08la démarche holiste, finaliste,
26:10puisque finalement c'est l'humanité
26:12qui est concernée.
26:13C'est l'humain, c'est le palestinien,
26:15la palestinienne, les enfants, etc.
26:18D'autant plus que cela ne date pas d'aujourd'hui,
26:20ça fait longtemps.
26:21Je pourrais même citer le rôle opérationnel
26:23joué par l'agence Bayt Mal al-Khaz al-Shaib,
26:25ce qu'elle fait en termes d'action sur le terrain,
26:28les hôpitaux, les écoles,
26:30la réception des marques d'issignes,
26:32c'est-à-dire les enfants quand ils viennent
26:34dans les colonies de vacances
26:35pour passer des vacances,
26:36mais aussi contribuer à leur éducation,
26:39si vous voulez,
26:40à leur résilience psychologique.
26:41Ça, c'est extrêmement important.
26:43Donc, si on fait appel au Maroc,
26:44c'est par rapport à un capital engrangé.
26:46Il est là, il est réel, il est concret.
26:48Et donc, il va falloir l'investir
26:50et le partager avec toutes les parties prenantes.
26:54Zakaria Bouddhaab,
26:54merci pour toutes ces précisions.
26:56Merci d'avoir répondu à nos questions.
26:58Il est plaisir, M. Pape, au revoir.
27:00Au revoir.
27:01À présent, on place à l'essentiel
27:03de l'actualité économique.
27:05C'est avec Rachid Farah.
27:14La direction générale des impôts
27:16s'appuie désormais sur des outils d'analyse de données
27:19et des algorithmes capables d'examiner
27:21un volume considérable d'informations
27:23afin d'identifier les incohérences
27:25dans les déclarations fiscales.
27:27Concrètement, le contrôle ne repose plus uniquement
27:29sur les vérifications classiques
27:31réalisées par les inspecteurs.
27:32Les systèmes informatiques croisent automatiquement
27:35les données provenant de différentes sources
27:37afin de détecter les profils présentant
27:39le plus grand risque de fraude
27:40ou d'évasion fiscale.
27:42Cette approche permet d'améliorer
27:44l'efficacité des contrôles
27:45tout en limitant les vérifications inutiles
27:48auprès des entreprises respectant leurs obligations.
27:51Pour les finances publiques,
27:52l'enjeu est important.
27:53Améliorer le rendement fiscal,
27:55renforcer l'équité entre les contribuables
27:57et accélérer la digitalisation de l'administration.
28:00Un chantier inscrit parmi les grandes réformes
28:03engagées ces dernières années.
28:05Le secteur automobile marocain continue
28:07d'attirer les investissements internationaux.
28:09Un groupe chinois va investir 66 millions de dollars,
28:12soit près de 650 millions de dirhams,
28:14dans une nouvelle unité industrielle à Tangier
28:17destinée à produire des composants automobiles.
28:19Ce nouvel investissement confirme la place stratégique
28:22qu'occupe aujourd'hui le Maroc
28:23dans les chaînes de valeur mondiales
28:25de l'industrie automobile.
28:26Grâce à Tangier Med,
28:27aux zones industrielles intégrées
28:29et à la présence de constructeurs internationaux,
28:31le Royaume est devenu une plateforme de production
28:34et d'exportation vers l'Europe,
28:36l'Afrique et le Moyen-Orient.
28:38L'arrivée de cet équipementier chinois
28:40devrait également favoriser le développement
28:42de la sous-traitance locale,
28:44créer de nouveaux emplois qualifiés
28:45et renforcer le taux d'intégration industrielle
28:48de la filière automobile,
28:50aujourd'hui premier secteur exportateur du Maroc.
28:53Autre indicateur encourageant,
28:55les entreprises marocaines retrouvent le chemin
28:57de l'investissement à l'international.
28:59Selon les dernières données,
29:01les investissements directs marocains à l'étranger
29:03progressent de 40,3%,
29:05mettant fin à deux années consécutives de baisse.
29:09Cette reprise traduit la confiance retrouvée
29:11des grands groupes marocains,
29:12notamment dans les secteurs bancaires,
29:14les télécommunications,
29:15les assurances et de l'industrie,
29:17qui poursuivent leur développement
29:18sur plusieurs marchés africains et internationaux.
29:21Au-delà du chiffre,
29:22cette évolution confirme la montée en puissance
29:24des entreprises marocaines à l'international.
29:26En investissant hors des frontières,
29:28elles cherchent à conquérir de nouveaux marchés,
29:31diversifier leurs revenus
29:32et renforcer leur compétitivité.
29:34Cette dynamique contribue également
29:35à renforcer l'influence économique du Maroc
29:38sur le continent africain,
29:39où les groupes nationaux figurent
29:41parmi les investisseurs les plus actifs.
29:44Après le Maroc,
29:45direction le reste du continent africain,
29:47aux plusieurs initiatives,
29:49témoignent d'une volonté d'accélérer
29:50l'industrialisation,
29:52l'innovation
29:52et le financement du développement.
29:54La Côte d'Ivoire renforce un écosystème
29:57de l'innovation
29:58avec l'inauguration
29:59d'un incubateur technologique
30:01au lycée technique d'Abidjan.
30:03Doté d'un investissement
30:04de 120 millions de francs CFA,
30:06ce nouvel espace a été conçu
30:07pour permettre aux étudiants
30:09de transformer leurs idées
30:10en projets entrepreneuriaux.
30:12Ils auront accès
30:13à des équipements numériques,
30:14des laboratoires,
30:15un accompagnement technique,
30:16ainsi qu'à des formations
30:18en création d'entreprises.
30:20L'objectif est de rapprocher davantage
30:22le monde de l'éducation
30:23de celui de l'entreprise.
30:25Pour les autorités évoiriennes,
30:26ce type d'infrastructure
30:27doit permettre de faire émerger
30:29une nouvelle génération
30:30de start-up locale
30:31capable de proposer
30:32des solutions adaptées
30:33aux besoins du continent
30:34tout en créant
30:35des emplois qualifiés.
30:38La Banque africaine de développement
30:39et le Forum africain
30:41des fonds souverains
30:41unissent leurs forces
30:43pour accélérer
30:43les investissements
30:44sur le continent.
30:45L'ambition est claire
30:46et utilisez davantage
30:47les capitaux africains
30:48pour financer les routes,
30:50les chemins de fer,
30:51les ports,
30:52les centrales électriques
30:53ou encore
30:53les infrastructures numériques.
30:55Aujourd'hui,
30:56une grande partie
30:56des projets africains
30:57dépend encore
30:58des bailleurs internationaux.
31:00En mobilisant davantage
31:01les fonds souverains
31:01du continent,
31:02la BAD souhaite réduire
31:04cette dépendance
31:04et renforcer l'autonomie financière
31:06de l'Afrique.
31:07Cette stratégie
31:08pourrait également
31:08accélérer la réalisation
31:10des grands projets structurants
31:11tout en permettant
31:12aux capitaux africains
31:13de générer davantage
31:14de valeur sur le continent.
31:16À présent,
31:17regard sur l'actualité
31:18économique internationale
31:19marquée par
31:20les innovations financières,
31:22au Brésil,
31:23le ralentissement
31:23de l'économie chinoise
31:24et l'évolution
31:26des marchés pétroliers.
31:27Au Brésil,
31:28le succès
31:29du système de paiement
31:30instantané PIX
31:32continue de transformer
31:33les habitudes
31:34de consommation.
31:35Créé par la banque centrale
31:37brésilienne
31:37il y a seulement
31:38quelques années,
31:39ce service
31:39permet d'effectuer
31:40gratuitement
31:41des paiements
31:42et des virements
31:43en quelques secondes.
31:44Aujourd'hui,
31:45plus de 160 millions
31:46de Brésiliens
31:47utilisent PIX.
31:48Chaque mois,
31:49plusieurs milliards
31:49de transactions
31:50sont réalisés
31:51via cette plateforme,
31:53devenue le premier moyen
31:54de paiement du pays
31:55devant les cartes bancaires.
31:57Deuxième économie mondiale,
31:59la Chine continue
32:00de croître
32:00mais à un rythme
32:01inférieur aux attentes.
32:02Au deuxième trimestre
32:042026,
32:04le PIB progresse
32:05de 5,2 sur un an.
32:07Si les indicateurs
32:08industriels
32:09et les exportations
32:10ont montré
32:11quelques signes
32:11d'amélioration
32:12au mois du juin,
32:13la demande intérieure
32:14reste fragile
32:15notamment dans
32:15l'immobilier
32:16et la consommation
32:17des ménages.
32:18L'évolution
32:18de la croissance
32:19chinoise
32:20est particulièrement
32:21suivie par les marchés
32:22mondiaux
32:22car elle influence
32:23directement le commerce
32:25international,
32:26les matières premières
32:27et la demande
32:27industrielle.
32:29Enfin,
32:30les cours du pétrole
32:31reculent
32:32après plusieurs séances
32:33de forte volatilité.
32:34Les investisseurs
32:35ont réagi
32:36à l'abandon
32:36par Donald Trump
32:37d'un projet de taxe
32:38de 20%
32:39sur les navires
32:40transitant
32:40par le détroit
32:41d'Hormuz.
32:41Cette annonce
32:42réduit les inquiétudes
32:43sur un éventuel
32:44renchérissement
32:45du transport maritime
32:46dans l'une
32:47des principales routes
32:47d'exportation
32:48du pétrole mondial.
32:49Même si les tensions
32:50géopolitiques restent élevées
32:52au Moyen-Orient,
32:53les marchés considèrent
32:54cette décision
32:54comme un facteur
32:55d'apaisement
32:56à court terme.
32:57Les analystes
32:58restent toutefois prudents
32:59et s'y manque
33:00toute nouvelle escalade
33:01dans la région
33:01pourrait rapidement
33:02faire repartir
33:03les prix
33:03du brut
33:04à la hausse.
33:07À présent,
33:08place à l'hérité
33:09et culture
33:10avec Mariam Hamlichi
33:11qui reçoit
33:12Abdesamed Abdesamad
33:13Al-Hriyan,
33:14président du réseau TICI.
33:26Mesdames et messieurs,
33:27bonjour et bienvenue
33:28dans l'Invité Culture,
33:29le guide de la citoyenneté active.
33:32Un ouvrage conçu
33:33comme un véritable outil pédagogique
33:36qui permet de décrypter
33:37notre système politique,
33:39les enjeux électoraux
33:40et les leviers
33:41d'engagement citoyen.
33:42En transformant le devoir
33:44civique en une opportunité
33:45d'action concrète,
33:46ce livre invite chacun
33:49à passer du statut
33:50de spectateur
33:51à celui d'acteur engagé
33:52dans la construction
33:54collective de notre société.
33:56On va justement parler
33:57avec vous,
33:58Abdesamed Al-Hriyan.
34:00C'est vous d'ailleurs
34:01qui vous avez participé
34:02à l'écriture de ce livre.
34:03Vous êtes président
34:04du réseau TICI.
34:05C'est un plaisir
34:06de vous avoir comme invité
34:07aujourd'hui.
34:07Toujours un plaisir
34:08d'être au plateau
34:09de Median TV
34:10et spécialement
34:11d'être avec vous,
34:12Madame Hamlichi.
34:12Merci d'avoir accepté
34:14cette invitation.
34:15Alors, ce livre
34:15que je tiens,
34:16ce guide,
34:16pas livre,
34:17que je tiens entre les mains,
34:19donc le guide
34:20de la citoyenneté active
34:21écrit en deux langues,
34:23donc le même ouvrage,
34:25arabe et français.
34:26Parlez-nous un petit peu
34:27de ce qui a motivé
34:29cet écrit,
34:30tout d'abord.
34:31Alors, déjà,
34:33merci encore une fois
34:33pour l'invitation.
34:35Le guide,
34:37ça s'inscrit
34:38dans les productions
34:39intellectuelles
34:40sur lesquelles
34:41Tizi travaille.
34:42Il faut rappeler un moment,
34:43enfin,
34:43Tizi,
34:44c'est une association
34:44qui a été créée
34:45depuis 2011
34:46et qui oeuvre
34:47pour justement
34:48la promotion
34:48du leadership,
34:50aussi,
34:50elle travaille
34:51sur l'encouragement,
34:54l'accompagnement
34:54des jeunes
34:55dans l'engagement
34:56citoyen
34:56et politique.
34:57Donc, on a fait
34:59beaucoup de guides,
35:00c'est-à-dire,
35:01on avait un guide
35:02qu'on a appelé
35:03Découvrant la politique
35:04ensemble avec Tizi,
35:05il y a aujourd'hui
35:06ce guide
35:07de la citoyenneté active,
35:09il y a des ouvrages,
35:10des livres
35:10sur des propositions,
35:12des recommandations
35:12dans le cadre
35:13de la réforme
35:13des politiques publiques,
35:14ainsi de suite.
35:15Donc, ce guide,
35:16ça s'inscrit
35:17dans un contexte
35:19caractérisé principalement
35:20par une année électorale.
35:21À l'approche des élections,
35:22tout à fait.
35:23Donc, il arrive
35:23au bon moment.
35:24Effectivement.
35:25Et donc, on a pensé
35:26tous ensemble
35:26avec les jeunes de Tizi,
35:28les bénéficiaires,
35:29les participants,
35:30ainsi de suite,
35:32à sortir un peu du lot
35:33et à préparer un guide,
35:35déjà en deux langues,
35:36en arabe et en français,
35:37pour cibler nos cibles
35:39qui sont à la fois francophones,
35:41mais aussi arabophones,
35:43tout en expliquant
35:44des notions
35:44qui peuvent nous apparaître
35:46à un moment donné complexes,
35:48compliquées à comprendre,
35:49mais de les présenter
35:50d'une façon très simple.
35:51L'objectif,
35:52c'est qu'un jeune
35:54initié ou non initié
35:56à la politique,
35:56à l'engagement citoyen,
35:57peut lire ce guide
35:59et sortir avec une idée
36:00au moins,
36:01provoquer son intelligence
36:02pour aller chercher,
36:03creuser,
36:03puisqu'on n'a pas mis
36:04toutes les notions possibles.
36:06On a essayé quand même
36:07de rester dans un format
36:07un peu réduit,
36:09un format caractérisé
36:10principalement par des figures,
36:12par des schémas,
36:12pour expliquer
36:13le cercle législatif,
36:15le fonctionnement du Parlement,
36:16ainsi de suite,
36:17et en s'appuyant
36:18sur des schémas désignés
36:20avec des couleurs,
36:21avec tout ça,
36:22pour justement donner
36:23de l'appétit
36:24aux jeunes
36:25et aux moins jeunes
36:26d'aller lire
36:28et découvrir ce guide-là.
36:30Donc, est-ce qu'on peut dire
36:30qu'il est destiné
36:31aux jeunes particulièrement ?
36:34Principalement oui aux jeunes
36:36parce que c'est la cible.
36:37D'ailleurs, même dans l'approche
36:38et la méthodologie
36:39de construction,
36:42de rédaction de ce guide,
36:43on s'est basé sur les questions
36:45posées principalement
36:46par les jeunes
36:47parce que des fois,
36:47on se retrouve,
36:48il y a avant aussi
36:49une plateforme de débat
36:50et d'échange
36:51avec les jeunes
36:52et par les jeunes aussi.
36:54Donc, on écoute,
36:55on entend les questions,
36:56ils posent des questions,
36:57par exemple,
36:57sur la distinction
36:59entre les pouvoirs,
37:00cette notion de séparation
37:02de pouvoirs,
37:02la constitution,
37:03la démocratie participative,
37:05ainsi de suite.
37:05Donc, on récolte
37:06toutes ces questions-là.
37:08On a passé
37:09de plus de 200 questions
37:11pour sortir finalement
37:12avec 54 questions,
37:15dont 4 qui sont
37:16des questions ouvertes
37:17et les 50 questions
37:19qui sont très pointues,
37:21ciblées pour répondre
37:22à des questionnements
37:26que les jeunes
37:27généralement ont
37:29par rapport
37:29à cette question
37:30d'engagement,
37:31d'activité politique
37:32et d'institution,
37:33constitutionnelles.
37:34Un livre basé
37:35sur d'abord
37:36les questions,
37:36vous l'avez dit,
37:38les questions
37:38des jeunes,
37:40principalement.
37:41Mais dans la démarche
37:42pédagogique,
37:43qu'est-ce qu'il y a
37:43tout de même
37:43un fil conducteur ?
37:45J'imagine que oui,
37:46du début à la fin.
37:47Bien sûr.
37:48Il y a un fil conducteur
37:50qui nous permet
37:50à la fois
37:51de garder
37:53la structure globale
37:54du guide,
37:55à ce qu'il soit clair
37:56et très bien posé
37:59en termes de blocs.
38:00On a trois grandes parties.
38:02On commence déjà
38:03par ce qui est solide,
38:05c'est-à-dire la monarchie,
38:06les institutions constitutionnelles,
38:08pouvoir législatif,
38:10judiciaire et exécutif.
38:12Donc ça,
38:13c'est les éléments de base
38:14qu'il faut absolument
38:16comprendre
38:16avant de rentrer
38:17dans le vif du sujet.
38:18Et qui sont vulgarisés
38:20de manière à ce que tout le monde
38:21puisse comprendre.
38:21Exactement,
38:21d'une façon très simple,
38:22sans rentrer,
38:23c'est-à-dire qu'il ne faut pas
38:25être un étudiant
38:26ou un expert
38:27en droit public
38:28ou un constitutionnaliste
38:29pour comprendre
38:30justement les notions.
38:32Et ça,
38:32on l'a testé,
38:33c'est-à-dire qu'on donne
38:34des réponses
38:35à des jeunes non initiés
38:36et du moment
38:37que ce jeune a compris,
38:39c'est-à-dire la réponse
38:40était claire pour lui,
38:41donc on valide.
38:42Et on passe
38:42à la deuxième question.
38:43Donc on a essayé justement
38:44d'être un peu agile
38:45dans la construction.
38:46Une écriture très interactive.
38:49Et élaborée.
38:50C'est-à-dire que
38:51même les jeunes non initiés,
38:53qu'ils avaient même
38:54ces questions-là au départ,
38:55ils ont contribué
38:57dans la rédaction
38:58sur la partie lecture
39:00et sur la partie compréhension.
39:01Après,
39:02c'est un point de départ aussi
39:03pour pouvoir aller plus loin.
39:04Une fois qu'on a les bases,
39:06chacun...
39:06Exactement.
39:07Ça,
39:08c'est vraiment
39:08ce qu'on appelle nous
39:10la fondation.
39:11Le stocke.
39:12Exactement.
39:12Après,
39:12on passe à la deuxième partie
39:14qui est les élections.
39:15On a gardé toute une partie
39:16puisque le contexte l'impose
39:18et on a remarqué
39:19qu'il y a un déficit
39:20en matière d'explication
39:22de l'opération électorale elle-même.
39:24C'est-à-dire que
39:25comment le vote,
39:28le jour du vote,
39:29comment ça se déroule ?
39:29Comment le quotient électoral
39:31se calcule,
39:32la répartition,
39:33le seuil électoral,
39:34ainsi de suite.
39:35Vous êtes allé sur
39:35l'aspect technique un peu.
39:37Exactement.
39:37Mais de l'expliquer
39:38en donnant des exemples,
39:40c'est-à-dire on met
39:41partie 1,
39:41partie 2,
39:42partie 3,
39:43ce parti,
39:43il a gagné
39:4412 000 sièges,
39:45ce parti...
39:45Pour que les jeunes
39:46ou les moins jeunes aussi
39:48puissent comprendre
39:49voilà comment
39:51ces sièges-là
39:51se sont gagnés
39:52par des députés.
39:53Voilà comment
39:54un député arrive
39:55au Parlement.
39:56Et c'est important
39:57parce qu'on donne
39:58une certaine transparence
39:59dans l'exercice.
40:01Et quand il y a
40:02un flot dans l'exercice,
40:03dans l'opération,
40:05les jeunes
40:05ou bien les gens
40:06ne s'intéressent pas,
40:07ils ne participent pas
40:08justement
40:08parce qu'il y a un flot.
40:09Donc on a essayé
40:10d'expliquer au maximum
40:12cette opération
40:13qui est technique,
40:14de l'expliquer
40:15d'une façon très simple
40:16et on passe
40:17à la deuxième partie.
40:18C'est-à-dire,
40:18on explique le rôle
40:19des partis,
40:20on explique après
40:21l'organisation territoriale
40:22dans cette troisième partie
40:23et on finit par
40:25les outils
40:25d'engagement citoyen.
40:26C'est-à-dire,
40:27on lui donne
40:28voilà,
40:28tu veux t'engager
40:29politiquement
40:30ou avoir
40:31un engagement citoyen,
40:32tu as des accès.
40:33Le premier,
40:34c'est les partis politiques.
40:36Après,
40:37il y a
40:37les syndicats.
40:39Et dans un deuxième niveau,
40:41troisième niveau
40:42ou troisième étape,
40:43il y a ce qu'on appelle
40:44la société civile.
40:45C'est-à-dire,
40:46les notions de base
40:47liées à la démocratie participative.
40:49C'est principalement
40:50les sociétés
40:51et la société civile
40:52dans sa globalité.
40:54Donc,
40:54on lui donne
40:54tous les outils,
40:56les moyens.
40:56Après,
40:57on lui propose
40:58des voix
40:59et on finit
41:00ce livre
41:01par une histoire.
41:02C'est-à-dire,
41:03du storytelling,
41:04une histoire
41:04qu'on raconte
41:05de trois jeunes
41:06qui sont dans
41:07leur propre quartier
41:08en train de souffrir,
41:09en train de faire face
41:11à des difficultés,
41:13que ce soit chômage,
41:15éducation,
41:16ainsi de suite.
41:16Et on finit
41:17pour dire,
41:17au final,
41:18que tout est politique.
41:19Si aujourd'hui,
41:20tu es en chômage,
41:20c'est suite à un choix politique
41:22qui a été fait
41:22à un moment donné
41:23et qui n'a pas favorisé
41:24la création d'emplois.
41:25Si aujourd'hui,
41:26tu souffres
41:27parce que tu n'as pas
41:27une école
41:28qui répond
41:30à tes attentes
41:31parce qu'il y a
41:32un choix politique
41:32qui a fait
41:33qu'aujourd'hui,
41:33l'école publique
41:34est dans la situation
41:37où il est aujourd'hui.
41:39Donc,
41:39on n'est pas là
41:40en train d'évaluer
41:41les politiques publiques
41:42en matière de chômage.
41:43Mais au moins dire
41:44que tout est politique.
41:46Il faut s'engager,
41:47il faut participer.
41:47Et puis,
41:48cette responsabilité aussi.
41:49Vous responsabilisez
41:51le citoyen par rapport...
41:52Exact.
41:52C'est-à-dire,
41:53on le dit clairement
41:54dans cette histoire,
41:57qu'il ne suffit pas
41:58de critiquer.
41:59Tu as le droit,
42:00c'est un droit légitime,
42:01constitutionnel,
42:01citoyen,
42:02de critiquer.
42:03Mais avant de critiquer,
42:05pose-toi même
42:06une question
42:06et dire que
42:07est-ce que moi,
42:07j'ai participé
42:08à ce processus électoral,
42:12à ce processus électoral,
42:13à ce processus démocratique ?
42:14Est-ce que moi,
42:15je suis responsable
42:16face à ces députés ?
42:18C'est-à-dire que
42:19ce député,
42:20il a gagné
42:20suite à des voix,
42:21suite à un exercice électoral,
42:22suite à un exercice démocratique.
42:24Aujourd'hui,
42:24on espère la démocratie,
42:25mais on ne peut pas
42:26espérer la démocratie
42:27sans y participer.
42:28Donc,
42:28c'est une façon de dire
42:29qu'il faut s'engager
42:30et voilà comment s'engager
42:32et tout en ayant
42:33les outils nécessaires
42:34pour s'engager.
42:35Et pour s'engager,
42:35il faut comprendre.
42:36comprendre pour s'engager,
42:38c'est finalement
42:39cette maîtrise,
42:40on va dire,
42:42des techniques
42:43et puis des institutions
42:45et puis,
42:46on va dire,
42:46du système
42:47ou de l'écosystème
42:48est indispensable
42:49finalement
42:50à la citoyenneté.
42:52Exactement.
42:52C'est important
42:53parce qu'il finit,
42:54on leur dit clairement,
42:56vous,
42:56aujourd'hui,
42:57on est en train
42:57de critiquer
43:00le champ politique marocain.
43:02On dit que c'est un modèle
43:03qui est défaillant,
43:04il y a des dysfonctionnements
43:05par-ci, par-là.
43:06Mais aujourd'hui,
43:07qu'est-ce qui m'empêche
43:08en tant que citoyen
43:09qui a tous ces droits
43:11constitutionnels
43:11de ne pas participer
43:13et changer ce champ politique ?
43:14C'est la question
43:14que j'allais vous poser.
43:15Ce n'est pas
43:15qu'est-ce qui m'empêche
43:16mais quel est le principal
43:17frein aujourd'hui
43:18qui empêche ces jeunes
43:21de participer,
43:22d'être actifs,
43:23de se responsabiliser également ?
43:25Est-ce que c'est
43:26le manque d'informations ?
43:28Est-ce que c'est
43:28la méconnaissance
43:29selon vous ?
43:30Entre autres,
43:31ça, c'est parmi
43:32les facteurs essentiels
43:33aujourd'hui
43:34de ce désintérêt.
43:35Est-ce que c'est
43:36un désengagement
43:37aussi,
43:37un désengagement ?
43:41Pour répondre
43:41à cette question,
43:42il y a trois volets
43:43essentiels.
43:44Il y a cette question
43:44de méconnaissance.
43:45C'est pour ça
43:46La Tizi aujourd'hui
43:47propose une panoplie
43:49de programmes
43:49pour justement
43:51contribuer
43:51à l'exercice
43:52de conscientisation
43:53des jeunes.
43:54Il y a aussi
43:54un désengagement,
43:55c'est-à-dire il y a des jeunes
43:56qui savent très bien,
43:57ils le disent clairement,
43:58c'est-à-dire moi,
43:59je suis conscient
44:00que je dois participer
44:02et je ne veux pas participer
44:03parce qu'il n'y a personne
44:04aujourd'hui
44:05qui me convainc,
44:06qu'il n'y a aucune thèse
44:07politique aujourd'hui
44:09qui répond à mes attentes,
44:11qui répond à mes aspirations.
44:13Mais est-ce que c'est
44:13la bonne stratégie justement ?
44:14Exactement,
44:15c'est ce qu'on est
44:16en train de faire,
44:16c'est-à-dire que non,
44:18ce n'est pas la bonne stratégie
44:20ou ce n'est pas
44:20la bonne réaction
44:21face à un vide
44:23politique finalement.
44:24Parce qu'in fine,
44:26c'est parmi les valeurs
44:27de Tizi,
44:27c'est réinvestir
44:28le champ politique
44:29parce que si ce champ,
44:30on le laisse vide
44:31et c'est un champ
44:33malheureusement
44:33qui est devenu
44:34de plus en plus vide,
44:35vide pas complètement
44:37mais vide de,
44:38on n'a pas le choix
44:39entre les leaders politiques,
44:40entre les modèles politiques
44:41pour dire voilà
44:42ce modèle politique
44:43ou bien ce leader politique
44:45peut me représenter,
44:46et je vois qu'il porte
44:47quand même
44:48un certain nombre
44:49de mes convictions
44:50de ma thèse politique,
44:51de mon idéologie politique.
44:53Et quels sont les leviers
44:53d'action justement ?
44:55De par une participation
44:56responsable,
44:57peut-être vous pensez
44:58que cela peut
44:59réhausser peut-être
45:02les exigences
45:03et puis les attentes
45:05et le niveau des réponses
45:07des politiciens ?
45:09– Bien sûr,
45:10parce qu'ils vont se retrouver
45:11face à une jeunesse
45:13déjà consciente,
45:15outillée,
45:15il a tous les moyens
45:17nécessaires
45:17pour challenger
45:18cet acteur politique
45:19et forcément
45:20on aura
45:21des conséquences positives,
45:23on aura des résultats
45:24positifs
45:24parce qu'in fine
45:25l'exercice politique
45:26c'est un exercice
45:27de militantisme,
45:28c'est un exercice
45:28de débat.
45:29Moi j'ai une idée,
45:30vous avez une idée
45:31et on échange,
45:32on débatte
45:32et par la suite
45:33on part convaincre
45:35les citoyens
45:35par nos idées
45:36et c'est là
45:37où les citoyens
45:38augmentent,
45:39le niveau de conscience
45:40d'un citoyen
45:41aussi augmente
45:42et c'est le niveau
45:43global,
45:44c'est une logique
45:46de mathématiques
45:47très claire,
45:47c'est le sigma
45:48de la conscience
45:49de l'ensemble
45:49des citoyens
45:50qui fait qu'on a
45:51une conscience
45:52politique globale
45:53dans la société
45:54comme ce qu'on avait
45:55dans les années 80,
45:56dans les années 90
45:57parce qu'il y avait
45:58un débat politique,
45:59il y avait
46:01des thèses politiques,
46:02il y avait des leaders
46:03et des modèles politiques
46:04aussi
46:04et tout ça
46:06avait des conséquences
46:07sur les citoyennes
46:08et les citoyens
46:09parce qu'eux-mêmes
46:10ils développent
46:11leur niveau
46:12de conscience politique
46:13et c'est ce qui fait
46:14qu'on avait
46:15des taux de participation
46:16importantes
46:16même si abstraction
46:18le contexte
46:19qu'on avait et tout
46:19mais on avait au moins
46:21une communauté,
46:23une société
46:24dont la majorité
46:25participe
46:25à la construction
46:26démocratique
46:27du pays.
46:29Donc finalement
46:29comprendre
46:30pour mieux s'engager
46:31c'est ce qu'on va retenir
46:32bien sûr
46:33pour mieux s'engager
46:34et par la suite
46:34agir d'une façon
46:35très positive.
46:36Je veux rappeler
46:37juste un petit élément
46:38essentiel
46:38parce que là
46:39c'est le premier livre
46:41qu'on fait
46:42avec un éditeur
46:43et c'est important
46:44de rappeler
46:45l'importance
46:45de se faire
46:47accompagner
46:47par des professionnels
46:49parce que Tizi
46:49pour nous
46:50on rédige,
46:51on fait ce qu'on doit faire,
46:54on réalise
46:55les ouvrages
46:56ainsi de suite
46:57et on les publie
46:58d'une façon
46:58open source,
46:59ouverte
47:00parce que pour nous
47:00on ne détient pas
47:02l'information,
47:02il faut que ça soit
47:03partagé avec l'ensemble
47:04des bénéficiaires
47:05de Tizi
47:06et ça on l'a fait
47:07avec l'édition
47:07Carrefour des livres
47:08ils nous ont accompagnés
47:09surtout sur
47:10le volet artistique
47:11le volet
47:14précision
47:14le volet
47:15édition
47:16et c'était très important
47:17c'est ce qui fait
47:18aujourd'hui
47:18qu'on a un résultat
47:19qui est extrêmement important
47:20et utile
47:21pour les jeunes
47:22moi j'ai rencontré
47:24énormément de jeunes
47:25qui l'ont lu
47:26et alhammedoulilah
47:27c'est grâce
47:28à ce guide
47:29qu'il y en a certains
47:30qui m'ont dit
47:30écoutez moi je viens
47:31de m'inscrire
47:32sachant que j'ai 27 ans
47:3326 ans
47:34je viens de Ada
47:35je vais aller voter
47:36et c'est important
47:37c'est ça l'objectif
47:37la société civile
47:39aujourd'hui
47:39il n'a pas un rôle
47:40justement de critiquer
47:41l'acteur politique
47:42de critiquer
47:43l'acteur public
47:44dans sa globalité
47:45mais il est là aussi
47:46pour
47:46comme force de proposition
47:48pour proposer des solutions
47:49pour proposer des pistes
47:50parce que l'objectif
47:51in fine
47:52c'est un engagement citoyen
47:53pour notre pays
47:55et on ne peut
47:55qu'y participer
47:57tous ensemble
47:58merci à vous
47:59c'est sur ces derniers
48:00ces derniers mots
48:01qu'on va terminer
48:02justement cet entretien
48:03avec vous
48:03Samad
48:05Yann
48:05c'est un plaisir
48:06de vous avoir
48:06comme invité
48:08et j'invite
48:08tous nos téléspectateurs
48:10à découvrir
48:11votre guide
48:12de la citoyenneté active
48:14merci beaucoup
48:15pour une citoyenneté responsable
48:18et active
48:19c'est la fin
48:20d'invité culture
48:21pour aujourd'hui
48:22très bonne journée
48:25voilà qui referme
48:27cette première tranche
48:28de soirée
48:28merci de l'avoir suivi
48:29dans quelques instants
48:30mon nouveau point
48:31sur l'acteur
48:35Sous-titrage Société Radio-Canada
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