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  • il y a 6 semaines
Avec Léo Gardy, Fanny Dupain, Benoit Soles, Clément Vieu et "La scène indépendante"

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##FESTIVAL_AVIGNON-2026-07-14##

Catégorie

Personnes
Transcription
00:00Sud Radio, Christophe Meillant, depuis le Festival Off d'Avignon.
00:30C'est couvert avec beaucoup de tendresse pour la plupart.
00:33Et aujourd'hui, on a trois invités, voire quatre.
00:36Ce n'est pas trois, c'est quatre invités de marque.
00:38Je vous demande de faire un tonnerre d'applaudissements pour Fanny Dupin et Clément Vieux pour Walt Disney, la folie.
00:46Qui se joue tous les jours à 10h au Chêne Noire.
00:50Léo Gardy, qu'on peut applaudir aussi, dans Forcené, tous les jours à 10h15.
00:57Il n'y a que des leftos ici.
00:58Et Benoît Solès, dans 22 minutes, à 10h aussi, au Théâtre Actuel.
01:02Bravo les amis, merci d'être avec nous.
01:04Tiens, on va commencer avec Benoît, par exemple.
01:08Comment ça va ?
01:08Allez, ça va très bien.
01:09Je sors de Seine, donc c'est chouette de vous retrouver.
01:12C'est bien de jouer le matin.
01:13Oui, c'est pas mal le matin.
01:14Le public est assez réceptif.
01:16À 10h, il n'a pas vu de spectacle avant.
01:18La salle est encore un peu fraîche.
01:20Et donc, oui, c'est un horaire que je trouve très agréable.
01:23Bon, il faut se lever un peu tôt.
01:24C'est une autre énergie dans la journée.
01:27Mais c'est chouette.
01:29Auteur, comédien, on t'a découvert, entre autres, bien sûr, dans la célèbre Machine de Thuring, cartonnée, mollierisée.
01:38Tu l'as créée ici à Vignon et tu t'es dit, tiens, si je continuais à faire des choses
01:43qui marchent,
01:44et pourquoi pas créer une nouvelle proposition ?
01:50Oui, c'était d'abord, comment dire, après une pièce qui a marqué le public, qui s'est jouée pendant
01:578 ans, qui continue de se jouer en français et dans le monde.
02:01Revenir avec ce nouveau projet dans la même salle, il y avait comme une façon de remettre comme ça les
02:08choses en jeu, de remettre le travail face au public avec beaucoup d'humilité,
02:14parce qu'on ne sait jamais comment un spectacle sera reçu.
02:17Mais voilà, venir le faire au même endroit, c'était se dire, je me représente à vous, presque un peu
02:23tout nu, comme ça, avec un seul en scène,
02:24et pas grand-chose, pas beaucoup de décor et une belle histoire.
02:27Belle histoire, brillantissime.
02:29Et ce que je vous propose, c'est de rentrer dans le vif du sujet.
02:31Nous sommes toujours sur la terrasse du Tête des Vents.
02:34Vous l'avez entendu.
02:34Chers auditeurs, à tout de suite, avec ce petit affaire avant.
02:39Je m'appelle Ali Aksha.
02:44Le 13 mai 1981, j'ai tiré trois fois sur Jean-Paul II.
02:48Deux ans plus tard, il est venu me voir en prison.
02:5022 minutes, sans aucun témoin.
02:52Pour se raconter quoi, personne ne le sait, je n'ai jamais rien dit et lui non plus.
02:55Je crois que le moment de parler est venu.
02:57Il est à sa place, par terre.
02:59Arrête Ali, t'es pas obligé.
03:01Fais-moi ça, petit.
03:01Alors, alors, maintenant, maintenant,
03:09Arrête Ali, t'es pas obligé de leur faire mal.
03:11Tu veux toujours être des nôtres ?
03:13Ouais.
03:14J'ai 21 ans et je t'emmerde.
03:16Tu vas éliminer le porte-parole du diable.
03:19Tu vas tuer le pape, le 13 mai prochain, sur la place Saint-Pierre, à Rome.
03:25Je vais tuer le pape.
03:28Je vais tuer le pape.
03:31Je vais tuer le pape.
03:37Aksha, c'est une visite à PRT.
03:40Il pape.
03:41On peut applaudir.
03:42Enfin, peut-être pas ce que ce monsieur a fait au pape Jean-Paul II, mais qu'est-ce qui
03:46fait qu'à un moment donné, on se dit, on se lève et on décide d'écrire ce spectacle.
03:51Pourquoi mettre en lumière un assassin ?
03:53C'est un peu un mystère, la façon dont on choisit les sujets.
03:57Moi, j'ai presque envie de dire que c'est le sujet qui m'a choisi.
03:59Je regardais une chaîne d'info en continu et c'était au mois d'avril l'année dernière.
04:04Il y avait les obsèques du pape François et ça m'a fait penser à celle de Jean-Paul II
04:09et par ricochet, je dirais, j'ai pensé à l'attentat qui avait eu lieu en mai 81 sur la
04:15place Saint-Pierre.
04:16J'étais un gamin et je me rappelle que ça avait fait pleurer ma mère.
04:18Et puis j'ai eu l'image de cette scène assez historique du pape venant rendre visite à son agresseur
04:26en prison.
04:27Et je me suis dit, mon Dieu, c'est quand même fou cette histoire.
04:30J'ai fait quelques recherches sur Internet, j'ai vu qu'on ne connaissait pas, que personne ne savait ce
04:34que le pape Jean-Paul II et Ali Aksha s'étaient dit pendant ces fameuses 22 minutes.
04:38Ça m'a déjà intrigué, j'ai voulu en savoir plus.
04:42Donc j'ai commencé à travailler, ça m'a emmené jusqu'à Rome.
04:44Je suis quasiment fait une espèce d'enquête policière sur les traces d'Ali Aksha pour essayer de boucher les
04:49trous nombreux dans sa vie,
04:51les interrogations, les moments dont on ne sait rien.
04:55Et voilà, j'ai fait ce spectacle comme un seul en scène où Ali Aksha parle au public, raconte sa
05:00vie et la mécanique tragique qui a mené à son embrigadement
05:04dans cette faction d'extrême droite qui s'appelle les Lougris, qui existe toujours, et comment il a été amené
05:10à 23 ans à tirer sur le pape.
05:11Oui, comme d'habitude c'est touchant, c'est brillantissime, je le dis avec beaucoup d'émotion parce que tu
05:16nous embarques dans un truc qui est dur quand même.
05:21Et finalement tu le dis avec tes mots.
05:25Moi je ne juge pas le personnage, c'est peut-être au public de le faire s'il le souhaite.
05:32Je raconte sa vie, je montre comment, et c'est probablement le cas de beaucoup de ces jeunes gens qu
05:37'on envoie comme de la chair à canon tirer sur d'autres,
05:41pour des raisons qui parfois les dépassent d'ailleurs.
05:44Je voulais montrer cette mécanique tragique de façon un peu chirurgicale, sans prendre forcément partie.
05:51Je ne l'excuse pas, je ne cherche pas à la réhabiliter, je cherche simplement à montrer que même chez
05:55un monstre,
05:56ce qu'il était peut-être à certains égards, il y a des failles, il y a des explications, il
06:01y a des raisons qui n'excusent rien,
06:03mais permettent peut-être de comprendre.
06:05Allez découvrir le spectacle de Benoît Solès dans 22 minutes, tous les jours à 10h au théâtre actuel.
06:12Autre histoire, autre univers, un peu plus légère cette fois-ci, avec la folie Walt Disney.
06:18Mais Fanny Dupin, tu as décidé d'écrire ce spectacle à quel moment ?
06:23Qu'est-ce que tu... Voilà, toi pareil, pourquoi ?
06:26Pareil, je pense que l'histoire est venue à moi.
06:28Un peu comme ça par hasard.
06:30En fait, c'est un peu un changement de carrière, ça fait pas très longtemps que j'écris.
06:35Et en fait, je suis tombée sur un reportage sur Walt Disney.
06:38Et il y a un moment qui m'a particulièrement marquée, c'est quand les salariés racontent le jour où
06:45il a raconté et offert l'histoire à tous les personnages.
06:50Enfin, il a joué Blanche-Neige devant tout le studio et il a interprété chaque personnage les uns après les
06:56autres.
06:56Et moi qui venais du One Man Show, je me suis dit que ça devait être un truc incroyable pour
07:00un acteur de jouer tous les personnages de Blanche-Neige.
07:03Et vous savez quoi, Fanny ? J'ai une bonne nouvelle, puisqu'on a la conférence de Walt Disney. Tout
07:08de suite.
07:10S'il vous plaît, est-ce qu'il y aura Mickey Mouse dedans ?
07:12Non, ni Mickey, ni Minnie, ni rien de tout ce que vous avez déjà connu.
07:16Croyez-vous que les gens vont rester 90 minutes devant un dessin animé ?
07:19Je vous parie même qu'ils en redemanderont.
07:21Quel sera le budget ?
07:22Nous l'estimons à 250 000 dollars. Et mon frère espère ne pas le dépasser.
07:27Avez-vous déjà commencé à travailler sur le film ?
07:29Si je suis honnête avec vous, je dirais que je travaille sur ce film depuis toujours.
07:33Plus particulièrement depuis le jour où nous avons emménagé dans la ferme familiale.
07:37C'est là que ma tante m'a offert ma première boîte de crayons de couleurs.
07:41Et là encore que mon oncle m'a emmené dans la forêt pour observer les animaux.
07:45Blanche-Neige s'est nourri peu à peu des plus belles années de ma vie.
07:49Blanche-Neige me colle à la peau.
07:51En fait, Blanche-Neige, c'est moi.
07:57Et bien voilà, c'est terminé.
07:59C'est la conclusion du spectacle.
08:04En fait, on connaît Walt Disney, mais on connaît très très peu cette histoire.
08:07C'est assez phénoménal et ça donne plein d'espoir parce qu'il s'est battu pratiquement pendant 4 ans.
08:12Au départ, le film devait coûter 150 000 dollars.
08:16250 000 dollars, oui.
08:17Et au final, 1 million et demi de dollars.
08:21Et 4 ans de labeur intense.
08:23Oui, de labeur.
08:24Et Clément Vieux, c'est toi qui interprètes le personnage.
08:28D'avoir dit oui à Fanny, c'est...
08:32Pourquoi en fait ?
08:33C'est l'histoire.
08:34Oui, c'est un peu aussi le rôle qu'ils vous choisissent.
08:38Un peu comme Benoît, c'est-à-dire que c'est quelque chose qui est apparu.
08:41Et l'occasion de pouvoir jouer un personnage aussi connu et si méconnu
08:45se présente assez peu dans une vie, dans une carrière.
08:49Et je connaissais assez mal Disney.
08:52Je ne savais pas à quel point c'était un personnage qui avait une vie aussi complexe,
08:57qui était aussi finalement aussi enfantin que monstrueux.
09:00Et ça m'intéressait d'aller voir un peu ce Disney qui se cache derrière le miroir.
09:03Et je l'ai découvert grâce au travail de Fanny et de Damien.
09:06Et de Victoire Berger, Périn également, qu'on salue.
09:09Elle a fait un travail admirable aussi.
09:13On est dans le bureau avec toi.
09:16Oui, c'est vraiment les 4 ans de création.
09:18Donc Walt, à cette époque-là, travaillait avec ses collaborateurs.
09:21Ils étaient tout le temps dans le bureau.
09:22D'ailleurs, ils dormaient, ils vivaient dedans, ils ne rentraient plus chez lui.
09:24Et donc la pièce parle de ça, c'est-à-dire de cette obsession créatrice et dévorante.
09:29Que faut-il sacrifier pour son art ?
09:31Finalement, est-ce qu'on doit sacrifier sa famille, sa santé, son argent ?
09:34Walt Disney répond en disant oui.
09:37Et tant pis si personne ne me croit, j'irai jusqu'au bout.
09:39Et voilà, c'est aussi un peu une métaphore de ce que l'on partage, nous, ici, là autour de
09:42la table.
09:43Et ça a révolutionné l'industrie du cinéma.
09:46Plus d'un milliard aujourd'hui de recettes sur ce film.
09:50C'est fou quand même.
09:51C'est un classique et c'est l'un des films, je crois, le plus...
09:54Il fait partie des 100 films les plus classés, enfin, les plus importants de l'histoire.
09:59Il reste encore dans le top 100.
10:00C'est quand même dingo.
10:02100 ans après.
10:02Benoît, tu connaissais un petit peu cette histoire ?
10:03Je ne connaissais pas tous les travers, si je puis dire, et toutes les parties sombres de ce personnage.
10:11Mais ce qui est marrant, parce qu'il y a toujours des liens entre nous, au-delà de l'amitié,
10:15parce qu'on se connaît,
10:16c'est que dans La Machine de Turing, Blanche-Neige a une part importante,
10:19puisqu'il découvre ce film en 47, c'est ça, sa sortie, je ne me trompe pas ?
10:2837.
10:2837, pardon.
10:29Et ce film le marque beaucoup.
10:30Il chante toujours la petite chanson quand la sorcière veut tremper la pomme dans le chaudron.
10:36Et il se suicide, Alan Turing, en trempant une pomme dans du cyanure,
10:40peut-être en hommage à ce film, et peut-être que c'est ce qui aurait donné le logo d
10:43'Apple.
10:44Donc il y a une espèce de...
10:45C'est vrai, c'est vrai, aujourd'hui, on le pense assez débattu, mais voilà, il y a un lien
10:49très amusant.
10:51La folie Walt Disney, c'est au Chêne Noir à 10h, tous les jours.
10:54Enfin, il y a un petit jour de repos quand même.
10:56Oui, je me repose le lundi.
10:57C'est bien aussi, de temps en temps, parce qu'Avignon, c'est éprouvant.
11:00Ça tracte un petit peu, les amis ?
11:02Non, pas trop.
11:04Ça sera grand, parce que la salle est pleine.
11:05Non, non, non, on va à la rencontre du public et puis on se balade avec des tracts.
11:08C'est important, quoi qu'il arrive.
11:09Même quand c'est plein, je conseille souvent aux artistes d'aller à la rencontre du public.
11:16C'est toujours intéressant.
11:16Et puis pour la suite, puisque vous êtes généralement toujours en tournée.
11:19Ça ne s'arrête pas du tout.
11:20En région, donc c'est important.
11:23Léo, juste avant la pause fraîcheur, avant la pub, je voudrais simplement souligner toi, ta performance scénique et incroyable.
11:32Tu pédales pendant 25 minutes pour nous raconter...
11:35Une heure, une heure cinq.
11:36Oui, tu fais 25 kilomètres pendant une heure dix.
11:40C'est incroyable.
11:41Et tu nous racontes l'histoire du cyclisme au travers d'images d'archives.
11:46C'est absolument génial.
11:48On apprend plein de choses.
11:49C'est vrai que même si on n'est pas amateur de cyclisme, on peut y aller les yeux fermés.
11:54C'est né comment ?
11:55Oui, complètement.
11:56En fait, c'est né d'un stage que j'ai eu avec un metteur en scène, Jacques Vincet,
12:00qui, au détour d'une discussion, s'est mis à parler vélos.
12:04Et je lui ai confié que j'avais eu un passé de cycliste de haut niveau quand j'étais jeune
12:08et que j'avais arrêté suite à des soucis de santé.
12:11Et un soir, il m'envoie un podcast France Inter sur Philippe Bordas, l'auteur de Forcenet,
12:15en me disant, tiens, écoute, c'est extrêmement intéressant.
12:17Le titre du podcast était « Y a-t-il une métaphysique dans le vélo ? »
12:19Et il parle de son livre dedans, Forcenet.
12:23Il y a une curiosité qui me pique.
12:25J'achète le livre le lendemain, je le lis, et là, c'est un bouleversement total
12:28parce que je ressens dans les mots tout de suite toutes les sensations, en fait,
12:31de coureur cycliste que j'ai pu avoir.
12:33Il arrive à trouver dans son écriture et dans sa langue qui est très particulière,
12:36très sélinienne, c'est net, c'est troué, c'est assez impressionnant.
12:41Et tout de suite, les sensations de pédalage me sont revenue.
12:43Je me suis dit, je crois que ça, il faut qu'on le porte sur le plateau
12:47et je le propose à Jacques naturellement.
12:50Et puis voilà, c'est net comme ça.
12:52Oui, c'est net comme ça.
12:52Il faut absolument aller découvrir le spectacle de Léo Gardy,
12:55donc dans Forcenet, au 11, à 10h15.
12:58Lui aussi, c'est un couche-tôt et un lève-tôt.
13:02Vous restez avec moi, les amis.
13:04On va se retrouver dans quelques instants, toujours avec Fanny Dupin,
13:07Clément Vieux pour Walt Disney, La Folie, Walt Disney au Théâtre du Chêne Noir,
13:13Léo Gardy dans Forcenet et Benoît Solès avec ce sublime spectacle,
13:17sublime Seul en scène, 22 minutes, à 10h au Théâtre Actuel.
13:21A tout de suite.
13:23Sud Radio, Christophe Meillant, depuis le Festival Off d'Avignon.
13:28Ils sont nos invités aujourd'hui, Fanny Dupin et Clément Vieux dans Walt Disney, La Folie.
13:36Léo Gardy dans Forcenet, au 11, à 10h15, tous les jours,
13:40et puis Benoît Solès dans 22 minutes, à 10h au Théâtre Actuel, qu'on peut applaudir aussi.
13:45Bravo !
13:48Combien vous faites de kilomètres par jour, vous ?
13:50Beaucoup trop.
13:51Fanny, près du micro.
13:52Beaucoup trop, je suis épuisée.
13:53Oui.
13:54La maison, le théâtre, le théâtre, la maison.
13:57J'ai l'enfoiré.
13:57C'est bien le seul.
13:59J'ai regardé, j'ai fait 17 kilomètres hier.
14:03Et je pense que les personnes qui viennent voir un petit peu les spectacles dans Avignon,
14:08en font autant.
14:09Léo Gardy, toi, t'en fais ?
14:11Est-ce que je compte le vélo après le spectacle ?
14:13Alors, le vélo, par exemple ?
14:14Aujourd'hui, hier, 28 kilomètres le matin,
14:17et hier soir, je m'en suis rajouté 53 plaisirs perso en bonus pour être tranquille.
14:22Ce n'est pas possible.
14:24Allez, c'est le moment de retrouver notre ami Al-Guecha pour sa chronique.
14:29Mon Avignon à moi.
14:30Comment ça va, Al-Guecha ? Bonjour.
14:32Bonjour, bonjour, messieurs, dames.
14:33Un spectacle d'humour en trio avec un belge, un suisse, un français.
14:36Pardon, ça fait une semaine, je répète le même pitch en boucle.
14:38Je ne sais plus comment je m'appelle.
14:39J'ai l'impression de vendre du saumon au marché, vraiment.
14:42Enfin bon, ça reste le off d'Avignon, je vends plutôt de la sardine en conserve.
14:45Mais en plus, je suis introverti, moi, et je dois parler à 1000 personnes par jour.
14:49Les gens sont en Avignon, je suis en dépression.
14:52C'est ça, mon festival, mon Christophe.
14:54Et puis, bon, ben voilà, toutes les compagnies qui font des parades
14:57et qui ont des méthodes de tractage redoutables,
14:59ça fait qu'Avignon, pendant le festival, les gens ne distinguent plus le vrai du faux.
15:02Voilà, hier, un SDF m'a vomi dessus.
15:05Les gens ont cru que c'était une performance.
15:07J'ai vendu trois places.
15:08Allez, bonjour messieurs, dames, un spectacle d'humour en trio entre un belge, un suisse, un français.
15:12Pardon, pardon, ça me reprend, parfois j'en étais où, pardon.
15:15Ah oui, deuxième semaine à tracter le public du festival d'Avignon avec une moyenne d'âge.
15:21Bon, t'hésites à leur raconter la fin du spectacle de peur qu'ils ne tiennent pas jusqu'au bout.
15:26Le public du festival, c'est un pied dans le théâtre, un autre dans la tombe.
15:30Si un humoriste te dit, hier, j'ai tué ma salle, il faut s'inquiéter.
15:34Voilà, mais moi, je l'aime.
15:36Je l'aime ce public âgé, vraiment, parce que je partage quelque chose.
15:38Avec eux, c'est les problèmes d'audition.
15:40Voilà, moi, je suis un peu sourd.
15:41Je porte des appareils auditifs depuis mes 14 ans.
15:44Ça m'est arrivé en pleine adolescence.
15:45Voilà, à un âge où, normalement, le seul truc que tu as à gérer, c'est ton coup de foudre
15:49avec la masturbation.
15:50Donc, est-ce que la légende est vraie ?
15:53La masturbation rend sourd.
15:55Oui, oui, absolument.
15:56Bon, j'ai tracté une bobo parisienne hier qui faisait la queue pour un spectacle du In.
16:00Je lui ai dit, bonjour, madame.
16:02Bonjour, un spectacle d'humour en trio avec un belge, un suisse et un français.
16:06Ça parle de handicap parce que je joue avec un belge.
16:09Et je suis sourd.
16:11Elle m'a dit, alors, je t'interromps.
16:13On ne dit pas sourd, on dit malentendant.
16:15C'est offensant, ce que tu viens de dire.
16:17C'est une micro-agression contre toi-même.
16:20Bon, ben, je vous laisse deviner la couleur de ses cheveux.
16:22Et on est sur Sud Radio.
16:24Je fais une petite blague de droite.
16:24Voilà, je m'adapte.
16:25Je m'adapte.
16:25Non, sur Radio Nova, j'aurais fini la vanne par, je vous laisse deviner, la pertinence de son propos.
16:30Bon, après, elle m'a mis un petit tunnel sur mon propre handicap.
16:32Après le mainsplaining, le handisplaining, voilà.
16:35Heureusement que je peux connecter mes appareils auditifs, pardon, en Bluetooth à mon portable.
16:39Parce que quand les gens me parlaient que je m'en fous, j'écoute des podcasts.
16:41Voilà.
16:42Bon, là, c'est moi qui parle, mais j'écoute un podcast sur comment réussir une chronique.
16:45Mais c'est la pub encore.
16:47On accuse les intermittents de vivre au crochet de l'État.
16:49Tu ne feras jamais pire que moi.
16:50J'ai des Airpods remboursés par la sécu.
16:52Voilà, ce soir, je joue mon spectacle The Tremancho au Collège de la Salle à 21h30,
16:56en même temps que le match de l'équipe de France.
16:58Je vais écouter le match dans mes oreilles.
17:00Entre deux répliques, vous allez m'entendre dire, allez, Kylian, allez.
17:03Merci beaucoup, à la semaine prochaine.
17:04Merci.
17:05Merci avec nos partenaires de la SACD.
17:07Merci.
17:08Et bon festival.
17:09Merci beaucoup.
17:09Et bon match.
17:10Ah oui.
17:12Diffuse le match.
17:13Voilà, il faut diffuser le match.
17:14Moi, j'ai vu beaucoup de spectacles où les spectateurs regardaient plus le match dans la salle que les comédiens.
17:25C'est gênant.
17:25C'est dur pour les comédiens.
17:26Oui, c'est un petit peu dur pour les...
17:28Est-ce que vous êtes prêts à jouer, les amis ?
17:30Allez, c'est parti.
17:31On va jouer, on va se détendre, plus que c'est une émission aussi détente, une émission festive où on
17:39parle de spectacles importants avec des personnages importants qui ont marqué l'histoire comme le spectacle de Benoît Solès dans
17:4522 minutes à 10 ans au théâtre actuel.
17:48Mais là, on va jouer, il va falloir retrouver, retrouver tout simplement les titres des chansons.
17:53C'est simple.
17:54Léo, est-ce que tu es prêt ?
17:55C'est parti.
17:56C'est parti.
17:57On va s'arrêter sur l'année 98.
18:00Victoire des Bleus, premier extrait.
18:03C'est Danas.
18:04C'est facile.
18:04C'est le lieu de Danas.
18:07On écoute, on écoute.
18:08Ah, quand même.
18:09On respecte jusqu'au bout.
18:12On va vérifier surtout.
18:19Allez, un point pour Clément, Fanny, Léo et Benoît.
18:26Et chez vous aussi, vous avez le droit de jouer.
18:28Ils peuvent être rapides, nos auditeurs de Sud Radio.
18:31Deuxième extrait.
18:37La Rousseau, tu m'oublieras.
18:40J'ai failli le dire à la première note, mais je n'ai pas oublié.
18:42Il est hyper fort.
18:43J'avais trois ans aussi, donc c'est compliqué.
18:46Léo, tu es en train de dire que ce n'est pas ta génération.
18:48Bah oui, tu as moins de 30 ballets, toi.
18:49Non, non, non, j'ai plus.
18:50J'ai plus de 30 ans.
18:5231.
18:5231 ?
18:52Oui.
18:53Non, c'est pas facile.
18:55Allez, troisième extrait.
18:57Il va falloir aller très, très vite.
18:58C'est super facile.
18:59Johnny, allume le feu.
19:08C'est pas mal, c'est pas mal, c'est pas mal.
19:16Quatrième extrait.
19:21L'an B.
19:22Matmata.
19:23Matmata.
19:23C'est ça ?
19:24Oui.
19:26Réponse.
19:27Matmata, bravo.
19:29Incolable en blind test.
19:31Je vois ça, c'est fort.
19:33Benoît Solès et Largue.
19:35Ah ouais, ouais, pardon.
19:37Je ne la connais même pas, cette chanson.
19:40Plein de choses, mais non, j'adore la variété française, notamment.
19:44Mais non, là, j'ai perdu, j'ai perdu.
19:48Non, non, alors, petit dernier.
19:50Petit dernier, là, vous avez, grâce à cet extrait.
19:53Manucio.
19:54Non.
19:55Manu Negro.
20:00Manu.
20:01Ah non, c'est Manucio.
20:02C'est Manucio.
20:04Manucio, bravo.
20:07C'est bon, là, Manucio.
20:08On va demander quand même à Arthur, le réalisateur de cette émission,
20:12qui a remporté ce match.
20:14Il n'y a pas photo.
20:15Il n'y a pas photo, c'est-à-dire que c'est Benoît Solès.
20:18Quoi ? Tu rigoles ?
20:19Ils nous ont écrasés.
20:21On est largués.
20:22Le duo Fanny Dupin et Clément, vieux dans Walt Disney, la folie ou Walt la folie Disney.
20:28Walt la folie Disney.
20:29C'est pareil, finalement.
20:30L'histoire est la même.
20:32Tout à fait.
20:33Cette histoire est dingue.
20:34On l'a dit avant la pause fraîcheur,
20:36mais on apprend beaucoup de choses.
20:40Ce qui est intéressant également, c'est que toi, tu t'adresses directement au public,
20:44comme si c'était tes personnes qui travaillaient avec toi.
20:48Oui, le parti pris, c'est qu'on est dans le bureau de Disney.
20:50Disney s'était enfermé avec ses collaborateurs.
20:52Pendant une heure et quart, on est au cœur de cette relation de collaboration entre eux et moi.
21:00Je m'adresse à la salle.
21:02Ce n'est pas un spectacle participatif, mais en tout cas, on essaie de créer une sorte de relation pendant
21:07le spectacle.
21:08Pas de travail, mais en tout cas de connivence ou parfois d'explication franche.
21:13Est-ce qu'on a le temps de voir d'autres spectacles ? Benoît, par exemple ?
21:16Oui, j'essaye. Ce n'est pas évident, ni quand tu joues le soir, d'avoir la disponibilité mentale d
21:23'aller voir des copains l'après-midi ou le matin.
21:26Mais j'essaye, évidemment.
21:28J'ai vu 4-5 spectacles.
21:30Ne t'arrête pas de courir à l'actuel.
21:32J'ai vu pas mal les spectacles, beaucoup les copains.
21:35Il y a un spectacle qui s'appelle Les Fanfarons, qui est vachement bien, que je recommande.
21:38Je suis allé voir au 11, Cécile Garcia-Fogel dans Tanto Poco, que j'ai trouvé magnifique.
21:43J'ai vu le spectacle de Caroline Loeb aussi sur la folie mentale.
21:46J'ai vu des trucs hyper différents.
21:47Toujours des spectacles très beaux, très engagés.
21:49C'est merveilleux.
21:49Même quand on a l'habitude de faire le festival, on a une préparation psychologique, physique avant ce festival ?
21:56Léo ?
21:58Moi, personnellement, je sais que ça va être 3 semaines où il va falloir quand même s'accrocher.
22:03Cette deuxième semaine, je ne sais pas pour vous, est toujours un peu critique.
22:07Je sais qu'il y a une sorte de ventre mou de jour sans qui peut arriver d'un moment
22:11à l'autre.
22:11Alors qu'une fois qu'on enchaîne la troisième, on commence la troisième, elle est déjà terminée, j'ai l
22:15'impression.
22:16C'est vrai que physiquement, c'est clairement un festival exigeant, surtout avec la chaleur.
22:23C'est un marathon.
22:24Il faut essayer d'être au rendez-vous tous les jours.
22:26Je crois pouvoir dire que nos spectacles fonctionnent bien.
22:31Est-ce qu'ils sont bons ?
22:32Peut-être, je n'en sais rien.
22:34Je suis sûr pour les copains.
22:36Mais ce qui est certain, c'est que quand on doit aller tracter plusieurs heures par jour pour remplir sa
22:40salle, là, ça devient vraiment un marathon.
22:43Ça peut être très dur.
22:44Clément, tu t'es préparé aussi physiquement, psychologiquement, avant ce festival ?
22:49Physiquement, oui.
22:50C'est un tour de force, ce spectacle.
22:51J'ai une vraie discipline de l'effort pendant le spectacle.
22:53C'est aussi une discipline du repos, même au niveau de l'alimentation.
22:56Je le vis vraiment comme un peu les Jeux Olympiques.
22:58Vous êtes en train de me dire qu'on ne boit pas pendant le festival d'alcool.
23:02Oui.
23:02Mais c'est bien.
23:03Non, non, vraiment.
23:05Je fais très attention là-dessus parce que je veux me lever tôt, de faire de l'exercice avant.
23:10Surtout au jour où il se croise Benoît.
23:11On se croise le matin.
23:12On se croise le matin à 8h.
23:13On fait nos tours de ville pour se mettre un peu dedans.
23:15Bon, voilà, c'est une expérience intéressante.
23:18Mais voilà, on est très jeunes et très en forme.
23:20Mais on doit quand même un peu se ménager et s'adapter à ça.
23:24Et l'expérience, bien, j'acconseille à tous nos auditeurs ici qui nous écoutent sur Sud Radio jusqu'au 25
23:28juillet.
23:29Les 60 ans du Festival Of Davignon.
23:32Venez, venez jusqu'à nous.
23:34Et on se retrouve dans quelques instants avec nos amis de la scène indépendante.
23:37Je rappelle le spectacle de Fanny Dupin et Clément Vieux dans Walla Folie Disney.
23:43C'est à 10h Rocher Noir.
23:44Léo Gardy dans Forcené au 11 à 10h15.
23:48Et Benoît Solès dans 22 minutes à 10h au Théâtre Actuel.
23:53A tout de suite.
23:55Sud Radio.
23:56Christophe Meillant depuis le Festival Of Davignon.
24:01Merci d'avoir choisi Sud Radio pour passer ce moment avec nous jusqu'au 25 juillet.
24:07On vous fait découvrir chaque jour de nombreux spectacles.
24:10Et l'occasion pour nous de vous aiguiller.
24:13Parmi les 1800 qui sont là, 1200 levées de rideau chaque jour.
24:18C'est incroyable.
24:19Vous venez par dizaines de milliers.
24:21Vous arrivez, vous campez, vous observez, vous écoutez.
24:24Et surtout, vous pénétrez dans les salles de spectacle.
24:27Et le spectacle vivant, justement, nous permet de voyager juste dans le temps.
24:31Festival Of Davignon.
24:32De nombreuses créations s'inspirent de personnages célèbres ou d'événements historiques pour raconter autrement notre patrimoine.
24:39Aujourd'hui, grâce à la scène indépendante, nous découvrons une création qui vous font revivre des personnages emblématiques.
24:47Grâce au théâtre.
24:49Et nous avons la chance de recevoir Thomas Boissy.
24:52Bonjour.
24:53Bonjour.
24:54Et Edouard Montu.
24:55Bonjour.
24:56Comment ça va, Edouard ?
24:56Bien le bonjour.
24:57Ça va chaudement comme tout le monde, j'imagine.
24:59Dumas, la plume et l'épée.
25:00Oui, Alexandre Dumas, justement, qui est mis en avant dans ce spectacle.
25:06On va tout savoir.
25:07Mais on rentre dans l'intimité de Dumas, qui est en pleine écriture du Comte de Monte-Cristo.
25:13Dumas est joué par Edouard.
25:15Et il va se servir de tous les personnages proches de lui, de sa femme de chambre, du pire critique
25:21face à lui, qui est Eugène de Mircourt, et j'ai le plaisir d'interpréter.
25:25Et puis de tous les personnages qui l'entourent, de Maquet qui écrivait également avec lui, pour s'inspirer, pour
25:32créer les personnages du Comte de Monte-Cristo.
25:34Et on découvre aussi la personnalité de Dumas au travers de tout ça, ou c'est vraiment...
25:40Il y a un petit peu de ça.
25:41Il y a un petit peu de ça ou pas ?
25:42Alors bien évidemment, c'est un Alexandre Dumas vu et imaginé par Jean-Félix Lalanne qui a écrit la pièce.
25:48Mais effectivement, on se rend compte déjà qu'Alexandre Dumas était métisse.
25:52Voilà, chose qu'on ne dit pas... Il y a quand même pas mal de gens qui sont venus voir
25:56la pièce, qui connaissent la pièce et qui m'ont dit...
25:58Mais on était étonnés, on ne savait pas.
25:59Voilà, c'est pas ce qu'on dit dans les cours d'école.
26:03Dans les écrits, oui.
26:03Donc voilà, il était métisse.
26:05Il était métisse haïtien.
26:07D'accord.
26:07Et on découvre un Dumas qui est en perte de vitesse parce qu'il en manque d'inspiration, parce qu
26:14'il est hanté par le fantôme de son père.
26:17Son père qui était un héros de guerre.
26:20Général.
26:20Général sous Napoléon.
26:22Donc voilà, effectivement, comme le dit Thomas, c'est un aller-retour entre son monde réel et ses problématiques dues
26:31au racisme d'époque, la pression sociale.
26:35Et ce qu'il va en faire, d'où son besoin de revanche et de vengeance, donc le conte de
26:40Montecristo.
26:41Qui est l'actualité, c'est vrai qu'on l'a redécouvert il y a quelques temps au cinéma qui
26:46a plutôt bien marché.
26:47Il y a eu beaucoup de versions.
26:47Il y a eu le cinéma, il y a eu beaucoup de versions de comédie musicale.
26:50Donc c'est vraiment une autre approche sur l'inspiration et sur comment l'auteur va se servir de sa
26:56vie et la transcender pour en faire une œuvre d'art et se servir de toutes ses angoisses, de tout
27:02ce qui peut se passer autour de lui, du conflit avec son père et comment il va créer les personnages.
27:07Et vous êtes combien sur scène ?
27:08Six.
27:09Six ?
27:10Six, mais alors on est combien de personnages ? Douze ?
27:12Il y a pas mal de personnages.
27:13Entre les personnages de la fiction, il y a des personnages dans sa tête.
27:17Oui, c'est ça, c'est qu'on entre vraiment dans la tête de Dumas.
27:19Parce qu'il y a le père, il y a la voix du père qu'on entend, qu'on appelle
27:22le Diable Noir.
27:23Et d'ailleurs, à savoir que le Diable Noir est aussi un film qui vient de se terminer, puisque c
27:28'est vraiment actuel, vraiment.
27:30Et il y a un film réalisé par Lajli qui parle de ça avec Omar Sy, donc le Diable Noir.
27:35Et on fait vraiment référence à ce personnage-là, que Dumas a peu connu, puisque quand il est mort, il
27:39avait 4 ans.
27:41Thomas, toi qui viens de la scène aussi, moi je t'ai connu chanteur.
27:47Dans la musique, oui, dans l'improvisation.
27:49Dans la musique, comédien bien sûr, mais est-ce que le fait d'interpréter, de moins chanter, c'est une
27:56nouvelle expérience pour toi, différente, mais tout aussi enrichissante ?
28:00Ah oui, c'est formidable.
28:00Moi j'avais fait pas mal de théâtre avant aussi avec Roger Louret, parce que je viens de la compagnie
28:03Roger Louret.
28:04Et ce qui est intéressant aussi pour nous, là, c'est le mélange, vraiment, parce qu'il y a Daniel
28:08Jean-Coloredo, qui est très, qui est de théâtre...
28:11Théâtre comique, très volumique.
28:14Alain Bernard, qui était beaucoup le pianiste de Smaïn, qui a fait des spectacles également, mais dans un univers complètement
28:19différent, qui est plus sur du one-man show, et il a accompagné un one-man show.
28:23Magali Bonfils, avec qui j'étais dans la compagnie Roger Louret, qui a fait aussi beaucoup de spectacles, de théâtre,
28:28et de...
28:29Donc il y a beaucoup d'univers comme ça qui sont mélangés.
28:31Franck Capilléry...
28:32Et Franck Capilléry...
28:33Qui a fait énormément de théâtre et de doublage de comédie.
28:37Et donc ça mélange des univers entre les comédiens qui sont vraiment complètement différents.
28:41Les caractères, évidemment, des gens sont complètement différents.
28:44Donc ce qui est intéressant pour nous, c'est ça, c'est l'approche de ce mélange.
28:47On a un grand grand plaisir à jouer ensemble.
28:48Et on s'engueule tous les soirs, mais on se complète.
28:51Voilà, ce qui arrive assez régulièrement dans la vie.
28:54Ça se joue où, précisément ?
28:56Au théâtre de La Luna, à 20h05.
29:00Venez vite parce que ça se remplit, mais méchamment, quoi.
29:03Ouais, et puis là, les gens, vraiment, je le dis depuis 2-3 jours, mais les gens, vraiment, arrivent là.
29:08Ah, il y a du monde, là. On sent qu'il y a du monde.
29:09Ah ouais, ouais, ouais.
29:10Ça commence à bien, ça va clairement, clairement.
29:12Et c'est votre première avignon ?
29:13Non, Thomas, c'est pas...
29:14Moi, j'avais fait avec l'impro déjà, il y a quelques années.
29:17T'as vu une différence ?
29:20Il y a de plus en plus de monde, quoi.
29:21Il y a vraiment le foule, le nombre de pièces qui est exceptionnel.
29:24À 1800.
29:241800, c'est absolument énorme.
29:26Mais c'est formidable, il y a vraiment, on sent que ça bouillonne, que c'est...
29:29Et puis, surtout, il y a un public qui est là pendant plusieurs jours, qui vient,
29:32certains prennent vraiment des vacances pour venir voir des pièces de théâtre, c'est formidable.
29:35Ils vont voir 3, 4, 5 pièces par jour, et c'est assez formidable de vivre ça.
29:39Et c'est bien aussi d'aller à la rencontre du public, c'est ce que vous faites tous les
29:42jours, j'imagine ?
29:43Tout à fait, oui, parce qu'effectivement, on aime aussi rencontrer des gens après,
29:46quand on sort de scène, c'est ce que nous permet le théâtre de la Luna,
29:50parce que c'est vraiment un milieu, c'est vraiment un endroit magnifique.
29:53Je crois qu'ils ne savent pas que je vais rester tout le mois d'août là-bas.
29:57Et effectivement, rencontrer...
29:58Et puis, ne serait-ce que les gens qui viennent nous voir, même dans la rue,
30:02parce qu'ils ont vu la pièce, enfin, plein de choses comme ça, quoi.
30:05Non, non, c'est un bonheur.
30:06Thomas, qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour la suite ?
30:08Que ça continue, le théâtre, la musique, on mélange un petit peu tout.
30:12Et puis, il y a plein de choses qui se font.
30:13Il y a Roberto Alagna, on fait une nouvelle comédie musicale avec Roberto Alagna en septembre,
30:17une création sur Caruso, écrite par Jean-Félix Lalanne également.
30:20Donc, formidable, tout ça.
30:22Qu'est-ce qu'on peut me proposer et te souhaiter ?
30:25Plus de subventions, je ne sais pas, voilà, ce genre-là.
30:28Si je peux me permettre une petite touche.
30:31Je t'offre une fresta galace.
30:32Ouais, ben voilà, ça commence comme ça.
30:34Merci, je vous applaudis.
30:35Merci à vous.
30:36Jusqu'à nous.
30:38Et Thomas, voici pour Dumas, la plume et l'épée.
30:42Je vous souhaite une bonne fin de festival.
30:44Merci.
30:45Allez, ciao à tous.
30:46Allez, on retrouve...
30:47Sud Radio, Christophe Meillant, depuis le Festival of Davison.
30:53Ah, c'est le jeu des chaises musicales, j'ai envie de dire.
30:57Ils sont nos invités depuis tout à l'heure.
31:00Donc, Benoît Solès, dans 22 minutes, à 10h au théâtre actuel.
31:02Fanny Dupin et Clément Vieux.
31:04Voilà, la folie Disney aux Chênes Noires, à 10h, pardon.
31:09Et Léo Gardy, dans Forcené, aux 11h à 10h15.
31:15Benoît, quand tu as eu ce succès des professionnels, du public, avec la machine de Turing,
31:23après, tu ne t'es pas dit, j'arrête tout, c'est bon, je suis arrivé au sommet ?
31:26Oh non.
31:28Non, non, mais c'est une vraie question.
31:30Mais je pense que le coureur cycliste qui est en face de moi comprendra la métaphore.
31:39On a tous envie de grimper des montagnes.
31:42On pense à un moment, à tort ou à raison, qu'on est arrivé au sommet.
31:46Mais quoi qu'il arrive, il y a une descente derrière.
31:49Et là, dans la descente, il ne faut pas se vautrer, il ne faut pas paniquer non plus,
31:53parce que par définition, si ça descend, même s'il y a un faux plat au milieu, ça devrait finir
31:57par remonter.
31:58Et dans nos métiers, réussir un spectacle, c'est bien, c'est un accomplissement,
32:03mais il y a une descente derrière, un faux plat, et puis peut-être une remontée.
32:06Il faut s'accrocher.
32:07Chaque nouveau spectacle, on remet en jeu beaucoup de choses.
32:10Mais quand on a monté la première côte, on sait qu'on en est capable.
32:13Et le public se dit, il a monté le col, donc on attend que l'autre col soit encore plus
32:19haut.
32:20Tu vois, il y a cette attente qui est difficile à gérer.
32:23Il faut tout faire pour en être à la hauteur.
32:25Et je te remercie pour l'attransitement, parce que...
32:27Ouais, t'es super.
32:29Non mais c'est vrai, Léo Gardy, dans le spectacle, tu me parles à un moment donné des cyclistes,
32:37des montées, les grimpeurs, comme on les appelle, ces phénomènes.
32:41Ouais, le chapitre de l'art de grimper, où on passe en revue tous ces grands grimpeurs
32:45qui, dès les années 1900, montaient sur des routes gravillonnées.
32:51Et à l'époque, il n'y avait même pas de route.
32:52Les premiers cols, comme le Tourmalet, en 1923, c'est les cyclistes qui l'ont inauguré.
32:57Ils croisaient des ours bruns dans les Pyrénées.
33:00Les avions ne montaient même pas à cette altitude encore.
33:03Donc ces forçats de la route ont vraiment ouvert tellement d'endroits pour tellement de gens.
33:09Et pour la suite, c'est souvent des ouvriers, des paysans qui se sont extirpés de leurs conditions par le
33:14cyclisme.
33:15Et à un moment donné, tu nous parles d'une anecdote où tu as un coureur qui dévale,
33:21comme ça, les pentes à plus de 140 km heure.
33:24Non mais 140 km heure et on ne parle pas de vélo là.
33:26Il y a deux, trois ans.
33:28Lucien et Marc, qui sont toujours vivants, qui habitent dans le sud, à Yer,
33:31et qui a doublé sur le col du Ventoux, juste à côté d'Avignon, en plongeant sur Malosegne.
33:35Il a doublé un motard de la gendarmerie.
33:37À la fin, le motard lui dit « Tu m'as doublé, j'étais à 130. »
33:41Et le mec n'avait pas de casque et pas de lunettes.
33:43Il a pris un PV ou pas ?
33:44Il a pris deux PV et il a lu en fait un article dans l'équipe quelques jours plus tard.
33:50On a fait un article en disant qu'un coureur avait rattrapé huit minutes au général dans cette descente grâce
33:56à ces 130 km heure.
33:58Il a lu que c'était lui.
33:59Il s'est rendu compte et il a arrêté le vélo après ça parce qu'il a pris peur.
34:02Il s'est dit « Mais en fait, c'est trop dangereux. »
34:04T'as vu le mec dans une descente qui s'est mis à plat ventre sur la selle pour se
34:07mettre en position verticale et descendre comme un avion comme ça ?
34:11Mais Melio le fait sur scène.
34:13Oui, en fait, on a un vélo qui se lève et qui se descend en fonction de la pente.
34:17Et derrière, il y a les images d'Othello Villegard, qui est le vidéaste de la pièce, qui allait filmer
34:24toute la descente de Malosegne.
34:25Donc il y a vraiment tout le décor qui descend derrière moi.
34:28Et moi, je me prends pour un oiseau et je lâche les mains du guidon et je reviens à cet
34:33état naturel.
34:33Le découvert cycliste de ce rapport où ils font qu'un avec la machine et la nature.
34:37C'est beau.
34:38Clément, avant de se quitter, puisque je crois que tu as un spectacle.
34:42Tout à fait.
34:43C'est bien ça.
34:44Non, mais c'est pas grave.
34:45On essaie d'aller voir aussi d'autres amis.
34:49On va te remercier et vraiment encore bravo pour ta prestation scénique.
34:53Tu nous embarres totalement dans cette histoire complètement incroyable de Blanche-Neige.
34:59Mais c'est un peu ça.
35:00Voilà, c'est chouette.
35:03C'est aussi bien pour les enfants que les adultes.
35:06Pour les professionnels, les non-professionnels, on s'en fout.
35:09Et pendant une heure et quart, tu nous embarques.
35:11Merci mille fois d'être passé.
35:12On peut l'applaudir.
35:13Merci de la présidence.
35:14Clément Vieux dans Walt La Folie Disney.
35:18Les amis, on se retrouve dans quelques instants avec nos invités.
35:21On aura également un petit papier de notre charmante et délicieuse personne.
35:28Mais c'est une petite surprise.
35:30Petite surprise.
35:30Je ne vous le dis pas tout.
35:32Pour quelques instants.
35:33A tout de suite.
35:34Ornella.
35:36Sud Radio.
35:37Christophe Meillan.
35:38Depuis le Festival Off d'Avignon.
35:41Et ils sont mes invités.
35:43Fanny Dupin.
35:44Trément vieux.
35:44Qui vient de se parler.
35:46Léo Gardy dans Fortenay.
35:48Benoît Solès.
35:49Dans 22 minutes à 10 heures.
35:51Au Théâtre Actuel.
35:53Ce spectacle que tu vas jouer à Paris.
35:55Oui, il va être pris à partir du mois de janvier.
35:58Au Théâtre La Bruyère.
36:00Et entre septembre et décembre ?
36:01Je vais monter une comédie musicale dans un style totalement différent.
36:05Le Fantôme de l'Opéra.
36:06Qui a été un grand succès la saison dernière au Théâtre Antoine.
36:08On reprend le spectacle.
36:10On améliore l'adaptation.
36:11Je me charge cette fois aussi de la mise en scène.
36:13Et c'est au Théâtre du Gymnase.
36:15A partir du 8 octobre.
36:16A 19 heures.
36:17A 19 heures.
36:18Donc ce spectacle-là est ton spectacle.
36:21Oui.
36:22A partir de janvier.
36:23Voilà.
36:24Avec des styles, des ambiances très différentes.
36:26Et c'est merveilleux.
36:27Très heureux de m'atteler au Fantôme de l'Opéra.
36:30Ça va être un très joli spectacle.
36:31Léo, ton spectacle, il se joue bien sûr à Avignon.
36:33Donc il faut se dépêcher.
36:34Vous avez jusqu'au 25 juillet.
36:36C'est important.
36:37Mais tu vas le jouer aussi.
36:38Il devrait se reprendre à Paris.
36:39J'attends la confirmation dans la semaine.
36:41Mais normalement c'est fait.
36:42Je ne peux pas le dire encore.
36:43Mais ça sera...
36:45Jour de match.
36:46L'arrondissement.
36:47Vas-y l'arrondissement.
36:48Ah putain, je ne sais même pas dans lequel.
36:51En haut du 11ème.
36:53Oui, 11ème, 20ème par là-bas.
36:55Et je poserai la question dans quelques instants à Fanny Dupin pour Walla Foddy Disney.
37:01Si ça revient à Paris.
37:01Mais j'en suis sûr, c'est un magnifique spectacle.
37:04Magnifique.
37:04Elle l'est tous les jours avec moi.
37:07Et j'en suis très heureux.
37:09C'est Ornella d'en prendre.
37:11Tout de suite.
37:12Sud Radio depuis le Festival Off d'Avignon.
37:15La carte blanche.
37:18Ornella, rebonjour.
37:20Rebonjour Christophe.
37:20Bonjour à tous.
37:21Est-ce que vous connaissez...
37:22Non, vous connaissez sûrement la cerisée de Tchékov.
37:25Un grand classique du théâtre.
37:26Qui parfois, ça peut vraiment impressionner.
37:29Et bien, oubliez tout ce que vous imaginez.
37:31Parce qu'ici, on ne vous demande pas de rester assis dans votre fauteuil.
37:35Mais plutôt à regarder une scène.
37:37On vous invite à entrer dans la maison.
37:40Avec Nous reviendrons au printemps.
37:41Le metteur en scène et adaptateur Simone Adigna Anoukai.
37:46Transforme cette oeuvre mythique en une véritable expérience immersive.
37:50L'histoire, elle va commencer avec Louise.
37:52Après plusieurs années d'absence, elle revient dans LA propriété familiale.
37:56Mais le domaine est au bord du gouffre financier.
37:59Et la vente du verger des cerisés semble inévitable.
38:02Et alors, au-delà d'un héritage, c'est tout un monde qui est menacé de disparaître.
38:07Et vous, vous êtes là.
38:09Pas simplement installé dans le public, mais au milieu des personnages.
38:12Vous passez d'une scène à l'autre.
38:14Vous surprenez une conversation.
38:15Vous croisez un regard.
38:16Vous entendez des confidences.
38:18C'est une expérience sensorielle.
38:20Comme si l'on effeuillait un petit peu un album de famille.
38:23Dont des souvenirs qui seraient encore bien vivants.
38:26On a parfois même l'impression d'être invité dans LA famille.
38:30Parfois même intrus.
38:32Comme si on observait, vous savez, un petit geste par le trou de la serrure.
38:36Bref.
38:36Ce qui fait tout à force de ce spectacle.
38:40Chacun construit son propre parcours.
38:42Son propre regard sur l'histoire.
38:44On ne reçoit pas seulement le récit.
38:46On le vit.
38:47Mais derrière cette mise en scène très contemporaine, le propos reste profondément humain.
38:52Il est question de transmission, d'attachement à un lieu, de notre difficulté à accepter le changement.
38:57Et puis finalement, cette vieille demeure et son verger racontent beaucoup sur notre époque.
39:02Comment préserver ce qui nous est cher chez nous lorsque le monde avance plus vite que nous.
39:07Ce qui frappe aussi, c'est la délicatesse du jeu des comédiens.
39:10Tout passe par des silences, des regards, des non-dits, la danse, la musique.
39:14Alors si vous aimez le spectacle qui sort des sentiers battus, qui font confiance à l'intelligence du public,
39:20qui propose une façon différente de regarder une histoire, nous reviendrons au printemps avec sa double lecture onirique.
39:27Mérite vraiment le détour.
39:29C'est original et audacieux.
39:30Et ça prouve que les grands classiques sont encore beaucoup de choses à nous dire à condition de les regarder
39:36autrement.
39:36Nous reviendrons au printemps.
39:37C'est au Festival Villeneuve-en-Seine et c'est à 21h à l'école Mont-Olivet.
39:43Christophe, si vous pouvez rentrer juste une petite journée dans l'univers d'un roman, d'une pièce de théâtre,
39:48ça serait quoi ?
39:49En m'attendant à Bojangle.
39:51Et pourquoi ?
39:52Parce que j'ai adoré ce spectacle, parce que j'ai trouvé la mise en scène de Victor Berger-Périn
39:58incroyable.
39:59J'adore cet univers, j'adore la folie des personnages.
40:02C'est tout ce que je suis.
40:05Ou pas.
40:07C'est un bon choix.
40:08Benoît, si t'avais toi...
40:11C'est pas facile.
40:12Allez, voilà !
40:14Eh bien, je vais parler du garçon assis en face de moi qui fait du vélo sur scène, qui fait
40:19l'oiseau sur scène.
40:21Voilà, je trouve que c'est très beau.
40:23Ce sport a quelque chose de mythologique par rapport à son rapport à l'homme et à la machine.
40:29Je trouve que c'est magnifique, la performance et le dépassement.
40:32Donc déjà, je serais très curieux de voir le spectacle et puis peut-être d'être juste au bord de
40:36la route et d'applaudir, tu sais, quand tu passes.
40:39Léo ?
40:41Moi, ça serait... c'est un peu plus sombre, mais les Nuits Blanches de Dostoyevski.
40:46Ah oui, c'est autre chose.
40:46Je pense à voir la poésie de la ville et de la solitude et de déambuer dans cette ville teintée
40:53par la lumière de Saint-Pétersbourg la nuit.
40:55Fanny ?
40:56Qu'est-ce que c'est difficile !
40:59Je ne sais pas.
41:00Je ne sais pas.
41:13Beaucoup, on a démarré la société de production avec Fanny il y a une vingtaine d'années et c'est
41:18vrai que ça a été...
41:21Une sacrée aventure.
41:22Une sacrée aventure, voilà.
41:23Et aujourd'hui, elle est partie à l'écriture il y a déjà quelques années.
41:27Et je suis très bouleversé.
41:32Et surtout, je suis très heureux pour toi du parcours accompli et de la proposition scénique que tu nous as
41:38proposée dans ce spectacle magnifique « Wall la folie Disney ».
41:42Est-ce que tu as écrit également des bouquins pour enfants ?
41:44J'ai écrit un bouquin pour enfants, oui, un bouquin sur Noël, sur l'esprit de Noël.
41:49Et puis j'ai fait une mise en scène aussi, ma première mise en scène, d'une comédie musicale pour
41:53enfants qui s'appelle « Zélie la Pirate ».
41:55Qui est un super spectacle, vraiment haut en couleur avec des chansons d'enfer et une équipe sur scène qui
42:05envoie sa danse super bien, sa chante.
42:07C'est vraiment un spectacle génial qui reprend d'ailleurs à Paris à la rentrée, qui a une belle vie.
42:13Eh bien, une belle vie, je vous la souhaite.
42:16Très longue, le plus longtemps possible.
42:19On va devoir se quitter, mais avant de se quitter, c'est la minute, Kaline.
42:25Qui devrait arriver d'une seconde à l'autre.
42:28Sud Radio, Christophe Meillant, depuis le Festival Off d'Avignon.
42:35Le moment de la minute Kaline, c'est le moment où on est bienveillant avec les autres.
42:40C'est l'occasion peut-être de parler de spectacles qu'on a vus.
42:43Tu l'as évoqué tout à l'heure, Benoît.
42:46Des spectacles que tu conseilles.
42:47Si tu devais en choisir un parmi tous ceux que tu as vus, ce serait lequel ?
42:52C'est difficile.
42:53Je vais être un peu familial.
42:56Il y a un spectacle qui se joue juste après moi et dont j'entends l'ovation que lui fait
43:00le public.
43:00Ça s'appelle Ne t'arrête pas de courir.
43:02Ça parle de ce garçon qui s'appelait Koulibaly, qui était un coureur de 400 mètres, mais qui la nuit
43:06braquait des pharmacies.
43:07Tristan Petit-Girard a fait un magnifique spectacle avec des très beaux acteurs.
43:11Une belle mise en scène.
43:12Je vous encourage à aller l'applaudir.
43:14Léo Gardy.
43:15Léo, ça serait lequel ?
43:16Ça serait mécanique d'une famille au Théâtre de Laurie Flamme.
43:19C'est un jeune metteur en scène qui s'appelle Martin Kindermans qui a écrit ça.
43:22C'est l'histoire d'une famille explosée qui essaie de se retrouver en Argentine et qui vont se découvrir
43:29des secrets de famille.
43:30C'est magnifique.
43:32Les comédiens sont super.
43:32C'est avec Marion de Schröder, Valentine d'Arruti et Thomas de Fouché-Cour.
43:37Et on peut te souhaiter quoi pour la suite ?
43:39Que je continue à pédaler.
43:41Et puis non, que tous les projets continuent à avancer.
43:45Et puis qu'on continue à faire résistance dans le théâtre.
43:49Je pense qu'aujourd'hui, dans l'époque où on est, nous avons un devoir qui est artistique et politique.
43:53Et c'est important aujourd'hui de monter sur scène et de continuer à essayer de mettre un petit peu
43:57de lumière dans ce monde qui se teinte d'ombre.
44:01Fanny Dupin.
44:02Alors je vais rebondir sur ça.
44:04Effectivement, il y a un spectacle qui m'a beaucoup touchée.
44:06C'est « Dessiner encore » de Coco.
44:08Et c'est splendide, la mise en scène est incroyable avec les dessins justement de Coco.
44:12Et elle raconte l'attentat de Charlie Hebdo.
44:14C'est un spectacle qui est très très émouvant.
44:17Moi qui m'a scotché vraiment, qui m'a scotché dans mon fauteuil.
44:20J'ai eu du mal à repartir de là.
44:23Mais c'est fait avec beaucoup d'humour, avec beaucoup de poésie.
44:27Et c'est surtout essentiel.
44:29Il ne faut pas qu'on oublie ça.
44:31Et il faut surtout qu'on continue d'aller au théâtre, de critiquer, d'écouter, de partager.
44:39D'apprendre.
44:39D'apprendre.
44:40D'essayer.
44:40Tout à fait, exactement.
44:42Donc dessiner encore, c'est un magnifique spectacle.
44:46Ornella, si...
44:47Allez, je termine avec une petite note d'humour.
44:50Marie Rénaud, au Théâtre des Vents, 18h35.
44:53Parce que c'est vraiment très drôle.
44:54Et en plus, humainement, c'est une personne formidable.
44:57C'est une personne incroyable.
44:58Je ne t'ai pas posé la question, mon ami Benoît Solès.
45:01Mais qu'est-ce qu'on peut te souhaiter avec toutes tes aventures prochaines ?
45:05Se souhaiter que les artistes continuent de pouvoir s'exprimer sur scène, librement, avec des moyens qui nous permettent de
45:13faire parler notre imaginaire.
45:16Souhaiter que la liberté d'expression, qui est souvent si charmant acquise et si rare, et c'est un combat
45:23dans plein de pays, qu'on continue de s'en emparer.
45:26Et l'avenir est étrange, sombre, comme on l'a dit.
45:31Les artistes doivent être là, présents, s'engager.
45:35Et le public aussi doit le faire.
45:36On a besoin du public.
45:38Le public crée aussi un acte militant en venant voir des spectacles, en soutenant les artistes,
45:43et en bravant presque ce que certains politiques tentent d'insuffler, c'est-à-dire un appauvrissement de la culture.
45:50Il est temps de sortir notre bannière liberté, création, liberté de pensée.
45:57Ça s'applaudit.
45:58C'est magnifique.
46:00Et moi, je voudrais simplement dédier cette émission à Roland, qui nous a quittés cette nuit.
46:07Et c'était une personne très proche.
46:10Je fais un gros bisou à Richard et je vous embrasse très très fort.
46:14Merci mille fois d'avoir été présent ici autour de moi, avec l'équipe.
46:19Titouan, Mathéo, merci Fanny.
46:24Et voilà, je te souhaite plein de succès avec ce beau théâtre.
46:28Ce beau théâtre, ce beau spectacle, pardon, Léo Gardy, dans Forcené, au 11 à 10h15.
46:33Et puis Benoît Solès, un spectacle qui fait du bien, dans 22 minutes, à 10h au théâtre actuel.
46:38Je vous souhaite une belle journée.
46:40Je vous donne rendez-vous demain.
46:40Merci mes amis.
46:41Merci.
46:42Merci.
46:43Merci.
46:43Merci.
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