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Regardez L'invité de RTL Matin avec Olivier Boy du 14 juillet 2026.
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00:00des animaux. RTL Matin, Olivier Bois.
00:29Bonjour. Bonjour Olivier.
00:31C'est vrai que cette équipe de France,
00:34elle a emporté un peu la ferveur populaire.
00:36C'est vraiment la première question que j'ai envie de vous poser.
00:37Vous qui avez un certain nombre de Coupes du Monde
00:40à votre actif, est-ce qu'elle a
00:42quelque chose en particulier, cette équipe de France ?
00:44Pourquoi est-ce qu'elle nous emporte comme ça ?
00:45Je pense que le public s'identifie beaucoup à cette équipe-là,
00:48aux individualités, à leur comportement,
00:50à cette équipe qui dégage
00:52une certaine sérénité, la fierté aussi
00:54de porter ce maillot et d'aller
00:56le plus loin possible. Ils n'arrêtent pas de le dire
00:57depuis le début de la compétition.
01:00Ils sont assez abordables, même
01:02sur place aux Etats-Unis.
01:04Et ils donnent ce sentiment,
01:06tout simplement, avec la dernière danse
01:08du sélectionneur Didier Deschamps,
01:09de vouloir aller chercher cette troisième étoile.
01:11C'est vraiment le leitmotiv depuis le début
01:13de la préparation, depuis le début
01:16de la campagne de cette Coupe du Monde,
01:18que ce soit avant, à l'époque de Clairefontaine,
01:20où il y avait ces deux matchs de préparation,
01:22ou jusqu'au moment où ils sont arrivés
01:23aux Etats-Unis. Ça continue.
01:26Alors, bien évidemment, le niveau s'élève
01:28et ça donne le sentiment pour le public
01:30français aussi qu'ils ont la possibilité
01:32de les accompagner par rapport à leur parcours.
01:34Gilles Huardez, on a déjà eu des équipes
01:36de France avant une Coupe du Monde
01:37qui arrivaient avec les meilleurs joueurs
01:38sur chaque ligne.
01:39Ça nous est déjà arrivé après de vivre
01:41un naufrage complet.
01:42Ça avait d'ailleurs été évoqué
01:43avant cette compétition-là.
01:45Et là, c'est pas du tout ce qui se passe.
01:46Les égaux, on a l'impression
01:47qu'ils restent au vestiaire
01:48et que tout le monde tire dans le même sens.
01:50C'est votre impression aussi ?
01:51Exactement. Et c'est pour ça, à mon avis,
01:52que les Français s'identifient
01:53et adorent cette équipe
01:54parce que c'est l'épanouissement
01:55de l'individu dans le collectif.
01:57Pas d'égo qui dépasse.
01:59Même ceux qui sont remplaçants
02:00acceptent leur sort
02:01mais sans se soumettre.
02:03Ils ont envie de jouer
02:04mais ils savent qu'il y a meilleur qu'eux.
02:06Et puis, il y a des valeurs
02:07quand même d'unité,
02:09de respect,
02:10confiance,
02:11mais pas suffisance.
02:12Pas d'arrogance.
02:13Franchement, c'est sympa.
02:14Il y a une identification des gens.
02:16Personne ne déteste cette équipe
02:17même dans le monde entier.
02:18Tout le monde la respecte et l'aime.
02:20C'est beau ?
02:20Gilles Jeannot,
02:21je n'ai pas été vérifier
02:22toutes les archives qui vous concernent
02:23notamment dans
02:24On refait le match.
02:25Gilles, est-ce que vous nous promettez
02:26que vous n'avez jamais dit du mal
02:26de Bappé avant cette compétition
02:28en disant
02:28non, non, il est trop individualiste.
02:30Ça ne va pas le faire avec lui.
02:31Olivier, les yeux dans les yeux,
02:32je ne vous promets pas.
02:33Voilà, c'est ça.
02:34Non, non, moi,
02:35je pense que Bappé a raté
02:37ces dernières saisons
02:38et que pour lui,
02:39c'était la Coupe du Monde
02:40de la réhabilitation.
02:42S'il ne réussissait pas
02:43cette Coupe du Monde
02:44parce qu'il l'a déjà réussi,
02:45pour le coup,
02:47sa trace dans l'histoire du football
02:49aurait pu être légèrement altérée,
02:50légèrement fissurée.
02:51Mais là, ce leader charismatique
02:53qu'il est devenu,
02:54ce capitaine qui entraîne les siens,
02:56respect.
02:56Jeannot ?
02:57Moi, sur sa saison au Real Madrid,
02:59au début de la campagne RTL Foot,
03:02on a évoqué souvent
03:03avec Eric Silvestro,
03:04justement,
03:04le comportement de Kylian Mbappé
03:06où cette saison
03:07était un véritable objectif
03:08avec au bout, justement,
03:09la Coupe du Monde
03:10et qu'il allait réaliser
03:11des choses énormes
03:12d'un point de vue personnel.
03:13Alors, je ne rejoins pas
03:15Gilles là-dessus
03:16sur le fait qu'il a quand même
03:17réalisé deux énormes saisons
03:19avec le Real Madrid
03:20en mettant quasiment 50 buts
03:22toutes compétitions confondues
03:23sans rien gagner,
03:24on est d'accord,
03:24mais ça, c'est pour le club.
03:26Ça, c'est pas par rapport aux joueurs.
03:27Lui, il dit que ça coûte sur lui
03:27la pression.
03:28À votre avis,
03:29il avait en tête
03:29ce qu'a dit Gilles,
03:31le raisonnement de dire
03:31bon là, il faut que je sois
03:33dans les clous d'un chef d'équipe.
03:34Est-ce que c'est dans sa tête
03:35ou est-ce que vous pensez
03:36qu'il ne pense pas ?
03:36Oui, mais la Coupe du Monde,
03:37c'est la compétition qu'il adore.
03:38On l'a vu quand il est arrivé
03:39à 18 ans en 2018,
03:41ce qu'il a réalisé.
03:42C'était plutôt timide.
03:43C'était d'ailleurs
03:44dans un secteur de jeu
03:45où on n'avait pas trop l'habitude
03:45de le voir à droite,
03:47tranquillement.
03:48Et puis finalement,
03:48il est buteur en finale.
03:502022, il transforme l'équipe
03:52en l'espace de 10 minutes,
03:53même si ça ne va pas au bout
03:54et s'il n'arrive pas
03:55à soulever le trophée.
03:56Et là, ce qu'il réalise,
03:57c'est tout simplement
03:58énormissime,
03:59d'un point de vue personnel
04:00et d'un point de vue collectif.
04:02Mappé, c'est un stratège.
04:03Il aurait pu être homme politique.
04:05Il a bâti sa carrière
04:06sur des succès en Coupe du Monde
04:08et là, il savait
04:08que c'était un marqueur.
04:10Il s'est programmé pour ça.
04:12C'est sa stratégie collective.
04:13Ne parle pas au passé, Gilles.
04:14Avec Deschamps.
04:14Restons sur le moment présent.
04:16Oui, mais avec Deschamps,
04:17ils ont élaboré,
04:18avec Didier Deschamps,
04:19cette stratégie
04:20d'emmener le groupe jusqu'au bout.
04:22Donc, tout est terrorisé.
04:23Il y a un frappinôme entre les deux.
04:23Comme il y avait eu
04:24Jaquet, Deschamps,
04:26Mappé, Deschamps,
04:27c'est le même type de relation ?
04:28Absolument.
04:29Là, c'est fusionnel.
04:30Nous irons jusqu'au bout à deux
04:32et l'un portera l'autre.
04:34L'un aidera l'autre.
04:35On a vu que quand
04:35Didier Deschamps était frappé
04:36par un deuil,
04:37Mappé a pris le relais.
04:39On a vu que l'équipe
04:40était autour de lui.
04:41Il a réussi à fédérer.
04:42Mappé n'est pas par essence
04:44un joueur qui fédère.
04:45Et là, il s'est transformé
04:46pour se fédérer.
04:47C'est comme...
04:48Je lisais Bichent Elizarazou
04:49qui expliquait...
04:51Zidane aussi,
04:51il avait un statut particulier
04:52à l'époque
04:53et personne ne le remettait en cause.
04:54Il était chouchouté
04:55parce que c'était le meilleur.
04:56C'est le cas aussi là
05:00Dembélé, par exemple.
05:01Non, mais parce qu'il a
05:02l'efficacité au bout.
05:03Après, Dembélé et Mappé,
05:04c'est une relation qui existe
05:05en dehors du terrain
05:06et depuis très très longtemps.
05:07Donc oui,
05:08il y en a un qui est ballon d'or,
05:09l'autre qui ne l'est pas.
05:10Il y en a un qui a gagné
05:11deux ligues des champions
05:11avec le Paris Saint-Germain
05:12et l'autre est parti
05:13au mauvais moment.
05:14Mais il n'empêche qu'aujourd'hui,
05:16c'est le capitaine
05:17de l'équipe de France.
05:17Ce brassard-là,
05:18il ne l'a jamais aussi bien porté.
05:20Il n'y a que le terrain
05:20qui parle aussi.
05:21C'est aussi parce que Mappé,
05:23directement dès le début
05:23de la compétition,
05:25a sauvé les Bleus
05:26dans des matchs tendus
05:27qu'il s'impose naturellement.
05:29Il est le guide
05:29parce que, justement,
05:30il a déclenché
05:31des situations
05:32complètement délicates
05:33en étant le buteur,
05:35en étant celui
05:36qui délivrait l'équipe.
05:37Et derrière,
05:38on sait qu'il y a
05:38la possibilité
05:39de voir un Dembélé,
05:41un Olysees,
05:41voir pourquoi pas
05:42Barcola et Doué
05:43marquer des buts.
05:44Donc c'est ça.
05:44Ce potentiel offensif,
05:46il est d'abord symbolisé
05:47par Kylian Mappé.
05:48Gilles Verdez,
05:49est-ce qu'on a raison
05:51que les Bleus ont vraiment
05:52affronté des équipes
05:53qui nous ont donné
05:54notre niveau réel
05:55ou est-ce qu'on va avoir
05:56une vraie surprise ce soir
05:57avec l'autre grande équipe
05:59d'Europe et du monde ?
06:00C'est le match des matchs.
06:01C'est la finale.
06:02C'est le match absolu.
06:03Ça fait des années
06:04que je n'ai pas attendu
06:05un match avec autant
06:05d'impatience sur le plan
06:06du jeu, footballistique.
06:08C'est deux équipes
06:09à leur apogée
06:09qui maîtrisent totalement
06:10leur art.
06:11C'est Fédéral Nadal.
06:12C'est Fédéral Nadal.
06:13Pour moi, on va savoir
06:14ce soir qui est la meilleure
06:15équipe du monde.
06:16Alors la meilleure équipe du monde
06:16ne gagne pas toujours
06:17la Coupe du Monde
06:18surtout si Messi est en finale.
06:19Quand Messi est en finale
06:20c'est très compliqué
06:21de le battre.
06:21On sait pourquoi.
06:22On lui accorde des pénaltys
06:23et tout ça.
06:23Mais ce soir pour moi
06:24c'est le match absolu.
06:26Le match du romantisme.
06:27Le match des deux équipes
06:28que le monde regarde
06:29avec des yeux admiratifs.
06:30C'est la finale avant la lettre
06:31mais c'est un trophée.
06:32Ne le perdons pas d'aujourd'hui.
06:33Ça sera dimanche soir.
06:34On aura le temps d'en parler
06:35quand on sera qualifié.
06:36Exactement.
06:36Avant la finale.
06:37Mais c'est un match de star.
06:38C'est aussi ça le foot.
06:39C'est pour ça que ça nous fait rêver.
06:40Quand on a bappé Dembélé
06:41d'un côté
06:41et la miniamale de l'autre
06:42il faut aussi des individualités.
06:44Et la miniamale
06:45il fait peur là quand même.
06:47Oui il fait peur.
06:47Alors après il relève de blessures.
06:49Il revient petit à petit.
06:50Il n'a marqué qu'un seul but
06:51par rapport à ce que
06:52ont réalisé les autres stars
06:53et les autres buteurs
06:54de la Coupe du Monde.
06:55Et en Espagne
06:56quand on parle de la Rora
06:58on parle surtout
06:59de la miniamale.
07:00Un petit peu
07:00de deux trois autres noms.
07:02Fabien Ruiz le Parisien
07:03ou Daniel Olmo
07:04le Barcelonais.
07:05Et en équipe de France
07:06on parle quasiment de tout le monde.
07:09Au niveau du danger offensif
07:11avec tous les atouts qu'il y a
07:13avec l'équilibre
07:14qu'il y a dans cette équipe
07:16moi je pense qu'en tout cas
07:17aujourd'hui
07:18la France est plus forte
07:19que l'Espagne
07:20dans le domaine collectif.
07:21Bon une dernière question
07:2215 secondes chacun
07:24sur une question
07:25qu'on a abordée d'ailleurs
07:25ce matin sur RTL.
07:26Si Deschamps il va au bout
07:28qu'il gagne la Coupe du Monde
07:29est-ce que la question
07:31d'un changement d'avis
07:32pour son remplacement
07:33à l'équipe de France
07:34peut se poser Gilles ?
07:35Hélas non.
07:36Mais si ça ne dépendait que de moi
07:37Deschamps reste.
07:38Pour moi il faut qu'il reste.
07:40Ça va être très difficile
07:40à Zidane de prendre la succession
07:42et puis Deschamps
07:43il sait parler à cette génération
07:44il a évolué.
07:45Moi je l'implore de rester
07:46mais hélas il ne m'écoutera pas
07:47il a bien raison.
07:48Je pense que quand il a pris la décision
07:50il savait ce qu'il faisait
07:50il savait que justement
07:52il avait la possibilité
07:53d'aller chercher
07:54cette troisième étoile
07:54et de finir là-dessus
07:55je lui souhaite
07:56je l'espère
07:57en tout cas pour le football français
07:58et pour lui
07:59mais non je ne le vois pas
08:00revenir en arrière
08:01d'autant plus que
08:02tout est quasiment ficelé
08:04pour le successeur.
08:04Tout est ficelé déjà
08:05pour son successeur
08:07Zidane.
08:07Normalement.
08:07Bon courage au successeur.
08:09Merci Jean-Laurent Ségué
08:10et merci Julverdès
08:11d'avoir été avec nous ce matin.
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