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  • il y a 47 minutes
Chaque week-end, l’émission pilotée par Pauline Revenaz avec à ses côtés le général François Daoust, consultant police/justice BFMTV, traite d’un événement majeur de la semaine, ainsi que d’autres affaires qui sont revenues sur le devant de la scène.

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Transcription
00:00Il est 13h30, bienvenue si vous nous rejoignez dans l'affaire suivante.
00:02C'est l'un des dossiers criminels qui nous captivent depuis maintenant 5 ans l'affaire Jubilard.
00:06Et quand le principal suspect, Cédric Jubilard, déjà condamné à 30 ans de prison en première instance,
00:11passe aux aveux partiels, eh bien ça change pas mal de choses.
00:14Des aveux et après, comment ce coup de théâtre s'est produit ?
00:16Quelles conséquences sur le dossier ? Quelle onde de choc ?
00:19Les réponses avec Pierre-Louis Bousset.
00:22Cédric Jubilard l'assure, c'est après une dispute conjugale
00:25qu'il aurait donné la mort à son épouse Delphine.
00:27Le peintre plaquiste n'a pas donné plus de détails,
00:30mais il affirme ne jamais avoir eu l'intention de tuer la mère de ses enfants.
00:35Quand il a réalisé ce qu'il avait fait, il a tout de suite pensé à ses enfants.
00:39Et donc très rapidement, pour ne pas dire immédiatement,
00:41il a pris la décision de déplacer le corps de Delphine avec le véhicule.
00:47Des aveux qui résonnent comme un coup de théâtre,
00:49moins de 3 mois avant la date prévue de son procès en appel.
00:53Les avocats des partis civils saluent un pas de plus vers la vérité,
00:56tout en y voyant le début d'une nouvelle stratégie de défense.
01:00Il a compris avec le procès, en changeant d'avocat,
01:04qu'il n'avait aucune chance d'être acquitté,
01:08donc il laissait autre chose.
01:10D'autres mystères planants sur cette nuit fatidique du 15 au 16 décembre 2020
01:14doivent encore être levés,
01:16notamment sur les circonstances précises de la mort de Delphine Jubilard,
01:20sur les moyens utilisés par son mari pour dissimuler la vérité,
01:23et surtout sur l'emplacement du corps de la mère de famille.
01:26Jusqu'à pas si loin, Cédric Jubilard était de ceux qui prétendaient
01:31qu'elle était encore en vie ailleurs et qu'elle avait pu abandonner ses enfants.
01:35Il faut qu'on puisse récupérer son corps pour pouvoir se recueillir devant lui.
01:40A ce stade, le procès en appel reste programmé au 21 septembre,
01:44mais il pourrait être repoussé le temps de mener de nouvelles investigations.
01:48– Avec nous en plateau, j'accueille Géraldine Vallat.
01:52– Bonjour.
01:52– Avocate de la mère de Cédric Jubilard,
01:54merci d'avoir accepté notre invitation.
01:56Mélanie Vecchio, journaliste PJ de BFM TV, merci d'être là.
02:00D'abord, des aveux sous forme de lettres
02:02et un long cheminement probablement vers la vérité judiciaire.
02:04Frédéric Abella, vous êtes journaliste à la Dépêche du Midi.
02:07C'est vous qui avez révélé cette information,
02:09cette lettre qui a été passée aux avocats.
02:11Comment tout ça est arrivé finalement ?
02:14– C'est arrivé, bonjour.
02:17C'est arrivé de manière très surprenante
02:19puisque Cédric Jubilard a pris tout le monde de court
02:23puisqu'on ne s'attendait absolument pas qu'il passe aux aveux.
02:26Alors comme on l'a répété toute cette semaine,
02:29dans cette lettre, il revient sur la chronologie,
02:32et il explique ce qui s'est passé
02:35lors de cette fameuse nuit du 15 au 16 décembre
02:37de l'année dernière à Canacligny.
02:39Une dispute, une énième dispute,
02:41et puis un coup visiblement fatal,
02:44une dispute fatal à Delphine Jubilard.
02:45Alors ce qu'il faut savoir sur ces aveux,
02:49c'est que ce ne sont pas des aveux
02:51qui relèvent, si vous voulez, du simple coup de tête
02:55ou de phrases jetées en l'air comme ça,
02:56comme ça a pu se produire par le passé.
02:58C'est le fruit aussi d'un long travail,
03:00d'un long travail engagé avec une neuropsychologue
03:03depuis six mois, une femme qui le rend visite
03:07depuis tout ce temps et qui nous permet
03:10de sortir de cet enfermement.
03:12Lorsque ces nouveaux avocats sont arrivés
03:14en janvier de 2026,
03:17ils ont repris ce travail également.
03:20C'était un travail d'équipe en quelque sorte.
03:22Et Cédric Jubilard, ils ont senti que Cédric Jubilard
03:24était venu quelque part à une espèce de maturation d'esprit
03:27et qu'il lui fallait véritablement vider en quelque sorte son sac
03:33et puis surtout soulager sa conscience.
03:37Et c'était vital pour lui, pour sa santé mentale
03:38et pour retrouver une espèce de rééquilibre psychologique
03:42après cinq ans d'enfermement.
03:44Alors quand je dis ça, bien sûr,
03:44je ne cherche pas à l'excuser, loin de là.
03:47Je ne suis pas là pour le plaindre ou quoi que ce soit.
03:50Je dis simplement l'état actuel, voilà,
03:53ce qui se passe, à l'heure où je vous parle,
03:56dans quel état d'esprit il se trouve.
03:57C'est un homme qui est dans une vraie démarche de transparence
04:01et qui veut se mettre à la disposition,
04:04à la entière disposition de la justice
04:06pour aller retrouver le corps de Delphine Jubilard.
04:09Il est prêt à donner les lieux.
04:10Il est dans une véritable démarche de vérité.
04:14Et tout ce travail, encore une fois,
04:17ça ne s'est pas fait du nouveau lendemain.
04:18C'est le résultat de deux semaines de travail
04:22et de véritable introspection qu'il a entrepris, lui,
04:26avec ses accompagnements.
04:27Alors vous allez rester avec nous,
04:29on va en discuter tous autour de la table.
04:30Est-ce que ce sont des aveux sincères ?
04:32Est-ce que la clé du mystère se trouve dans cette lettre ?
04:34Est-ce que c'est une mise en scène de ces avocats,
04:36maître Géraldine Vallat ?
04:37Bonjour, alors je ne suis pas là, moi,
04:40pour tirer sur les stratégies X ou Y des confrères.
04:44Simplement, je pense que Cédric Jubilard
04:47aurait pu écrire lui-même cette lettre à la presse,
04:50finalement, l'envoyer de lui-même,
04:52finalement, pour permettre de réserver ses aveux
04:54aux magistrats, aux enquêteurs et in fine à la Cour,
04:59parce qu'il pouvait effectivement laisser les victimes
05:02entendre ses paroles, en fait,
05:05dans le seul cadre, en fait, légitime, naturel,
05:08et qui importe aujourd'hui la justice.
05:11Je rappellerai, parce que j'en profite,
05:13parce que je suis ici devant vous,
05:15le secret professionnel de l'avocat,
05:18ce n'est pas une règle de confort.
05:19C'est un principe fondamental
05:21qui protège le client, qui protège l'avocat.
05:24Et aujourd'hui, ce secret professionnel est mis à mal,
05:27mais surtout, c'est un principe
05:29qui aurait assuré la sérénité et la dignité,
05:31parce qu'aujourd'hui, on a une absence,
05:32finalement, de dignité dans ce qui se passe,
05:34par l'endroit des parties civiles.
05:37Elles ont été oubliées, c'est quoi, Mélanie ?
05:39Parce qu'il faut dire que quand Maître De Buisson
05:42fait sa conférence de presse,
05:43quand la dépêche du midi sort son information,
05:46le scoop des aveux de Cédric Jubilard,
05:48et les parties civiles, dont vous faites partie,
05:51puisque vous représentez la maman de Cédric Jubilard,
05:54et la justice, en la présence de la Cour d'appel de Toulouse,
05:58du parquet général,
05:59personne n'est au courant.
06:00Personne n'est au courant,
06:02et finalement, ça donne le sentiment,
06:04si vous voulez, que la justice se joue devant les caméras,
06:07ce qui est extrêmement problématique, en réalité,
06:10puisque ce jour-là, on se réveille tous,
06:12et on apprend par voie de presse,
06:14finalement, que celui-ci passe aux aveux.
06:17Je ne sais pas si vous imaginez l'hémorragie émotionnelle.
06:21De votre cliente, par exemple ?
06:22De toutes les parties civiles,
06:23il n'y a pas une hiérarchie,
06:25mais surtout ces enfants.
06:26Vous vous rendez compte ?
06:27C'est des enfants qui lisent la presse,
06:28qui ont un âge de comprendre, en réalité.
06:31Donc voilà, moi, je parlerais d'absence de dignité.
06:34Je pense qu'aujourd'hui, c'est les mots qu'il faut prononcer.
06:37Est-ce qu'on peut parler, général, d'une inversion de la charge ?
06:39Parce qu'aller à écouter cette conférence de presse,
06:41on a l'impression que Cédric Jubilard, en fait, est victime.
06:44Est victime de l'institution judiciaire,
06:46et qu'à croire ses avocats,
06:47il aurait pu livrer cette vérité beaucoup plus tôt,
06:49si on l'avait laissée dans de meilleures conditions ?
06:51Oui, c'est une impression qui a été la première de beaucoup de monde,
06:55qui a été de dire,
06:56on est en train d'écrire une nouvelle histoire.
07:00C'est-à-dire, comme vous le disiez,
07:03il est victime, on n'a pas su l'écouter,
07:06il ne demandait qu'à parler,
07:09et heureusement que nous étions là,
07:11parce que nous avons pu enfin tirer la parole,
07:14la vraie, la vérité.
07:16Et on voit déjà se dessiner beaucoup de choses.
07:19C'est-à-dire qu'on est en train de rendre une humanité à un jubileur
07:22qu'il n'avait pas perdue.
07:23C'était un homme qui était condamné,
07:25mais il avait toujours son humanité.
07:26Mais là, c'est d'une manière...
07:29Les avocats ont été très forts dans les mots employés.
07:32Ils ont mis à mal la chaîne pénale,
07:35les magistrats, les experts, les enquêteurs,
07:38d'une manière très forte.
07:40La chaîne judiciaire met dans la chaîne au bout
07:43en disant, regardez, on drogue notre client.
07:46Alors que je rappelle que c'est sous contrôle médical
07:49que se font les distributions de remèdes
07:52dans les ondes arrêts.
07:56Donc, beaucoup de choses pour montrer que finalement,
07:59c'était un homme en désarroi, en perdition.
08:02Et derrière, on oublie une chose,
08:04c'est que finalement, on efface au fur et à mesure
08:07la victime...
08:09Delphine Jubilard.
08:09Delphine Jubilard, qui ne serait...
08:12Et le corps, s'il nous le rend,
08:15ça montre bien toutes ses bonnes intentions,
08:18mais ne serait que finalement le faire valoir
08:20de l'humanité de Cédric.
08:22On a une inversion totale de tout ce qui est
08:24dans la réalité de ce procès qui a eu lieu
08:27et de celui à venir tel que les maîtres Debusson
08:32et Debusson veulent nous le présenter.
08:34Alors, Frédéric Abella, moi j'ai deux questions.
08:36Est-ce que dans cette lettre, il y a des précisions
08:38sur l'endroit détaillé de l'emplacement possible
08:42du corps de Delphine Jubilard ?
08:43Est-ce que cette lettre, vous l'avez vue ?
08:46Alors, tout ça, il dit qu'il le réserve à la justice,
08:50il dit qu'il est, encore une fois,
08:51à la disposition de la justice
08:52et qu'il est prêt à livrer la localisation
08:55de la dépouille de son épouse.
08:57Et vous le croyez, je veux dire,
08:58vous le croyez, vous, sincère,
09:00dans cette déclaration-là ?
09:02Moi, je n'ai pas à le croire sincère ou pas.
09:03Je veux dire, il y a des faits,
09:04il y a une lettre qui existe,
09:06il y a des aveux qui sont formulés
09:08pour la première fois sur écrit.
09:11Ce que je peux vous dire,
09:11c'est qu'il ne reviendra pas dessus,
09:14visiblement, il est déterminé.
09:16Il veut aller au bout de son processus.
09:17D'ailleurs, s'il ne va pas au bout,
09:19je veux dire, ça ne sert à rien.
09:22Donc voilà, aujourd'hui, on en est là.
09:26Il faut bien comprendre qu'il est vraiment
09:29dans une toute autre démarche.
09:32À partir de là, je ne vois pas pourquoi
09:38il reviendra en arrière.
09:40Ça serait contre-productif et surtout incohérent
09:43par rapport à tout ce qu'il a engagé
09:44pendant six mois,
09:45pendant des semaines et des semaines,
09:46pendant son travail.
09:48Et il avait vraiment besoin
09:51de livrer sa conscience
09:53et de soulager sa conscience
09:54et de dire enfin les choses.
09:56Et encore une fois, quand je dis ça,
09:58je ne lui cherche pas des circonstances
10:01avénuantes et je ne minimise pas
10:04ce qu'il a fait.
10:05Moi, je vous donne simplement
10:06les éléments que j'ai là,
10:09au moment présent,
10:10parce que j'ai cru comprendre
10:12qu'on veut faire passer encore
10:13cette vague jubileur
10:14pour quelqu'un qui maîtrise l'horloge,
10:16qui est maître du temps,
10:17on en fait, je ne sais pas quoi,
10:18une espèce de personnage surdimensionné
10:23qui veut se mettre encore au centre du jeu,
10:25etc., une nouvelle mise en scène.
10:27Enfin, voilà, moi, je crois
10:28qu'il est plutôt dans toute autre chose
10:31et qu'il a abandonné tout ce costume
10:35de faux innocent,
10:36de quelqu'un qui sera un jeu
10:42reconnu innocent,
10:43alors que voilà, non,
10:44maintenant, il est dans toute autre chose.
10:46Il a compris tout ça.
10:49Il me semble que tout le travail
10:50qu'il fait aujourd'hui
10:51va dans ce sens-là.
10:52Alors maintenant, après, stratégie,
10:54pas stratégie,
10:54je ne veux pas rentrer là-dedans,
10:55je ne suis pas son avocat,
10:57ses avocats,
10:58je ne suis pas non plus...
11:00Voilà, c'est ses conseils.
11:02Donc, moi, tout ce que je peux vous dire,
11:04c'est que les éléments factuels
11:05dont je dispose actuellement,
11:06voilà, ce sont ceux-là.
11:08Merci.
11:08Alors, on va écouter tout de suite
11:10un extrait de la conférence de presse
11:12de ses avocats,
11:14Maître Debuisson, père et fils,
11:16notamment sur l'emplacement
11:17et les indications qu'il a données
11:19concernant la dépouille de Delphine Jubilard.
11:20On en parle tout de suite après.
11:22Quand il a réalisé ce qu'il avait fait,
11:25il a tout de suite pensé à ses enfants.
11:27Il s'est dit,
11:28il ne faut pas qu'il ne voit ça,
11:29donc je dois déplacer le corps.
11:31Il a pensé aussi,
11:32parce qu'il s'agit d'un être humain,
11:34mes enfants m'en voudront,
11:36ils ne me le pardonneront pas.
11:37Et donc, très rapidement,
11:39pour ne pas dire immédiatement,
11:40il a pris la décision
11:40de déplacer le corps de Delphine
11:43avec le véhicule.
11:44Et en ce qui nous concerne,
11:46nous espérons que tout sera fait
11:47avec l'aide de Cédric Jubilard
11:49pour retrouver le corps de Delphine.
11:51Il n'y a rien de plus important aujourd'hui.
11:52Pourquoi est-ce que cette découverte,
11:53elle est cruciale, Maître Vallat ?
11:55Pour faire le deuil, tout simplement.
11:58Je crois que c'est ce qu'on doit
11:59à toute sa famille, en réalité.
12:01Mais moi, je veux revenir
12:02sur quelque chose d'assez important
12:04qui n'a pas tellement été dit.
12:05C'est qu'en réalité,
12:06on parle de pression médiatique
12:07qui l'aura empêché de s'exprimer,
12:09de prise de médicaments, etc.
12:11Ce qui est faux,
12:11parce que moi, j'ai cité
12:12à la première instant,
12:13je pense que mes confrères
12:14sont suffisamment aguerris
12:15pour considérer que leur client
12:16n'est pas sous camisole chimique.
12:17On va commencer par ça.
12:18Et ensuite, moi, je suis là
12:20depuis le début de ce dossier.
12:22Et il faut se souvenir quand même
12:23que Cédric Jubilard,
12:24pendant les six premiers mois,
12:26il est parti civil dans ce dossier.
12:28Il n'a aucune pression, en fait.
12:30Donc, il aurait pu dire.
12:31Exactement.
12:32Il n'a aucune pression.
12:33Je veux dire,
12:33il a même accès à la procédure, en fait.
12:36C'est-à-dire qu'on est dans quelque chose
12:39où, en fait, on a le sentiment
12:40qu'aujourd'hui, finalement,
12:42le temps, il va jouer en sa faveur.
12:43C'est plutôt ça,
12:44la matrice dans laquelle il s'est mis.
12:46Parce qu'en fait,
12:46Cédric Jubilard, la pression,
12:48il l'a peut-être eue
12:48à compter de sa mise en examen,
12:50c'est-à-dire six mois
12:50après l'ouverture
12:51de l'information judiciaire.
12:52Mais il ne l'avait pas,
12:54les six premiers mois.
12:55Il n'était pas sous main de justice.
12:57Il était parti civil.
12:59Et qu'est-ce qu'il a fait
13:00les six premiers mois ?
13:01Non, mais ce que je veux
13:02vous expliquer par là,
13:02c'est que si les aveux,
13:05il aurait pu les faire à ce stade,
13:06en fait.
13:07Et ça, on ne l'a pas assez dit.
13:08Parce qu'il parle de pression,
13:09qu'il aurait empêché d'avouer, etc.
13:10Est-ce qu'il avait la pression
13:12les six premiers mois ?
13:12Je ne pense pas.
13:13Il était plutôt...
13:14Il était parti civil,
13:16je le répète.
13:16Il a été constitué très rapidement
13:18dans le 6, en février,
13:19de mémoire.
13:19Alors là, en plus,
13:20Mélanie Viquiot,
13:21ce sont des aveux partiels
13:22qui, pour l'instant,
13:23n'ont aucune valeur juridique.
13:24Qu'est-ce que dit la Cour d'appel
13:25à ce sujet ?
13:26Alors, la Cour d'appel,
13:28elle dit avoir reçu un mail
13:29de maître de Buisson,
13:31de Pierre de Buisson.
13:32Mais sans la lettre ?
13:34Alors, pas de lettre,
13:34pour l'instant.
13:35À ce jour, on n'a toujours pas la lettre.
13:37Il n'y a aucun contradictoire.
13:39Donc, dans ce mail,
13:41il explique, Pierre de Buisson,
13:43qu'il existe donc des aveux écrits,
13:46mais il ne joint pas la lettre,
13:47il ne l'envoie pas,
13:48en tout cas pour l'instant.
13:49Et la Cour dit que ce mail,
13:52en plus de la conférence de presse,
13:53a fait office d'éléments nouveaux.
13:55Pourquoi ?
13:56Parce qu'il faut justement
13:57un élément nouveau au dossier
13:59pour pouvoir relancer
14:00les investigations.
14:02Maintenant, tout est entre les mains
14:03de la présidente
14:04de la Cour d'assises de Toulouse.
14:06Elle va pouvoir décider plusieurs choses.
14:08Soit on en reste là,
14:09ce sont des aveux, finalement,
14:11qui n'ont pas grand intérêt,
14:13ou elle les trouve un peu fantaisistes,
14:15ubuesques,
14:15ce qui est fort peu probable,
14:17bien évidemment,
14:17et on en reste là.
14:18Elle ne rouvre pas,
14:20elle ne lance pas
14:20de nouvelles investigations.
14:22Soit elle peut demander,
14:23elle peut le faire elle-même,
14:24elle peut lancer de nouveaux actes,
14:25soit demander ces nouveaux actes
14:26à des assesseurs
14:27ou à des juges d'instruction.
14:29Quels sont ces nouveaux actes ?
14:31Ça peut être, tout simplement,
14:32et la première chose,
14:33ça peut être l'audition
14:34de Cédric Jubilard,
14:34puisqu'il dit
14:36qu'il va donner des indications
14:38à la justice
14:39pour dire où il a placé le corps.
14:41Donc, il peut le faire
14:42lors d'une audition.
14:43Une fois que cette audition est faite
14:45et qu'il a donné des indications,
14:47elle peut aussi lancer des fouilles.
14:49Une fois que les fouilles sont lancées,
14:51si des ossements sont retrouvés,
14:52si un corps est retrouvé,
14:53lancer des analyses ADN,
14:55lancer une autopsie
14:56pour savoir de quoi est décédée
14:58Delphine Jubilard,
14:59puisque ça fait encore partie,
15:00bien évidemment,
15:00de toutes les zones d'ombre
15:01qui enquêtent,
15:02qui entourent cette enquête.
15:04Et il peut y avoir,
15:06bien évidemment,
15:06l'audition d'autres témoins,
15:08une reconstitution,
15:09parce que maintenant,
15:10on va avoir,
15:11et c'est l'avocat
15:13de Cédric Jubilard
15:13qui le dit,
15:14la version,
15:15la vérité de Cédric Jubilard
15:17et pas la vérité
15:18telle qu'elle a été
15:19écrite, entre guillemets,
15:20par les enquêteurs
15:21tout au long de cette instruction.
15:23Général ?
15:24Alors, tout à fait.
15:25Et il y a aussi
15:27l'environnement,
15:28parce que suivant
15:28où on retrouve le corps,
15:30c'est est-ce que c'était préparé
15:31ou pas préparé ?
15:33La question de la préméditation.
15:34Exactement,
15:35ça va changer la perspective.
15:36Parce qu'on a bien entendu
15:38Maître Debusson
15:39nous parler de crimes passionnels
15:40qui n'existent pas en droit.
15:42Qui est un gros mot juridique.
15:44Ah mais oui, oui, oui.
15:45On parle de féminicide
15:46et on parle de circonstances
15:47aggravantes
15:47lorsqu'il s'agit d'un jour.
15:48Exactement.
15:49Ça saigne un peu.
15:50Article 221-4,
15:52quatrièmement,
15:53terre du code de procédure pénale,
15:55c'est une circonstance aggravante
15:56qui fait que la peine,
15:58c'est la perpétuité
15:59pour avoir tué
16:01cinq conjointes
16:02et non pas un geste malheureux
16:04tel qu'on a pu l'entendre
16:06où on voit bien derrière
16:07une certaine résonance
16:08où on attend
16:09la vérité
16:11de Cédric Jubilard
16:12mais on a un jalonnement
16:14de cette vérité
16:16qui est déjà donnée
16:16par ses conseils.
16:17D'ici qu'ils nous mettent
16:19en avant l'excuse
16:21de provocation
16:23de par l'attitude
16:24de Delphine Jubilard,
16:26il n'y a pas loin.
16:26Enfin, moi, sincèrement,
16:28comme beaucoup de personnes,
16:29j'ai été choqué
16:30et je rejoins
16:34sur notre plateau
16:36parce que
16:37je me suis dit
16:38mais la déontologie
16:39d'un avocat,
16:40ce n'est pas
16:41d'être comme ça.
16:42Dire
16:43on a des aveux
16:44et on va travailler ensemble
16:46mais déjà
16:48instrumentaliser
16:49la victime,
16:50la vraie victime,
16:51Delphine,
16:52pour humaniser
16:53celui qui l'a tué,
16:55ça ne marchait pas.
16:57Alors, Maître Vallat,
16:58il faut aussi rappeler
16:58que Cédric Jubilard,
17:00il avait déjà fait part
17:01de son intention
17:02de tuer Delphine
17:03notamment auprès
17:04de votre client précédemment.
17:05Donc, en fait,
17:06tous ces mots
17:07qui résonnent
17:07crime passionnel,
17:09énième dispute,
17:09est-ce que ça,
17:10c'est crédible selon vous ?
17:11Est-ce qu'il faut le prendre
17:12avec énormément
17:13de précaution ?
17:14Et comment est-ce que
17:15vous analysez
17:16ces mots choisis ?
17:17Ces mots choisis
17:18ont été versés
17:19en procédure
17:20dès le départ.
17:21Donc, ça n'a pas été
17:22non plus un coup de théâtre
17:23au stade de la première instance.
17:25Donc, voilà,
17:25parce que j'ai cru comprendre
17:26que c'était dingue
17:28que sa mère puisse rapporter
17:30ces propos-là, etc.,
17:31qui étaient ancrés
17:32en procès verbal
17:33depuis le début.
17:34Non, mais je tiens quand même
17:35à le préciser.
17:36Ça n'a pas été
17:36un effet de manche
17:37quoi que ce soit
17:37parce que je pense
17:38qu'on a été assez discrètes
17:40lors de ce procès.
17:43Vous comprendrez aussi
17:44les raisons pour lesquelles
17:45ça a été le cas.
17:46Mais oui,
17:47aujourd'hui,
17:48ce sont des semi-aveux,
17:49mais il y en a eu d'autres
17:50dans le dossier, en fait.
17:51Donc, quand on parle d'aveux,
17:52moi, j'ai envie de dire
17:53qu'il y en a eu.
17:54Il a parlé aussi
17:55à son codesseur.
17:56Il y a eu plusieurs fois
17:57des phrases très fortes
17:58comme ça dans ce dossier
17:59qui ont circulé
18:01et qui ont pu faire penser
18:02qu'effectivement,
18:02voilà,
18:03les gens pouvaient avoir
18:04une intime conviction
18:05concernant ce dossier.
18:06Bien sûr.
18:07Ce n'est pas...
18:08En général.
18:08Oui, mais là,
18:09je vais rendre hommage
18:10à Dominique qui n'est pas là,
18:11Dominique Griset,
18:12qui tout au long
18:13de cette affaire
18:13a toujours dit,
18:15elle a dit,
18:16c'est toujours étonnant
18:17avec Cédric Jubilard,
18:19il dit quelque chose,
18:21mais il ne va pas
18:21jusqu'au bout.
18:23Il s'arrête toujours
18:23au milieu du guet.
18:24Au milieu du guet.
18:25Et pourquoi ?
18:26C'est peut-être sa personnalité,
18:29mais apparemment,
18:30là, maintenant,
18:30sa vraie personnalité
18:32se serait révélée.
18:33Donc, j'attends
18:34de voir la suite
18:35pour imaginer
18:38ou plutôt voir
18:40comme tout le monde,
18:41qu'est-ce que va nous dire
18:42Cédric Jubilard,
18:43dans quels détails
18:44et quelle est l'histoire
18:45qui va raconter réellement
18:47sa vérité,
18:49sa catharsis
18:50qui va dire
18:51un petit peu
18:53ce qu'il a fait
18:54ou pas fait.
18:55Mais Cédric Jubilard
18:56se joue-t-il encore
18:56de la justice ?
18:57Si on se met dans sa matrice,
18:59alors violence
18:59ayant entraîné la mort
19:00sans intention
19:00de la donner,
19:01Mélanie,
19:01est-ce que c'est tenable ?
19:02Est-ce que ça veut dire,
19:03du coup,
19:04que dans l'idée,
19:04c'est pour écarter
19:06la préméditation ?
19:08Oui,
19:09en tout cas,
19:09c'est ce que laissaient
19:13transparaître
19:13les avocats
19:14à la défense
19:14de Cédric Jubilard
19:16lors de cette conférence
19:16de presse.
19:18Cédric Jubilard
19:19a donné la mort
19:20à Delphine,
19:22mais il ne l'a pas fait
19:24intentionnellement.
19:24C'est ce qui ressort,
19:25c'est ce qu'a dit
19:26sur notre antenne aussi
19:28Guy Debuisson
19:29quand on l'a interrogé
19:29là-dessus.
19:31Donc,
19:31qu'est-ce que ça veut dire ?
19:32Ça veut dire que
19:32toute la notion
19:33d'homicide volontaire,
19:35toute la notion
19:35d'assassinat,
19:36de préméditation,
19:39eh bien,
19:39tout ça est éludé
19:41et on voit
19:42se dessiner aussi
19:43la stratégie
19:44qui va peut-être,
19:45qui se profile
19:46pour ce procès en appel.
19:48C'est-à-dire que,
19:48effectivement,
19:49Cédric Jubilard,
19:50il passe aux aveux,
19:51il est responsable
19:52de la mort
19:53d'Alphine Jubilard,
19:54mais il ne l'a pas tuée
19:56volontairement.
19:57Est-ce que c'est tenable
19:58ou pas ?
19:59On revient toujours
20:00au même mot,
20:01ce mot de préméditation.
20:04On l'a dit tout à l'heure,
20:05il avait parlé
20:07et il l'avait parlé
20:08de manière plus ou moins
20:09décomplexée,
20:09il en avait parlé
20:10de manière plus ou moins
20:11décomplexée
20:11à votre cliente
20:13en disant
20:13qu'il souhaitait
20:15la disparition
20:16de son épouse
20:17à certains de ses amis,
20:19un certain Sofiane
20:20à qui il avait dit
20:21je vais tuer Delphine.
20:23Donc,
20:23il y a cette notion
20:24de préméditation aussi
20:25qui se dessine
20:26en filigrane
20:27dans toutes les déclarations
20:29avant la disparition
20:31de Delphine Jubilard.
20:32Donc,
20:32voilà,
20:32on est curieux
20:33de savoir
20:34quelle va être
20:35la stratégie de défense,
20:37comment vont défendre
20:38les avocats de Cédric Jubilard,
20:39comment vont-ils le défendre
20:40face à cela.
20:41Frédéric Abela,
20:42qu'est-ce qui va se passer maintenant ?
20:43Est-ce qu'il y a une chance
20:44que le procès s'ouvre
20:45le 21 septembre
20:45où il y a trop de choses
20:46à faire cet été
20:47pour la justice,
20:47pour caricaturer ?
20:49Il n'y a pas le temps
20:50de rester dans les clous
20:50du 21.
20:52Qu'est-ce que vous pensez, vous ?
20:55En tout état de cause,
20:57la Cour d'appel
20:57a fait savoir
20:58dans un communiqué
20:59que le procès
20:59était toujours programmé
21:00pour le 21 septembre
21:012026.
21:03Donc,
21:04il peut se passer
21:05que le 21 septembre,
21:08la présidente,
21:08au regard des nouveaux
21:09éléments d'enquête,
21:11si toutes les expertises
21:12n'ont pas pu
21:14être diligentées,
21:16notamment si on retrouve
21:17une dépouille,
21:17si on retrouve un corps,
21:18il y aura certainement
21:19la suite
21:20des expertises complémentaires
21:22qui pourraient être demandées,
21:24je suppose que la Défense
21:25va également solliciter
21:26une nouvelle expertise
21:27psychologique
21:28de Serge Jubilard,
21:29va peut-être aussi
21:30demander une reconstitution,
21:32pourquoi pas ?
21:32Donc,
21:33tous ces actes
21:33risquent de prendre du temps.
21:35Est-ce que le 21 septembre,
21:37tous les éléments
21:38seront sur la table
21:39pour en discuter ?
21:40Donc,
21:41voilà,
21:41ce sera au cours
21:41d'un débat contradictoire
21:44que tout va se jouer.
21:45Alors,
21:46sur la présidente,
21:46décide qu'on juge quand même
21:48Serge Jubilard
21:49sur la base
21:49de ces nouveaux éléments,
21:52même si tout n'est pas rentré
21:54en bonne et due forme,
21:55on peut le juger
21:57malgré tout
21:58en prenant en compte
21:59ses aveux.
22:00Est-ce que le format
22:01de quatre semaines prévue
22:02ne sera pas trop long
22:03du coup,
22:04parce qu'on peut se passer
22:05de tous les témoins
22:07qui étaient prévus,
22:08le procès avec des aveux
22:10est normalement
22:11plus pour en théorie,
22:13ou soit la présidente
22:16décide qu'au regard
22:17de tous ces éléments,
22:18on ne peut pas encore
22:18le juger
22:19et elle donnera
22:21une date pour plus tard.
22:23Voilà.
22:23Donc,
22:24tout reste ouvert
22:24à vous écouter.
22:25Vous avez entendu
22:26le débat autour de la table
22:27sur la préméditation
22:28et sur les explications
22:30qui ont été fournies
22:31par Cédric Jubilard
22:32et ses avocats.
22:33Qu'est-ce que ça vous inspire ?
22:34Est-ce que c'est
22:35une stratégie de défense ?
22:36Est-ce que le crime passionnel
22:38et les violences
22:39ayant entraîné la mort
22:39sans intention de la donner,
22:40c'est ce chemin vers lequel
22:42il veut aller
22:42pour atténuer sa peine,
22:45pour que les lignes bougent
22:46ou est-ce que c'est vraiment
22:46le chemin de vérité
22:48qui s'offre à lui ?
22:50Je pense que d'abord,
22:51le chemin,
22:51c'est sa santé mentale d'abord
22:53et soulager sa conscience
22:55et essayer de retrouver
22:56un équilibre psychologique
22:58en premier lieu
22:59et ensuite,
23:00stratégie ou pas,
23:01je pense que les enjeux
23:03du nouveau débat judiciaire
23:04qui s'ouvre,
23:04ça sera sur l'intention homicide.
23:06C'est là où tout va se jouer.
23:08Est-ce qu'au regard
23:09de ce qu'il va raconter
23:09la magistrate,
23:10ça va coller d'une part
23:12aux constatations techniques
23:13et matérielles
23:15de cette enquête ?
23:16Est-ce que ce qu'il dira
23:17sera compatible
23:18à tout ce qui a été relevé ?
23:20Est-ce qu'il a donné
23:21un coup volontairement
23:22ou pas volontairement ?
23:23Est-ce qu'il l'a étranglé
23:24ou pas étranglé ?
23:25Est-ce que c'est un coup
23:27de trop ?
23:28Est-ce qu'elle est mal tombée ?
23:29Est-ce que ça sera là aujourd'hui ?
23:32On peut s'attendre
23:33à ce que les prochains jours,
23:35le nouveau débat judiciaire
23:37va s'articuler
23:38autour de cette notion
23:39d'interpture homicide
23:40ou pas,
23:40de prélimitation,
23:41d'assassinat,
23:42sachant qu'il n'a pas été condamné
23:43en première instance
23:43pour assassinat
23:44et que ce chef n'a pas été reconnu
23:48lorsqu'il a été renvoyé
23:49aux assises en première instance.
23:50Voilà,
23:51donc tout est ouvert là aussi
23:52et je pense que ces avocats
23:54préparent aussi forcément
23:55le terrain.
23:56Donc voilà,
23:58on va s'en parler de stratégie
23:59parce que je ne suis pas encore
24:00une fois ces avocats,
24:02mais on peut évidemment
24:06logiquement penser
24:07que ça va se jouer
24:09autour de ces notions-là.
24:11Merci beaucoup Frédéric Avella.
24:13En plateau avec nous,
24:14M. Valla,
24:15est-ce que c'est possible
24:16de le poursuivre
24:18pour quelque chose
24:18pour lequel il n'était pas
24:19poursuivi en première instance ?
24:21Non, ils vont rester
24:22sur un meurture conjoint,
24:25circonstances aggravantes,
24:26les qualifications
24:26ne vont pas bouger.
24:28Les qualifications
24:28ne vont pas bouger.
24:29Qu'est-ce qui va bouger
24:30dans les prochaines semaines
24:31selon vous ?
24:31Je ne suis pas dans la tête
24:33de mes compétences en défense,
24:34mais j'imagine que oui,
24:35ils vont peut-être essayer
24:36de revoir à la baisse
24:37et de rentrer dans des qualifications.
24:39Non, je ne vous parlais pas de ça,
24:40c'est qu'est-ce qui va se jouer
24:40entre maintenant
24:41et le 21 septembre,
24:42tous ces actes d'enquête ?
24:43Il y a beaucoup de travail,
24:44donc je pense que la justice
24:45va se mobiliser
24:46en tout état de cause.
24:47C'est le pouvoir discrétionnaire
24:48de la Cour aujourd'hui,
24:49donc je crois qu'il faut
24:50que ça reste une affaire
24:51de justice,
24:52il faut que ça reste
24:52une affaire de justice,
24:54parce que la justice,
24:54ça se rend dans les tribunaux.
24:57Donc pas une affaire
24:58de communication,
24:59si on vous a bien suivi.
24:59La justice ne peut pas
25:02être un jeu.
25:02Mais la Cour l'a dit,
25:03elle veut aller vite,
25:04elle l'a dit très expressément
25:05et de manière très claire,
25:06on veut aller vite,
25:07parce qu'il y a justement
25:09ce procès qui se profite
25:10le 21 septembre,
25:11donc commencer à démarrer
25:13des actes.
25:14En revanche,
25:14si vous écoutez
25:15la conférence de presse
25:16des avocats de Cédric Jubilard,
25:18pour eux,
25:18c'est impossible
25:19que le 21 septembre
25:20débute le procès en appel.
25:21Il faut rappeler
25:22que ces avocats,
25:23ils ont été initiés
25:24au dossier en janvier.
25:26C'est très très peu,
25:27six mois pour préparer
25:28une défense,
25:28défense qui vient juste
25:30de changer,
25:30la stratégie vient juste
25:31de changer.
25:32Donc il est tout aussi
25:33important pour eux
25:34de voir ce procès
25:37justement être reporté
25:38pour qu'ils puissent
25:39préparer une défense
25:40plus solide
25:41pour Cédric Jubilard.
25:42J'avais une question
25:43un peu plus personnelle,
25:44Maître,
25:45c'est votre cliente
25:46face à tous
25:47ces bouleversements,
25:49toutes ces communications,
25:51c'est la grand-mère
25:52des enfants.
25:53Elle voit son fils
25:54qui a l'air
25:56de se confesser.
25:58Quel est son état d'esprit ?
26:00Qu'est-ce qu'elle attend ?
26:01Comment elle vit tout ça ?
26:03Ça a toujours été
26:03une femme meurtrie.
26:04C'est sûr.
26:05Moi, mon travail
26:06a été de la réhabilité.
26:08En réalité,
26:08même si je n'ai jamais douté
26:09de la légitimité
26:10de sa position,
26:11même si on a beaucoup,
26:12beaucoup essuyé de critiques,
26:13peu importe.
26:15Je pense qu'en responsabilité,
26:16je peux considérer
26:17qu'aujourd'hui,
26:18cette femme est meurtrie,
26:19cette grand-mère est meurtrie,
26:20mais j'ai surtout
26:20une pensée pour ces petits
26:22qui aujourd'hui lisent,
26:23comprennent,
26:24analysent la situation
26:25pour les frères et sœurs
26:26de Delphine Jubilard,
26:27les cousins,
26:28toutes les parties civiles.
26:29Moi, si je vous parle
26:30de sa mère,
26:32c'est que c'est une femme meurtrie
26:33et elle le restera
26:34de toute façon.
26:36Au moment où on se parle,
26:37elle le fait
26:38et je le replaiderai
26:39à l'envie,
26:40évidemment,
26:41parce que ce combat-là,
26:42elle le mène pour eux.
26:43Mais quand elle a entendu
26:44ses aveux partiels,
26:46aujourd'hui,
26:47cette lettre,
26:47ses aveux partiels,
26:48même si ce n'est pas
26:48la bonne forme de communication.
26:51C'est la stupéfaction.
26:52Oui, mais si,
26:53ça va ensemble en fait,
26:54parce que c'est la stupéfaction,
26:55si vous voulez,
26:56parce que si ces aveux-là,
26:57ils avaient été réservés
26:59à la cour,
27:01si ces aveux-là
27:02avaient eu pour fonction
27:04de laisser les victimes
27:05d'entendre les paroles
27:06de ce dernier,
27:08ça n'aurait pas eu
27:09le même impact.
27:09Là, on est sur
27:10quelque chose
27:11d'extrêmement stupéfiant,
27:12unique,
27:13historique.
27:15Voilà,
27:15tout le monde est boulevé
27:16en disant...
27:17Et c'est très déstabilisant
27:18pour votre cliente
27:19comme pour toutes les autres.
27:20Évidemment,
27:20puis elle a pensé
27:21tout de suite
27:21à ses petits-enfants
27:22en considérant
27:23qu'ils pouvaient eux-mêmes
27:24ouvrir leur téléphone
27:25ce matin-là
27:25et lire dans la presse
27:27ce qui s'est passé.
27:28Je ne sais pas
27:29si vous vous rendez compte,
27:30c'est compliqué.
27:32Émotionnellement,
27:32c'est très compliqué.
27:33D'où ma question,
27:34parce qu'il y a
27:35une charge émotionnelle
27:36terrible derrière
27:37et le découvrir autrement
27:39et par les médias,
27:41dont les médias
27:41qui sont dans leur rôle
27:42là-dessus,
27:43mais de cette façon
27:44et portée par
27:45ces conseils
27:47d'une manière
27:48aussi forte,
27:49je pense que
27:50ça fait des dégâts
27:52psychologiques
27:53pour toute la famille
27:55autour.
27:56Est-ce qu'on sait
27:56comment ils vont
27:57les enfants ?
27:58Alors moi,
27:59je ne me prononcerai pas
28:00pour...
28:01Maître Charny
28:01l'a très bien fait.
28:02Non, je le sais,
28:03mais peut-être
28:03ils souviendront.
28:04Ils souhaitaient,
28:04en tout cas,
28:05Maître Boguet,
28:05l'un des avocats
28:06des enfants,
28:08souhaitait faire témoigner
28:09Louis,
28:10l'aîné,
28:11à ce procès.
28:12Il avait écrit une lettre
28:12justement en demandant
28:14à son père
28:15de dire la vérité
28:15et ce qui est notable,
28:18c'est qu'on a pu parler
28:19justement à l'avocate
28:21des enfants,
28:23Maître Charny,
28:24qui nous disait
28:25qui nous disait
28:25qu'elle l'a donc appris
28:27par la presse,
28:28par la presse,
28:28comme nous tous.
28:30Et sa première réaction
28:31a été d'appeler
28:34Stéphanie,
28:34la sœur de Delphine Jubilard
28:36qui a donc la garde
28:36de ses deux enfants,
28:37en lui disant
28:39« Eteint vite la télé,
28:40n'ouvre pas la télé,
28:42pour que les enfants
28:43ne puissent pas voir
28:44la violence. »
28:47Merci.
28:47Merci à tous
28:48de vos lumières,
28:48de vos réflexions
28:49et de vos éclairages croisés.
28:50Merci Général
28:51de m'avoir accompagnée
28:52lors de cette émission.
28:53de m'avoir accompagnée

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