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  • il y a 15 minutes


Eric Ciotti, maire de Nice et président de l'Union des Droites pour la République est l'invité de Guillaume Daret dans BFM Politique ce dimanche 12 juillet. 

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Transcription
00:07Merci d'être avec nous. Vous êtes bien sur BFM Politique. Notre invité, Éric Ciotti, maire de Nice, président de
00:13l'UNER.
00:14Bonjour Éric Ciotti. Merci d'être présent avec nous pour cette émission.
00:20On le disait, bien sûr, on va évoquer la question de la candidature de Marine Le Pen.
00:25Ce sondage que nous publions aujourd'hui, où elle fait figure de favorite au premier, mais également au second tour.
00:31Mais d'abord, ses premières commémorations de l'attentat de Nice, cela fait quasiment 10 ans, puisque c'était le
00:3714 juillet 2016.
00:39Première commémoration ce matin, vous qui êtes maire de Nice.
00:41Vous avez notamment aussi écrit au président de la FIFA pour demander une minute de silence au début de la
00:46demi-finale France-Espagne dans quelques jours
00:48pour rendre hommage aux 86 victimes de l'attentat de Nice. 86 victimes dont 15 enfants, je le précise.
00:54Est-ce qu'il vous a répondu le président de la FIFA ? Et est-ce que vous demandez à
00:58Emmanuel Macron de vous associer à cet appel ?
01:00De s'associer à votre appel ?
01:04Pour l'instant, je n'ai pas reçu de réponse.
01:08Et c'est vrai, vous le soulignez, c'est un jour, c'est une période de deuil, de commémoration importante
01:14pour notre ville
01:16qui va se confronter à un moment d'extrême allégresse, ce match où l'on espère que la France va
01:25pour la troisième fois conquérir la troisième étoile
01:29et pouvoir accéder à la finale de la Coupe du Monde.
01:33Donc le jour même, il y a à la fois ces moments de commémoration, ce dixième anniversaire de l'attentat
01:39islamiste
01:40qui a fait 86 victimes sur la promenade des Anglais et ce moment de fête nationale
01:46et de fête de grands rassemblements sportifs pour notre nation.
01:51J'ai demandé au président de la FIFA, je suis passé également par la Fédération française de football,
01:59qui soutient notre démarche au travers du président Diallo.
02:02Et j'ai saisi hier soir le président de la République.
02:06Je n'ai pas de retour pour l'heure, mais j'espère que ce match portera aussi cette considération
02:15à l'égard des victimes de l'attentat du 14 juillet et cette considération de la France entière.
02:21Bruno Jeudy.
02:22Oui, monsieur le maire, bonjour.
02:24Il y a une information assez surprenante ces dernières heures.
02:27On a appris que le frère du terroriste qui avait commis l'attentat dans votre ville il y a dix
02:32ans
02:33a été interpellé sur la promenade des Anglais.
02:37Qu'est-ce que ça vous inspire ?
02:42Le frère du terroriste de nationalité tunisienne squattait un appartement.
02:49Nous avons été alertés.
02:51En tout cas, les services de la police municipale sont immédiatement intervenus
02:55et il avait manifestement proféré à l'égard du propriétaire des menaces.
03:04Nous avons immédiatement saisi les autorités judiciaires, la police nationale,
03:10qui a conduit sous l'autorité du procureur une enquête,
03:13qui a conduit à l'interpellation du frère du terroriste
03:18et qui, je l'espère, va conduire.
03:21En tout cas, je l'ai demandé et ça a été annoncé à son expulsion du territoire français.
03:26Il était en situation irrégulière sur le territoire national.
03:31Ce que ça dit aujourd'hui, c'est que notre pays reste ouvert à tous les vents
03:35et que nous sommes confrontés à cette situation.
03:39Quelqu'un qui est en situation irrégulière peut venir,
03:44alors qu'il est le frère d'un terroriste qui a commis cet attentat terrifiant,
03:51en situation irrégulière, squatter un appartement sans qu'il soit préalablement détecté.
03:57Ça démontre malheureusement les failles de notre système sécuritaire et migratoire
04:01dans lequel nous nous trouvons encore aujourd'hui.
04:03– Éric Ciotti, maire de Nice, vous êtes président également de l'UDR,
04:07allié du Rassemblement national de Marine Le Pen et de Jordan Bardella.
04:11Vous nous avez réservé votre toute première réaction justement
04:14à la décision judiciaire qui a concerné Marine Le Pen,
04:17qui a donc décidé de se présenter à l'élection présidentielle,
04:21condamnée deux fois pour détournement de fonds publics.
04:24Elle se pourvoit en cassation.
04:25Éric Ciotti, est-ce qu'on peut être présidente de la République
04:28en ayant été condamnée deux fois pour détournement de fonds publics ?
04:32– D'abord, à cette heure, Mme Le Pen n'a pas été condamnée.
04:37Elle a formé un pourvoi en cassation, donc aujourd'hui,
04:41sa condamnation juridiquement n'existe pas.
04:45Elle est suspendue et Mme Le Pen est présumée innocente.
04:51C'est un principe de droit.
04:53On appelle souvent au respect de l'état de droit.
04:55J'y suis attachée et j'espère et je souhaite que tout le monde
05:00respecte cet état de droit, pas simplement quand cela l'arrange.
05:03Donc Mme Le Pen, aujourd'hui, est présumée innocente.
05:07Elle peut se présenter à l'élection présidentielle.
05:10Il n'y a pas d'obstacle juridique.
05:12Et elle a décidé, sur un plan politique, de le faire.
05:15Et j'ai réagi immédiatement en disant que c'était sain pour la démocratie.
05:20Moi, je reste avec la mémoire de ce qui a été fait en 2017,
05:25où il y a eu ces procédures judiciaires à l'encontre de François Fillon
05:30qui ne font pas honneur à notre démocratie.
05:33Je le dis, on a fauché directement, à quelques jours du premier tour
05:38de l'élection présidentielle, en plein vol, François Fillon,
05:42avec des procédures qui n'ont jamais, jamais été aussi courtes.
05:47Vous savez, quand je vois, vous évoquez l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice,
05:54nous sommes dix ans plus tard, toujours, en instruction judiciaire.
05:59Les victimes réclament justice.
06:02Il y a eu plusieurs saisines, plusieurs juges d'instruction
06:06qui ont été nommés pour faire la lumière sur ce qui s'est passé.
06:11Dix ans !
06:12Et on a eu ces immissions de la justice dans la politique.
06:16Eh bien, aujourd'hui, on a le sentiment qu'il y a un recul
06:20et que c'est l'électeur qui va décider.
06:23Et ça, dans une démocratie, je crois que c'est particulièrement sain
06:27qu'on retrouve ce bon sens, qu'on retrouve ce principe démocratique.
06:31Dans une démocratie, c'est l'électeur qui décide.
06:33Sur le cas de Marine Le Pen spécifiquement, la Cour de cassation a dit qu'elle ferait tout
06:38pour rendre sa décision avant le premier tour de la présidentielle.
06:41Est-ce que vous ne craignez pas, quand même, une campagne suspendue,
06:45précisément, c'est le mot que vous avez utilisé tout à l'heure,
06:47avec une épaisse d'amoclès, suspendue à un agenda judiciaire
06:51qui pourrait la percuter à n'importe quel moment ?
06:53Est-ce que c'est possible de faire campagne comme ça ?
06:58Je le crois et j'espère que l'agenda judiciaire se tiendra à l'écart du calendrier démocratique.
07:07La Cour d'appel, avec une décision qui est elle-même frappée d'appel,
07:14a dit les choses et elle a estimé qu'il n'y avait pas lieu à ce qu'il y
07:18ait inéligibilité.
07:19À partir de là, la campagne peut se dérouler
07:22et Marine Le Pen a pris sa décision en pleine connaissance de cause,
07:28en responsabilité et quelque part dans une forme de cohérence
07:31dans la relation qu'elle nourrit avec les Français depuis des années, voire des décennies.
07:37Bruno Jeudy.
07:39Nous verrons, a dit justement Marine Le Pen, au sujet de la décision de la Cour de cassation.
07:46On verra si ce sera avant le premier tour ou après le premier tour.
07:50Mais est-ce que ça n'aurait pas été plus simple ?
07:52Parce que vous n'auriez pas préféré que ce soit Jordan Bardella, le candidat.
07:56Lui, au moins, il n'est pas concerné par aucune décision judiciaire.
08:01Et la campagne aurait peut-être été plus simple.
08:05Moi, je respecte la décision de Marine Le Pen.
08:10Voilà, j'imagine qu'elle a, et je sais, au-delà de l'imaginer,
08:13puisque nous avons échangé, je sais qu'elle a mûri sa décision,
08:19sa réflexion avec une longue expérience,
08:21qu'elle se présente aussi dans une forme de tandem avec Jordan Bardella,
08:27qui a d'immenses qualités aussi pour porter un message d'alternance devant les Français.
08:34Moi, je respecte ce choix en tant qu'allié.
08:38Je suis un allié à la fois loyal et un allié indépendant.
08:44Je n'ai pas décidé à la place de Marine Le Pen ce qu'elle doit faire.
08:49Je respecte sa décision et personnellement, elle me va bien
08:54parce que je pense qu'elle a aussi ce lien, être candidat à l'élection présidentielle.
08:59C'est installer souvent un lien durable avec les Français.
09:03Ce lien, il existe. On ne peut pas le nier, on ne peut pas le contester.
09:07Même ses pires adversaires le reconnaissent.
09:09Il y a un lien avec tous les territoires de France.
09:12Il y a un engracinement aujourd'hui.
09:14Et il y a une espérance à voir demain Marine Le Pen incarner ce changement que les Français attendent.
09:22Je crois que cette élection présidentielle, elle va se jouer sur ce mot, le changement.
09:27On voit l'état de notre pays aujourd'hui.
09:30La dette abyssale, 3 500 milliards d'euros.
09:33Les déficits qui sont tout aussi abyssaux, 150 à 160 milliards d'euros.
09:39L'immigration, l'insécurité, l'effondrement des services publics.
09:43Toutes les comptables de cette situation sont ceux qui nous dirigent depuis 1981.
09:48Donc les Français aujourd'hui veulent changer.
09:50Il n'y a qu'un visage au changement.
09:52Et justement, est-ce que vous avez vu ce sondage que nous publions ce matin
09:55avec notre institut partenaire Elab et la Tribune dimanche ?
09:57Effectivement, Marine Le Pen se place en favorite de la présidentielle,
10:00crédité entre 34 et 35,5% au premier tour.
10:04Elle l'emporterait. Il faut rester prudent, c'est un sondage.
10:06Mais dans tous les cas, dans toutes les hypothèses, au second tour,
10:10qu'est-ce que vous vous dites ? C'est déjà gagné ?
10:14Sûrement pas. Sûrement pas.
10:16On voit bien aujourd'hui qu'il y aura dans cette élection deux adversaires majeurs.
10:22D'abord, M. Mélenchon, qui constituent en soi, et avec l'idéologie qu'il porte,
10:29et avec les soutiens dont il bénéficie, un danger extrême pour la République.
10:35M. Mélenchon est une menace.
10:37Si M. Mélenchon était élu demain, nous ne serons plus dans une démocratie.
10:42Nous changerions de régime. Nous rentrerions dans une forme de dictature
10:48à l'égal des dictateurs qu'il a toujours soutenus.
10:52Et puis, il y a la menace de la continuité,
10:55de poursuivre les lignes avec ce qui nous dirige depuis tant d'années.
11:00En tout cas, depuis 2012, pour les socialo-macronistes,
11:05et malheureusement, depuis 2024, avec mes amis de LR,
11:11en tout cas une partie d'entre eux, qui ont été absorbés par la Macronie.
11:16Ce conglomérat de l'immobilisme central, il représente aussi un danger,
11:22parce que c'est le danger de ne rien changer, de ne rien faire sur l'immigration,
11:27de ne rien faire sur l'insécurité, de ne rien faire dans le combat contre l'islamisme,
11:32de ne rien faire pour réduire la dette, les déficits,
11:35de ne rien faire pour redonner de la force à nos services publics, à l'école, à l'hôpital, dans
11:42la justice.
11:44– Éric Sauti, vos anciens camarades des Républicains, dans ce sondage,
11:47Bruno Rotaillot, au plafond d'entre 8 et 11 %,
11:50quel message vous lui adressez ?
11:52Et quel message vous adressez peut-être à ces électeurs de droite
11:55qui pouvaient être séduits par Jordan Bardella,
11:57mais qui sont réticents à Marine Le Pen ?
12:01– Je dis à ces électeurs d'abord parce que c'est à eux que je m'adresse.
12:06J'ai l'habitude, ces appareils totalement dépassés, déconnectés,
12:13enfermés dans leur égoïsme, à la recherche et à la quête de prébandes, de ministères, de places,
12:19ceux-là, il n'y a pas grand-chose à en attendre.
12:21Ceux-là, ils veulent collaborer avec le pouvoir macroniste.
12:25Mais je m'adresse aux militants.
12:27Je dis que les militants, ils doivent saisir ce moment historique,
12:30ils doivent venir vers nous,
12:32et notamment vers l'UDR qui sera dans cette alliance pour l'alternance,
12:37pour porter l'autorité de même,
12:39pour porter la défense de notre identité,
12:41pour promouvoir la liberté économique.
12:43Ils n'ont plus rien à attendre de LR.
12:46LR, c'est la petite route secours du macronisme.
12:50Mais vous m'appelez à m'adresser à Bruno Retailleau.
12:53J'ai du respect pour lui et je ne le mets pas dans le même sac
12:56que les copés, que les voquiers,
12:58que tous ceux qui se nourrissent d'opportunisme sans conviction.
13:02Je dis à Bruno Retailleau qu'il va être contraint de se retirer.
13:07Je connais et je sais par avance les pressions qu'il va subir
13:11de M. Larcher, de Mme Pécresse.
13:14Et donc, avant de subir cette humiliation,
13:17il ne peut pas gagner.
13:18Il ne peut pas gagner.
13:19C'est impossible, aujourd'hui.
13:21Et donc, je l'appelle à rejoindre cette grande alliance des droites.
13:24C'est le seul moyen d'enrayer le déclin, aujourd'hui.
13:29Je lui dis en conscience,
13:30on peut avoir des différences avec Marine Le Pen,
13:34on peut avoir des différences avec le Rassemblement national.
13:37J'ai des différences.
13:39J'en avais hier, j'en ai encore aujourd'hui,
13:41même si elles sont considérablement atténuées.
13:44Mais là, c'est un choix historique.
13:46L'enjeu, c'est l'avenir de la France.
13:48Est-ce que notre France, celle dont nous avons hérité,
13:51celle du général de Gaulle, celle des Lumières,
13:54perpétuera son message
13:55ou est-ce qu'elle va arrêter le cours de son destin,
13:59finalement noyé dans l'immobilisme de l'impuissance ?
14:02C'est ça, cette question.
14:04Bruno Rotaillot doit choisir, mais non.
14:06Il y a une autre personnalité
14:07qui se classe comme un candidat de droite, Bruno.
14:09C'est Édouard Philippe.
14:10Et il cogne sur le Rassemblement national.
14:11Oui, Édouard Philippe, dont Marine Le Pen,
14:13elle en a fait son principal adversaire.
14:16C'est elle qui le dit.
14:17Édouard Philippe, il considère que le RN,
14:19c'est le nouvel en même temps.
14:20C'est ce qu'il a dit,
14:21qu'il ne s'assumerait pas,
14:22social dans le nord, libéral dans le sud.
14:24C'est donc ça que vous soutenez ?
14:29M. Philippe sait de quoi il parle,
14:31puisque c'est l'artisan premier du en même temps.
14:34M. Philippe, c'est, rappelons-le quand même,
14:38celui qui a appelé au second tour des législatives
14:41à voter pour les candidats du nouveau Front populaire,
14:44à voter pour M. Mélenchon et ses amis,
14:47pour M. Panneau, pour M. Ruffin, pour les communistes.
14:51C'est ça, M. Philippe, politiquement, économiquement.
14:55C'est quoi, M. Philippe ?
14:56C'est l'augmentation de la dette,
14:58c'est l'augmentation des déficits,
15:00c'est l'augmentation massive des impôts,
15:03c'est celui qui a mis le feu aux poudres,
15:05qui a déclenché la crise des Gilets jaunes
15:07par une forme d'arrogance technocratique,
15:10de mépris.
15:11Édouard Philippe ne connaît pas la souffrance des Français.
15:13C'est l'homme des 80 km heure,
15:16c'est l'homme de la déconnexion avec les territoires.
15:19C'est une forme d'arrogance technocratique,
15:22de Colin Froy ressuscité,
15:25qui ne connaît pas, qui ne parle pas à la France
15:29dans toutes ses différences.
15:30Oui, il y a une France du Sud, il y a une France du Nord.
15:33J'aimerais que M. Philippe aille à la rencontre de cette France
15:37qu'il ne connaît pas.
15:38Éric Ciotti, on le voit sur justement cet affichage du sondage
15:43qui est publié ce matin.
15:44Édouard Philippe, en l'état, serait battu par Marine Le Pen.
15:47Pour la première fois, il y a quelques instants,
15:50Jordan Bardella prend la parole.
15:52C'est une interview à nos confrères du Figaro
15:54et il parle de la campagne à venir.
15:55Voilà, et d'un élargissement, dit-il,
15:58non seulement possible mais nécessaire.
15:59Il dit, je suis obsédé par l'idée du rassemblement
16:01et du dépassement parce qu'elle est la condition de la victoire.
16:04La porte sera toujours ouverte.
16:07Notre première ambition sera de constituer un gouvernement
16:09d'union nationale qui ne sera pas composé exclusivement
16:12de cadres ou de parlementaires issus du RN.
16:15Il parle de vous en disant, on a commencé avec l'UDR d'Éric Ciotti,
16:18on s'élargira encore.
16:20Qu'est-ce que vous lui répondez ?
16:21Jusqu'où faut-il tendre la main selon vous ?
16:26Jordan Bardella a totalement raison.
16:29D'ailleurs, je le remercie pour souligner la force de cette union
16:33que nous bâtissons chaque jour un peu plus
16:36et nous allons encore le faire aux élections sénatoriales
16:39avec un objectif de créer un groupe RN ou UDR au Sénat.
16:46Nous le ferons partout comme nous l'avons fait aux élections législatives.
16:50Oui, il faut s'élargir.
16:51Une élection présidentielle, dans une telle situation de gravité,
16:57elle exige, elle appelle la mobilisation de toutes les compétences
17:01et de toutes ses bonnes volontés.
17:02Pour autant que nous ayons forcément une majorité claire.
17:06Y a-t-il des personnalités de droite à qui vous adressez ?
17:09Au-delà de Bruno Retaille, on a bien compris que lui,
17:10vous lui tendiez la main, est-ce qu'il y a d'autres personnalités de droite
17:13à qui vous dites aujourd'hui, rejoignez-nous pour cette campagne présidentielle ?
17:17Vous êtes les bienvenus.
17:18Bien sûr, moi j'ai travaillé avec le général Christophe Gomart,
17:23qui est député européen, qui est un homme remarquable.
17:26J'ai travaillé avec François-Xavier Bellamy,
17:28qui mène un combat respectable au Parlement européen.
17:33Ce sont des hommes de conviction, de valeur.
17:36Ils aiment la France.
17:38Ils ont leur place dans cette exigence de changement,
17:43en tout cas de mon analyse, je pense aujourd'hui qu'il faut
17:47qu'il y ait à nos côtés tous ceux qui privilégient l'intérêt général,
17:53qui regardent loin, qui regardent ce dont la France a l'ardente obligation aujourd'hui,
18:00plutôt que ceux qui se complaisent dans de médiocres querelles de boutiquiers,
18:06comme le fait M. Wauquiez, qui a eu l'indignité d'appeler à soutenir M. Philippe.
18:12– Mais vous, Éric Ciotti, quel rôle comptez-vous jouer
18:15dans cette campagne auprès de Marine Le Pen ?
18:17On sait qu'avec Jordan Bardella, le lien était assez fort.
18:20Quel rôle vous allez jouer auprès de Marine Le Pen ?
18:24– J'ai un lien fort aussi avec Marine Le Pen,
18:27parce que vous savez, quand j'ai bâti cette alliance en 2024,
18:31j'étais président des Républicains,
18:34le choix que j'ai fait est un choix historique.
18:37Il m'a beaucoup été reproché aujourd'hui,
18:39beaucoup qui ne m'ont pas suivi le regrettent
18:42et trouvent que j'avais peut-être eu raison avant les autres.
18:47Mais cette alliance, je vais vous faire une confidence,
18:49qui n'en est pas une au demeurant,
18:50je l'ai bâtie avec Marine Le Pen.
18:53Je travaille bien avec elle toutes les semaines.
18:56Nous nous voyons à l'Assemblée nationale.
18:58Elle préside son groupe, je préside le mien.
19:00Donc je participerai loyalement avec l'envie de porter ce changement.
19:08– Mais ça veut dire quoi ?
19:08Ça veut dire qu'on parle beaucoup de Jordan Bardella
19:10pour Matignon et Alex Ciotti ?
19:12Est-ce que vous prétendez être Premier ministre de Marine Le Pen ?
19:16– Moi, ce n'est pas du tout mon sujet.
19:20Marine Le Pen a dit les choses et ce tandem me va très bien.
19:25Je suis maire de Nice et je suis très heureux
19:28dans les fonctions que j'occupe.
19:29Mais en tant que maire de Nice, je vois aussi combien notre pays,
19:32je le redis, a besoin de ce changement.
19:35On ne peut pas continuer comme ça.
19:37Et si on ne veut pas continuer comme ça,
19:39il faut changer ceux qui nous ont conduits dans le mur.
19:43Et donc Marine Le Pen a ses qualités.
19:45Alors l'UDR que je préside au Président national
19:48aura pour ambition de participer,
19:50après à la majorité parlementaire,
19:52lors des élections législatives qui suivront,
19:55de porter des idées, notamment de liberté économique.
19:58Vous savez, certains experts estiment
20:01qu'on pourrait avoir 150 milliards d'euros de dettes
20:05à l'horizon de services de la dette,
20:093 500 milliards d'euros de dettes
20:11et 150 milliards d'euros de charges de la dette.
20:15Donc il va falloir s'attaquer à ce mur de la situation budgétaire.
20:20Donc nous voulons porter notre part.
20:23Nous voulons déréguler.
20:24Nous voulons plus de liberté.
20:26Nous voulons deux échelons de collectivité territoriale,
20:29la commune et la province.
20:31Moins d'impôts, moins d'impôts de production,
20:34moins d'impôts sur le patrimoine.
20:35C'est ces idées que nous défendrons dans la campagne.
20:38L'UDR existe aujourd'hui avec force à l'Assemblée nationale.
20:42C'est un parti d'idées.
20:43Nous défendrons nos convictions et nos idées
20:47dans une forme de programme que nous porterons
20:50auprès de la candidate que je soutiens.
20:52Merci beaucoup Éric Ciotti, maire de Nice, président de l'UDR.
20:56Merci d'avoir été avec nous pour cette première réaction
20:59après l'annonce de la candidature de Marine Le Pen.
21:01Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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