Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 42 minutes
L'Etat débloque 145 millions d'euros pour aider les agriculteurs à acheter des engrais. Les prix ont explosé depuis le début de la crise iranienne.
Encore une fois, une crise démontre les dépendances françaises. En 2022, on a commencé à se dire qu'il fallait trouver les moyens de produire nos propres engrais car nous étions trop dépendants de la Russie et de son gaz pour fabriquer des engrais. On a finalement trouvé un nouveau fournisseur qui passait par le Détroit d'Ormuz et on a oublié nos projets de production Made In France.
Regardez L'éco and You du 10 juillet 2026.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Marcia Liu, la ministre de l'agriculture Annie Gennevard, elle n'est pas partie en vacances.
00:06Elle vient de débloquer en urgence 145 millions d'euros pour aider nos paysans à acheter des engrais.
00:11Des engrais dont les prix ont explosé depuis le début de la crise iranienne.
00:15Ça va suffire ?
00:17De caribes dans ce site-là ou de mal en pis si on est éleveurs bien sûr de bovins.
00:22Encore une fois, encore une fois, une crise démontre les dépendances françaises.
00:26En 2022, on a commencé à se dire qu'il fallait trouver les moyens de produire nos propres engrais
00:31parce qu'on était trop dépendant de la Russie et de son gaz pour fabriquer des engrais.
00:36Mais ça, c'était en 2022.
00:37Ensuite, on a finalement trouvé un nouveau fournisseur qui passait par le détroit d'Hormuz.
00:42Dommage !
00:42Et on a oublié nos projets de production made in France pour être sûr d'être véritablement indépendant.
00:48Et donc avec le blocage du détroit d'Hormuz, on s'est retrouvé avec des agriculteurs pris à la gorge
00:51?
00:51Absolument, une nouvelle fois, puisque un tiers des engrais mondiaux passent par Hormuz.
00:56Résultat, beaucoup de demandes et pas d'offres.
00:58Les prix de la tonne ont été multipliés par deux pour atteindre 500 dollars.
01:04Et nos agriculteurs, déjà à l'os financièrement, n'ont pas pu acheter leurs stocks
01:08pour épandre dans les prochains mois et préparer les récoltes de 2027.
01:12Et ces aides, elles vont vraiment changer la donne, Martial ?
01:14Alors, on ne va pas cracher dans la soupe.
01:15C'est ce que m'a dit un leader syndical.
01:17Cette enveloppe de 145 millions, dont 107 viennent de l'Europe, c'est quand même bien de le rappeler de
01:22temps en temps, l'apport de l'Europe,
01:24ça veut dire qu'ils vont toucher 50 euros par tonne.
01:26Ça rééquilibre un peu parce que les prix sont également redescendus depuis quelques semaines, bien sûr.
01:32Alors, il y a toujours une incertitude quand Donald Trump traite les Iraniens de déchets.
01:37Et en plus, tout le monde va commander ses engrais en même temps.
01:40Donc, il risque d'y avoir un petit embouteillage pour la livraison.
01:43Oui, d'autant que depuis trois jours, il y a un regain de tension dans la région, au Moyen-Orient.
01:47Mais enfin bon, si je comprends bien, ces aides du gouvernement, ça débloque quand même un peu la situation ?
01:51Oui, ça apaise.
01:52Surtout que les agriculteurs affrontent en même temps une série de canicules qui grillent les céréales
01:57et obligent à faire des récoltes avec trois à quatre semaines d'avance.
02:00Mais en réalité, on prend encore une fois le problème par le mauvais bout.
02:05C'est-à-dire, qu'est-ce qu'il faudrait faire ?
02:06Le mauvais bout, c'est le financement public.
02:09Ce qu'il faudrait faire, c'est avoir une filière engrais française.
02:13Il y a un plan qui date de l'époque de Julien Denormandie, lorsqu'il était ministre de l'Agriculture.
02:18Alors, on a un programme de 540 millions d'euros qui est prévu, mais ça traîne dans l'exécution.
02:23Personne ne veut voir une usine d'engrais s'installer près de chez lui, bien sûr.
02:27Et pourtant, on pourrait faire des engrais décarbonés avec la méthanisation des exploitations, l'électricité nucléaire.
02:33Il existe des circuits azotés avec les déchets des poulaillers.
02:37Bref, tout ça existe. On peut aussi diminuer les doses.
02:40Mais tout ça, ça nécessite de réfléchir quand il n'y a pas de crise.
02:43Et ça, on sait assez mal le faire en France.
02:45C'est dit. Merci beaucoup, Martial.
02:48Les agriculteurs qui sont aussi en première ligne.
02:50Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations