- il y a 2 jours
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AmusantTranscription
00:00:00Eh oh mes paroles va le chair, salut à tous, j'espère que vous allez bien, le chairman pour vous
00:00:07servir, les guesnets m'appellent le chair, les filmbis 500, mais les deux sont corrects, anyway, sarcelle représentant, secte Abdoulaye
00:00:16évidemment, bienvenue sur WeHustle, c'est toujours ton émission qui rassemble les motifs.
00:00:22Au fil des émissions, nous recevrons différentes personnalités qui viendront s'asseoir à ma table, nous parler de leurs échecs,
00:00:30mais surtout de leur réussite.
00:00:32Alors Igo, take a seat now, God is the greatest man, we keep pushing hard, PDG, let's get it !
00:00:56De retour sur WeHustle, et aujourd'hui je suis vraiment fier d'accueillir mon homeboy, une légende, humoriste, représentant, producteur,
00:01:14autodidacte, l'homme que l'on nomme, dieudonné Mbala Mbala.
00:01:19Take a seat, God.
00:01:23C'est bon, c'est ça.
00:01:24Ça passe bien !
00:01:25Ouais, ouais, ouais, c'est impeccable.
00:01:27La présentation est Dieudonné Mbala Mbala, Mane Woundo Mane Mboratana Mbala.
00:01:32Je suis effectivement représentant d'une famille, mais je suis très heureux d'être là.
00:01:37Et bien tout le plaisir est pour nous, merci d'avoir accepté l'invitation.
00:01:41Et Jean, vous voulez te voir à ma table ?
00:01:43Ben oui, c'est normal.
00:01:45Tu sais, le vieux, moi j'observe et je vous vois arriver comme ça, j'ai pris le temps et
00:01:50je suis très content, très fier.
00:01:51Parce que ce qui est important, c'est la transmission à l'âge, j'ai plus de 60 ans maintenant,
00:01:56et de voir des choses bouger, évoluer, des jeunes se prendre en main.
00:02:00Ne rien attendre de ce système qui n'a rien à nous donner en fait.
00:02:04Et par nous-mêmes, faire, communiquer ce que tu fais.
00:02:07Ça fait plaisir, mais plus de 60 ans, mais t'es toujours en forme, t'es bien encore ?
00:02:12Oui, je tiens, je m'accroche quoi.
00:02:13On m'appelle, c'est moi le Baobab.
00:02:16Ok.
00:02:16C'est-à-dire que je suis bien enraciné dans ma terre du Cameroun, là.
00:02:20Et puis, non, je suis heureux de vivre une époque extraordinaire en fait, ce changement de basculement.
00:02:28J'en ai vu en 60 ans, tu sais, je suis né, on en parlait tout à l'heure, là,
00:02:32mais je suis né à l'époque, c'était le général de Gaulle.
00:02:35Donc, j'ai l'impression d'être dans un livre d'histoire quand je mets un petit coup d'œil
00:02:39dans le rétroviseur.
00:02:40Et c'est vrai qu'il s'en est passé des choses.
00:02:44Et donc, ben voilà, heureux d'être là.
00:02:46Puis ce monde-là, il est toujours aussi amusant à décrire et à décortiquer lorsque l'on est un humoriste.
00:02:54C'est ce que je fais.
00:02:54Puis je suis peintre aussi maintenant, en vieillissant, parce que c'est quand même plus tranquille.
00:02:59J'habite à la campagne et puis je suis pas mal.
00:03:02Très belle présentation, Gedo, sincèrement.
00:03:05On va retracer le parcours un petit peu déjà dans un premier temps.
00:03:08Parle-moi de ta jeunesse, s'il te plaît.
00:03:10D'où tu viens ?
00:03:11Parfois, je vois Vans, parfois, je vois Bagneux.
00:03:14Si tu peux nous apporter plus de précisions.
00:03:17Alors, je suis né à Fontenereau, dans le 92, tout a tourné autour de ce département.
00:03:22Je suis né là et puis j'ai grandi entre Verrière-le-Buisson, qui est dans le 91, et Bagneux,
00:03:28effectivement, où j'ai passé toute ma jeunesse.
00:03:30Ensuite, t'es interne à Venve, effectivement, au lycée Michelet.
00:03:35Et puis, il y avait Elie Semoun, un camarade de quartier, Anthony.
00:03:39On est devenu un duo comique qui a très bien fonctionné dans les années 90.
00:03:43Puis ma carrière a été lancée.
00:03:45En fait, j'ai toujours voulu faire rire.
00:03:48Et puis, je suis parvenu à réaliser ce rêve d'enfant.
00:03:51Et j'ai passé ma vie professionnelle à faire rire les autres.
00:03:55C'est pas mal.
00:03:57Alors, déjà, au sein même du foyer, c'était quoi l'ambiance ?
00:04:01Alors, j'ai une mère qui est bretonne, un papa qui est camerounais.
00:04:05Et j'ai un frère, là, à côté de moi, qui grandit avec moi.
00:04:11Et puis, mes parents se séparent.
00:04:13Et donc, mon père repart au Cameroun.
00:04:16Je vais avoir plusieurs frères et sœurs là-bas, avec qui je m'entends très bien.
00:04:22Et donc, j'ai passé, voilà, à partir d'un moment du temps entre le Cameroun et la France, entre
00:04:28les 92.
00:04:29Et puis, donc, aujourd'hui, plus ça va, plus le temps avance.
00:04:32Et plus je me rapproche, évidemment, du Cameroun, de mon village.
00:04:35Je suis le fils aîné.
00:04:37Donc, forcément, j'ai des responsabilités en tant que chef de famille, là-bas, dans mon village.
00:04:42À Olam, près d'En Gomesa.
00:04:45Et c'est là que je transmets mon expérience d'ancien.
00:04:49Maintenant, je suis le vieux.
00:04:50Je suis en première ligne, si tu veux.
00:04:52Et puis, je prépare mon fils, évidemment, à prendre la relève, après.
00:04:55Et puis, voilà, une vie qui s'est...
00:04:58J'ai passé beaucoup de temps à faire rire, encore une fois.
00:05:01Et je suis très content, parce que c'est un métier qui est extraordinaire, tu vois.
00:05:05Passer tout mon temps à voir les gens se marrer, c'est quand même pas mal, tu vois.
00:05:09Je ne dis pas qu'il y a eu des coups de bâton sur la tête.
00:05:12J'ai 50 condamnations, ils m'ont tout fait.
00:05:15Des années de prison sous bracelet, tout ça.
00:05:17Mais j'ai fait ce travail jusqu'au bout.
00:05:20J'ai poussé les limites jusqu'à être effectivement condamné à de la prison ferme.
00:05:25Mais il me semble que, voilà, c'est Césaire qui me disait,
00:05:28« Rire avec la souffrance nègre, vous allez déranger du monde, j'ai dérangé du monde. »
00:05:34Déjà, maman sociologue, d'accord, papa aussi bien installé.
00:05:41Est-ce qu'ils l'ont bien pris, le fait que leurs fils ne suivent pas la lignée ?
00:05:46Alors, ma mère bien, mon père dit, « Non mais c'est quoi ça ? »
00:05:52« Tu vas faire comment ? »
00:05:54« Non, non, non, non. »
00:05:56« Deviens comptable, même, mais qu'est-ce que ça a fait des comiques ? »
00:06:02Et puis doucement, il est venu, puis il a rigolé.
00:06:05Et puis il s'est dit, « Ah bon ? »
00:06:06On avait au Cameroun un humoriste, c'était Jean-Michel Cancan.
00:06:10Et Cancan, c'était vraiment celui qui était un peu le modèle pour moi.
00:06:16Et puis ici, Coluche et d'autres.
00:06:19Et donc, bon, il est revenu, il a dit, « Bon, ben ok, tu vas faire le Cancan. »
00:06:25« Tu as fait le Cancan. »
00:06:27Tout à l'heure, tu parlais d'Élysée Moon.
00:06:30Pourquoi lui et pas un autre ?
00:06:32Pourquoi tu as choisi ta société ?
00:06:33Non, c'était vraiment le mec le plus drôle de la bande.
00:06:37Et puis tout de suite, ça a fonctionné entre nous.
00:06:40Et puis lui, il faisait partie, voilà, légèrement, il commençait.
00:06:44Il avait fait des écoles de comédie, pas moi.
00:06:46Il doit avoir trois ans de plus que moi, Élie.
00:06:48Donc il était un peu en avance à cette époque-là.
00:06:51Il commençait à faire des publicités, des petites séries télévisées, des machins.
00:06:54Et puis on a décidé de faire le humoriste.
00:06:59Puis on a fait des scènes ouvertes et puis ça a fonctionné.
00:07:01Mais en toute objectivité, c'était celui, on était très complémentaires.
00:07:06Donc se marrer et puis faire rire les autres.
00:07:09Mais est-ce que toi, tu avais déjà ce talent, toi ?
00:07:12C'est-à-dire de faire rire les autres ?
00:07:13Oui, toujours.
00:07:14Depuis la maternelle, depuis l'école.
00:07:17Je me souviens d'un...
00:07:19Tu fais toujours le con.
00:07:21Et puis je ne pensais pas pouvoir en faire un métier.
00:07:24Je ne savais pas que ça existait.
00:07:26Mais voilà, c'est humoriste depuis le départ, oui.
00:07:29C'est vrai que c'était une qualité naturelle.
00:07:31Tu sais, c'est une question que je pose à chaque fois à mes amis humoristes.
00:07:36Je leur dis, quand tu es dans le quartier, quand tu es dans la ville, même de manière générale,
00:07:41soit, quand tu vannes tout le temps, constamment,
00:07:44soit tu sais te battre, ou soit tu cours vite.
00:07:49Toi, tu étais dans quelle configuration ?
00:07:51Moi, on n'a jamais...
00:07:53Alors, j'ai fait du judo pendant très longtemps.
00:07:55J'ai toujours été physiquement pas hors d'atteinte, pas exagérer,
00:07:59mais plutôt dans une catégorie de gens qu'on n'emmerde pas.
00:08:02Donc, c'est vrai que ça aide.
00:08:04Je dois le lire, parce qu'Eli, c'était l'inverse.
00:08:06Et on en discutait, lui.
00:08:08Le fait d'être de petite taille, un peu malingre,
00:08:12ça t'entraîne dans une enfance difficile.
00:08:16J'en connaissais un qui m'avait dit, putain, le nombre de fois que j'ai fini,
00:08:21la tête dans la poubelle, dans la cour de récré.
00:08:24Il me disait, je n'oublierai jamais cette odeur de vieille banane écrasée.
00:08:28Et c'est un mec qui avait souffert dans son enfance.
00:08:33Moi, je n'ai pas connu ça.
00:08:34Et je me suis battu quand il fallait se battre,
00:08:36mais je n'étais pas un bagarreur non plus.
00:08:38Le prof de judo nous avait dit,
00:08:41maintenant, vous n'avez plus le droit de vous battre.
00:08:43Donc, j'ai essayé de respecter ça.
00:08:46Et tu as un bon niveau en judo ?
00:08:47Le centreur noir.
00:08:49Ah ouais !
00:08:50Mais bon, j'en ai fait pendant dix ans toute mon enfance.
00:08:55C'est vrai que ça m'a appris aussi la rigueur.
00:08:57Je n'étais pas tellement sensible à la hiérarchie, à l'autorité, on va dire.
00:09:03Et là, il y a quand même quelque chose.
00:09:05Le maître t'enseigne quelque chose.
00:09:08Un respect, le tatami, le figueur au cadeau, le salut.
00:09:14Ça m'a enseigné pas mal de choses.
00:09:16Le judo, moi, je l'ai plutôt prise,
00:09:19pas sous l'angle de la compétition,
00:09:21mais c'était plutôt sur la philosophie.
00:09:24Par exemple, dans les premiers cours,
00:09:25quand tu es enfant, on t'apprend à chuter.
00:09:28Et intégrer la chute dans le mouvement de la vie,
00:09:31c'est intéressant.
00:09:32Chuter, c'est un mouvement comme les autres.
00:09:34Et donc, échouer, c'est un mouvement comme les autres.
00:09:37C'est un moment comme les autres.
00:09:38C'est une épreuve qui te permet de grandir.
00:09:41Donc, je dirais que le judo m'a beaucoup aidé.
00:09:45Et puis, par contre, sur le plan de la formation,
00:09:48c'était plutôt le jeu d'échecs,
00:09:49puisque j'ai joué aussi, là, plus en compétition aux échecs.
00:09:54Et là, ça m'a aidé à la concentration.
00:09:58Donc, j'avais ces deux facettes.
00:10:00Les études ne m'intéressaient pas trop.
00:10:01Mais j'avais le jeu d'échecs et le judo,
00:10:03qui étaient deux outils de formation, on va dire,
00:10:07pour le social, on va dire.
00:10:09J'ai trouvé ma place grâce à ça.
00:10:12Eh bien, tu sais, je l'ignorais.
00:10:14Tu n'en parles pas.
00:10:16Merci, en tout cas, pour ces précisions.
00:10:18Alors, pour rester sur Elie,
00:10:20ça matchait bien entre vous,
00:10:22vous étiez drôle,
00:10:23vous aviez décidé de former un binôme à deux, etc.
00:10:27Quels ont été les premiers retours ?
00:10:29Eh bien, tout de suite, ça a fonctionné.
00:10:32Tout de suite, ça n'a pas galéré une seconde.
00:10:34Enfin, ça a marché au bout de six mois, quoi.
00:10:37Parce qu'au bout de six mois, on faisait une salle,
00:10:38puis une deuxième salle, une troisième salle,
00:10:40une tournée,
00:10:41et puis les chaînes de télé, les promotions.
00:10:44Donc, non, j'avais 20 ans.
00:10:46Je n'ai pas eu vraiment d'autres professions.
00:10:51Pour vivre, au tout départ,
00:10:53j'ai vendu des bagnoles,
00:10:56j'ai fait des trucs.
00:10:57Parce que j'aimais bien les voitures à l'époque.
00:10:59Et puis, il y avait un concessionnaire,
00:11:01là, pas très loin.
00:11:02Et puis, il trouvait que j'étais drôle.
00:11:05Donc, quand on est drôle, on vend mieux.
00:11:08J'ai vendu quelques voitures au début.
00:11:11Et puis après, très vite,
00:11:12c'était le spectacle,
00:11:12et ça a marché tout de suite.
00:11:14Et tu savais que tu pouvais bien gagner ta vie
00:11:16avec ce métier ?
00:11:17Non, je ne savais pas du tout.
00:11:19Parce que là, c'est tout nouveau.
00:11:21C'est-à-dire qu'il y avait des gens
00:11:22que tu connaissais, des Michel Leib,
00:11:25qui faisaient totalement autre chose.
00:11:27Mais là, on voit un noir qui vient,
00:11:30qui se met en avant, corpulent, etc.
00:11:32Tu sais, tu pouvais frayer les gens.
00:11:35Oui.
00:11:36Parce que c'est vrai qu'ils ont peur.
00:11:38C'est vrai qu'il y a une société qui a peur.
00:11:40D'ailleurs, en ce moment,
00:11:41ces peurs sont en train d'être réveillées
00:11:43par des Zemmour et autres.
00:11:44C'est-à-dire qu'il y a la peur du noir.
00:11:49Et elle revient.
00:11:50Et à l'époque, ça existait déjà.
00:11:52Et je pense qu'Eli m'a aidé aussi
00:11:55à passer inaperçu.
00:11:58Et puis après, une fois qu'ils sont bien
00:12:01me parlé vraiment,
00:12:02ils ont eu peur.
00:12:03Et après, j'ai eu le parcours que j'ai eu.
00:12:06Parce que simplement,
00:12:07ce qui leur fait peur,
00:12:09c'est le rire de l'esclave
00:12:12et du colonisé.
00:12:14Ça, ils ne sont pas prêts à l'entendre.
00:12:17C'est-à-dire que
00:12:20tant que le noir, je dirais,
00:12:23s'amuse avec les rapports
00:12:25hommes-femmes, l'argent,
00:12:26la danse.
00:12:28Ça va.
00:12:29Mais dès qu'il commence à être
00:12:30un peu critique
00:12:31sur le monde dans lequel il vit,
00:12:34dès qu'il commence à pointer du doigt
00:12:36les véritables responsables
00:12:38de la situation
00:12:39dans laquelle on se trouve,
00:12:41les véritables pilleurs,
00:12:43les véritables voleurs,
00:12:45les véritables manipulateurs
00:12:46et menteurs,
00:12:47là, ça ne me fait plus rire,
00:12:49nos maîtres.
00:12:50Et ça, c'est vrai que
00:12:51je suis parvenu à amener
00:12:52le rire jusque-là,
00:12:55jusqu'à la porte de nos maîtres,
00:12:57puisqu'on va peut-être en parler
00:12:58à un moment donné.
00:12:59Sur mon parcours,
00:13:01c'était il n'y a pas très longtemps,
00:13:02j'ai appris que
00:13:04Ariane de Rothschild,
00:13:05donc,
00:13:06écrivait à Jeffrey Epstein
00:13:08pour lui dire,
00:13:08il faut faire taire Dieu donné.
00:13:10Donc, quand tu as le groupe
00:13:11de Rothschild contre toi,
00:13:13tu as l'élite française
00:13:17qui a décidé de te censurer.
00:13:19Et tu comprends
00:13:20qui a le pouvoir dans ce pays ?
00:13:23Effectivement,
00:13:24à partir du moment
00:13:24où elle a fait ce mail,
00:13:26eh bien,
00:13:27c'était parti pour moi.
00:13:28Là, j'avais...
00:13:30La chronologie des faits
00:13:32ne laisse pas la place au doute.
00:13:33J'ai eu droit à tout.
00:13:35C'est-à-dire,
00:13:36Manuel Valls entre en scène
00:13:37et les arrêtés préfectoraux
00:13:39encore aujourd'hui.
00:13:40J'en ai tout le temps.
00:13:41Et ce qui est amusant,
00:13:42c'est de voir
00:13:43à quel point, en fait,
00:13:44le pouvoir politique,
00:13:48ce sont des marionnettes.
00:13:50Il existe un homme politique
00:13:52en France,
00:13:53Dieu donné.
00:13:53Donc, pour elle,
00:13:54tous les politiques
00:13:55sont des bouffons,
00:13:56sont des clowns.
00:13:58Et ils sont placés là
00:13:59simplement pour servir
00:14:00les intérêts.
00:14:01On le voit aujourd'hui
00:14:02avec la crise politique,
00:14:05mais judiciaire,
00:14:06avec cette affaire Liana,
00:14:08où tous les gens
00:14:08commencent à manifester
00:14:09devant les tribunaux,
00:14:10il n'y a pas de justice.
00:14:11Mais il n'y a pas de justice.
00:14:12Mais ça,
00:14:13un homme noir,
00:14:14un Africain,
00:14:14le sait depuis longtemps.
00:14:15Il n'y a pas de justice.
00:14:16Il n'y a pas de justice
00:14:17en France.
00:14:18Il n'y a pas de justice
00:14:19dans le monde.
00:14:21On l'a vu avec
00:14:22l'arrestation de Maduro
00:14:24ou l'action militaire
00:14:25des Américains en Iran.
00:14:27Il n'y a pas de justice
00:14:28en réalité.
00:14:29C'est-à-dire,
00:14:30la justice,
00:14:30c'est celle du plus fort
00:14:31et c'est celle des...
00:14:33C'est ça la justice.
00:14:35Tout est fabriqué
00:14:36pour que le peuple
00:14:37leur obéisse
00:14:38et chaque matin
00:14:40se lève
00:14:41pour aller gagner
00:14:41les quelques euros
00:14:42qu'ils fabriquent
00:14:43à volonté.
00:14:44Et c'est ça
00:14:45la véritable condition
00:14:46d'esclaves
00:14:47dans laquelle on se trouve
00:14:48et qui n'a pas changé.
00:14:49Alors, le fait qu'on peut
00:14:50le dire en poésie,
00:14:51on peut peut-être
00:14:52le dire un peu en rap,
00:14:53mais en humour,
00:14:56visiblement,
00:14:56ça leur fait trop mal.
00:15:00Là, t'as avancé
00:15:01un petit peu trop vite.
00:15:03Mais en tout cas,
00:15:04j'entends ce que tu dis.
00:15:06Effectivement,
00:15:08c'était douloureux.
00:15:10Douloureux
00:15:10de voir ton nom
00:15:12ressortir comme ça.
00:15:13Et là, clairement,
00:15:14on ne pouvait plus
00:15:14se bander les yeux.
00:15:16sur ce que tu dénonçais
00:15:17depuis pas mal de temps.
00:15:18On va en parler
00:15:19un peu plus longuement après.
00:15:20Mais Diodo,
00:15:21moi, je voudrais
00:15:23que tu me parles
00:15:24de Pascal Légitimus,
00:15:25déjà, dans un premier temps.
00:15:27Comment
00:15:28et pourquoi
00:15:29il a jeté
00:15:29son dévolu sur vous ?
00:15:30C'est moi
00:15:31qui ai fait la démarche.
00:15:32Je voulais vraiment,
00:15:34déjà,
00:15:34parce que c'était
00:15:35quelqu'un,
00:15:36un noir français,
00:15:37et que je
00:15:41l'admirais
00:15:42en tant qu'artiste.
00:15:43Et je voulais
00:15:44vraiment
00:15:45que ce soit...
00:15:47C'était pour moi
00:15:48important
00:15:48d'avoir
00:15:54un conseiller,
00:15:55un maître
00:15:56de ma communauté.
00:15:58C'était important.
00:15:59Et donc,
00:16:00on l'a sollicité,
00:16:02il est venu
00:16:02et il nous a aidés.
00:16:03Alors,
00:16:04toi, déjà,
00:16:05très tôt,
00:16:05tu avais cette vision,
00:16:06tu étais rassuré
00:16:07de voir un noir
00:16:08en place ?
00:16:10Oui.
00:16:11En fait,
00:16:11je pense que
00:16:12c'est tout le monde.
00:16:13Tu sais,
00:16:13en fait,
00:16:14leur histoire
00:16:15d'égalité fraterniste,
00:16:16tout ça,
00:16:16c'est un concept
00:16:18magnifique.
00:16:19Et moi,
00:16:19je n'ai pas de problème
00:16:20ni avec les blancs
00:16:21ni avec les noirs.
00:16:21J'ai une mère blanche.
00:16:23Et donc,
00:16:23c'est ce que je dis toujours,
00:16:24c'est...
00:16:26Il n'y a pas de problème,
00:16:27en fait,
00:16:27on peut être bien ensemble,
00:16:28mais c'est vrai
00:16:29que ça existe.
00:16:31Ça existe,
00:16:31le sentiment
00:16:32et l'émotion communautaire.
00:16:33Les gens aiment bien
00:16:34être entre eux.
00:16:35Et on est plus rassuré.
00:16:37Je regarde dans les prisons,
00:16:38par exemple,
00:16:38les gens dans les cours
00:16:40de prison,
00:16:41ils se regroupent
00:16:42à un moment donné
00:16:43avec les maghrébins,
00:16:44les gitans avec les gitans,
00:16:45les noirs avec les noirs,
00:16:46les corsaires.
00:16:47Simplement parce que
00:16:48quand tu es tout au fond
00:16:50du panier
00:16:50de la tristesse,
00:16:51de la misère,
00:16:53tu es plus en confiance.
00:16:54Et pour les blancs,
00:16:55c'est pareil.
00:16:56Et je comprends tout à fait ça.
00:16:57Moi,
00:16:58je ne suis pas
00:17:00un anticommunautaire.
00:17:01Je trouve que ça a du bon
00:17:02et c'est normal.
00:17:04c'est certainement
00:17:05au fond,
00:17:05dans nos mémoires,
00:17:06quelque chose qui existe.
00:17:08Même au Cameroun,
00:17:09je vois entre un Boulou,
00:17:11un Eowundo,
00:17:11un Eton,
00:17:12on aime bien être
00:17:14des gens
00:17:15de la même langue,
00:17:16du même peuple.
00:17:18Donc,
00:17:19de la même façon,
00:17:20dans ce champ culturel,
00:17:21il y avait Pascal Légitimus
00:17:23qui était un représentant
00:17:24de la communauté noire.
00:17:25Il n'y en avait pas beaucoup.
00:17:26Donc,
00:17:26je me suis tourné vers lui.
00:17:28Ça me paraissait
00:17:28tout à fait normal.
00:17:30Et c'est toi
00:17:31qui a entraîné
00:17:32Elie avec toi ?
00:17:33Oui,
00:17:33lui,
00:17:34Elie,
00:17:35il faisait partie
00:17:36d'une autre communauté.
00:17:38Il avait de la famille,
00:17:39d'ailleurs,
00:17:40déjà dans ce milieu-là.
00:17:42Et lui,
00:17:43il n'avait pas
00:17:43de contact direct
00:17:44avec des humoristes
00:17:46qui nous inspiraient.
00:17:47Or,
00:17:47les Inconnus,
00:17:48à l'époque,
00:17:48c'était vraiment
00:17:50le top
00:17:50de ce qui se faisait.
00:17:54c'est parce que
00:17:57j'avais plus confiance
00:17:59en me disant
00:18:00je vais m'adresser
00:18:02à quelqu'un
00:18:02de ma communauté.
00:18:03Et puis après,
00:18:05voilà,
00:18:07Pascal,
00:18:07ça s'est bien passé
00:18:08avec nous.
00:18:09Et puis,
00:18:09il nous a donné
00:18:10les conseils,
00:18:11les bons conseils
00:18:11qu'il fallait
00:18:12pour pouvoir
00:18:13se lancer
00:18:14assez rapidement.
00:18:15Et parle-moi
00:18:16de la relation
00:18:17de groupe
00:18:17parce que,
00:18:18clairement,
00:18:19dès le départ,
00:18:19t'as été plébiscité.
00:18:21Attention,
00:18:21vous deux,
00:18:21vous aviez marqué
00:18:23les esprits,
00:18:24etc.
00:18:24Mais,
00:18:25dans l'esprit des gens,
00:18:27c'était
00:18:27Dieu donné,
00:18:29le numéro 10,
00:18:30si on parle
00:18:32avec un langage
00:18:33footballistique,
00:18:35et Elie,
00:18:36c'était le
00:18:39numéro 8.
00:18:40Elie,
00:18:41je ne suis pas sûr
00:18:42qu'il ait,
00:18:44quand il est sorti
00:18:45du duo,
00:18:46c'était pour aller
00:18:46faire du cinéma
00:18:47aux Etats-Unis,
00:18:48lui,
00:18:48je pense que c'était
00:18:49plus le statut
00:18:50de star
00:18:51de cinéma
00:18:52qui l'intéressait.
00:18:53Moi,
00:18:54j'ai fait ce métier
00:18:55d'humoriste,
00:18:56pas par hasard.
00:18:57Et je veux dire,
00:18:58j'ai vraiment
00:18:59travaillé à fond
00:19:00jusqu'à déranger
00:19:02la société,
00:19:03déranger le système
00:19:04sur des véritables
00:19:06inégalités.
00:19:07Et j'ai parlé
00:19:08beaucoup des inégalités
00:19:10qui touchaient
00:19:10les Noirs,
00:19:11l'Afrique,
00:19:12les afro-descendants.
00:19:14Pourquoi ?
00:19:14Parce que ce sont
00:19:15mes cellules,
00:19:16ce sont les mémoires
00:19:17de mon corps
00:19:19qui parlent,
00:19:20c'est-à-dire
00:19:20mes ancêtres.
00:19:21Quand je parle,
00:19:23vous avez
00:19:23les Zerounlo
00:19:24qui parlent.
00:19:25C'est-à-dire qu'on n'est pas,
00:19:26on est le maillon
00:19:27d'une chaîne
00:19:28qui se referme
00:19:29sur une autre.
00:19:30C'est une autre culture,
00:19:31c'est une autre façon
00:19:32de voir le monde.
00:19:33Et donc moi,
00:19:34j'ai fait humoriste
00:19:35en me disant
00:19:35peut-être que
00:19:36par cet intermédiaire-là,
00:19:38par ce biais,
00:19:38ce vecteur,
00:19:40je vais pouvoir réaliser
00:19:41mon épanouissement
00:19:43intellectuel aussi.
00:19:44Césaire me disait
00:19:45« Ouais, rire ! »
00:19:47Lui, il était...
00:19:47J'ai eu la chance
00:19:48de rencontrer
00:19:48des personnes très importantes
00:19:50de notre communauté
00:19:50qui ont vraiment compté pour moi.
00:19:52Césaire en fait partie.
00:19:53On s'était rencontrés
00:19:55et il découvrait l'humour
00:19:57et les capacités
00:20:00de l'humour
00:20:01pour changer les mentalités.
00:20:03à travers moi.
00:20:05Il ne pensait pas
00:20:06que c'était possible
00:20:06au départ.
00:20:07Il disait
00:20:07« Rire avec la souffrance nègre,
00:20:09vous allez déranger du monde. »
00:20:11Ça lui paraissait dangereux
00:20:13comme terrain de jeu.
00:20:15L'humour
00:20:15et mon histoire.
00:20:19Et effectivement,
00:20:20c'est dangereux.
00:20:21C'est effectivement,
00:20:22c'est dangereux
00:20:22quand le maître
00:20:23voit l'esclave
00:20:24se marrer
00:20:24et se foutre de sa gueule.
00:20:26C'est très dangereux.
00:20:28Il préfère qu'il danse,
00:20:30qu'il chante,
00:20:30qu'il joue au foot.
00:20:31Il préfère.
00:20:32Mais cela dit,
00:20:34c'est la même chose.
00:20:35Tu disais le numéro 10,
00:20:36j'aurais été sur un terrain de foot.
00:20:38Voilà,
00:20:38j'aurais fait à fond
00:20:40ce que j'avais à faire.
00:20:41Là,
00:20:41j'ai fait à fond
00:20:42ce que j'avais à faire,
00:20:43c'est faire rire.
00:20:44Et faire rire
00:20:45avec ce qui fait mal.
00:20:46Mais très tôt,
00:20:47toi,
00:20:48tu as été conscientisé
00:20:49et sensibilisé
00:20:50même sur les choses
00:20:50qui t'entouraient,
00:20:51sur l'histoire africaine,
00:20:52sur les grands personnages
00:20:55qui ont marqué
00:20:55le continent
00:20:57et même le monde même.
00:20:58Oui,
00:20:58alors la différence
00:20:59avec les générations
00:21:00qui vont suivre,
00:21:01c'est qu'on était
00:21:02beaucoup moins nombreux.
00:21:04Zemmour s'en plaint aujourd'hui,
00:21:06mais moi,
00:21:07je trouve ça génial,
00:21:08c'est qu'on est
00:21:08de plus en plus nombreux.
00:21:10Et effectivement,
00:21:10la différence avec l'Occident,
00:21:12c'est que l'Occident,
00:21:13il y a moins de naissances
00:21:15que de décès aujourd'hui,
00:21:17alors que nous,
00:21:17on multiplie notre population
00:21:19par deux
00:21:19tous les dix ans.
00:21:21Donc,
00:21:21c'est mathématique,
00:21:24qu'il va y avoir
00:21:26un changement.
00:21:27Et ce changement,
00:21:29moi,
00:21:30à l'époque,
00:21:31on était deux noirs
00:21:32dans l'école.
00:21:34Donc,
00:21:35ce n'était pas pareil.
00:21:36Et donc,
00:21:36tu vivais les choses différemment.
00:21:41On était deux noirs
00:21:41assez costauds,
00:21:42donc on n'avait pas
00:21:43trop d'emmerdements.
00:21:44Mais le racisme
00:21:47était encore plus fort
00:21:49qu'aujourd'hui.
00:21:50Mais il l'est quand même.
00:21:51Il est institutionnalisé
00:21:53aujourd'hui.
00:21:53C'est-à-dire qu'il est
00:21:55systémique.
00:21:55C'est-à-dire qu'il y a
00:21:56un racisme.
00:21:57Il ne faut pas croire.
00:21:59Même,
00:21:59tu peux collaborer
00:22:00un certain temps
00:22:00avec le système,
00:22:01être le bon nègre
00:22:03de maison,
00:22:03mais tu resteras un nègre.
00:22:06Et ça,
00:22:06je l'ai compris tout de suite.
00:22:07Je l'ai compris
00:22:09très rapidement.
00:22:10Alors,
00:22:10le fait aussi
00:22:10de repartir au Cameroun
00:22:12et puis
00:22:14être issu du peuple
00:22:15et Wound,
00:22:15au peuple de la forêt,
00:22:17si tu veux,
00:22:18tu sais,
00:22:18on n'attend pas grand-chose
00:22:19de l'extérieur.
00:22:21Quand tu sais survivre
00:22:22dans un milieu hostile,
00:22:24entre un serpent,
00:22:25entre le danger
00:22:27de l'humidité
00:22:28et les politiques,
00:22:29ici,
00:22:29c'est pareil.
00:22:30C'est la même chose,
00:22:31en fait.
00:22:32Il faut être juste
00:22:33et vivre
00:22:36de manière...
00:22:37Moi,
00:22:37j'ai géré ma carrière
00:22:38de manière assez solitaire
00:22:39sur l'inspiration.
00:22:41Et donc,
00:22:42voilà,
00:22:42ça m'a conduit
00:22:43dans cette situation.
00:22:44Mais tu as raison,
00:22:45j'ai été conscientisé
00:22:47très vite
00:22:47par l'environnement.
00:22:48on m'a très vite fait
00:22:50comprendre que j'étais
00:22:51pas chez moi ici.
00:22:53Enfin,
00:22:53j'étais un Africain,
00:22:54quoi.
00:22:55Même en allant aux Antilles,
00:22:56la première fois,
00:22:57j'étais content.
00:22:57Je me disais,
00:22:57tiens,
00:22:57ils me ressemblent tous.
00:22:59Et on m'a dit,
00:23:00bonjour,
00:23:00monsieur l'Africain.
00:23:01Ah,
00:23:01j'ai dit,
00:23:01d'accord,
00:23:03je suis africain.
00:23:04Il y a une différence.
00:23:05Maintenant,
00:23:06c'est fini avec les jeunes
00:23:07générations aux Antilles.
00:23:08Je suis chez moi.
00:23:08Ouais,
00:23:09j'ai vu les vidéos.
00:23:11Et est-ce que le fait
00:23:12que tu sois plébiscité,
00:23:13comme je te l'ai dit,
00:23:15plus que ton comparse,
00:23:16pour le coup,
00:23:17sans jeter d'anathème,
00:23:19est-ce que ça crée
00:23:20des inlimités ?
00:23:22Je vois ce que tu veux dire.
00:23:23De toute façon,
00:23:23dans un duo,
00:23:24dans un groupe,
00:23:25il y a toujours
00:23:26des personnalités.
00:23:27Et puis après,
00:23:28très longtemps,
00:23:29tu es dans une...
00:23:31Tu essayes d'exister
00:23:33au sein du duo,
00:23:34au sein de ce métier,
00:23:35au sein de tout.
00:23:35Toi,
00:23:36tu essayes de...
00:23:37Et c'est humain
00:23:38que d'essayer
00:23:39d'être le meilleur.
00:23:41Moi,
00:23:41ça n'a jamais été mon combat,
00:23:43en fait.
00:23:43C'était le plus drôle
00:23:44et celui qui irait
00:23:45le plus loin.
00:23:46Donc,
00:23:46celui qui me ferait rire.
00:23:47Et je me suis fait rire
00:23:48jusqu'à aujourd'hui.
00:23:49Je me fais rire
00:23:50à faire le spectacle.
00:23:52Et Lee,
00:23:52je pense qu'il s'est
00:23:54très très vite
00:23:54enfermé dans une...
00:23:56Il se regardait jouer.
00:23:57Il se regardait...
00:24:00Il voulait être une star.
00:24:01Voilà.
00:24:02Et il est devenu une star,
00:24:03donc il est content.
00:24:04Mais une fois qu'il est une star,
00:24:05tu fais quoi ?
00:24:06Et...
00:24:07Mais bon,
00:24:08il a eu moins d'emmerdements.
00:24:09Il peut faire des crédits
00:24:10à sa banque.
00:24:11Voilà.
00:24:12Il a eu une autre vie.
00:24:13mais ce n'est pas la vie
00:24:14de quelqu'un
00:24:14qu'on ne va pas oublier.
00:24:18Mais c'est un choix
00:24:19que tu fais.
00:24:19Tu vois,
00:24:20c'est...
00:24:21Bon,
00:24:22moi,
00:24:22je sais que ça coûte cher
00:24:25d'être ce que je suis.
00:24:27Mais quand je regarde mon œuvre,
00:24:32je suis content
00:24:32parce que je me dis,
00:24:33bon voilà,
00:24:33ça ressemble à ce que je voulais faire.
00:24:35et je pense que
00:24:38mes ancêtres,
00:24:39mon père,
00:24:40qui n'est plus là,
00:24:41seraient...
00:24:42Ouais,
00:24:43seraient fiers de ça.
00:24:46Et à quel moment
00:24:47tu as compris
00:24:48les enjeux du métier,
00:24:49c'est-à-dire la notion du business
00:24:51parce que Pascal Legitimus
00:24:52vous a produit ?
00:24:54Ouais,
00:24:55enfin,
00:24:55il avait un producteur.
00:24:56Lui,
00:24:57Pascal,
00:24:57ne s'est jamais vraiment produit
00:24:58mais il a aidé
00:24:59à la production.
00:25:00C'est-à-dire qu'il a...
00:25:01Il nous a présenté
00:25:02Claude Martinez
00:25:03qui était un producteur
00:25:04à l'époque
00:25:05qui travaillait avec eux
00:25:06sur la télé
00:25:07et on a commencé comme ça
00:25:09mais très vite,
00:25:10moi,
00:25:10ça ne m'allait pas
00:25:11parce que
00:25:13ça n'allait pas
00:25:13dans le sens
00:25:14de ce que je voulais faire.
00:25:15Moi,
00:25:16ce que je voulais faire,
00:25:17ce n'est pas faire...
00:25:18Moi,
00:25:19c'était un...
00:25:19Je voulais qu'on comprenne bien
00:25:21que l'humour
00:25:23de Diodonné Mbala Mbala
00:25:24c'est l'humour d'un continent.
00:25:26Voilà.
00:25:27C'est une façon
00:25:29de voir le monde
00:25:30et puis mes origines
00:25:31m'obligeaient
00:25:33à rester cohérent
00:25:34avec ce que j'allais faire
00:25:36et ce que j'allais dire.
00:25:38Et donc,
00:25:39je crois qu'on était
00:25:40trop peu nombreux
00:25:42pour faire
00:25:43les singes
00:25:44à la télé.
00:25:45Il fallait qu'on
00:25:46fasse rire
00:25:47mais qu'on...
00:25:49Aujourd'hui,
00:25:50quand je rentre
00:25:50chez moi au Cameroun,
00:25:51les gens me disent
00:25:52merci.
00:25:53Les jeunes humoristes
00:25:54viennent tous
00:25:55pour la plupart
00:25:55me remercier,
00:25:56que je les ai inspirés,
00:25:58que quelque part
00:26:00ils ne comprennent pas
00:26:00pourquoi je ne me suis
00:26:01jamais calmé.
00:26:02Alors,
00:26:02je leur ai dit
00:26:03écoute,
00:26:04je te souhaite
00:26:04de ne pas te calmer
00:26:05trop tôt
00:26:06parce que
00:26:07se calmer,
00:26:08ça veut dire quoi ?
00:26:09En fait,
00:26:10moi,
00:26:10j'ai toujours été
00:26:11respectueux
00:26:12des gens,
00:26:13je n'ai jamais été
00:26:14raciste,
00:26:15antisémite
00:26:15ou quoi que ce soit,
00:26:16j'ai simplement donné
00:26:17un point de vue.
00:26:18Et
00:26:20ça m'a coûté
00:26:21ce que ça m'a coûté
00:26:22mais ça m'a coûté
00:26:23un public
00:26:23toujours aussi important
00:26:25aujourd'hui.
00:26:26Et tu le verras peut-être
00:26:27d'ailleurs
00:26:28dans les vues
00:26:29de cet entretien
00:26:32parce que
00:26:33pourquoi
00:26:34ça fonctionne autant
00:26:36et pourquoi
00:26:37le fait que j'intervienne
00:26:38dans un entretien
00:26:40comme celui-là
00:26:41fait qu'il y a
00:26:42beaucoup de vues ?
00:26:43Je ne sais pas pourquoi.
00:26:44C'est aussi ton talent
00:26:46bien sûr
00:26:46mais par rapport
00:26:47à tes invités,
00:26:49tu verras
00:26:50certainement
00:26:50ça fera peut-être
00:26:51un peu plus de vues.
00:26:52Simplement pourquoi ?
00:26:53Parce que
00:26:54tu ne peux pas tricher
00:26:55dans la vie.
00:26:56Tu ne peux pas.
00:26:57Tu peux essayer
00:26:58de faire le malin
00:26:59mais à un moment donné
00:27:00soit tu t'es mis en risque
00:27:01soit tu ne l'as pas fait.
00:27:03Et quand tu es un artiste
00:27:05notamment comique
00:27:06si tu ne te mets pas en risque
00:27:07tu ne fais rire personne.
00:27:09Tu peux profiter
00:27:10un temps
00:27:11tu fais un spectacle
00:27:12tu passes à la caisse
00:27:13voilà
00:27:13mais si tu veux faire rire
00:27:15sur 40 ans comme moi
00:27:16tu ne peux pas tricher.
00:27:18Tu t'es obligé
00:27:19de dire les choses.
00:27:20T'es obligé de
00:27:20à l'époque des rois
00:27:22le bouffon était là
00:27:23pour dire
00:27:24voilà le roi est un
00:27:27alors le roi
00:27:27dit attention
00:27:30et moi on m'a dit
00:27:30attention
00:27:31je la ferme
00:27:32et donc
00:27:34je ne la ferme pas
00:27:35et puis
00:27:35je ne la ferme pas
00:27:36pourquoi ?
00:27:37Parce qu'ils m'ont tout fait
00:27:39ils peuvent me faire
00:27:40quoi de plus ?
00:27:41J'étais en taule
00:27:42pour de la prison
00:27:43j'ai été sous bracelet électronique
00:27:45et condamné
00:27:45à de la prison ferme
00:27:46pour des blagues
00:27:47ce que je te dise
00:27:49Mais
00:27:50là où tu as été
00:27:51smart intelligent
00:27:52c'est que très tôt
00:27:53tu t'es professionnalisé
00:27:54Oui
00:27:55ça c'est vrai
00:27:57ça c'est
00:27:57ça j'encourage
00:27:58les gens qui nous écoutent
00:28:00n'attendez rien
00:28:02du système
00:28:03le système est là
00:28:04pour vous utiliser
00:28:06donc
00:28:06n'attendez rien de lui
00:28:07faites ce que vous avez à faire
00:28:09faites vos affaires
00:28:10faites développer vous
00:28:11et puis comme vous
00:28:12t'es en train de le faire
00:28:13n'attend rien
00:28:15parce que tu n'auras rien
00:28:16si tu ne te prostitues pas
00:28:18à un moment donné
00:28:19et que tu vas
00:28:20contre tes convictions profondes
00:28:23j'ai eu la chance
00:28:24de ne pas avoir
00:28:25un sac ou de chair
00:28:26mais je n'ai pas eu ça
00:28:28à faire ça
00:28:28et puis ce qui fait
00:28:30qu'aujourd'hui
00:28:31des humoristes de ma génération
00:28:32je suis certainement
00:28:33le plus suivi
00:28:35parce que
00:28:36il y a une continuité
00:28:38alors est-ce que c'est bien
00:28:39est-ce que c'est mal
00:28:40je ne sais pas
00:28:40encore une fois
00:28:42j'ai subi
00:28:44les pressions
00:28:44je veux dire
00:28:45je ne les ai pas demandées
00:28:47donc bon
00:28:48après le succès
00:28:49il arrive
00:28:50et aujourd'hui
00:28:51on vient me dire
00:28:52putain
00:28:52t'avais raison
00:28:53t'avais raison
00:28:53je ne sais pas
00:28:54si j'avais raison
00:28:55je fais ce que je pensais
00:28:57aujourd'hui
00:28:58vous êtes plus nombreux
00:28:58à penser comme moi
00:28:59tant mieux
00:28:59voilà
00:29:00et puis
00:29:02je me suis mis
00:29:03à la peinture
00:29:04parce que c'est un truc
00:29:05de vieux
00:29:05et que je trouve ça bien
00:29:06et puis
00:29:08et donc ça
00:29:09ça marche très très bien aussi
00:29:11et tu sais
00:29:12pour rester sur la production
00:29:13tu as décidé de
00:29:15de travailler avec ton frère
00:29:16ouais
00:29:17d'accord
00:29:18et ça c'est une très bonne chose
00:29:19d'ailleurs
00:29:19tu vois
00:29:20toutes ces valeurs familiales
00:29:22où on avance ensemble
00:29:23etc
00:29:23mais c'est un phénomène
00:29:25qui était nouveau
00:29:26tu sais
00:29:27moi j'ai en tête
00:29:28Nicolas Anelka
00:29:29qui bossait avec sa famille aussi
00:29:31on lui a
00:29:31mon frère
00:29:32c'est mon petit frère
00:29:33d'accord
00:29:34tu vois
00:29:34on lui a tapé sur les doigts
00:29:36pour lui dire que c'était des choses
00:29:37qui ne se faisaient pas
00:29:38alors que toi
00:29:38on parle de production
00:29:40etc
00:29:40mais on est en plein
00:29:41dans les milieux
00:29:41on est en plein
00:29:42dans les années 90
00:29:44d'accord
00:29:45moi je veux savoir
00:29:46qui est-ce qui t'a mis
00:29:47la puce à l'oreille
00:29:48comment
00:29:49dès le départ
00:29:50tu t'es dit
00:29:51oulala
00:29:53ils ne mourront pas
00:29:54je me professionnalise
00:29:56de mon côté
00:29:57on sait jamais
00:29:58moi c'est mon père
00:29:59je pense
00:29:59qui
00:30:00je lui ai expliqué
00:30:01je lui ai dit
00:30:02non là on a un producteur
00:30:03mais il nous impose des trucs
00:30:05c'est lui qui choisit ça
00:30:06c'est
00:30:07ah il m'a dit
00:30:08tu sais
00:30:08un petit chez soi
00:30:09vaut mieux qu'un grand
00:30:10chez les autres
00:30:12il me l'a dit
00:30:13différemment
00:30:14il m'a dit
00:30:15non non non
00:30:15il va mieux
00:30:16un petit chez soi
00:30:17qu'un grand chez les autres
00:30:19tu seras toujours mieux
00:30:20et des papas
00:30:21on va faire comme ça
00:30:23et je suis parti comme ça
00:30:24parce que je
00:30:26parce que
00:30:27qu'est-ce qu'on attend
00:30:27en fait
00:30:28beaucoup de gens
00:30:29en rentrant dans ce métier
00:30:30et il faut être honnête
00:30:32et je peux le comprendre
00:30:33ils veulent
00:30:34ils veulent
00:30:35devenir
00:30:36de l'argent
00:30:39rouler dans
00:30:39une belle voiture
00:30:40sortir
00:30:41dans des
00:30:41beaux endroits
00:30:43mais tout ça
00:30:44une fois qu'on l'a fait
00:30:45voilà
00:30:46qu'est-ce qu'il se passe
00:30:48il vaut mieux
00:30:49se le payer
00:30:50soi-même
00:30:50déjà
00:30:51pour moi tu sais
00:30:52ce que tu te payes
00:30:53et puis après
00:30:54tu t'aperçois
00:30:54que finalement
00:30:55bon
00:30:55ça roule aussi bien
00:30:57une autre voiture
00:30:57plus petite
00:30:58voilà
00:30:59mais il faut ce temps
00:31:02certainement
00:31:02de consommation
00:31:03du luxe
00:31:04tout ça
00:31:05pour comprendre
00:31:05et il y a beaucoup
00:31:06de jeunes gens
00:31:07et je peux les comprendre
00:31:09et j'ai été comme eux
00:31:10mais ça m'est passé
00:31:12très vite
00:31:12très très très vite
00:31:14la relation
00:31:17à l'argent
00:31:17au paraître
00:31:19c'est quelque chose
00:31:20qui m'est passé
00:31:21très vite
00:31:21au profit
00:31:22de plutôt faire rire
00:31:24et faire rire
00:31:25librement
00:31:26c'est-à-dire que
00:31:26j'ai pas un producteur
00:31:28qui me dit
00:31:28ah dans ça
00:31:28tu peux pas le dire
00:31:29je vais le faire
00:31:31quand même
00:31:32on m'a dit
00:31:33par exemple
00:31:33alors là
00:31:34si jamais
00:31:35si jamais
00:31:36t'invites
00:31:36fort
00:31:36ils sont sur scène
00:31:37t'es mort
00:31:38je vais voir
00:31:39de mon vivant
00:31:40comment ça fait
00:31:41tout de suite
00:31:42j'ai invité
00:31:43et donc
00:31:43voilà
00:31:44j'ai connu
00:31:44tous les infréquentables
00:31:45de France
00:31:46tous
00:31:47tous
00:31:47tous ceux
00:31:47qu'il fallait pas rencontrer
00:31:48je les ai rencontrés
00:31:51genre Marie Le Pen
00:31:52j'ai fait l'atelier
00:31:53de chansons potache
00:31:54avec des tués en série
00:31:55à partir du moment
00:31:56où tu ne crois plus
00:31:58dans
00:31:58dans ceux qui parlent
00:31:59et qui incarnent
00:32:00le bien
00:32:00et la morale
00:32:01je n'y crois pas
00:32:02dans la justice
00:32:03j'y crois dans rien
00:32:04donc je me dis
00:32:05je vais aller voir
00:32:05déjà ce qui se fait
00:32:07de pire
00:32:07pour voir
00:32:08puis je me suis aperçu
00:32:09que ce n'est pas le pire
00:32:10le pire
00:32:10le pire
00:32:11c'est les gens
00:32:13qui sont dans l'ombre
00:32:14et qui payent tout le monde
00:32:15c'est eux qui décident
00:32:17et moi
00:32:18ce n'est pas du complotisme
00:32:19de ce que je te dis
00:32:20puisque moi
00:32:21il y a un mail
00:32:22signé Ariane de Rothschild
00:32:24qui parle de moi
00:32:25et qui demande
00:32:26à Jeffrey Epstein
00:32:27de me faire taire
00:32:28donc
00:32:29ce n'est pas
00:32:29ce n'est pas une vision
00:32:31de l'esprit
00:32:31d'un complotiste
00:32:33antisémite
00:32:33ou quoi que ce soit
00:32:35je n'ai aucun problème
00:32:36avec nos compatriotes
00:32:37de la communauté juive
00:32:38mais il y a une mafia juive
00:32:39que je combats
00:32:40oui
00:32:40c'est sûr
00:32:43et ça fait rire tout le monde
00:32:45aujourd'hui
00:32:45quand on parle
00:32:46d'Ariane de Rothschild
00:32:47tant mieux
00:32:48c'est devenu un sujet
00:32:49alors qu'elle cultivait
00:32:50la discrétion
00:32:51l'autre elle est en première ligne
00:32:53et c'est le début
00:32:54on le voit
00:32:55avec l'affaire Bruel
00:32:56c'est des mecs
00:32:56qui se pensaient
00:32:58intouchables
00:33:00les temps changent
00:33:04alors pour rester
00:33:05sur ton ascension
00:33:07d'accord
00:33:08au départ
00:33:09tu étais très mainstream
00:33:10oui
00:33:11quand j'étais avec Eli
00:33:12quand tu étais avec Eli
00:33:13il y avait les enfoirés
00:33:15tout le monde t'approchait
00:33:16etc
00:33:16et là tu viens de dire
00:33:17un truc très intéressant
00:33:18c'est à dire
00:33:21tu as aimé les paillettes
00:33:22mais pas trop
00:33:25tu vois
00:33:25oui oui
00:33:26c'est à dire
00:33:27avec Eli
00:33:27il me faisait découvrir
00:33:28tout ça
00:33:29parce que moi
00:33:29j'étais pas tellement là-dedans
00:33:31j'habitais déjà
00:33:31à la campagne
00:33:32j'ai pas habité Paris
00:33:33bon j'étais déjà
00:33:34dans un autre truc
00:33:35plus familial
00:33:37plus comme chez nous
00:33:38et Eli
00:33:41Eli m'a permis
00:33:42d'être un peu
00:33:43dans ce milieu-là
00:33:44parce que
00:33:44oui il adorait ça
00:33:45mais moi
00:33:46j'étais déjà
00:33:47pas tellement là-dedans
00:33:48mais je dis pas
00:33:49que oui
00:33:50avoir une belle voiture
00:33:51j'ai eu des Mercedes
00:33:52des machins
00:33:53des Porsche
00:33:54j'ai eu
00:33:55ce qu'il fallait avoir
00:33:56quand t'as entre 20 et 30 ans
00:33:58pour comprendre que
00:33:59ça roule aussi bien
00:34:01toi
00:34:02en Kangoo
00:34:03quoi
00:34:03peut-être pas en Kangoo
00:34:04j'exagère
00:34:05voilà
00:34:08et surtout
00:34:09c'est le prix de la liberté
00:34:10et toi
00:34:11qui étais en plein
00:34:13dans le showbiz
00:34:13est-ce qu'il y a des choses
00:34:15qui t'ont totalement déplu
00:34:16parce que tu sais
00:34:19on entend
00:34:20des vertes
00:34:21et des pas mûres
00:34:22sur les enfoirés
00:34:24sur tout ce qui se passe
00:34:25dans les coulisses
00:34:26entre autres
00:34:26etc
00:34:26toi qui as vu des choses
00:34:28est-ce que ça
00:34:28ça t'a
00:34:29comment dire
00:34:31ça t'a dégoûté
00:34:32oui
00:34:33tout de suite
00:34:35tout de suite
00:34:37toute l'ambiance
00:34:38Bruel
00:34:38Arthur
00:34:39tout de suite
00:34:40j'ai compris
00:34:40qui c'était
00:34:41et là
00:34:42les voir tomber
00:34:43là c'est que le début
00:34:44Bruel
00:34:44ils vont tous tomber
00:34:45un par un
00:34:46et c'est normal
00:34:47c'est normal
00:34:48parce que c'est
00:34:49une relation
00:34:50à la femme
00:34:51qui n'est pas normale
00:34:52qui est complètement
00:34:53ils ne respectent pas
00:34:54l'agente féminine
00:34:55c'est des gens
00:34:56qui sont dans
00:34:58qui sont dans le
00:35:00dans cette dimension
00:35:01de tout pouvoir
00:35:03et comme ils sont
00:35:04voilà ils jouissent
00:35:05d'une image
00:35:07d'une position
00:35:08ils en abusent
00:35:09très rapidement
00:35:10alors je ne sais pas
00:35:10comment ça s'est passé
00:35:11mais j'ai vu
00:35:12j'ai vu
00:35:12j'ai envie de vomir
00:35:14et moi à l'époque
00:35:15bon j'étais pas du tout
00:35:16là-dedans
00:35:17j'étais marié
00:35:18j'étais marié
00:35:19trois fois
00:35:20mais j'étais pas du tout
00:35:22dans ce délire là
00:35:23et j'ai vu que
00:35:25ben ouais
00:35:26ils t'attiraient
00:35:27t'étais dans des
00:35:28dans des trucs
00:35:29qui étaient pas normal
00:35:29enfin c'est pas normal
00:35:31alors je vais pas donner
00:35:32non je suis pas une donneuse
00:35:33je suis pas une donneuse
00:35:35mais
00:35:36en même temps
00:35:37Arthur
00:35:37ou
00:35:39ou Bruel
00:35:40eux ils m'ont bien
00:35:41craché à la gueule
00:35:42quand j'ai fait des blagues
00:35:43qui leur plaisaient pas
00:35:44alors je peux
00:35:45quand même raconter
00:35:46que eux
00:35:47les blagues
00:35:48qu'ils ont fait
00:35:49ben ils sont en train
00:35:50d'en payer l'addition
00:35:51parce que c'était
00:35:52c'était pas normal
00:35:53ce qu'ils faisaient
00:35:54c'était pas logique
00:35:55c'était
00:35:56ils sont tordus
00:35:57mais encore une fois
00:35:59ces gens là
00:36:00ne représentent pas
00:36:01nos compatriotes juifs
00:36:03mais ils sont un petit groupe
00:36:04de juifs
00:36:06complètement tarés
00:36:08complètement dégénérés
00:36:09et là il y en a un
00:36:11qui vient de tomber
00:36:12et là ça va partir
00:36:14mais il y en a plein
00:36:15qui sont très bien
00:36:16qui n'ont rien à voir dedans
00:36:16mais il y en a un petit groupe
00:36:18et souvent
00:36:19si tu regardes bien
00:36:20leur histoire
00:36:21ils sont soutiens
00:36:23indéfectibles
00:36:24de l'extrême droite israélienne
00:36:26c'est un groupe
00:36:27qui s'est constitué
00:36:29et qui avait tous les pouvoirs
00:36:30d'ailleurs le fait
00:36:32que Bruel
00:36:33n'est pas
00:36:34incarcéré
00:36:35aujourd'hui
00:36:35ça pose une question
00:36:36là où un ramadan
00:36:38a été incarcéré
00:36:39tout de suite
00:36:40alors que lui
00:36:41avait un dossier
00:36:42qui était
00:36:43autrement plus léger
00:36:48pour le connaître
00:36:49Tariq
00:36:50est tombé
00:36:51dans un traquenard
00:36:53et aujourd'hui
00:36:54voir le deux poids deux mesures
00:36:55c'est incroyable
00:36:56c'est hallucinant
00:36:57mais les français se réveillent
00:36:59ils sont devant
00:37:00les tribunaux
00:37:01ils sont à dire
00:37:01mais non on n'y croit plus
00:37:02dans votre justice
00:37:03c'est normal
00:37:04c'est la justice
00:37:06c'est eux qui font les lois
00:37:08c'est eux qui payent
00:37:08les députés
00:37:09c'est eux qui
00:37:10alors derrière
00:37:11qu'est-ce qui se passe
00:37:13moi je suis moriste
00:37:14je suis là pour faire des blagues
00:37:16mais t'as vu
00:37:16j'arrive à faire des blagues
00:37:17où tu te dis
00:37:18attends
00:37:18qu'est-ce que c'est
00:37:19que c'est blague
00:37:19et en tout cas
00:37:24c'est honnête
00:37:25de ta part déjà
00:37:26de nous parler
00:37:28de cette ambiance
00:37:29parce que tu l'as
00:37:30tu l'as connue
00:37:31tu vois
00:37:31mais puis
00:37:32j'en ai jamais fait partie
00:37:33ils m'ont jamais accepté
00:37:34dans le truc
00:37:35mais j'ai vu
00:37:36mais le truc c'est que
00:37:37toi t'étais
00:37:39tellement plébiscité
00:37:40tu sais nous on a reçu
00:37:42pas mal d'humoristes
00:37:43des Alban Ivanov
00:37:44on a reçu
00:37:45des Edgar Yves
00:37:47etc
00:37:48et tu sais
00:37:49je leur posais la question
00:37:51en leur demandant
00:37:52c'est qui le goût
00:37:53pour toi
00:37:53c'est qui l'humoriste
00:37:56par excellence
00:37:57et ils t'ont tous désigné
00:37:59mais ils ne se sont même pas
00:37:59concertés
00:38:00tu vois
00:38:00donc c'était sincère
00:38:01et je pense qu'il y en a
00:38:02beaucoup qui partageaient
00:38:03cet avis
00:38:03donc te voir
00:38:05dans l'establishment
00:38:06dans le milieu
00:38:07je pense que c'était
00:38:09naturel
00:38:10c'était normal
00:38:10ouais
00:38:12oui oui
00:38:12mais en même temps
00:38:13c'est pas ma place
00:38:14franchement je suis un homme
00:38:16je suis pas né pour devenir
00:38:19pour être dans ce milieu là
00:38:20et puis ça
00:38:22être une star
00:38:23être
00:38:24je suis allé aux enfoirés
00:38:25une fois
00:38:25je suis allé dans 2-3
00:38:27tous les plateaux télé
00:38:28je les ai tous faits
00:38:30je me suis jamais senti
00:38:32à ma place
00:38:32d'ailleurs on me le disait
00:38:33pourquoi t'as toujours
00:38:34un blouson
00:38:34parce que je suis prêt
00:38:35à partir en fait
00:38:36j'ai rien à foutre ici
00:38:39enfin tu as dit
00:38:39t'as un blouson
00:38:40mais ouais
00:38:41j'étais à l'époque
00:38:42j'étais toujours
00:38:43prêt à partir
00:38:44parce que
00:38:45je sentais
00:38:46tu sais
00:38:46on peut pas
00:38:47c'est de l'instinct
00:38:49je sentais que c'était
00:38:50de la merde
00:38:51vraiment
00:38:52et aujourd'hui là
00:38:53avec l'affaire Bruel
00:38:54mais plein d'autres
00:38:55on se rend compte
00:38:56à quel point
00:38:57c'est de la merde
00:38:57c'est vraiment
00:38:59et ce sont des gens
00:39:00alors il y a Palmat
00:39:01pareil
00:39:01on a le même âge
00:39:02on a commencé ensemble
00:39:03c'était un mec
00:39:03tout à fait normal
00:39:06qu'est-ce qui lui est arrivé
00:39:07c'est ce milieu là
00:39:09c'est ces gens là
00:39:11c'est
00:39:12c'est la
00:39:12alors je dis pas
00:39:13qu'il a traîné
00:39:14mais derrière il y a tout
00:39:16la drogue
00:39:17t'as toute cette merde
00:39:19et c'est la femme
00:39:20qui révèle tout ça
00:39:22et pourquoi en France
00:39:23on ne veut pas en parler
00:39:26pourquoi ils veulent pas
00:39:27parce que la justice
00:39:28certainement est touchée
00:39:28par tout ça
00:39:31mais tant qu'il n'y aura pas
00:39:32un grand ménage
00:39:33de fait
00:39:34je vois pas comment
00:39:35les choses peuvent évoluer
00:39:36là avec Bruel
00:39:37ils étaient obligés
00:39:39c'est courageux
00:39:40les femmes
00:39:40de parler
00:39:41parce que
00:39:42parce que c'est pas fini
00:39:44parce qu'il a pas encore
00:39:45perdu l'autre
00:39:47c'est
00:39:49quand tu vois
00:39:50que les juges
00:39:50de la cour de cassation
00:39:51de la cour d'appel
00:39:52ils sont mêlés
00:39:53à tout ça
00:39:54c'est très
00:39:55toi tu te dis
00:39:57bon je me suis fait violer
00:39:58je vais porter plainte
00:39:59tu vas voir un mec
00:39:59du réseau
00:40:01alors raconte-moi
00:40:02tu as été violé
00:40:03je t'ai rire
00:40:04je t'ai rire
00:40:08tu vois où on en est
00:40:11c'est terrible
00:40:12c'est atroce
00:40:13mais bon moi
00:40:14je suis humoriste
00:40:15je suis obligé de me marrer
00:40:26elle fait semblant
00:40:27de croire un peu
00:40:30non non
00:40:31on va poursuivre
00:40:34on va le dire
00:40:37alors
00:40:38il y a eu l'affaire
00:40:39en 2003
00:40:39que tout le monde sait
00:40:40d'accord
00:40:41que tout le monde connait
00:40:42pour poursuivre
00:40:44on va pas en reparler
00:40:45parce que
00:40:46ça fait 20 ans
00:40:47que t'en reparles
00:40:47et que
00:40:48ça y est
00:40:49je pense qu'on est tous
00:40:50un peu bassinés
00:40:50bon puis c'est surtout
00:40:51que c'est dépassé
00:40:53oui absolument
00:40:54un colon israélien
00:40:55c'est fini le sujet
00:40:56mais quoi qu'il en soit
00:40:57c'est quelque chose
00:40:58qu'on a vu à ma entreprise
00:40:59donc on va un peu accélérer
00:41:02mais moi
00:41:02c'est l'après
00:41:04qui m'intéresse
00:41:04parce que
00:41:05tout à l'heure
00:41:06tu disais que
00:41:06t'étais très câblé
00:41:07très précautionneux
00:41:10méticuleux même
00:41:11sur toutes tes affaires
00:41:11etc
00:41:12là
00:41:13on t'a coupé les vivres
00:41:14ça veut dire
00:41:15t'étais le paria
00:41:16mais tu sais
00:41:17dans toute cette campagne
00:41:18de harcèlement
00:41:20toute cette campagne
00:41:21de diabolisation
00:41:22etc
00:41:23t'es pas le seul
00:41:25impacté
00:41:26il y a une madame
00:41:28il y a des parents
00:41:29il y a des enfants
00:41:30moi je veux savoir
00:41:32comment toi t'as fait
00:41:33pour faire le doron
00:41:35et pour développer
00:41:37un autre business économique
00:41:40je te dis
00:41:42la mentalité
00:41:43Betty
00:41:44de la forêt
00:41:46c'est vraiment
00:41:49réussir
00:41:50survivre
00:41:51dans un endroit hostile
00:41:52c'est notre culture
00:41:55je pense que
00:41:56ça doit être
00:41:56à peu près la même chose
00:41:57dans les gens
00:41:57qui vivent dans le désert
00:41:59tu tombes sur des crottales
00:42:01sur des serpents
00:42:02mais il faut savoir
00:42:02les contourner
00:42:03il faut savoir avancer
00:42:04il faut pas
00:42:05la confiance
00:42:07tu l'as en toi
00:42:08envers ta famille
00:42:09envers les gens
00:42:09qui sont proches
00:42:10et puis t'avances
00:42:11et moi j'ai avancé
00:42:13comme ça
00:42:13j'ai eu la chance
00:42:14d'avoir une famille soudée
00:42:16même si
00:42:16je me suis marié
00:42:17plusieurs fois
00:42:18parce que
00:42:18les pressions
00:42:19étaient trop fortes
00:42:20à un moment donné
00:42:20ça détruit le mariage
00:42:21bien sûr
00:42:22ça détruit tout
00:42:23quand t'as
00:42:24les hélicoptères
00:42:25la gendarmerie
00:42:26qui est dans la chambre
00:42:27des gosses
00:42:28encore une fois
00:42:29j'ai tout
00:42:30ils font des
00:42:30contrôles fiscaux
00:42:31sur tout ton environnement
00:42:33sur la famille
00:42:33donc à un moment donné
00:42:34j'en ai marre
00:42:35ils disent
00:42:36oh là je vais me sortir
00:42:37et puis souvent
00:42:38on utilise ton environnement
00:42:40pour te nuire
00:42:41puisqu'ils se disent
00:42:42bon ils doivent avoir
00:42:43des informations
00:42:43on va essayer
00:42:45de le piéger
00:42:45moi ils m'ont tout fait
00:42:49ils ont été au maximum
00:42:50de ce qu'ils pouvaient faire
00:42:52donc
00:42:54on a
00:42:55quand tu dis faire le dos rond
00:42:57c'est
00:42:57rester confiant
00:42:59bon moi je suis croyant
00:43:00donc je sais que
00:43:02le chemin sur lequel
00:43:03je me trouve
00:43:04c'est un chemin
00:43:05qui est de vérité
00:43:07à partir du moment
00:43:08où on reste sur le chemin
00:43:09de la vérité
00:43:10il ne peut pas nous réserver
00:43:11grand chose
00:43:12tout ce qui était face à moi
00:43:14c'était quand même
00:43:15du mensonge
00:43:16essentiellement
00:43:16il y avait des gens sincères
00:43:18qui croyaient même
00:43:18dans leur mensonge
00:43:21le chantage
00:43:22à l'antisémitisme
00:43:25en réfléchissant
00:43:26un petit peu
00:43:26beaucoup se disent
00:43:27en fait
00:43:28ça n'existe pas
00:43:30l'antisémitisme africain
00:43:31pourquoi tu me parles
00:43:33ça n'a pas de sens
00:43:34donc avec le temps
00:43:36il faut résister
00:43:36il faut tenir
00:43:37il faut être résilient
00:43:38c'est pour ça qu'on m'appelle
00:43:39le baobab
00:43:41je tiens
00:43:41j'ai mes racines
00:43:42j'ai mes ancêtres
00:43:43par rapport à tout
00:43:44ce que j'ai vécu
00:43:46c'est vrai que c'était pas évident
00:43:48mais par rapport à tout ce que
00:43:49mes ancêtres ont vécu
00:43:51il est tiens d'ailleurs
00:43:54bon
00:43:54il faut relativiser
00:43:55quoi
00:43:57je pense qu'ils seraient fiers
00:43:58de mon attitude
00:43:59comme je suis fier
00:44:01de la leur
00:44:02voilà
00:44:04alors
00:44:04comment toi
00:44:05t'as fait
00:44:05pour rester
00:44:07hermétique
00:44:07enfin
00:44:07je suis en train de t'induire
00:44:09même peut-être en erreur
00:44:10mais
00:44:10comment toi t'as fait
00:44:12pour
00:44:13finalement
00:44:14continuer à avancer
00:44:16quand tout le monde
00:44:17t'a tourné le dos
00:44:18c'est-à-dire
00:44:19toi tu
00:44:20étais producteur
00:44:21t'as écrit des spectacles
00:44:23pour les gens
00:44:23tout le monde t'a adoubé
00:44:24on t'a
00:44:25voilà
00:44:26et là du jour au lendemain
00:44:27extinction des feux
00:44:28le téléphone ne répond plus
00:44:30etc
00:44:31comment t'as fait
00:44:32pour ne pas rentrer
00:44:32dans une psychose
00:44:33tu vois moi par exemple
00:44:35et ce n'est pas une qualité
00:44:36loin de là
00:44:37mais je suis
00:44:38très rancunier
00:44:40mais vraiment
00:44:41tu vois
00:44:42donc toi
00:44:43comment t'as fait
00:44:45alors la rancune
00:44:46oui
00:44:46je me suis soigné
00:44:48très rapidement
00:44:49je te dis
00:44:49par la foi
00:44:50moi je suis chrétien
00:44:51par le pardon
00:44:52qui est la colonne vertébrale
00:44:54de la foi
00:44:54parce que le Christ
00:44:55Jésus
00:44:56te demande
00:44:57de pardonner
00:44:58aux autres
00:44:59donc ça c'est quelque chose
00:45:00que j'ai toujours eu en moi
00:45:01je sais pardonner
00:45:03je sais
00:45:04parce qu'en fait
00:45:05la rancune
00:45:06c'est un fardeau
00:45:07que tu mets dans ton sac à dos
00:45:08ça va te peser
00:45:09et ça va te ralentir
00:45:11vaut mieux s'en libérer
00:45:14pardonner
00:45:14c'est se pardonner en soi
00:45:17ce qui t'arrive
00:45:18pardonner à l'autre
00:45:20c'est-à-dire
00:45:20tu vas un peu plus loin
00:45:21sur ton chemin
00:45:22et tu te positionnes
00:45:24comme quand
00:45:25aux derniers instants
00:45:27de ta vie
00:45:27tu vois
00:45:27où tout ça
00:45:29n'aura plus d'importance
00:45:30n'aura plus d'importance
00:45:31toutes les rancunes
00:45:33que tu portes
00:45:34et bien
00:45:36par ce chemin chrétien
00:45:38tu apprends
00:45:39à pardonner
00:45:39en fait
00:45:40et c'est
00:45:41c'est dans ton intérêt
00:45:42et c'est dans l'un de l'autre
00:45:44c'est son problème
00:45:45en fait
00:45:45mais toi
00:45:46tu pardonnes
00:45:47et tu avances
00:45:48alors
00:45:49c'est un moyen
00:45:50habile
00:45:51pour contourner
00:45:52les difficultés
00:45:53et puis après
00:45:55si la foi
00:45:55c'est quand même important
00:45:56dans la vie
00:45:57que ce soit
00:45:58dans la tradition musulmane
00:46:01chrétienne
00:46:03on est quand même
00:46:04on est quand même
00:46:04protégé
00:46:05aussi
00:46:06par
00:46:06par ces
00:46:08par ces tentations
00:46:09à partir du moment
00:46:11où on est inspiré
00:46:12par des
00:46:13des paroles
00:46:14aussi
00:46:14toi aussi sages
00:46:16quoi
00:46:16que celle de Jésus
00:46:18ou du prophète
00:46:19de l'islam
00:46:19et donc
00:46:20je
00:46:22j'ai eu cette chance là
00:46:24c'est vrai
00:46:25que c'est
00:46:26je pense que
00:46:27si tu n'as pas ça
00:46:29les possibilités
00:46:30de te perdre
00:46:30sont encore plus nombreuses
00:46:32et ceux qui se sont perdus
00:46:34je crois
00:46:35c'est qu'on les a aussi
00:46:36coupés
00:46:36de leur spiritualité
00:46:38de
00:46:40de leur
00:46:41ça
00:46:42ça je n'ai jamais été
00:46:43coupé de ça
00:46:44donc ça
00:46:45ça m'a aidé
00:46:47et puis
00:46:49et puis je pense
00:46:50que c'est une machine
00:46:50à broyer
00:46:52et je pense
00:46:52que de
00:46:53que ce soit
00:46:54Bruel d'ailleurs
00:46:55qui a été broyé aussi
00:46:57il est entraîné
00:46:58dans un truc
00:46:59et puis alors lui
00:46:59avec la toute puissance
00:47:00de son réseau
00:47:01à lui
00:47:02ou
00:47:02Palmade
00:47:04franchement
00:47:05ça c'est
00:47:05le haut de l'iceberg
00:47:08tout ce milieu là
00:47:09est pourri
00:47:10complètement
00:47:10complètement pourri
00:47:12complètement
00:47:12et tous les jeunes humoristes
00:47:14qui viennent me voir
00:47:14à Dieu d'eau
00:47:15et qui sont là dedans
00:47:16aujourd'hui
00:47:17je les plains
00:47:19je les plains
00:47:19parce que
00:47:20c'est
00:47:20il n'y a pas d'issue
00:47:22il faut en sortir
00:47:23le plus tôt possible
00:47:24et plus tu restes
00:47:25plus ça devient compliqué
00:47:28plus c'est
00:47:29alors pour les femmes
00:47:30elles ont quand même
00:47:31la possibilité
00:47:32au travers du combat féministe
00:47:33de se regrouper
00:47:35mais pour les hommes
00:47:38alors moi
00:47:39le combat féministe
00:47:40me fait un peu rigoler
00:47:41mais je veux dire
00:47:42c'est quand même
00:47:43un combat normal
00:47:45elles ont été traitées
00:47:47comme des esclaves
00:47:48sexuels
00:47:49dans ce milieu là
00:47:51mais ce qui est bien
00:47:52c'est que
00:47:52moi j'ai fait quelques films
00:47:54et j'ai rencontré
00:47:55quelques femmes
00:47:56qui m'expliquaient ça
00:47:57et
00:48:00elles me disaient
00:48:00toi t'es différent
00:48:01je dis
00:48:01je sais pas
00:48:02moi j'ai rien à voir
00:48:02là dedans
00:48:04puis j'ai une famille
00:48:05puis j'étais dans
00:48:06un autre délire
00:48:07j'étais pas là dedans
00:48:08mais c'est des
00:48:09c'est des enfants
00:48:12en fait
00:48:12on leur donne tout
00:48:14et
00:48:15c'est comme si
00:48:16c'était des grandes fêtes
00:48:17et
00:48:18et après
00:48:18quand il y a des invités
00:48:20féminaires
00:48:20surtout des filles
00:48:22ils organisent
00:48:23des stratégies
00:48:24pour
00:48:24qu'ils consomment
00:48:25des femmes
00:48:26ça n'a plus aucun sens
00:48:29ils sont perdus
00:48:31et tu vois
00:48:32là aujourd'hui
00:48:32ce qui se passe
00:48:34la parole se libère
00:48:35mais on est au tout début
00:48:38même si c'est atroce
00:48:39ce qu'il a fait
00:48:40Bruel
00:48:40c'est rien à côté
00:48:41de ce qu'on va apprendre
00:48:43parce que
00:48:44là on commence
00:48:46à comprendre
00:48:47ce qui se passe
00:48:48il a acheté une île
00:48:49ils font des trucs
00:48:51et
00:48:53sans transition
00:48:54pour rester sur cette
00:48:57cabale
00:48:57contre toi
00:48:59comment la famille
00:49:02supportait ces pressions
00:49:03parce que tu disais
00:49:04que tu ne vivais pas
00:49:05à Paris
00:49:05donc c'était peut-être
00:49:06une bouée de sauvetage
00:49:07pour toi
00:49:08mais tes enfants
00:49:09sont scolarisés
00:49:11ils ont quand même
00:49:12une vie sociale
00:49:12donc
00:49:14pareil pour toi
00:49:15tu dois
00:49:15tu devais sortir
00:49:16tu vois
00:49:16donc
00:49:17comment ça se passe
00:49:18et moi c'est ça
00:49:18qui m'intéresse
00:49:19mais c'est ça
00:49:20qui est absolument
00:49:20incroyable
00:49:21la différence
00:49:21entre ce que
00:49:22les médias te racontent
00:49:23et la réalité
00:49:24mes enfants
00:49:25c'était les enfants
00:49:26de Dieu donné
00:49:27donc mes enfants
00:49:29mais 90% des gens
00:49:31venaient les soutenir
00:49:32on adore ton père
00:49:34c'est ça la vie
00:49:35alors après
00:49:36t'es l'enfant
00:49:37d'une personnalité
00:49:38enfin d'un personnage
00:49:40public
00:49:41donc
00:49:42c'est eux
00:49:43qui en parleront
00:49:43mieux que moi
00:49:44parce que moi
00:49:44j'étais pas un enfant
00:49:45de personnage public
00:49:46donc je sais pas
00:49:48comment en parler
00:49:49il y a des avantages
00:49:51et des inconvénients
00:49:53mais bon
00:49:53c'est comme tout
00:49:54et après
00:49:55la plupart sont partis
00:49:56de France
00:49:57parce que la France
00:49:57c'est pas un pays
00:49:58pour nous
00:49:58voilà
00:49:59c'est pas un pays
00:50:01c'est pas un pays
00:50:03pour les jeunes
00:50:04pour entreprendre
00:50:05c'est pas un pays
00:50:06pour la création
00:50:07c'est pas un pays
00:50:08pour l'expression
00:50:09bon
00:50:10c'est un pays
00:50:10de quoi maintenant
00:50:11mais pourquoi toi
00:50:12t'as pas décidé
00:50:14de partir
00:50:14à un moment donné
00:50:15moi j'étais prêt
00:50:16à partir
00:50:17il y a pas très longtemps
00:50:18je voulais partir
00:50:19à 55 ans
00:50:20au Cameroun
00:50:22et aux Antilles
00:50:23parce que
00:50:24j'aime vraiment beaucoup
00:50:26en fait
00:50:26c'est l'endroit
00:50:28où je me trouve
00:50:29bien
00:50:31culturellement
00:50:32je me suis bien
00:50:33en place
00:50:33là-bas
00:50:34et puis le Cameroun
00:50:35parce que c'est chez moi
00:50:36et que j'ai des responsabilités
00:50:37là-bas
00:50:37et puis
00:50:39les condamnations
00:50:40les bracelets électroniques
00:50:41et tout ça
00:50:41je peux pas partir
00:50:44donc
00:50:45là je suis en libération
00:50:46conditionnelle
00:50:47oui oui
00:50:47je suis au courant
00:50:48donc c'est
00:50:50à cause de ça
00:50:51que tu n'as pas
00:50:51oui
00:50:52ok
00:50:53ah bah oui oui
00:50:53je veux pas fuir
00:50:55non moi je veux aller
00:50:56au bout du parcours judiciaire
00:50:57qui me disent
00:50:58j'ai fait des blagues
00:50:59c'est tout
00:51:00donc moi
00:51:01qu'on m'explique
00:51:03et
00:51:03est-ce que
00:51:05j'ai eu des hélicoptères
00:51:06au-dessus de chez moi
00:51:08pour avoir fait des blagues
00:51:10et après
00:51:11on nous explique
00:51:11qu'on peut pas
00:51:14se poursuivre
00:51:15parce qu'il y a trop de boulot
00:51:16dans la gendarmerie
00:51:17dans l'armée
00:51:18dans la police
00:51:18dans la justice
00:51:19pour sauver la petite Liana
00:51:20pour poursuivre
00:51:22les pédophiles
00:51:24je ris
00:51:25parce que
00:51:25si tu ne ris pas
00:51:26qu'est-ce que tu fais ?
00:51:28alors
00:51:29est-ce que toi
00:51:30tu ne t'es pas perdu
00:51:32aussi à un moment donné
00:51:33c'est-à-dire
00:51:35à côtoyer les extrêmes
00:51:37à côtoyer
00:51:38à côtoyer des négationnistes
00:51:39à côtoyer tous ces
00:51:41tu sais
00:51:43moi
00:51:44aujourd'hui
00:51:44à l'âge que j'ai
00:51:47j'ai envie d'être
00:51:47dans une certaine réflexion
00:51:49je peux discuter
00:51:50avec des gens
00:51:51qui ne partagent pas
00:51:52mes idées
00:51:52tu vois
00:51:53bon
00:51:53ça c'est limite
00:51:55mais tu vois
00:51:56par exemple
00:51:56dernièrement
00:51:57on a reçu
00:51:58Gabriel Attal
00:52:00c'est une personnalité
00:52:02que
00:52:03que les gens connaissent
00:52:05mais moi
00:52:05je n'adhère pas
00:52:06à ses propos
00:52:06et on est en opposition
00:52:08mais c'est pas parce que
00:52:09nous sommes en opposition
00:52:10tout à fait
00:52:10qu'on ne peut pas converser
00:52:13mais moi
00:52:13comme je te dis
00:52:14ça t'a été reproché ça
00:52:14de l'avoir invité
00:52:15bien sûr
00:52:16mais c'est pas grave
00:52:17c'est pas
00:52:18j'espère que les gens
00:52:18comprendront
00:52:20mais quoi qu'il en soit
00:52:21moi dans ma réflexion
00:52:22je suis prêt à discuter
00:52:24avec une personne
00:52:24qui ne partagent pas forcément
00:52:25mes propos
00:52:26et mes idées
00:52:27mais ça a une limite
00:52:28par exemple
00:52:29moi à titre perso
00:52:31le RN
00:52:32je ne peux pas
00:52:32les négationnistes
00:52:34je ne peux pas
00:52:35alors
00:52:36le RN
00:52:37je peux comprendre
00:52:39parce que
00:52:39le RN
00:52:40c'est
00:52:42le FN
00:52:43c'est donc
00:52:43Jean-Marie Le Pen
00:52:45moi j'ai grandi
00:52:46dans la haine
00:52:47contre Jean-Marie Le Pen
00:52:48donc j'ai voulu comprendre
00:52:49donc j'ai demandé
00:52:50à la rencontrer
00:52:51donc je l'ai rencontré
00:52:54contrairement à toi
00:52:54je n'avais pas cette limite
00:52:55de me dire
00:52:56je ne parlerai pas avec lui
00:52:57si au contraire
00:52:57j'ai besoin de savoir
00:52:59j'ai besoin de savoir
00:53:00alors voilà
00:53:01et c'est très bien entendu
00:53:04on a parlé notamment
00:53:06du système béqué
00:53:07donc les descendants
00:53:08d'esclavagistes
00:53:09qui sont encore propriétaires
00:53:10des îles
00:53:11Martinique et Guadeloupe
00:53:12et Jean-Marie Le Pen
00:53:14est le premier personnage
00:53:15politique majeur
00:53:17blanc
00:53:18à dénoncer
00:53:19le système béqué
00:53:20à la télé
00:53:20et je pense
00:53:22j'ai la faiblesse
00:53:25de croire
00:53:25que c'est
00:53:25suite à la discussion
00:53:27qu'on a pu avoir
00:53:28il m'a dit
00:53:29non
00:53:29les béquets
00:53:31certainement
00:53:32ils doivent financer
00:53:34de l'extrême gauche
00:53:35à la droite
00:53:36mais nous
00:53:37on n'a jamais touché
00:53:38un centime
00:53:39donc
00:53:40ça veut dire que
00:53:41ceux qui ont le pouvoir
00:53:43il faut pas
00:53:45il faut bien comprendre
00:53:46que
00:53:47c'est donc
00:53:47les banquiers
00:53:49ils financent
00:53:50tout le jeu politique
00:53:51pour vous faire croire
00:53:52qu'il y a un débat politique
00:53:54les négationnistes
00:53:55qu'est-ce que c'est
00:53:56qu'un négationniste
00:53:57le négationniste
00:53:58c'est l'état français
00:53:59qui vient de voter
00:54:03l'abrogation
00:54:03du code noir
00:54:05alors les noirs
00:54:05ah super
00:54:06ils ont arrêté
00:54:06il n'y aura plus d'esclavage
00:54:08non mais c'est pas ça
00:54:09comment se fait-il
00:54:10qu'on abroge
00:54:11le code noir
00:54:12alors le code noir
00:54:13pour ceux qui connaissent pas
00:54:14c'est un code
00:54:15qui réglementait
00:54:16le commerce
00:54:17des esclaves noirs
00:54:18qui leur donnaient
00:54:19le statut
00:54:20de bien meuble
00:54:21c'est le pire texte
00:54:23de toute l'histoire
00:54:24de l'humanité
00:54:25nous ne sommes pas
00:54:26des êtres humains
00:54:27mais des meubles
00:54:29des animaux domestiques
00:54:31et
00:54:32là
00:54:33il y a
00:54:33trois semaines
00:54:34on a abrogé
00:54:36ce texte
00:54:38parce qu'on l'avait
00:54:39laissé en errance
00:54:40en fait
00:54:40dans le champ
00:54:43législatif
00:54:44et donc
00:54:46beaucoup de gens
00:54:47disent
00:54:47c'est bon
00:54:49comment se fait-il
00:54:50qu'on abroge
00:54:51ce code
00:54:51et qu'on ne l'annule pas
00:54:54alors je te donne
00:54:55un parallèle
00:54:56les lois juives
00:54:57entre 39 et 45
00:54:58elles ont été
00:55:00annulées
00:55:01elles n'ont pas été
00:55:02abrogées
00:55:03c'est quoi la différence
00:55:04dire qu'un texte
00:55:05est abrogé
00:55:06c'est dire qu'à un moment
00:55:07donné de l'histoire
00:55:07il a été légal
00:55:09alors que
00:55:10considérer
00:55:11qu'un noir
00:55:12est un bien meuble
00:55:12ça ne peut pas
00:55:13être considéré
00:55:14comme légal
00:55:17à toute époque
00:55:19donc
00:55:19pourquoi
00:55:20ils ont fait ça
00:55:21c'est parce que
00:55:22suite
00:55:25donc
00:55:25à ce commerce
00:55:26triangulaire
00:55:27et à l'abolition
00:55:27de l'esclavage
00:55:28on a
00:55:30dédommagé
00:55:31les esclavagistes
00:55:32si on annule
00:55:33le code noir
00:55:34il faudra
00:55:35qu'il rende
00:55:35cet argent
00:55:36il faudra
00:55:37qu'il répare
00:55:39donc on est dans
00:55:40une situation
00:55:41si tu veux
00:55:41où le seul homme
00:55:43politique
00:55:44blanc
00:55:45qui ait parlé
00:55:46de ce sujet
00:55:47c'est Jean-Marie Le Pen
00:55:49parce que lui
00:55:49il n'en avait rien à foutre
00:55:50lui c'est la France
00:55:52aux français
00:55:53ça peut s'entendre
00:55:54mais ça peut aussi
00:55:55vouloir dire
00:55:56la Martinique
00:55:57aux Martiniquais
00:55:57la Guadeloupe
00:55:58aux Guadeloupéens
00:55:59et l'Afrique
00:56:00aux Africains
00:56:02et les Canaques
00:56:03aux Canaques
00:56:03la Canaqui
00:56:04aux Canaques
00:56:05donc
00:56:05ce que je veux dire
00:56:06c'est que
00:56:06il faut tout redéfinir
00:56:08le monde
00:56:09unipolaire
00:56:10à la française
00:56:11l'Empire français
00:56:12est démantelé
00:56:13maintenant il faut
00:56:14reconstituer des choses
00:56:15et moi je suis pas
00:56:17mal à l'aise
00:56:18vis-à-vis de
00:56:18certaines personnes
00:56:20blanches
00:56:20qui viennent dire
00:56:22on se sent plus
00:56:23chez nous
00:56:23c'est vrai
00:56:24et bien
00:56:25crois-moi bien
00:56:25qu'au Cameroun
00:56:26on se sent plus
00:56:27chez nous
00:56:28au niveau
00:56:29de nos
00:56:29de nos matières premières
00:56:31on se sent pas
00:56:32chez nous
00:56:34au Mali
00:56:35au Burkina
00:56:36on se sent pas
00:56:37chez nous
00:56:37on vient
00:56:39nous piller
00:56:39nos matières premières
00:56:40on ne se sent plus
00:56:41on aimerait
00:56:42tous
00:56:43se sentir
00:56:44chez nous
00:56:45et je vous assure
00:56:46qu'à partir du moment
00:56:47où au Mali
00:56:48on se sentira
00:56:49chez nous
00:56:50avec nos matières premières
00:56:51au Cameroun
00:56:51il n'y aura plus
00:56:52de Maliens
00:56:53ici
00:56:53parce que le Mali
00:56:54est un pays
00:56:5520 fois
00:56:56ou 100 fois
00:56:57plus riche
00:56:57que la France
00:56:58pareil pour les pays
00:56:59africains
00:57:00en règle générale
00:57:01donc
00:57:01ce discours
00:57:02de dire
00:57:03chacun chez soi
00:57:04et Dieu pour tous
00:57:05me paraît
00:57:07dans le temps
00:57:08que nous sommes
00:57:08en train de vivre
00:57:09une bonne idée
00:57:10alors tu me disais
00:57:12des gens infréquentables
00:57:13le RN
00:57:13moi je ne suis pas
00:57:15du tout du côté du RN
00:57:16pas du tout du tout
00:57:17de Bardella
00:57:18ou de Marine Le Pen
00:57:19je pense que
00:57:21contrairement au père
00:57:22à Jean-Marie Le Pen
00:57:22ils ont basculé
00:57:24dans la collaboration
00:57:25avec
00:57:26les banquiers
00:57:27avec
00:57:28avec l'état
00:57:30l'extrême droite
00:57:31israélienne
00:57:32et là
00:57:32pour moi
00:57:33c'est la limite
00:57:33mais moi
00:57:34je serais prêt
00:57:35à parler avec
00:57:35Netanyahou
00:57:36qui pour moi
00:57:37représente
00:57:39le pire
00:57:39dans ce qui existe
00:57:41sur cette terre
00:57:42en termes de pensée
00:57:43l'homme
00:57:44mais moi
00:57:46je n'aurais pas de problème
00:57:47le négationnisme
00:57:48ils font peur
00:57:49ils vous font croire
00:57:50que c'est
00:57:50c'est le diable
00:57:51mais c'est quoi
00:57:52déjà
00:57:53les gens
00:57:54que j'ai côtoyé
00:57:55Robert Faurisson
00:57:56n'était pas négationniste
00:57:57il était révisionniste
00:57:59c'est-à-dire que lui
00:58:00il disait
00:58:01c'est un hors-la-loi
00:58:03il disait
00:58:04qu'il y avait eu
00:58:07des juifs
00:58:07qui étaient morts
00:58:08dans les camps
00:58:08mais ils n'étaient pas morts
00:58:10dans les chambres à gaz
00:58:12voilà c'était ça
00:58:13c'est ce pourquoi
00:58:14il était condamné
00:58:16et il y a une loi
00:58:17qui est passée
00:58:18qui oblige
00:58:19le fait
00:58:22on est obligé
00:58:23de dire
00:58:23que les chambres à gaz
00:58:24ont existé
00:58:25donc c'est la loi
00:58:26en fait
00:58:26non mais c'est
00:58:28c'est très intéressant
00:58:28cette notion
00:58:29de gens
00:58:31avec qui on ne peut pas parler
00:58:32et l'extrême droite
00:58:33ils ont longtemps
00:58:34fait partie des gens
00:58:35avec qui on ne devait pas parler
00:58:36parce que c'était les racistes
00:58:37mais les racistes
00:58:38il n'y a pas plus racistes
00:58:39que les Rothschilds
00:58:41que les autres partis
00:58:42tu crois que Mitterrand
00:58:42n'était pas raciste
00:58:43et Mitterrand en Afrique
00:58:45c'était quoi
00:58:46on se moque de nous
00:58:48on nous manipule
00:58:49à un niveau
00:58:50alors je ne dis pas
00:58:51que Le Pen
00:58:51moi je l'ai rencontré
00:58:52Le Pen en Algérie
00:58:54Le Pen avant
00:58:55il a peut-être été raciste
00:58:56ils étaient tous racistes
00:58:57il a été
00:58:58non mais il a peut-être
00:59:00encore une fois
00:59:00il était pour l'Algérie française
00:59:04est-ce qu'il était plus raciste
00:59:05que ceux qui ont
00:59:07qui ont organisé
00:59:08la décolonisation
00:59:10je ne sais pas
00:59:11parce que finalement
00:59:12tu vois
00:59:13on serait
00:59:14on serait resté français
00:59:15au Cameroun
00:59:16par exemple
00:59:18on aurait le RSA
00:59:21va poser la question
00:59:22aux Camerounais aujourd'hui
00:59:24qui vivent avec
00:59:2550 euros par mois
00:59:26je ne sais pas
00:59:27ce qu'ils diraient
00:59:28c'est quoi l'indépendance
00:59:29c'est l'équipe de France
00:59:30de football
00:59:31l'équipe de Cameroun
00:59:31de football
00:59:32c'est quoi l'indépendance
00:59:33s'en fout
00:59:34s'en fout
00:59:35si tu n'as pas de quoi
00:59:36donner à manger
00:59:37à tes enfants
00:59:38donc
00:59:41va poser la question
00:59:42aux Algériens
00:59:45aujourd'hui
00:59:47les choses sont inversées
00:59:48grâce à l'AES
00:59:49voilà
00:59:50là c'est une vraie indépendance
00:59:51et donc là
00:59:52l'Afrique
00:59:52se réapproprie
00:59:53ses richesses
00:59:54et donc là
00:59:55ça va tout changer
00:59:56et moi je vous le dis
00:59:57l'Afrique de demain
00:59:58c'est le continent
01:00:00le plus riche du monde
01:00:03c'est là
01:00:04où tout le monde investit
01:00:05les Américains
01:00:06les Chinois
01:00:07les Turcs
01:00:07les Brésiliens
01:00:08tout le monde arrive
01:00:09c'est normal
01:00:10il y a tout
01:00:11il y a tout
01:00:13tu te baisses
01:00:13c'est de l'or
01:00:14fais gaffe où tu marches
01:00:15c'est
01:00:16c'est
01:00:18et donc
01:00:19c'est pour ça que
01:00:20on nous a fait grandir
01:00:21en France
01:00:23avec des limites
01:00:24des contours
01:00:24de la liberté d'expression
01:00:25que tu as définis
01:00:26toi entre
01:00:27le FN
01:00:28et les négationnistes
01:00:30tu te rends compte
01:00:30après
01:00:31le négationniste
01:00:32sur le fait de dire
01:00:33les chambres à gaz
01:00:34n'ont pas existé
01:00:35c'est la loi
01:00:36de toute façon
01:00:37tu es obligé
01:00:37de dire que ça existait
01:00:39il n'y a même pas de débat
01:00:41je ne sais même pas
01:00:42pourquoi on parle
01:00:42de négationnistes
01:00:43c'est hors la loi
01:00:44voilà
01:00:46ça serait bien
01:00:46que ça soit hors la loi
01:00:47de nous dire
01:00:48que le code noir
01:00:49il faut l'abroger
01:00:50ce serait bien
01:00:51mais est-ce que toi
01:00:51avec le recul
01:00:52aujourd'hui à 60 ans
01:00:53passé
01:00:55tu peux reconnaître
01:00:56qu'il y a des erreurs
01:00:57qui ont été commises
01:00:58bien sûr
01:00:58lesquelles par exemple
01:00:59de toute façon
01:01:00tout ce qui est outrance
01:01:02des fois j'ai été de mauvais goût
01:01:03des fois j'ai été dans l'outrance
01:01:05des fois j'ai été
01:01:05j'ai fait des choses
01:01:07qui n'étaient pas drôles
01:01:08la sanction
01:01:09elle est immédiate
01:01:09puisque moi je suis humoriste
01:01:10et puis des fois
01:01:11je me suis trompé
01:01:13mais je n'ai jamais été
01:01:15porté par la haine
01:01:16de l'autre
01:01:17jamais
01:01:18est-ce que
01:01:19parce que depuis tout à l'heure
01:01:20je te dis
01:01:21ô combien tu es considéré
01:01:22comme étant une légende
01:01:24dans ton domaine
01:01:26mais est-ce que
01:01:26quand on est là-haut
01:01:28on écoute encore
01:01:29ce que les gens disent
01:01:31tu vois
01:01:32parce qu'on peut être
01:01:33dans ce truc de nombriliste
01:01:34où on se dit
01:01:35eh
01:01:36moi contre tout le monde
01:01:37non
01:01:38j'ai jamais eu
01:01:39cette posture
01:01:40puisque je pense
01:01:41qu'on est toujours
01:01:42en risque
01:01:42et quand tu es en risque
01:01:44tu dois être modeste
01:01:45tu n'es pas sûr
01:01:46tu ne sais pas
01:01:47ce qui peut t'arriver
01:01:48moi je fais des blagues
01:01:50je ne sais pas
01:01:51si je ne vais pas
01:01:51être condamné
01:01:53donc je ne peux pas dire
01:01:54je suis au-dessus
01:01:55non
01:01:57je regrette
01:01:58si j'ai vraiment
01:01:59blessé des gens
01:02:00parce que ça n'a jamais
01:02:01été mon objectif
01:02:02d'ailleurs je me suis excusé
01:02:04un jour on m'a dit
01:02:04tu te rends compte
01:02:05t'as peut-être
01:02:06au travers de tes blagues
01:02:07certains propos
01:02:08t'as blessé
01:02:08ben je dis
01:02:09je m'en excuse
01:02:09c'était pas mon objectif
01:02:12notamment dans la communauté juive
01:02:14les gens m'ont dit
01:02:14ouais par rapport
01:02:15les propos sur
01:02:16la Shoah
01:02:18jamais je ne me suis moqué
01:02:20de la souffrance
01:02:21des gens
01:02:22et des juifs
01:02:24en particulier
01:02:24jamais
01:02:26par contre
01:02:27j'ai
01:02:28je me suis amusé
01:02:29avec la
01:02:31hiérarchisation
01:02:32des souffrances
01:02:33avec la compétition
01:02:34victimaire
01:02:35organisée autour
01:02:36de
01:02:36de la souffrance juive
01:02:38c'est-à-dire qu'il y aurait
01:02:39une souffrance au-dessus
01:02:40des autres
01:02:41ça c'est pas possible
01:02:42et
01:02:44sans transition
01:02:44tout à l'heure
01:02:45j'ai commencé à te parler
01:02:47de business etc
01:02:48parce qu'on t'a coupé
01:02:49les vivres
01:02:49mais comment t'as eu
01:02:51comment t'as fait
01:02:52pour tenir
01:02:53parce qu'il y a eu des procès
01:02:54il y a eu plein de choses
01:02:55ça c'est fait doucement
01:02:56donc tu t'habitues
01:02:57à chaque étape
01:02:57à chaque marche
01:02:58tu t'adaptes
01:02:59de toute façon
01:03:01la vie dans la forêt équatoriale
01:03:02c'est ça
01:03:03tu ne sais pas
01:03:04ce qui se cache
01:03:05derrière un forêt
01:03:07derrière un bosquet
01:03:09tu ne sais pas ce qu'il y a
01:03:10donc tu dois t'adapter
01:03:11à chaque pas
01:03:12dans la forêt
01:03:13et bien dans cette jungle
01:03:14c'est la même chose
01:03:15tu ne sais pas
01:03:16ce qui va arriver
01:03:16donc tu t'adaptes
01:03:17donc on te ferme
01:03:19tes comptes en banque
01:03:20on te ferme des billetteries
01:03:21on te ferme
01:03:22les salles de spectacle
01:03:23tu t'adaptes
01:03:25tu t'adaptes
01:03:25et puis je suis né
01:03:27sur cette terre
01:03:28et donc il n'y a aucune raison
01:03:29que je n'arrive pas
01:03:30à y vivre
01:03:31et le théâtre de la main d'or
01:03:33oui on l'a retiré
01:03:35il était à toi
01:03:35oui
01:03:36parce que
01:03:36alors j'avais le fonds de commerce
01:03:37je n'avais pas les murs
01:03:40et donc j'étais indélogeable
01:03:43donc c'est un procès
01:03:44qui a dû durer
01:03:455 ans
01:03:466 ans
01:03:47et ils ont trouvé des choses
01:03:50mes avocats disaient
01:03:51c'est pas normal
01:03:51donc on allait
01:03:52on avançait
01:03:54et je vous dis
01:03:55le droit
01:03:55c'est à partir du moment
01:03:56où on se met dans l'histoire
01:03:59il n'y a plus de droit
01:04:00c'est comme
01:04:02ce qui s'est passé
01:04:03au Vénézuélien
01:04:03si tu veux
01:04:05le droit international
01:04:06il n'y a plus
01:04:06c'est la loi du plus fort
01:04:08et surtout du plus riche
01:04:09et quand tu t'appelles
01:04:12c'est toi la loi
01:04:15c'est toi qui décide
01:04:17donc à partir du moment
01:04:18en 2013
01:04:19qu'elle décide
01:04:20que je n'aurai plus
01:04:21le théâtre de la main d'or
01:04:22je n'ai plus
01:04:22le théâtre de la main d'or
01:04:23de toute façon
01:04:24ça lui appartient
01:04:25indirectement
01:04:25puisqu'il faut bien comprendre
01:04:27qu'une bonne partie
01:04:28des prêts
01:04:28qui sont accordés
01:04:29aux propriétaires
01:04:30de locaux
01:04:31n'importe où
01:04:32c'est accordé toujours
01:04:33par les banques
01:04:34et la banque des banques
01:04:36c'est à dire
01:04:37qu'on leur prête
01:04:38l'argent
01:04:38pour acheter le bien
01:04:39et puis c'est toi
01:04:41le locataire
01:04:41qui paye les loyers
01:04:42et qui paye le bien
01:04:43en fait
01:04:44mais il appartiendra
01:04:45t'appartiendra jamais
01:04:47toi ce que tu peux avoir
01:04:48et c'est ce que j'avais
01:04:49au théâtre de la main d'or
01:04:49c'est le bail commercial
01:04:51un bail
01:04:52un 3-6-9
01:04:53un truc normalement
01:04:55indéboulonnable
01:04:56la preuve que si
01:04:57tu peux le déboulonner
01:05:00et
01:05:02c'est
01:05:02c'est
01:05:03non mais vous dites
01:05:04vous bien
01:05:05que vous n'avez
01:05:05vous ne
01:05:06moi je suis
01:05:07encore une fois
01:05:08dans ma croyance
01:05:09c'est
01:05:10tu repartiras
01:05:12comme tu es arrivé
01:05:13sans rien du tout
01:05:15donc la notion
01:05:16de propriété
01:05:16est tout à fait relative
01:05:17dans mon esprit
01:05:18donc je n'ai pas de problème
01:05:19pareil
01:05:19mais
01:05:23sachez que
01:05:23même si tu possèdes
01:05:25quelque chose
01:05:25tu ne le possèdes pas
01:05:27c'est la banque
01:05:28qui est tout au-dessus
01:05:29de tout
01:05:30qui possède tout
01:05:31voilà
01:05:32tu ne joues pas au poker
01:05:33avec la banque
01:05:33tu ne joues pas
01:05:34ni au Monopoly
01:05:35c'est eux qui gagnent
01:05:37et donc
01:05:39et donc
01:05:39je sais ce que c'est
01:05:40qu'on vient te saisir
01:05:42ta maison
01:05:43tu as acheté une maison
01:05:44on vient te la saisir
01:05:45parce qu'on le considère
01:05:47c'est tout
01:05:48j'ai connu tout ça
01:05:50et
01:05:51est-ce
01:05:52pourquoi
01:05:52tu n'as pas
01:05:53rétro-pédalé
01:05:54est-ce qu'il y a un moment donné
01:05:56tu t'es dit
01:05:56mais le jeu
01:05:57n'en vaut pas la chandelle
01:06:00non
01:06:00il y a eu de la souffrance
01:06:01mais il ne faut pas exagérer
01:06:02tu ne peux pas avoir
01:06:04aussi
01:06:04je te disais
01:06:05on ne peut pas tricher
01:06:06je ne peux pas avoir
01:06:07le succès
01:06:07que j'ai encore aujourd'hui
01:06:10sans avoir le parcours
01:06:11que j'ai eu
01:06:12tu vois
01:06:12donc c'est
01:06:14tu rétro-pédales
01:06:15mais pour faire quoi
01:06:17si ce n'est pas en vérité
01:06:18c'est-à-dire
01:06:19si tu mens
01:06:19si tu dis
01:06:20c'est vrai
01:06:23je regrette
01:06:23d'avoir été
01:06:25dans la haine
01:06:25non mais je n'ai jamais été
01:06:26dans la haine
01:06:27je ne veux quand même pas dire
01:06:28que j'étais dans la haine
01:06:29donc je regrette
01:06:31oui
01:06:31si j'ai blessé des gens
01:06:32c'est parce que ça
01:06:33je n'ai jamais voulu
01:06:36mais voilà
01:06:37une fois que je l'ai dit
01:06:39c'est autre chose
01:06:41et tu sais
01:06:43ce qui est dingue
01:06:44c'est que
01:06:44en tout cas moi
01:06:45les gens de la communauté
01:06:46de la communauté entière
01:06:48que je côtoie
01:06:49et que je connais
01:06:51ils t'ont soutenu
01:06:51dès le début
01:06:52tu vois
01:06:53il y en a plein
01:06:54physiquement
01:06:55c'est-à-dire
01:06:55moi je me suis fait
01:06:56tabasser par
01:06:574 ressortissants israéliens
01:06:59en Martinique
01:07:01donc je me suis défendu
01:07:04on les a neutralisés
01:07:05on les a chopés
01:07:06on les a envoyés en prison
01:07:07et
01:07:08ils ont été jugés
01:07:09et là j'ai senti
01:07:11le peuple de Martinique
01:07:13c'est-à-dire
01:07:14c'est quelque chose
01:07:14que je n'avais jamais ressenti
01:07:17le peuple derrière toi
01:07:18tu vois
01:07:19et c'était quelque chose
01:07:21que
01:07:22c'est pour ça que j'y vais
01:07:23encore aujourd'hui
01:07:24c'est-à-dire
01:07:24j'ai vraiment senti
01:07:25une famille
01:07:26un peuple
01:07:27appartenir à un peuple
01:07:28ça veut dire quelque chose
01:07:29ils parlent de peuple français
01:07:31mais je pense
01:07:32malheureusement
01:07:32ça ne veut plus dire grand chose
01:07:33puisque c'est entièrement
01:07:34colonisé par la France
01:07:36il y a des français de souche
01:07:37qui souffrent aujourd'hui
01:07:38parce qu'ils ne reconnaissent plus
01:07:40leur pays
01:07:40qui a été vendu
01:07:42et je le comprends
01:07:43mais moi mon peuple
01:07:44oui
01:07:44il est au Cameroun
01:07:46mais il est aux Antilles
01:07:47c'est mon peuple
01:07:48c'est mon peuple
01:07:49c'est quelque chose
01:07:50qu'on ne peut pas expliquer
01:07:51avec des mots
01:07:52et ça
01:07:53tu le dis
01:07:53tu le dis
01:07:54oui
01:07:54je te le confirme
01:07:55et je pense qu'un blanc
01:07:56de France
01:07:57il a aussi son peuple
01:07:58il a besoin de le dire
01:08:00et je pense que c'est important
01:08:01qu'il puisse le dire
01:08:03c'est pour ça que je trouve
01:08:04que ce n'est pas normal
01:08:06tout ce chantage
01:08:07à l'extrême droite
01:08:09non
01:08:09je veux dire
01:08:10un blanc
01:08:11il a le droit de dire
01:08:12je suis blanc
01:08:13j'aime bien être blanc
01:08:13et j'ai envie d'être
01:08:14entre blanc
01:08:16parce que ça veut dire
01:08:17qu'il accepte aussi
01:08:19qu'on puisse être bien
01:08:19entre nous
01:08:20voilà
01:08:21et on est encore mieux
01:08:23en pouvant se parler
01:08:24en se disant
01:08:25ben voilà
01:08:26après si je peux nuancer
01:08:28tes propos
01:08:28j'entends ce que tu dis
01:08:29mais je vais les nuancer
01:08:30c'est que l'histoire
01:08:31de la France
01:08:31est une histoire commune
01:08:33tu vois
01:08:34où ça a impliqué
01:08:35d'autres personnes
01:08:36des gens qui ont sacrifié
01:08:37leur vie
01:08:38tu vois
01:08:38donc c'est pour ça
01:08:39que je suis obligé
01:08:40de nuancer tes propos
01:08:41là pour le coup
01:08:41non mais c'est à dire
01:08:42dire
01:08:43tu dis
01:08:44un noir
01:08:45il peut se sentir
01:08:46chez lui en France
01:08:48bien sûr
01:08:48ben oui
01:08:49je suis entièrement d'accord
01:08:51non non mais
01:08:52je suis entièrement
01:08:53d'accord avec ça
01:08:54maintenant
01:08:54je pense que c'est
01:08:56aussi quelque chose
01:08:58qu'on peut entendre
01:08:59que
01:08:59il y a
01:09:01culturellement
01:09:01des blancs
01:09:02qui ont la sensation
01:09:03d'être colonisés
01:09:05ouais mais
01:09:06alors
01:09:06je vais nuancer
01:09:07ça peut exister
01:09:09mais après ouais
01:09:09c'est que mon avis
01:09:10encore une fois
01:09:11et on échange
01:09:12on partage
01:09:13si on n'est pas d'accord
01:09:13sur toute la ligne
01:09:14mais tu vois
01:09:16le Danemark
01:09:17n'a pas la même histoire
01:09:18que la France
01:09:19donc c'est pour ça
01:09:20que tu vois
01:09:20que le taux
01:09:22des extrêmes
01:09:23est beaucoup plus élevé
01:09:24qu'ici
01:09:24tu vois ce que je veux dire
01:09:25parce que
01:09:26la donne est totalement différente
01:09:28mais ici en France
01:09:29moi je suis obligé
01:09:30de nuancer tes propos
01:09:30tu vois
01:09:31encore une fois
01:09:32c'est deux avis
01:09:32qui se
01:09:33non non non
01:09:34c'est à dire que
01:09:34t'es en train de me dire
01:09:35j'essaye de comprendre
01:09:36t'es en train de me dire
01:09:37que
01:09:38au Danemark
01:09:39c'est plus
01:09:39c'est plus logique
01:09:41ils sont plus choqués
01:09:42parce que c'est plus récent
01:09:43les migrations
01:09:44arrivent de manière
01:09:45absolument
01:09:46alors qu'en France
01:09:47elle s'est faite
01:09:48quand même sur le temps
01:09:49je suis d'accord
01:09:49mais moi
01:09:50je sais très bien
01:09:51que
01:09:54en tant qu'afro-descendant
01:09:55je sais qu'il y a
01:09:56beaucoup de gens
01:09:57comme moi
01:09:58qui ont envie
01:09:59de développer
01:10:01le continent
01:10:02tu vois
01:10:02et de participer
01:10:04à ça
01:10:05et de la même façon
01:10:06j'imagine
01:10:07qu'il y a des gens
01:10:08ici
01:10:08qui eux
01:10:09n'ayant pas
01:10:09cette vision du monde
01:10:11pour eux
01:10:11c'est de développer
01:10:13ici leur truc
01:10:14comme le faisait
01:10:15leur grand-père
01:10:15depuis tout le temps
01:10:16et ça je peux le comprendre
01:10:17après
01:10:18je suis d'accord
01:10:19avec toi
01:10:20l'équipe de France
01:10:21de football
01:10:22moi je l'aime bien
01:10:23évidemment
01:10:25même si elle est
01:10:25critiquée aujourd'hui
01:10:26et si je regarde pas
01:10:28énormément le football
01:10:29ça m'intéresse
01:10:29mais je trouve
01:10:30qu'elle est représentative
01:10:31de mon univers
01:10:32de mon monde
01:10:34de ma France
01:10:36c'est une évidence
01:10:37mais je peux comprendre
01:10:39que certains disent
01:10:40et d'ailleurs
01:10:41les politiques
01:10:42comme Zemmour
01:10:42ils jouent là-dessus
01:10:43moi je crois
01:10:44que la France
01:10:45le peuple de France
01:10:46a un coup à jouer
01:10:47aux prochaines élections
01:10:49présidentieuses
01:10:49c'est de se rapprocher
01:10:50de l'Afrique
01:10:51mais sur des nouvelles bases
01:10:53parce que
01:10:53le peuple français
01:10:54et le peuple africain
01:10:55ils partagent
01:10:56la même langue
01:10:57ils partagent
01:10:57une même histoire
01:10:58même si elle est douloureuse
01:10:59et je pense
01:11:00qu'ils auraient
01:11:01tout intérêt
01:11:01à retisser
01:11:02des liens constructifs
01:11:04parce qu'il y a
01:11:05une technologie
01:11:06qui est maîtrisée ici
01:11:07qui pourrait quand même
01:11:08intéresser aussi
01:11:08nos pays
01:11:09et qui
01:11:10et on a
01:11:11toutes les matières
01:11:12premières
01:11:12du monde entier
01:11:14les plus grosses
01:11:16réserves de pétrole
01:11:17d'or
01:11:17d'uranium
01:11:18de diamants
01:11:19nous avons
01:11:20de terres rares
01:11:21on a tout
01:11:22on est le continent
01:11:24le plus riche
01:11:26du monde
01:11:26voilà
01:11:28et le peuple
01:11:29le plus pauvre
01:11:32et puis il y a
01:11:32l'AES
01:11:33il y a le Burkina
01:11:34il y a le Niger
01:11:35les choses qui bougent
01:11:37et une génération
01:11:38d'Africains
01:11:39c'est fini
01:11:39c'est fini
01:11:40et c'est à dire que
01:11:41pour ça
01:11:42Poutine
01:11:42et les BRICS
01:11:43ont quand même
01:11:44vraiment
01:11:45poussé le projet
01:11:47de multipolarité
01:11:49on n'est plus
01:11:50dans le monde
01:11:50unipolaire occidental
01:11:51et notamment français
01:11:53mais moi je regrette
01:11:54parce que je sais
01:11:55qu'entre les peuples français
01:11:57et le peuple africain
01:11:58en réalité
01:11:59il y a un lien
01:12:00et c'est dommage
01:12:01qu'ils soient perdus
01:12:02à cause de
01:12:03à cause de cette
01:12:06de cette injustice
01:12:07et
01:12:10pour finir là-dessus
01:12:11je te disais tout à l'heure
01:12:13que
01:12:14dans le train
01:12:15de Dieudonné
01:12:15la communauté entière
01:12:16est toujours restée
01:12:17toujours
01:12:18tu sais il y en a plein
01:12:19qui sont montés
01:12:20ils sont descendus
01:12:20alors ça ne me parle plus
01:12:21etc
01:12:21mais en tout cas
01:12:22moi toutes les personnes
01:12:23que je connais
01:12:25non non non
01:12:25il peut être boycotté
01:12:27comme il veut
01:12:27moi je vais le soutenir
01:12:28etc
01:12:29tu vois ce que je veux dire
01:12:30et ça je dois dire
01:12:30n'étant pas antillais
01:12:31de naissance
01:12:32enfin d'origine
01:12:34quoi que
01:12:35parce que
01:12:36par mon afro-descendance
01:12:38en fait
01:12:38ce sont mes frères
01:12:40c'est
01:12:41c'est un lien
01:12:41qui a été coupé
01:12:42dans le temps
01:12:43mais c'est
01:12:44c'est
01:12:45mais leur soutien
01:12:47a été pour moi
01:12:48quelque chose
01:12:49d'extrêmement important
01:12:51extrêmement
01:12:51c'était d'ailleurs
01:12:52le plus
01:12:53le soutien
01:12:54le plus important
01:12:55que j'ai reçu
01:12:56évidemment
01:12:57avec la communauté africaine
01:12:58noire africaine
01:12:59qui a été
01:12:59et même maghrébine aussi
01:13:01mais là
01:13:02le plus
01:13:02le plus
01:13:03on va dire
01:13:03au niveau de l'émotion
01:13:04au niveau de l'engagement
01:13:05c'est plus palpable
01:13:07non mais écoute
01:13:07physiquement
01:13:08ils m'ont protégé
01:13:10c'est quelque chose
01:13:11d'incroyable
01:13:11et pour finir
01:13:13Jodo
01:13:14toi qui
01:13:14attache beaucoup
01:13:15d'amour
01:13:15et d'importance
01:13:16aux terres camerounaises
01:13:17clairement
01:13:19il y a beaucoup de gens
01:13:20de la diaspora
01:13:21qui nous écoutent ici
01:13:22etc
01:13:22est-ce que
01:13:23tu as des conseils
01:13:25que tu pourrais donner
01:13:26sur des
01:13:27projets entrepreneuriaux
01:13:28sur plein de choses
01:13:29etc
01:13:30parce que
01:13:32on est preneur
01:13:33ouais
01:13:33moi ce que j'ai envie
01:13:34de dire aux générations
01:13:35qui arrivent
01:13:36de toute façon
01:13:36je n'ai pas grand chose
01:13:37à leur dire
01:13:37elles savent mieux que moi
01:13:39comment il faut faire
01:13:40il y a l'IA évidemment
01:13:41qui arrive
01:13:42internet
01:13:43tout ça
01:13:44on a les matières premières
01:13:45on a tout
01:13:46maintenant il faut s'organiser
01:13:48et de toute façon
01:13:50on est
01:13:51le peuple
01:13:53de l'avenir
01:13:54voilà
01:13:55et puis il y a un truc
01:13:56que je voudrais leur dire
01:13:57c'est que
01:13:58l'histoire a été dure
01:14:00elle a été
01:14:01mais Dieu était avec nous
01:14:03voilà
01:14:05et bien ce sera le mot
01:14:06de la fin Jodo
01:14:07au nom de toute l'équipe
01:14:08de Wiesel
01:14:09on te remercie
01:14:10pour ta venue
01:14:11pour cet échange
01:14:12c'est moi qui te remercie
01:14:13et puis vraiment
01:14:14aux jeunes
01:14:15moi je suis très content
01:14:17tu peux te rendre compte
01:14:18à quel point
01:14:19en fait
01:14:19même ce genre de débat
01:14:20n'était pas possible
01:14:22pour moi
01:14:22il y a encore quelques années
01:14:24et que
01:14:26le temps passe
01:14:27et que c'est formidable
01:14:29parce que vous allez
01:14:30ce monde là
01:14:31vous allez
01:14:32vous allez
01:14:33vous l'approprier
01:14:34et ça
01:14:35c'est extraordinaire
01:14:36c'est
01:14:37moi quand je suis arrivé
01:14:38dans cet univers
01:14:39de prendre la parole
01:14:40la prise de parole
01:14:41en public
01:14:41on a été loin de tout ça
01:14:43c'était
01:14:44on avait quelques modèles
01:14:45attention
01:14:46on n'est pas les premiers
01:14:47je veux dire
01:14:49mais là
01:14:50aujourd'hui
01:14:51on est revenu
01:14:52au temps des Sankara
01:14:54avec Capitaine Traoré
01:14:56et tout ça
01:14:56on est
01:14:57on est en train
01:14:59de se lever
01:15:00et
01:15:00cette fois-ci
01:15:04je crois
01:15:04que c'est la bonne
01:15:05et ben
01:15:06ce sera le mot
01:15:07de la fin
01:15:07merci
01:15:07sincèrement
01:15:08au nom de toute
01:15:09l'équipe de
01:15:09We Hustle Judo
01:15:10pour ce partage
01:15:11pour cette conversation
01:15:13ben merci à toi
01:15:14nous là
01:15:14deux bouts
01:15:15c'était le tiers
01:15:17et 500
01:15:18tu peux inverser
01:15:18les deux sons correct
01:15:19avec mon homeboy
01:15:21le grand
01:15:21je donne
01:15:22Mbala Mbala
01:15:23pour We Hustle
01:15:24mes paroles
01:15:24Valtère
01:15:25Peace
01:15:26We Hustle
01:15:27baby
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