- il y a 1 jour
Les défaillances d’entreprises se multiplient en France. Une situation qui attire des fonds d’investissement étrangers spécialistes des entreprises en difficulté. Accusés d’être des « fonds vautours » dans un récent rapport parlementaire, ils font, pour leurs défenseurs, « le sale boulot ». Qui a raison ?
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00:00En lisant les échos, ma bible, j'ai redécouvert une expression terrifiante
00:04que j'avais pas entendue depuis longtemps, les fonds vautours.
00:06Et ces fonds vautours dépeceraient leurs victimes, des entreprises françaises en difficulté.
00:11On est à peu près à 70 000 défaillances l'an dernier et ça ne cesse d'augmenter.
00:15C'est évidemment une cible pour ces fameux fonds vautours
00:18parce que ce sont ces boîtes-là que les fonds rachètent.
00:21Alors je me suis dit que j'avais un scénario de vidéo assez limpide
00:24avec d'un côté des méchants et de l'autre des gentils.
00:26L'entreprise comme la nôtre, elle ne devrait pas être beringue-ballée à droite à gauche
00:31au gré des jeux financiers.
00:33Sauf qu'en creusant le sujet et en faisant des interviews avec des personnes de différents bords,
00:37ça m'a paru d'un coup beaucoup moins évident. Comme souvent.
00:40Les fonds de retournement font le travail que beaucoup ne veulent pas faire.
00:43Et j'ai aussi découvert que les fonds vautours étaient une énorme expression fourre-tout.
00:47Alors qui sont vraiment ces fonds d'investissement ?
00:49Est-ce qu'ils achèvent les entreprises ou est-ce qu'ils les sauvent ?
00:52C'est les questions que moi, Fleur Bourron, journaliste aux échos, je me suis posée.
00:55Il y a souvent des emplois qui sont supprimés.
00:57C'est pas marrant, ça fait rire personne.
00:59Pour vous faire votre propre avis, je vous conseille de rester jusqu'au bout de la vidéo
01:02et vous me direz ce que vous en pensez en commentaire.
01:06Pour commencer notre réflexion, je vais vous parler d'une entreprise qui fait l'actu
01:10au moment où je tourne cette vidéo, c'est l'entreprise La Paire.
01:12Certains vous vendent des fenêtres sans le moindre conseil et vous promettent que tout ira bien.
01:18La Paire, le spécialiste de l'aménagement de la maison,
01:22appartient au groupe de construction Saint-Gobain depuis 1996.
01:25Mais à partir de 2012, La Paire perd de l'argent
01:28et en 2020, Saint-Gobain décide donc de s'en séparer.
01:30Parmi les candidats au rachat, il y a un fonds allemand spécialisé
01:34dans la reprise d'entreprises en difficulté, Mutares.
01:37Même si eux n'utilisent pas ce terme, il est qualifié de fonds de retournement.
01:40Et c'est sur cette catégorie de fonds qu'on va se concentrer dans cette vidéo,
01:44je vous expliquerai pourquoi après.
01:45Leur métier sur le papier, c'est assez simple.
01:47Investir dans des entreprises en difficulté, les redresser,
01:50puis les revendre plus cher en réalisant une plus-value.
01:52Mais ce qui est beaucoup moins simple, c'est les conséquences sur le terrain.
01:55Quand les salariés de La Paire apprennent que Mutares a déposé une offre de reprise,
01:59ils ont peur qu'on ferme des usines et des magasins.
02:01Si on continue à fermer tout ce qui est tissu industriel en France,
02:06où nos enfants vont travailler, parce que tout le monde ne sera pas ingénieur,
02:10tout le monde ne finira pas dans un bureau un jour.
02:11Et petit arrêt sur image, regardez bien les t-shirts des salariés de La Paire.
02:15Pixmania, Artmadis, ce sont des sociétés déjà reprises par Mutares.
02:20Et pour elles, l'histoire s'est mal terminée avec des centaines de licenciements.
02:23En 2021, Mutares rachète donc La Paire pour 1 euro symbolique.
02:27Le fonds allemand s'engage à y investir 20 millions d'euros.
02:30Et de son côté, Saint-Gobain laisse 245 millions d'euros de trésorerie à l'entreprise.
02:34Mais 5 ans plus tard, le redressement promis par Mutares n'a pas eu lieu.
02:38Et le fonds cherche de nouveau un repreneur pour La Paire.
02:40Vous vous posez peut-être ces questions.
02:42Que s'est-il passé ? Et que sont devenus les 245 millions d'euros ?
02:46Figurez-vous que des députés se sont demandé la même chose.
02:48Dans une commission d'enquête parlementaire qui a duré plusieurs mois,
02:51ils ont interrogé Mutares et aussi plein d'autres gens du secteur.
02:54On a vu des milliers et des milliers d'emplois détruits
02:58par des effets de prédation, par des fonds d'investissement.
03:02Je suis d'ailleurs allée à l'Assemblée nationale pour assister à la présentation de ce rapport.
03:05Il fait près de 250 pages et s'appuie sur des heures d'audition.
03:09Les députés ont notamment interrogé un salarié de La Paire
03:11et il n'est pas très tendre envers Mutares.
03:13Les vraies décisions ne se prennent pas avec les gens qui sont sur site.
03:18On était en mars 2025, on se scandalise parce qu'il y a eu 12 millions de fils Mutares
03:24qui ont été décaissés à cette date.
03:26Ça a été une forme de déclaration de guerre.
03:28De quoi parle-t-on exactement ?
03:29D'une pratique très critiquée,
03:31des facturations de frais de conseil et de management réalisées par le fonds de retournement.
03:35Ici donc, Mutares.
03:36En 4 ans, Mutares a facturé 20 millions d'euros à l'enseigne.
03:39Le rapport de l'Assemblée nationale arrive même à 54 millions d'euros supplémentaires,
03:43un montant qui n'a pas été confirmé par Mutares.
03:46Les murs de l'entreprise ont été vendus pour 135 millions d'euros pour récupérer du cash
03:50et en parallèle, La Paire a aussi bénéficié d'aides publiques.
03:53Ces montants sont importants.
03:54Et ça interroge quand on voit le régime drastique que le fonds a imposé à La Paire depuis sa reprise.
03:59Ces 80 à 100 millions d'euros d'économies par an, la fermeture de 9 magasins et d'une usine,
04:04plusieurs plans sociaux avec quelques 200 suppressions de postes et des départs non remplacés.
04:08Au total, les effectifs ont baissé de 30%.
04:11Et le chiffre d'affaires, lui, s'est dégravé.
04:13Et c'est pour ça que certains qualifient ce fonds de prédateur.
04:16Mutares concentre le plus de critiques car...
04:18C'est celui qui a le plus, on va dire, entre guillemets, de moyens.
04:21C'est un des plus gros fonds.
04:22Marion Kindermans est journaliste aux Echos.
04:24Elle suit les PME et les ETI.
04:26Elle a travaillé sur les fonds de retournement et a interviewé Mutares.
04:29C'est un fonds allemand qui est coté à la bourse de Francfort,
04:34qui fait 6,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires
04:36et qui rachète ses boîtes sur fonds propres.
04:39C'est un des seuls à être capable de faire ça.
04:41La France, c'est vraiment son terrain de chasse.
04:43C'est son deuxième marché après l'Allemagne.
04:44Et il a racheté, par exemple, 25 entreprises depuis 2015.
04:48Alors pourquoi la France est-elle un terrain de chasse privilégié pour ces fonds ?
04:53Mutares n'est pas le seul fonds de retournement à opérer en France.
04:56Il y a aussi Greboul, le fonds britannique qui a repris Novasko
05:00ou encore Aurélus qui a fait la même chose avec Office Dépôt il y a quelques années.
05:04Il y a Flax qui a ouvert des bureaux en 2024 à Paris,
05:08signe que effectivement le marché l'intéresse.
05:11Puis d'autres fonds dont on entend un peu moins parler
05:15et qui font peut-être des opérations un peu moins régulières.
05:17La raison pour laquelle il se développe en France, c'est pas vraiment une bonne nouvelle.
05:21La période depuis deux ans est à la fragilisation des entreprises industrielles,
05:27notamment des PME, voire des ETI industrielles.
05:30Les défaillances d'entreprises ont beaucoup augmenté.
05:32En 2025, on en compte près de 70 000.
05:34L'immense majorité sont de très petites entreprises
05:36et n'intéressent pas les fonds de retournement.
05:38Selon l'association des investisseurs en retournement,
05:41seulement 1% des entreprises en défaillance sont dans leur cible.
05:43Nous étudions en permanence et en ce moment même probablement une vingtaine ou une trentaine de dossiers
05:50qui nous ont été présentés par différents acteurs.
05:52Henri-Pierre Garnier est le président de Mutares France.
05:55Il a été convoqué par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale.
05:58J'ai sollicité de mon côté Mutares, mais ils ont refusé de me parler.
06:01Cela ne veut pas dire que nous irons au bout,
06:03puisqu'en moyenne nous faisons 2 à 3 acquisitions de sociétés par an en France.
06:07Ces dossiers, en fait, ils sont de nature très variée,
06:11puisqu'il s'agit pour la plupart de sociétés industrielles dans des secteurs très divers,
06:15comme la chimie, qui est un secteur particulièrement touché aujourd'hui,
06:19le transport, les pièces automobiles,
06:21puisque les équipements anti-automobiles sont en grande difficulté aujourd'hui en France.
06:24Et c'est notamment parce que ces entreprises sont fragiles que les méthodes choquent.
06:27Je vous ai déjà parlé des frais de conseil facturés par Mutares.
06:30Mais il y a aussi les dividendes versés aux actionnaires.
06:33En 2025, Mutares leur a versé 47 millions d'euros.
06:36Certains fonds sont aussi accusés de faire la chasse aux primes.
06:39C'est ce que reproche l'État au fond britannique Greboul.
06:41En 2024, Greboul reprend Novasco, un spécialiste français d'acier très spéciaux.
06:46Greboul s'engage à apporter 90 millions d'euros, l'État 85.
06:4912 mois plus tard, 3 des cases d'usines de Novasco sont placées en liquidation judiciaire
06:54et 531 personnes sur 696 sont licenciées.
06:57L'État a bien versé ses 85 millions, mais Greboul seulement 1,5 million d'euros.
07:02Et encore une fois, on ne sait pas trop où est parti l'argent.
07:04J'ai 20 ans d'ancienneté, c'est mon quatrième redressement judiciaire.
07:08L'entreprise comme la nôtre, elle ne devrait pas être bérinque-ballée à droite à gauche
07:13au gré des jeux financiers.
07:15Si l'État se décide à poursuivre Greboul en justice,
07:17le fonds n'a pas l'air d'avoir eu des comptes à rendre jusqu'ici.
07:20Sans doute qu'il faudrait mettre en place des mécanismes un peu plus contraignants
07:23dans l'accompagnement de ces plans de reprise.
07:26Mutares est lui sous le coup d'une enquête du parquet de Dijon
07:29pour un potentiel délit de banqueroute dans la reprise d'une autre entreprise.
07:32Bon, des petits gates liés à Mutares ou à d'autres fonds de retournement,
07:35il y en a eu d'autres.
07:36Maintenant, il faut quand même remettre les choses en perspective.
07:38Le retournement d'entreprises en France reste un marché assez niche.
07:42On parle d'une trentaine de dossiers de reprise par an
07:44pour des entreprises de plus de 300 salariés.
07:46Et les investissements y restent assez faibles.
07:48En 2024, 37 milliards d'euros investis en fonds propres et infrastructures
07:53dans les entreprises qui vont bien
07:54et moins de 100 millions d'euros pour les entreprises en difficulté.
07:58Et Mutares n'est qu'un des membres de la grande famille des fonds d'investissement
08:01qui s'intéresse aux entreprises fragilisées.
08:03Il y a beaucoup d'autres acteurs qui utilisent d'autres techniques
08:05comme les fonds qui rachètent les dettes d'entreprises en difficulté.
08:08C'est le cas de l'américain Octry par exemple.
08:11Mais en général, les grands fonds d'investissement ne se limitent pas à une seule stratégie.
08:14Un même acteur peut faire de l'achat et fait de levier, du capital développement
08:17ou encore du retournement d'entreprise.
08:19C'est pour ça qu'il n'existe pas de catégorie officielle de fonds vautours
08:22et c'est ça qui est complexe à comprendre dans ce sujet.
08:25On qualifie souvent à posteriori un fonds de vautours,
08:28non pas en raison de sa nature, mais pour la façon dont il intervient dans certaines opérations.
08:32Ça veut dire qu'un même fonds peut être vautours sur un dossier et pas sur un autre.
08:35Et c'est pour ça que dans cette vidéo, on a décidé de se focaliser sur Mutares
08:38et sur les autres fonds de retournement qui sont des vautours plus facilement identifiable en France.
08:42Et quand on regarde le passif de Mutares, on comprend que les salariés s'interrogent sur les bienfaits de son
08:47existence.
08:48Mais est-ce que ces fonds de retournement, eux, doutent de leur utilité ?
08:51Évidemment que non.
08:54Pour les fonds et leurs défenseurs, ce sont des sauveurs.
08:57Les fonds de retournement font le travail que beaucoup ne veulent pas faire.
09:01Romain Fedel est avocat d'affaires et accompagne des fonds de retournement.
09:04Il m'a d'ailleurs donné un exemplaire de sa thèse sur le refinancement des entreprises en difficulté.
09:08C'est bien simple, je l'ai dévoré.
09:10Ça a toujours été comme cela. Dans des affaires médiatiques, dans les années 70, 80, 90,
09:16où les hommes d'affaires avec leur groupe, quels qu'ils soient, reprenaient des entreprises en difficulté
09:20et les revendaient quelques années plus tard, une fois redressées en faisant beaucoup de plus-value,
09:25il faut savoir qu'à la base, ces entreprises-là, qu'ils reprenaient, personne n'en voulait.
09:29Personne. Et quand ils les reprenaient, les milieux économiques riaient et disaient
09:33« ça ne va pas durer, il n'y aura rien ».
09:35Et parfois, une reprise par un fonds de retournement, ça fonctionne.
09:38Et quand ça fonctionne, évidemment, on en parle beaucoup moins.
09:42Mutares a par exemple repris l'entreprise française de sidérurgie Clessim en 2021
09:46et l'a remise sur les rails après 10 ans de perte.
09:48Au passage, le fonds a fait un x10 quand il la revend en 2025.
09:51Les pourcentages de réussite de Mutares sont totalement en adéquation avec les chiffres du secteur.
09:56Aujourd'hui, quand vous reprenez 5 entreprises en difficulté, il y a un dossier qui est sauvable.
10:00Ce qui choque le grand public aujourd'hui, c'est que le grand public se rend compte
10:04que quand on restructure des entreprises, il y a souvent des emplois qui sont restructurés,
10:08c'est-à-dire des emplois qui sont supprimés.
10:10Ce n'est pas marrant, ça ne fait rire personne.
10:12Qui accepte d'investir là où le risque est maximal, là où d'autres ferment la porte ?
10:16Parler de prédation pour qualifier l'action des fonds de retournement,
10:20c'est ignorer les 8400 emplois maintenus, les sites relancés, les savoir-faire préservés.
10:25Et parfois, les fonds se chargent du sale boulot pour éviter aux entreprises de se salir les mains.
10:30Quand on fait appel au service d'un fonds de retournement, c'est parce qu'il y a du sale
10:34travail à faire, comme on dit.
10:35Et quand une entreprise qui veut se délester d'une partie de son activité,
10:38qui sait qu'il va y avoir des mesures de restructuration fortes, difficiles à prendre,
10:43notamment en termes d'emploi, elle ne veut pas forcément salir sa réputation.
10:46Pour X raisons, elle préfère s'en remettre à des professionnels, à des spécialistes des restructurations,
10:51et notamment les fonds de retournement.
10:53Et ça dédouane même l'État, qui passe des deals un peu particuliers.
10:56On nous a glissé que ça lui arrivait d'aider un fonds à reprendre une entreprise,
10:59mais en échange, il demande à ce fonds de le débarrasser de deux dossiers un peu pourris.
11:03Et si les entreprises ou l'État se tournent vers des fonds étrangers,
11:06c'est que la France n'a pas grand-chose à proposer.
11:09Il n'y a pas vraiment d'équivalent français à Mutares,
11:12et ça, ça agace Dominique Swerger, qui pourtant est allemand.
11:15La France est un grand pays, deuxième économie après l'Allemagne.
11:19C'est une anomalie totale qui n'y est qu'une poignée de fonds de situation complexe français en France.
11:25Pendant la crise financière de 2008, il a travaillé au Syrie,
11:28une entité du ministère de l'Économie et des Finances, chargée des entreprises en difficulté.
11:32Et puis, il a créé son propre fonds de retournement, Prudencia.
11:35Et donc, évidemment, ça ouvre la porte à des fonds étrangers
11:39qui sont levés en Allemagne, en Angleterre ou aux États-Unis,
11:43qui peuvent intervenir en France,
11:45avec d'autres règles lorsqu'on parle notamment des frais de gestion.
11:50Pour l'instant, ce sont donc les fonds étrangers qui ont le plus de moyens.
11:53En France, on compte aujourd'hui à peine une dizaine de fonds français actifs
11:56qui font du retournement.
11:57Mais ce n'est pas énorme.
11:58Pourquoi ? Déjà, car spéculer sur des boîtes moribondes,
12:01c'est pas vraiment noté en France.
12:02Et puis, ça relève d'un choix économique de favoriser ou non ces fonds.
12:05En 2015, Emmanuel Macron, qui était à l'époque ministre de l'économie,
12:09avait bien senti cette difficulté
12:11parce qu'il y avait déjà pas mal de boîtes industrielles qui souffraient.
12:14Il avait souhaité, en fait, justement,
12:17créer davantage de fonds de retournement
12:19avec davantage de moyens, des fonds français,
12:22pour concurrencer ces fonds étrangers
12:24qui, en gros, se rabattent sur nous, sur nos entreprises françaises.
12:28Malheureusement, cette affaire a fait pchit, on va dire.
12:31BPI France devait co-créer un grand fonds de retournement français
12:34qui devait mobiliser entre 300 et 500 millions d'euros.
12:36Cette initiative, elle a été abandonnée.
12:38En 17 ans, BPI France n'a investi que 250 millions d'euros dans le retournement.
12:42Et d'ailleurs, un fonds de retournement à la française,
12:44ça ressemble à quoi ?
12:45On ne facture pas de frais de gestion aux sociétés en portefeuille
12:48parce qu'une entreprise qui a des difficultés,
12:51elle a besoin de mettre le cash sous contrôle.
12:53Et donc, si vous commencez à envoyer des factures de la société de gestion,
12:57vous réduisez encore davantage le cash.
12:59Et donc, ça, ça ne permet pas de sauver une entreprise.
13:01Donc, vraiment, le seul moyen de gagner de l'argent,
13:03c'est de faire une plus-value à la sortie en revendant les actions de la société.
13:07L'enjeu pour les fonds français, c'est de réussir à lever autant d'argent
13:10que les fonds étrangers pour pouvoir reprendre de grosses boîtes,
13:13surtout quand elles sont stratégiques.
13:14Alors, les fonds de retournement sont-ils des vautours ?
13:16C'est à vous de me dire en commentaire.
13:18Et si vous avez encore besoin d'aide, je vous mets quelques articles dans la description.
13:21Merci beaucoup d'avoir regardé ce décryptage.
13:23Vous pouvez aussi le retrouver sur Apple Podcasts et Spotify.
13:25Abonnez-vous et à bientôt.
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