- il y a 14 heures
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Nous sommes ce matin avec Laure Lavalette, députée du Rassemblement National du Var,
00:04porte-parole de la campagne électorale.
00:07Eugénie Bastier va nous rejoindre, Pascal-Pierre Garbarini également,
00:10mais manifestement il y a des petits soucis ce matin d'embouteillage.
00:13Éric Nolot, lui qui nous l'a dit, voyage dans le bus avec ses rencontres inopinées.
00:20Oui, et mémorables.
00:23Et mémorables, donc vous êtes venu comme notre ami Richard Millet et Thomas Bonnet.
00:28Vous le savez, Marine Le Pen a donc été condamnée dans le cadre du procès en appel du RN
00:32concernant les assistants parlementaires européens du parti.
00:35Sa peine d'inéligibilité de 15 mois ferme était en déjà purgée.
00:39La chef de file du Rassemblement National a officiellement confirmé sa candidature à l'élection présidentielle.
00:43Laure Lavalette est avec nous.
00:44Hier vous étiez donc Eugénie Bastier.
00:46Je vous en prie Eugénie, venez, rentrez, faites attention parce que parfois on peut tomber et se faire une entorse.
00:52Tout va bien, il y a un petit peu de monde dans Paris peut-être ?
00:55Compliqué ce matin.
00:56Quelques embouteilles, c'est compliqué ce matin.
00:58C'est vrai que la jeune mère de famille que vous êtes doit s'occuper de trois enfants,
01:03de son mari accessoirement, d'avoir peut-être un vélo cargo,
01:08de faire deux éditos pour le Figaro, de préparer une émission et de venir sur CNews.
01:13Donc vous êtes une femme d'aujourd'hui.
01:15Ils sont malades en plus, c'est pour ça que je suis.
01:16Ils sont malades ?
01:16Ah oui, mais bon, les enfants c'est parfois malade.
01:19Laure Lavalette, hier, vous êtes au siège du RN.
01:22Vous venez d'apprendre que Mme Le Pen peut être candidate.
01:27Qu'est-ce qui s'est dit ?
01:28En fait, on l'a appris au tribunal, je veux dire.
01:30On a bien vu que la chambre d'appel restituait à Marine Le Pen son éligibilité.
01:35Donc ça a eu un grand soulagement de notre part.
01:37Finalement, grâce à l'exécution provisoire, son inéligibilité avait été purgée.
01:42Donc on comprend très vite, au moment du délibéré,
01:45et on comprend très vite que Marine Le Pen va pouvoir se présenter
01:48en formant un pourvoi en cassation.
01:50Donc on est évidemment très heureux,
01:52puisque le matin, tous les scénarios étaient encore ouverts.
01:56Et qu'est-ce qui se dit à ce moment-là ?
01:57Est-ce que la stratégie judiciaire se met en place immédiatement ?
02:00Est-ce qu'il y a discussion ?
02:01Est-ce qu'il y a hésitation, pourquoi pas,
02:04avec ce bracelet électronique qui peut peser sur la campagne ?
02:07Est-ce que la candidature de Jordan Bardel a été envisagée ?
02:11Ou est-ce qu'au contraire, il y a un consensus rapide
02:13pour mettre Marine Le Pen en position d'élection à cette présidentielle ?
02:20En fait, ce pourvoi en cassation, il a pour effet, évidemment,
02:23de remettre Marine dans son entière présomption d'innocence.
02:26Mais elle le forme aussi parce qu'elle veut clamer son innocence.
02:29On avait demandé une relaxe que nous n'avons pas eue,
02:32même si, évidemment, vous avez dû voir que...
02:34Troisième fois que je demande qu'est-ce qui s'est dit dans la réunion.
02:36Mais je vais peut-être la demander une quatrième fois.
02:38Qu'est-ce qui s'est dit ?
02:40Si, on est tout de suite partis en ordre de bataille.
02:42Il n'y a pas eu d'hésitation sur le fait que Marine Le Pen y aille.
02:44Ça, c'est évident.
02:45Là, il y avait qui dans cette réunion ? Vous êtes combien ?
02:47On est 15.
02:48On est 15.
02:49Il y a les porte-parole et j'allais dire un peu les staffs de Jordan
02:52et les staffs de Marine.
02:53Et très vite, on comprend qu'elle peut aller.
02:54Qui parle ?
02:55On est très contents tout de suite.
02:56Marine Le Pen et Jordan Bardella s'entretiennent tous les deux.
03:00Et voilà.
03:01Et très vite, ça se met en place.
03:03Il y a consensus.
03:05Il y a consensus immédiat.
03:06Marine Le Pen prépare son allocution du soir.
03:09Le pourvoi en cassation, qui le décide ?
03:11Marine Le Pen, tout de suite, mais encore une fois,
03:13parce qu'elle clame son innocence.
03:15Elle demandait la relaxe.
03:16Elle avait dit qu'elle utiliserait tous les moyens en sa possession
03:20pour clamer son innocence.
03:21Donc, le pourvoi en fait partie.
03:22Et il se trouve que ce pourvoi, il a comme effet d'être suspensif.
03:26Et on comprend très vite que Marine Le Pen peut donc...
03:28Avec des interprétations.
03:30J'attends Pascal Pierre Garbarini.
03:31Parce qu'il y a des interprétations qui divergent sur ce pourvoi en cassation.
03:36C'est-à-dire que si, par exemple, la cassation confirme le jugement...
03:41Bon, dans ces cas-là, il n'y a pas de souci majeur.
03:44Mais si elle infirme le jugement d'appel, que se passe-t-il ?
03:50On me dit parfois que c'est le premier jugement qui revient à la surface.
03:54Mais on me dit aussi le contraire.
03:55Il y a un débat de jury sur cette question.
03:56Mais en fait, le pari, je parle sous le contrôle de Laure Lavalette,
03:58le pari, c'est de dire que la décision de la Cour de cassation
04:01ne sera pas rendue avant l'élection présidentielle.
04:03Que les délais moyens sont plutôt d'un an, voire deux ans.
04:07Et que l'accélération du calendrier annoncée au départ
04:09par le procureur auprès de la Cour de cassation,
04:11c'était pour dire que la question de l'inéligibilité
04:14sera tranchée avant l'élection présidentielle.
04:16Est-ce que c'est tenable dans une campagne électorale
04:18aussi importante que la Cour de cassation
04:20sur laquelle il y aura une pression
04:22ne se prononce pas avant l'élection présidentielle ?
04:24Et je vous pose la question...
04:25Mais il n'y a pas de raison, vraiment, qu'elle se prononce.
04:26Et je pense que personne ne répondrait qu'elle se prononce.
04:27La raison, c'est la présidentielle.
04:29Mais justement, maintenant qu'il y a un vent de démocratie,
04:32de liberté qui a quand même soufflé
04:33dans cette chambre d'appel.
04:36Et d'ailleurs, je reprends les mots de la présidente.
04:39Elle dit bien que ça serait une atteinte
04:42au processus démocratique
04:43et il faut que les Français aient la liberté de choix.
04:45Je veux dire, le délibéré d'hier
04:47est tout à fait en accord
04:48avec l'arrêt du Conseil constitutionnel.
04:51Souvenez-vous qu'il disait
04:52qu'il fallait que la peine soit proportionnée
04:53et qu'elle laisse la liberté aux Français.
04:55Eugénie Bastier, je salue l'arrivée
04:57de Pascal-Pierre Garbarini,
04:59victime des embouteillages.
05:01On roule mieux en Corse
05:03que dans la capitale.
05:04Oui, bien sûr, mais on vit mieux en Corse.
05:08Eugénie Bastier.
05:09On voit très bien la stratégie
05:10et qui n'est pas d'ailleurs idiote
05:11pour conserver la candidate de Marine Le Pen,
05:14qui est d'ailleurs probablement
05:15une meilleure candidate que Jordan Bardella
05:17en termes de bête politique.
05:19Cependant, est-ce que vous ne croyez pas
05:20qu'elle soit affaiblie par ce jugement
05:21parce que ça va être l'attaque constante
05:22pendant toute la campagne présidentielle,
05:24qu'elle a été condamnée par deux instances ?
05:26J'entendais déjà Gabriel Attal
05:27et Emmanuel Mompard ce matin
05:28sur France Inter
05:30qui l'attaquait là-dessus
05:31en disant, voilà,
05:31elle prône la sévérité pour les délinquants
05:33et elle-même est une délinquante.
05:34Est-ce que vous ne craignez pas
05:35que ça l'affaiblisse quand même considérablement ?
05:37Non, j'ai bien compris
05:38que la classe politique
05:38d'un coup tremblait un peu.
05:39Il n'y avait qu'à voir
05:40leur mine déconfitière.
05:41Effectivement, je pense que
05:42la candidature de Marine Le Pen
05:43n'était pas une bonne nouvelle
05:45ni pour Gabriel Attal
05:46ni pour Édouard Philippe.
05:47Mais non, non, encore une fois,
05:49est-ce qu'ils vont avoir
05:49la présomption d'innocence
05:50à géométrie variable ?
05:51Je vous pose la question.
05:52Comme tout justiciable,
05:53Marine Le Pen est présumée innocente.
05:55Nous pensons que cet arrêt
05:55de la Cour de cassation
05:56arrivera après la présidentielle.
05:59Donc, voilà,
05:59nous, on jette toutes nos forces
06:01dans la bataille.
06:01Et puis, les Français jugeront,
06:02Madame Bastier.
06:03Je pense que c'est eux qui...
06:04Voilà, pour l'instant,
06:05Marine Le Pen et Jordan Bardella
06:06caracolent, j'allais dire,
06:07en tête des sondages.
06:08Ils sont toutes les deux
06:09les deux personnalités préférées
06:11des Français.
06:11Moi, je pense qu'au contraire,
06:13en tout cas,
06:13toutes les marques de sympathie
06:14que nous avons eues
06:15montrent bien qu'elle a la stature
06:16d'une femme d'État.
06:19Certains Français craignaient
06:20qu'elle ne puisse pas y aller.
06:21Je pense, au contraire,
06:22que ça donne un souffle nouveau
06:23dans cette élection présidentielle.
06:24Et même elle, je pense,
06:25à titre personnel,
06:26quand vous avez pu penser
06:27être empêchée
06:27et que finalement,
06:28vous pouvez y aller,
06:29je pense que vous avez
06:30une détermination,
06:30une ténacité
06:31qu'on lui connaît déjà.
06:32Et une pugnacité
06:33qui, là, est à son parole.
06:34Question juridique.
06:35Oui.
06:35Et avec Pascal-Pierre Garbarini.
06:37Et j'ai eu...
06:38Ces esprits.
06:39Cinq, six, sept avocats.
06:41Vous faites un métier merveilleux
06:43où, quand tu es un avocat,
06:45il t'explique que lui sait
06:48et que son confrère,
06:50qui est par ailleurs excellent,
06:52se trompe.
06:52Bon.
06:54C'est...
06:55C'est les chirurgiens...
06:57C'est bien résumé.
06:58C'est comme les chirurgiens...
06:59Ça ressemble au journalisme un peu.
07:00C'est comme les chirurgiens.
07:02Ou alors, il y a une autre profession
07:02que j'adore,
07:03que je cite souvent,
07:04c'est les coiffeurs.
07:05Quand tu vas chez un coiffeur,
07:07la première chose qu'il dit,
07:07Qui vous a fait ça ?
07:09Je suis d'accord.
07:10Voilà une dame
07:11qui va régulièrement chez moi.
07:12Je n'ai pas cette référence.
07:13Oui, je suis d'accord avec vous.
07:14Bon.
07:15Et vous, je vous adore.
07:16Alors, je vais citer,
07:17parce qu'en plus,
07:17je l'ai eu au téléphone.
07:18Et puis, je l'apprécie
07:19et je l'aime beaucoup,
07:20Alain Jakubovic.
07:21Bon.
07:21Alain Jakubovic,
07:22qui a écrit ceci,
07:23avec ce pourvoi en cassation,
07:25Marine Le Pen risque de jouer
07:27perdant-perdant.
07:28Si la cour de cassation
07:29casse l'arrêt rendu aujourd'hui,
07:32en l'occurrence hier,
07:33elle se trouve dans la situation
07:35du jugement de première instance
07:37qui était plus sévère
07:38et assortie de l'exécution provisoire.
07:41Voilà ce qu'il dit
07:42et qu'il redit,
07:43puisque je l'ai eu avant l'émission.
07:44Et vous, vous dites non.
07:46Non.
07:47Bon, alors...
07:47Qui a raison ?
07:49De toute façon,
07:50la cour de cassation
07:51statuera,
07:52mais je dis non
07:53parce que je pense
07:54que mon confrère,
07:55excellent au demeurant,
07:56j'ose même plus le dire
07:57parce qu'il va croire que...
08:00Mais mon confrère
08:02doit s'appuyer
08:03sur une décision
08:04de la cour de cassation
08:05de 1993.
08:07Isolé, il n'y en a qu'une.
08:08Il n'y en a qu'une.
08:08Donc, ce n'est pas
08:09une jurisprudence.
08:10La jurisprudence,
08:10c'est de nombreuses décisions
08:12qui vont dans le même sens.
08:13Là, c'est un arrêt
08:14de la chambre criminelle
08:16de la cour de cassation
08:16de 1993
08:18sur un problème
08:19de sursis mis à l'épreuve
08:20avec exécution provisoire
08:22où, dans ce cas-là,
08:23il avait été décidé
08:24en 1993
08:26qu'en effet,
08:27on revenait
08:28à la décision
08:29de première instance.
08:31Cependant,
08:32depuis lors,
08:34ça a changé,
08:34ce ne sont pas
08:35les mêmes faits
08:36et ça a changé
08:36et la doctrine
08:37aujourd'hui dominante
08:39est dans la situation
08:40inverse
08:41de celle que je prône.
08:43C'est-à-dire
08:43de dire que
08:44pas du tout,
08:46s'il y a une cassation,
08:47d'abord,
08:48il y aura certainement
08:49une cassation
08:49avec renvoi.
08:51Mais pendant le moment,
08:53entre le moment
08:54où tu renvois
08:55et le moment
08:57où, donc,
08:58le procès
08:58va se tenir,
08:59là,
09:00il y a un espace-temps.
09:01Vous êtes
09:02sous quel régime
09:03à ce moment-là ?
09:04le régime
09:04de la présomption
09:06d'innocence
09:06sans les effets
09:08de l'arrêt
09:10de la Cour de paix,
09:11d'appel
09:11et,
09:12ipso facto,
09:15les effets
09:16du jugement
09:16du tribunal correctionnel.
09:17Je donne cet exemple,
09:19pardonnez-moi,
09:20mais donc,
09:22quelqu'un,
09:23alors,
09:23c'est en matière criminelle,
09:24mais comme ça,
09:25on va comprendre
09:26parce qu'on peut
09:26l'appliquer
09:27au tribunal correctionnel,
09:28mais on fait criminel
09:29parce que
09:29c'est plus parlant,
09:31si je puis dire,
09:32éloquent.
09:33je tue quelqu'un,
09:35je prends 15 ans,
09:37ok ?
09:39Je vais en appel,
09:40forcément,
09:41je suis innocent,
09:42je suis acquitté,
09:45le parquet général
09:46fait cassation,
09:49ok ?
09:49L'arrêt est cassé,
09:50je retourne en prison,
09:51je refais les 15 ans ?
09:55Non,
09:55mais si pourtant,
09:56ça arrive,
09:56le cas que vous jugez
09:57un problème,
09:58si ça arrive,
09:58qu'est-ce qui se passe ?
10:00Si ce que vous annoncez
10:02ne se passe pas,
10:02qu'on revient,
10:04on rend une décision
10:05semblable à celle de 93,
10:06qu'est-ce qui se passe
10:07dans ce cas-là ?
10:08Alors,
10:09admettons,
10:09très bonne,
10:10en effet.
10:11C'est un peu compliqué
10:12à comprendre,
10:13me dit-on,
10:13parce que dès qu'on arrive
10:14un peu,
10:15effectivement,
10:16dans des décisions,
10:17dans des explications juridiques,
10:19ça peut être compliqué
10:19à comprendre.
10:20Moi,
10:20ce qui m'intéresse,
10:21effectivement,
10:21et Eric a raison,
10:22c'est les conséquences
10:24des deux décisions.
10:25si la Cour de cassation
10:28confirme le jugement
10:29en appel,
10:31qu'est-ce qui se passe ?
10:32Si Elvie,
10:33à ce moment-là,
10:33elle est sous bracelet ?
10:34Si elle confirme l'arrêt.
10:35Si elle confirme l'arrêt.
10:36L'arrêt,
10:37qui a été rendu.
10:38Donc là,
10:39par exemple,
10:39si elle confirme ça en janvier,
10:41elle finit avec un bracelet.
10:41Ça ne sera pas janvier.
10:42Mais admettons que ce soit janvier.
10:45Admettons que ce soit janvier.
10:46Alors,
10:47premier cas.
10:48Premier cas.
10:48Premier cas.
10:49Admettons que ce soit janvier.
10:50Donc,
10:51les élections
10:52ne sont pas encore
10:54passées.
10:54D'accord.
10:55Elle est en janvier.
10:56Le juge d'application des peines
10:57a quatre mois
10:58pour la convoquer.
11:00C'est un délai de quatre mois.
11:02Avec la particularité,
11:03pardon,
11:04ce délai,
11:04il n'est pas obligatoire.
11:06Oui,
11:06mais il y aura pression.
11:07Les gens diront
11:08que vous la convoquez
11:09demain matin.
11:10Alors,
11:10admettons qu'il la convoque
11:11demain matin.
11:12Alors,
11:12il la convoque
11:13demain matin.
11:14Elle rentre.
11:16Prenons,
11:16par exemple,
11:17janvier,
11:185 janvier.
11:19Ok ?
11:19Elle a le rendez-vous
11:20chez le juge d'application des peines.
11:22Il lui met le bracelet
11:23dans un délai de cinq jours.
11:25C'est-à-dire
11:25avant le 10 janvier.
11:28Des techniciens
11:28vont dans son domicile
11:30et ils vont mettre
11:31une boîte
11:32et elle va avoir
11:33un bracelet
11:33à la cheville
11:34ou au poignet.
11:35Voilà.
11:36Ça,
11:36c'est le premier point.
11:37Donc,
11:37c'est possible.
11:37Donc,
11:38elle peut avoir un bracelet
11:38dans ce cas-là.
11:39Avec la particularité,
11:41pardon,
11:41mais comme ça,
11:42le juge d'application des peines
11:44peut également aménager
11:45le bracelet.
11:45D'accord,
11:46il n'y a pas de souci.
11:46Mais on comprend
11:46qu'elle peut porter
11:47un bracelet dans ce cas-là.
11:49Ça,
11:49c'est s'il y a confirmation.
11:50Mais pas que.
11:51Avant la confirmation,
11:52il y a quand même
11:52des QPC.
11:53Mais nous sommes d'accord.
11:57Vous avez raison.
11:59Je pense que,
12:00je pense pour tout dire
12:01que vous avez raison,
12:03je pense qu'il y a
12:05une sorte de consensus
12:06pour dire que ça n'arrivera pas,
12:07mais on parle là
12:08en théorie.
12:09C'est ce qui nous intéresse.
12:11Deuxième cas.
12:11Et j'irais bien vivre en théorie
12:12quand vous êtes bien des proches
12:13parce qu'il y a moins de souci.
12:14Juste quand même aussi,
12:15le JAP,
12:16il n'y a pas de bracelet,
12:17il n'y a juste une...
12:18On n'a pas le droit
12:19de quitter le territoire national.
12:20Ça peut aussi être ça
12:21l'aménagement.
12:21Ce n'est pas forcément...
12:22Le juge d'application des peines
12:23peut aménager...
12:25Là, non,
12:25parce qu'il a prononcé
12:28une détention à domicile
12:29sur surveillance électronique
12:30à Binicio.
12:31Mais avant de l'avoir rencontré,
12:32je pense qu'il se négocie
12:33avec le JAP quand même.
12:34Donc ça, c'est le premier cas.
12:35Ce qui se négocie,
12:35c'est l'aménagement.
12:36Donc c'est le premier cas.
12:38Donc on peut considérer
12:38qu'il y a une forme de risque
12:39qui est pris par Mme Le Pen
12:42de finir la campagne électorale
12:43avec un bracelet.
12:44Premier cas.
12:45Deuxième cas.
12:45La cour de canstation infirme.
12:48Et ce cas-là,
12:49manifestement,
12:50c'est celui-là
12:50qui posait le problème
12:51pour la raison
12:51que je disais tout à l'heure.
12:53C'est-à-dire que certains disaient
12:53on revient à la première instance
12:55et elle devient inéligible
12:56ou certains interprétaient cela
12:57comme ça.
12:58Qu'est-ce qui se passe
12:58si elle casse ?
12:59Eh bien, si elle casse,
13:01en général,
13:02dans ce type de dossier,
13:03elle casse avec renvoi.
13:04C'est-à-dire,
13:05elle casse et elle dit...
13:06Il y a un nouveau procès.
13:07Il y a un nouveau procès
13:07devant la cour d'appel de Paris,
13:10vraisemblablement,
13:10autrement composée.
13:11D'accord.
13:11C'est-à-dire la même chambre
13:12mais avec d'autres magistrats.
13:15Ça, c'est la possibilité.
13:17Mais si on est dans le cas
13:18le plus défavorable contre elle,
13:21d'accord,
13:23l'inéligibilité
13:24avec exigences provisoires,
13:26si je prends l'arrêt de 93,
13:28il aura continué à courir.
13:29D'accord.
13:30Ça sera purgé.
13:32Et vraisemblablement,
13:33ça sera purgé.
13:34D'accord.
13:35Écoutez,
13:36je pense qu'on a été
13:37suffisamment clair.
13:38Alors, ce matin,
13:39je voulais quand même
13:40qu'on écoute peut-être
13:41parce que c'est
13:42Marie-Suzanne Lequéo.
13:43Elle est procureure générale
13:44près de la cour d'appel de Paris.
13:46C'est peut-être elle
13:47qu'il faut écouter en priorité
13:49puisque c'est elle
13:49qui va être chargée du dossier.
13:51Donc, je vous propose
13:52de l'écouter.
13:52Elle était sur RTL ce matin.
13:55Avant d'arriver
13:56dans votre studio,
13:57j'ai découvert
13:58que l'arrêt faisait
14:00339 pages.
14:01Donc, vous comprenez
14:02qu'il faut que je le regarde,
14:05que je l'analyse
14:06puisque je répète
14:08aussi que
14:10juger une affaire,
14:11la cour de cassation,
14:12ne rejuge pas
14:13le dossier
14:14comme le premier
14:15et le deuxième ressort.
14:16Elle se prononce
14:17sur l'application
14:18de la règle de droit.
14:19Voilà.
14:19Ça, c'est son rôle.
14:21Il faut donc
14:22que je regarde
14:23quelle a été la motivation,
14:24le raisonnement juridique
14:25des magistrats
14:26donc de la cour
14:27pour me déterminer
14:29s'ils sont conformes
14:30à la règle de droit
14:30et si j'ai ou pas
14:32un motif
14:33de pourvoi
14:34en cassation.
14:35Donc, je ferai connaître
14:36bien évidemment
14:37ma décision
14:38rapidement.
14:39C'est-à-dire ?
14:40Mais la semaine prochaine...
14:41La semaine prochaine ?
14:42La semaine prochaine
14:43mais en l'état
14:45ce soir
14:45je ne peux pas vous dire
14:46quelle sera ma position
14:48comme d'ailleurs
14:48je pense que
14:49peut-être que les prévenus
14:50eux-mêmes réfléchissent
14:51à la possibilité
14:52de faire ce pourvoi.
14:53La justice
14:54ne fait pas de politique
14:56c'est une décision judiciaire
14:58qui a
14:59des conséquences politiques
15:01mais ce n'est pas
15:02une décision politique
15:03je tiens d'ailleurs
15:04à le rappeler
15:05extrêmement
15:07fermement.
15:08Simplement
15:08donc les magistrats
15:10dans le cadre
15:11donc
15:11de la peine
15:12d'inégibilité
15:13ont estimé
15:15qu'avec les 45 mois
15:16d'emprisonnement
15:18prononcés
15:18dont 30 mois
15:19avec sursis
15:20c'est-à-dire 15 mois fermes
15:21qui ont déjà été exécutés
15:22par Madame Le Pen
15:23il lui permettait
15:25que cette peine
15:25était proportionnée
15:26et permettait donc
15:27à Madame Le Pen
15:29si elle le souhaite
15:30bien évidemment
15:30c'est une décision
15:32qui lui appartient
15:32de se présenter
15:34à la présidence
15:35de la République.
15:37Je retiens effectivement
15:38alors c'est très important
15:39ce que dit
15:39Marie-Suzanne Le Keo
15:41je retiens
15:41qu'elle dit
15:42alors on la croit ou pas
15:43la justice ne fait pas de politique
15:44je retiens également
15:45qu'elle hésite
15:46à savoir
15:47si le parquet
15:49va faire appel
15:51pourvoi
15:51pardonnez-moi
15:52de cette décision
15:53mais moi ce que je retiens
15:55Laura Lavalette
15:55c'est que
15:56la justice au fond dit
15:57Marine Le Pen
15:58peut ou doit se présenter
16:00donc il y a une continuité
16:02à avoir
16:03avec la décision
16:04de la cour de cassation
16:06c'est-à-dire que
16:06si par exemple
16:07il y avait
16:09si le jugement
16:10était infirmé
16:12en l'espèce
16:14elle permettrait
16:15néanmoins
16:15à Madame Le Pen
16:16de pouvoir faire campagne
16:17il y aurait un lien
16:18en tout cas
16:18avec le jugement
16:20de l'appel
16:22je ne sais pas
16:22si je m'exprime
16:23assez clairement
16:24mais j'y vois
16:24et je trouve
16:25que c'est plutôt bien
16:26on pourrait dire
16:26la même chose
16:27pour Jean-Luc Mélenchon
16:27je trouve que c'est plutôt bien
16:29que la justice
16:29n'interfère pas
16:30dans une élection présidentielle
16:32en tout cas
16:32ce qui est sûr
16:33c'est que
16:33le délibéré d'hier
16:34est en adéquation
16:35avec l'arrêt
16:36du conseil constitutionnel
16:37qui était sorti
16:38trois jours
16:38avant la première instance
16:39où on parle
16:40de liberté
16:41des électeurs
16:42à pouvoir voter
16:43pour le candidat
16:44de leur choix
16:45et puis on peut
16:45s'arrêter deux secondes
16:46sur hier
16:46vous avez vu
16:47que toutes les peines
16:47ont été divisées
16:48mais elles sont très légères
16:49les dommages et intérêts
16:50ont été divisées par deux
16:51on a envie de dire
16:52tout ça pour ça
16:53et tout
16:53à qui le dites vous
16:54mais non mais par exemple
16:55Louis Alliot
16:57alors bien sûr
16:58il a enfreint la loi
16:59on reconnaît
16:59mais c'est des peines
17:00avec sursis
17:01donc tout ça
17:03j'ai envie de dire
17:04tout ça pour ça
17:05c'est que
17:06je lisais
17:07mais bien sûr
17:09et des aveux aussi
17:10de tout ce que je lis
17:11depuis des mois
17:12et des mois
17:12sur ce dossier
17:13c'est à l'arrivée
17:14la justice dit
17:15oui
17:16le RN a enfreint la loi
17:18mais les peines
17:19sont légères
17:21c'est ça que je retiens
17:22de ce jugement
17:22et Louis Alliot
17:23est un bon exemple
17:24puisque Louis Alliot
17:25il peut conserver sa mairie
17:27alors qu'on l'empêchait
17:28quasiment de se présenter
17:29légère avec la prison ferme
17:30pour Marine Le Pen quand même
17:31sauf Marine Le Pen
17:32vous avez parfaitement raison
17:33même si c'est aménageable
17:34c'est une peine de prison ferme
17:35et on parle plus de troubles
17:36à l'ordre démocratiques
17:37comme il avait été question
17:38en première instance
17:39enfin tous ces arguments
17:40quand même
17:40qui pour le coup
17:41nous paraissaient très politiques
17:42ont été balayés
17:43par le jugement d'hier
17:44on remet l'église
17:46au centre du village
17:47par rapport aux atteintes
17:48à la probité
17:49moi je ne cesse
17:51de le répéter
17:51on a aujourd'hui
17:53une justice
17:54qui est très très sévère
17:57pour les atteintes
17:58à la probité
17:58d'accord
17:59depuis l'affaire Cahuzac
18:00donc aujourd'hui
18:02la moindre personne
18:04élue
18:05devient presque
18:06autant coupable
18:08c'est pas tout à fait le mot
18:09mais autant responsable
18:10pénalement
18:11et méritant une peine
18:12parfois plus sévère
18:14que la personne
18:15qui va s'en prendre
18:16et qui va faire des atteintes
18:18à des biens
18:19ou à des personnes
18:19moi personnellement
18:21je suis particulièrement
18:23choqué
18:23de cette sévérité
18:25Richard Millet
18:26pour résumer les choses
18:27et pour faire écho
18:28à un certain nombre
18:28d'éditorialistes
18:29ce matin
18:29est-ce que cette candidature
18:30est un pari
18:31dans les conditions
18:32que vous venez d'énoncer
18:33alors ça
18:33c'est là aussi
18:35que les analyses
18:36diffèrent
18:37je lisais
18:38Vincent Trimolet
18:38de Villers
18:39dans le Figaro
18:39ce matin
18:40il parle de Paris
18:41il y a beaucoup de gens
18:41qui
18:42il y a beaucoup de gens
18:43qui parlent de Paris
18:44il y a beaucoup de gens
18:44qui trouvent une forme
18:45de perversité
18:46une malignité
18:47de la justice française
18:48également
18:48c'est des
18:50comment dire
18:50des interprétations
18:51que j'ai lues ici ou là
18:52c'était habile
18:53je trouve
18:54de la part de la cour d'appel
18:55de dire finalement
18:56ça ne nous concerne plus
18:57on laisse la possibilité
18:58à Marine Le Pen
18:58de se présenter
18:59donc il y avait
19:00une certaine habileté
19:01je trouve
19:01et c'était à Marine Le Pen
19:02de prendre sa décision
19:03elle avait dit
19:04la seule chose
19:05qui l'empêcherait
19:05de se présenter
19:06c'est d'être
19:06sous bracelet électronique
19:07elle ne va pas l'être
19:08donc la question
19:09ne s'est plus posée
19:10mais moi je pense
19:11que c'est les français
19:12qui ont gagné hier
19:13on a une grande chance
19:13mais le pari des politiques aussi
19:15le pari des politiques
19:15c'est quel impact
19:16va avoir ce parcours judiciaire
19:18auprès de l'électorat
19:19on peut imaginer
19:20à grand trait
19:21que la base soit renforcée
19:22et remobilisée
19:23par cette décision
19:24et qu'à l'inverse
19:25quand il s'agira
19:25d'aller convaincre
19:26au-delà de cette famille politique
19:27ça peut être un handicap
19:29ça peut être perçu comme ça
19:30moi je ne pense pas
19:30je pense que ce qui est un handicap
19:31c'est le bilan d'Emmanuel Macron
19:33des 10 dernières années
19:33c'est notre sécurité
19:34notre immigration
19:35notre hôpital qui ne fonctionne pas
19:36notre école qui est à la dérive
19:37le Rassemblement National
19:38est quand même condamné
19:39en tant que personne morale
19:44les dommages d'intérêt
19:45ont été divisés par deux
19:45par exemple
19:46ils nous rendent de l'argent
19:47donc c'est vrai que c'était
19:48je rappelle donc
19:49Nicolas Bay
19:50député européen
19:51depuis 2014
19:51est condamné à un an
19:52avec sursis
19:535000 euros d'amende
19:55deux ans d'inéligibilité
19:56Louis Alliot
19:56ex-député européen
19:58est condamné à un an de prison
19:59et deux ans d'inéligibilité
20:00le tout avec sursis
20:01alors c'est des peines
20:02le sursis par définition
20:04est considéré
20:06comme des peines
20:07moi je l'interprète comme ça
20:08en tout cas légères
20:10puisque
20:12je vous rappelle quand même
20:13que pour des affaires
20:15quasi similaires
20:16Jean-Luc Mélenchon
20:17n'est pas inquiété
20:19et
20:19M. Bayrou a été relaxé
20:21donc aussi
20:21oui il était temps
20:22que ces peines soient légères
20:22parce qu'elles sont déjà de trop
20:23encore une fois
20:24nous plaidions la relax
20:25on est persuadés
20:26d'être conscient
20:27sur le dossier
20:28moi je ne connais pas à fond
20:28le dossier
20:29mais manifestement
20:30le majeur d'homme
20:30de Jean-Marie Le Pen
20:31a été payé par le Rassemblement National
20:33ce qui a priori
20:34n'est pas
20:34je vais vous dire
20:35il se trouve que
20:35le Parlement européen
20:36avait le contrat
20:37je veux dire
20:38donc en fait
20:38on a été jugé
20:42convenez que
20:45l'exemple que je cite
20:46est répréhensible
20:47si le majordome
20:49de Jean-Marie Le Pen
20:50à l'époque
20:51a été payé
20:51avec l'argent
20:52du Parlement européen
20:55ce n'est pas convenable
20:56j'entends ce que vous dites
20:57j'entends aussi
20:58ce que dit la présidente hier
20:59il n'y a pas
20:59d'enrichissement personnel
21:00elle revient dessus
21:00elle explique
21:01je suis d'accord avec vous
21:02mais ça
21:03c'est pas des choses
21:04qui se font
21:04on a reproché
21:05à nos attachés parlementaires
21:06d'avoir travaillé
21:07au niveau national
21:08et d'avoir fait
21:08de la politique nationale
21:09et pas de la politique
21:10et pas de la politique
21:12européenne
21:12ça c'est autre chose
21:13parce que
21:14Marine Le Pen
21:15hier
21:16a fait un tour de passe-passe
21:17il y avait de la perversité
21:18dans le jugement
21:19qui était rendu
21:20mais il y avait de la perversité
21:21aussi dans la réponse
21:21elle a fait un tour de passe-passe
21:23en disant
21:23je vais en cassation
21:24parce que
21:24je considère
21:26que je suis innocent
21:27nous sommes innocents
21:28sur le fond du dossier
21:29c'est accablant
21:31si le Rassemblement National
21:32est coupable
21:32et donc Marine Le Pen
21:33est coupable
21:33l'histoire du majordome
21:35et le fond du dossier
21:36donc en fait
21:37elle a fait cette manœuvre
21:38parce qu'elle pense
21:39qu'elle a gagné
21:40assez de temps
21:40pour se tirer d'affaires
21:41mais la culpabilité
21:42c'est ça qui me choque
21:44en disant
21:44je suis innocent
21:45il suffit de jeter
21:46un coup d'œil au dossier
21:47pour comprendre
21:48qu'elle est coupable
21:48et le Rassemblement National aussi
21:50pardonnez-moi
21:50chacun est différent
21:51qu'un député
21:53du Parlement européen
21:55puisse travailler
21:56pour le RN
21:56j'imagine tout à fait
21:57comment ça peut se passer
21:58un assistant par exemple
22:00vous savez que je ne suis pas d'accord
22:00avec vous
22:00mais bon
22:01vous avez déjà eu cette discussion
22:03non mais la loi
22:03c'est la loi
22:04à partir de là
22:05excusez-moi de vous dire
22:05qu'à l'heure actuelle
22:06quand on voit les campagnes municipales
22:08je peux vous dire
22:08que le nombre d'attachés parlementaires
22:09de parlementaires LFI
22:12qui étaient
22:13il n'y a pas longtemps du tout
22:15sur le terrain
22:15dans les campagnes municipales
22:16alors que leur contrat
22:17n'était pas suspendu
22:18ça je peux vous dire
22:19que c'est choquant
22:20et c'est maintenant
22:20que ça n'a rien à voir
22:21et c'est quand même très choquant
22:23parce que c'est maintenant
22:23et que les règles
22:24je ne les connais pas
22:25les règles étaient très floues
22:27monsieur Nolot
22:27les règles du parlement européen
22:30nul n'est censé ignorer la loi
22:31elles n'ont pas cessé
22:32elles n'ont pas cessé
22:33d'évoluer
22:34jusqu'au moment
22:35où le jugement
22:36intervient
22:38pardonnez-moi
22:39j'aurais juste souligné
22:40qu'on peut quand même
22:42prendre acte
22:43que la justice
22:46fonctionne
22:46je pense que
22:48lorsqu'on doit la critiquer
22:50on la critique
22:51mais là
22:51le second degré
22:53de juridiction
22:53il a fonctionné
22:54il y a une décision
22:55qui a été prise
22:56le conseil conditionnel
22:57a remis
22:58si je puis dire
22:59des éléments de langage
23:00et la cour d'appel
23:02a rendu
23:03on marque une pause
23:04je réponds simplement
23:05à Eugénie
23:06qui dit
23:06nul n'est censé
23:07ignorer la loi
23:08il faut se rappeler
23:09que l'affaire
23:09avait débuté
23:10par un courrier
23:11anonyme
23:11adressé à l'office
23:13antifraude
23:13de l'Union Européenne
23:14c'est toujours comme ça
23:16le RN a dénoncé
23:17par ailleurs
23:17les filles
23:18j'entends
23:18en quoi
23:19en conséquence de quoi
23:20à l'époque
23:21le président
23:21qui était socialiste
23:22allemand
23:22du Parlement européen
23:24avait saisi
23:24le dit office
23:26pour qu'il ouvre
23:26une enquête
23:27bon
23:27nous sommes d'accord
23:28et on retrouve donc
23:29à l'origine
23:30de ce processus
23:31les deux instances
23:32qui parfois
23:32ont vidé
23:34la souveraineté nationale
23:36le Parlement européen
23:37la magistrale
23:38pardonnez-moi
23:39de le dire comme ça
23:39parce que c'est une réalité
23:40mais d'ailleurs
23:40dans son jugement
23:42dans son jugement
23:43la cour dit
23:43que Marine Le Pen
23:45en faisant ça
23:45a altéré la confiance
23:47que les électeurs
23:48pouvaient avoir
23:48dans les institutions européennes
23:49et ça je suis vraiment
23:50pas sûr que ce soit le cas
23:51parce que je pense
23:51que la confiance
23:52dans les institutions européennes
23:53elle est plutôt due
23:54à l'inefficacité
23:55de l'Union Européenne
23:56qu'aux agissements
23:57vous avez parfaitement raison
23:58je suis pas du tout sûr
23:58que ça joue en tout cas
23:59un rôle dans l'affaissement
24:00démocratique
24:01c'est aux électeurs
24:01de juger
24:02madame Lavalette
24:03je vais vous remercier
24:03merci beaucoup
24:04vraiment merci
24:05d'avoir donné ces précisions
24:08ces informations
24:09il est 9h25
24:10on marque une pause
24:11que c'est une pause
24:11qui c'est une pause
24:11qui c'est une pause
Commentaires