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  • il y a 19 minutes
Avec Maître Rodolphe Bosselut §avocat de Marine Le Pen), Brice Soccol (politologue et essayiste) et Évelyne Sire-Marin (magistrate honoraire et vice-présidente de la Ligue des droits de l'homme)

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-07-08##

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz.
00:05La vérité en face, Marine Le Pen sera bien candidate à la présidentielle 2027, oui mais voilà.
00:11Oui mais voilà, l'épisode judiciaire n'est peut-être pas terminé et tout est dans le peut-être.
00:16Condamnée pénalement, elle se pourvoie en cassation, elle redevient techniquement présumée innocente,
00:22elle fera donc campagne sans bracelet électronique et ça change tout évidemment.
00:27Marine Le Pen montre ainsi qu'elle est une combattante, qu'elle ne renonce pas.
00:31Elle met aussi une pression considérable sur la justice et c'est un coup politique
00:35parce que c'est la justice qui devra désormais prendre la responsabilité ou pas
00:39d'interrompre cette campagne via la cour de cassation.
00:43Une chose est sûre, cette campagne présidentielle ne ressemblera à aucune autre.
00:48On est avec l'avocat, l'avocat de Marine Le Pen en direct sur Sud Radio.
00:53Merci infiniment Maître Rodolphe Bosslu d'accepter notre invitation.
00:59Soyez le bienvenu sur l'antenne de Sud Radio.
01:01Il est 9h07 et évidemment j'imagine que vous n'avez pas beaucoup dormi
01:06et que vous ne cessez d'expliquer et de vous intéresser à cette question de droit
01:12que l'on évoque depuis hier.
01:15Alors, je vous pose la question tout de suite, M. Rodolphe Bosslu.
01:18Soyez le bienvenu d'abord sur Sud Radio et bonjour.
01:20Merci.
01:22Dites-nous tout, il y a bataille juridique.
01:24Il y a bataille juridique sur cette question fondamentale de la jurisprudence de la cour de cassation
01:31parce qu'on le dit aux auditeurs.
01:33Donc, si tout se passe comme on le pense en janvier ou février prochain,
01:38ça reste à définir.
01:39La cour de cassation pourrait se prononcer.
01:41Et à ce moment-là, la question est de savoir si, à la fois, elle cassera le jugement
01:47et elle vous donnera raison.
01:48Il y aura évidemment un enjeu à ce niveau-là.
01:50Et donc, à ce moment-là, il pourrait y avoir, par exemple, un vice de forme.
01:54Ça serait l'une des possibilités.
01:56Mais il y a aussi la question de qu'est-ce que ça efface comme décision ?
02:01Est-ce que ça efface la décision en appel, la deuxième ?
02:04Ou bien est-ce que ça efface les deux ?
02:05Et de ce point de vue-là, il y a bataille juridique.
02:08Alors, on est évidemment suspendu à vos lèvres.
02:10Qu'est-ce que vous en pensez ?
02:12Quelle est votre analyse ?
02:15Écoutez, c'était vrai que c'est un sujet un peu technique
02:18qu'il est difficile de vulgariser.
02:21Mais je voudrais faire une première observation.
02:23Je vous en prie.
02:24J'ai l'impression que tout le monde tombe de l'armoire
02:27alors que Marine Le Pen ne fait qu'exercer un pourvoi en cassation
02:31qui est quand même une voie de recours traditionnelle, classique
02:34et qui ne présente pas de caractère absolument anormal.
02:37Ça, c'est le premier point.
02:39Parce que j'ai entendu chez certains de vos confrères
02:42qu'il y avait une guérilla judiciaire.
02:43Non, il y a l'exercice d'une voie de recours normale et légitime.
02:49Ça, c'est le premier point.
02:49Je pense, si je puis me permettre, Rodolphe Gosslou,
02:52qu'en fait, effectivement, on a tous été surpris hier
02:56parce que tout le monde imaginait
02:57qu'elle accepterait la condamnation.
03:00Alors, il y a évidemment la dimension politique qui intervient dans tout ça
03:03mais que d'un point de vue juridique, ça nous paraissait moins compliqué pour elle
03:07je parle dans son intérêt à elle
03:09d'accepter la condamnation
03:10et d'espérer, en réalité, de ne porter le bracelet électronique
03:15que quatre mois et demi
03:15compte tenu, là aussi je ne vais pas rentrer dans les détails
03:18mais compte tenu des possibles remises
03:20de la remise de trois mois automatique
03:22puis de la division par deux
03:23et d'une certaine façon, ça lui permettait politiquement de dire
03:26je serai en campagne officielle
03:28sans bracelet électronique et purgé d'une certaine façon
03:31de tout ce qui peut m'être reproché.
03:33Elle n'a pas choisi cette option
03:34et donc c'est ça qui a étonné...
03:36Elle n'a pas choisi cette option
03:39pour une raison assez simple, en définitive
03:41c'est qu'elle considère
03:42qu'elle est innocente
03:44et que se pose toujours dans ce dossier
03:46pour elle
03:47et pour nous ses avocats
03:49une question majeure
03:50de pur droit
03:52sur l'applicabilité ou non
03:54des dispositions de 432 15 du code pénal
03:57aux faits.
03:58Donc, il est légitime de porter cette difficulté
04:02au juge suprême
04:04qu'est la Cour de cassation et la Chambre criminelle
04:06et c'est ce qu'elle a décidé de faire.
04:10Alors, l'autre option que vous invoquiez
04:14c'était renoncer à une voie de recours
04:17à la possibilité de faire valoir
04:21une articulation et une argumentation juridique
04:24que nous considérons comme particulièrement fondée
04:28et elle avait, me semble-t-il,
04:30un choix assez classique, en définitive.
04:32C'est pour ça que je suis très surpris
04:33par la surprise que crée
04:37cette décision qui...
04:39Tout simplement, maître,
04:40parce qu'on se dit
04:41qu'il y a un risque.
04:42Que se passera-t-il en janvier ?
04:45Alors, il y a un risque, c'est vrai.
04:47C'est vrai qu'il y a un risque,
04:48mais c'est l'aléa judiciaire permanente
04:50dans tous les dossiers.
04:51Alors là, évidemment, il est à combiner
04:54avec une élection présidentielle,
04:55ce qui n'est pas fréquent, j'en conviens.
04:59Mais il y a un risque
05:04qui m'apparaît en tous les cas gérable.
05:07Je m'explique.
05:08Allez-y.
05:09La Cour de Cassation devait,
05:12c'était l'annonce de son président,
05:15devait envisager de rendre une décision
05:17en janvier ou février 2027,
05:21avant l'élection elle-même.
05:23Cette décision avait été prise
05:25alors que nous étions sous l'empire
05:29d'une condamnation de première instance
05:31avec exécution provisoire.
05:34Et si cette condamnation
05:35avec exécution provisoire
05:38bousculait évidemment
05:40l'appréhension de la candidature,
05:42bousculait l'organisation
05:44de l'élection présidentielle,
05:46parce que cette inigibilité
05:48s'appliquait immédiatement
05:50et qu'elle ne pouvait pas d'ailleurs
05:51avoir de voie de recours.
05:53Les choses ont changé.
05:54Aujourd'hui, nous sommes
05:55avec une décision d'appel
05:57qui a considéré que l'exécution provisoire
06:01n'avait plus lieu d'être un appel,
06:03donc il n'y a pas eu de prononcée
06:04d'exécution provisoire un appel,
06:06qui a considéré qu'il fallait prononcer
06:08une peine mixte ferme
06:10pour tenir compte de ce qui avait déjà été
06:12exécuté dès 15 mois
06:13et 30 mois supplémentaires
06:14à sortir du sursis.
06:16Donc nous sommes dorénavant
06:17dans une situation plus classique
06:20où ces facteurs
06:22un peu de complexification
06:26de la procédure
06:27qu'est l'exécution provisoire
06:28n'existent plus.
06:29Donc j'ai la faiblesse de penser,
06:32mais peut-être me trompe,
06:33je mets que
06:34la Cour de cassation
06:35doit revenir
06:36à une appréhension
06:38du dossier plus classique,
06:39étant précisé que
06:42si vous voulez,
06:43c'est codifié
06:44quand même devant la Cour de cassation,
06:45il y a des procédures accélérées
06:47et que nous ne sommes pas
06:48dans les cas
06:49ou dans le cadre
06:50des trois cas
06:51de procédures accélérées
06:52que prévoit
06:53la Cour de cassation.
06:54Justement,
06:55Maître Rodolphe Bosslu,
06:56avocat de Marine Le Pen,
06:57est-ce que vous espérez
06:58une décision
07:00de la Cour de cassation
07:01rapidement
07:02ou est-ce qu'il n'y a plus lieu
07:03qu'elle se presse
07:04d'une certaine façon ?
07:05On sait que
07:06l'usage...
07:07J'espère une décision
07:09de la Cour de cassation
07:10qui prenne le temps
07:12qu'il faudra,
07:13je n'ai pas à lui donner
07:14son délai,
07:15les délais habituels
07:16c'est 12 mois,
07:1718 mois,
07:17mais qu'elle prenne le temps
07:18d'examiner les moyens juridiques
07:21que nous lui soumettons.
07:22Et je pense qu'elle le fera.
07:24Vous la mettez
07:25dans l'embarras quand même
07:25parce que...
07:26Mais je ne la mets pas
07:27dans l'embarras,
07:28je lui demande
07:29d'agir comme elle le fait
07:30toute la journée.
07:32Je n'ai pas l'impression
07:33de la mettre beaucoup
07:33dans l'embarras.
07:34Elle s'était exprimée
07:35sur le fait que oui,
07:36elle accepterait
07:37de se prononcer
07:38assez rapidement,
07:38mais vous avez raison,
07:40c'était du fait
07:41de l'exécution provisoire
07:42et le jugement en appel
07:45change les choses.
07:46Vous avez raison
07:46de ce point de vue-là.
07:47Et du caractère
07:48totalement exceptionnel
07:49de cette exécution.
07:50C'est pour ces choses
07:51par les embarras.
07:52Parce que...
07:53Non, mais que vos éditeurs
07:55doivent comprendre.
07:56Non, mais il y a quelque chose
07:57que les auditeurs
07:58doivent comprendre.
07:58C'est que, normalement,
08:01s'il n'y avait pas eu
08:02l'exécution provisoire
08:02en première instance,
08:04l'appel, au fond,
08:06devant la cour d'appel,
08:07aurait eu lieu là,
08:08sans doute, en septembre.
08:10Donc, la procédure en appel
08:12a été précipitée
08:13par l'exécution provisoire.
08:15D'accord.
08:15Et nous avons pris
08:17une audience
08:18et un créneau d'audience
08:19qui n'était pas initialement
08:20celui du dossier
08:22de ma cliente,
08:23mais parce qu'il fallait
08:24trouver rapidement
08:25une audience
08:28pour pouvoir traiter
08:29et voir le sort
08:31à donner
08:31à cette exécution provisoire.
08:33Or,
08:34le parquet général
08:35a dit
08:36exécution provisoire
08:37disproportionnée.
08:38La cour d'appel,
08:39hier,
08:39a dit
08:40pas d'exécution provisoire.
08:43Donc,
08:43on revient,
08:44pardon,
08:45à quelque chose
08:45de plus,
08:47je vais employer
08:48un mot neutre,
08:50classique.
08:52Je ne veux pas parler
08:53de normalité
08:53parce que ce dossier
08:54ne me semble pas
08:55s'inscrire
08:56dans une normalité,
08:59mais pour autant,
09:01la situation,
09:02elle est celle-là.
09:03Maître Rodolphe Bosselut,
09:05pour qu'on comprenne bien
09:06et qu'on se projette
09:07un petit peu
09:08dans les mois
09:08qui vont venir,
09:09parce que
09:09cette actualité judiciaire,
09:11j'ai envie de dire
09:11qu'elle restera
09:12en double file
09:13de la campagne présidentielle.
09:15Elle va rester jusqu'au bout.
09:16On va voir
09:17et on sera suspendus
09:18aux décisions
09:19et à vos éventuelles actions.
09:21Comment ça va se passer
09:22et comment ça se passe
09:23précisément
09:23pour la cour de cassation ?
09:25Vous devez formuler
09:26un dossier en une fois,
09:27en deux fois,
09:28en trois fois.
09:29Comment vous formulez
09:30vos voeux ?
09:31Je ne sais pas
09:31si c'est comme cela
09:32qu'il faut dire.
09:34Ce sont des mémoires
09:35qui sont déposées.
09:37Est-ce que vous le faites ?
09:38Quel est le timing ?
09:39L'agenda ?
09:39Alors, le timing.
09:40Alors, moi,
09:41d'abord,
09:42ce n'est pas moi
09:43qui m'occuperai
09:44de la procédure
09:45dans la cour de cassation
09:46puisqu'il y a des avocats
09:47spécialement dédiés
09:49devant cette juridiction
09:50et ce sont eux
09:51qui se chargeront
09:53de défendre
09:55les intérêts
09:55de Mme Le Pen.
09:57mais la procédure.
09:59La procédure est assez classique.
10:00En fait,
10:01une fois que le pourvoi
10:01est inscrit,
10:02il y a un délai
10:04qui est de trois mois
10:06pour régulariser
10:08le mémoire
10:09au soutien
10:10de la demande de cassation,
10:12c'est-à-dire le mémoire
10:13qui expose
10:14toute l'argumentation
10:15et nous,
10:16nous avons des moyens
10:17juridiques
10:17que je considère
10:18comme sérieux
10:19et les avocats
10:20de la cour de cassation
10:21que nous avons consultés
10:22aussi,
10:23notamment,
10:24je ne vais pas rentrer
10:25dans le détail,
10:25c'est vraiment
10:26très rébarbatif
10:27et c'est du pur droit
10:28mais sur l'applicabilité
10:29de 432.15
10:30et le caractère
10:33non prévisible
10:34des règles européennes
10:35sur lesquelles
10:36se sont fondées
10:37le tribunal
10:38et la cour
10:38pour retenir
10:39la responsabilité
10:40pénale
10:41de Mme Le Pen.
10:43Et tout ça,
10:44ça va faire l'objet
10:44d'un mémoire
10:45qui va être présenté
10:47devant la cour de cassation.
10:49Alors après,
10:50les choses vont être
10:51un peu différentes
10:52selon que
10:53peut-être
10:54le Parlement européen
10:55fera-t-il
10:56un pourvoi aussi
10:57puisque je rappelle
10:58quand même
10:58que les condamnations
11:00ont été
11:02considérablement diminuées
11:03de ce point de vue-là
11:04en appel
11:05par rapport
11:06à celles
11:06qui avaient été
11:07prononcées
11:07en première instance.
11:09Donc il y aura peut-être
11:09l'obligation
11:10de répondre
11:11aux mémoires
11:12de la partie civile.
11:16Donc ça veut dire
11:16qu'il y a des échanges.
11:18On est rendu
11:19au mois de novembre,
11:20entre le 30 octobre
11:21et le 30 novembre.
11:22Ce que je peux dire,
11:23moi je n'ai pas
11:25de calendrier précis.
11:26Ce que je sais
11:27dans mes autres dossiers
11:28pénaux
11:28qui sont devant
11:29la cour de cassation,
11:31c'est que bon an,
11:32mal an,
11:32alors c'est une cote
11:33mal taillée,
11:34mais on a un délai
11:36entre 12 et 18 mois.
11:38Parce que si vous voulez,
11:40il y a des mises en état,
11:41après il y a des avis
11:42d'un rapporteur
11:43qui est un magistrat du siège
11:44qui donne son avis,
11:45il y a une procédure
11:46au milieu d'admission
11:47ou pas du pourvoi.
11:49Enfin, tout ça
11:50suit son cours.
11:52Et puis ce sont
11:52des décisions
11:53extrêmement lourdes.
11:53C'est le principe
11:54de la cour de cassation
11:55parce que ça fait jurisprudence.
11:56C'est des décisions lourdes
11:57sur des sujets
11:59qui sont des sujets
12:00assez touchy.
12:03Parce que
12:05c'est l'applicabilité
12:06d'un texte
12:07à des députés européens
12:09alors qu'on a des décisions,
12:11par exemple dans l'affaire Sarkozy,
12:13on a une décision
12:13qui a été rendue
12:14et qui est définitive
12:15de ce point de vue-là,
12:16mais qui reconnaît
12:17que
12:19l'agent public
12:21international
12:22ne peut pas être
12:23appréhendé
12:24par le détournement
12:25de fonds publics.
12:26Or,
12:27les députés européens
12:29sont considérés
12:30comme des agents
12:30publics internationaux.
12:31Donc, vous voyez,
12:32il faut...
12:33Il y a des enjeux considérables
12:35et c'est compliqué.
12:36Merci infiniment,
12:37Maître Rodolphe Bosslu,
12:37d'avoir été sur l'antenne
12:39de Sud Radio.
12:39Il est 9h19.
12:40Dans un instant,
12:41on va poursuivre
12:42ces discussions
12:42autour des enjeux juridiques.
12:45Et on sera avec
12:46la magistrate honoraire
12:47et vice-présidente
12:47de la Ligue des Droits de l'Homme,
12:48Evelyne Cyr-Martin
12:49et puis tout à l'heure
12:50Brice Socol,
12:51politologue et essayiste.
12:52Évidemment,
12:53non-stop,
12:54on parle aujourd'hui
12:54sur Sud Radio
12:55de Marine Le Pen
12:56qui sera candidate
12:56pour la présidentielle
12:58de 2027.
12:59Il est 9h19.
13:009h10,
13:01la vérité en face.
13:03Sud Radio.
13:05Parlons vrai.
13:07Quand d'autres se limitent
13:08à rembourser
13:09une partie de vos frais
13:09de santé,
13:10nous,
13:11chez MMA,
13:12on est là.
13:13Là, par exemple,
13:14pour Nathalie.
13:14Avec les services
13:15santé clair
13:16inclus dans son contrat santé,
13:17elle bénéficie
13:18d'un programme personnalisé
13:19pour mieux manger
13:20et de cours en ligne
13:21pour se remettre au sport.
13:22Et ça,
13:23ça la motive.
13:24Vraiment.
13:25Pour que chacun,
13:26chacune puisse dire
13:28« Pour ma santé aussi,
13:29zéro tracas,
13:30j'avance avec MMA. »
13:33MMA
13:34Conditions sur MMA.fr
13:35et SantéClaire.fr
13:38En direct de chez Aldi
13:39avec Monsieur l'avocat.
13:40Alors comme ça,
13:41vous voulez faire un toast ?
13:42Mais qu'est-ce qu'on fête ?
13:43Alors, avant tout,
13:44j'aimerais célébrer mes qualités.
13:45Une variété As
13:46et une catégorie 1.
13:47Mais bon,
13:48le noyau de mon discours,
13:49sans quoi j'aurais jamais été
13:50jusque-là chez Aldi,
13:51c'est mon prix bas.
13:5249 centimes la pièce.
13:53Et bah,
13:54avec toutes ces qualités,
13:55vous avez raison
13:55d'en faire des tartines.
13:56Et vous êtes à 49 centimes
13:57chez Aldi
13:58jusqu'au samedi 11 juillet.
13:59A ce prix-là,
14:00nos produits peuvent se la raconter.
14:02Aldi,
14:03la meilleure qualité
14:03à prix discount.
14:04Origine et info
14:05sur aldi.fr
14:06Sud Radio Valence
14:0795.1
14:08Sud Radio
14:11Grand Fray
14:11Oui,
14:12c'est l'attaquant.
14:13Dites pour le match,
14:14je peux pas,
14:14chez Grand Fray.
14:15Ils ont de la mozzarella
14:17fjordilatée
14:17à 99 centimes.
14:19Du coup,
14:19le match se joue dans l'assiette
14:20et à la fin,
14:21c'est de la gourmandise
14:21qui gagne.
14:22Chez Grand Fray,
14:23retrouvez chaque jour
14:24des petits prix.
14:24Et jusqu'à lundi,
14:25la mozzarella fjordilatée
14:26est à 99 centimes
14:27la pièce de 125 grammes.
14:29Régalez-vous,
14:29faites vos courses.
14:30Arrête du Grand Fray
14:32Le meilleur marché.
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14:44et sur l'app Grand Fray.
14:45Sud Radio,
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14:59programmez Sud Radio
14:59dans vos favoris
15:00et laissez-vous guider.
15:02Plus besoin de changer
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15:03Sud Radio vous suit
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15:32sur Cdiscount.
15:33Wow, c'est fou,
15:34ils se gonflent tout seuls.
15:35Eh oui,
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15:41en 21 juillet.
15:42Cdiscount,
15:42des prix bas
15:43qui ont de la voix.
15:44Cdiscount !
15:45Le Grand Matin Sud Radio,
15:47la vérité en face,
15:49Jacques Cardoz.
15:50La vérité en face
15:51avec cette information
15:52évidemment majeure.
15:54Depuis hier,
15:54Marine Le Pen décide
15:55d'être candidate en 2027
15:57malgré sa condamnation.
15:58On sera tout à l'heure
15:59avec Brice Socol,
16:00politologue et essayiste.
16:01On était à l'instant
16:02avec Maître Rodolphe Bosselut,
16:04l'avocat de Marine Le Pen,
16:05qui nous donnait
16:06les tenants
16:06et les aboutissants
16:07de cette problématique à venir
16:09avec l'idée que,
16:10eh bien,
16:11la Cour de cassation,
16:11l'actualité judiciaire
16:13restera en double fil
16:14jusqu'au terme
16:15de la campagne présidentielle.
16:17Vous êtes nombreux
16:17à nous appeler.
16:18Vous pouvez continuer
16:18de le faire
16:19au 0826 300 300
16:21avec Jean-Paul et Olivier
16:22dans un instant.
16:23Je leur demande
16:23quelques secondes
16:25ou plus exactement.
16:26Non,
16:26on va commencer tout de suite
16:27par Jean-Paul
16:28et tout à l'heure
16:29on sera avec
16:30la magistrate honoraire
16:31et vice-présidente
16:32de la Ligue des Droits de l'Homme
16:33Evelyne Cyr-Marin,
16:35experte évidemment
16:35sur toutes les questions juridiques
16:37et on abordera
16:38la question juridique.
16:39Mais tout d'abord,
16:40Jean-Paul avec vous,
16:40bonjour.
16:41Oui,
16:42bonjour Jacques
16:43et bonjour
16:43à tous les éditeurs
16:45de Sud Radio.
16:45Soyez le bienvenu
16:46sur l'antenne
16:46de Sud Radio.
16:48Quelle a été
16:48votre réaction
16:50sur cette folle journée ?
16:52Sur cette folle journée,
16:54déjà,
16:54le jugement,
16:56le deuxième jugement
16:57qui contredit
16:58en partie
17:01le jugement précédent.
17:03Le jugement précédent,
17:03donc,
17:04c'était un jugement
17:04qui avait été fait
17:05sur des bases politiques
17:07et même peut-être
17:08des directives gouvernementales
17:10pour effectivement
17:12éliminer...
17:12Les magistrats
17:14sont indépendants,
17:15Jean-Paul,
17:15mais c'est vrai
17:16que le premier jugement
17:18a été,
17:19on va dire,
17:21au-delà de ce que l'on
17:21pouvait imaginer,
17:22assez sévère.
17:23On peut le dire comme ça.
17:24Il était assez sévère
17:25et en même temps,
17:26il était extrêmement rapide
17:27dans son traitement.
17:29Donc,
17:29le deuxième jugement
17:31nuance un petit peu plus
17:33et en même temps,
17:34renvoie la balle
17:35dans le camp de Marine Le Pen
17:39en lui faisant,
17:40en lui demandant
17:41effectivement de prendre
17:42des risques.
17:43Donc,
17:43risques qu'elle prend,
17:44donc c'est bien,
17:45bon,
17:45elle a du cran.
17:47Les Français aiment ça
17:48et c'est pas par hasard
17:50que les Français apprécient
17:52le film sur De Gaulle
17:53qui est en ce moment
17:55sur nos écrans.
17:55Donc,
17:56on voit un individu
17:57qui se lève,
17:58qui se lève tout seul.
18:00Donc,
18:01ça,
18:01c'est effectivement
18:02quelque chose
18:03pour plaire.
18:05Bon,
18:05en même temps,
18:06ça rétablit aussi
18:07le jeu,
18:08je dirais,
18:09le jeu démocratique.
18:10C'est-à-dire que
18:12la candidate
18:13de l'opposition
18:14peut continuer,
18:16peut effectivement
18:18campagner.
18:18Mais si je puis me permettre,
18:20Jean-Paul,
18:20oui,
18:20il y a de la grandeur
18:21et il y a du cran,
18:22mais elle a été condamnée
18:23quand même.
18:25Oui,
18:25mais condamnation,
18:27on s'en peut...
18:29J'entendais tout à l'heure
18:30Beyrou qui parlait
18:32et qui était interrogé
18:32aussi sur des faits
18:35et des faits identiques.
18:37Beyrou a fait des contorsions
18:38pour expliquer
18:40que c'était pas pareil,
18:41etc.
18:42On s'en fout.
18:43En fait,
18:43tous les partis politiques
18:45ont fait la même chose.
18:47Beyrou a été blanchi,
18:49Mélenchon n'a même pas
18:50jugé
18:51pour des faits
18:52semblables.
18:53Donc,
18:54c'est des pratiques
18:55qui malheureusement
18:57se faisaient.
18:58Bon,
18:59on ne va pas
19:00refaire
19:01effectivement l'histoire.
19:03Donc,
19:03la condamnée pour ça,
19:04il n'y a pas
19:05d'enrichissement personnel
19:06côté Marine Le Pen.
19:07Je ne veux pas défendre
19:08Marine Le Pen,
19:09mais il faut faire preuve
19:10quand même
19:10d'objectivité.
19:12Et après,
19:13on reproche,
19:14c'est un reproche
19:15sur 2 millions d'euros.
19:172 millions d'euros.
19:19Quand on voit
19:20que l'actuel président
19:21en 10 ans
19:23a bousillé
19:25plus de
19:251 000 milliards
19:26d'euros,
19:28ce n'est pas
19:282 millions,
19:29c'est plus de
19:301 000 milliards.
19:31Il a bousillé,
19:32il a gaspillé
19:33effectivement
19:33cet argent
19:34honteusement.
19:36Il y a quand même
19:37deux voies,
19:38deux mesures.
19:39On a besoin
19:39de quelqu'un
19:41qui effectivement
19:42redresse
19:42la France.
19:44Et là,
19:45maintenant,
19:45on attend,
19:46indépendamment
19:46des jugements
19:47de l'appel,
19:48etc.,
19:49du pourvoi,
19:50on attend
19:51que Marine Le Pen
19:52présente
19:53des actions
19:55concrètes,
19:57concrètes,
19:58un plan
19:59pour effectivement
19:59redresser
20:00la France.
20:01Exactement,
20:01elle sera attendue
20:02là-dessus
20:03et la campagne
20:04ne fait que démarrer
20:05puisque c'est
20:05la première étape
20:06aujourd'hui.
20:07Notamment,
20:08merci infiniment
20:08Jean-Paul
20:09d'avoir témoigné
20:10et de nous avoir dit
20:10ce que vous aviez
20:11sur le cœur.
20:12Est-ce que vous pensez
20:12au sujet de tout cela ?
20:13On est avec Olivier
20:14de Melun
20:15en Seine-et-Marne.
20:17Olivier,
20:18j'ai l'impression
20:18que vous êtes
20:18un petit peu
20:19plus critique,
20:20vous.
20:20Quel est votre regard
20:21sur ces quelques heures
20:23assez folles
20:24que l'on vient de vivre
20:25et ce n'est pas terminé ?
20:26La campagne ne fait
20:27que commencer.
20:29Oui,
20:29tout à fait.
20:30Bonjour à tous.
20:31Bonjour Olivier.
20:32Écoutez,
20:34deux réflexions
20:35qui sont partagées
20:37avec les gens
20:37à qui j'en ai parlé.
20:38En fait,
20:39il y a
20:40la partie
20:41strictement juridique
20:43qui fait plaisir
20:44aux gens
20:44qui détestent Marine Le Pen
20:45et qui disent
20:46voilà,
20:46elle est condamnée,
20:47super,
20:48et il est probable
20:50à mon avis
20:50qu'elle ne puisse pas
20:52aller jusqu'au bout.
20:54Et puis d'un autre côté,
20:55il y a
20:55est-ce que ça sert,
20:56quels intérêts
20:57ça peut servir
20:57d'avoir tapé aussi fort
20:59sur le RN ?
21:00Marine Le Pen,
21:01moi si j'étais à la place
21:02de Bardella,
21:03je n'irais pas
21:03parce que je suis sûr
21:04que d'ici quelques jours
21:05vous allez voir fleurir
21:06des trucs sur Bardella.
21:07Ils vont se débrouiller aussi
21:08pour sortir quelque chose
21:09contre lui.
21:10Ça sert à quoi ?
21:11Je pense que ça ne sert
21:12pas les bons intérêts.
21:13Si vous voulez que le Front National,
21:15le Rassemblement National
21:17soit un parti
21:17qui soit
21:19au même tour des élections,
21:21il faut arrêter
21:21de lui tarper dessus
21:22parce que tout ce que vous allez faire
21:24ne fera jamais réparer
21:25tout ce que font les juges
21:26et les gens qui sont opposés au RN
21:29pour lui mettre des bâtons
21:30dans les roues,
21:31ça ne fait à mon sens
21:32que renforcer
21:33le socle électoral du RN.
21:35Et le socle est très très fort
21:37actuellement,
21:3836%.
21:38Mais oui,
21:39mais oui,
21:40honnêtement,
21:41ça montre aussi un autre problème,
21:43c'est le problème
21:43des financements des partis.
21:44Moi je suis vieux,
21:45je peux vous dire que
21:46pendant un temps,
21:47je crois même que le RPR
21:48ou même peut-être déjà avant,
21:50il y avait un impôt
21:51sur l'emprunt immobilier
21:52ou les crédits immobiliers
21:53qu'elle a enchaînés
21:54avaient sorti un truc
21:55absolument fabuleux là-dessus,
21:56l'affaire Urba pour l'EPS.
21:58Je suis sûr que si on gratte
21:59tous les partis en ce moment,
22:00pas parce qu'ils sont mal honnêtes,
22:01mais parce que le système
22:02est mal foutu pour le financement,
22:04on va trouver la même chose.
22:05Alors là,
22:05ça tombe toujours
22:06sur les partis de droite,
22:07Fillon,
22:08machin,
22:08c'était un problème
22:11de comportement moral.
22:12Mais là,
22:13si vous voulez faire
22:13que des 35%
22:14restent 35%,
22:16continuez comme ça.
22:17Et François Bayrou
22:18le disait tout à l'heure,
22:19effectivement,
22:19vous avez raison,
22:20la problématique des financements,
22:21elle n'est pas résolue.
22:22Il avait proposé
22:23une banque spécifique
22:25qui permette effectivement
22:27aux partis politiques
22:29qui ont du mal,
22:30alors c'est vrai qu'en l'occurrence,
22:31c'est surtout le Rassemblement National
22:33qui ont du mal
22:34de trouver des financements
22:36un peu plus facilement
22:37et de ne pas avoir à aller
22:38qu'émander de l'argent
22:39à l'étranger
22:40parce que c'est ce qui s'est passé
22:41pour le Rassemblement National
22:42et j'ai envie de dire
22:43que la problématique
22:44est la même
22:45parce qu'on a entendu hier
22:46la députée Edwige Diaz
22:48sur les plateaux de télévision hier
22:49lancer d'une certaine façon
22:50un appel
22:51parce que c'est le prochain
22:52et la prochaine problématique
22:54pour le Rassemblement National
22:55réunir des fonds
22:56même si François Bayrou
22:57ce matin à notre micro
22:58nous disait
22:59oui, la situation
23:00a un petit peu changé quand même
23:01le RN a beaucoup plus de moyens
23:03qu'il n'en avait
23:04parce qu'ils ont
23:04une représentation
23:05qui est beaucoup plus forte
23:06dans l'opinion
23:07et vous savez
23:07qu'il y a un système
23:08de financement
23:09qui est indexé
23:10sur la représentation
23:11des hommes
23:12et des femmes politiques
23:13dans l'espace public.
23:14Merci Olivier Demelin
23:16d'avoir témoigné ce matin
23:21et de nous avoir apporté
23:22votre éclairage
23:23et votre expérience
23:23au vu des échanges
23:25que vous avez pu avoir
23:26depuis le jugement
23:29et depuis l'annonce
23:30de Marine Le Pen
23:30hier soir
23:319h29 sur Sud Radio
23:33dans un instant
23:34Evelyne Cyr-Marin
23:35grande magistrate
23:36honoraire
23:37et vice-présidente
23:38de la Ligue des Droits de l'Homme
23:39elle est avec nous
23:39et puis j'accueillerai également
23:41Brice Socol
23:41que les auditeurs
23:42de Sud Radio
23:43connaissent très bien
23:44politologue et essayiste
23:45on a beaucoup de choses
23:46à se dire
23:46il est 9h30 sur Sud Radio
23:47Jour des spéciales
23:48Le Grand Matin Sud Radio
23:50La Vérité en Face
23:53Jacques Cardoz
23:53Dans La Vérité en Face
23:55on s'attaque
23:56à cette question
23:56parce que
23:57c'est du jamais vu
23:58tout simplement
23:59c'est du jamais vu
24:00dans la 5ème République
24:01Marine Le Pen
24:02sera bien candidate
24:03en 2027
24:04elle l'annonce hier
24:05dans le 20h de TF1
24:06oui mais voilà
24:06quelques heures plus tôt
24:08elle a été condamnée
24:09en appel
24:09elle a été condamnée
24:10en appel
24:11et cette condamnation
24:12pose beaucoup de questions
24:13parce qu'à la suite
24:14Marine Le Pen
24:15nous apprend
24:16qu'elle veut
24:16se pourvoir en cassation
24:17alors
24:18on est avec
24:18Evelyne Cyr-Marin
24:19elle est magistrate
24:20honoraire
24:21et vice-présidente
24:21de la Ligue des Droits
24:22de l'Homme
24:22bonjour madame
24:24bonjour monsieur
24:25soyez la bienvenue
24:27sur l'antenne
24:27de Sud Radio
24:28on va essayer
24:28d'être clair
24:29pour nos auditeurs
24:30et sur une matière
24:32qui est extrêmement complexe
24:34on le sait
24:35donc merci
24:36de vous prêter
24:37à ce jeu là
24:38parce qu'on a besoin
24:38de pédagogie
24:39alors
24:40elle se pourvoit
24:41en cassation
24:42première question
24:43est-ce que ça annule
24:44le jugement
24:47en appel
24:47automatiquement
24:48et est-ce que ça annule
24:49ou pas
24:49le premier jugement
24:51voilà
24:52ça c'est déjà
24:53la première question
24:54oui il y a eu
24:56un débat
24:57à partir d'un article
24:58du Canard
24:58enchaîné
24:59là-dessus
24:59mais vraiment
25:01il est à peu près
25:03certain juridiquement
25:04que l'arrêt
25:07de la cour d'appel
25:09annule
25:09les décisions
25:11qui ont été prises avant
25:12c'est-à-dire
25:13celles du tribunal
25:14judiciaire de Paris
25:15à savoir que
25:17
25:18le pourvoi
25:20en cassation
25:22suspend
25:23les décisions
25:24qui ont été
25:25prises
25:25à savoir
25:26la cour d'appel
25:28qui la condamne
25:30donc
25:30à une
25:32une peine
25:33d'emprisonnement
25:34dont
25:35un
25:35an
25:36avec
25:37un bracelet électronique
25:38et cette peine
25:40d'inéligibilité
25:41de 35 mois
25:43c'est-à-dire
25:43à peu près
25:443 ans et demi
25:44et 100 000 euros
25:45d'amende
25:45voilà
25:46il y a eu
25:47effectivement
25:48des décisions
25:50anciennes
25:51de la cour de cassation
25:52qui disait
25:53qu'on revenait
25:55au jugement
25:56du premier tribunal
25:58mais
25:58dans notre jargon
26:00on dit
26:00elles n'ont pas été
26:01publiées
26:02ça veut dire
26:02que la cour de cassation
26:03a considéré
26:04que c'était
26:05vraiment des cas
26:06d'espèce
26:07et voilà
26:07donc on en est
26:08à
26:09on attend
26:10le pourvoi en cassation
26:11tout est suspendu
26:12et
26:13en ce qui concerne
26:15l'inéligibilité
26:17elle est pour l'instant
26:19éligible
26:20et
26:21en ce qui concerne
26:22le bracelet électronique
26:24elle ne le portera pas
26:25pour l'instant
26:26jusqu'au pourvoi
26:27en cassation
26:28et
26:28le premier président
26:30de la cour de cassation
26:31a dit qu'en janvier
26:322027
26:34la décision
26:35serait rendue
26:36jusqu'en janvier
26:362027
26:37elle fait sa campagne
26:39totalement librement
26:40voilà
26:41c'est très très clair
26:42Evelyne Siermartin
26:42magistrate honoraire
26:43et vice-présidente
26:44de la Ligue des droits de l'homme
26:45vous nous apportez un éclairage
26:46très très clair ce matin
26:47en réalité
26:48sur ce débat juridique
26:50concernant le pourvoi en cassation
26:51qui annule ou pas
26:52le jugement précédent
26:54ou les deux jugements précédents
26:55vous êtes très clair
26:56il y a débat
26:57au sein
26:58des
26:59des juristes
27:00mais en réalité
27:01vous nous apportez un éclairage
27:02un peu plus
27:04prononcé
27:04c'est que vous nous dites
27:05en réalité que
27:07l'argument contraire
27:08à celui du défenseur
27:09de Marine Le Pen
27:11en réalité
27:12c'est un argument
27:13qui date
27:14c'est à dire que
27:15on ne reviendra pas
27:17en réalité
27:17au premier jugement
27:19parce que ce qui fait foi
27:20dans cette littérature là
27:22juridique
27:23en réalité
27:23est très ancien
27:25et vous nous le dites
27:26n'est pas publié
27:27c'est à dire que
27:28d'une certaine façon
27:29ça ne fera pas
27:30ça ne fera pas
27:31jurisprudence
27:32jurisprudence
27:33voilà
27:33c'est ça
27:33et donc
27:34ça ne dominera pas
27:37en réalité les débats
27:38c'est bien ce que vous nous dites
27:39oui vous voyez
27:39bien sûr
27:40il y a des milliers
27:42de cas comme ça
27:43chaque jour
27:43devant la justice
27:44des gens qui font
27:45un pourvoi en cassation
27:46qui ont une peine
27:47par exemple
27:48d'emprisonnement
27:49et
27:50ben voilà
27:51vous regardez
27:53monsieur Sarkozy
27:54toutes
27:54ces procédures judiciaires
27:57que ce soit
27:57dans Big Malion
27:58ou dans le trafic
27:59d'influence
27:59des écoutes téléphoniques
28:01il a été
28:02complètement libre
28:03de ses faits et gestes
28:04jusqu'à ce que
28:05l'accord de cassation
28:06dise c'est définitif
28:08et
28:09à ce moment-là
28:10le bracelet électronique
28:11a été porté
28:12dans son cas
28:13il avait été
28:16imposé
28:16dans l'affaire
28:17des écoutes téléphoniques
28:18mais il est allé
28:20jusqu'au pourvoi en cassation
28:21sans le porter
28:22donc tout est
28:23comme on dit
28:23suspensif
28:24voilà
28:25et
28:25Evelyne Sire-Martin
28:27Sire-Marin
28:28pardon
28:28autre question
28:29parce que
28:29vous le disiez
28:32tout à l'heure
28:33et c'est important
28:34est-ce que vous pensez
28:35que la cour
28:36de cassation
28:37va maintenir
28:37l'agenda
28:39là-dessus
28:40on était avec
28:40Rodolphe Bosselut
28:41l'avocat de Marine Le Pen
28:42qui évidemment lui
28:43c'est son intérêt
28:44il plaide pour
28:46que la cour de cassation
28:47prenne son temps
28:48et ne soit plus
28:49obligé
28:50d'intervenir
28:51aussi vite
28:52est-ce que vous pensez
28:54que du coup
28:54le premier président
28:55de la cour de cassation
28:56va à nouveau
28:57changer
28:59sa vision des choses
29:00compte tenu du fait
29:01qu'en appel
29:01on nous dit
29:02d'autres choses
29:03que ce qui avait été dit
29:05avait été dit
29:06sur la base
29:07de ce qui avait été
29:08de l'exécution provisoire
29:09que cette exécution provisoire
29:10n'a plus lieu d'être
29:11aujourd'hui
29:12donc voilà
29:13les choses ont changé
29:15est-ce que le président
29:16de la cour de cassation
29:16va lui aussi
29:17changer
29:18et s'adapter
29:19quelque part
29:20à
29:20ces nouveaux événements
29:24judiciaires
29:26écoutez
29:26je pense qu'il n'y a pas
29:27tout à fait
29:28les mêmes intérêts
29:29entre l'avocat
29:31de Marine Le Pen
29:32et le premier président
29:33de la cour de cassation
29:34je comprends
29:35l'avocat de Marine Le Pen
29:36de son point de vue
29:38il a intérêt
29:38à ce que ça traîne
29:39au maximum
29:40de façon à ce que
29:42la cour de cassation
29:43statut
29:43non pas en janvier
29:452027
29:46mais le plus tard possible
29:48surtout après
29:49les présidentielles
29:51si elle est élue
29:52présidente
29:52évidemment
29:53elle bénéficiera
29:55d'une immunité
29:56pendant 5 ans
29:57et on attendra
29:595 ans de plus
30:00pour savoir
30:00si finalement
30:01elle est coupable
30:02et quelle peine
30:02elle doit avoir
30:03voilà
30:03c'est vraiment
30:05l'intérêt de la défense
30:06de Marine Le Pen
30:06maintenant le premier président
30:08de la cour de cassation
30:09il s'est quand même
30:09un peu engagé
30:10et il a dit
30:13l'année dernière
30:14non non
30:16on jugera
30:17en janvier 2027
30:18et moi je pense
30:19que
30:19évidemment
30:20la justice
30:21tiendra sa parole
30:22pourquoi
30:22parce que
30:23c'est aussi
30:24l'intérêt
30:25de la justice
30:26de montrer
30:27que
30:27ça n'est pas
30:28la justice
30:29qui finalement
30:31décide ou pas
30:32dans cette affaire
30:33qu'elle est candidate
30:35ou pas
30:35à la présidentielle
30:36la justice
30:37elle
30:37poursuit
30:39son chemin
30:40et
30:40elle rendra
30:42une décision
30:43en janvier 2027
30:44à mon avis
30:45et là
30:45alors là
30:46on a deux hypothèses
30:47qui sont
30:48vraiment
30:50contradictoires
30:50parce que
30:52soit
30:53la cour de cassation
30:54confirme
30:55la peine
30:55qui a été
30:57infligée
30:58par la cour d'appel
30:59alors là
31:00elle se retrouve
31:01avec un bracelet
31:01électronique
31:03c'est pour ça
31:03que cette stratégie
31:05de faire un pourvoi
31:07nous étonne tous
31:08un peu
31:08on est d'accord
31:09on est d'accord
31:09tout le monde
31:10a été très étonné
31:11on est bien d'accord
31:12que c'est un risque
31:13c'est un risque
31:14on s'arrête un instant
31:15on s'arrête un instant
31:16sur ce que vous nous dites
31:17parce que vous ne croyez pas
31:18une modification de l'agenda
31:20vous nous dites
31:20que le premier président
31:21de la cour de cassation
31:22s'est un peu engagé
31:23et qu'il y a le chemin
31:24de la justice
31:25qui n'a rien à voir
31:25avec le chemin politique
31:26on est bien d'accord
31:27là-dessus
31:27et donc on peut se retrouver
31:29en janvier ou février 27
31:30Marine Le Pen aura fait
31:31déjà 6 mois de campagne
31:34il aura impacté
31:35d'une certaine façon
31:37son discours politique
31:39et à ce moment-là
31:40on peut être rattrapé
31:42par une nouvelle action judiciaire
31:43et alors là
31:44dites-nous tout
31:45que peut-il se passer
31:46si on lui demande
31:47de porter
31:48le bracelet électronique
31:49elle sera quelque part
31:51empêchée
31:51en pleine campagne
31:52officielle cette fois-ci
31:54voilà
31:54si la cour de cassation
31:57confirme la décision
31:58d'hier de la cour d'appel
31:59elle aura
32:00son bracelet électronique
32:02à porter
32:02alors juridiquement
32:04pendant un an
32:05avec les réductions
32:06de peine
32:06pendant 6 mois
32:07mais voyez
32:08ça veut dire
32:09qu'à partir de février
32:102027
32:11en pleine campagne
32:12elle aura
32:13le bracelet à porter
32:14alors je pense que
32:15sauf que
32:16madame Cyr-Marin
32:17le juge d'application
32:19des peines
32:19au nom d'un des articles
32:21peut décider
32:22compte tenu
32:23je crois que c'est
32:23les états de santé
32:24ou la raison professionnelle
32:26peut ne pas
32:27lui demander
32:28de porter
32:30ce bracelet électronique
32:31tout de suite
32:32est-ce que ça
32:32c'est possible aussi ?
32:34oui c'est possible
32:35il y aura un délai
32:36c'est-à-dire que
32:36la décision étant prise
32:38par la cour de cassation
32:39de confirmer
32:41le port de ce bracelet
32:42à ce moment-là
32:43le juge d'application
32:44des peines
32:44la convoquera
32:45il aura 20 jours
32:47pour la convoquer
32:48et ensuite
32:50les modalités du bracelet
32:51seront décidées
32:52dans les 30 jours
32:54mais enfin
32:55il ne peut pas
32:56totalement
32:57la dispenser
32:58de porter le bracelet
32:59ça c'est pas possible
33:00elle aura ce bracelet
33:01à porter
33:02ça veut dire
33:02qu'on mettra un émetteur
33:04à son domicile
33:06et que bien sûr
33:07on peut avoir
33:08des horaires très larges
33:09pour sortir
33:10mais malgré tout
33:11si elle ne veut pas
33:13si elle veut faire
33:14je ne sais pas
33:14un meeting à Mayotte
33:15ou à la Réunion
33:17elle ne pourra pas
33:18là il faudra
33:19qu'elle demande
33:19au juge
33:19de l'application
33:20des peines
33:21d'en être dispensé
33:22pendant 3-4 jours
33:23mais il y a
33:24une deuxième hypothèse
33:26c'est que
33:27et seconde
33:28dernière
33:28c'est que
33:29la cour de cassation
33:30infirme
33:32c'est à dire
33:33contredise
33:34la cour d'appel
33:35en disant
33:36il y a eu
33:36une erreur de droit
33:37et je pense
33:38que le rassemblement
33:39national
33:41espère ça
33:41alors c'est vraiment
33:42un trou de souris
33:43c'est minuscule
33:45comme possibilité
33:45mais
33:47ils ont les yeux rivés
33:49je crois
33:49depuis le début
33:49sur l'affaire Fillon
33:51où effectivement
33:52M. Fillon a fait
33:53tout un parcours judiciaire
33:55432 15
33:56alors comme je ne suis pas juriste
33:57je ne sais pas
33:57de quoi il s'agit
33:59mais vous vous le savez
34:00sans doute
34:01432 15
34:01c'est ce que nous disait
34:02le maître Rodolphe Bosselus
34:03ce matin
34:04au nom de cet article
34:05il pense qu'il peut
34:06effectivement utiliser
34:07ce trou de souris
34:08pour conclure
34:09alors c'est autre chose
34:11mais enfin bon bref
34:12dans l'affaire Fillon
34:12M. Fillon avait été condamné
34:14un peu comme Mme Le Pen
34:15il a fait tout un parcours judiciaire
34:17et la cour de cassation
34:19a cassé le jugement
34:21de la cour d'appel
34:21alors elle espère certainement ça
34:23et alors là on repart
34:24à une autre cour d'appel
34:26de renvoi
34:27peut-être ils espèrent ça
34:28ce que vous dit M. Maître Bosselus
34:31c'est autre chose
34:31c'est que
34:32eux plaident depuis le début
34:34qu'il n'y a pas d'étournement
34:35de fonds publics
34:36mais il y a abus de confiance
34:37bon ça
34:39c'est absolument jugé
34:41un député
34:42parce qu'ils disent
34:43non un député européen
34:45ne peut pas commettre
34:46un détournement de fonds publics
34:47parce que c'est pas
34:48en quelque sorte
34:49un agent
34:51chargé de services publics
34:52si la cour de cassation
34:53a dit
34:54que les députés
34:55les sénateurs
34:56étaient tout à fait
34:58des agents
34:59enfin des dépositaires
35:01de l'autorité publique
35:02chargés de services publics
35:03parce qu'ils font des actes
35:04dans l'intérêt général
35:05donc ça c'est un argument
35:06de la défense
35:07mais on sait que ça
35:08ça fonctionnera
35:09certainement pas
35:10et bien écoutez
35:11c'est très très clair
35:12merci beaucoup
35:12Evelyne Sirmarin
35:13magistrate honoraire
35:14et vice-présidente
35:15de la Ligue des Droits de l'Homme
35:16de nous avoir éclairé
35:16sur tous ces points
35:17y compris sur l'agenda
35:19sur les possibilités
35:20qui peuvent tomber
35:21désormais
35:22après un possible
35:23arrêt
35:24jugement
35:25avis donnés par la cour de cassation
35:27en janvier
35:28ou février 27
35:29vous étiez en direct
35:30sur Sud Radio
35:30il est 9h45
35:31on va poursuivre
35:32cette discussion
35:33parce qu'évidemment
35:34c'est l'actualité du jour
35:36avec Brice Socol
35:36dans un instant
35:37Brice Socol
35:38il est politologue
35:39il est essayiste
35:40et on va parler maintenant
35:41de l'impact
35:42de toutes ces décisions
35:43dans l'opinion
35:44il est 9h45
35:45à tout de suite
35:46le grand matin Sud Radio
35:48la vérité en face
35:49Jacques Cardoz
35:51il est 9h47
35:52et dans un instant
35:53on est avec Brice Socol
35:54pour parler de l'actualité politique
35:56et de Marine Le Pen
35:57mais n'oubliez pas
35:58n'oubliez pas
35:59le grand jeu Sud Radio
36:00qui vous envoie au soleil
36:02en République Dominicaine
36:03vous pouvez profiter
36:04d'un séjour
36:04tout compris d'une semaine
36:05pour deux personnes
36:06au départ de Paris
36:07pour la République Dominicaine
36:09donc c'est logique
36:09avec Air Europa
36:10la compagnie
36:11qui relie l'Europe
36:12à l'Amérique latine
36:13alors pour vous inscrire
36:14au tirage au sort
36:15vous envoyez dès maintenant
36:16été
36:16attention
36:17c'est pas Sud
36:18c'est été
36:19au 7-20-18
36:20par SMS
36:21et on obtiendra
36:23et on désignera
36:24on tirera au sort
36:25l'heureux élus
36:27à la fin du mois de juillet
36:29c'est donc été
36:29au 7-20-18
36:31durant tout le mois de juillet
36:32bonne chance à tous
36:37et donc avec Brice Socol
36:39bonjour
36:39les auditeurs de Sud Radio
36:42vous connaissent bien
36:43vous êtes politologue
36:45et essayiste
36:46alors on évoque avec vous
36:47l'impact de cette décision
36:50Marine Le Pen
36:51elle trace sa route
36:52elle décide d'y aller
36:54elle nous a surpris
36:55il faut bien le dire hier
36:56à tort peut-être
36:57que tous les médias
36:58étaient partis dans l'idée
36:59qu'elle allait accepter
36:59ce bracelet électronique
37:00non
37:01elle dit
37:02mais moi je suis innocente
37:03et elle choisit
37:03elle prend son risque
37:05comme disent les jeunes
37:05j'aime pas tellement cette expression
37:06mais c'est un peu ça
37:07elle y va
37:08et puis on a bien compris
37:09à l'instant
37:10quels étaient les enjeux
37:11avec la cour de cassation
37:12quelle analyse vous faites
37:13de tout cela Brice ?
37:14moi d'abord
37:15je voudrais revenir un instant
37:16sur la décision de justice
37:17vous savez on a beaucoup
37:17critiqué la justice
37:19après la première instance
37:20il y a une vraie défiance
37:21à l'égard de la justice
37:2265% des français
37:23ont une défiance
37:24à l'égard de la justice
37:25on a beaucoup critiqué
37:26l'état de droit
37:26ça a été le cas
37:27du Rassemblement National
37:28notamment
37:29et puis là
37:30on a une décision de justice
37:32qui est pour moi
37:33elle est motivée
37:35exemplaire
37:36elle est proportionnée
37:37elle est compréhensible
37:37par le grand public
37:39pourquoi ?
37:40parce qu'elle condamne
37:41elle a condamné
37:42Marine Le Pen
37:43et un certain nombre
37:44d'autres personnes
37:46donc il y a une condamnation
37:47mais il n'y a pas
37:50la justice
37:51n'a pas empêché
37:51Marine Le Pen
37:52d'être candidate
37:52à l'élection présidentielle
37:54et donc
37:54c'est tout ça
37:55dans le cadre
37:56de la décision
37:56du conseil constitutionnel
37:57de 2025
37:58qui précisait
37:59un, la proportionnalité
38:00il faut une proportionnalité
38:01et deuxièmement
38:03il faut respecter
38:05aussi la liberté
38:06des électeurs
38:06et préserver
38:07cette liberté des électeurs
38:08c'est un terme
38:08qui est utilisé
38:09y compris dans les attendus
38:11du jugement hier
38:11absolument
38:12c'est pour ça que je le souligne
38:13donc une décision
38:15judiciaire
38:15qui est vraiment intéressante
38:17et qui renvoie la balle
38:18à qui ?
38:19premièrement à Marine Le Pen
38:20parce que c'est elle
38:21qui a dû choisir
38:23en toute conscience
38:24d'y aller
38:25ou de ne pas y aller
38:25d'être candidate
38:26ou de ne pas être candidate
38:27et puis qui finalement
38:29comme le disaient
38:31certains observateurs
38:31politiques hier
38:32je pense à Jean-Luc Mélenchon
38:33mais je parle
38:34je pense aussi à M. Retaillou
38:36peut-être Édouard Philippe
38:38qui finalement
38:38c'est l'électeur
38:39qui va choisir
38:40voilà
38:40donc il y a ceux
38:41qui font des cours
38:43de morale
38:44de morale publique
38:45mais la justice
38:46n'est pas la morale
38:46et la politique
38:47n'est pas la morale
38:48et si la morale
38:49faisait l'élection
38:50ça se saurait
38:50et je pense que ce sont
38:52les électeurs
38:52qui choisissent
38:53voilà
38:54est-ce qu'ils vont tenir rigueur
38:55à Mme Le Pen
38:56d'être condamnés
38:57d'avoir détourné
38:58des fonds publics
38:59c'est maintenant la question
38:59puisqu'on connaît
39:00j'ai envie de dire
39:01qu'on connaît les règles du jeu
39:03voilà le match commence
39:04le match commence
39:05et ce qui est intéressant
39:06c'est que
39:06en fait
39:06quand vous dites
39:07le match commence
39:08vous avez raison
39:08c'est l'élection présidentielle
39:09qui commence
39:10regardez hier
39:11sur les plateaux de télé
39:12tout le monde s'est précipité
39:14enfin ses opposants
39:15ça a été spectaculaire
39:17on a bien vu
39:17que la campagne commençait
39:18chacun y allait de sa phrase
39:19la campagne commençait
39:19et tout le monde
39:21attendait de savoir
39:21si c'était M. Bardella
39:23ou Mme Le Pen
39:23qui serait candidat
39:24il ne faut pas oublier
39:25que
39:27depuis 2022
39:27le rassemblement national
39:29mais comme
39:29et les filles
39:30de l'autre côté
39:30des chiquiers politiques
39:31ils sont en campagne
39:33vous vous souvenez
39:33il y a eu
39:34les élections européennes
39:35les élections européennes
39:36c'est le rassemblement national
39:37qui est arrivé en tête
39:38Jean-Den Bardella
39:39a porté ces élections européennes
39:40il a fait plus de 31%
39:42il y a eu
39:43les élections législatives
39:44élections législatives
39:45le rassemblement national
39:47a obtenu
39:49143
39:49de mémoire parlementaire
39:50juste pour mémoire
39:51pour vous montrer
39:52cette dynamique
39:53du rassemblement national
39:54parce que c'est une réalité
39:56comme vous avez aussi
39:57en face
39:57une dynamique d'éléfi
39:58moi ce que j'appelle
39:59les deux grands imaginaires
40:00qui s'imposent
40:01et qui vont
40:02qui risquent de s'imposer
40:03dans cette campagne
40:04c'est les deux grands récits
40:05aujourd'hui
40:06et les deux grandes dynamiques
40:07qui portent la campagne
40:08pour le moment
40:09pour le moment
40:10pour le moment
40:10mais pour revenir aux législatives
40:11en 2017
40:12le rassemblement national
40:13n'a vécu 8 parlementaires
40:148
40:16en 2022
40:17ils en avaient 89
40:18aujourd'hui
40:18ils en sont 143
40:19et lorsqu'on analyse
40:20avec Frédéric Dhabi
40:21de l'IFOP
40:22un certain nombre
40:23lorsqu'on pose la question
40:25aux électeurs
40:26du rassemblement national
40:28pourquoi vous votez
40:29pour le rassemblement national
40:30ils nous disent aujourd'hui
40:31et dans toutes les études
40:32d'opinion
40:33c'est non pas parce qu'on veut
40:36voter contre
40:37mais parce que
40:37pour nous
40:38c'est un vote d'adhésion
40:39donc pour la première fois
40:41les électeurs du
40:42de quand ce basculement ?
40:44ça c'est à partir
40:45de 2023-2024
40:47donc c'est très récent
40:48c'est très récent
40:49c'est-à-dire que
40:49les électeurs du rassemblement national
40:51ne disent pas
40:52on vote le RN
40:53contre le système
40:53on a beaucoup parlé
40:54pendant des années
40:55d'un vote de rejet
40:56ça n'est plus le cas aujourd'hui
40:57ce n'est plus le cas
40:57aujourd'hui
40:58c'est un vote d'adhésion
40:59et on l'a vu
41:00scrutin après scrutin
41:01élection européenne
41:03élection législative
41:04élection municipale
41:06c'est-à-dire qu'on vote
41:07pour les thématiques
41:08du rassemblement national
41:09quelles sont les thématiques
41:11moi j'ai été surpris
41:12parce que je pensais
41:12que le pouvoir d'achat
41:14restait la thématique numéro 1
41:15il semblerait que ce soit
41:16aujourd'hui de nouveau
41:17l'immigration
41:171 l'immigration
41:192 le pouvoir d'achat
41:203 l'insécurité
41:22donc ces thèmes-là
41:23qui sont les thèmes
41:24donc quand on entend
41:24un représentant
41:25du rassemblement national
41:27débuter son entretien
41:30systématiquement
41:31par l'immigration
41:31on se dit
41:32en fait il répond
41:33à la thématique
41:34aux trois thématiques
41:35au classement général
41:36de l'intérêt des français
41:38si je puis dire
41:38absolument
41:38et ce sont des thématiques
41:40qu'on a vu aux élections municipales
41:41qui sont à la fois
41:42des thématiques nationales
41:43mais également
41:44des thématiques municipales
41:45on a vu un certain nombre
41:46de maires élus
41:47ou battus
41:48sur les questions
41:49de sécurité
41:50ou d'insécurité
41:51la thématique
41:52du pouvoir d'achat
41:53qui avait été
41:53on attendait Marine Le Pen
41:55vous savez en 2022
41:56aux élections présidentielles
41:56sur la thématique de l'immigration
41:57on est arrivé sur la thématique
41:58du pouvoir d'achat
41:59qui est toujours présent
42:00on a eu la crise
42:02des gilets jaunes
42:02on a eu
42:03la crise ukrainienne
42:04on a eu l'inflation
42:05etc
42:05cette thématique du pouvoir d'achat
42:07est toujours présente
42:08dans notre pays
42:08plus que jamais
42:09François Bayrou
42:09le disait ce matin
42:11il y a un appauvrissement
42:12il parle de chiffres
42:13qui sont très très clairs
42:14il y a une paupérisation
42:14il y a une paupérisation
42:15d'une partie de la population française
42:17et donc
42:18qui parle à ces gens-là ?
42:19Qui peut apporter des solutions ?
42:21Et ces gens-là
42:22attendent des solutions
42:22Pour être concret
42:25par rapport à la journée d'hier
42:26est-ce qu'il y a un impact direct ?
42:29Faut-il s'attendre
42:30à une modification
42:31des intentions de vote
42:33par rapport
42:34au train de sondage
42:35qu'on a pu avoir
42:36ces dernières semaines
42:38maintenant que
42:38comme je reprends cette parabole
42:40les règles du match
42:42on les connaît
42:43on sait qui est
42:44le numéro 10
42:46c'est Marine Le Pen
42:47c'est elle qui va
42:49diriger la campagne
42:50Jordan Bardella
42:52elle sera avec elle
42:54et donc c'est un ticket
42:55à l'américaine
42:56C'est un binôme
42:57C'est un binôme
42:58ce qui peut d'ailleurs
42:59répondre aussi
43:01au sondage
43:02parce que ces derniers temps
43:03Jordan Bardella
43:04était en tête
43:05alors que
43:05serait l'impact
43:06de cette journée d'hier
43:07à quoi vous vous attendez vous
43:08dans les prochaines enquêtes d'opinion ?
43:10Écoutez
43:11pour nous
43:12dans les prochaines enquêtes d'opinion
43:13ce qui va être intéressant
43:13c'est d'abord de mesurer
43:15si il a eu raison
43:15ou s'il a eu tort
43:16ça c'est intéressant
43:17Et si les Français
43:18On ne le sait pas encore
43:18On ne le sait pas encore
43:19Vous interrogez les gens
43:20dès aujourd'hui ?
43:21Oui dès aujourd'hui
43:21Et si les Français considèrent
43:22que sa décision
43:24est une décision
43:25qui est
43:27qui est un peu
43:29une décision
43:29empreinte
43:30de cette notion de justice
43:31ou est-ce que c'est une décision
43:33qui a du panache
43:34et qui est courageuse ?
43:34Et à partir du moment là
43:35leurs électeurs
43:36se décideront
43:37s'ils veulent ou pas
43:38stop ou encore
43:40avec Marine Le Pen
43:42Au demeurant
43:43vous savez
43:43l'histoire politique française
43:44je mets à part
43:45peut-être Emmanuel Macron
43:46et Valéry Giscard d'Estaing
43:47c'est une histoire
43:48de sédimentation
43:49il y a une histoire
43:50comme il y a une histoire
43:51autour de Jacques Chirac
43:52autour de Jean-Luc Mélenchon
43:54il y a une histoire
43:55autour de François Mitterrand
43:57et voilà
43:58Le Pen
43:58Le Pen fait partie
43:59de l'histoire politique française
44:02moi je
44:03c'est pour ça que je pense
44:04que la vie politique
44:05c'est aussi de la sédimentation
44:07quand vous regardez
44:08vous relisez sa biographie
44:09c'est 1976
44:10l'attentat
44:11auquel elle échappe
44:11avec son père
44:12c'est l'exclusion
44:15de son père
44:15du Rassemblement National
44:16est-ce qu'au final
44:16toute cette séquence
44:17ça fait partie
44:19de l'histoire politique française
44:20et ça réimprime
44:21dans la tête des Français
44:22toute l'histoire
44:23de Marine Le Pen
44:24oui
44:25moi je pense que
44:26la politique
44:27c'est de la mémoire
44:29de la sociologie
44:31et de l'histoire
44:31et que ce soit
44:32Jean-Luc Mélenchon
44:34François Mitterrand
44:35Marine Le Pen
44:36ou Jacques Chirac
44:37ils s'inscrivent
44:38dans ce mythe politique français
44:40Brice Socol
44:41merci beaucoup
44:43l'invité
44:44le nouvel arrivant
44:45dans ce studio
44:45pardon
44:46c'est pas l'invité
44:46c'est Maxime Yedot
44:48bonjour Maxime
44:49bonjour Jacques
44:49bonjour à toutes
44:49je suis un peu troublé
44:50vous êtes pas seul
44:52alors dites-nous tout
44:53dites-nous tout
44:54Maxime
44:55évidemment
44:55j'imagine que vous allez revenir
44:56sur ce fait majeur aujourd'hui
44:57évidemment
44:58trois heures de conversation
44:59de débats
45:00de discussions
45:00avec vous
45:01amis auditeurs
45:02durant trois heures
45:02au 0826 300 300
45:04sur cette décision historique
45:05qui est tombée hier soir
45:06à 20h
45:07quand on était devant
45:07notre télévision
45:08Marine Le Pen
45:09l'a confirmé
45:10oui
45:10ce sera elle
45:11la candidate
45:11du rassemblement national
45:12entre midi et 13h
45:14discussion
45:15avec un maître du barreau
45:16sa voix fait trembler
45:17des tribunaux entiers
45:18c'est maître Jean-Yves Le Borne
45:19qui sera notre invité
45:20justement aussi
45:21pour comprendre
45:21ce qui a pu se passer
45:22et dans la tête
45:23des conseils de Marine Le Pen
45:24mais aussi dans la tête
45:25des juges
45:26avec toutes les conséquences
45:27que cela va avoir
45:28sur le système judiciaire
45:29et bien sûr
45:29vous pourrez lui poser
45:30toutes vos questions
45:31au 0826 300 300
45:33vous aviez François Bayrou
45:34qui était votre invité
45:35tout à l'heure
45:36mon cher Jacques
45:36il a utilisé un mot
45:38le jugement d'équilibre
45:39hier on se posait la question
45:40de savoir si les juges
45:41pouvaient prendre
45:42une bonne décision
45:42on a eu pas mal d'appels
45:44qui disaient
45:44oui on sait quand même
45:45le traitement des juges
45:46vis-à-vis des politiques
45:46la question ce matin
45:47elle est simple
45:48la décision de Marine Le Pen
45:49concernant Marine Le Pen
45:50est tombée
45:50est-ce qu'on doit dire quoi ?
45:51bravo les juges
45:52et même si on tire
45:54un tout petit peu
45:55le fil en réalité
45:56est-ce qu'on peut
45:56élire une femme
45:57qui factuellement
45:58a été condamnée
45:59par deux reprises
46:00pour des tournements
46:00de fonds publics
46:01ça fera partie
46:02des thèmes de discussion
46:03qui nous animeront
46:04avec vous
46:04amis auditeurs
46:05mais également
46:06avec nos amis débatteurs
46:07qui nous rejoindront
46:07à partir de 10h30
46:08vous avez le programme
46:09pour les trois prochaines heures
46:10sur Sud Radio
46:11voilà les termes du débat
46:12sont là
46:12il est 9h58
46:13j'en profite pour
46:14pour féliciter
46:15Annick
46:15Annick Binard
46:16de Nauset
46:17c'est elle qui a gagné
46:18la machine Senseo
46:20qui était à jouer
46:21ce matin
46:21sur l'antenne
46:22de Sud Radio
46:22je vous retrouve demain
46:23à 7h
46:23dans un instant
46:24Maxime Liedot
46:25très bonne journée
46:26à tous sur Sud Radio
46:26merci à John et Manu
46:28allez à demain
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