Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 mois
Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00:00Cette double explosion à Damas, en Syrie, alors qu'Emmanuel Macron se trouve sur place et que ces explosions ont
00:00:06retenti juste à côté de l'hôtel où il séjourne.
00:00:10On va retrouver dans quelques instants notre envoyé spécial qui suit Emmanuel Macron et qui est sur place.
00:00:14Mais d'abord, regardez donc l'image de l'une des explosions ce matin à Damas.
00:00:39Avec donc cette image d'une voiture en feu juste après une explosion que voici.
00:00:47Elle a été filmée cette explosion.
00:00:49Évidemment, on va retrouver tout de suite Anthony Lebeau.
00:00:52Anthony, vous êtes à Damas.
00:00:54Vous suivez la visite présidentielle.
00:00:56Dites-nous ce que vous savez sur ce qu'il s'est passé.
00:01:00Ce que nous savons pour l'instant, c'est qu'il y a eu deux explosions qui ont été entendues
00:01:04à proximité de l'hôtel où résidait le président de la République, Emmanuel Macron,
00:01:10ainsi que les membres de la délégation qui l'accompagnaient, à savoir des chefs d'entreprises français, des investisseurs français,
00:01:16mais aussi nous, journalistes, qui suivons Emmanuel Macron lors de ses déplacements.
00:01:21Deux explosions qui ont été entendues au moment où nous, journalistes, étions déjà au sein du palais présidentiel syrien à
00:01:32Damas.
00:01:33Donc nous n'avons pas entendu ces explosions.
00:01:35Nous n'avons pas vu ces fumées à proximité de l'hôtel où nous avons passé la nuit.
00:01:41Et pour l'instant, le chef de l'État est en entretien bilatéral avec le président syrien Ahmed Al-Chara.
00:01:47Et les discussions que j'ai pu avoir avec notamment les membres de la délégation qui accompagnaient le président de
00:01:52la République ce matin dans son cortège,
00:01:55le menant vers le palais présidentiel,
00:01:58eh bien ces explosions n'avaient pas eu lieu au moment où le chef de l'État était à proximité
00:02:02de cet hôtel.
00:02:03Donc vraisemblablement, ces explosions ont été entendues après le départ du convoi présidentiel.
00:02:10Emmanuel Macron est en sécurité, nous dit-on ici, du côté des équipes de l'Élysée.
00:02:15Le programme ne change pas.
00:02:16Il est en entretien bilatéral en ce moment même avec le président syrien Ahmed Al-Chara.
00:02:21Il doit aussi participer à un forum économique avec le président syrien.
00:02:28Et puis il y a aussi la tenue d'une conférence de presse conjointe entre le président de la République
00:02:33et le président syrien.
00:02:36Mais c'est vrai que pour l'instant, nous sommes en plein cœur de ce palais présidentiel.
00:02:39Et je vois, c'est vrai autour de moi, les journalistes, les membres de la délégation,
00:02:43évidemment les équipes de sécurité du palais présidentiel qui s'affairent et qui finalement attendent que cette situation se décante.
00:02:52Mais c'est vrai que ce déplacement-là s'est réalisé dans des conditions de sécurité assez particulières.
00:02:58C'est vrai qu'il y a eu un attentat déjà qui a touché Damas la semaine dernière
00:03:02et que ce déplacement du président de la République a été confirmé au dernier moment, hier,
00:03:08au moment de l'acquérissage de l'agent présidentiel à Damas pour des raisons de sécurité.
00:03:12Est-ce que depuis cette double explosion, Anthony, vous constatez autour de vous,
00:03:16dans l'entourage du chef de l'État, mais également dans l'entourage du président syrien,
00:03:19une augmentation de la nervosité ?
00:03:24Alors oui, pour l'instant, c'est vrai que le message que l'on entend des équipes de l'Élysée,
00:03:28c'est de dire que les programmes se poursuivent, que le président de la République est en sécurité.
00:03:33Il l'est effectivement, puisque nous nous trouvons en ce moment même au palais présidentiel.
00:03:37Mais c'est vrai que je peux observer, notamment du côté des équipes de la présidence syrienne,
00:03:41un peu de nervosité parce qu'on nous demandait, notamment du côté de la présidence syrienne,
00:03:47par exemple, de ne pas forcément filmer en direct des images pour des raisons de sécurité,
00:03:54parce que ce pays connaît encore de multiples crises.
00:03:57Et je vous le disais à l'instant, il y a eu un attentat à la bombe,
00:04:01une explosion qui a été aussi entendue la semaine dernière, le jeudi 2 juillet.
00:04:05Donc il y avait cette crainte, effectivement, de connaître une nouvelle explosion.
00:04:09C'est arrivé aujourd'hui. Il y a eu deux explosions qui ont été entendues, je le rappelle,
00:04:14à proximité de l'hôtel où résidait le président de la République et les membres de sa délégation.
00:04:19Pour l'instant, nous n'avons pas plus d'informations.
00:04:23C'est tout ce que nous savons et nous attendons, effectivement, la poursuite de ce programme
00:04:27qui nous a été envoyé hier à l'Élysée, à savoir, effectivement, la fin de cet entretien bilatéral,
00:04:32la tenue d'un forum économique et une conférence de presse conjointe
00:04:35qui, pour l'heure, pour l'heure, est toujours prévue à 13h15, heure française.
00:04:38– Vous nous avez dit, Anthony, que vous et les autres journalistes n'avez pas entendu ces explosions.
00:04:43Est-ce que vous pensez que c'est aussi le cas d'Emmanuel Macron ?
00:04:45Est-ce qu'il est arrivé après vous ?
00:04:48– Alors, nous sommes arrivés avant le président de la République.
00:04:52C'est souvent le cas dans le cadre de suivi, de déplacement du président de la République
00:04:55pour que les journalistes puissent s'installer et filmer convenablement l'arrivée du chef de l'État.
00:05:00Emmanuel Macron lui est arrivé, mais n'a pas entendu non plus ces explosions
00:05:06puisque certains journalistes qui l'accompagnaient aussi dans ce convoi
00:05:10nous l'ont confirmé, nous l'ont affirmé une nouvelle fois.
00:05:13Ils n'ont pas vu ni de fumée, ils n'ont pas entendu d'explosion ni de bombardement.
00:05:18Donc vraisemblablement, ces explosions ont bel et bien été entendues
00:05:22après le départ du cortège présidentiel.
00:05:24– Dernière chose, Anthony, avant de vous laisser tâcher d'aller glaner d'autres informations.
00:05:30Est-ce que vous savez si ces explosions, elles ont retenti sur une route
00:05:33qui a été empruntée par le cortège présidentiel ou pas ?
00:05:37– Alors, je ne le sais malheureusement pas, Julien,
00:05:40parce que c'est vrai que les informations nous parviennent de manière très, très, très parcellaire.
00:05:44Et je n'ai pas ce niveau d'informations, encore une fois.
00:05:47Mais nous, surveillons effectivement les réseaux sociaux
00:05:50qui transmettent déjà un certain nombre de vidéos de ces explosions.
00:05:54Et sans doute que d'autres informations nous parviendront au fil de la matinée, au fil de la journée.
00:05:59– Merci beaucoup, Anthony.
00:06:01On vous libère et on va vous retrouver évidemment dans quelques minutes
00:06:03dès que vous aurez de nouvelles informations.
00:06:05Il y a également Igor Saheri qui est avec nous,
00:06:07qu'on va retrouver dans quelques instants parce qu'il était en Syrie il y a encore quelques heures.
00:06:11Donc ce contexte, il le connaît par cœur.
00:06:13D'abord, un mot sur la configuration et sur l'état des lieux au moment où on se parle.
00:06:17Patrick Sos, où a eu lieu précisément cette explosion
00:06:20par rapport à l'hôtel où se trouvait le président
00:06:23et par rapport au lieu où il se trouve maintenant ?
00:06:25– Alors, entre les images et les informations des agences,
00:06:28plus en regardant un peu la configuration des lieux,
00:06:30on peut parler d'au moins deux explosions.
00:06:33Une sur ce qui ressemble en fait à une poubelle urbaine,
00:06:38vous voyez, comme on peut la voir dans toutes les rues,
00:06:39qui se situe près d'une moto.
00:06:41On voit que la charge n'est pas si forte que ça,
00:06:43mais on est près du pont Victoria, c'est-à-dire pas très très loin en fait de l'hôtel
00:06:48Four Seasons.
00:06:49– C'est quelques centaines de mètres ?
00:06:50– Oui, à peine, à peine.
00:06:52Et on a une autre image, celle d'une voiture qui est en flamme.
00:06:55On n'a pas vu l'explosion cette fois sur les images,
00:06:57mais elle est en flamme et effectivement, il y a le bruit dont plusieurs personnes ont été démontes.
00:07:01– Et l'explosion qu'on voit là, ça c'est la poubelle.
00:07:03– Ça c'est près du pont Victoria, voilà, qui s'étue vraiment tout près du Four Seasons.
00:07:07– Et juste à l'instant, via l'AFP, réaction de l'Elysée,
00:07:10Emmanuel Macron est sain et sauf, sa visite se poursuit,
00:07:15on le rappelle, le chef de l'État qui était déjà dans l'enceinte du palais présidentiel,
00:07:19où se trouve actuellement Anthony Lebos, notre envoyé spécial sur place.
00:07:23Anthony, qui le disait, n'avoir pas entendu ces explosions,
00:07:26sans doute comme le chef de l'État, lui qui venait d'arriver 20 minutes plus tôt, vraisemblablement,
00:07:34et donc une visite qui se poursuit avec un forum économique
00:07:36et une conférence de presse conjointe, normalement,
00:07:39qui doit se tenir heure française aux environs de 13 heures.
00:07:41– Une conférence de presse, évidemment, qui prend une toute autre dimension avec ces événements.
00:07:46Igor Saheri est donc avec nous.
00:07:47Alors, vous n'êtes pas en Syrie, vous êtes au Liban maintenant,
00:07:50vous êtes rentré à Beirut, Igor, mais vous y étiez à Damas, il y a encore quelques heures.
00:07:53– Et cette configuration des lieux, vous la connaissez très bien.
00:07:59– Absolument, Julien, il faut se rappeler une chose,
00:08:01c'est que depuis que Ahmed Al-Shara et son groupe de rebelles
00:08:05a libéré le pays du régime de Bachar Al-Assad,
00:08:09il y a trois énormes enjeux en Syrie aujourd'hui.
00:08:11Il y a évidemment la reconstruction, il y a la souveraineté à retrouver,
00:08:15et il y a la sécurité.
00:08:16Ce pays est instable depuis maintenant un an et demi.
00:08:19Pourquoi il est instable ?
00:08:20Parce qu'il y a beaucoup de minorités ethniques,
00:08:21il y a les Kurdes au nord-est, il y a également la communauté alawite,
00:08:25il y a les Druzes au sud, qui sont quelque part protégées, entre guillemets,
00:08:30par l'armée israélienne, qui est présente sur le bateau du Golan.
00:08:32Et toutes ces minorités ethniques font qu'il y a,
00:08:35eh bien, une situation extrêmement fragile et tendue actuellement.
00:08:40Il faut se rappeler qu'en fin de semaine dernière, il y a eu un attentat,
00:08:44un attentat, une bombe qui a explosé à une centaine de mètres
00:08:47du palais de justice de Damas.
00:08:49Il y a plusieurs morts, au moins une dizaine de morts et 25 blessés.
00:08:53Pourquoi cet attentat a eu lieu près du palais de justice ?
00:08:56Parce que ces attaques, depuis plusieurs mois, visent les institutions syriennes.
00:09:00Et il y a trois pistes privilégiées.
00:09:02Il y a la piste israélienne, il y a la piste de l'EI, de Daesh,
00:09:06parce qu'il y a encore des poches terroristes djihadistes de Daesh aujourd'hui en Syrie,
00:09:10mais il y a également la piste de fidèles de l'ancien régime.
00:09:15Pourquoi des fidèles de l'ancien régime ?
00:09:17Parce que près du palais de justice, actuellement, il y a le procès de plusieurs anciens
00:09:21de l'ex-régime de Bachar el-Assad, et notamment l'un des cousins de Bachar el-Assad.
00:09:26Donc la piste privilégiée pourrait être celle de fidèles, de rebelles de l'ancien régime,
00:09:31toujours présents sur le sol syrien, et qui défendent toujours Bachar el-Assad et son ancien régime.
00:09:36Voilà les pistes actuellement, qui sont sans doute les mêmes que les pistes d'aujourd'hui.
00:09:40Il s'agit d'envoyer un message au monde, Emmanuel Macron est certes présent en Syrie,
00:09:45mais la Syrie est toujours extrêmement instable du point de vue de la sécurité.
00:09:49Et vous qui étiez donc encore hier en Syrie, est-ce que vous avez senti, là aussi,
00:09:54une très très grande nervosité des services de sécurité à quelques heures de l'arrivée du président français ?
00:09:59Absolument, absolument. Il faut le rappeler aussi, je suis allé à Damas hier avec Théo Touché
00:10:03pour réaliser l'interview du président syrien, Ahmed Al-Shara,
00:10:07qui nous a accordé une demi-heure d'interview au sein même du palais présidentiel.
00:10:11Et les coulisses étaient assez singulières, si j'ose dire.
00:10:15Nous avons, nous sommes rentrés à Damas hier matin,
00:10:18nous avons attendu plusieurs heures dans un hôtel à côté du Four Seasons,
00:10:22à côté de là où a dormi Emmanuel Macron hier, ainsi que son équipe.
00:10:26Et il y avait énormément de policiers, d'agents de sécurité,
00:10:31sans doute des prions aussi de part et d'autre.
00:10:33La situation était assez inédite du point de vue de mon parcours professionnel.
00:10:38J'avais rarement vu autant de policiers entourant cet hôtel-là
00:10:42et même tout le parcours que nous avons effectué avec Théo
00:10:46pour ensuite nous rendre au palais présidentiel.
00:10:48Au palais présidentiel, lorsque nous sommes arrivés, nous avons dû montrer patte blanche.
00:10:52Et quand je vous dis patte blanche, ça veut dire que nos téléphones étaient interdits au sein du palais.
00:10:56Tous les appareils électroniques étaient interdits au sein du palais,
00:10:59hormis notre matériel qui avait été envoyé en amont à l'équipe de communication
00:11:05et à l'équipe de sécurité du palais présidentiel.
00:11:08Une fois que nous sommes arrivés, ce matériel technique pour réaliser l'interview
00:11:11a été vérifié en long, en large et en travers.
00:11:14Et lorsque nous sommes rentrés, il y avait des dizaines de gens armés
00:11:18le long du palais et à l'intérieur.
00:11:20Et lorsque Ahmed Al-Shara est apparu pour réaliser l'interview,
00:11:23il était entouré de moins une vingtaine d'hommes armés au sein même du palais.
00:11:27C'est pour vous dire à quel point la sécurité est maximum
00:11:32depuis l'annonce de ce voyage officiel du président de la République française.
00:11:36Oui, il est impressionnant ce contexte sécuritaire que vous nous décrivez, Igor,
00:11:40autour de cette interview du président syrien que vous avez réalisé hier
00:11:44à quelques heures de l'arrivée d'Emmanuel Macron.
00:11:46Patrick, des précisions sur la configuration des lieux,
00:11:49l'endroit où ces explosions ont eu lieu par rapport à l'hôtel du président ?
00:11:53Au moins l'une d'entre elles.
00:11:55Vraiment, je ne suis pas un spécialiste des explosions,
00:11:57mais pour avoir vu et malheureusement couvert un certain nombre d'attentats,
00:12:01on est sur une charge assez légère, notamment sur ce qui ressemble à une poubelle près d'une moto.
00:12:07C'est lorsque vous voyez les images un peu larges, pas encore celle-ci,
00:12:10mais parce qu'on commence à en recevoir un certain nombre.
00:12:12Pas cette voiture, mais bien ici.
00:12:14On est sur le pont Victoria.
00:12:15Vous voyez la route qui se surélève vraiment au premier plan.
00:12:21Eh bien, si vous faites à peu près 300 mètres vers l'ouest, vous êtes au Four Seasons.
00:12:25Le Four Seasons, c'est vraiment comme tout ce genre d'hôtel que je connais bien dans la région,
00:12:31totalement bunkerisé, c'est-à-dire que vous avez l'immeuble vraiment en hauteur,
00:12:33avec un jardin entouré quasiment en mode forteresse, au moins des grandes grilles,
00:12:38et vous avez énormément d'agents de sécurité.
00:12:41Je ne parle même pas d'un moment ou d'une séquence où un président est là.
00:12:44C'est comme ce qu'on a longtemps appelé la zone verte en Irak, ce genre de choses en Afghanistan.
00:12:48Oui, voilà, au niveau d'un quartier, mais c'est évidemment une sécurité extrêmement forte,
00:12:53et on pourra le redemander à Anthony Lebeau lorsqu'il aura glané quelques informations,
00:12:56mais de toute façon, ce qui est en train de se passer ce matin a déjà été pris en compte
00:13:01par l'Elysée,
00:13:01d'où les hésitations évidemment au niveau sécuritaire le plus fort,
00:13:04parce que ce qui se passe ce matin aurait pu se passer hier,
00:13:07lorsque le convoi présidentiel, doublement présidentiel, est allé de l'aéroport jusqu'au centre-ville.
00:13:13Et évidemment, la question que nous, nous nous posons,
00:13:15mais qu'évidemment les services de sécurité ont pris en compte aussi,
00:13:18c'est tout à l'heure, à la fin de la conférence de presse,
00:13:20lorsqu'Emmanuel Macron repartira vers l'aéroport,
00:13:22donc quittera le centre-ville, empruntera quelques artères de Damas
00:13:25pour aller jusqu'à l'aéroport et à destination d'Ankara, au sommet de l'OTAN.
00:13:30Mais tout ça, encore une fois, a été pris en compte,
00:13:32mais forcément, pour avoir déjà suivi ce genre de voyage dans des contrées un peu difficiles,
00:13:38le risque zéro n'existe jamais,
00:13:40et c'est pour ça que l'information d'Emmanuel Macron est sain et sauf,
00:13:44c'est pas si évident que ça, en fait, l'information est, enfin je dirais, si évident.
00:13:48C'est pas parce que c'est le président de la République,
00:13:50avec un certain nombre d'agents de sécurité autour,
00:13:53que le risque zéro existe pour le coup, même pour un homme aussi bien surveillé.
00:13:58C'est quoi la procédure, Guillaume, pour préparer ce genre de déplacement ?
00:14:00Effectivement, là, c'est un déplacement particulier,
00:14:02mais Patrick, Marie, on en a fait parfois ensemble, des déplacements présidentiels,
00:14:06tout déplacement présidentiel est préparé à l'avance,
00:14:08et même dans des pays où la sécurité est parfaitement assurée,
00:14:12il y a des précurseurs qui sont envoyés,
00:14:14souvent, même avec les journalistes, quand on part plusieurs jours avant,
00:14:17il y a déjà des personnes des services de sécurité
00:14:18qui arrivent avec le président de la République,
00:14:21qui repèrent les lieux de déplacement.
00:14:24Traditionnellement, ça se faisait beaucoup avant en France,
00:14:26et y compris à l'étranger, il y avait même des voyages préparatoires,
00:14:28c'est-à-dire qu'il y a des équipes de l'Elysée
00:14:29qui vont plusieurs semaines avant le déplacement du chef de l'État
00:14:32voir les autorités locales,
00:14:34voir précisément où se tiendra la rencontre
00:14:37entre le chef d'État français et le président du pays,
00:14:41où se tiendra le forum économique.
00:14:42On voit ici les deux hommes, Emmanuel Macron,
00:14:44avec son nom à l'Obsérien,
00:14:45ce sont des images qui sont en direct,
00:14:47et donc, tout ça se prépare, effectivement.
00:14:50Par exemple, là où entre le président de la République,
00:14:52il y a plusieurs jours, ça a dû être évidemment repéré
00:14:55par les services de sécurité français,
00:14:56et donc, un voyage présidentiel,
00:14:59un voyage officiel, un VO, comme on le dit communément,
00:15:01ça se prépare, évidemment, sur le plan de la sécurité.
00:15:04Et le message qui est envoyé ici,
00:15:06Guillaume, c'est évidemment le fait de dire,
00:15:07regardez, tout se passe comme prévu,
00:15:09et nous poursuivons,
00:15:10malgré ce qui est en train de se passer.
00:15:12Et le message qui est affiché,
00:15:13c'est à la fois par le président français,
00:15:14mais c'est sans doute aussi
00:15:17une façon pour le président syrien de dire,
00:15:19malgré les explosions à l'extérieur,
00:15:21nous continuons,
00:15:22et regardez, les États syriens se relèvent.
00:15:24Et ça coïncide aux propos
00:15:25que viennent de distiller aussi
00:15:27l'entourage présidentiel et l'Élysée,
00:15:28que la visite se poursuit comme prévu.
00:15:31Là, c'est le début d'un forum économique
00:15:32consacré à la reconstruction de la Syrie
00:15:34et au corridor stratégique.
00:15:36Une conférence de presse, je vous le disais,
00:15:38est prévue un peu plus tard,
00:15:39aux environs de 13 heures françaises.
00:15:41Encore une fois, la délégation,
00:15:43Anthony Lebos nous le disait,
00:15:45journaliste sur place,
00:15:46dans l'enceinte du palais présidentiel,
00:15:48n'a vraisemblablement pas entendu
00:15:50ces deux explosions.
00:15:52Pas loin, encore une fois,
00:15:53de l'hôtel où résidait cette nuit
00:15:55le chef de l'État,
00:15:57tous les journalistes
00:15:58et la délégation française.
00:15:59Le message affiché par le président syrien,
00:16:02Patrick, c'est de dire,
00:16:03regardez, nous sommes capables,
00:16:04c'est très important pour lui,
00:16:05nous sommes capables d'assurer
00:16:07la sécurité d'une visite de ce niveau,
00:16:08parce que c'est le premier grand chef
00:16:10d'État occidental qu'il reçoit
00:16:11depuis son accession au pouvoir.
00:16:12Oui, c'est vraiment un chemin très compliqué
00:16:17et une ligne de crête
00:16:17qu'emprunte Ahmed Al-Shara
00:16:19depuis décembre 2024
00:16:20et la chute du régime de Bachar el-Assad.
00:16:22On est passé d'une dictature
00:16:24à un champ de ruines
00:16:25avec énormément de minorités
00:16:27qui ont été vraiment mises à mal,
00:16:31torturées, disparues,
00:16:33tuées par le régime de Bachar.
00:16:35Alors qu'on voit ici la délégation française.
00:16:37Oui, la délégation française,
00:16:38notamment le chef d'État-major particulier,
00:16:40c'est allé très très vite.
00:16:41Délégation très réduite du côté de la diplomatie
00:16:43et quelques chefs d'entreprise également,
00:16:46d'entreprise stratégique
00:16:47qui sont là.
00:16:48Mais Ahmed Al-Shara,
00:16:48qui a été mené par une coalition djihadiste,
00:16:52a dû reconstruire tout un pays.
00:16:54Il le dit d'ailleurs à Igor Saïri
00:16:55dans son interview exclusive,
00:16:57c'est la première fois
00:16:57qu'il s'exprimait face à un média européen,
00:17:01comme Ahmed Al-Shara hier,
00:17:03avec Igor Saïri,
00:17:04et il disait, écoutez,
00:17:06on a tant de priorités face à nous
00:17:09qu'il nous faut l'aide des pays occidentaux.
00:17:10Il se faisait un peu le VRP
00:17:12de son propre État syrien,
00:17:14qui est au centre d'un certain nombre de choses,
00:17:16mais qui, on le rappelle,
00:17:17il suffit de regarder la géographie,
00:17:18est occupé au sud par les Israéliens,
00:17:21qui est occupé au nord-ouest par les Turcs,
00:17:24qui a vu revenir les Russes,
00:17:26notamment sur deux bases navales,
00:17:28sur la côte méditerranéenne,
00:17:30et puis la gestion, évidemment,
00:17:31des minorités.
00:17:32C'est un peuple multiple,
00:17:33le peuple syrien.
00:17:35Évidemment, il y avait des doutes
00:17:36quant à la personnalité
00:17:38et surtout le pédigré d'Armed Al-Shara.
00:17:41Il y a eu une tentation,
00:17:43peut-être un peu autoritaire à un moment,
00:17:44mais on est vraiment en période de transition
00:17:46avec, rappelons-le,
00:17:47toujours ce problème sécuritaire.
00:17:49Il y a une lutte contre le terrorisme
00:17:50qui fait partie des problèmes communs
00:17:52et des discussions communes
00:17:53avec Emmanuel Macron.
00:17:54Une précision qui est importante aussi,
00:17:56pardonnez-moi pour cette imprécision tout à l'heure,
00:17:58ce ne sont pas des images en direct.
00:18:00Important de le préciser également.
00:18:01C'est du léger différé, semble-t-il.
00:18:02C'est du léger différé, en effet,
00:18:04pour des raisons, là aussi,
00:18:05sécuritaires et de diffusion de ces images.
00:18:08Arrivé donc, il y a environ
00:18:09un peu plus d'une demi-heure,
00:18:11là, du président français
00:18:12au palais présidentiel
00:18:14où se trouvent tous les journalistes également.
00:18:16Anthony Lebeau s'en fait partie
00:18:17et toute la délégation française,
00:18:19on les a vues sur ces images.
00:18:21Emmanuel Macron qui est notamment
00:18:22accompagné lors de ce voyage
00:18:23par le ministre des Affaires étrangères,
00:18:26Jean-Noël Barron.
00:18:26Et on le précise, il y a manifestement,
00:18:30d'après le service politique de BFM TV,
00:18:32une heure de différé.
00:18:33Donc on voit que les choses,
00:18:36évidemment, sont faites aussi
00:18:38pour des raisons de sécurité
00:18:39et il y a également beaucoup de secrets,
00:18:42le moins d'informations possibles,
00:18:43qui sont données par rapport
00:18:44aux coulisses de cette visite
00:18:46qui, d'ailleurs, a été confirmée
00:18:48par la France très, très tardivement.
00:18:49C'est la Syrie qui en avait parlé.
00:18:51Julien, quand il est atterri...
00:18:53Oui, c'est ça.
00:18:53On savait que tu devais y aller,
00:18:54on ne savait pas quels jours.
00:18:56Absolument.
00:18:56Et ça, ça a été une demande
00:18:58des services de l'Elysée
00:18:59pour un maximum de sécurité.
00:19:02Un peu plus tôt dans le week-end,
00:19:03ce sont les médias syriens
00:19:04qui ont dévoilé cette venue.
00:19:07Mais du côté de la France,
00:19:08du côté de l'Elysée,
00:19:09on nous demandait d'être
00:19:10le plus discret possible
00:19:11quant à l'arrivée du président français.
00:19:13On comprend au combien
00:19:15cette visite, sécuritairement parlant,
00:19:18était importante,
00:19:20d'autant que les services de l'Elysée
00:19:21se sont eux-mêmes interrogés.
00:19:22On écoute les échanges.
00:19:38Voilà des échanges protocolaires
00:19:40avec les traducteurs qui sont là
00:19:45pour évoquer ces échanges.
00:19:47On ne parle pas manifestement
00:19:48des explosions entre les deux hommes.
00:19:51Ce sont des sourires
00:19:52qui sont affichés ici.
00:19:54On vous rappelle ces deux explosions
00:19:56qui ont retenti à Damas
00:19:57après le départ du président Macron
00:20:00de son hôtel, le Four Seasons.
00:20:01Les explosions ont retenti
00:20:02à 300 mètres de cet hôtel.
00:20:05Mais il ne les a pas entendues
00:20:06selon les journalistes
00:20:07qui étaient présents dans le convoi.
00:20:09Gilles Furigo est avec nous.
00:20:11La protection des personnalités,
00:20:12c'est un sujet que vous connaissez par cœur
00:20:13puisque vous avez dirigé le SPHP
00:20:15qui est le service de protection
00:20:16des hautes personnalités.
00:20:17Merci de nous donner votre analyse
00:20:19quelques minutes seulement
00:20:20après ce qu'il s'est
00:20:22passé.
00:20:23Est-ce que vous,
00:20:25avec le recul qu'on a maintenant,
00:20:26vous dites que ce déplacement
00:20:28est quand même particulier
00:20:30et que la sécurité totale
00:20:32est impossible à faire ?
00:20:36Oui, bonjour.
00:20:37Bien sûr, dans ce genre de déplacement,
00:20:40il y a un risque qui est quand même
00:20:41très très important.
00:20:42Et vous le savez,
00:20:45lorsque le déplacement a été décidé,
00:20:48les services de sécurité
00:20:51du président de la République
00:20:52sont allés en précurseur
00:20:54auprès, enfin en Syrie,
00:20:56et ont rencontré leurs homologues,
00:20:57ont fait un point de sécurité
00:20:59et ont mis en place
00:21:01l'ensemble des mesures
00:21:03nécessaires au déplacement du président.
00:21:07Là, à priori,
00:21:09c'est un véhicule
00:21:10qui a,
00:21:10c'est une bombe
00:21:11ou deux bombes
00:21:12qui ont été explosées
00:21:12à l'extérieur,
00:21:14dans le périmètre quand même,
00:21:15dans le périmètre de sécurité.
00:21:19La difficulté,
00:21:20c'est de...
00:21:20Dans le périmètre,
00:21:20pardon,
00:21:21je vous coupe
00:21:22parce qu'on a besoin
00:21:24d'avoir des précisions là-dessus.
00:21:25C'est-à-dire que
00:21:25le périmètre de sécurité,
00:21:27ça se passe comment ?
00:21:27Il y a différents cercles
00:21:29et puis ça veut dire
00:21:29qu'il y a un infiltré,
00:21:32entre guillemets.
00:21:32Bien sûr.
00:21:33Donc, il y a différents cercles.
00:21:34Le premier cercle étant,
00:21:35bien évidemment,
00:21:36la sécurité rapprochée
00:21:37qui est la sécurité,
00:21:39comment dire,
00:21:40au plus proche
00:21:42de l'événement.
00:21:44Là, ça, c'est quelques dizaines de mètres,
00:21:45on va dire ?
00:21:46Oui, oui, c'est ça.
00:21:47Oui, après,
00:21:48vous avez un deuxième périmètre
00:21:51avec les points hauts,
00:21:52avec une sécurité plus dense.
00:21:56Et ensuite,
00:21:57vous avez la sécurité
00:21:59qui est assurée
00:21:59par les services locaux,
00:22:01en règle générale.
00:22:01Donc, c'est les itinéraires,
00:22:03c'est le périmètre
00:22:05autour de l'hôtel.
00:22:07Alors, évidemment,
00:22:08dans ce genre d'événement,
00:22:11il faudrait qu'il n'y ait
00:22:13aucun véhicule à proximité,
00:22:15soit de l'hôtel
00:22:15ou sur les itinéraires.
00:22:17Mais je pense que c'est aussi
00:22:18un peu difficile
00:22:19dans des pays,
00:22:20par exemple,
00:22:20comme la Syrie,
00:22:21de faire un vide total.
00:22:24Mais pour vous,
00:22:25300 mètres,
00:22:26ça doit faire,
00:22:27normalement,
00:22:28en termes de protection,
00:22:29ça fait partie
00:22:29d'un périmètre de sécurité.
00:22:30Vous dites que…
00:22:31Oui, surtout quand on est
00:22:35dans une situation comme ça,
00:22:36c'est-à-dire avec un niveau
00:22:37de menace
00:22:38qui est quand même
00:22:38très important.
00:22:41Donc là,
00:22:42on ne peut prendre aucun risque.
00:22:44Est-ce que pour la suite,
00:22:45ça veut dire que
00:22:48des changements de scénario
00:22:49peut-être,
00:22:49peuvent être imaginés
00:22:50par la délégation française
00:22:51pour protéger le président ?
00:22:52Moi, je pense qu'il y aura
00:22:55un renforcement,
00:22:56qu'il y aura des contacts
00:23:00avec, bien évidemment,
00:23:02avec la sécurité syrienne
00:23:04qui est responsable
00:23:05de la sécurité
00:23:06du président de la République,
00:23:07puisque c'est le pays hôte
00:23:08qui est responsable
00:23:10de la protection du président.
00:23:12Donc il y aura des mesures
00:23:13qui vont être prises,
00:23:15bien évidemment.
00:23:16et tous les déplacements
00:23:18vont être scrutés,
00:23:21vont faire l'objet de…
00:23:23Alors, à mon avis,
00:23:24il y a déjà des mesures
00:23:26qui ont été prévues
00:23:26et qui doivent être
00:23:27des mesures exceptionnelles,
00:23:28mais on va rajouter certainement
00:23:31une…
00:23:31si vous me permettez l'expression,
00:23:33une couche.
00:23:34Patrick ?
00:23:34Oui, j'ai deux questions,
00:23:35M. Furigo.
00:23:36D'abord, on sait,
00:23:38lorsque il y a un voyage
00:23:39d'un président de la République
00:23:41à l'étranger,
00:23:41il y a une coopération
00:23:42qui se fait avec les services
00:23:43de sécurité
00:23:45de la partie accueillante.
00:23:46Mais en général,
00:23:47ça se passe très bien
00:23:48en coopération
00:23:48parce que vous,
00:23:49vous connaissez.
00:23:50Là, vos anciens confrères,
00:23:52si je puis dire,
00:23:53doivent traiter avec des gens
00:23:54qu'ils ne connaissent pas.
00:23:55Donc est-ce qu'ils ont essayé
00:23:57de faire confiance
00:23:58aux gens d'en face, pardon,
00:24:00ou est-ce qu'il y a vraiment
00:24:00une espèce d'autonomie ?
00:24:02Ça, c'est la première question.
00:24:03Et la deuxième,
00:24:04moi, c'est l'interrogation
00:24:05que j'ai sur le convoi
00:24:06tout à l'heure
00:24:07lorsque le président
00:24:07et toute la délégation
00:24:09avec des ministres,
00:24:10avec des chefs d'entreprise
00:24:11importants,
00:24:12vont quitter le centre de Damas
00:24:13pour aller jusqu'à l'aéroport.
00:24:14Comment on va adapter
00:24:16ce qui ne peut pas être sécurisé
00:24:19à 100% évidemment
00:24:20dans les grandes artères
00:24:21de Damas ?
00:24:22Alors, déjà,
00:24:23pour répondre
00:24:23à votre première question,
00:24:24c'est très souvent
00:24:25qu'on va travailler
00:24:27avec des collègues
00:24:30que l'on ne connaît pas.
00:24:32Mais on sait très bien
00:24:34qu'ils sont également
00:24:35missionnés par leur pays
00:24:36pour que tout se passe bien.
00:24:38Donc, en règle générale,
00:24:39on partage l'ensemble
00:24:41des informations
00:24:42concernant ce déplacement.
00:24:44Donc, pour qu'il n'y ait
00:24:45aucun point noir,
00:24:48aucune zone
00:24:50qui ne soit laissée,
00:24:53qui ne soit pas sécurisée.
00:24:55D'un autre côté,
00:24:56bon, côté français,
00:24:58on aura également
00:24:58des renseignements
00:24:59de la part de nos services
00:25:01de renseignement,
00:25:01bien évidemment.
00:25:04et on partage quand même
00:25:08le maximum de choses
00:25:09parce que c'est l'intérêt commun.
00:25:11Ça, c'est le premier point.
00:25:13Le deuxième point,
00:25:14donc là,
00:25:15pour le départ du cortège,
00:25:17pour l'aéroport,
00:25:18là, effectivement,
00:25:19il faut des mesures
00:25:20qui soient drastiques,
00:25:21c'est-à-dire des itinéraires
00:25:22qui soient complètement vides
00:25:24avec aucun véhicule
00:25:25parce que le problème,
00:25:27c'est toujours l'IED,
00:25:28l'engin explosif
00:25:29qui peut être déposé
00:25:30à tout moment.
00:25:31Donc, il faut vider les axes
00:25:34et puis avoir un système
00:25:36peut-être de brouillage
00:25:38également,
00:25:39de mise à feu
00:25:40de dispositifs
00:25:41et puis tout un tas d'autres,
00:25:43certainement,
00:25:44d'autres mesures.
00:25:45– La série a les moyens
00:25:47d'organiser ce genre de choses
00:25:48ou pas ?
00:25:51– Je…
00:25:54Franchement, je ne sais pas,
00:25:55mais je pense qu'ils ont quand même
00:25:56des moyens.
00:25:57Mais les services français
00:25:58ont dû également prendre
00:26:00prendre des moyens supplémentaires
00:26:02par rapport à un déplacement,
00:26:03vous voyez,
00:26:03en Europe
00:26:04ou en Occident.
00:26:06– C'est-à-dire que,
00:26:07dans ce genre de situation,
00:26:08on peut imaginer,
00:26:09parce qu'on dit que c'est le pays
00:26:10autre qui est responsable
00:26:10de la sécurité,
00:26:11mais vu le contexte,
00:26:12on peut imaginer que les Français
00:26:13ont peut-être une latitude
00:26:14un peu plus grande
00:26:15pour être présents
00:26:16et pour avoir leur propre
00:26:18méthode de protection.
00:26:19– C'est-à-dire que,
00:26:20dans ce genre de situation,
00:26:22on travaille donc avec
00:26:23les services locaux,
00:26:23quels qu'ils soient,
00:26:24mais il est évident que nous,
00:26:26on va mettre,
00:26:27en fonction de la menace,
00:26:28on va muscler notre dispositif,
00:26:31c'est évident.
00:26:32Mais toujours en coopération
00:26:34avec les services locaux,
00:26:35parce que c'est eux
00:26:36qui connaissent le site,
00:26:37c'est eux qui connaissent
00:26:38le mieux les lieux
00:26:41et puis,
00:26:42j'allais dire,
00:26:44leurs menaces.
00:26:46– On imagine aussi,
00:26:47Gilles Furigo,
00:26:48que du côté des services
00:26:50de protection français,
00:26:51ceux qui accompagnent
00:26:51le président,
00:26:53comment ça se passe ?
00:26:53Il y a des curseurs
00:26:54de niveau de sécurité,
00:26:55on franchit un ou deux
00:26:57curseurs supplémentaires,
00:26:58on se met en état d'alerte
00:26:58encore supérieur
00:27:00et ça se manifeste par quoi ?
00:27:01– Pour moi,
00:27:02sur ce genre de déplacement
00:27:04à Damas,
00:27:05pour moi,
00:27:06le niveau de sécurité
00:27:07est déjà maximal
00:27:07pour les services français.
00:27:09C'est-à-dire qu'on va
00:27:11quand même dans un pays,
00:27:12donc c'est déjà
00:27:13le premier président
00:27:15occidental qui se rend
00:27:16en Syrie,
00:27:17c'est un pays quand même
00:27:18qui a eu
00:27:20plusieurs années
00:27:22de guerre,
00:27:23c'est un pays
00:27:24qui a eu
00:27:26du terrorisme,
00:27:27etc.
00:27:27Donc,
00:27:28au niveau des services
00:27:29français,
00:27:30la sécurité
00:27:31était certainement
00:27:32au maximal.
00:27:33– Oui,
00:27:34et Igor Saïry,
00:27:35vous qui êtes avec nous
00:27:36depuis Beyrouth également,
00:27:37justement,
00:27:38la question sécuritaire,
00:27:39elle est évidemment
00:27:39au cœur
00:27:40de cette visite
00:27:41et des enjeux
00:27:42de cette visite
00:27:42et des discussions
00:27:43actuelles
00:27:43entre le président
00:27:44français
00:27:44et son homologue
00:27:45syrien.
00:27:45– C'est l'un
00:27:47des principaux enjeux,
00:27:48Julien,
00:27:49l'un des principaux
00:27:50enjeux en Syrie
00:27:51et de cette visite
00:27:53du président
00:27:54de la République
00:27:55aujourd'hui
00:27:55à Damas
00:27:56qui est au palais
00:27:57présidentiel.
00:27:58Hier,
00:27:58Ahmed Al-Shara
00:27:59m'en a parlé
00:28:00durant l'entretien
00:28:02que j'ai pu
00:28:02obtenir avec lui.
00:28:04Il m'a dit précisément
00:28:05qu'il partageait
00:28:06avec la France
00:28:07des objectifs
00:28:08communs sécuritaires
00:28:09actés
00:28:10avec cette visite
00:28:12d'Emmanuel Macron.
00:28:13Et grâce
00:28:13à cette relation
00:28:14privilégiée
00:28:15entre la France
00:28:16et la Syrie
00:28:17depuis l'année dernière,
00:28:18c'est ce qu'il précise
00:28:19Ahmed Al-Shara,
00:28:20eh bien,
00:28:21ils sont en phase
00:28:22d'exécuter
00:28:23les différentes étapes
00:28:24liées
00:28:25à cet objectif
00:28:26sécuritaire
00:28:27en Syrie.
00:28:28C'est précisément
00:28:28ce qui explique
00:28:29la visite
00:28:30du président
00:28:31Macron
00:28:31et les accords
00:28:32que nous conclurons
00:28:33à cette occasion.
00:28:34Voilà,
00:28:34je reprends
00:28:35les mots exacts
00:28:36d'Armed Al-Shara
00:28:37hier lorsque je l'ai rencontré
00:28:39en entretien
00:28:39au palais présidentiel.
00:28:41Qu'est-ce que cela veut dire ?
00:28:42Est-ce que des accords
00:28:42à l'issue de cette visite
00:28:43en matière sécuritaire
00:28:45vont être signés
00:28:45avec la France ?
00:28:46Ça paraît probable
00:28:47si l'on écoute,
00:28:49si l'on réentend
00:28:50Ahmed Al-Shara.
00:28:51Quels seront
00:28:53ses objectifs sécuritaires ?
00:28:54Sans doute,
00:28:55précisément,
00:28:56peut-être,
00:28:56d'envoyer du matériel
00:28:58ou en tout cas
00:28:58des hommes
00:28:59pour les former.
00:28:59Parce qu'il faut savoir
00:29:00qu'aujourd'hui,
00:29:01l'armée loyaliste,
00:29:02en tout cas régulière
00:29:03en Syrie,
00:29:04est constituée
00:29:05de pas assez de soldats.
00:29:06Il y a des milliers de soldats
00:29:07mais il en faudrait
00:29:08des dizaines de milliers
00:29:09aujourd'hui
00:29:09pour assurer
00:29:10la sécurité en Syrie
00:29:12à l'ouest
00:29:13mais également
00:29:14à l'est
00:29:14où se trouve
00:29:15la zone kurde
00:29:16mais également
00:29:17des poches
00:29:18de Daesh
00:29:18plus ou existantes
00:29:19et puis,
00:29:20je vous le disais,
00:29:21encore aussi
00:29:21d'énormes tensions
00:29:22au sud
00:29:23avec les Druzes
00:29:24et avec l'armée israélienne
00:29:25et avec la minorité
00:29:26alawite sunnite,
00:29:27minorité alawite
00:29:28d'où vient
00:29:29Bachar al-Assad
00:29:30il y a un an maintenant.
00:29:31Vous vous en souvenez,
00:29:32il y a eu
00:29:33des morts,
00:29:34de nombreux morts,
00:29:351500 morts,
00:29:351500 morts civils
00:29:37tués par
00:29:38des hommes
00:29:39dont on dit
00:29:40qu'ils sont sous-tit
00:29:42par Ahmad al-Sharah
00:29:43ont tué des civils
00:29:44alawites
00:29:45dans le pays.
00:29:45Il y a un désir
00:29:46de vendre...
00:29:50Problème de liaison
00:29:51avec Igor Saïry
00:29:53qui est en direct
00:29:53depuis Beyrouth
00:29:54dont on rappelle,
00:29:55Patrick,
00:29:55qu'il a interviewé
00:29:56hier le président syrien
00:29:58à quelques heures
00:29:59de cette visite
00:30:00d'Emmanuel Macron
00:30:01et son interview,
00:30:02il nous le racontait
00:30:03tout à l'heure,
00:30:04s'est déroulée
00:30:04dans des conditions
00:30:04sécuritaires
00:30:05particulièrement impressionnantes.
00:30:06Oui,
00:30:07ça a été difficile
00:30:07pour tout dire,
00:30:09ils sont passés
00:30:09par la route,
00:30:10c'est pour ça
00:30:10qu'Igor est repassé
00:30:12avec Théo Touché
00:30:13qui a assuré
00:30:14la mise en image,
00:30:15ils ont passé
00:30:15la frontière
00:30:16de façon routière
00:30:17et ils ont vraiment
00:30:18été marqués
00:30:19par la sécurité
00:30:20autour du président.
00:30:21En fait,
00:30:22c'est un président
00:30:23qui se promène
00:30:25avec une cible
00:30:26dans le dos
00:30:27parce qu'il y a
00:30:28énormément de monde
00:30:28qui lui veut du mal
00:30:29ou qui veut du mal
00:30:30à la Syrie
00:30:31et typiquement,
00:30:32ce genre de séquences
00:30:33avec des explosions,
00:30:34ça tend à montrer
00:30:36que la situation sécuritaire
00:30:38ne serait pas suffisante.
00:30:39Il est très précisément
00:30:4110h30
00:30:42sur BFM TV
00:30:43et on vous rappelle
00:30:45ce qui s'est passé
00:30:46il y a une heure
00:30:47maintenant environ
00:30:48une double explosion
00:30:49à Damas
00:30:50alors que le président
00:30:52Emmanuel Macron
00:30:53se trouve sur place
00:30:54pour une visite
00:30:54évidemment très très importante.
00:30:56Il est en discussion
00:30:56en ce moment même,
00:30:57le président français
00:30:58qui est sain et sauf
00:30:59et qui poursuit
00:30:59son programme
00:31:00comme prévu,
00:31:01c'est ce qu'on nous dit
00:31:02malgré donc
00:31:02ces explosions
00:31:03qui ont retentit
00:31:04et dont l'une
00:31:05a pu être filmée.
00:31:06Regardez.
00:31:33Sous-titrage
00:31:35Pour ces images et cette détonation qu'on a entendue, on ne sait pas exactement dans quel contexte elles ont
00:31:43été filmées.
00:31:43Évidemment, c'est important, surtout qu'on entend d'ailleurs plusieurs Allah ou Akbar.
00:31:47Et on ne sait pas exactement quelle est leur signification.
00:31:50Patrick, vous nous disiez tout à l'heure que ce n'est pas forcément un message terroriste.
00:31:54Ça peut aussi être...
00:31:55Ça peut être un message terrorisé.
00:31:56Oui, voilà, c'est ça. C'est aussi ce qu'on dit.
00:31:58Et lorsqu'on voit pareil, c'est Apolline juste avant vous, pardon, mais qui a eu raison de le voir.
00:32:03On se demande pourquoi cette personne réussit à filmer le moment de l'explosion.
00:32:09Mais en fait, derrière, on voit qu'il y a encore un panache.
00:32:11Bon, ça, ça reste à éclaircir.
00:32:14On va aller sur place parce qu'Antony Lobos suit cette visite d'Emmanuel Macron pour BFM TV.
00:32:19Racontez-nous ce que vous savez sur ce qui s'est passé, Antony.
00:32:23Une explosion que vous, vous n'avez pas entendue.
00:32:24Vous étiez déjà parti au moment où ça s'est produit.
00:32:28Oui, on était déjà dans le palais présidentiel syrien à Damas.
00:32:34Et j'étais d'ailleurs sur le point d'enregistrer un duplex pour BFM TV au moment où nous avons
00:32:40reçu cette alerte.
00:32:41C'est vrai, de journalistes de l'AFP qui, eux, ont entendu ces explosions.
00:32:46Deux explosions, au moins deux explosions, qui ont retenti à proximité donc de l'hôtel
00:32:50où résidait Emmanuel Macron avec les membres de sa délégation, parmi lesquels des chefs d'entreprise, investisseurs français,
00:32:56les équipes, bien sûr, de l'Élysée, des membres aussi de la presse, des journalistes.
00:33:02Je dormais dans ce même hôtel la nuit dernière.
00:33:05Et nous n'avons pas, nous, journalistes, entendu ces explosions.
00:33:10Pas même d'ailleurs que le président de la République puisqu'il était déjà dans le cortège
00:33:15qui l'emmenait vers le palais présidentiel syrien puisqu'il est en ce moment même toujours en entretien bilatéral
00:33:21avec le président syrien Ahmed Al-Shara.
00:33:24Le programme se poursuit, nous dit l'Élysée.
00:33:28Le président de la République est en sécurité.
00:33:30Il était déjà arrivé au palais présidentiel syrien au moment où ces explosions vraisemblablement ont retenti
00:33:37parce que les membres de la délégation qui accompagnaient à ce moment-là précis du chef de l'État
00:33:42nous ont bien formellement confirmé et affirmé qu'elles n'avaient pas entendu d'explosion,
00:33:47qu'elles n'avaient pas vu de fumée à proximité de cet hôtel.
00:33:51Et c'est vrai que ce déplacement se déroule dans un contexte sécuritaire tendu, incertain,
00:33:57particulier aussi, on l'a dit souvent sur votre plateau.
00:34:02C'est vrai que Damas a connu aussi un attentat à la bombe il y a moins d'une semaine
00:34:06et que c'était la crainte aussi des autorités syriennes, des autorités françaises, qu'une telle chose se reproduise.
00:34:12Il y a eu donc au moins deux explosions.
00:34:14Et je suis toujours ici au moment où je vous parle, Julien, dans l'enceinte du palais présidentiel.
00:34:19J'ai devant moi quelques membres de la délégation française syrienne,
00:34:21les deux grands drapeaux qui sont hissés, celui de la Syrie et celui de la France.
00:34:26Et nous attendons la fin de cet entretien bilatéral entre Emmanuel Macron et le président syrien.
00:34:31Le programme se poursuit, je vous le disais, c'est ce que nous dit l'Élysée.
00:34:33Puisqu'ensuite, à l'issue de cet entretien, il y aura la tenue d'un forum économique.
00:34:37Il y aura aussi la tenue d'une conférence de presse conjointe des deux présidents.
00:34:41Et ensuite, Emmanuel Macron doit quitter la Syrie puisqu'il doit s'envoler pour la Turquie
00:34:47où se déroule le sommet de l'OTAN, sommet auquel il participera.
00:34:51Est-ce que vous sentez du flottement, de la nervosité ?
00:34:55Est-ce qu'on vous demande d'être calfeutré, de ne pas bouger en attendant des instructions particulières ?
00:35:00Ou bien ce n'est pas l'état d'esprit local là où vous trouvez ?
00:35:04Alors en réalité, on nous demande d'être extrêmement prudents
00:35:07et de bien respecter les consignes de sécurité depuis notre arrivée.
00:35:10Nous sommes arrivés hier à Damas.
00:35:14Et d'ailleurs, petite parenthèse, le déplacement du président de la République en Syrie
00:35:17n'a été confirmé qu'au moment de l'atterrissage de l'avion présidentiel.
00:35:21Même si la présidence syrienne l'avait déjà annoncé quelques jours auparavant,
00:35:27pour des raisons de sécurité évidentes, la présidence de la République française
00:35:30n'a confirmé ce déplacement qu'au moment de l'atterrissage de l'avion présidentiel
00:35:34avec à son bord Emmanuel Macron.
00:35:37Et c'est vrai que j'ai pu constater, observer autour de l'hôtel,
00:35:40mais aussi quand nous étions dans le convoi présidentiel depuis l'aéroport de Damas,
00:35:45que le périmètre de sécurité était extrêmement massif, extrêmement large.
00:35:51Il y avait des barrières un peu partout, des militaires à chaque intersection,
00:35:54des hommes très lourdement armés.
00:35:57Hier, nous avons d'ailleurs accompagné les deux présidents
00:36:00à la grande mosquée des Omeyades en plein cœur de Damas.
00:36:04Et c'était un quartier qui était complètement bouclé
00:36:06avec des hommes armés autour de la mosquée,
00:36:10qui étaient dans des voitures blindées.
00:36:15Donc c'est un déplacement qui se déroule effectivement
00:36:18dans un contexte sécuritaire extrêmement tendu, extrêmement incertain,
00:36:21qui a bien évidemment été pris en compte par l'Elysée
00:36:25dans la préparation de ce déplacement,
00:36:26puisque ce déplacement s'est confirmé, il se tient et le programme se poursuit.
00:36:30C'est ce que fait savoir l'Elysée il y a quelques minutes à la presse.
00:36:33– Est-ce que vous voyez malgré tout dans ces corridors
00:36:37et ces périmètres de sécurité, est-ce que vous voyez des véhicules,
00:36:39des voitures qui, en temps normal, disons, dans un autre pays,
00:36:44ne seraient pas là, ne seraient pas garées là ?
00:36:46Puisque tout à l'heure, on avait Gilles Furigo,
00:36:48l'ancien patron du service de protection des hautes personnalités,
00:36:51qui nous disait normalement à 300 mètres, dans un secteur de 300 mètres,
00:36:54il n'y a pas de voiture, il n'y a pas de véhicule.
00:36:57– Les seuls véhicules que j'ai vus à bord des différents convois,
00:37:01ce sont les véhicules du convoi.
00:37:03Parce que le périmètre est tellement large
00:37:05que vous ne pouvez rien voir d'autre.
00:37:06En réalité, c'est vrai que la sécurité est extrêmement massive.
00:37:11Pour utiliser une formule assez familière,
00:37:15la sécurité de la présidence syrienne est un peu sur les dents.
00:37:18Parce que, par exemple, les images que vous voyez à l'antenne
00:37:21ne sont jamais des images en direct,
00:37:22elles sont toujours différées pour des raisons de sécurité.
00:37:26C'est une consigne notamment donnée par la présidence de la République syrienne.
00:37:30Donc c'est un déplacement sous haute sécurité.
00:37:33C'est un déplacement historique aussi, nous le rappelons,
00:37:36parce que c'est la première fois qu'un dirigeant d'un pays de l'Union européenne,
00:37:42à savoir en l'occurrence Emmanuel Macron,
00:37:44se rend à Damas depuis la chute de Bachar al-Assad à la fin d'année 2024
00:37:48et le changement de pouvoir.
00:37:49Que doit-il se passer maintenant dans les heures qui viennent ?
00:37:52C'est quoi la suite du programme ?
00:37:54Alors pour l'instant, l'entretien bilatéral se déroule toujours
00:37:57entre Emmanuel Macron et Ahmed Al-Chara,
00:37:59au sein du palais présidentiel syrien.
00:38:01Ensuite, doit se tenir un forum économique,
00:38:04un forum sur la coopération économique.
00:38:06Je rappelle que parmi les membres de la délégation française,
00:38:09il y a des chefs d'entreprise, des investisseurs.
00:38:12Et c'est vrai que l'Élysée a martelé aussi cette volonté
00:38:17de renforcer la coopération économique,
00:38:19même de relancer la coopération économique entre la France et la Syrie.
00:38:23Donc il y a une signature d'accord qui est prévue
00:38:24avant une conférence de presse conjointe
00:38:26qui doit se tenir entre les deux présidents.
00:38:28Et puis à l'issue de cette conférence de presse conjointe,
00:38:31selon le programme qui nous est ensuite par l'Élysée,
00:38:33Emmanuel Macron doit donc ensuite s'envoler pour la Turquie,
00:38:37à Ankara, où se déroule le sommet de l'OTAN.
00:38:39Et vous continuez à suivre cette visite, Anthony,
00:38:41vous nous rappelez évidemment,
00:38:42dès que de nouvelles informations vous parviennent,
00:38:44Patrick Saut, ce que pouvez-vous nous dire
00:38:47sur la configuration précise des lieux
00:38:50où les choses se sont déroulées ?
00:38:51C'est un périmètre qui est très resserré.
00:38:53Qui est très resserré, a priori,
00:38:54l'une des deux explosions, celle qu'on voit.
00:38:57Sur ces images, on est sur le pont Victoria,
00:39:00on est dans le centre de Damas,
00:39:01on est surtout grosso modo à 300 mètres
00:39:04de ce fameux hôtel Four Seasons
00:39:06qui avait été ouvert il y a plus de 20 ans
00:39:08par Bachar Al-Assad.
00:39:10On est vraiment dans le quartier à la fois des ministères,
00:39:13tout est toujours très regroupé
00:39:14dans ce genre de ville du Proche-Orient
00:39:17où vous avez, pour des raisons de sécurité,
00:39:19notamment, effectivement, des ministères,
00:39:21les bâtiments gouvernementaux,
00:39:22mais aussi les grands hôtels
00:39:24qui, notamment en Syrie,
00:39:26n'accueillent pas des touristes particuliers,
00:39:28mais bien des hommes d'affaires,
00:39:30des diplomates qui veulent discrètement,
00:39:32parfois, se réunir dans les lobbies,
00:39:35dans le hall de ce genre d'hôtels.
00:39:37Et normalement, effectivement,
00:39:39vous avez ce périmètre de sécurité.
00:39:41Mais je pense que les 300 mètres,
00:39:43on était vraiment dans la théorie,
00:39:45parce que lorsque vous voyez, en fait,
00:39:47les images,
00:39:49eh bien vous voyez, non pas de la foule,
00:39:50mais des gens qui circulent normalement,
00:39:52des voitures qui sont garées,
00:39:54semble-t-il, normalement.
00:39:55Si c'est une poubelle qui explose,
00:39:57c'est qu'elle n'a pas été fouillée
00:39:59dans les minutes ou les heures précédentes.
00:40:01Donc il y a évidemment des questions,
00:40:03et pardonnez-moi,
00:40:04mais j'ai toujours cette interrogation,
00:40:06voire cette inquiétude,
00:40:07vue d'ici, en tout cas,
00:40:08sur le convoi ensuite.
00:40:10On le sait, moi j'ai déjà couvert,
00:40:12on le disait aussi avec Marie et Guillaume,
00:40:15un certain nombre de voyages présidentiels.
00:40:17Moi j'ai souvenir notamment
00:40:18du voyage présidentiel d'Emmanuel Macron,
00:40:19deux semaines après les attentats du 7 octobre.
00:40:21Il fait une tournée dans le Proche-Orient.
00:40:24Eh bien, je ne vais pas détailler totalement
00:40:26le dispositif de sécurité,
00:40:28mais il y avait énormément de monde.
00:40:30Et il n'y avait pas que des policiers en civil
00:40:32ou le groupement de sécurité
00:40:34du président de la République.
00:40:34Vous aviez des forces spéciales aussi
00:40:36qui étaient là.
00:40:38Les forces spéciales en Syrie, en Irak,
00:40:40elles sont là, on n'en parle jamais,
00:40:41mais elles sont là.
00:40:42Donc elles ne vont pas se tenir la main...
00:40:44Françaises, bien sûr.
00:40:45Elles ne vont pas évidemment s'occuper
00:40:47de la sécurisation de chaque îlot
00:40:50et de chaque intersection,
00:40:52mais elles seront là.
00:40:53Et encore une fois,
00:40:54il n'y a pas eu d'explosion hier,
00:40:56il n'y aura sans doute pas comment cet après-midi,
00:40:58mais ce risque, de toute façon,
00:40:59était pris en compte.
00:41:01Frédéric Auréal nous a rejoint
00:41:03et vous écoute, Patrick.
00:41:04Ce sont des situations que vous connaissez
00:41:06parce que vous êtes l'ancien patron du SDLP
00:41:09qui est en charge de la protection des personnalités.
00:41:12Donc vous avez encadré ce genre de choses,
00:41:14vous l'avez vécu de l'intérieur.
00:41:16Quelle est votre première réaction
00:41:17et votre commentaire sur les images qu'on découvre ?
00:41:20On a assez peu d'informations,
00:41:21mais est-ce que vous êtes surpris
00:41:22qu'une telle chose soit possible
00:41:23à moins de 300 mètres de l'hôtel du Président de la République ?
00:41:26Écoutez, je viens d'arriver sur votre plateau
00:41:28et ce que vous avez dit,
00:41:28je le partage totalement.
00:41:30C'est de l'expérience.
00:41:31C'est-à-dire qu'effectivement,
00:41:33il n'y a pas eu la sanctuarisation nécessaire.
00:41:37Manifestement, ce qu'on appelle la dépollution
00:41:39n'a pas été effectuée.
00:41:40Alors, dites-nous ce que ça signifie la dépollution.
00:41:43Ça signifie tout simplement
00:41:44que dans le périmètre consacré
00:41:46au déroulement du voyage organisé,
00:41:51vous devez ne pas avoir de véhicules.
00:41:53Sur combien de mètres autour ?
00:41:55Écoutez, je ne connais pas l'état de la menace.
00:41:58Élevé, à priori.
00:41:59Mais là, effectivement,
00:42:01si vous me dites que 300 mètres,
00:42:03il y avait des véhicules,
00:42:03ça me paraît un peu léger.
00:42:04On peut aller jusqu'au kilomètre
00:42:06s'il est nécessaire.
00:42:07Et de faire à la fois
00:42:09enlever tous les véhicules,
00:42:10aucun véhicule,
00:42:11bien évidemment,
00:42:12une fouille des poubelles,
00:42:13bien évidemment,
00:42:15une enquête nécessaire
00:42:16tout ce qui concerne le voisinage.
00:42:20On est un pays à risque.
00:42:21Et vous l'avez dit,
00:42:23avec effectivement, là aussi,
00:42:25un apport des forces spéciales.
00:42:27Mais vous avez cité mon ancien service
00:42:30qui venait d'ailleurs en support
00:42:31du service de sécurité du président.
00:42:34Si je peux me permettre un point de chronologie,
00:42:36comment ça s'organise.
00:42:37Lorsque la décision politique est prise,
00:42:40le cabinet du président réunit
00:42:42à la fois son propre service de sécurité,
00:42:45la force nécessaire en un point
00:42:46qui est le service de la protection.
00:42:48Et il y a tout un dispositif
00:42:50de précurseur qui se rend sur place
00:42:52et qui rend compte à la présidence
00:42:54de l'état de la situation,
00:42:57fait des propositions
00:42:58sur les itinéraires nécessaires
00:43:01pour se rendre au lieu
00:43:02où va être hébergé le président.
00:43:05Et de manière coordonnée
00:43:07avec les forces locales,
00:43:09notamment les services,
00:43:10savoir comment on peut effectivement
00:43:12répartir au mieux les forces
00:43:15pour permettre,
00:43:16ce dont j'ai parlé,
00:43:17la sanctuarisation du site.
00:43:18– Et pour compléter ce que vous dites,
00:43:20monsieur, selon nos informations,
00:43:23cette reconnaissance des lieux
00:43:24a eu lieu avant le week-end.
00:43:26Ce qui veut dire que des…
00:43:27– À partir de vendredi.
00:43:28– À partir de vendredi.
00:43:29En effet, pour repérer les lieux,
00:43:31les chemins qu'allait emprunter
00:43:32Emmanuel Macron,
00:43:34l'hôtel également,
00:43:35une reconnaissance qui s'établit aussi
00:43:37pour les journalistes
00:43:38et la délégation française
00:43:39qui accompagne le chef d'État.
00:43:41– Mais ce que vous nous dites,
00:43:42Frédéric Auréal,
00:43:43les policiers français
00:43:44en charge de la protection,
00:43:46ils l'ont forcément constaté
00:43:47en arrivant à partir de vendredi.
00:43:48Ils ont vu ces véhicules,
00:43:49ils ont vu cette absence
00:43:50de dépollution.
00:43:51Que peuvent-ils y faire
00:43:53et quel impact cela peut avoir
00:43:55sur la tenue de la visite
00:43:58ou pas du président ?
00:43:59– Alors, ça peut être…
00:44:00Effectivement, vous l'avez tout à l'heure
00:44:02signalé, c'est un mi-chemin
00:44:04de ce qui relève de la sécurité
00:44:06et du diplomatique.
00:44:07– Oui.
00:44:08Et c'est un accord qui…
00:44:09– Avec des zones un peu grises, quoi,
00:44:10en fonction des pays.
00:44:11– Vous avez tout dit.
00:44:12Et donc, c'est compliqué
00:44:13parce qu'il est évident
00:44:14et ça m'est arrivé
00:44:15d'avoir une commande
00:44:16en disant, bon, attendez,
00:44:17par exemple, dans cette figure,
00:44:19c'est-à-dire, moi, je ne veux rien
00:44:19autour de 10 kilomètres.
00:44:21Et là, les forces locales
00:44:22vont vous dire, non,
00:44:22ce n'est pas possible,
00:44:24interviennent d'autres enjeux
00:44:27qui ne relèvent pas uniquement
00:44:29du périmètre de sécurité.
00:44:31Donc, c'est un peu compliqué.
00:44:32Et en plus, je ne connais pas
00:44:33l'état des forces de police
00:44:36et de leur volonté de…
00:44:37– Elles sont en voie de reconstruction
00:44:38comme le reste en Syrie.
00:44:39– Oui, c'est ce que j'allais vous dire.
00:44:40J'ai quand même le sentiment
00:44:41qu'effectivement,
00:44:42il n'y a rien d'aussi structuré
00:44:43tel qu'on peut le connaître
00:44:45comme en France, par exemple.
00:44:46Là, il y a des procédures
00:44:48et des modes d'intervention
00:44:49qui sont bien collés.
00:44:50– Par exemple,
00:44:50le président américain
00:44:51vient en France.
00:44:52On a l'impression
00:44:52que les services américains
00:44:53prennent totalement la main
00:44:55sur la sécurisation du convoi
00:44:56et y compris de l'espace public.
00:44:58– Oui, alors, avec des choses
00:44:59que vous ne voyez peut-être pas
00:45:00mais où nous sommes présents.
00:45:01Et ça se passe toujours
00:45:02en parfaite coordination.
00:45:04On n'est pas dans la même figure
00:45:06ni dans le même registre.
00:45:07Mais il est évident
00:45:08que quand vous voyez
00:45:09le convoi américain
00:45:10qui au minimum
00:45:11est constitué
00:45:11d'une trentaine de véhicules,
00:45:13on n'est pas.
00:45:13Mais là, on est sur une situation
00:45:14un peu particulière.
00:45:16– D'une zone…
00:45:16– Qu'est-ce que ça peut changer
00:45:18sur la suite de la visite ?
00:45:20Est-ce qu'on peut changer
00:45:22d'un seul coup le trajet
00:45:24pour le président,
00:45:26pour la presse ou pas ?
00:45:27– Oui, bien évidemment.
00:45:30Je n'ai pas parlé
00:45:32d'un service que je n'irai plus
00:45:33mais il est évident
00:45:34de toute façon,
00:45:34dans tous déplacements,
00:45:36vous avez un certain nombre
00:45:37d'itinéraires,
00:45:38à la fois pour l'entrée
00:45:39sur les lieux
00:45:40et aussi l'exfiltration.
00:45:41Ce n'est pas que dans les locaux,
00:45:43ce n'est pas que dans les locaux.
00:45:44– Il y a un plan A,
00:45:45un plan B, un plan C.
00:45:46– Voilà.
00:45:46– Un premier bilan
00:45:48est en train de nous parvenir, Patrick.
00:45:49– Oui, c'est un bilan,
00:45:50on le voyait avec Marie,
00:45:51de 18 blessés
00:45:53sur ces deux explosions.
00:45:54Une information aussi
00:45:55qui est importante,
00:45:56qui est donnée
00:45:56par l'agence Sana.
00:45:57L'agence Sana,
00:45:58c'est l'agence d'État syrienne.
00:45:59Et ça correspond aussi
00:46:00au message politique
00:46:02très fort des Syriens.
00:46:04Le site de l'explosion
00:46:05est situé à l'extérieur
00:46:07du périmètre.
00:46:08C'est-à-dire,
00:46:09on vous parlait de 300 mètres,
00:46:10mais les Syriens avaient donc décidé
00:46:11d'un périmètre de sécurité particulier.
00:46:13Le site de l'explosion
00:46:14est situé à l'extérieur
00:46:15du périmètre de sécurité
00:46:16désigné pour la résidence
00:46:17du président français.
00:46:19Et autre information
00:46:20de l'agence Sana,
00:46:22les deux engins,
00:46:23devices,
00:46:24étaient rudimentaires.
00:46:26Le premier était placé
00:46:27à l'intérieur d'une voiture
00:46:28et l'autre dans une poubelle.
00:46:30C'est ce que dit
00:46:31le ministère de l'intérieur syrien
00:46:33cité par l'agence Sana.
00:46:35Donc, il y avait encore
00:46:36une volonté politique
00:46:37et publique des Syriens
00:46:38de dire, écoutez,
00:46:39oui, ça a explosé à 300 mètres,
00:46:40mais c'était à l'extérieur
00:46:42et il n'y a pas eu
00:46:43de menace directe.
00:46:44Et ça, ce sont les mots
00:46:44les deux plus importants
00:46:46du ministère.
00:46:46Et cette explosion
00:46:47qu'on vient de voir
00:46:47sur le pont,
00:46:48c'est l'explosion dans la poubelle,
00:46:51alors que ce qu'on voit ici,
00:46:52le véhicule en flamme,
00:46:54c'est l'explosion dans le véhicule.
00:46:56On vous rappelle
00:46:56ce premier bilan
00:46:57avec 18 blessés
00:46:59après ces explosions,
00:47:01donc en marge
00:47:01de la visite d'Emmanuel Macron
00:47:02qui se trouve toujours en Syrie.
00:47:05Vous voyez que les informations
00:47:07continuent à tomber, évidemment,
00:47:08et ça va se poursuivre
00:47:09dans les minutes qui viennent.
00:47:09Alors, vous restez évidemment
00:47:11sur BFM TV
00:47:12pour savoir comment se déroule
00:47:13la suite de cette visite.
00:47:14On va vous donner également
00:47:16des nouvelles informations
00:47:19sur l'engin explosif
00:47:21de Monaco.
00:47:22Vous vous souvenez
00:47:22de cette suspecte
00:47:23qui avait été identifiée ?
00:47:25Eh bien, selon les toutes
00:47:25dernières informations
00:47:26d'après les médias ukrainiens,
00:47:27elle a été retrouvée morte
00:47:28à Kiev,
00:47:30cette suspecte identifiée
00:47:32du côté de Monaco.
00:47:33On vous en dit plus
00:47:34dans quelques instants.
00:47:34à tout de suite.
00:47:42Une double explosion
00:47:43a retenti à Damas,
00:47:45alors qu'Emmanuel Macron
00:47:46se trouve dans la ville.
00:47:48Explosion qui s'est produite
00:47:49à quelques 300 mètres
00:47:50de l'hôtel
00:47:51où le président
00:47:52a passé la nuit,
00:47:53mais il était déjà parti.
00:47:55Il se trouve en ce moment
00:47:56dans le palais présidentiel
00:47:57où nous allons aller
00:47:57dans quelques instants.
00:47:58Mais d'abord, regardez cette image.
00:48:00C'est l'une des explosions
00:48:01qui a été filmée.
00:48:28Voilà donc pour cette double image,
00:48:30double explosion
00:48:30avec dans un premier temps
00:48:32une poubelle qui explose,
00:48:34puis une voiture.
00:48:35On a des précisions
00:48:36et un premier bilan, Patrick Sos.
00:48:37Oui, le bilan et les précisions
00:48:39sont faites par le ministère syrien
00:48:41de l'Intérieur.
00:48:43Le premier bilan,
00:48:43c'est 18 blessés,
00:48:44dont 4 policiers.
00:48:46Deuxième explication
00:48:47et qui paraît quand même
00:48:49un petit peu étrange
00:48:49lorsqu'on voit les images,
00:48:51c'est que le ministère syrien
00:48:52de l'Intérieur
00:48:53nous assure que ces deux explosions
00:48:54se sont déroulées
00:48:55pendant des opérations
00:48:56de déménage.
00:48:58On le voit
00:48:59autant dans la surprise
00:49:01des gens
00:49:01que notamment
00:49:02sur cette image
00:49:03où vous avez
00:49:04ce qui ressemble
00:49:05à un policier
00:49:05parce qu'il a une casquette
00:49:06qui est à côté
00:49:07de l'engin
00:49:09qui semble-t-il
00:49:10va exploser,
00:49:11qui n'a pas l'air
00:49:12très inquiet
00:49:12et puis finalement,
00:49:14paf !
00:49:14Ce sont des engins rudimentaires,
00:49:16c'est ce que nous dit
00:49:17toujours le ministère
00:49:18de l'Intérieur,
00:49:20deux engins explosifs
00:49:21qui,
00:49:22et là aussi,
00:49:23et là on rentre
00:49:23dans le politique
00:49:24et le diplomatique,
00:49:24le ministère de l'Intérieur,
00:49:25ainsi sur le fait
00:49:26que ces explosions
00:49:26ont lieu près de l'ancien
00:49:29ministère du Tourisme
00:49:30et ont nommé volontairement
00:49:31de dire qu'à côté
00:49:32du ministère du Tourisme,
00:49:33il y a le Four Seasons,
00:49:34l'hôtel dans lequel
00:49:35résidait Emmanuel Macron
00:49:37qui avait quitté
00:49:38cet établissement
00:49:39quelques minutes avant.
00:49:41On essaye encore une fois
00:49:43de rassurer absolument
00:49:44tout le monde
00:49:44en disant
00:49:45que ces explosions
00:49:46ont lieu en dehors
00:49:47du périmètre de sécurité
00:49:49posé par les Syriens
00:49:50et qu'il n'y a,
00:49:51et je cite une dernière fois
00:49:53le ministère syrien
00:49:54de l'Intérieur,
00:49:54il n'y a jamais eu
00:49:55de menace directe
00:49:57contre Emmanuel Macron.
00:49:58D'ailleurs,
00:49:59le président n'a pas entendu
00:50:00cette explosion
00:50:02selon son entourage,
00:50:03la plupart des journalistes
00:50:05non plus,
00:50:05notamment Anthony Lobos
00:50:06qui suit cette visite
00:50:08pour BFM TV
00:50:09et qui se trouve
00:50:10au moment où on se parle
00:50:10à l'intérieur
00:50:11du palais présidentiel
00:50:14alors qu'Emmanuel Macron
00:50:15s'entretient
00:50:16avec son homologue syrien.
00:50:17On retrouve Anthony.
00:50:19Je suis actuellement
00:50:20dans l'enceinte
00:50:20du palais présidentiel syrien
00:50:22à Damas, regardez derrière moi
00:50:23les deux drapeaux
00:50:24de la Syrie,
00:50:25de la France,
00:50:26quelques membres aussi
00:50:26de la délégation française,
00:50:28de la délégation syrienne,
00:50:29évidemment les équipes
00:50:30de sécurité
00:50:30de la présidence syrienne.
00:50:32Le président de la République,
00:50:33Emmanuel Macron,
00:50:34s'entretient en ce moment même
00:50:35avec le président syrien
00:50:36Ahmed Al-Chara.
00:50:38Le programme se poursuit,
00:50:40nous dit l'Elysée.
00:50:41C'est ce qu'a fait savoir
00:50:41l'Elysée à la presse.
00:50:43Le président est en sécurité.
00:50:45Il est ici
00:50:46au palais présidentiel.
00:50:47Il n'a vraisemblablement
00:50:48pas entendu
00:50:49ces au moins
00:50:50deux explosions
00:50:51qui retentit à proximité
00:50:52de l'hôtel
00:50:52où il résidait.
00:50:53Où il résidait
00:50:54mais aussi
00:50:54avec les membres
00:50:55de sa délégation.
00:50:56Nous-mêmes aussi
00:50:57journalistes
00:50:58étions dans cet hôtel
00:50:59pour passer la nuit
00:51:00mais selon des membres
00:51:01de la délégation
00:51:01qui l'accompagnaient
00:51:02à ce moment-là,
00:51:04les membres de la délégation
00:51:05n'ont pas vu
00:51:06ni de fumée,
00:51:07n'ont pas entendu
00:51:07d'explosion
00:51:09retentir à proximité
00:51:10de l'hôtel.
00:51:10Vraisemblablement
00:51:11que ces explosions
00:51:11se sont produites
00:51:12après le départ
00:51:13du cortège présidentiel
00:51:15qui emmenait Emmanuel Macron
00:51:16ici au palais présidentiel
00:51:17syrien
00:51:18pour rencontrer
00:51:20Ahmed Al-Chara.
00:51:21Ce déplacement
00:51:21se déroule évidemment
00:51:22dans un contexte sécuritaire
00:51:23extrêmement tendu,
00:51:24incertain aussi.
00:51:25Je rappelle que
00:51:26le déplacement
00:51:27du président de la République
00:51:28ici en Syrie
00:51:29n'a été confirmé
00:51:29par l'Elysée
00:51:30qu'au moment
00:51:30de l'atterrissage
00:51:32de l'avion présidentiel
00:51:33à bord duquel
00:51:33se trouvait
00:51:34Emmanuel Macron,
00:51:36c'était une crainte
00:51:36des autorités syriennes,
00:51:37c'était aussi une crainte
00:51:38mais prise en compte
00:51:39par les autorités françaises
00:51:41qui ont finalement
00:51:43confirmé
00:51:44ce déplacement
00:51:45du président de la République.
00:51:47Le programme
00:51:47se poursuit donc.
00:51:48A l'issue de cet entretien
00:51:49bilatéral
00:51:49doit se tenir
00:51:50un forum économique
00:51:51en présence
00:51:52des deux présidents.
00:51:53Ensuite,
00:51:53il y aura une signature
00:51:54d'accord,
00:51:55de partenariat
00:51:56puisque Emmanuel Macron
00:51:57emmène aussi
00:51:57dans ses bagages
00:51:58des chefs d'entreprise
00:51:59et des investisseurs français
00:52:01pour relancer
00:52:02les partenariats
00:52:03franco-syriens
00:52:04et puis ensuite,
00:52:05il y aura
00:52:05à la toute fin
00:52:06de ce déplacement
00:52:07une conférence de presse
00:52:08conjointe
00:52:09avec le président
00:52:10de la République
00:52:10Emmanuel Macron,
00:52:11avec le président syrien
00:52:12Ahmed Al-Shahra.
00:52:14Emmanuel Macron
00:52:14doit ensuite s'envoler
00:52:15pour la Turquie
00:52:17à Ankara
00:52:17où se déroule
00:52:18le sommet de l'OTAN.
00:52:19Anthony Lebeau,
00:52:20ce qui suit donc
00:52:21cette visite
00:52:21et cet entretien
00:52:22qui se déroule
00:52:23en ce moment même
00:52:24au cœur
00:52:25du palais présidentiel syrien
00:52:26avec ce message
00:52:28qu'a relayé
00:52:30il y a quelques instants
00:52:31en tout cas
00:52:31que souhaitent diffuser
00:52:32les autorités syriennes
00:52:33et françaises
00:52:34qui se veulent plutôt
00:52:35rassurants,
00:52:35Marie,
00:52:36même sur la suite
00:52:37des événements.
00:52:37On continue à dire
00:52:39que tout va se dérouler
00:52:40comme prévu.
00:52:41Oui, la visite
00:52:42se poursuit.
00:52:43Voilà le message
00:52:44fait passer
00:52:44par l'Elysée
00:52:45et l'entourage
00:52:46du président
00:52:46de la République.
00:52:47Forum économique
00:52:48et conférence de presse
00:52:49conjointe à attendre
00:52:50à l'heure du déjeuner
00:52:52aux environs
00:52:52de 13h-13h15.
00:52:54Les deux chefs d'État
00:52:55qui vont se tenir
00:52:55côte à côte
00:52:56sans doute répondre
00:52:57à des questions
00:52:58concernant ce qu'il s'est
00:52:59déroulé ce matin.
00:53:00L'Elysée
00:53:01et l'entourage
00:53:02du président
00:53:02qui avaient mesuré
00:53:03cette visite
00:53:06sécuritairement parlant
00:53:07parce que Patrick
00:53:08le rappelait
00:53:09à Juste Tisse
00:53:09la semaine dernière
00:53:10à Damas
00:53:11la capitale
00:53:12comme aujourd'hui
00:53:12des explosions retenties.
00:53:14On a évidemment
00:53:15très vite posé
00:53:16la question
00:53:16d'une remise en cause
00:53:17ou non de ce déplacement.
00:53:19Jusqu'au bout
00:53:20nous n'avons pas pu dire
00:53:21officiellement
00:53:22que le président
00:53:22allait en Syrie.
00:53:24Nous n'avons pu
00:53:24l'annoncer officiellement
00:53:25que quand il avait
00:53:26posé un pied à Damas
00:53:28pour des raisons de sécurité
00:53:29même si les médias syriens
00:53:31étaient allés
00:53:32un peu plus vite que nous
00:53:32et avaient annoncé
00:53:33la venue d'Emmanuel Macron.
00:53:35avec, on le sait aussi
00:53:36et on l'a suivi
00:53:37sur ce plateau
00:53:37avec Patrick Guillaume Daré
00:53:39des visites présidentielles
00:53:41dans des zones
00:53:41comme ça
00:53:42de conflits
00:53:43particulièrement mesurées
00:53:44en termes de sécurité
00:53:45avec des précurseurs
00:53:47vous savez
00:53:47qui vont en avance
00:53:48de face
00:53:49du chef de l'Etat
00:53:50et surtout le secret
00:53:51et le secret évidemment
00:53:52qui repère la zone
00:53:55repère le lieu
00:53:55notamment
00:53:56où le chef de l'Etat
00:53:57va dormir
00:53:58parce qu'on le rappelle
00:53:59cette explosion
00:53:59s'est déroulée
00:54:00à seulement quelques mètres
00:54:02de l'hôtel
00:54:02où Emmanuel Macron
00:54:03a passé la nuit
00:54:03tout comme sa délégation
00:54:06et les journalistes français
00:54:08dont Anthony Lebeau
00:54:09se fait partie.
00:54:09Et ça rappelle effectivement
00:54:10par exemple
00:54:11alors Emmanuel Macron
00:54:11ne l'a pas connu
00:54:12mais à l'époque encore
00:54:12de Nicolas Sarkozy
00:54:13quand il y avait
00:54:14des troupes françaises
00:54:14par exemple
00:54:15présentes en Afghanistan
00:54:16pour vous dévoiler
00:54:17un peu les coulisses
00:54:18il arrivait effectivement
00:54:19que l'Elysée
00:54:21informe les rédactions
00:54:22quelques heures seulement
00:54:23avant le départ
00:54:23du chef de l'Etat
00:54:24sans forcément savoir
00:54:25d'ailleurs où on se rendait
00:54:26en disant
00:54:26rendez-vous à minuit
00:54:28devant le palais de l'Elysée
00:54:29rendez-vous à 3h du matin
00:54:30devant le palais de l'Elysée
00:54:31et à ce moment-là
00:54:32on était redirigé
00:54:33en effectif extrêmement restreint
00:54:35vers une base militaire
00:54:36d'où décollait un avion
00:54:37direction par exemple
00:54:38l'Afghanistan
00:54:39mais ça se faisait
00:54:40au tout dernier moment.
00:54:41Igor Saïri est avec nous
00:54:43vous étiez dans ce palais présidentiel
00:54:44hier Igor
00:54:45et vous avez pu rencontrer
00:54:47le président syrien
00:54:48à quelques heures
00:54:48du début de cette visite
00:54:49qui est évidemment
00:54:50très très importante
00:54:50pour la Syrie
00:54:52racontez-nous
00:54:53les conditions de sécurité
00:54:54que vous avez vécues
00:54:55comment ça s'est passé ?
00:54:57C'était des conditions
00:54:59de sécurité maximum
00:55:00Julien nous sommes partis
00:55:01depuis Beyrouth
00:55:03en voiture blindée
00:55:04jusqu'à la frontière syrienne
00:55:07avec deux chauffeurs
00:55:08qui étaient également
00:55:09des agents de sécurité
00:55:10de haut niveau
00:55:10qui font régulièrement
00:55:12des allers-retours
00:55:13entre le Liban
00:55:14et la Syrie
00:55:15et après avoir passé
00:55:16la frontière
00:55:17nous nous sommes rendus
00:55:18à Damas
00:55:19dans un hôtel
00:55:20juste à côté du Four Seasons
00:55:21là où a dormi
00:55:23le président
00:55:23de la République française
00:55:25nous avons attendu
00:55:26de longues heures
00:55:27avec Théo Touchet
00:55:28chacun dans une chambre
00:55:29en attendant le go
00:55:31en attendant le feu vert
00:55:33du palais présidentiel
00:55:34et lorsque nous sommes
00:55:35rentrés dans le hall
00:55:36de cet hôtel
00:55:36il y avait énormément
00:55:38d'agents de sécurité
00:55:39des agents armés
00:55:40il y avait des policiers
00:55:41il y avait des gens
00:55:43très discrets
00:55:44mais nous
00:55:44qui laissaient entendre
00:55:45qu'ils étaient là
00:55:46pour bien surveiller
00:55:47surveiller l'intérieur
00:55:49de l'hôtel
00:55:49surveiller également
00:55:50les alentours
00:55:51et lorsque nous avons eu
00:55:52le feu vert
00:55:53du palais présidentiel
00:55:55un convoi nous a emmenés
00:55:57jusqu'au palais présidentiel
00:55:58qui se situe
00:55:59sur une colline
00:56:00au-dessus du centre-ville
00:56:01de Damas
00:56:02et lorsque nous avons
00:56:03nous sommes arrivés
00:56:04devant l'entrée
00:56:06de ce palais
00:56:07nous avons dû montrer
00:56:08patte blanche
00:56:09assez vite
00:56:09le véhicule a été fouillé
00:56:11il y avait des agents
00:56:12de sécurité
00:56:12là aussi
00:56:13et des policiers
00:56:14en grand nombre
00:56:14et lorsque nous avons
00:56:15franchi les barrières
00:56:16nous sommes rentrés
00:56:17dans la zone
00:56:18dans le périmètre
00:56:19du palais présidentiel
00:56:20qui est immense
00:56:21et lorsque nous sommes arrivés
00:56:23dans le palais
00:56:24le matériel technique
00:56:26et vidéo
00:56:27pour réaliser l'interview
00:56:28a été vérifié
00:56:29par plusieurs agents
00:56:30nous avons dû
00:56:32laisser nos téléphones
00:56:33portables
00:56:33à l'extérieur du palais
00:56:35ainsi que
00:56:36tous les appareils
00:56:37électroniques
00:56:38hormis bien évidemment
00:56:39les caméras
00:56:41et lorsque nous sommes
00:56:42rentrés à l'intérieur
00:56:43dans le hall
00:56:43où se situait
00:56:44Anthony Le Boss
00:56:45tout à l'heure
00:56:46sur les images
00:56:47nous avons installé
00:56:48notre matériel
00:56:50là aussi
00:56:50nous avons été accompagnés
00:56:51par plusieurs personnes
00:56:53du service de communication
00:56:54du président Al-Shara
00:56:56ainsi que des agents
00:56:57de sécurité
00:56:57et lorsque
00:56:58le président Al-Shara
00:56:59est arrivé
00:57:00dans le hall
00:57:01du palais
00:57:01et bien des dizaines
00:57:03je pense 15
00:57:04ou 20 agents
00:57:05de sécurité
00:57:05et policiers
00:57:06armés
00:57:07et accompagnés
00:57:08l'arrivée
00:57:09du président Al-Shara
00:57:10et sont restés
00:57:11évidemment
00:57:12durant toute
00:57:13la durée
00:57:13de l'interview
00:57:14environ une demi-heure
00:57:16une demi-heure
00:57:16nous a été accordé
00:57:18en tête à tête
00:57:18avec lui
00:57:19et là aussi
00:57:20nous avons compris
00:57:21tout de suite
00:57:22que la notion
00:57:23de sécurité
00:57:23était extrêmement importante
00:57:26y compris
00:57:27dans le palais présidentiel
00:57:28ce qui laisse entendre
00:57:29clairement
00:57:29que l'instabilité
00:57:30qui règne dans le pays
00:57:31reste toujours
00:57:32très importante
00:57:33à l'heure actuelle
00:57:33elles sont impressionnantes
00:57:34ces mesures de sécurité
00:57:35drastiques
00:57:36que vous nous décrivez
00:57:37même si
00:57:37on le voit bien
00:57:38Frédéric Auréal
00:57:39vous qui avez été en charge
00:57:40de la protection
00:57:41des personnalités
00:57:43on est quand même surpris
00:57:44par le fait
00:57:45que ces explosions
00:57:45puissent se dérouler
00:57:46à quelques centaines
00:57:47de mètres
00:57:48de l'hôtel
00:57:49où réside
00:57:50le président
00:57:51de la république
00:57:51normalement
00:57:52il y a des bulles
00:57:53de sécurité
00:57:53qui sont plus larges
00:57:54que ça
00:57:55il y a manifestement
00:57:57si je suis le récit
00:57:59de l'intervenant précédent
00:58:00alors que
00:58:01pardon
00:58:01je précise
00:58:02que les images
00:58:03qu'on voit ici
00:58:03sont des images
00:58:04en direct
00:58:04du site de l'exposition
00:58:06manifestement
00:58:06une vraie sanctuarisation
00:58:07du site
00:58:08où se déroule
00:58:09du palais présidentiel
00:58:10en lui-même
00:58:11si vous me permettez
00:58:11c'est bétonné
00:58:13alors
00:58:13en termes d'organisation
00:58:15je ne sais pas
00:58:16ce qui s'est fait
00:58:17mais
00:58:17avec un périmètre
00:58:19de sécurité
00:58:19qui n'était peut-être
00:58:20pas la hauteur
00:58:22de l'événement
00:58:23qui n'était peut-être
00:58:24pas assez large
00:58:25tout à l'heure
00:58:26vous nous avez parlé
00:58:27d'un déminage
00:58:29en cours
00:58:30alors que
00:58:31ça doit précéder
00:58:32la venue des personnalités
00:58:34c'est quelque chose
00:58:35qu'on ne fait pas
00:58:35pendant
00:58:36c'est quelque chose
00:58:37que l'on fait avant
00:58:38et on tient la position
00:58:39c'est ce qu'on appelle
00:58:40la dépollution
00:58:41là
00:58:43manifestement
00:58:43ça ne sert pas d'air
00:58:44pardonnez-moi
00:58:44par transparence
00:58:45parce qu'on est dans
00:58:46la traduction
00:58:46je ne maîtrise pas
00:58:48extraordinairement bien
00:58:48l'arabe
00:58:49il semblait qu'on était
00:58:50dans des opérations
00:58:51de désamorçage
00:58:52d'accord
00:58:53c'est-à-dire qu'on avait
00:58:54sans doute vu
00:58:55ces engins explosifs
00:58:56et qu'on était en train
00:58:57de les désamorcer
00:58:58mais encore une fois
00:58:58sur ces images
00:58:59ce sont les dernières informations
00:59:00qui arrivent du Syrien
00:59:01lorsque je vous parlais
00:59:02des informations
00:59:04du ministère de l'Intérieur
00:59:05syrien
00:59:05ce sont les informations
00:59:06qui étaient en arabe
00:59:07et je vous disais
00:59:08que les explosions
00:59:08avaient eu lieu
00:59:09pendant des opérations
00:59:10de déminage
00:59:11il semble que ce soit
00:59:11pendant des opérations
00:59:12de désamorçage
00:59:14donc on a vu
00:59:15qu'il y avait sans doute
00:59:16un engin explosif
00:59:16dans une poubelle
00:59:17je parle de cette explosion-là
00:59:18pas l'explosion
00:59:19du véhicule
00:59:20et alors qu'on cherchait
00:59:22peut-être à désamorcer
00:59:23ça a été déclenché
00:59:24enfin je pense
00:59:25que c'est le cas
00:59:27par quelqu'un
00:59:28qui se trouvait
00:59:29sans doute
00:59:29à proximité
00:59:30je ne permettrais pas
00:59:32de faire de commentaires
00:59:33sur le service
00:59:34de déminage
00:59:34je ne le connais pas
00:59:35et l'idée de porter
00:59:36la moindre critique
00:59:37mais c'est des choses
00:59:39qu'on ne devrait pas
00:59:39avoir à connaître
00:59:40au moment où l'événement
00:59:41se déroule
00:59:42normalement
00:59:42ça doit se passer comme ça
00:59:44c'est pas
00:59:44tout à fait logique
00:59:46que si près du lieu
00:59:47où se déroule
00:59:48cette réunion
00:59:49ô combien importante
00:59:50il y ait la possibilité
00:59:51quelle que soit
00:59:52la chronologie
00:59:53de désamorchage
00:59:54de ces engins
00:59:55qu'on en soit là
00:59:56et qu'on ait en plus
00:59:57des policiers blessés
00:59:58si j'ai bien compris
00:59:59surtout qu'il y a
01:00:00un contexte général
01:00:01évidemment
01:00:02dans la région
01:00:03qui est particulière
01:00:04et spécifiquement
01:00:05en Syrie
01:00:06avec Igor Saheri
01:00:08des violences
01:00:10très très importantes
01:00:10qui se poursuivent
01:00:12le président Al-Sharaf
01:00:12essaie évidemment
01:00:14de remettre de l'ordre
01:00:16dans le pays
01:00:17mais on en est encore loin
01:00:20Absolument Julien
01:00:21il faut se rappeler
01:00:22que la Syrie
01:00:23est en train d'écrire
01:00:25une nouvelle page
01:00:25de son histoire
01:00:26après plusieurs décennies
01:00:30d'une dictature
01:00:31de la famille Assad
01:00:33et depuis le 8 décembre 2024
01:00:35ce pays
01:00:35est en reconstruction totale
01:00:37et la reconstruction
01:00:38du pays
01:00:39des infrastructures
01:00:40part quasiment
01:00:41de zéro
01:00:42et l'un des deux enjeux
01:00:44fondamentaux
01:00:45aujourd'hui en Syrie
01:00:45c'est sa souveraineté
01:00:46et c'est l'enjeu sécuritaire
01:00:49il y a beaucoup
01:00:49de minorités ethniques
01:00:50aujourd'hui en Syrie
01:00:51il y a la partie kurde
01:00:53qui se situe au nord-est
01:00:54il y a la minorité
01:00:55alawik sunnite
01:00:56d'où vient
01:00:58l'ex-président
01:00:59Bachar al-Assad
01:01:00il y a la minorité druze
01:01:02qui se situe elle
01:01:02au sud du pays
01:01:03là où il y a
01:01:05précisément
01:01:05l'armée israélienne
01:01:06au niveau du plateau
01:01:07du Golan
01:01:08il y a également
01:01:09des poches
01:01:10de djihadites
01:01:11des poches de Daesh
01:01:12qui existent toujours
01:01:13notamment au centre
01:01:14et à l'est
01:01:14du pays
01:01:16et il y a aussi
01:01:17des fidèles
01:01:18de l'ancien régime
01:01:19et il faut se rappeler
01:01:20qu'en fin de semaine dernière
01:01:21il y a eu un attentat
01:01:21une bombe
01:01:22a explosé
01:01:23dans un café
01:01:24à moins de 100 mètres
01:01:25du palais de justice
01:01:26parce qu'à l'intérieur
01:01:27du palais de justice
01:01:28il y avait le début
01:01:29du procès
01:01:29d'ex-fidèles du régime
01:01:31et notamment
01:01:31un cousin
01:01:32de Bachar al-Assad
01:01:34et donc
01:01:35les pistes
01:01:36évoquées notamment
01:01:36par le média
01:01:38libanais
01:01:39Lorient Lejour
01:01:39et bien
01:01:40étaient de trois
01:01:41il y a la piste
01:01:41israélienne
01:01:42un coup monté
01:01:43par Israël
01:01:45il y a également
01:01:46la piste de Daesh
01:01:47bien évidemment
01:01:47parce qu'il y a eu
01:01:48des attaques
01:01:48précédemment
01:01:49il y a plusieurs mois
01:01:50et plusieurs semaines
01:01:51par Daesh
01:01:52au sein même
01:01:53de Damas
01:01:54et dans plusieurs
01:01:54endroits du pays
01:01:55il y a également
01:01:56la piste
01:01:56des fidèles
01:01:57de l'ancien régime
01:01:58qui n'acceptent pas
01:02:00l'arrivée
01:02:00de Ahmad al-Shara
01:02:02et de son
01:02:03gouvernement
01:02:04islamiste
01:02:05on le rappelle
01:02:06donc tous ces enjeux là
01:02:07et bien
01:02:08sont illustrés
01:02:09aujourd'hui
01:02:10à travers la visite
01:02:10du président Emmanuel Macron
01:02:12on ne connaît pas
01:02:13évidemment
01:02:13les raisons précises
01:02:14de la présence
01:02:15de ces engins explosifs
01:02:17aujourd'hui à Damas
01:02:18il n'empêche
01:02:19que le message envoyé
01:02:20par les auteurs
01:02:21de la bombe
01:02:22en fin de semaine dernière
01:02:23et peut-être
01:02:24le même message
01:02:25par les auteurs
01:02:26de ces engins explosifs
01:02:27c'est peut-être de dire
01:02:28que la Syrie
01:02:29n'est toujours pas stable
01:02:30à l'heure actuelle
01:02:31aux yeux du monde
01:02:31que la Syrie n'est pas stable
01:02:32et que la France
01:02:34Patrick Sos
01:02:35est une cible
01:02:36oui bien sûr
01:02:37c'est un pari
01:02:38de toute façon
01:02:39qu'a pris Emmanuel Macron
01:02:40en revenant déjà
01:02:42lui-même
01:02:43en tant que représentant
01:02:44suprême de la France
01:02:45mais avec lui
01:02:46le ministre
01:02:47des affaires étrangères
01:02:48avec lui
01:02:49la ministre déléguée
01:02:50aux armées
01:02:51avec lui
01:02:51Patrick Pouyanné
01:02:53pour Total
01:02:53Rodolphe Saadé
01:02:54pour CMA-CGM
01:02:55et quelques autres
01:02:56donc on est vraiment
01:02:57avec des hautes personnalités
01:02:59qui ont ensemble
01:03:00fait le pari
01:03:01derrière Emmanuel Macron
01:03:01de venir dans
01:03:03une ville
01:03:04que certains
01:03:04c'était très bien décrit
01:03:05par Igor à l'instant
01:03:06une ville que certains
01:03:07voudraient transformer
01:03:08en un Bagdad
01:03:09des années 2000
01:03:10souvenez-vous
01:03:10après la chute
01:03:12de Saddam
01:03:13Bagdad est la ville
01:03:14la plus dangereuse du monde
01:03:15on essaye de reconstruire
01:03:16l'Irak
01:03:17et ça saute
01:03:18à tous les coins de Russes
01:03:19c'est extrêmement dangereux
01:03:20et bien
01:03:20il y a énormément de monde
01:03:21qui voudrait
01:03:22que ça se passe ainsi
01:03:23il a cité le Hezbollah
01:03:24peut-être les Israéliens
01:03:26le Daesh
01:03:27encore des services
01:03:29iraniens
01:03:29voire les Russes
01:03:31qui jouent
01:03:31dans la déstabilisation
01:03:32et donc ça devient difficile
01:03:34mais il y a une volonté
01:03:35des Français
01:03:36d'accompagner
01:03:37la Syrie
01:03:38dans sa voie
01:03:38de la reconstruction
01:03:39même si je crois
01:03:40que tout le monde
01:03:41l'a compris maintenant
01:03:41ce ne sera pas facile
01:03:42c'est ma CGM
01:03:43propriétaire de BFM TV
01:03:44on le rappelle toujours
01:03:44évidemment Frédéric Coréal
01:03:46est-ce que les services
01:03:46de sécurité
01:03:48qui encadrent
01:03:48français
01:03:49qui encadrent
01:03:50ces visites à l'extérieur
01:03:51elles sont
01:03:53déterminantes
01:03:53avant la visite
01:03:55leur avis
01:03:57c'est un combat
01:03:58entre les diplomates
01:03:58qui veulent faire avancer
01:03:59les choses d'un côté
01:04:00et les services de sécurité
01:04:01de l'autre
01:04:01qui disent non
01:04:02la France est trop exposée
01:04:03le risque est trop élevé
01:04:04vous l'avez souligné
01:04:06tout à l'heure
01:04:07on a d'un côté
01:04:08effectivement
01:04:09un pays
01:04:10qui est en proie
01:04:10quand même
01:04:10à de profondes tensions
01:04:12pour ne pas dire plus
01:04:13et de l'autre côté
01:04:14la France
01:04:14qui a de son côté
01:04:16un savoir-faire
01:04:17sur le sujet
01:04:17une organisation
01:04:18sur les déplacements
01:04:19maintes fois éprouvée
01:04:21moi je me rappelle
01:04:21la Libye
01:04:22le Mali
01:04:23et puis des tas d'autres pays
01:04:24on a cité
01:04:25notre président
01:04:25qui va en Ukraine
01:04:26c'était pas évident
01:04:27loin d'être évident
01:04:28bon tout ça
01:04:29ça veut dire
01:04:29on peut imaginer
01:04:30qu'il y a des accords sécuritaires
01:04:31qui se discutent en ce moment
01:04:32avec des formations
01:04:34de forces spéciales syriennes
01:04:35effectuées par des forces spéciales françaises
01:04:38probablement
01:04:38et puis on a une direction
01:04:40de la coopération
01:04:41et de la sécurité
01:04:42qui est là
01:04:43qui a un savoir-faire indéniable
01:04:44bon je veux dire
01:04:45il y a
01:04:46de notre pays
01:04:47on n'est pas les seuls
01:04:47mais il y a un véritable savoir-faire
01:04:48de l'autre côté
01:04:49on est effectivement
01:04:51une organisation de sécurité
01:04:53dont on ne connaît pas
01:04:54ni le volume
01:04:56ni la formation
01:04:57et on voit bien quand même
01:04:59qu'il n'y a que quelques balbutiements
01:05:00pour ne pas dire plus
01:05:01donc ça c'est un vrai sujet
01:05:02maintenant
01:05:03je n'ose pas imaginer
01:05:05comme vous l'avez dit aussi
01:05:06il y a eu
01:05:07des précurseurs
01:05:08qui se sont rendus sur place
01:05:10dès que l'autorité politique
01:05:11a décidé
01:05:11de ce déplacement
01:05:13des réunions
01:05:13vous l'avez souligné
01:05:15là aussi
01:05:15il y a plusieurs ministres
01:05:16ça veut dire
01:05:17qu'il y a une coordination
01:05:18opérationnelle
01:05:19entre les différents
01:05:20les différents services de sécurité
01:05:22des personnalités
01:05:23tout ça
01:05:23moi ce à quoi je pense
01:05:25c'est quand le président français
01:05:28va quitter les lieux
01:05:29sur le cheminement
01:05:30et le convoi
01:05:32effectivement
01:05:32véhicules blindés
01:05:33et tout
01:05:33mais ça nécessite aussi
01:05:35un gros travail
01:05:36on va poser la question
01:05:37à Anthony Lebeau
01:05:38parce qu'il est sur place
01:05:39justement au coeur
01:05:40de ce palais présidentiel
01:05:41Anthony
01:05:41sur la suite
01:05:42de cette visite
01:05:44est-ce que vous sentez
01:05:45que les choses
01:05:46sont en train
01:05:47un petit peu de flotter
01:05:48que le planning
01:05:50l'itinéraire
01:05:51peut-être
01:05:52peuvent être
01:05:52peuvent être modifiés
01:05:55alors le programme
01:05:56pour l'instant
01:05:56ne change pas
01:05:57l'Elysée
01:05:58nous réaffirme
01:05:59que le programme
01:06:00se poursuit
01:06:01d'ailleurs
01:06:01l'entretien bilatéral
01:06:03entre le président français
01:06:05et le président syrien
01:06:06est sur le point
01:06:06de se terminer
01:06:07puisque
01:06:09je le rappelle
01:06:10toujours au sein
01:06:10du palais présidentiel
01:06:12et dans la salle
01:06:12à côté que j'ai devant moi
01:06:14il y a la salle
01:06:15du forum économique
01:06:17qui va bientôt commencer
01:06:19et tous les membres
01:06:22de la délégation
01:06:22sont déjà installés
01:06:23il ne manque plus
01:06:24que les deux présidents
01:06:26le programme se poursuit
01:06:27pour ce qui est
01:06:27de l'itinéraire
01:06:28je pense que ça relève
01:06:29de questions
01:06:30de sécurité
01:06:31et j'imagine
01:06:32que la présidence
01:06:33de la république
01:06:34a évidemment pris en compte
01:06:35ce genre de crainte
01:06:37et a pris ses dispositions
01:06:39en tout cas
01:06:39pour assurer
01:06:41la sécurité
01:06:41de ce déplacement
01:06:43jusqu'au bout
01:06:43puisqu'Emmanuel Macron
01:06:44à l'issue
01:06:44de cette visite
01:06:45en Syrie
01:06:46à l'issue
01:06:46de cette conférence
01:06:47de presse conjointe
01:06:48qui est toujours prévue
01:06:48entre le président français
01:06:50et le président syrien
01:06:51doit se rendre
01:06:52à Ankara
01:06:53en Turquie
01:06:54pour participer
01:06:55au sommet de l'OTAN
01:06:57donc nous sommes toujours ici
01:06:59au sein du palais présidentiel
01:07:00syrien
01:07:01les membres de la délégation
01:07:03sont pour l'instant
01:07:04je vous le disais
01:07:04désormais installés
01:07:05dans une grande grande salle
01:07:06pour tenir
01:07:08ce forum économique
01:07:10avec ce titre
01:07:10qui est inscrit
01:07:11sur les écrans
01:07:12vers une coopération durable
01:07:14puisque c'est l'enjeu
01:07:15aussi de ce déplacement
01:07:16en tout cas
01:07:16l'Elysée veut placer
01:07:17cette visite
01:07:18aussi sous l'angle économique
01:07:19de la coopération économique
01:07:21le président syrien
01:07:22Ahmed Al-Shara
01:07:23hier au micro
01:07:24d'Igor Saïri
01:07:24sur BFM TV
01:07:25s'était d'ailleurs félicité
01:07:26d'énormes
01:07:28je cite
01:07:28opportunités
01:07:29d'investissement
01:07:30il a dit que la France
01:07:31allait participer
01:07:31notamment
01:07:32dans la reconstruction
01:07:33de ce pays
01:07:34abîmé et dévasté
01:07:35par plus de 10 ans
01:07:36de guerre
01:07:37dans le domaine
01:07:38de l'industrie
01:07:39dans le domaine
01:07:40de l'agriculture
01:07:42également
01:07:42donc il y a
01:07:43un gros volet
01:07:44économique
01:07:45et évidemment
01:07:46qu'Emmanuel Macron
01:07:47ne voulait surtout pas
01:07:48faire l'impasse
01:07:49sur cet angle économique
01:07:51sur cet angle
01:07:52de la coopération
01:07:53commerciale et économique
01:07:54et cette relation
01:07:55partenariale
01:07:56entre la France
01:07:57et la Syrie
01:07:58ce forum
01:07:59va commencer
01:08:00dans les toutes prochaines minutes
01:08:02il faut juste
01:08:02attendre la fin
01:08:03de cet entretien bilatéral
01:08:04entre Emmanuel Macron
01:08:05et Ahmed Al-Shara
01:08:06qui est toujours en cours
01:08:06ici au sein du palais présidentiel
01:08:08et je vous le rappelle
01:08:09le président
01:08:10n'a pas entendu
01:08:11ces explosions
01:08:13tout comme nous
01:08:14journalistes
01:08:14puisque nous étions là
01:08:15avant lui
01:08:16avant son arrivée
01:08:17et ces deux explosions
01:08:18je le rappelle
01:08:19se sont produites
01:08:20à proximité
01:08:22de l'hôtel
01:08:22où le président
01:08:23et la délégation française
01:08:25avaient passé
01:08:26la nuit dernière
01:08:26Anthony Lebo
01:08:28au cœur
01:08:28de cette visite
01:08:29d'Emmanuel Macron
01:08:30en Syrie
01:08:32avec donc
01:08:32ces deux explosions
01:08:33qui se sont produites
01:08:35c'est l'une des actualités
01:08:36très très fortes
01:08:37de cette journée
01:08:38il y en a beaucoup
01:08:39des actualités fortes
01:08:40ce matin
01:08:41puisqu'on attend
01:08:41vous le savez
01:08:42le jugement
01:08:43pour Marine Le Pen
01:08:44tout à l'heure
01:08:44il y a également
01:08:45les incendies
01:08:45qui sont toujours en cours
01:08:46et puis
01:08:47actualités fortes
01:08:48également du côté
01:08:48de l'Ukraine
01:08:49parce que
01:08:50vous vous souvenez
01:08:51de ce visage
01:08:52c'est la suspecte
01:08:54qui avait été identifiée
01:08:55pour l'explosion
01:08:57qui s'est déroulée
01:08:57à Monaco
01:08:58et qui a visé
01:08:59un oligarque
01:09:01anciennement ukrainien
01:09:02et bien
01:09:02cette femme
01:09:03a été retrouvée
01:09:05ou plutôt
01:09:05son corps
01:09:05a été retrouvé
01:09:06puisqu'elle a été retrouvée
01:09:08morte du côté de Kiev
01:09:09ce sont les médias ukrainiens
01:09:10qui nous l'ont appris
01:09:11il y a quelques minutes
01:09:12Cyril Amorski
01:09:12vous êtes à Kiev
01:09:14donnez-nous
01:09:15s'il vous plaît
01:09:15les dernières informations
01:09:17dont vous disposez
01:09:18à propos de ce rebondissement
01:09:21spectaculaire
01:09:21dans cette affaire
01:09:23effectivement
01:09:23l'information a été publiée
01:09:25par Ukraïnska Pravda
01:09:25pour l'instant
01:09:26il n'y a aucune confirmation
01:09:27officielle
01:09:28de la part du gouvernement
01:09:28ou des instances ukrainiennes
01:09:30donc on doit rester au conditionnel
01:09:31le corps d'Anastasia Berezovska
01:09:33la principale suspecte
01:09:34de cette attaque à Monaco
01:09:36une salle de 34 ans
01:09:37d'origine ukrainienne
01:09:38aurait été retrouvée hier
01:09:39à 11h du soir
01:09:40près de Kiev
01:09:41on ne sait pas exactement
01:09:42quelles sont les circonstances
01:09:43de sa mort
01:09:44une fois de plus
01:09:44il n'y a absolument aucun
01:09:45commentaire officiel
01:09:46à ce stade
01:09:47à ce sujet
01:09:48selon Ukraïnska Pravda
01:09:49cette femme aurait été en Ukraine
01:09:51la dernière fois
01:09:52avant son retour en Ukraine
01:09:53le 1er juillet 2026
01:09:54en mars 2025
01:09:56on ne sait pas
01:09:57une fois de plus
01:09:57s'il s'agit d'un événement
01:09:59enfin d'une attaque coordonnée
01:10:01par les instances ukrainiennes
01:10:04ou bien s'il s'agit
01:10:04d'une attaque coordonnée
01:10:06par un businessman ukrainien
01:10:07qui aurait voulu se venger
01:10:08ce qu'on sait en revanche
01:10:10c'est qu'apparemment
01:10:11son corps aurait été retrouvé
01:10:13hier à Kiev
01:10:14cela signifie
01:10:15qu'après l'attaque
01:10:15moins de 24 heures
01:10:17après l'attaque
01:10:18organisée à Monaco
01:10:19elle a pu revenir
01:10:20sur le territoire ukrainien
01:10:21et selon la même source
01:10:23de Ukraïnska Pravda
01:10:24deux personnes
01:10:25auraient été interpellées
01:10:26par les autorités ukrainiennes
01:10:27il s'agit d'une source policière
01:10:29et il s'agit également
01:10:30d'une personne
01:10:31qui travaillerait
01:10:32dans le renseignement ukrainien
01:10:33à ce stade
01:10:34une fois plus
01:10:35nous ne savons pas
01:10:35exactement ce qui était passé
01:10:36il faut effectivement
01:10:38rester prudent
01:10:38vous avez raison Cyril
01:10:39merci beaucoup
01:10:40Mélanie Vécure
01:10:40vous nous avez rejoint
01:10:41pour nous rappeler
01:10:42cette affaire
01:10:43qui s'est donc éroulée
01:10:44la semaine dernière
01:10:45et avec un mystère
01:10:47qui s'épaissit
01:10:47encore un petit peu plus
01:10:48de plus en plus
01:10:49on est lundi 29 juin
01:10:51il est 21h
01:10:51et un couple
01:10:52qui est composé
01:10:53d'un homme
01:10:54d'un oligarque ukrainien
01:10:55accompagné de sa compagne
01:10:58et bien
01:10:58sortent du restaurant
01:10:59ils sont accompagnés
01:11:00également de leur
01:11:01enfant de 13 ans
01:11:02d'un adolescent de 13 ans
01:11:03arrivés devant chez eux
01:11:05ils vont être blessés
01:11:06par une déflagration
01:11:08la femme va perdre
01:11:09l'usage de ses deux jambes
01:11:12l'homme est dans un premier temps
01:11:13en urgence absolue
01:11:14mais il est très vite
01:11:17hors de danger
01:11:18une personne
01:11:19moins de 48 heures
01:11:20après ces événements
01:11:21est identifiée
01:11:22les enquêteurs
01:11:23pensent qu'il s'agit
01:11:24d'un homme
01:11:25on le voit
01:11:25très distinctement
01:11:27sur les caméras
01:11:28de vidéosurveillance
01:11:29de la ville
01:11:29qui porte un chapeau
01:11:31et un pantalon noir
01:11:33et les enquêteurs
01:11:34ce qu'ils vont faire
01:11:35c'est qu'ils vont remonter
01:11:36les jours précédents
01:11:37grâce aux 1200 caméras
01:11:38de vidéosurveillance
01:11:39de la ville de Monaco
01:11:40et ils vont voir
01:11:41que cette personne
01:11:42a effectué
01:11:43les jours précédents
01:11:44des repérages
01:11:45devant l'immeuble
01:11:47notamment
01:11:47où séjournait
01:11:49le couple
01:11:50et surtout
01:11:50ils s'aperçoivent
01:11:51que cette personne
01:11:52n'est pas un homme
01:11:53mais il s'agit d'une femme
01:11:54elle a 39 ans
01:11:55elle s'appelle
01:11:57Anastasia Berikovskaya
01:11:58elle est d'origine
01:11:59ukrainienne
01:12:00et elle vit
01:12:01en Allemagne
01:12:02une notice rouge
01:12:04Interpol
01:12:04est émise
01:12:05ça veut dire que
01:12:06toutes les polices du monde
01:12:07sont à sa recherche
01:12:08pour tentative d'assassinat
01:12:10son parcours
01:12:11va être retracé
01:12:12par les enquêteurs
01:12:13elle est partie
01:12:14de Monaco
01:12:15pour passer en Italie
01:12:17et arriver en Allemagne
01:12:19où elle est domiciliée
01:12:21et c'est là
01:12:21que sa trace est perdue
01:12:23alors deux pistes
01:12:24sont évoquées
01:12:25on le rappelle
01:12:25le procureur général
01:12:27de Monaco
01:12:28avait évoqué
01:12:29ces deux pistes
01:12:29la première piste
01:12:30c'est l'ingérence étrangère
01:12:31la seconde
01:12:32la criminalité organisée
01:12:34on sait également
01:12:35qu'elle n'a pas agi seule
01:12:37ce que l'on pensait
01:12:37dans un premier temps
01:12:38on pensait
01:12:39qu'elle était toute seule
01:12:40or le procureur général
01:12:42a annoncé
01:12:43lors de cette conférence
01:12:43de presse
01:12:44qu'elle disposait
01:12:45de complices
01:12:46qui étaient recherchés
01:12:47sa maison en Allemagne
01:12:49a été notamment
01:12:50perquisitionnée
01:12:51et la dernière trace
01:12:53visuelle
01:12:54de cette femme
01:12:55donc se situe
01:12:56en Allemagne
01:12:58avant d'avoir
01:12:59ces informations
01:12:59qui émanent
01:13:01de Kiev
01:13:01qui émanent
01:13:02des médias ukrainiens
01:13:04nous avons sollicité
01:13:05les autorités
01:13:05monégasques
01:13:06qui pour le moment
01:13:07ne sont pas informés
01:13:08de tout cela
01:13:09affaire nébuleuse
01:13:12mystérieuse
01:13:12sur laquelle on connaîtra
01:13:13peut-être
01:13:14un jour la vérité
01:13:15c'est l'un des nombreux
01:13:17faits d'actualité
01:13:18de cette journée
01:13:19puisqu'il y a aussi
01:13:20on vous le rappelle
01:13:21cette explosion
01:13:23double explosion
01:13:23qui s'est déroulée
01:13:24à Damas
01:13:25en marche de la visite
01:13:26du président Macron
01:13:27qui se trouve actuellement
01:13:28en discussion
01:13:29au palais présidentiel
01:13:31syrien
01:13:31avec son homologue
01:13:33explosion
01:13:33qui a fait une petite
01:13:34vingtaine de blessés
01:13:35qui n'a pas été
01:13:36entendue par le président
01:13:37nous retournerons
01:13:37évidemment à Damas
01:13:38parce que notre envoyé
01:13:39spécial s'y trouve
01:13:40également dans
01:13:40quelques instants
01:13:41et puis
01:13:43l'heure du jugement
01:13:45se rapproche
01:13:45pour Marine Le Pen
01:13:46ce sera dans
01:13:47quelques heures
01:13:47maintenant
01:13:48la tension est en train
01:13:50de monter
01:13:50du côté de palais
01:13:51de justice
01:13:52où se trouvent
01:13:53nos équipes
01:13:54on les retrouvera
01:13:55également du côté
01:13:55du RN
01:13:56et de l'Assemblée nationale
01:13:57à tout de suite
01:13:57c'est l'information
01:13:59principale de cette matinée
01:14:00deux explosions
01:14:01à Damas
01:14:02où se trouve
01:14:03le président
01:14:04Emmanuel Macron
01:14:05il est en sécurité
01:14:07il n'a pas entendu
01:14:08les explosions
01:14:08mais elles ont eu lieu
01:14:09à quelques centaines
01:14:10de mètres
01:14:10de l'hôtel
01:14:11où il a passé la nuit
01:14:13alors au moment
01:14:14où les explosions ont retentit
01:14:15on précise
01:14:16qu'il était déjà parti
01:14:17vous voyez ici
01:14:18le site
01:14:19où a eu lieu
01:14:19l'une de ces deux explosions
01:14:21c'est une image
01:14:22en direct
01:14:23et vous allez voir
01:14:25l'image
01:14:26de l'explosion
01:14:27l'une des deux explosions
01:14:28qui a été captée
01:14:29par un téléphone portail
01:14:30vous regardez
01:14:53voilà donc
01:14:54deux images
01:14:55deux sites
01:14:56le premier
01:14:56c'est une poubelle
01:14:57qui a explosé
01:14:59puis une voiture
01:14:59piégée
01:15:00qui explose également
01:15:01deux engins rudimentaires
01:15:02et il y a une petite
01:15:03vingtaine de blessés
01:15:04selon un premier bilan
01:15:05donné par les autorités
01:15:06syriennes
01:15:07Anthony Lobot
01:15:08suit cette visite
01:15:09du président Macron
01:15:10il est à l'intérieur
01:15:11du palais présidentiel
01:15:13où se trouve également
01:15:14en ce moment
01:15:14Emmanuel Macron
01:15:15on retrouve Anthony
01:15:16je suis actuellement
01:15:17dans l'enceinte
01:15:18du palais présidentiel
01:15:19syrien à Damas
01:15:20regardez derrière moi
01:15:21les deux drapeaux
01:15:22de la Syrie
01:15:23de la France
01:15:23quelques membres aussi
01:15:24de la délégation française
01:15:26de la délégation syrienne
01:15:27évidemment les équipes
01:15:27de sécurité
01:15:28de la présidence
01:15:29syrienne
01:15:30le président de la république
01:15:31Emmanuel Macron
01:15:31s'entretient en ce moment même
01:15:33avec le président syrien
01:15:34Ahmed Al-Chara
01:15:35le programme se poursuit
01:15:37nous dit l'Elysée
01:15:39c'est ce qu'a fait savoir
01:15:39l'Elysée à la presse
01:15:41le président est en sécurité
01:15:43il est ici
01:15:44au palais présidentiel
01:15:45il n'a vraisemblablement
01:15:46pas entendu
01:15:46c'est au moins
01:15:48deux explosions
01:15:48qui ont retenti
01:15:49à proximité de l'hôtel
01:15:50où il résidait
01:15:51où il résidait
01:15:51mais aussi avec
01:15:52les membres
01:15:53de sa délégation
01:15:54nous-mêmes aussi
01:15:55journalistes
01:15:55étions dans cet hôtel
01:15:57pour passer la nuit
01:15:58mais selon des membres
01:15:59de la délégation
01:15:59qui l'accompagnaient
01:16:00à ce moment-là
01:16:01les membres de la délégation
01:16:03n'ont pas vu
01:16:03ni de fumée
01:16:04n'ont pas entendu
01:16:05d'explosion
01:16:07retentir à proximité
01:16:08de l'hôtel
01:16:08vraisemblablement
01:16:09que ces explosions
01:16:09se sont produites
01:16:10après le départ
01:16:11du cortège présidentiel
01:16:12qui emmenait Emmanuel Macron
01:16:14ici au palais présidentiel
01:16:15syrien
01:16:16pour rencontrer
01:16:17Ahmed Al-Chara
01:16:18ce déplacement
01:16:19se déroule évidemment
01:16:20dans un contexte sécuritaire
01:16:21extrêmement tendu
01:16:22incertain
01:16:23aussi je rappelle
01:16:23que le déplacement
01:16:25du président de la république
01:16:26ici en Syrie
01:16:26n'a été confirmé
01:16:27par l'Elysée
01:16:27qu'au moment
01:16:28de l'atterrissage
01:16:29de l'avion présidentiel
01:16:30à bord duquel
01:16:31se trouvait
01:16:32Emmanuel Macron
01:16:33c'était une crainte
01:16:34des autorités syriennes
01:16:35c'était aussi une crainte
01:16:36mais prise en compte
01:16:37par les autorités françaises
01:16:39qui ont finalement
01:16:41confirmé
01:16:42ce déplacement
01:16:43du président de la république
01:16:44le programme se poursuit donc
01:16:46à l'issue de cet entretien bilatéral
01:16:47doit se tenir
01:16:48un forum économique
01:16:49en présence des deux présidents
01:16:50ensuite
01:16:51il y aura une signature
01:16:52d'accord
01:16:53de partenariat
01:16:54puisque Emmanuel Macron
01:16:55emmène aussi dans ses bagages
01:16:56des chefs d'entreprise
01:16:57et des investisseurs français
01:16:59pour relancer
01:17:00les partenariats
01:17:00franco-syriens
01:17:01et puis ensuite
01:17:02il y aura
01:17:03à la toute fin
01:17:04de ce déplacement
01:17:04une conférence de presse
01:17:06conjointe
01:17:06avec le président
01:17:07de la république
01:17:08Emmanuel Macron
01:17:08avec le président syrien
01:17:10Ahmed Al-Chara
01:17:11Emmanuel Macron doit ensuite
01:17:12s'envoler
01:17:13pour la Turquie
01:17:15à Ankara
01:17:15où se déroule
01:17:15le sommet de l'OTAN
01:17:16et on voit bien
01:17:17grâce à vous Anthony
01:17:18cette volonté
01:17:19de poursuivre
01:17:20le programme
01:17:21exactement comme
01:17:22il était prévu
01:17:23quelles sont les dernières infos
01:17:24Patrick Sos
01:17:25qui arrivent de Syrie
01:17:27sur cette double explosion
01:17:27alors vous voyez
01:17:28les images en direct
01:17:29on n'est plus sur une opération
01:17:31de déminage
01:17:32mais plutôt sur une sécurisation
01:17:33d'un convoi
01:17:35il y a plusieurs voitures
01:17:35et ce que nous disent
01:17:36les médias locaux
01:17:37c'est que le ministre
01:17:38de l'intérieur syrien
01:17:39est sur place
01:17:40en train de constater
01:17:42les dégâts
01:17:43mais aussi de voir
01:17:43un petit peu
01:17:44ce qui s'est passé
01:17:45et c'est donc pour ça
01:17:45que vous n'avez pas
01:17:46des voitures
01:17:47je dirais
01:17:48des camions de déminage
01:17:49comme on peut le voir
01:17:50dans d'autres pays
01:17:51notamment en France
01:17:52mais bien
01:17:52des voitures
01:17:53sans doute blindées
01:17:54mais pour des officiels
01:17:55le ministre est sur place
01:17:56et le ministère
01:17:57a très vite communiqué
01:17:59sur le bilan
01:18:00mais aussi
01:18:01sur le fait
01:18:02que tout ça
01:18:02s'est passé
01:18:03en dehors
01:18:04du périmètre de sécurité
01:18:05qui avait été décidé
01:18:07que tout ça
01:18:08s'est passé
01:18:08lors d'une opération
01:18:09de désamorçage
01:18:11donc ce qu'on comprend
01:18:12c'est que
01:18:13les engins explosifs
01:18:15avaient été vus
01:18:16identifiés
01:18:17et alors
01:18:17qu'on s'apprêtait
01:18:18à désamorcer
01:18:19ces engins
01:18:19et bien
01:18:20quelqu'un
01:18:21sans doute
01:18:21les a fait exploser
01:18:22enfin
01:18:22vraiment
01:18:23j'extrapole
01:18:24sans doute
01:18:24est-ce qu'il y avait
01:18:25quelque chose
01:18:25de réglé
01:18:26pour telle heure
01:18:26ou est-ce que
01:18:27quelqu'un
01:18:27voyant que
01:18:28les policiers
01:18:29arrivaient sur place
01:18:29pour désamorcer
01:18:30et bien
01:18:30a appuyé sur le bouton
01:18:31pour être un peu
01:18:32un peu caricatural
01:18:34c'est une possibilité
01:18:35mais vraiment
01:18:35la symbolique
01:18:36tant syrienne
01:18:37que française
01:18:38est de montrer
01:18:38que tout se poursuit
01:18:40dans d'autres circonstances
01:18:41et peut-être
01:18:42avec d'autres chefs d'État
01:18:43et de gouvernement
01:18:43et bien
01:18:44il y aurait eu
01:18:45par mesure de sécurité
01:18:46au ce modo
01:18:47l'arrêt total
01:18:48de la visite d'État
01:18:49et on part très très vite
01:18:50vers l'aéroport
01:18:51et là
01:18:51on a voulu montrer
01:18:52notamment du côté de l'Elysée
01:18:54c'est ce que nous disait
01:18:54Marie Chantret
01:18:55il y a quelques minutes
01:18:55les Français disent
01:18:56non non
01:18:56on poursuit
01:18:58vraiment cette visite
01:18:59jusqu'au bout
01:18:59on voit que sur ce plan
01:19:00Guillaume Darret
01:19:01tant du côté syrien
01:19:02que du côté français
01:19:03on veut afficher
01:19:04une visite
01:19:06qui se passe sous contrôle
01:19:06Oui
01:19:07une volonté d'affirmer
01:19:07que des deux côtés
01:19:08la visite se poursuit
01:19:09qu'évidemment
01:19:10le président français
01:19:11va poursuivre cette visite
01:19:12qu'il n'est pas en danger
01:19:13il nous était indiqué
01:19:14un peu plus tôt
01:19:15qu'il était sain et sauf
01:19:15même une volonté
01:19:17effectivement
01:19:17de mettre en avant
01:19:17que la zone
01:19:19dans laquelle il se trouvait
01:19:20n'a pas été touché
01:19:21du tout
01:19:22en tout cas
01:19:22à proximité immédiate
01:19:24du président de la République
01:19:26et une volonté
01:19:26d'afficher
01:19:26que ce déplacement
01:19:27se passe bien
01:19:28comme on le disait
01:19:29ce type de déplacement
01:19:30Anthony le disait
01:19:30est confirmé très tard
01:19:32Là c'était au moment même
01:19:33où l'avion du président
01:19:34de la République
01:19:34a touché le sol de la Syrie
01:19:36je vous disais
01:19:37qu'il y a quelques années
01:19:38quand des présidents
01:19:38se rendaient par exemple
01:19:39en Afghanistan
01:19:40où des troupes françaises
01:19:40étaient présentes
01:19:41souvent les journalistes
01:19:42nous étions convoqués
01:19:43au milieu de la nuit
01:19:43à l'Elysée
01:19:44sans forcément d'ailleurs
01:19:45connaître la destination
01:19:45c'était parfois
01:19:46au moment même
01:19:46où nous montions dans l'avion
01:19:47qu'on nous disait
01:19:48on va en Afghanistan
01:19:49là aussi
01:19:50pour des conditions
01:19:51de sécurité extrêmes
01:19:52avec des équipes
01:19:53que ce soit journaliste
01:19:54délégation
01:19:54ou présidence de la République
01:19:55extrêmement réduites
01:19:56et dans le secret
01:19:57le plus absolu
01:19:58il y a Frédéric Coréal
01:20:00vous qui avez l'expérience
01:20:01et l'habitude
01:20:02de ce genre de visiter
01:20:03et de déplacement
01:20:04il y a ce qu'on affiche
01:20:05sur le plan politique
01:20:06sur le plan diplomatique
01:20:07tout va aussi bien que possible
01:20:08et puis il y a
01:20:09les services de sécurité
01:20:10derrière qui en réalité
01:20:11sont en train de s'affairer
01:20:12on peut l'imaginer
01:20:13depuis cette double explosion
01:20:14qu'est-ce qui a changé
01:20:15dans l'organisation sécuritaire
01:20:16en coulisses
01:20:17ce qu'on ne voit pas forcément
01:20:18pas de précipitation
01:20:19parce que le temps
01:20:21joue
01:20:22pour les services de sécurité
01:20:23dans la préparation
01:20:24du départ du président
01:20:26à savoir là effectivement
01:20:27le rejalonnement
01:20:28total des itinéraires
01:20:30c'est-à-dire qu'on
01:20:31va prendre selon vous
01:20:32une autre route
01:20:33que la route prévue
01:20:33pas automatiquement
01:20:34mais on va renforcer
01:20:37redéployer
01:20:37les effectifs
01:20:38le rejalonnement
01:20:38la présence
01:20:39du ministre intérieur
01:20:40qui a été souligné
01:20:41est révélatrice du fait
01:20:42que les autorités
01:20:44veulent impérativement
01:20:45que ça se passe
01:20:45dans d'excellentes conditions
01:20:47donc là
01:20:48en étroite coordination
01:20:49avec les propres services
01:20:51de sécurité français
01:20:52il va être procédé
01:20:53probablement
01:20:54une autre cartographie
01:20:55peut-être
01:20:55à un jalonnement
01:20:57d'une autre nature
01:20:58un renforcement probable
01:20:59des mesures de sécurité
01:21:01avant l'arrivée
01:21:02sur l'aéroport
01:21:03donc tout ça
01:21:05tout ça plaide
01:21:06dans le temps
01:21:07qu'il faut prendre
01:21:08et dans l'image politique
01:21:10qu'il veut donner
01:21:11le président
01:21:11de prendre le temps
01:21:12qu'il faut
01:21:13et de rester sur l'objectif
01:21:14de cette visite
01:21:16la sécurité
01:21:17accompagne
01:21:17l'objectif
01:21:18pas plus
01:21:18donc il est intéressant
01:21:19que ça se passe
01:21:20dans ces conditions
01:21:21la présence
01:21:21du ministre
01:21:22de l'intérieur
01:21:23dit à quel point
01:21:24il y a un attachement
01:21:26à ce que cela
01:21:26se passe bien
01:21:27pour le départ
01:21:28du président
01:21:29le côté sécuritaire
01:21:31de cette visite
01:21:32il est évidemment
01:21:33très très important
01:21:33Igor Saheri
01:21:35a rencontré hier
01:21:36le président syrien
01:21:37quelques heures
01:21:38donc avant cette visite
01:21:38dans ce même palais présidentiel
01:21:40où se trouvait
01:21:40Anthony Le Boss
01:21:41et la question sécuritaire
01:21:42a évidemment été abordée
01:21:43écoutez la réponse
01:21:44du président syrien
01:21:47nous partageons
01:21:49des objectifs communs
01:21:50sécuritaires
01:21:51avec la France
01:21:52actés
01:21:53avec cette visite
01:21:56grâce à notre relation
01:21:58partagée
01:21:59depuis l'année dernière
01:22:00avec la France
01:22:02nous sommes en phase
01:22:03d'exécution
01:22:04des différentes étapes
01:22:07ce qui explique
01:22:09la visite
01:22:09du président Macron
01:22:12et les accords
01:22:13que nous conclurons
01:22:14à cette occasion
01:22:19et les enjeux sécuritaires
01:22:20Patrick Sauss
01:22:21ça veut dire
01:22:21en premier lieu
01:22:23la lutte contre le terrorisme
01:22:25exprimée d'ailleurs
01:22:25de la part de quelqu'un
01:22:26qui est un ancien djihadiste
01:22:27on le dit en passant
01:22:28oui mais le terrorisme
01:22:29à la fois local
01:22:30et international
01:22:31parce que là
01:22:32on parle d'une zone
01:22:33où évolue encore
01:22:34oui encore
01:22:35l'état islamique
01:22:36et on connaît
01:22:36bien évidemment
01:22:37on a payé pour le voir
01:22:38ses capacités
01:22:39de projection
01:22:40certes un petit peu
01:22:42j'irais
01:22:43endiguées
01:22:44depuis quelques années
01:22:45notamment
01:22:46par les services
01:22:47de renseignement occidentaux
01:22:48mais aussi par la présence
01:22:49de fonds spéciales
01:22:50et puis on n'en parle pas
01:22:51tous les jours
01:22:51mais vous entendez
01:22:52de temps en temps
01:22:54le fait qu'on a bombardé
01:22:56un site de Daesh
01:22:57en Irak ou en Syrie
01:22:58soit par les français
01:23:00soit par les américains
01:23:01mais donc évidemment
01:23:02que la visite
01:23:03d'Emmanuel Macron
01:23:04porte aussi là-dessus
01:23:05nous ne voulons pas
01:23:06pour notre propre sécurité
01:23:08avoir une projection
01:23:09du terrorisme
01:23:10mais c'est certain
01:23:11que le terrorisme
01:23:12touche d'abord
01:23:13la Syrie
01:23:14sur son propre sol
01:23:14avec un certain nombre
01:23:16d'éléments
01:23:16qui veulent encore une fois
01:23:19éviter qu'on arrive
01:23:20dans cette phase
01:23:20de transition
01:23:21jusqu'au bout
01:23:22et garder une atmosphère
01:23:23de chaos
01:23:23et pendant qu'Emmanuel Macron
01:23:25se trouve en Syrie
01:23:27sur des sujets internationaux
01:23:28il surveille évidemment
01:23:29aussi d'un oeil
01:23:31malgré tout ce qui se passe
01:23:32autour de lui
01:23:33en ce moment même
01:23:34la situation politique française
01:23:35parce que vous savez
01:23:36qu'un rendez-vous
01:23:36très important
01:23:38est attendu
01:23:38pour cet après-midi
01:23:39ce rendez-vous
01:23:40vous allez le vivre
01:23:41évidemment en direct
01:23:41et en intégralité
01:23:42sur BFM TV
01:23:43c'est la lecture du jugement
01:23:44pour Marine Le Pen
01:23:45de ce jugement
01:23:47dépend son éventuelle
01:23:48candidature
01:23:49à la présidence
01:23:51de la République
01:23:52et on va aller
01:23:53au palais de justice
01:23:53pour retrouver
01:23:55nos envoyés spéciaux
01:23:56Sophie Dupont
01:23:57Vincent Vantiguem
01:23:58vous êtes déjà sur place
01:23:59avec une pression
01:24:02qui est en train
01:24:03de monter
01:24:04Vincent
01:24:05dites-nous
01:24:05pour commencer
01:24:07ce qui est prévu
01:24:08pour les minutes
01:24:09maintenant qui viennent
01:24:12bien vous l'avez dit
01:24:14la pression
01:24:14elle commence à monter
01:24:15ici on voit
01:24:16de plus en plus
01:24:16de journalistes
01:24:17afflués
01:24:18devant cette cour d'appel
01:24:19où la décision
01:24:20doit commencer
01:24:20à être rendue
01:24:21à 13h30
01:24:22Marine Le Pen
01:24:23devrait arriver
01:24:24environ une grosse
01:24:24demi-heure
01:24:25à l'avance
01:24:26c'est ici
01:24:26dans cette salle
01:24:27d'audience
01:24:27qui se trouve là
01:24:28juste derrière moi
01:24:29qu'elle a passé
01:24:30tout ce procès
01:24:31au mois de janvier
01:24:31février
01:24:325 semaines d'audience
01:24:33et c'est là aussi
01:24:34où elle a prêté
01:24:34son serment d'avocat
01:24:35à partir de 13h30
01:24:37la présidente
01:24:38de la cour d'appel
01:24:39Michèle Agive
01:24:39a commencé à lire
01:24:40les motivations
01:24:41de son arrêt
01:24:42on nous indique
01:24:43que ça devrait durer
01:24:44au moins 2h
01:24:45vraisemblablement
01:24:45plutôt 3 à 4h
01:24:47avec 2 questions essentielles
01:24:48Sophie 1
01:24:49est-ce que la culpabilité
01:24:50de Marine Le Pen
01:24:51va être retenue
01:24:51est-ce qu'elle va être
01:24:52déclarée coupable
01:24:53de détournement
01:24:53de fonds publics
01:24:54et dans ce cas là
01:24:55surtout
01:24:56à quelle peine
01:24:57va-t-elle être condamnée
01:24:59Sophie Dupont
01:25:00sur un plan plus politique
01:25:01on rappelle que
01:25:02Marine Le Pen
01:25:02sera présent
01:25:03quel est son programme
01:25:04pour cette journée
01:25:05à laquelle elle se prépare
01:25:06depuis de longues semaines
01:25:09oui Marine Le Pen
01:25:10elle n'était pas obligée
01:25:10de venir cet après-midi
01:25:12mais en effet
01:25:12elle a d'ores et déjà annoncé
01:25:13elle sera là
01:25:14arrivée
01:25:15Vincent l'a dit
01:25:15un peu avant 13h
01:25:16aux alentours de 12h50
01:25:17alors la question c'est
01:25:18est-ce qu'elle restera
01:25:19jusqu'à la fin
01:25:20cette fois
01:25:20parce qu'on se souvient
01:25:21qu'en première instance
01:25:22elle avait quitté
01:25:22la salle d'audience
01:25:23avant l'énoncé des peines
01:25:25elle aura autour d'elle
01:25:26une dizaine
01:25:27de membres du RN
01:25:28très proches
01:25:29qui sont autorisés
01:25:30à venir aujourd'hui
01:25:30assister à cette décision
01:25:32en revanche
01:25:33sa famille personnelle
01:25:34ne sera pas là
01:25:35vous ne verrez pas
01:25:35a priori
01:25:36ses soeurs
01:25:37et ses enfants
01:25:37notamment
01:25:38vous ne verrez pas non plus
01:25:39Jordan Bardella
01:25:40Jordan Bardella
01:25:40lui est au Parlement européen
01:25:42hier il est rentré
01:25:43en urgence
01:25:44hier soir de Strasbourg
01:25:45il va suivre tout cela
01:25:46à la télévision
01:25:47comme tous les français
01:25:48au siège du parti
01:25:49c'est comme ça
01:25:50qu'est-ce que vous voulez
01:25:50que je fasse
01:25:51confie-t-il en privé
01:25:52c'est un commun accord
01:25:53avec Marine Le Pen
01:25:54qui n'a pas souhaité
01:25:55qu'il se rende ici
01:25:56aujourd'hui
01:25:57Marine Le Pen
01:25:58qui va quand même
01:25:58retrouver Jordan Bardella
01:26:00à l'issue de la décision
01:26:02pour une réunion
01:26:02post-décision
01:26:03donc au siège du parti
01:26:04parce qu'Emmanuel Macron
01:26:05s'exprime depuis la Syrie
01:26:07à l'issue

Recommandations