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Du lundi au vendredi à 22h, Mickael Dorian revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #LeMeilleurdelInfo

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00:00:01Bonsoir à tous, très heureux de vous retrouver en direct sur CNews, le meilleur de l'info, nous sommes ensemble
00:00:05jusqu'à minuit.
00:00:07Nous évoquerons évidemment l'exécution, parce qu'il s'agit bien d'une forme d'exécution du jeune Louis qui
00:00:13a été lynché par cinq individus.
00:00:16Ça s'est passé à Narbonne, vous l'avez suivi avec Gauthier Lebrette notamment, vous entendrez les témoignages.
00:00:22Et puis on se posera une question qui est posée d'ores et déjà par les responsables politiques à droite.
00:00:27Faut-il emprisonner à vie les mineurs condamnés pour assassinat ?
00:00:32C'est une vraie question, tant la violence, l'ultra-violence des mineurs est de plus en plus répandue dans
00:00:37la société.
00:00:37Nous évoquerons également cette vague caniculaire qui n'en finit pas.
00:00:41Se dirige-t-on à Paris vers l'annulation du festival Solidays ?
00:00:44230 000 personnes attendues ce week-end sous 40 degrés.
00:00:49Les hôpitaux sont saturés à Paris, c'est ce que dit aujourd'hui le préfet de police.
00:00:53Je vous présente les invités qui vont m'accompagner durant cette heure et demie.
00:00:56J'ai le plaisir d'accueillir Judith Vintraube, Olivier Vial, Vincent Roy et Benjamin Camboulivre,
00:01:01porte-parole d'Alternative Police CFDT.
00:01:04Soyez les bienvenus, bienvenue à tous les quatre.
00:01:07Avant cela, avant de développer l'ensemble de ces thèmes, cette information,
00:01:12et on a envie de se pincer honnêtement.
00:01:14Quand on lit aujourd'hui l'information de nos confrères de RTL,
00:01:18quand on dit souvent sur ce plateau et dans cette émission qu'on marche sur la tête,
00:01:22une détenue, une détenue remise en liberté à deux reprises,
00:01:26deux reprises faute d'agent pénitentiaire pour l'amener au tribunal.
00:01:30Ça se passe à Bayonne.
00:01:31Regardez ce qui est dit.
00:01:32Elle devait être jugée lundi 22 juin en comparution immédiate pour vol et violences à Bayonne,
00:01:38mais rien ne s'est déroulé comme prévu.
00:01:41Cette détenue à la maison d'arrêt de Pau a bénéficié d'une libération immédiate,
00:01:46étant donné qu'aucun agent pénitentiaire n'était disponible pour l'escorter jusqu'au tribunal.
00:01:52Un problème qui n'est pas une première.
00:01:54Il s'agit de la deuxième fois en moins d'un mois que cette dame se retrouve libre
00:01:59après une impossibilité de l'amener devant la justice.
00:02:02Le 4 juin, elle est interpellée pour trafic de stupéfiants en récidive,
00:02:08placée en garde à vue puis en détention dans l'attente de son jugement en comparution immédiate.
00:02:13Mais le scénario se joue déjà à l'époque.
00:02:17Elle est remise en liberté.
00:02:19D'abord, j'ai pensé à vous, Benjamin Camboulivre, quand j'ai vu cette information,
00:02:22parce que la police fait son travail, elle arrête les criminels, elle arrête les délinquants.
00:02:28Là, on parle de vols avec violence, on parle de trafic de stupéfiants en récidive.
00:02:32Vous avez fait le travail, vous l'avez présenté à la justice,
00:02:35et faute de moyens, elle est relâchée avant de pouvoir être jugée.
00:02:39Alors elle sera jugée, mais ultérieurement.
00:02:41Là, elle est relâchée, elle est libre, elle est dans la nature,
00:02:44parce que personne, on n'a trouvé personne pour la conduire de la prison au tribunal pour être jugée.
00:02:49Ça doit vous rendre fou.
00:02:51Vous avez dit les mots, vous avez dit faute de moyens,
00:02:53mais vous avez remarqué qu'on n'a pas le droit de le dire.
00:02:54Dans la justice, il n'y a pas de problème de moyens, il n'y a pas de problème de
00:02:57budget.
00:02:58Apparemment, tout va bien.
00:02:59C'est ce que dit notamment le président de la République.
00:03:01On a bien compris que vos propos là sont ironiques.
00:03:04Exactement.
00:03:05Là, cette personne, elle est en détention provisoire pour quoi ?
00:03:07Pour vols avec violence.
00:03:08Elle a donc agressé un vigile après avoir volé quelque chose dans un supermarché.
00:03:13Si elle est mise en détention provisoire, ce n'est pas pour rien.
00:03:16C'est parce qu'il y a soit un risque de récidive,
00:03:18ou là, en l'espèce, manifestement pour elle, un risque de fuite, tout simplement.
00:03:21Donc on veut la garder sous main de justice,
00:03:22et c'est pour ça qu'on la colle en détention provisoire.
00:03:25Et par manque de moyens, qu'on le veut ou non,
00:03:27il n'y a pas le personnel pour gérer l'escorte de la prison, de la maison d'arrêt, jusqu
00:03:32'au tribunal.
00:03:33Il faut savoir que jusqu'à il n'y a pas si longtemps, 2-3 ans,
00:03:35c'était la police nationale qui en assurait beaucoup de ses escortes.
00:03:37Maintenant, c'est la justice qui gère ça.
00:03:39Et c'est cohérent.
00:03:40On part de la prison pour aller au tribunal, que c'est une mission de justice.
00:03:45Il n'y a rien de choquant, sauf qu'ils n'ont pas le personnel pour le faire.
00:03:47Donc, puisqu'ils n'ont pas le personnel, on en arrive à ce type d'aberration.
00:03:50Et vous le notiez, mais c'est vrai.
00:03:51Techniquement, dans son cas, ça ne change pas grand-chose.
00:03:54Ça ne veut pas dire qu'elle ne sera pas condamnée.
00:03:55Ça veut dire qu'elle ne va pas passer en comparution immédiate,
00:03:57comme c'était initialement prévu, qu'elle va être convoquée plus tard.
00:04:00Néanmoins, si elle était au détention préviseur, comme je le disais pour ouvrir mon propos,
00:04:04ce n'était pas pour rien.
00:04:05C'est parce qu'en gros, on a peur qu'elle se carapate avant son procès.
00:04:07Là, ce risque, il existait hier, il existe encore aujourd'hui.
00:04:10Donc, on n'a absolument aucune certitude qu'elle se présente le jour de son jugement.
00:04:13On va accueillir dans notre conversation Christine Nicolas.
00:04:15Bonjour.
00:04:16Vous êtes secrétaire générale nationale du syndicat SPS.
00:04:20C'est un syndicat d'agents de la pénitentiaire.
00:04:23Est-ce que ça arrive fréquemment, ce genre de cas ?
00:04:28Bonjour.
00:04:29Fréquemment, non.
00:04:30Par contre, des impossibilités de faire, on en a effectivement.
00:04:33Aujourd'hui, il faut savoir qu'il manque plus de 6 000 agents sur toute la France
00:04:39pour 89 000 détenus et 65 000 places.
00:04:44Donc, aujourd'hui, je pense que la pénitentiaire doit tout simplement changer,
00:04:49doit se moderniser.
00:04:50D'ailleurs, le ministère de la Justice a fait une proposition,
00:04:54je crois, sur Fleury, de la mise en place d'un tribunal interne.
00:04:59Donc, il faut qu'on vive avec son temps.
00:05:01Il faut aussi penser à ce qui s'est passé au péage d'un quart-ville,
00:05:05où les syndicats, suite, ça a marqué, en tout cas, la pénitentiaire.
00:05:10Et aujourd'hui, l'important, c'est la sécurité des escortes.
00:05:13Donc, il y a d'un côté un manque de moyens d'agents,
00:05:17mais de l'autre, il y a aussi assurer la sécurité des agents.
00:05:20Et par rapport à des extractions, il y a des impossibilités de faire
00:05:24dès l'instant où les niveaux d'escorte,
00:05:26alors je ne sais pas par rapport à cette détenue dont vous relatez,
00:05:30le niveau d'escorte qu'elle avait.
00:05:31Mais si le niveau d'escorte, si on n'a pas les personnels
00:05:37qui doivent assurer, justement, ce déplacement
00:05:40avec le niveau d'escorte correspondant,
00:05:42donc il y a une impossibilité de faire, tout simplement.
00:05:45Vous dites « impossibilité de faire », je précise pour les téléspectateurs,
00:05:49« impossibilité de faire », c'est l'impossibilité de conduire
00:05:52les détenus de la prison juste au tribunal.
00:05:55Vous dites « ça n'arrive pas fréquemment ».
00:05:57Moi, je lis que la procureure de la République de Bayonne
00:06:00explique que depuis le début de l'année, à Bayonne,
00:06:04donc dans les Pyrénées-Atlantiques, c'est arrivé 29 fois,
00:06:0829 fois rien que dans les Pyrénées-Atlantiques,
00:06:11depuis le début de l'année.
00:06:12Moi, ça me semble quand même un phénomène qui n'est pas marginal.
00:06:16On est d'accord, on est d'accord.
00:06:17Mais comme je vous l'ai dit précédemment,
00:06:19c'est qu'aujourd'hui, il manque plus de 6 000 agents sur toute la France.
00:06:23Et nous, en tout cas, notre organisation syndicale
00:06:26réclame un plan de recrutement sur trois ans
00:06:29à côté de l'année prochaine de 2027
00:06:31pour pouvoir résorber ces 6 000 agents.
00:06:35Et qu'est-ce qu'on vous répond alors,
00:06:36quand vous êtes face à l'administration,
00:06:39face aux ministres ou à ses représentants,
00:06:41quand vous dites « il nous faut 6 000 agents supplémentaires »,
00:06:44il y a un manque de moyens qui est criant
00:06:45et qui nous met dans une situation impossible.
00:06:48Qu'est-ce qu'on vous répond au ministère ?
00:06:50Donc aujourd'hui, le ministère en est conscient.
00:06:53Il nous répond qu'effectivement,
00:06:55ils vont faire le nécessaire pour recruter.
00:06:57Sauf qu'à l'ordre d'aujourd'hui,
00:06:59nous, en tout cas, on n'a pas de plan de recrutement officiel.
00:07:02Et on réclame un plan de recrutement officiel.
00:07:04Comme d'ailleurs, une deuxième école de l'administration pénitentiaire,
00:07:08puisque la première école de l'administration pénitentiaire
00:07:10ne suffirait pas à englober, à former ces 6 000 agents.
00:07:14Christine Nicolas, vous restez avec nous
00:07:15et vous intervenez bien sûr quand vous le souhaitez dans cette émission.
00:07:19Judith Vintraub, qu'est-ce que ce genre d'informations suscite chez vous
00:07:24après tout ce à quoi nous avons assisté ces dernières semaines et ces derniers mois ?
00:07:28Un besoin de vérification.
00:07:31Quand j'entends invoquer le manque de moyens
00:07:35pour empêcher tout débat sur la responsabilité individuelle,
00:07:39que ce soit des magistrats, que ce soit des gendarmes,
00:07:42que ce soit des policiers,
00:07:45arguments pour invoquer tout débat
00:07:46de la part de leurs représentants syndicaux
00:07:48et je pense notamment aux grands magistrats
00:07:51qui ont parlé pour s'élever
00:07:55contre les sanctions prises par la substitut d'Auch.
00:07:59J'ai tendance à me méfier.
00:08:01L'absence de moyens, personne ne la conteste.
00:08:05Dans le cas précis, ça n'est pas une erreur individuelle.
00:08:08C'est qu'il n'y avait pas de personnes
00:08:09pour conduire le détenu de la prison jusqu'au tribunal.
00:08:11On ne sait pas du tout comment sont gérées les priorités
00:08:16ni ici ni ailleurs.
00:08:18Ce que nous a révélé le meurtre d'Illiana,
00:08:23c'est que les priorités étaient parfois gérées n'importe comment.
00:08:26Alors maintenant, excusez-moi, je suis sceptique,
00:08:29je demande des vérifications,
00:08:31je demande à savoir comment tout ça est organisé
00:08:34dans ce manque de moyens.
00:08:36En plus, on parle de recrutement,
00:08:38on parle de délai pour former les gens,
00:08:40c'est obligatoire, trois ans par exemple.
00:08:42D'ici trois ans, il faut prendre en compte
00:08:44cette absence de moyens
00:08:46et en tirer les conclusions pratiques immédiates
00:08:49vis-à-vis des individus qui sont les plus dangereux.
00:08:52Benjamin Cambolin.
00:08:53Oui, parce que c'est intéressant ce que vous notiez
00:08:54avec ce risque de dilution des responsabilités.
00:08:57Du coup, c'est la faute de personnes
00:08:58et on dit que c'est la globalité qui est fautive
00:09:02et donc ce n'est pas M. X ou Mme Y.
00:09:03C'est un risque qui existe.
00:09:05Mais moi, j'ai plutôt le sentiment en ce moment,
00:09:07en tout cas quand on parle de l'affaire Liyana,
00:09:08que c'est exactement l'inverse, c'est plutôt
00:09:10une stratégie politico-médiatique
00:09:12d'aller pointer absolument
00:09:14cette quête de la responsabilité individuelle.
00:09:15Pour cacher les manques de moyens.
00:09:16Pour dire, ce n'est pas le sujet des moyens
00:09:18parce qu'après tout, on a mis un milliard
00:09:19sur la table pour la justice,
00:09:21donc ce n'est pas là le souci,
00:09:22le problème c'est M. X, c'est Mme Y.
00:09:24Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de faute.
00:09:25Il y a eu une enquête administrative
00:09:26qui a été conduite, il y a des responsabilités
00:09:27qui ont été pointées
00:09:28et même, je vous dis très clairement,
00:09:30s'il faut des sanctions,
00:09:31parce que l'enquête démontre
00:09:31des responsabilités,
00:09:32bien sûr qu'il faut des sanctions.
00:09:33Ce n'est pas le sujet.
00:09:34Le sujet, c'est quand cette faute individuelle
00:09:36vient masquer les manques de moyens
00:09:39qu'il y a derrière
00:09:39et nous faire oublier une réalité,
00:09:42c'est que bien souvent,
00:09:44les dysfonctionnements structurels
00:09:46vont engendrer aussi les fautes individuelles.
00:09:49Olivier Gial.
00:09:50Oui, parce qu'en fait,
00:09:50je suis assez d'accord
00:09:51avec les deux interventions
00:09:52parce qu'en réalité,
00:09:53on voit bien effectivement
00:09:54que depuis des années,
00:09:56la brique pénitentiaire
00:09:58est le maillon faible
00:09:59de la chaîne pénale
00:10:00et on a besoin
00:10:02de plus de places de prison.
00:10:03On le sait depuis longtemps
00:10:04et ça veut dire clairement
00:10:05qu'on a besoin aussi
00:10:07de plus d'agents pour le faire.
00:10:09Mais ce qui aussi,
00:10:11aujourd'hui,
00:10:11et ça on le voit
00:10:12pour toute la chaîne pénale,
00:10:13ce qui s'est extrêmement compliqué,
00:10:16c'est toutes les procédures,
00:10:18tous les systèmes.
00:10:20Et là, par exemple,
00:10:21vous nous révélez que,
00:10:22effectivement,
00:10:22avant, c'était la police
00:10:23qui faisait ces déplacements-là.
00:10:25On décide que maintenant,
00:10:27c'est la justice.
00:10:27Ça semble plus cohérent,
00:10:28mais on ne peut pas le faire
00:10:29sans avoir d'abord vérifié
00:10:31que c'est possible.
00:10:32Sauf qu'on prend une décision,
00:10:33justement,
00:10:34et on invente une nouvelle règle.
00:10:36Et en fait,
00:10:36au fur et à mesure,
00:10:37on crée des conditions
00:10:38où, effectivement,
00:10:39il n'y a plus de priorité
00:10:40parce qu'on a remplacé
00:10:41le bon sens humain
00:10:42par simplement
00:10:43une procédure administrative.
00:10:45Et ça,
00:10:45on voit que dans le...
00:10:46Mais qu'est-ce qui peut être
00:10:50davantage prioritaire
00:10:51pour des agents
00:10:52de la pénitentiaire
00:10:53que le fait de conduire
00:10:54un détenu au tribunal
00:10:56pour qu'il y soit jugé ?
00:10:57Non, mais peut-être...
00:10:58Et c'est ce qu'on nous dit,
00:10:59par exemple,
00:11:00dans la notion
00:11:03de niveau d'escorte.
00:11:04Peut-être qu'effectivement,
00:11:05il faut plus prioriser
00:11:06que certaines personnes
00:11:08n'ont pas besoin
00:11:09d'un niveau d'escorte
00:11:10aussi important que ça.
00:11:12Parce qu'effectivement,
00:11:13il y a une vraie différence
00:11:14entre un narcotrafiquant
00:11:16qui est en prison
00:11:17depuis quelques années déjà
00:11:18et qui a des risques,
00:11:19effectivement,
00:11:20d'avoir un commando
00:11:21pour le libérer
00:11:22et quelqu'un qui vient juste
00:11:23d'être interpellé
00:11:24parce qu'elle a volé
00:11:25quelque chose
00:11:25dans un supermarché.
00:11:26D'ailleurs,
00:11:26dans le cas de Mohamed Amoura,
00:11:27si ma mémoire est bonne,
00:11:29Gérald Darmiyana
00:11:29avait envisagé
00:11:30la possibilité
00:11:31qu'on ne le déplace pas
00:11:33et que le procès ait lieu.
00:11:35Absolument.
00:11:36Maintenant, on va.
00:11:37Quand on écoute tout cela,
00:11:39on se pose quand même
00:11:39les questions
00:11:41des priorités
00:11:42de l'exécutif lui-même
00:11:43parce que là,
00:11:45sur la justice,
00:11:46on sait depuis des lustres
00:11:48qu'il manque énormément
00:11:49d'agents de la pénitentiaire.
00:11:50Mais depuis des lustres.
00:11:51On sait depuis des lustres
00:11:52qu'il manque beaucoup
00:11:53de places de prison.
00:11:54On le sait aussi.
00:11:56Si on se retourne
00:11:58à l'identique,
00:11:59si on se retourne
00:11:59vers l'hôpital,
00:12:00on va vous expliquer
00:12:01tous les problèmes
00:12:01de personnel
00:12:02qu'il peut y avoir, etc.
00:12:03Si vous retournez
00:12:03vers l'éducation nationale,
00:12:05même chose.
00:12:05Donc, on se demande vraiment
00:12:07où est la priorité
00:12:08d'exécutif,
00:12:09c'est-à-dire comment
00:12:09tout cela est géré.
00:12:11Parce que les places de prison...
00:12:12Mal.
00:12:13Manifestement,
00:12:13c'est mal géré.
00:12:14Manifestement, très mal.
00:12:14Les places de prison,
00:12:16Emmanuel Macron
00:12:16en a parlé au début
00:12:18de son premier quinquennat.
00:12:20Souvenez-vous.
00:12:2015 000,
00:12:20deux ans après,
00:12:21c'était 7 500.
00:12:22L'Espagne avait ce même problème.
00:12:24La priorité pour le gouvernement espagnol
00:12:26a été de mettre des moyens
00:12:28sur les prisons.
00:12:29C'est une priorité.
00:12:30Et le problème
00:12:31des places de prison,
00:12:32par exemple,
00:12:32en Espagne,
00:12:33est réglé.
00:12:33Pourquoi est-ce qu'en France,
00:12:35ça n'est pas le cas ?
00:12:36Il y a un problème
00:12:37de priorité de l'exécutif.
00:12:39Moi, j'ai le sentiment
00:12:39sur un certain nombre
00:12:40de problèmes
00:12:41qu'on voit comme ça
00:12:41de semaine en semaine
00:12:43qu'on n'a pas
00:12:44les bons gestionnaires.
00:12:46Alors, vous me direz
00:12:46que ce n'est pas
00:12:47une grande nouvelle.
00:12:48Vous le découvrez
00:12:49seulement aujourd'hui ?
00:12:50Non, je ne le découvre pas
00:12:50simplement aujourd'hui.
00:12:51Simplement aujourd'hui,
00:12:52bien entendu,
00:12:53simplement aujourd'hui,
00:12:54il me semble
00:12:55que c'est absolument criant
00:12:57puisqu'il n'y a plus
00:12:58aucun secteur
00:12:59qui fonctionne correctement.
00:13:02Les urgences,
00:13:02on nous dit ce soir,
00:13:03regardez,
00:13:04c'est quand même caractéristique,
00:13:05on va en parler tout à l'heure,
00:13:05mais juste une incise.
00:13:06On nous dit ce soir,
00:13:08les urgences sont engorgées
00:13:09du fait de la canicule.
00:13:11Mais souvenez-vous,
00:13:12souvenez-vous,
00:13:12on a eu un plan hôpital
00:13:15qui devait tout régler.
00:13:16On nous a expliqué
00:13:17que tout marchait,
00:13:18qu'on avait retenu
00:13:19les leçons de 2003,
00:13:20etc.
00:13:20Et vous voyez que ce soir,
00:13:21on a des urgences.
00:13:22Voilà.
00:13:22Donc la prison,
00:13:24l'hôpital,
00:13:25l'éducation nationale,
00:13:26enfin, c'est un vaste bordel,
00:13:27il faut être très clair.
00:13:28Justement,
00:13:28Christine Nicolas,
00:13:29sur ce sujet,
00:13:30je vous donne le mot de la fin
00:13:31parce qu'on parle des moyens
00:13:32et c'est vrai qu'on a entendu
00:13:33le président de la République
00:13:34souvent ces derniers temps
00:13:36nous dire que la situation
00:13:38au sein du ministère
00:13:39de la Justice
00:13:40dont vous dépendez
00:13:41en tant qu'agent pénitentiaire,
00:13:43la situation s'est améliorée,
00:13:45dit Emmanuel Macron.
00:13:45Est-ce que sur le terrain,
00:13:47vous qui y êtes confronté
00:13:47tous les jours,
00:13:48c'est ce que vous constatez
00:13:49manifestement pas ?
00:13:51Alors, effectivement,
00:13:53j'ai parlé plus
00:13:54du ministre de la Justice,
00:13:55monsieur Darmanin,
00:13:57qui paye au fidèle
00:13:58un héritage,
00:13:59un héritage depuis
00:14:02de plusieurs décennies
00:14:02où la pénitentiaire
00:14:04n'était pas une priorité
00:14:05et on mettait au panier
00:14:07les demandes de recrutement,
00:14:09les demandes de création
00:14:10de prison
00:14:11et monsieur Darmanin
00:14:12doit faire aujourd'hui
00:14:13face à une situation
00:14:15très, très compliquée
00:14:17où on ne voit pas
00:14:18le bout du tunnel.
00:14:19Il y a des améliorations
00:14:21qui sont faites,
00:14:22mais pas suffisamment
00:14:23aujourd'hui.
00:14:24On est tellement
00:14:26au fond du gouffre
00:14:27qu'aujourd'hui,
00:14:28il est très, très,
00:14:29très difficile.
00:14:306 000 agents,
00:14:31imaginez-vous
00:14:32ce que ça peut être
00:14:32au niveau des recrutements,
00:14:34au niveau des places de prison,
00:14:35c'est pareil.
00:14:36Donc, il y a eu des projets
00:14:37depuis Mme Taubira
00:14:40où il devait être créé
00:14:41des établissements.
00:14:42On ne voit pas le jour.
00:14:43On ne voit pas le jour
00:14:44parce qu'aussi,
00:14:45on veut bien accueillir
00:14:46une prison,
00:14:46mais pas dans sa ville.
00:14:48Et donc,
00:14:49il y a des collectifs
00:14:50qui se montent,
00:14:51qui empêchent
00:14:52les constructions.
00:14:53Donc,
00:14:54l'administration,
00:14:55le ministère de la Justice
00:14:56doit aussi faire face à ça.
00:14:58c'est des problèmes
00:15:00qui sont plus généraux.
00:15:01Quand vous parliez
00:15:02des extractions
00:15:03tout à l'heure
00:15:04et le fait
00:15:05qu'on ne puisse pas amener
00:15:06d'un point A
00:15:06à un point B
00:15:07une personne,
00:15:08il y a aussi un enjeu
00:15:09qui est la sécurité
00:15:10des agents.
00:15:11Et nous,
00:15:12c'est quelque chose
00:15:13qu'aujourd'hui,
00:15:13on fait attention
00:15:14puisqu'on a vu
00:15:15ce que ça a donné
00:15:16au niveau du péage
00:15:17d'un quart de ville
00:15:18avec deux morts
00:15:19dans nos rangs
00:15:19plus trois blessés.
00:15:21Et aujourd'hui,
00:15:22c'est quelque chose
00:15:23qu'on ne veut plus
00:15:24jamais vivre sans.
00:15:25Donc,
00:15:26toute extraction
00:15:27qu'elle soit médicale
00:15:28qu'elle soit judiciaire
00:15:29on fait extrêmement attention
00:15:31qu'elle soit
00:15:32avec la sécurité nécessaire.
00:15:34Merci beaucoup
00:15:35Christine Nicolas
00:15:36d'avoir été avec nous
00:15:37en direct sur CNews
00:15:38pour évoquer
00:15:38cette information
00:15:39que je trouve
00:15:39absolument incroyable.
00:15:41Une détenue remise
00:15:42en liberté
00:15:42à deux reprises
00:15:43faute d'agent pénitentiaire
00:15:44pour l'amener
00:15:45au tribunal
00:15:46de Bayonne.
00:15:48Il nous reste
00:15:48quelques minutes
00:15:49avant de marquer
00:15:49une première pause
00:15:50dans cette émission
00:15:51pour évoquer
00:15:52ces magistrats
00:15:53qui commencent
00:15:54en quelque sorte
00:15:54à se révolter
00:15:56puisqu'après la mort
00:15:57de Liada
00:15:57une partie des magistrats
00:15:58songe
00:15:59figurez-vous
00:16:00à faire grève.
00:16:01Ils ont en tout cas
00:16:02créé une boucle
00:16:02WhatsApp
00:16:03pour s'organiser
00:16:04contre le garde
00:16:05des Sceaux
00:16:06et les sanctions
00:16:06qui visent
00:16:07le substitut
00:16:08du procureur
00:16:09Dauche.
00:16:09Mathilde Ibanez
00:16:10nous explique tout ça.
00:16:12La fronte s'organise
00:16:14des centaines
00:16:15de magistrats
00:16:15se mobilisent
00:16:16contre Gérald Darmanin.
00:16:18Dans un groupe
00:16:19WhatsApp
00:16:19les échanges se multiplient
00:16:21objectif
00:16:22répondre aux sanctions
00:16:23déjà prononcées
00:16:24après un rapport
00:16:25administratif
00:16:26controversé.
00:16:27Je pense qu'il faut
00:16:28qu'on soit percutant.
00:16:29Les mobilisations
00:16:30devant les tribunaux
00:16:31judiciaires
00:16:31c'est vraiment bien
00:16:32mais on le fait
00:16:32depuis des années
00:16:33et les avocats aussi
00:16:34avec des efficacités
00:16:35relatives.
00:16:36Pareil,
00:16:37les pancartes
00:16:37c'est bien
00:16:38pour informer localement
00:16:39mais pas forcément
00:16:39au national.
00:16:40Une magistrate
00:16:41et deux gendarmes
00:16:42du Gers
00:16:42ont déjà été sanctionnés.
00:16:44Aujourd'hui c'est moi
00:16:45demain ce sera
00:16:46un autre magistrat
00:16:47tout simplement
00:16:48parce que nous sommes
00:16:48en période présidentielle.
00:16:50J'aimerais crier
00:16:50haut et fort
00:16:51ma défense
00:16:52expliquer dans
00:16:53quelles conditions
00:16:53nous travaillons.
00:16:54Je garde la tête haute
00:16:55parce que je n'ai rien fait.
00:16:57Je n'ai fait que mon travail
00:16:58avec les moyens
00:16:59que j'avais.
00:16:59Le rapport est creux
00:17:00il n'y a pas de faute
00:17:01mise en évidence
00:17:02de ma part.
00:17:03Autre point de tension
00:17:04l'objectif fixé
00:17:05par le ministre
00:17:06de traité
00:17:06près de 70 000 dossiers
00:17:08de mineurs
00:17:09avant le 14 juillet.
00:17:10Une échéance
00:17:11jugée intenable
00:17:12par de nombreux magistrats.
00:17:14Ça montre surtout
00:17:15la méconnaissance
00:17:15de la part de Gérald Darmanin
00:17:17de la façon
00:17:18dont fonctionne
00:17:19la justice
00:17:19dont il est le ministre.
00:17:21Saturation
00:17:22des boîtes
00:17:22mails du ministère
00:17:23report d'audience
00:17:24retrait d'habilitation.
00:17:26Plusieurs modes
00:17:27d'action
00:17:27sont évoqués.
00:17:28Une mobilisation
00:17:29qui pourrait avoir
00:17:30des conséquences directes
00:17:31sur le fonctionnement
00:17:32de la justice.
00:17:34Donc on résume.
00:17:35Il y a au moins
00:17:36un magistrat
00:17:37qui n'a pas fait
00:17:38son travail correctement
00:17:39dans cette affaire
00:17:40qui sera à priori
00:17:42normalement sanctionné
00:17:43et ça semble être
00:17:44du bon sens.
00:17:45Et les magistrats
00:17:46pour dénoncer
00:17:47le lynchage
00:17:48dont ils se disent
00:17:49victimes
00:17:50envisagent
00:17:51de faire grève.
00:17:52Judith Vintraub,
00:17:53moi j'analyse cela
00:17:55comme une forme
00:17:56de mépris,
00:17:57une arrogance
00:17:58vis-à-vis des victimes
00:17:59qui est absolument
00:18:00insupportable.
00:18:01C'est un mépris,
00:18:03une absence
00:18:04d'empathie,
00:18:06le bandeau le disait,
00:18:07le dit,
00:18:08une indécence
00:18:09effectivement
00:18:11insupportable
00:18:12et incompréhensible
00:18:12parce que
00:18:13en plus
00:18:13c'est complètement
00:18:14contre-productif.
00:18:16Si les magistrats
00:18:17veulent convaincre
00:18:19les Français
00:18:19que dans cette profession
00:18:22on se fiche
00:18:23complètement des victimes,
00:18:25c'est la bonne façon
00:18:26d'y parvenir.
00:18:27Quand dans
00:18:28une corporation
00:18:29il y a des brebis galeuses,
00:18:30si vous refusez
00:18:32que les responsabilités
00:18:33individuelles
00:18:34soient examinées,
00:18:35c'est toute la corporation
00:18:37qui est touchée
00:18:38par le discrédit.
00:18:39Donc il faut faire
00:18:40exactement l'inverse.
00:18:41Et je rappelle
00:18:42quand même
00:18:42que la substitue
00:18:43en question,
00:18:45qu'est-ce qui lui est reproché
00:18:47d'abord
00:18:48d'avoir mis
00:18:50trois semaines
00:18:51pour ouvrir
00:18:52le pli
00:18:52que lui avait
00:18:53transmis
00:18:55Toulouse,
00:18:56le signalement
00:18:59des plaintes
00:19:00de la mère
00:19:00de la petite Rosa.
00:19:01Et une fois
00:19:02qu'elle ouvre
00:19:02le courrier,
00:19:03elle met
00:19:04un mois et demi
00:19:05à désigner
00:19:06un enquêteur.
00:19:07Un mois et demi.
00:19:09Et elle va dire
00:19:10que c'est le manque
00:19:11de moyens.
00:19:11Mais Olivier Vial,
00:19:12ce que cherchent
00:19:13les magistrats,
00:19:13me semble-t-il,
00:19:14c'est le fait
00:19:16de préserver
00:19:16leurs avantages.
00:19:17Ils ne veulent
00:19:18avoir de compte
00:19:19à rendre
00:19:19à personne.
00:19:21Et c'est pour cela
00:19:21qu'ils envisagent
00:19:23de manifester
00:19:23et de faire grève.
00:19:24Ils n'ont pas forcément,
00:19:26je parle d'une partie
00:19:27des magistrats,
00:19:28pas de toute la magistrature
00:19:29naturellement,
00:19:29mais ceux qui s'organisent
00:19:31en ce moment
00:19:31ne pensent pas
00:19:32aux victimes.
00:19:33Ils pensent
00:19:33à leurs avantages,
00:19:35à leurs privilèges
00:19:36et ils veulent
00:19:36pouvoir continuer
00:19:38à ne rendre
00:19:39de compte
00:19:39à personne.
00:19:41Et d'ailleurs,
00:19:41ce qui est très marquant,
00:19:43c'est qu'effectivement,
00:19:43vous avez une substitut
00:19:45qui va être sanctionnée
00:19:46peut-être
00:19:46et vous avez
00:19:47deux gendarmes
00:19:48qui le sont aussi.
00:19:49Il n'y a pas
00:19:50les mêmes réactions
00:19:51chez les gendarmes.
00:19:52Pourtant,
00:19:52les gendarmes,
00:19:52ils sont 60 fois plus
00:19:54souvent sanctionnés
00:19:55que les magistrats,
00:19:5660 fois plus
00:19:57souvent sanctionnés.
00:19:58Et pourtant,
00:19:59effectivement,
00:19:59ils trouvent normal
00:20:00que quand dans leur corps
00:20:01il y a des gens
00:20:02qui ne font pas
00:20:03leur boulot comme il faut,
00:20:04il y ait des sanctions.
00:20:05Et c'est ce qui fait
00:20:05que les Français,
00:20:06et je rejoins Julie,
00:20:08c'est ce qui fait
00:20:08que les Français
00:20:09ont confiance dans la police
00:20:10et dans les gendarmes
00:20:11parce qu'ils savent
00:20:12que quand il y a des gens
00:20:12qui ne font pas leur boulot,
00:20:14ils sont sanctionnés
00:20:15et qu'on n'essaye pas
00:20:16de mettre la poussière
00:20:18sous le tapis
00:20:18alors que de l'autre côté,
00:20:19effectivement,
00:20:20on a l'impression
00:20:20qu'effectivement,
00:20:21il faut tout faire
00:20:22pour qu'on n'en parle pas.
00:20:23Là aussi,
00:20:24Benjamin Camboli,
00:20:24ça doit vous rendre fou
00:20:25parce que la police,
00:20:27c'est probablement
00:20:28la profession
00:20:29la plus contrôlée,
00:20:30la plus encadrée,
00:20:31la plus sanctionnée
00:20:32de voir que des magistrats
00:20:33refusent une fois
00:20:35tous les 10 ans
00:20:36une sanction
00:20:37qui est tout à fait justifiée
00:20:38selon le garde des Sceaux
00:20:40et selon la plupart
00:20:41des Français
00:20:41qui attendent
00:20:42ces sanctions
00:20:43compte tenu
00:20:43de ce qui s'est passé,
00:20:45du drame
00:20:45qui a conduit
00:20:46à la mort de Liana.
00:20:47Voir que ces magistrats
00:20:48font bloc,
00:20:49refusent d'écouter
00:20:51à la fois le rapport
00:20:52qui a été rendu
00:20:53les Français
00:20:54le garde des Sceaux,
00:20:55vous vous dites
00:20:55qu'on n'est pas
00:20:56dans le même monde.
00:20:57Ce que vous dites est vrai
00:20:58et cette situation
00:20:59est choquante maintenant.
00:21:01Là, on n'est pas en train
00:21:01de parler de tous les magistrats.
00:21:03On est en train de parler
00:21:03de quelques centaines
00:21:04de magistrats sur 9000.
00:21:07Ça fait quand même beaucoup.
00:21:08On est bien d'accord
00:21:09qu'on n'est pas en train
00:21:10de parler de la majorité.
00:21:10Et les deux plus hauts gradés
00:21:13de la magistratie française.
00:21:14Je vous rejoins.
00:21:15Ce que je veux quand même
00:21:16souligner,
00:21:17ce que je pense toujours
00:21:17à ceux qui font les choses bien
00:21:19si vous voulez,
00:21:20et tous les magistrats
00:21:21ne se reconnaissent pas
00:21:22dans cette démarche.
00:21:23Ils ne se reconnaissent
00:21:23ni sur le fond,
00:21:24ni sur la forme,
00:21:25ni sur la temporalité
00:21:26avec un moment
00:21:27qui ne peut pas être
00:21:27moins bien choisi
00:21:28que celui-là
00:21:29pour faire ce type
00:21:29de revendications.
00:21:30Et si vous pensez
00:21:31aux magistrats
00:21:32qui essaient de bien
00:21:32faire leur boulot,
00:21:33quand il y a des gens
00:21:34qui en plus leur offrent
00:21:35cette publicité négative
00:21:36là en ce moment,
00:21:37très franchement,
00:21:37c'est mes clés,
00:21:37ils n'avaient pas besoin de ça.
00:21:39Maintenant, sur le fond,
00:21:40non parce qu'il y en a,
00:21:41il y a des magistrats
00:21:41qui...
00:21:41Non mais j'entends bien
00:21:42ce que vous dites,
00:21:42c'est une évidence,
00:21:43mais il n'empêche
00:21:44que plusieurs centaines
00:21:45de magistrats
00:21:46ont ou auront peut-être
00:21:48l'indécence
00:21:48de manifester
00:21:49ou de faire grève.
00:21:49Alors que ces sanctions
00:21:50individuelles,
00:21:51comme on en parlait
00:21:52tout à l'heure,
00:21:52elles sont nécessaires
00:21:53et je vous rejoins
00:21:54effectivement,
00:21:54les magistrats,
00:21:55ils n'ont pas l'habitude
00:21:55d'exceptionner.
00:21:56Donc là, pour le coup,
00:21:57ça dérange.
00:21:58On est parfaitement
00:21:59d'accord là-dessus,
00:22:00mais la légitimité,
00:22:01je ne la remets pas
00:22:01en question du tout.
00:22:02Tout ce que je dis,
00:22:03c'est attention
00:22:03que ça ne masque pas
00:22:04le besoin de voir
00:22:05quand on ouvre le capot
00:22:06à quel point
00:22:07il y a besoin
00:22:07de ressources humaines
00:22:07dans la justice,
00:22:08à quel point
00:22:09il y a besoin
00:22:09de modernisation
00:22:10et il faut exactement
00:22:11faire les deux.
00:22:12Vous restez avec nous,
00:22:13on marque une très courte pause,
00:22:14on se retrouve dans quelques minutes
00:22:15et nous allons évoquer
00:22:16l'exécution,
00:22:17parce qu'il n'y a pas
00:22:18d'autre mot,
00:22:19c'est l'exécution
00:22:19du jeune Louis,
00:22:2017 ans,
00:22:21passé à tabac,
00:22:22roué de coups,
00:22:23lynché à Narbonne.
00:22:25Vous entendrez les témoignages,
00:22:27notamment le témoignage
00:22:28de sa tante
00:22:28qui est sous le choc
00:22:29puisqu'elle a vu
00:22:30les vidéos
00:22:30de cette agression,
00:22:33de ce lynchage,
00:22:33de ce passage à tabac.
00:22:35Elle veut que ce soit
00:22:36médiatisé naturellement
00:22:37pour que les choses changent
00:22:39et puis les responsables
00:22:40politiques à droite,
00:22:41notamment,
00:22:41demandent l'emprisonnement
00:22:43à vie,
00:22:44la perpétuité
00:22:45incompressible,
00:22:46y compris pour les mineurs
00:22:48lorsqu'ils sont condamnés
00:22:49pour assassinat.
00:22:49Et c'est une bonne idée,
00:22:50on en parle dans un instant,
00:22:51à tout de suite.
00:22:55Il est tout juste 23h,
00:22:56merci de nous rejoindre
00:22:57en direct sur CNews.
00:22:58Dans un instant,
00:22:59nous allons évoquer
00:22:59l'exécution,
00:23:01l'exécution du jeune Louis,
00:23:0217 ans,
00:23:03passé à tabac,
00:23:03lynché par 5 individus,
00:23:06ça s'est passé à Narbonne
00:23:07et puis on va se poser
00:23:08cette question,
00:23:08une question qui est
00:23:10d'ores et déjà
00:23:11mise sur la table
00:23:12par les responsables
00:23:12politiques de droite,
00:23:14bien sûr,
00:23:14faut-il emprisonner
00:23:16à vie
00:23:16les mineurs
00:23:18qui sont condamnés
00:23:19pour assassinat,
00:23:21la perpétuité incompressible,
00:23:23y compris pour les mineurs.
00:23:24Est-ce une bonne idée ?
00:23:25On en débat juste après
00:23:26l'essentiel de l'actualité.
00:23:27Bonsoir,
00:23:28Adrien Fontenot.
00:23:31Bonsoir Yohann,
00:23:32bonsoir à tous.
00:23:33La canicule fait souffrir
00:23:34la France depuis 5 jours
00:23:35et le pic a été atteint
00:23:36aujourd'hui
00:23:37avec 72 départements
00:23:38en vigilance rouge.
00:23:39Ils ne seront plus que 61.
00:23:41Demain,
00:23:41c'est l'ouest du pays
00:23:42qui va respirer
00:23:43un peu mieux en premier.
00:23:44La journée de jeudi
00:23:45a été aussi chaude
00:23:46que mercredi.
00:23:47La journée la plus chaude
00:23:48jamais enregistrée en France.
00:23:49Météo France a relevé
00:23:50des températures
00:23:51au-dessus des 42 degrés
00:23:52dans les Landes
00:23:53ou encore dans le Cher.
00:23:54Un épisode caniculaire
00:23:56qui sature les hôpitaux parisiens
00:23:57annonce fait par le préfet de police
00:23:59de Paris,
00:23:59Patrice Faure,
00:24:00qui a d'ailleurs décidé
00:24:01d'interdire à partir de demain
00:24:02la consommation et la vente
00:24:03d'alcool dans la capitale.
00:24:05Une interdiction
00:24:05qui ne concerne pas les restaurants
00:24:07mais qui s'applique
00:24:07au commerce de détail
00:24:08de vendredi 18h
00:24:09à samedi 7h,
00:24:10même horaire,
00:24:11entre samedi et dimanche.
00:24:13L'interdiction des mariages
00:24:14d'étrangers sans papiers
00:24:15a fait son retour
00:24:16à l'Assemblée nationale
00:24:17avec le soutien du gouvernement.
00:24:18La proposition de loi
00:24:19apportée par l'UDR d'Éric Ciotti
00:24:21répond à la demande
00:24:22de quelques maires.
00:24:23Des élus qui refusent
00:24:24de célébrer des unions
00:24:25qu'ils soupçonnent
00:24:26être frauduleuses
00:24:27sans intention matrimoniale.
00:24:29Le texte est toujours débattu
00:24:30au sein de l'hémicycle.
00:24:32Emmanuel Macron recevait lui
00:24:33Georgia Meloni
00:24:34ce jeudi à Antibes.
00:24:35La France et l'Italie
00:24:36veulent mettre en place
00:24:36une coalition multinationale
00:24:38à la fin du mandat
00:24:39de la finule en décembre.
00:24:41Sans cette force
00:24:41des Nations Unies,
00:24:42les deux États
00:24:43veulent renforcer
00:24:43la souveraineté au Liban
00:24:45et empêcher que son territoire
00:24:46ne devienne le point d'appui
00:24:47d'une escalade régionale
00:24:48selon les mots
00:24:49du président de la République.
00:24:51Et à l'international
00:24:52pour finir cette catastrophe
00:24:53au moins 188 personnes
00:24:55sont mortes
00:24:55et plus de 1500 ont été blessées
00:24:57après un double séisme
00:24:58d'une puissance inégalée
00:25:00de secousses
00:25:00de magnitude 7,2 et 7,5.
00:25:03La zone la plus durement touchée
00:25:04et la région au nord
00:25:05de la capitale de Caracas
00:25:07des États-Unis
00:25:07ont annoncé une aide
00:25:08de 150 millions de dollars
00:25:10pour le pays en deuil.
00:25:11Merci beaucoup Adrien.
00:25:12On se retrouve à minuit
00:25:13pour l'édition de la nuit.
00:25:14Vous le savez certainement,
00:25:15cinq personnes
00:25:16dont trois mineurs
00:25:17ont été arrêtées,
00:25:18mises en examen
00:25:19pour avoir tabassé
00:25:20à mort Louis,
00:25:21un jeune homme de 17 ans
00:25:22lors d'un guet-apens.
00:25:23Ça s'est passé à Narbonne.
00:25:25Les images sont
00:25:26d'une rare violence.
00:25:27C'est ce que va nous montrer
00:25:28Pierre Crépy.
00:25:31Sur ces images filmées
00:25:32par les agresseurs,
00:25:33Louis, 17 ans,
00:25:34est violemment frappé
00:25:35à la tête
00:25:36alors qu'il est au sol.
00:25:37Transporté à l'hôpital
00:25:38plusieurs heures
00:25:39après son agression,
00:25:40l'adolescent est décédé
00:25:41ce mardi
00:25:41des suites de ses blessures.
00:25:43Sa tante
00:25:43était à son chevet
00:25:44jusqu'au dernier instant.
00:25:45Ils l'ont opéré tout de suite.
00:25:47Les médecins nous ont dit
00:25:48qu'il y avait très peu de chance
00:25:49en fait
00:25:49qu'il survive à l'opération
00:25:51parce que les dommages
00:25:51étaient trop importants.
00:25:54Grâce aux vidéos
00:25:55diffusées sur internet,
00:25:56cinq personnes
00:25:57dont trois mineurs
00:25:58ont rapidement été interpellées.
00:25:59Pour les amis de Louis,
00:26:01les agresseurs
00:26:01connaissaient leurs victimes.
00:26:03C'est quelque chose
00:26:03qui me fait
00:26:06extrêmement de mal
00:26:08parce que je ne m'attendais pas
00:26:09que ces personnes-là
00:26:10fassent un ami avec lui
00:26:12et au final
00:26:13ils la mettent à l'ombre
00:26:13et ils la mettent à son mort.
00:26:15Pour la tante de Louis
00:26:16qui s'exprime
00:26:17au nom de la famille,
00:26:19il s'agit d'un guet-apens.
00:26:20Honnêtement,
00:26:20je crois que
00:26:21la seule chose qu'il faut
00:26:23c'est que les juges
00:26:24maintenant
00:26:25prennent en considération
00:26:27vraiment
00:26:27ce qui s'est passé.
00:26:29Ils ont les vidéos,
00:26:31ils ont tout.
00:26:32Il faut
00:26:32que ces personnes
00:26:34soient jugées
00:26:34à la hauteur
00:26:35de ce qu'ils ont fait.
00:26:36C'est-à-dire qu'ils ont
00:26:37arraché la vie
00:26:38à coups de poing
00:26:40dans le crâne
00:26:41d'un enfant
00:26:41de 17 ans.
00:26:43A l'issue
00:26:44de leur garde à vue,
00:26:44les cinq suspects
00:26:45ont été mis en examen
00:26:46et placés
00:26:47en détention provisoire.
00:26:49Vincent Roy,
00:26:50Louis,
00:26:51il a été lynché
00:26:51bien sûr
00:26:52mais c'est une exécution.
00:26:53Il a été victime
00:26:54d'une exécution.
00:26:56C'était prémédité.
00:26:57Il a été exécuté
00:26:59sous la caméra
00:27:00des téléphones
00:27:01des assassins.
00:27:03Oui,
00:27:03et pire encore,
00:27:04après avoir été
00:27:06battu à mort,
00:27:08il était agonisant
00:27:10quand
00:27:11ces mêmes assassins
00:27:12sont revenus
00:27:13pour le filmer
00:27:16alors qu'il était agonisant.
00:27:17et pour envoyer
00:27:19ici et là.
00:27:20On est au sommet
00:27:22de l'horreur.
00:27:22J'ai vu les images
00:27:24sans qu'elles soient
00:27:25floutées.
00:27:26J'ai arrêté.
00:27:27C'est insoutenable.
00:27:28C'est insoutenable.
00:27:29C'est absolument insoutenable.
00:27:31Donc là,
00:27:32on est encore une fois
00:27:33sur un autre cas
00:27:34d'une violence
00:27:35absolument inouïe
00:27:36et avec une recrudescence
00:27:40de la violence
00:27:40chez les jeunes
00:27:41qui devient
00:27:42absolument pléthorique
00:27:44et qu'à mon sens,
00:27:45on ne questionne pas vraiment.
00:27:47C'est-à-dire qu'on ne se demande pas
00:27:49pourquoi
00:27:50cette violence
00:27:51est devenue endémique
00:27:52chez nos plus jeunes.
00:27:54C'est-à-dire ceux qui ont
00:27:5515 ans,
00:27:5616 ans,
00:27:5617 ans.
00:27:57C'est-à-dire
00:27:58chez ces adolescents
00:27:59qui déploient...
00:28:01On a d'abord l'impression
00:28:02qu'ils n'ont aucune empathie
00:28:04pour les victimes.
00:28:05Il ne s'agit plus
00:28:06de se battre.
00:28:07Il ne s'agit plus
00:28:08de régler un compte.
00:28:09Il ne s'agit plus de...
00:28:10Non, il s'agit de tuer.
00:28:11Et de tuer
00:28:13en s'y mettant
00:28:14à plusieurs
00:28:14avec des coups dans la tête
00:28:16lorsqu'on se comporte ainsi.
00:28:18Manifestement,
00:28:18on ne veut pas
00:28:19simplement se battre.
00:28:20On veut tuer.
00:28:22Alors,
00:28:22qu'est-ce qui s'est passé
00:28:22du point de vue éducatif ?
00:28:24Qu'est-ce qui se passe
00:28:25dans la famille ?
00:28:26Parce que ça questionne
00:28:27la structure.
00:28:27Ça questionne d'abord
00:28:28la structure familiale.
00:28:29Ensuite,
00:28:30l'éducation.
00:28:30Qu'est-ce qu'on a raté
00:28:31dans cette société
00:28:32pour en arriver là ?
00:28:33Ces phénomènes ne sont plus...
00:28:35Ce sont des faits de société,
00:28:36vraiment.
00:28:36Judith Ventre,
00:28:37quand on a dit ça,
00:28:38et on va revenir sur le fait
00:28:39que ces adolescents
00:28:41ont filmé
00:28:42leur assassinat,
00:28:43c'est très important
00:28:44de le souligner.
00:28:45Mais quand on a dit ça,
00:28:46comment est-ce qu'on explique
00:28:47qu'aujourd'hui,
00:28:48la presse, en général,
00:28:49ne parle pas de cette affaire
00:28:50et que nous sommes quasiment
00:28:52les seuls à en parler ?
00:28:53Alors,
00:28:53on me dit qu'il y a eu
00:28:53quelques mots ce soir
00:28:54dans les 20 heures.
00:28:55Au 13h de France 2,
00:28:56pas un seul mot,
00:28:58pas une seule seconde
00:29:00consacrée à cette affaire-là.
00:29:01Comment est-ce qu'on explique
00:29:02que les médias
00:29:04occultent cela ?
00:29:05Parce qu'une grande partie
00:29:07des médias
00:29:08refusent de voir
00:29:11les causes vraisemblables
00:29:12de cet ensauvagement
00:29:14et surtout,
00:29:15la partie des causes
00:29:17qui les dérangent
00:29:18parce que considérées
00:29:19comme des thèmes de droite,
00:29:20c'est-à-dire
00:29:21l'arrivée dans notre pays
00:29:23d'une immigration
00:29:25au code culturel
00:29:26différent des nôtres,
00:29:28de problèmes
00:29:28d'intégration,
00:29:30de problèmes
00:29:31d'éducation.
00:29:32C'est un lien
00:29:33qu'une majorité
00:29:34de la presse
00:29:35refuse absolument
00:29:36de voir.
00:29:36Quand vous savez
00:29:37ce que vous ne voulez pas voir,
00:29:39vous ne parlez pas
00:29:39de ce qui peut amener
00:29:41le sujet sur la table.
00:29:43Oui, et puis je pense
00:29:43qu'en fait,
00:29:43il y a aussi
00:29:44une grande partie
00:29:46des médias
00:29:47qui sont convaincus,
00:29:48et ça c'est le discours
00:29:48qu'on a entendu
00:29:49pendant des années,
00:29:50que parler
00:29:51de cette réalité-là,
00:29:53c'est être complice
00:29:55de l'extrême droite.
00:29:56Et donc, en fait,
00:29:57à cause de ça,
00:29:58on va essayer
00:29:59de nier une partie
00:29:59de la réalité
00:30:00parce qu'on a presque
00:30:01l'impression
00:30:01que c'est un devoir moral
00:30:03que de cacher
00:30:04ce qui pourrait choquer
00:30:05les gens
00:30:05et choquer les gens
00:30:06leur feraient voter
00:30:07pour la droite
00:30:08ou l'extrême droite.
00:30:09Et ça, effectivement,
00:30:10c'est exactement le contraire
00:30:11qui est en train de se passer
00:30:12parce qu'en fait,
00:30:12à force d'avoir nié
00:30:13des réalités
00:30:14que tout le monde voit,
00:30:16il n'y a même pas besoin
00:30:16que les chaînes d'info
00:30:17en parlent,
00:30:18c'est qu'aujourd'hui,
00:30:18les réseaux sociaux
00:30:19en parlent,
00:30:20et puis les Français,
00:30:21ils ont l'impression
00:30:21quand même de vivre
00:30:22au quotidien
00:30:23ces violences.
00:30:24L'augmentation
00:30:25des tentatives d'homicides
00:30:27doublées en neuf ans,
00:30:28c'est des choses
00:30:29qui deviennent concrètes.
00:30:30Et donc, en fait,
00:30:31il y a un moment
00:30:32où effectivement,
00:30:32il faut en parler
00:30:33et c'est le seul moyen
00:30:34justement peut-être
00:30:35de prendre la mesure
00:30:36et d'arriver à proposer
00:30:38des solutions
00:30:38parce qu'effectivement,
00:30:39on a une augmentation
00:30:39de la violence des jeunes
00:30:41mais en réalité,
00:30:41on a une augmentation
00:30:42de la violence tout court
00:30:43dans la société.
00:30:45Le nombre de tentatives
00:30:46d'homicides qui double,
00:30:48ce n'est pas innocent.
00:30:49Il y a une vraie volonté
00:30:50et effectivement,
00:30:51aujourd'hui,
00:30:52on peut aller jusqu'à tuer
00:30:54des personnes comme ça
00:30:55alors que peut-être
00:30:56qu'il y a une dizaine
00:30:57ou une vingtaine d'années,
00:30:59la violence aurait été
00:31:00plus contenue.
00:31:01Le nombre de tentatives
00:31:02d'homicides
00:31:02qui a doublé
00:31:03en dix ans,
00:31:03effectivement.
00:31:04On va écouter à présent
00:31:06une nouvelle fois
00:31:06plus longuement
00:31:07la tente de Louis
00:31:08qui revient sur le fait
00:31:10que les assassins
00:31:12du jeune Louis
00:31:13aient filmé
00:31:14leur massacre.
00:31:14Écoutez-la.
00:31:16Je pense que déjà
00:31:17n'importe quel être humain,
00:31:18vous ne pouvez pas le voir
00:31:19mais quand c'est
00:31:20votre chair,
00:31:21votre sang,
00:31:22c'est ce qu'ils ont fait,
00:31:24il n'y a pas de mots.
00:31:27Je sais qu'elle circule
00:31:28encore sur les réseaux sociaux
00:31:30non floutés.
00:31:32Je préserve ma soeur
00:31:33et ma mère
00:31:34d'avoir accès à ça
00:31:36parce que je ne sais pas
00:31:37comment elles pourraient.
00:31:38En fait,
00:31:39après le lynchage de Louis,
00:31:41comme je vous ai expliqué,
00:31:42ils ont envoyé la vidéo
00:31:43largement
00:31:44et certains amis de Louis,
00:31:46par répercussion,
00:31:47parce que les enfants
00:31:47se sont retransmis
00:31:49la vidéo,
00:31:50elle est arrivée
00:31:51à certains amis de Louis
00:31:52qui nous les ont retransmis
00:31:55et qui les ont transmis
00:31:56également à la police.
00:31:57sont tellement tristes
00:31:58d'avoir perdu leurs copains,
00:31:59ils ne comprennent pas,
00:32:01ils ont peur aussi
00:32:02parce qu'ils se disent
00:32:03le prochain c'est peut-être nous.
00:32:05Ils sont incroyables,
00:32:05c'est eux qui nous ont fourni
00:32:07ces vidéos, oui.
00:32:08Après l'émission
00:32:09sur CNews,
00:32:10j'ai reçu une nouvelle vidéo
00:32:13qui n'avait pas encore
00:32:14été diffusée
00:32:15diffusée
00:32:17où en fait,
00:32:18ils reviennent
00:32:19sur les lieux
00:32:20et ils reviennent
00:32:21filmer Louis
00:32:23qui est au sol,
00:32:24qui gît dans son sang
00:32:25et le film de près
00:32:27et cette vidéo-là,
00:32:28j'en avais pas encore
00:32:29eu connaissance
00:32:30et je l'ai reçue
00:32:31une heure et demie
00:32:31avant que vous arriviez.
00:32:32Quand est-ce qu'ils vont
00:32:33s'arrêter ?
00:32:35Mais leurs copains,
00:32:35dehors,
00:32:36combien de vidéos
00:32:38ils ont diffusées
00:32:38de mon neveu ?
00:32:39Combien il y en a encore
00:32:40à venir ?
00:32:41Benjamin Kamboulis,
00:32:42le fait que les cinq auteurs
00:32:44de ce massacre,
00:32:45de cette exécution,
00:32:47ce film,
00:32:47ça veut dire quelque chose
00:32:49et c'est un phénomène
00:32:50que vous constatez
00:32:51de plus en plus.
00:32:52Les délinquants,
00:32:53les criminels
00:32:54filment leurs méfaits
00:32:56et ensuite les postent
00:32:57sur les réseaux sociaux.
00:32:58Qu'est-ce que ça dit
00:32:59de notre société
00:32:59et qu'est-ce que ça dit d'eux
00:33:00selon vous ?
00:33:01Vous le notiez tout à l'heure,
00:33:02il n'y a pas d'empathie,
00:33:03mais c'est plus que ça,
00:33:04on est au paroxysme
00:33:05de la violence,
00:33:07de la cruauté,
00:33:07de la sauvagerie.
00:33:08La scène,
00:33:09dont on parle scène d'âme,
00:33:10c'est effectivement
00:33:12devant Louis agonisant
00:33:13et qui s'amuse
00:33:14à faire des selfies
00:33:15à côté de lui,
00:33:15qui gît dans son sang
00:33:16pour savoir de qui on parle,
00:33:18de savoir de quoi on parle.
00:33:19Ce n'est pas seulement
00:33:20des selfies,
00:33:20c'est aussi le fait
00:33:21de tout filmer,
00:33:23de tout diffuser.
00:33:25Ça, ça nous dit
00:33:25deux choses.
00:33:26Ça nous dit
00:33:26qu'ils ne sont pas seulement
00:33:27ultra-violents,
00:33:28ils sont aussi
00:33:28complètement débiles.
00:33:29Pardon, mais pourquoi ?
00:33:30Parce que c'est grâce
00:33:30justement à ces vidéos
00:33:31qu'ils sont identifiés,
00:33:32qu'ils sont interpellés.
00:33:34Donc maintenant,
00:33:35ils sont sous main de justice.
00:33:37Mais la question,
00:33:38c'est la suite.
00:33:39Qu'est-ce qu'on en fait ?
00:33:40Quelle est réellement
00:33:41la sanction que la société...
00:33:42On va se poser la question
00:33:43dans un instant.
00:33:44Qu'est-ce qu'on est capable
00:33:45de faire ?
00:33:45C'est l'échec de la société
00:33:46sur cette question-là
00:33:47qui nourrit aussi les violents.
00:33:48On va se poser la question.
00:33:49Mais Vincent Roy,
00:33:50est-ce que vous diriez
00:33:50que Louis est une victime
00:33:53supplémentaire
00:33:53de ce que moi j'ai appelé
00:33:54la racaïsation de la France ?
00:33:56Est-ce qu'on s'inscrit
00:33:56dans ce cadre-là ?
00:33:57Ah ben oui.
00:33:58C'est-à-dire qu'on ne peut
00:33:59pas l'analyser autrement.
00:34:00C'est-à-dire que vous avez
00:34:01chez un certain nombre
00:34:02de ces adolescents
00:34:03une pulsion de mort
00:34:04qui est décuplée
00:34:05de façon exponentielle
00:34:08et qu'on n'a jamais vue.
00:34:10Donc oui, effectivement,
00:34:11il y a eu une racaïsation,
00:34:14oui, ou une barbarisation,
00:34:16je ne sais pas comment
00:34:16vous l'appelez,
00:34:17mais c'est absolument évident.
00:34:20On n'a jamais vu
00:34:20de tel phénomène.
00:34:22C'est-à-dire que ces individus,
00:34:25ces jeunes individus
00:34:26qui sont encore en formation,
00:34:28finalement,
00:34:28n'ont plus du tout
00:34:30aucune règle.
00:34:31C'est fini.
00:34:31C'est-à-dire que c'est la violence
00:34:34à tout coup
00:34:35et c'est la mort.
00:34:38Je ne suis pas d'accord.
00:34:38C'est leur règle à eux.
00:34:40Pourquoi est-ce qu'ils filment
00:34:41et qu'ils diffusent ?
00:34:42Parce que dans le monde
00:34:43où ils vivent,
00:34:45ça les valorise.
00:34:46Il ne faut pas oublier ça.
00:34:49Ça les valorise auprès de qui ?
00:34:51Parce que c'est intéressant
00:34:52ce que vous dites.
00:34:52Dans le monde où ils vivent,
00:34:54c'est-à-dire
00:34:54qui est totalement étanche
00:34:56par rapport aux valeurs
00:34:58de la société française,
00:35:00c'est un autre monde,
00:35:01un autre univers,
00:35:02d'autres codes.
00:35:03Ça les valorise
00:35:03par rapport à leur fréquentation ?
00:35:05Par rapport à leur univers à eux.
00:35:07Mais alors,
00:35:08la faute à qui ?
00:35:08Parce que c'est important
00:35:09de se poser cette question-là.
00:35:10Qui est responsable
00:35:11de cette racaïsation
00:35:13de la société,
00:35:14de cette ultra-violence,
00:35:15de ce que vivent
00:35:16des millions de Français
00:35:17au quotidien aujourd'hui ?
00:35:18On va écouter Gérard Carréroux
00:35:19qui était ce matin
00:35:20l'invité de Pascal Praud
00:35:22et il a une explication
00:35:24parmi d'autres sans doute,
00:35:25mais une explication à apporter.
00:35:27La gauche politique
00:35:29a fait de ce statut
00:35:30des mineurs
00:35:31une sorte de bible
00:35:32à laquelle on ne peut
00:35:33jamais toucher
00:35:34et elle a été,
00:35:36en ce sens,
00:35:36toujours ratifiée
00:35:38par le Conseil constitutionnel.
00:35:40Le Conseil constitutionnel
00:35:42retoque systématiquement
00:35:44les réformes
00:35:45qui vont dans le sens
00:35:46d'un durcissement.
00:35:47C'est donc une faute,
00:35:49il faut y remédier.
00:35:50Je pense que tous les candidats
00:35:51à la présidence de la République
00:35:52l'année prochaine
00:35:53devront donner une réponse
00:35:55ferme là-dessus.
00:35:56parce qu'on ne peut pas appliquer
00:35:5780 ans,
00:35:5980 ans après,
00:36:01le même statut
00:36:02avec des jeunes
00:36:04qui n'ont plus rien à voir.
00:36:05Moi, j'ai été,
00:36:06j'ai vu les jeunes
00:36:07il y a 80 ans
00:36:09parce que j'en étais,
00:36:10il n'y avait rien à voir
00:36:11avec les jeunes
00:36:12qui sont aujourd'hui
00:36:13les tueurs du garçon d'hier.
00:36:16Ça n'a rien à voir.
00:36:17Et donc,
00:36:18si on ne lève pas
00:36:19le verrou du Conseil constitutionnel
00:36:21et d'autres,
00:36:21mais en tout cas,
00:36:22sur ce point précis,
00:36:24parce que les jeunes,
00:36:25eux,
00:36:25ils savent,
00:36:26les jeunes,
00:36:27il ne faut pas les prendre
00:36:27pour les imbéciles,
00:36:28ils ne sont pas tous
00:36:29des imbéciles.
00:36:30Et ceux qui font des méfaits,
00:36:32ils savent très bien
00:36:34qu'ils sont assujettis
00:36:36au statut des mineurs
00:36:37et qu'en toute hypothèse,
00:36:38ils ne prendront jamais
00:36:39la perpétuité.
00:36:41Je vous dis,
00:36:41vous dites ce que dit
00:36:43Gérard Carrérou,
00:36:43ça n'explique pas tout.
00:36:45Non,
00:36:45je pense qu'il a raison
00:36:46pour la construction
00:36:46d'un parcours délinquant.
00:36:48La quasi-impunité
00:36:49dont bénéficient
00:36:50les mineurs
00:36:51explique
00:36:53qu'ils persistent
00:36:53dans la délinquance
00:36:54avec des actes
00:36:55de plus en plus graves.
00:36:56Ça n'explique pas
00:36:57le premier basculement.
00:36:58Pourquoi pour eux,
00:37:00la vie n'a pas de valeur ?
00:37:02C'est cette explication-là
00:37:04qu'il faut trouver,
00:37:06qu'il faut explorer,
00:37:06qu'il faut explorer
00:37:07auprès des,
00:37:08par exemple,
00:37:08des pédopsychiatres
00:37:09qui s'occupent
00:37:10des jeunes ultra-violents
00:37:11dans les centres éducatifs
00:37:12fermés.
00:37:13Je pense à Maurice Berger,
00:37:14évidemment,
00:37:14qui a beaucoup écrit là-dessus.
00:37:17C'est eux
00:37:17qui auront la réponse.
00:37:18Mais voyez bien,
00:37:19là qu'il y a,
00:37:19chez ces jeunes,
00:37:21il n'y a pas
00:37:22de structure familiale.
00:37:23Vous voyez bien
00:37:23qu'ils ont été
00:37:25lâchés,
00:37:26laissés à eux-mêmes
00:37:27pour des tas de raisons.
00:37:28Mais il n'y a plus
00:37:29de structure familiale,
00:37:30il n'y a plus d'éducation,
00:37:31il n'y a plus de charpente,
00:37:32il n'y a plus de rapport
00:37:32à l'autorité.
00:37:33Il n'y a plus de rapport
00:37:34familial clannique.
00:37:35Voilà,
00:37:36ou un rapport clannique.
00:37:37Mais il n'y a pas
00:37:38le rapport classique
00:37:40à l'autorité.
00:37:41Et donc,
00:37:41il y a un défaut
00:37:45structurel,
00:37:45structure.
00:37:46Quand on a cherché
00:37:47à expliquer le passage
00:37:48à l'acte,
00:37:49à se supposer
00:37:49que ce soit explicable,
00:37:51qu'est-ce qu'on fait
00:37:52une fois que le passage
00:37:53à l'acte a eu lieu ?
00:37:55Une fois qu'ils auront
00:37:56été condamnés,
00:37:57est-ce qu'il faut
00:37:58les condamner
00:37:59à passer leur vie
00:38:00en prison
00:38:00malgré le fait
00:38:01qu'ils aient commis
00:38:02cet assassinat
00:38:03alors qu'ils étaient mineurs ?
00:38:05On écoute d'abord
00:38:06Gabriel Attal,
00:38:07ancien Premier ministre.
00:38:09C'est un drame de plus
00:38:12insupportable.
00:38:13Parce qu'on parle
00:38:14manifestement d'actes
00:38:15quasiment
00:38:16de barbarie.
00:38:17Parce que c'est encore
00:38:18une fois des mineurs.
00:38:19Moi, je le dis ici,
00:38:20vous savez,
00:38:21quand j'étais nommé
00:38:21Premier ministre,
00:38:22j'ai dit que ma priorité
00:38:23c'était de lutter
00:38:23contre la délinquance
00:38:24des mineurs
00:38:24et la violence
00:38:25chez les mineurs.
00:38:26Parce qu'on voit
00:38:26une violence
00:38:27de plus en plus forte,
00:38:29de plus en plus banalisée,
00:38:30de plus en plus jeune.
00:38:31Les 13-17 ans,
00:38:32c'est un Français sur 20.
00:38:34Mais c'est un vol
00:38:35avec armes sur trois.
00:38:36Il y a une surreprésentation
00:38:37des mineurs
00:38:38dans les faits
00:38:40de criminalité.
00:38:41Et donc ça appelle
00:38:42une réponse,
00:38:42évidemment,
00:38:43qui doit s'adapter
00:38:44à ce fait de société
00:38:45qui est le rajeunissement
00:38:46de la violence.
00:38:48Réaction à présent
00:38:49de Sarah Knafow
00:38:50sur les réseaux sociaux
00:38:51qui demande justice
00:38:52pour Louis.
00:38:53Ces assassins doivent passer
00:38:54le restant de leurs jours
00:38:55en prison,
00:38:56même à 15 ans.
00:38:57On sait pertinemment
00:38:58que tuer est un mal absolu.
00:39:00Un homme qui tue
00:39:02comme un adulte
00:39:03doit être jugé
00:39:04comme un adulte.
00:39:05Point Benjamin Kambouliv.
00:39:08Si on commence à dire
00:39:09qu'il faut condamner
00:39:11à la prison à vie,
00:39:13y compris les mineurs
00:39:15condamnés par assassinat,
00:39:16est-ce que ça vous va ?
00:39:18Ça n'existe pas
00:39:20pour les adultes.
00:39:20On n'arrive pas à faire
00:39:21pour les pédocriminels
00:39:22céréales.
00:39:23Donc à partir de là,
00:39:24c'est vrai que ça va être compliqué
00:39:25pour la justice des mineurs,
00:39:26pour l'ultra-violence juvénile.
00:39:28Ce qui est vrai,
00:39:28c'est que si on arrive
00:39:30à ce niveau-là
00:39:30d'augmentation,
00:39:31c'est parce qu'à aucun moment
00:39:32il n'y a de cadre
00:39:33ni de sanction.
00:39:34Il n'y a pas de valeur
00:39:34à la maison.
00:39:35Et puis la justice
00:39:35est totalement incapable,
00:39:37notamment pour les mineurs,
00:39:38de venir mettre une sanction
00:39:39quand on sort du cadre.
00:39:40On a 80 ans
00:39:41de mesures éducatives,
00:39:4280 ans qu'on fait ça,
00:39:4380 ans que ça ne marche pas
00:39:44et on continue.
00:39:45Donc tant qu'on n'arrivera pas
00:39:46effectivement à assumer
00:39:47de la fermeté,
00:39:47notamment à l'endroit
00:39:48des mineurs,
00:39:49on n'a aucune chance
00:39:50de réussir à fonctionner
00:39:51avec la justice
00:39:51et cette justice
00:39:52n'a aucune chance
00:39:52de protéger
00:39:53les futurs réalités.
00:39:54J'entends ce que vous dites,
00:39:55notamment Judith Fintraub,
00:39:56vous dites qu'on n'arrive pas
00:39:57à le faire avec les adultes,
00:39:58on ne va pas arriver
00:39:58à le faire avec les mineurs.
00:39:59Mais si on n'arrive pas
00:40:00à le faire avec les adultes,
00:40:01c'est parce qu'il n'y a
00:40:02pas la volonté de le faire.
00:40:04S'il y avait une volonté politique
00:40:12on emprisonne à vie
00:40:13y compris des mineurs
00:40:14de 15 ans
00:40:15qui ont commis
00:40:15un assassinat
00:40:17perpétuité incompressible.
00:40:18C'est un tabou
00:40:19ou est-ce qu'on peut
00:40:19en discuter ?
00:40:20Écoutez, a priori,
00:40:21on peut tout à fait
00:40:22en discuter.
00:40:23A priori, c'est un tabou.
00:40:24Le meurtrier
00:40:25et le violeur de Liana,
00:40:29il y a fort à parier
00:40:30qu'il ne passera pas
00:40:30l'intégralité
00:40:31de son existence en prison.
00:40:33Donc après dire
00:40:34il faut que les mineurs
00:40:37responsables dans ce cas-là
00:40:37passent l'intégralité
00:40:39de leur vie en prison,
00:40:40non, pour l'instant,
00:40:41ça reste une utopie.
00:40:42Oui, la vraie question.
00:40:43Est-ce qu'il faut
00:40:44que ça devienne une réalité ?
00:40:47Est-ce qu'il faut
00:40:48modifier la loi
00:40:49pour qu'en France,
00:40:50il y ait dans le code pénal
00:40:52la perpétuité incompressible ?
00:40:54Il faudrait surtout
00:40:54qu'effectivement
00:40:56on ait une vraie peine
00:40:57de sûreté derrière.
00:40:58C'est-à-dire qu'en fait,
00:40:59on peut avoir une peine
00:41:00incompressible de 30 ans
00:41:01si derrière,
00:41:03il y a une sûreté
00:41:04qui fait qu'on regarde
00:41:06si la personne
00:41:06est encore dangereuse
00:41:07et si on estime
00:41:08qu'elle est dangereuse,
00:41:09on la maintient en détention
00:41:10jusqu'à ce qu'on estime
00:41:12qu'elle soit plus dangereuse
00:41:12du tout
00:41:13ou seulement
00:41:13qu'elle décède en prison,
00:41:14je pense que c'est
00:41:15sans doute
00:41:16un meilleur moyen
00:41:18de fonctionner
00:41:18parce qu'il faut vraiment
00:41:19qu'on soit en capacité
00:41:20là aussi
00:41:20de prioriser
00:41:22et de regarder
00:41:23le degré
00:41:24d'angérosité
00:41:25des gens.
00:41:26Par exemple,
00:41:28les pédophiles
00:41:29qui commettent
00:41:30des séries
00:41:31d'actions,
00:41:32on sait
00:41:32que c'est quasiment
00:41:34impossible
00:41:34pour eux
00:41:35de s'amender
00:41:36et qu'il y aura
00:41:37toujours cette pulsion-là.
00:41:38Donc là,
00:41:38la peine de sûreté
00:41:39doit être absolument
00:41:41mis en place.
00:41:42Et des jeunes de 15 ans,
00:41:4316 ans ou 17 ans
00:41:44qui ont exécuté
00:41:46ce jeune Louis,
00:41:47est-ce qu'ils sont récupérables ?
00:41:48Quand on fait ça
00:41:49à 16 ou 17 ans,
00:41:50est-ce qu'on est récupérables ?
00:41:51Je pose une question.
00:41:52Est-ce que ce n'est pas
00:41:52pour la justice des mineurs ?
00:41:53Le problème,
00:41:54c'est que la justice
00:41:55des mineurs aujourd'hui
00:41:56qui vient de l'ordonnance
00:41:57de 1945,
00:41:58elle supposerait,
00:41:59si on continue
00:42:00de l'appliquer,
00:42:00que les mineurs
00:42:02de 1945
00:42:03sont les mêmes
00:42:04que les mineurs
00:42:05de 2026.
00:42:06Or,
00:42:06les mineurs de 2026
00:42:07ne sont pas du tout
00:42:08les mêmes
00:42:08que les mineurs
00:42:08de 1945.
00:42:09En 1945,
00:42:10il y avait aussi
00:42:10quand même
00:42:11un degré de violence
00:42:11qui était assez élevé.
00:42:12Oui, bien sûr.
00:42:13Bien sûr.
00:42:14Ce qu'il faut garder
00:42:16en tête,
00:42:16il faut être très pragmatique.
00:42:18Ce qu'une société
00:42:18doit réussir à faire,
00:42:20c'est à protéger.
00:42:21Donc protéger,
00:42:21ça veut dire
00:42:22quand il y a des gens
00:42:22qui sont connus
00:42:23pour être dangereux,
00:42:24être capables
00:42:24de les écarter.
00:42:26Selon ce dont on parle,
00:42:27on peut parler du médical,
00:42:28on peut parler du carcéral,
00:42:29mais nous,
00:42:30on constate bien
00:42:30qu'en tout cas,
00:42:31si on prend le médical,
00:42:32on est en échec.
00:42:33Les traitements
00:42:34qu'on leur donne
00:42:34ne sont pas totalement efficients
00:42:36s'il n'y a pas de contrôle
00:42:36qui est fait.
00:42:37Et si on pense
00:42:38aux pédocriminels,
00:42:40en fait,
00:42:40le seul volet médical
00:42:41qui pourrait fonctionner
00:42:42vraiment,
00:42:42c'est la castration,
00:42:43mais pas avec des cachets,
00:42:44la castration physique.
00:42:45Et encore ?
00:42:46Si vous coupez le problème
00:42:47à la racine,
00:42:48il n'y a plus de problème.
00:42:49Il y a quand même
00:42:50des agressions d'enfants.
00:42:52Ce que je veux vous dire,
00:42:53c'est que la vraie perpétuité,
00:42:55le système n'en veut pas.
00:42:56Le système refuse ça
00:42:58parce qu'on considère
00:42:58que c'est inhumain,
00:42:59qu'il n'y a pas
00:43:00de perspective de sortie
00:43:01une fois qu'ils sont enfermés.
00:43:03Et donc,
00:43:03c'est pour ça
00:43:03qu'on a essayé
00:43:04de légiférer.
00:43:05Mais si on n'était pas
00:43:06dans un blocage idéologique
00:43:08par rapport à ça,
00:43:08je vous donne un élément,
00:43:09il y a longtemps
00:43:10qu'on aurait arrêté
00:43:11avec le non-cumul des peines.
00:43:12C'est-à-dire qu'un violeur
00:43:14multirécidiviste
00:43:14qui a violé dix enfants,
00:43:16dans notre système,
00:43:17on prend le fait le plus grave.
00:43:18Il prend l'enfant.
00:43:18Moi, j'ai le sentiment
00:43:19que pour les Français aujourd'hui,
00:43:21dire que condamner un assassin
00:43:23à la perpétuité incompressible,
00:43:25c'est inhumain,
00:43:26ce n'est pas audible.
00:43:26Non, ce n'est pas audible.
00:43:27Ça n'est plus audible.
00:43:28Parce que vous pensez
00:43:29que c'est humain
00:43:29ce que vont vivre
00:43:30les parents de ce jeune Louis
00:43:31qui en plus ont probablement vu
00:43:33la vidéo de son exécution.
00:43:36Vous avez raison.
00:43:37Mais après,
00:43:38il faut gérer
00:43:39tout ce que ça suppose.
00:43:40C'est-à-dire
00:43:41des hommes et des femmes
00:43:42qui acceptent
00:43:43de garder des individus
00:43:45qui n'ont aucun espoir
00:43:46de sortir.
00:43:48Avec la violence
00:43:49que ça suppose,
00:43:50les problèmes de discipline
00:43:51que ça suppose,
00:43:52ça veut dire
00:43:53une conception
00:43:54totalement différente
00:43:55des prisons,
00:43:55même pas des prisons.
00:43:56On est hors prison
00:43:57de haute sécurité.
00:43:59C'est tout un système.
00:44:00C'est surtout
00:44:00avoir cette logique,
00:44:02cette intention
00:44:03de ne laisser ressortir
00:44:04la personne
00:44:04que quand le niveau
00:44:05de dangerosité
00:44:06est réellement...
00:44:07Et trouver des gens
00:44:08pour les garder.
00:44:08Ce que décrit Judith,
00:44:09c'est le système américain.
00:44:11Oui, oui.
00:44:14ou salvadorien.
00:44:15Oui, plutôt salvadorien
00:44:16qu'amérien
00:44:17parce qu'aux Etats-Unis
00:44:17aussi,
00:44:18il y a des remises de peine.
00:44:19Ils ont aussi la possibilité
00:44:20alors quelquefois
00:44:21d'avoir des cumuls
00:44:23de peine
00:44:23pour être condamnés
00:44:24très longtemps.
00:44:24Mais il y a effectivement
00:44:25des prisons
00:44:27où ils peuvent changer.
00:44:28Je pense que vraiment
00:44:29la notion de sûreté,
00:44:30parce qu'en fait,
00:44:32ça te permet quand même
00:44:33de changer aussi le rapport
00:44:34parce que pendant très longtemps,
00:44:35effectivement,
00:44:35la justice
00:44:36s'est d'abord intéressée
00:44:37à la question
00:44:38de comment
00:44:39le prisonnier
00:44:40va pouvoir
00:44:41se réinsérer
00:44:42dans la société.
00:44:43Je pense qu'il y a quand même
00:44:44la question
00:44:44qui doit être remise
00:44:45en premier,
00:44:46c'est est-ce que
00:44:47cette personne-là
00:44:48est encore un danger
00:44:50pour la société ?
00:44:50Et ça, effectivement,
00:44:51les mesures de sûreté
00:44:53peuvent y répondre.
00:44:54Je préférais qu'on s'intéresse
00:44:55à la question suivante,
00:44:57comment les parents
00:44:58des victimes
00:44:58vont-ils faire
00:45:00pour continuer
00:45:00à survivre
00:45:01et s'en sortir ?
00:45:03Je trouve que la question
00:45:04est plus pertinente
00:45:05que de savoir
00:45:06si le meurtrier,
00:45:07lui,
00:45:08pourra un jour
00:45:08sortir de prison.
00:45:09Surtout,
00:45:10les parents
00:45:11de ce jeune Louis
00:45:12qui, encore une fois,
00:45:12ont sans doute vu
00:45:13la vidéo
00:45:14de l'assassinat
00:45:16de leur fils.
00:45:18Vous restez avec nous,
00:45:19on marque une courte pause
00:45:19de la dernière
00:45:20de la soirée
00:45:21et puis on se retrouve
00:45:21pour la dernière partie
00:45:23du Meilleur de l'Info.
00:45:24A tout de suite.
00:45:28De retour en direct
00:45:29sur CNews
00:45:30pour évoquer
00:45:31cette information
00:45:31du Figaro.
00:45:32La mère
00:45:33de Chessy
00:45:34qui a été condamnée
00:45:35à verser 6 000 euros
00:45:36à un Algérien
00:45:37sous OQTF
00:45:38et à son épouse
00:45:40pour avoir refusé
00:45:42de les marier
00:45:43et c'est la mairie
00:45:44qui va devoir
00:45:44indemniser
00:45:47cet Algérien
00:45:48sous OQTF.
00:45:50Judith Vintraud,
00:45:51je me tourne vers vous.
00:45:52Information du Figaro
00:45:54qui ne surprend personne
00:45:56parce que la loi
00:45:57aujourd'hui,
00:45:59elle est du côté
00:46:00de ces OQTF
00:46:00qui veulent se marier
00:46:02sur le territoire français
00:46:03et on n'arrive pas
00:46:05à changer ça.
00:46:06Oui, à la fois la loi française
00:46:07et les accords internationaux,
00:46:10la CEDH,
00:46:11nous oblige
00:46:12à marier
00:46:14un étranger
00:46:16qui désire l'être
00:46:16quelle que soit
00:46:17sa situation.
00:46:19Donc ça veut dire
00:46:20révision constitutionnelle
00:46:21pour en finir
00:46:23avec cette aberration
00:46:25totale
00:46:26parce qu'en fait,
00:46:27on fait participer
00:46:28le maire
00:46:31au viol de la loi,
00:46:32au maintien sur le territoire
00:46:34d'un individu
00:46:35qui n'a rien à y faire.
00:46:36Parce que si je résume
00:46:37Olivier Vial,
00:46:38on a d'abord
00:46:39une personne sous OQTF
00:46:41qui n'a pas respecté
00:46:42la loi
00:46:43en se maintenant
00:46:43sur le territoire français,
00:46:45donc on va devoir
00:46:46indemniser,
00:46:47verser 6 000 euros,
00:46:48le contribuable
00:46:50va devoir verser
00:46:516 000 euros
00:46:51à une personne
00:46:53qui n'a pas respecté
00:46:54la loi.
00:46:54Comment voulez-vous
00:46:55que les Français
00:46:56comprennent et admettent ça ?
00:46:57C'est impossible,
00:46:58franchement.
00:46:58Et puis en plus,
00:46:59aujourd'hui,
00:46:59on sait qu'une des raisons
00:47:01de la défiance
00:47:02des Français
00:47:02vis-à-vis des politiques,
00:47:03c'est l'impuissance
00:47:05des politiques.
00:47:05Et là, c'est typiquement
00:47:06le maire,
00:47:07il constate
00:47:09une infraction,
00:47:10il est en plus
00:47:10officier d'État
00:47:12de police judiciaire,
00:47:14donc il pourrait être
00:47:17légitime justement
00:47:18qu'il constate
00:47:19cette infraction,
00:47:19qu'il essaye
00:47:19d'en tirer
00:47:20les conséquences.
00:47:21Et là,
00:47:21on lui dit
00:47:22exactement le contraire,
00:47:23c'est vous êtes obligé
00:47:24de fermer les yeux,
00:47:25vous êtes obligé
00:47:25de faire comme si
00:47:26vous ne le saviez pas
00:47:27et vous êtes obligé
00:47:28d'aller jusqu'au bout.
00:47:28C'est d'autant plus
00:47:31regrettable
00:47:31qu'en plus,
00:47:32on sait que
00:47:33le QTF qui se marie,
00:47:34une fois qu'il est marié,
00:47:35les chances
00:47:36qu'il soit renvoyé
00:47:37dans son pays d'origine
00:47:39commencent à tendre
00:47:40vers zéro.
00:47:41Donc on a
00:47:42ce dispositif
00:47:44qui fait qu'en plus,
00:47:45on a une personne
00:47:46qui est au QTF
00:47:47et on lui donne
00:47:48l'occasion
00:47:49de trouver un moyen
00:47:50de ne pas pouvoir
00:47:50quitter le pays.
00:47:51Mais ce qui rend fou,
00:47:52c'est que ce n'est pas
00:47:52la première fois
00:47:53que ça se produit.
00:47:54Et ce qui rend fou,
00:47:55c'est que ça se produit souvent
00:47:56et il y aura le procès
00:47:57de Robert Ménard
00:47:58à l'automne prochain
00:47:59parce que lui aussi
00:48:00avait refusé
00:48:01de marier le QTF.
00:48:01Et le QTF avait essayé
00:48:02de s'éloigner sur ces questions.
00:48:04Juste un petit rappel du droit
00:48:05pour expliquer
00:48:06pourquoi les choses
00:48:07se passent comme ça.
00:48:08En effet,
00:48:09le maire n'a pas le droit
00:48:09de refuser de marier
00:48:10une personne
00:48:11sous prétexte
00:48:11qu'elle est sous le QTF.
00:48:13C'est quelque chose
00:48:15qui est contre la loi,
00:48:16tout simplement.
00:48:17Il y a un système
00:48:18néanmoins
00:48:18qui est prévu.
00:48:19C'est-à-dire que le maire,
00:48:19s'il soupçonne
00:48:22une irrégularité,
00:48:22s'il soupçonne
00:48:23un mariage blanc,
00:48:24il le désigne.
00:48:24Non, mais c'est deux problèmes
00:48:25de différence.
00:48:26C'est ça, il y a deux choses.
00:48:27Il y a les OQTF,
00:48:28il y a les mariages blancs.
00:48:28Si le maire soupçonne
00:48:29un mariage blanc,
00:48:31il le dénonce,
00:48:32il y a une enquête.
00:48:32Et puis alors là,
00:48:33s'il y a bel et bien
00:48:33un mariage blanc,
00:48:34il n'y a pas de mariage.
00:48:35La question ne se pose pas.
00:48:36En revanche,
00:48:36si ce n'est pas un mariage blanc,
00:48:38alors oui,
00:48:38il est tenu légalement
00:48:40de le marier.
00:48:41Ce que je veux me pointer
00:48:41c'est qu'il y a deux réalités.
00:48:42Il y a la réalité
00:48:43de l'échec lamentable
00:48:44de la France
00:48:44sur le volet administratif
00:48:45pour gérer les OQTF.
00:48:46Il y a la réalité
00:48:47des même pas 10% d'exécution.
00:48:48Il y a la réalité
00:48:49de la conséquence économique,
00:48:51sécuritaire,
00:48:51des cras surpeuplés,
00:48:52du risque sécuritaire
00:48:53quand ils ressortent des cras.
00:48:54On ne met que les plus dangereux
00:48:55en cras.
00:48:55Quand ils ressortent,
00:48:56ce sont des dangers
00:48:57sur la voie publique.
00:48:57Tout ça, c'est vrai.
00:48:58Mais à côté de ça,
00:48:59s'il y a un mariage,
00:49:00encore une fois,
00:49:01qui n'est réalisé,
00:49:02qui n'est contracté,
00:49:03que pour régulariser
00:49:11la gauche pour défendre
00:49:12les OQTF.
00:49:13Parce qu'il y avait aujourd'hui
00:49:14à l'Assemblée nationale
00:49:15un texte porté par l'UDR
00:49:17d'Éric Ciotti
00:49:18pour lutter contre
00:49:19les mariages blancs
00:49:21que vous venez d'évoquer.
00:49:21Parce qu'à défaut
00:49:22de lutter contre les mariages
00:49:23avec les OQTF,
00:49:26puisque ça n'est pas constitutionnel,
00:49:28l'UDR a voulu donner
00:49:29plus de pouvoir au maire
00:49:31pour lutter contre
00:49:32les mariages blancs
00:49:34lorsqu'un étranger
00:49:35est soupçonné
00:49:35de vouloir se marier
00:49:37uniquement par intérêt
00:49:38pour obtenir
00:49:38la nationalité française
00:49:40et la gauche.
00:49:41Naturellement,
00:49:42a fait obstruction à cela.
00:49:44Un texte qui a été aussi défendu
00:49:45par le garde des Sceaux
00:49:46Gérald Darmanin.
00:49:47Écoutez.
00:49:50Ce texte qui arrive
00:49:51ici dans l'hémicycle
00:49:53ne prévoit pas
00:49:54l'impossibilité du mariage,
00:49:57ce qui serait en effet
00:49:57contraire aux conventions
00:49:58internationales
00:49:59et contraire à la Constitution
00:50:01avec un étranger.
00:50:02Ce texte prévoit
00:50:03deux choses très rapides.
00:50:05Renforcer le pouvoir du maire,
00:50:07son pouvoir d'état civil,
00:50:08il agit au nom du procureur
00:50:09de la République
00:50:09quand il le fait
00:50:10et non pas en tant qu'élu.
00:50:12J'entends ici ou là
00:50:13des gens qui disent
00:50:13il y a des maires
00:50:14qui sont pour,
00:50:15des maires qui sont contre.
00:50:15On peut être pour ou contre
00:50:16n'importe quelle disposition,
00:50:17mais quand le maire
00:50:18procède à des mariages,
00:50:19il le procède
00:50:21en tant qu'agent de l'État
00:50:23et en tant que représentant
00:50:24du procureur de la République.
00:50:25C'est-à-dire pour ça
00:50:26qu'il a l'écharpe bleu blanc rouge,
00:50:27ce n'est pas parce qu'il est élu
00:50:28qu'il a l'écharpe bleu blanc rouge,
00:50:29parce qu'il y a des élus
00:50:30qui n'ont pas l'écharpe bleu blanc rouge,
00:50:31il le fait parce qu'il représente
00:50:32l'État.
00:50:34En tant que représentant de l'État
00:50:35et du procureur de la République,
00:50:36ce texte renforce
00:50:37ses moyens de contrôle
00:50:40du consentement libre
00:50:41et éclairé d'un mariage.
00:50:43Ce texte prévoit donc
00:50:44de renforcer les moyens
00:50:46du maire
00:50:47et de ses services
00:50:48pour vérifier le consentement
00:50:51et d'autre part
00:50:52permet au procureur de la République
00:50:53de contrôler les actes
00:50:55éventuellement d'un maire
00:50:58si c'est ou pas conforme
00:51:00à nos textes fondamentaux.
00:51:03En fait, Vincent Roy,
00:51:04comme on ne peut plus rien faire
00:51:06en passant par le Parlement,
00:51:08ça n'est plus possible.
00:51:09La gauche, de toute façon,
00:51:10dès qu'il s'agit de défendre
00:51:11les intérêts des Français,
00:51:13elle vote contre,
00:51:13elle préfère défendre
00:51:14les intérêts des étrangers.
00:51:16Donc à un moment donné,
00:51:17il faudra passer par un référendum.
00:51:19Ah ben, je ne vois pas d'autre.
00:51:21Écoutez, il y a une chose
00:51:22qui est quand même très simple.
00:51:23Est-ce que tout le monde
00:51:24ne pourrait pas s'entendre
00:51:25sur un point ?
00:51:26Évidemment, je joue le naïf.
00:51:28Dès lors que vous êtes frappé
00:51:30d'un OQTF,
00:51:30vous ne pouvez plus vous marier.
00:51:32Mais non, parce qu'à ce compte-là,
00:51:33n'importe quelle personne
00:51:34qui a une situation irrégulière
00:51:35ne peut plus se marier
00:51:36OQTF ou pas OQTF.
00:51:37Après, on peut le dire,
00:51:38si vous voulez,
00:51:38mais c'est encore...
00:51:39Non mais attendez,
00:51:40lorsque vous avez...
00:51:40C'est pas comme ça qu'on fonctionne.
00:51:41Non mais j'entends bien.
00:51:42Lorsque vous avez une obligation
00:51:44de quitter le territoire,
00:51:45vous devez respecter
00:51:45cette obligation.
00:51:46Et comme vous devez
00:51:47quitter le territoire,
00:51:48vous ne pouvez pas
00:51:49vous marier sur le dit territoire.
00:51:51C'est quand même très simple.
00:51:52Je ne dis pas que c'est bien
00:51:52ou que ce n'est pas bien.
00:51:53Je dis que notre droit positif
00:51:54ne fonctionne pas.
00:51:55D'accord.
00:51:55Dans ce cas-là,
00:51:56on change le droit.
00:51:56C'est pour ça que je vous dis
00:51:57qu'il faut peut-être
00:51:58modifier la Constitution
00:51:59et qu'il faudra en passer par là.
00:52:00Parce que si vous interrogez
00:52:01les Français,
00:52:02une très grande majorité
00:52:04est pour que les OQTF
00:52:05ne puissent pas se marier
00:52:06sur le sol français.
00:52:07revenir sur notre adhésion
00:52:09à la Convention européenne
00:52:09des droits de l'homme
00:52:10et voient le droit
00:52:12à une vie familiale normale.
00:52:14Non, parce qu'il y a
00:52:15une chose qui me frappe
00:52:16beaucoup dans le reportage
00:52:17que vous avez montré,
00:52:19c'est qu'on parle
00:52:19des étrangers.
00:52:21Mais évidemment,
00:52:22il y a une loi
00:52:22qui dit qu'un maire
00:52:25doit marier un étranger
00:52:27avec une Française,
00:52:28par exemple,
00:52:29ou l'inverse,
00:52:29ou une étrangère
00:52:30avec un Français.
00:52:31C'est d'accord ?
00:52:31On parle des étrangers.
00:52:32Mais on ne parle pas
00:52:33simplement des étrangers.
00:52:34On parle de gens
00:52:35sous ce QTF.
00:52:36C'est là-dessus que j'insiste.
00:52:37Ce n'est pas sur les étrangers,
00:52:39évidemment.
00:52:39C'est sur les gens
00:52:40qui sont frappés
00:52:40par une obligation
00:52:42de quitter le territoire
00:52:43et qui doivent par conséquent
00:52:43les respecter.
00:52:44Quand vous devez quitter le territoire,
00:52:45vous ne pouvez pas vous marier
00:52:46sur le dit territoire
00:52:47ou alors on devient dingue.
00:52:47J'entends bien,
00:52:48mais encore une fois,
00:52:49il y a déjà la possibilité
00:52:50offerte aux maires
00:52:51de dénoncer le mariage blanc
00:52:52si le mariage n'est contracté.
00:52:53C'est très difficile.
00:52:54C'est très difficile.
00:52:55Trouver un mariage blanc,
00:52:56c'est extrêmement difficile.
00:52:58Il y a les deux choses.
00:53:03Comme vous l'avez dit,
00:53:04et d'arriver dans un bâtiment public
00:53:06et de pouvoir parader
00:53:07dans un bâtiment public,
00:53:08c'est aussi un problème.
00:53:09Donc le mariage,
00:53:10il peut très bien avoir lieu
00:53:11dans un autre pays.
00:53:12Oui, mais comme il n'y a plus
00:53:14de délit de séjour irrégulier.
00:53:16Oui, mais en détricotant tout ça,
00:53:21on a rendu des cas
00:53:23qui sont ubuesques.
00:53:24Parce que le fait
00:53:25d'avoir quelqu'un
00:53:26qui est sous OQTF
00:53:27qui devrait ne plus être
00:53:28sur le territoire
00:53:29et qui puisse parader
00:53:29dans un bâtiment public
00:53:30devant un officier d'État civil,
00:53:32il y a un moment donné
00:53:33où effectivement,
00:53:34on comprend que ça puisse
00:53:35choquer certains,
00:53:36même si la loi est de leur côté.
00:53:38Et le procès de Robert Ménard
00:53:39qui aura lieu l'automne prochain
00:53:40sera évidemment très médiatisé
00:53:41et ce sera l'occasion
00:53:42de revenir sur ces questions.
00:53:45Il nous reste une dizaine de minutes
00:53:46pour évoquer cette canicule
00:53:48qui est évidemment historique.
00:53:50Des records de températures
00:53:52ont été battus
00:53:53un peu partout en France.
00:53:5572 départements
00:53:57en vigilance rouge.
00:53:59À 16h, il y avait 41,2 degrés
00:54:02à Saint-Florent-sur-Cherre,
00:54:03dans le Cher.
00:54:0340,3 degrés à Rennes.
00:54:06Voilà parmi quelques températures
00:54:07historiques qui ont été relevées
00:54:09mais on suffoque
00:54:09à peu près partout en France
00:54:12à l'exception du Sud-Est.
00:54:13À Paris, 25 carrés cardiaques
00:54:15ont été recensés en 24 heures
00:54:17sur la seule journée d'hier.
00:54:18C'est trois fois plus
00:54:20que d'habitude.
00:54:22Les chiffres de la surmortalité
00:54:23ne seront connus officiellement
00:54:25que dans quelques mois
00:54:25mais on sait déjà
00:54:27que cette chaleur
00:54:28a tué.
00:54:29Bonjour Bruno Megarban.
00:54:31Merci beaucoup
00:54:31d'être avec nous
00:54:33en direct sur CNews.
00:54:35Vous êtes chef du service
00:54:36réanimation
00:54:37à l'hôpital
00:54:38Lariboisière.
00:54:39Je le disais,
00:54:40il y a une certitude,
00:54:41cette chaleur
00:54:42elle a tué
00:54:43mais dans quelle proportion
00:54:44selon vous ?
00:54:46Alors comme vous l'avez dit
00:54:48à cet instant
00:54:49nous ne pouvons pas
00:54:50donner de chiffres précis.
00:54:52Tout ce que l'on peut dire
00:54:53c'est qu'effectivement
00:54:54le nombre de personnes
00:54:55retrouvées mortes à domicile
00:54:57semble avoir augmenté
00:54:58depuis 48 heures
00:55:00par rapport à l'année passée.
00:55:02Donc très clairement
00:55:03il va y avoir
00:55:04une surmortalité
00:55:06associée à cette canicule
00:55:07d'ailleurs
00:55:07comme toutes les canicules
00:55:08dans le passé.
00:55:10Maintenant l'importance
00:55:11de cette surmortalité
00:55:12ne peut pas être chiffrée encore.
00:55:14Elle va probablement
00:55:16comporter également
00:55:17un certain nombre
00:55:17de personnes
00:55:18qui vont décéder
00:55:19à l'hôpital
00:55:20une fois prises en charge.
00:55:22Il faut savoir néanmoins
00:55:22il faut attendre
00:55:23deux à trois mois
00:55:25pour voir
00:55:26si cette surmortalité
00:55:27observée
00:55:28n'est pas suivie
00:55:29par une sorte
00:55:32de compensation
00:55:33avec une baisse
00:55:34transitoire
00:55:35de la mortalité
00:55:36sous-entendu
00:55:37les personnes retrouvées
00:55:38décédées à domicile
00:55:40sont des personnes
00:55:40tellement fragiles
00:55:41parce qu'en fait
00:55:43elles devaient mourir
00:55:44entre guillemets
00:55:45dans les jours
00:55:47ou semaines
00:55:47qui viennent
00:55:48et simplement
00:55:48la canicule
00:55:49a accéléré
00:55:50leur décès.
00:55:50Mais est-ce que vous craignez
00:55:52un lourd bilan humain
00:55:53pour qu'on comprenne bien
00:55:54ou est-ce que vous êtes
00:55:55plutôt rassurant
00:55:56ce soir ?
00:55:57Non, je crois
00:55:58qu'il y aura
00:56:00certainement
00:56:00une surmortalité
00:56:02mais celle-ci
00:56:03n'aura pas
00:56:04de rapport
00:56:05avec ce qui s'est passé
00:56:06en 2003.
00:56:07En 2003
00:56:09le pays
00:56:10n'était pas
00:56:10du tout préparé
00:56:12la population
00:56:13n'avait
00:56:14utilisé
00:56:15aucun moyen
00:56:15de prévention
00:56:16à l'hôpital
00:56:18nous étions démunis
00:56:19les médecins
00:56:20ne connaissaient
00:56:21probablement
00:56:22même pas
00:56:22ce que c'était
00:56:23qu'un coup de chaleur
00:56:24et quels étaient
00:56:25les thérapeutiques
00:56:25efficaces
00:56:26pour prendre rapidement
00:56:27en charge
00:56:28un patient
00:56:29victime
00:56:29d'un coup de chaleur
00:56:30aujourd'hui
00:56:31les choses
00:56:31ont beaucoup changé
00:56:34mais malgré tout
00:56:35il existe
00:56:36des personnes
00:56:37très fragiles
00:56:37parfois des personnes
00:56:39qui ont pris
00:56:39des risques
00:56:40qui ont fait
00:56:40une activité physique
00:56:41alors qu'on leur a
00:56:43recommandé
00:56:44d'être prudent
00:56:44des personnes
00:56:45qui du fait
00:56:46de leur maladie
00:56:47prennent des médicaments
00:56:47qui empêchent
00:56:48la sudation
00:56:49et puis surtout
00:56:49beaucoup de personnes
00:56:50SDF
00:56:51ou malheureusement
00:56:52vivant dans des conditions
00:56:54socio-économiques
00:56:55difficiles
00:56:56qui n'ont pas le choix
00:56:56que de rester
00:56:57dans un habitat
00:56:59parfois difficile
00:57:00et extrêmement chaud
00:57:01et qui vont
00:57:02malheureusement
00:57:03développer
00:57:03des coups de chaleur
00:57:04il faut savoir
00:57:05qu'il va y avoir
00:57:06un décalage
00:57:07entre l'importance
00:57:09des consultations
00:57:11aux urgences
00:57:12pour coups de chaleur
00:57:14et des décès
00:57:16à domicile
00:57:16et le pic
00:57:18de la canicule
00:57:20donc si on estime
00:57:21que la canicule
00:57:22va s'arrêter
00:57:23le dimanche matin
00:57:24il est probable
00:57:25qu'on ait encore
00:57:26quelques admissions
00:57:28à l'hôpital
00:57:28pour coups de chaleur
00:57:29en début de semaine prochaine
00:57:31alors justement
00:57:31l'hôpital
00:57:32on rappelle
00:57:32que la canicule
00:57:34de 2003
00:57:34avait fait
00:57:35approximativement
00:57:3615 000 morts
00:57:36l'hôpital
00:57:37que vous évoquez
00:57:38à l'instant
00:57:39les hôpitaux
00:57:40sont saturés
00:57:40dit ce soir
00:57:42le préfet de police
00:57:43de Paris
00:57:44est-ce que vous le confirmez
00:57:44est-ce que l'hôpital
00:57:46à Paris
00:57:47est aujourd'hui
00:57:48au moment où nous nous parlons
00:57:49sous tension
00:57:51alors
00:57:52oui
00:57:52les hôpitaux
00:57:53sont sous tension
00:57:54depuis maintenant
00:57:5548 heures
00:57:56ça c'est un fait
00:57:57mais chaque hôpital
00:57:59est à un niveau
00:58:00de tension
00:58:00sont différentes
00:58:01donc la saturation
00:58:03on peut y trouver
00:58:04des moyens de réponse
00:58:06et par exemple
00:58:07dans notre hôpital
00:58:08il a été décidé
00:58:09d'une déprogrammation
00:58:11à hauteur de 20%
00:58:12des consultations
00:58:15des hospitalisations
00:58:16de jours
00:58:16ou de semaines
00:58:17pour des bilans
00:58:18notamment
00:58:18qui n'avaient aucun caractère
00:58:20d'urgence
00:58:21et qui ne modifient pas
00:58:22ou ne compromettent pas
00:58:23la suite
00:58:24pour les patients concernés
00:58:26à ce jour
00:58:27il n'y a pas encore
00:58:28de déprogrammation
00:58:28d'activité chirurgicale
00:58:30mais cela
00:58:30pourrait intervenir
00:58:32s'il y avait besoin
00:58:33par ailleurs
00:58:34du fait
00:58:35de plans
00:58:38équivalents
00:58:39au plan blanc
00:58:40interne
00:58:41du fait
00:58:42du plan
00:58:42hors-sane
00:58:43national
00:58:45évidemment
00:58:45des moyens
00:58:46supplémentaires
00:58:47sont donnés
00:58:47pour mobiliser
00:58:50notamment
00:58:51les équipes
00:58:52pour permettre
00:58:53évidemment
00:58:54de faire face
00:58:56à l'afflux
00:58:56plus important
00:58:57de patients
00:58:58avec une activité
00:58:59globalement
00:59:01augmentée
00:59:01de 30%
00:59:02dans les services
00:59:02d'urgence
00:59:03et de réanimation
00:59:04donc oui
00:59:04nous sommes sous tension
00:59:05mais nous ne sommes pas
00:59:07encore en train
00:59:07de boire la tasse
00:59:09immobile
00:59:10sans pouvoir faire face
00:59:11alors restez avec nous
00:59:12Bruno Megarvan
00:59:13on va écouter à présent
00:59:14la ministre de la Santé
00:59:15Stéphanie Rist
00:59:15qui nous dit effectivement
00:59:16que le week-end
00:59:18à venir
00:59:18risque d'être
00:59:19particulièrement compliqué
00:59:20dans les services d'urgence
00:59:22on sait que l'impact
00:59:24lié aux chaleurs
00:59:25c'est 5 à 10 jours
00:59:26donc si on calcule
00:59:27par rapport au début
00:59:28et encore
00:59:29c'est un peu variable
00:59:30selon les régions
00:59:30tout le monde
00:59:31n'est pas rentré
00:59:31en même temps
00:59:32en vigilance rouge
00:59:33et tout le monde
00:59:34ne va pas ressortir
00:59:35en même temps
00:59:35de la vigilance rouge
00:59:37donc à l'échelle nationale
00:59:38je n'aurai pas
00:59:39la réponse
00:59:40pour vous dire
00:59:40ce qu'on s'est dit
00:59:42depuis le début de semaine
00:59:43c'est que
00:59:44vers la fin de la semaine
00:59:45donc vous voyez bien
00:59:45c'est à partir
00:59:46dès aujourd'hui
00:59:48demain
00:59:48et ce week-end
00:59:49risque d'être
00:59:51compliqué
00:59:52Face à la situation
00:59:53qui est décrite
00:59:54par la ministre de la Santé
00:59:55Bruno Megarban
00:59:56est-ce qu'il faut
00:59:57par exemple
00:59:58annuler les grands événements
00:59:59qui sont prévus
00:59:59ce week-end
01:00:00je pense par exemple
01:00:01à Paris
01:00:02au festival Solidays
01:00:03où on attend
01:00:04plus de 200 000 personnes
01:00:05rassemblées en plein soleil
01:00:06sur la pelouse de Longchamp
01:00:09Alors il est difficile
01:00:10à mon niveau
01:00:11d'émettre un jugement
01:00:13d'annulation
01:00:15d'un tel événement
01:00:16en tout cas
01:00:17ce qu'il faut
01:00:18c'est redoubler
01:00:19de vigilance
01:00:20bien sûr
01:00:20avertir la totalité
01:00:22des personnes
01:00:22qui vont assister
01:00:23à ces événements
01:00:24sur les risques
01:00:25de rester
01:00:26dans une zone
01:00:28non protégée
01:00:29pendant longtemps
01:00:30il faut bien sûr
01:00:31distribuer
01:00:32des bouteilles d'eau
01:00:33et probablement
01:00:33renforcer les équipes
01:00:34de secouristes
01:00:35sur place
01:00:36au cas où
01:00:37il y aurait
01:00:38des malaises
01:00:39ou des problèmes
01:00:40de déshydratation
01:00:41ou de difficultés
01:00:42Maintenant
01:00:43probablement
01:00:44la population
01:00:45concernée
01:00:46par ces événements
01:00:47est plutôt
01:00:48une population
01:00:48plus jeune
01:00:50et c'est pas
01:00:52exactement
01:00:52la population
01:00:53qui a plus
01:00:54haut risque
01:00:55de coup de chaleur
01:00:56à nouveau
01:00:57c'est essentiellement
01:00:57des personnes âgées
01:00:58qui vivent seules
01:00:59dans des domiciles
01:01:01plutôt modestes
01:01:03sans air conditionné
01:01:05parfois
01:01:05au dernier étage
01:01:07et qui prennent
01:01:08souvent des médicaments
01:01:10qui altèrent
01:01:12le comportement
01:01:13en cas
01:01:16d'insolation
01:01:17et qui bloquent
01:01:19la sudation
01:01:19pour permettre
01:01:20d'éliminer
01:01:20l'excès de chaleur
01:01:22qui va s'emmagasiner
01:01:25dans leur corps
01:01:25lorsqu'ils sont exposés
01:01:27à des températures
01:01:28très élevées
01:01:28Merci beaucoup
01:01:29Bruno Megabane
01:01:30d'avoir été avec nous
01:01:31en direct
01:01:31sur CNews
01:01:32CEF du service
01:01:32réanimation
01:01:33à l'hôpital
01:01:33L'arrivoyer
01:01:34une dernière question
01:01:35est-ce qu'on meurt
01:01:36de chaud à l'hôpital
01:01:37il fait combien
01:01:38en ce moment
01:01:38dans la chambre
01:01:39des patients
01:01:41alors vous avez raison
01:01:42c'est un problème
01:01:43aussi important
01:01:43c'est-à-dire
01:01:44on peut tout à fait
01:01:45à l'hôpital
01:01:47donc dans une chambre
01:01:49dans laquelle
01:01:49on est hospitalisé
01:01:51malheureusement
01:01:52qui n'est peut-être
01:01:52pas de façon optimale
01:01:55on va dire
01:01:57refroidie
01:01:57et bien développer
01:01:58un coup de chaleur
01:01:59évidemment d'abord
01:02:00on est malade
01:02:02et que l'on a
01:02:03un certain nombre
01:02:04de médicaments
01:02:06pour traiter sa maladie
01:02:08oui il y a
01:02:09une surmortalité
01:02:10très probable
01:02:11parmi les patients
01:02:13hospitalisés
01:02:13pour une autre raison
01:02:14et qui développent
01:02:15un coup de chaleur
01:02:16à l'hôpital
01:02:17c'est un coup de chaleur
01:02:18dit iatrogène
01:02:20alors évidemment
01:02:21il est beaucoup plus faible
01:02:23en nombre
01:02:23que les coups de chaleur
01:02:24extra-hospitaliers
01:02:26à domicile
01:02:28mais même à l'hôpital
01:02:29on peut tout à fait mourir
01:02:32en cas de canicule
01:02:33d'un problème
01:02:34qui n'était pas lié
01:02:35à la maladie initiale
01:02:36merci beaucoup Bruno
01:02:37Magarban
01:02:37d'avoir été avec nous
01:02:39bon
01:02:39le constat
01:02:40les bras nous en tombent
01:02:41les hôpitaux
01:02:42ne sont pas climatisés
01:02:43donc on peut mourir
01:02:44de chaud à l'hôpital
01:02:44les écoles
01:02:45ne sont pas climatisées
01:02:46donc il faut fermer
01:02:46les écoles
01:02:47vous savez qu'en Espagne
01:02:49les EHPAD
01:02:50il y a une salle climatisée
01:02:51pour tous les EHPAD
01:02:5160% des logements
01:02:53sont climatisés
01:02:54la climatisation
01:02:55a fait baisser
01:02:56de 30%
01:02:57la surmortalité
01:02:59liée à la chaleur
01:03:00donc le premier remède
01:03:03contre la surmortalité
01:03:04liée à la chaleur
01:03:05ce n'est pas d'augmenter
01:03:06les capacités hospitalières
01:03:07c'est climatiser
01:03:08on est en train
01:03:08de s'y convertir
01:03:09en France
01:03:09mais avec de nombreuses
01:03:11années de retard
01:03:11avec de nombreuses
01:03:13années de retard
01:03:15malheureusement
01:03:15ce qu'on retient
01:03:16c'est qu'hélas
01:03:17on craint
01:03:17un bilan humain
01:03:19qui soit lourd
01:03:19à l'issue
01:03:20de cette semaine
01:03:21de canicule
01:03:23qui est encore une fois
01:03:23complètement historique
01:03:24ce que nous dit
01:03:25Bruno Mégarban
01:03:26c'est qu'on ne sera pas
01:03:26à 15 000 morts
01:03:27comme on l'a connu
01:03:28en 2003
01:03:29fort heureusement
01:03:30mais qu'il y a quand même
01:03:31un bilan humain
01:03:32qui risque d'être
01:03:33important
01:03:34merci beaucoup
01:03:34à tous les quatre
01:03:35d'avoir été avec moi
01:03:36et si on continuait
01:03:37l'émission toute la nuit
01:03:38pour rester au frais
01:03:39non ?
01:03:40on continue l'émission
01:03:41nous on est bien
01:03:42là sincèrement
01:03:43le studio est climatisé
01:03:44c'est parfait
01:03:44mais vous avez rendez-vous
01:03:45dans un instant
01:03:47avec l'édition
01:03:48de la nuit
01:03:49Adrien Fontenot
01:03:50qui sera là
01:03:50pour vous informer
01:03:51le plus complètement possible
01:03:53sur l'actualité
01:03:55de ce jour
01:03:55restez bien avec nous
01:03:56très belle soirée à tous
01:03:57Sous-titrage Société Radio-Canada
01:03:59Sous-titrage Société Radio-Canada

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