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  • il y a 6 heures
La capitale ukrainienne a subi la pire frappe de drones et missiles russes depuis le début de la guerre, qui a fait au moins 30 morts et 91 blessés dans la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 juillet. Le président américain Donald Trump, qui a entrepris depuis son retour au pouvoir des efforts de médiation du conflit, a dit souhaiter un accord de paix entre Kiev et Moscou pour mettre fin aux "tueries insensées". 

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Transcription
00:00Alors on va voir quelles sont les options avec vous, Général Pélistrandi, puisque une des premières options, ça serait pour
00:06le président ukrainien de frapper massivement, massivement la ligne de front. Expliquez-nous comment.
00:11Alors il faut bien comprendre que cette ligne de front, eh bien elle est stable depuis de nombreux mois. En
00:19fait, c'est une ligne qui fait à peu près 1000 km ou 40 km de large.
00:23Et en fait, c'est une espèce de no man's land. Il faut imaginer ce que c'était la guerre
00:28des tranchées de 14-18. Et donc il faut comprendre que sur cette ligne, eh bien les Ukrainiens,
00:34aujourd'hui, ils arrivent à récupérer un petit peu de terrain, sachant bien entendu qu'ils savent très bien qu
00:39'ils ne peuvent pas reconquérir la totalité du territoire occupé par les Russes.
00:54Avec un chiffre qui est très intéressant, c'est que les pertes mensuelles du côté russe sont entre 30 et
01:0135 000 soldats russes, mais hors de combat, pendant chaque mois, depuis le mois de janvier.
01:07Et regardez celui-ci. Un soldat ukrainien pour 8 soldats russes. C'est-à-dire que, d'où, pour les
01:13Ukrainiens, il faut tenir et éliminer un maximum de soldats russes.
01:17Donc ça, c'est une des premières actions, enfin une des premières options qui est en cours.
01:22Et on se doute bien que ce chiffre-là, c'est 27 000 recrutements par mois. Ce sont des recrutements
01:27forcés, payés ?
01:28Alors, payés, bien entendu, et en évitant de toucher à la jeunesse, on va dire, de Moscou et de Saint
01:36-Péterbourg.
01:37On va chercher des Russes dans les provinces les plus éloignées, mais y compris avec des combattants étrangers.
01:44N'oublions pas, par exemple, les Nord-Coréens qui sont donc envoyés pour combattre au profit de la Russie.
01:50Donc le premier scénario, finalement, c'est donc d'épuiser les forces russes.
01:55Deuxième riposte, c'est de toucher en profondeur la Russie et notamment les infrastructures énergétiques.
02:01Oui, et parce qu'on touche au portefeuille.
02:04On touche au portefeuille, pourquoi ? Parce que les hydrocarbures, c'est en quelque sorte,
02:07les Russes, c'est ce qui permet d'alimenter le Kremlin pour faire sa guerre.
02:11Et donc, on va taper de plus en plus loin et notamment tout ce qui est installation, raffinerie, dépôt de
02:17carburant
02:18dans l'environ de Moscou et de Saint-Péterbourg, également de ce côté-là pour priver Moscou,
02:24enfin priver le Kremlin de ses ressources financières.
02:27Et puis surtout, c'est un très gros avantage aujourd'hui, c'est qu'en frappant dans la banlieue,
02:31eh bien, de Moscou, les moscovites, ils voient que la guerre est là,
02:35ils voient des grands panaches de fumée et en plus, ils doivent désormais faire la queue
02:39pour faire le plein de carburant.
02:41Et ce qu'on voit s'affiché sur cet écran, c'est ce missile Flamingo
02:44qui est mis en service depuis quelques mois et qui permet ces frappes très très en profondeur
02:51qui effectivement sont comme un électrochoc pour la population russe.
02:54Exactement, et comme le disait le général Sidos à l'instant,
02:58Kiev s'efforce justement de frapper que des cibles, soit militaires, soit économiques.
03:04Pas civiles.
03:05Voilà, alors, il y a hélas quelques décès, mais rien à voir avec les 250 tués en moyenne,
03:12250 civils ukrainiens tués en moyenne chaque mois par les bombardements de Vladimir Poutine.
03:17Et donc, cette arme, elle est extrêmement efficace, type missiles Flamingo, des drones,
03:22et avec un ciblage très précis qui paralyse en quelque sorte l'économie russe.
03:26Donc on tape la ligne de front, on tape en profondeur, mais on s'attaque aussi à cette péninsule,
03:31une péninsule qui a été annexée en 2014, qui est la Crimée.
03:34Pourquoi s'attaquer et même lancer quasiment un blocus sur la Crimée ?
03:39Parce que la Crimée, c'est très symbolique, bien sûr, dans cette guerre, c'est ce qui a été conquis
03:43en 2014, vous l'avez rappelé.
03:45Et donc l'objectif des Ukrainiens n'est pas d'aller reconquérir militairement la Crimée,
03:49parce qu'il faudrait traverser là, mais de faire mal, de faire mal sur les installations militaires,
03:54notamment le port de Sébastopol.
03:56Depuis les débuts de la guerre, il y a pratiquement plus de navires de la marine russe qui sont là,
04:00parce qu'ils se font attaquer par les Ukrainiens.
04:04Mais aussi taper tout ce qui est lié à l'économie.
04:07En fait, pour obliger les Russes, parce que vous savez, la Crimée, c'est un petit peu la riviera russe.
04:13Eh bien, on présente ça sous des aspects, dire, allez en vacances là-bas.
04:17Eh bien, l'objectif, c'est d'obliger les Russes à, entre guillemets, foutre le camp de la Crimée.
04:23Donc, là aussi, forte pression psychologique sur l'opinion publique russe,
04:28d'autant plus qu'actuellement, il y a pratiquement plus de carburant disponible pour les Russes qui sont installés en
04:34Crimée.
04:35On a vu, effectivement, revenez avec moi, Général Seffi.
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