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MEDI1TV Afrique : MEDI1 SOIR - 01/07/2026
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00:14Good evening, thank you for choosing Median TV to inform you, here are the titles of your journal.
00:20Iranians and Americans have found today at Doha to try to apaiser in a way durable the Moyen-Orient
00:27and a for-parler indirect salued by Donald Trump, who qualifies as good as the reunions in the Qatari.
00:36Près de 4 milliards de dollars de pertes économiques et des centaines de milliers d'emplois menacés,
00:43c'est le coup exorbitant que pourrait imputer l'épidémie d'Ebola à l'Afrique.
00:50Les océans sont-ils en train de basculer dans le rouge ?
00:53C'est le cri d'alarme de l'Observatoire européen Copernicus qui s'inquiète du retour du phénomène El Nignon
01:00et la multiplication des canicules marines.
01:06Comment apaiser de manière durable le Moyen-Orient ?
01:10Iranien et Américain se sont retrouvés aujourd'hui à Doha pour tenter de trouver une réponse à cette question.
01:16Il est pour parler indirect saluée par Donald Trump qui a qualifié de très bonnes réunions chez le médiateur Qatari.
01:24Si la signature du pacte entre Washington et Téhéran a permis de réduire l'intensité du conflit,
01:30d'importantes tensions persistent notamment autour du nucléaire iranien
01:34ou de la gestion stratégique du détroit d'Hormuz où le trafic a ralenti ce week-end après deux attaques
01:42de navires.
01:44Est-ce qu'il y a un message pour le Premier ministre ?
01:46Sa mort avait fait monter d'un cran l'escalade au Moyen-Orient.
01:49Ali Khemenei sera inhumé le 9 juillet courant à Mashhad.
01:53Mais avant, un hommage de six jours sera rendu dès ce samedi à l'Ayatollah,
01:59tué au premier jour des frappes américaines israéliennes sur l'Iran le 28 février,
02:06du siège du pouvoir à Téhéran jusqu'aux villes saintes chiites de Qom, Qarbala et Najaf en Irak.
02:13Avant de terminer à Mashhad, chaque étape du passage de sa dépouille revêtra une symbolique particulière pour les Iraniens.
02:23Pendant ce temps, Israël persiste et signe son armée restera pour une durée indéterminée
02:28dans ce qu'elle qualifie de zone de sécurité établie au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.
02:34C'est ce qu'a déclaré aujourd'hui son ministre de la Défense, Israël Katz,
02:38qui compte pour l'heure ne pas appliquer les termes de l'accord-cadre signé vendredi dernier aux États-Unis
02:45pour une paix durable entre le Liban et Israël.
02:50Et c'est dans ce contexte que le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou
02:53s'est rendu en territoire libanais hier pour rendre visite aux soldats hébreux
02:58qui occupent la partie sud du Liban.
03:03Pas de rencontres diplomatiques, ni de déplacements officiels à Beyrouth.
03:07Gilets pare-balles sur le dos, examinant les armes de ses soldats.
03:10C'est pour saluer ses troupes que Benjamin Netanyahou s'est rendu dans le sud du territoire libanais
03:15occupé par son armée.
03:17Là-bas, le premier ministre israélien n'annonce pas de nouvelles concessions,
03:20mais réaffirme que l'armée israélienne restera sur place.
03:24Nous détruisons tout ce qui se trouve surface et sous sol,
03:27tout ce qui puisse leur servir dans leurs attaques.
03:29Les tunnels, les villages terroristes, tout doit disparaître.
03:33C'est ma directive, rien ne doit rester.
03:35Notre position est claire.
03:37Nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu.
03:41Et tant que le Hezbollah armé sera présent ici et nous menacera,
03:45nous resterons ici.
03:46Ce que vous faites ici, c'est créer des zones tampons,
03:49des zones de sécurité.
03:51Pas de notre côté des frontières, mais sur leur territoire à eux.
03:54Nous faisons au Liban ce que nous avons fait à Gaza.
03:59Dans ce territoire libanais occupé par l'armée israélienne,
04:02Benjamin Netanyahou a abordé le sujet de la souveraineté du Liban.
04:05Il a enjoint l'armée libanaise à rétablir son autorité souveraine effective
04:09sur l'ensemble du territoire sous condition du désarmement vérifié
04:12des groupes armés non étatiques.
04:15L'ambassadeur de France au Maroc a effectué aujourd'hui son premier déplacement à l'EIoun.
04:20Philippe Lelieu a participé à l'inauguration officielle de la nouvelle alliance française de la ville,
04:26labellisée en décembre 2025.
04:28Cet établissement complète le réseau culturel français au Maroc,
04:32composé de 12 instituts français et des alliances françaises d'Asfi et de Ouarzazate.
04:37Le lancement de cette alliance française à l'EIoun concrétise une promesse émise
04:42lors de la visite d'État du président français Emmanuel Macron en octobre 2024.
04:46Elle témoigne de l'engagement constant de la France
04:50en faveur du développement des régions du Sud
04:52en étroite coopération avec les autorités marocaines,
04:56précise un communiqué de l'ambassade de France au Maroc.
05:01Nouvelle baisse des prix à la pompe dans le Royaume.
05:04Ce mercredi, le prix du gasoil a enregistré en recul de 0,96 centimes le litre
05:10et celui de l'essence, 45 centimes.
05:13Il s'agit de la deuxième baisse en moins de 15 jours
05:17qui intervient après le reflux des cours mondiaux du pétrole
05:20favorisé notamment par l'apaisement des tensions au Moyen-Orient
05:23et la promesse d'une prochaine réouverture totale du détroit d'Armose.
05:30Le groupe allemand Bentler a inauguré à Kenitra sa nouvelle usine automobile
05:35au sein de l'Atlantique Free Zone,
05:38marquant une nouvelle étape dans le développement de ses activités industrielles dans le Royaume.
05:42La nouvelle unité de production est entrée en service seulement
05:45un an après la pose officielle de la première pierre.
05:51Implanté au sein de l'Atlantique Free Zone de Kenitra,
05:54ce nouveau site représente un investissement d'environ 400 millions de dirhams.
05:59Réalisé en moins d'un an, l'usine devrait créer plus de 300 emplois directs
06:04et contribuer au développement de l'écosystème automobile national.
06:12L'inauguration de cette nouvelle usine marque une étape majeure dans la dynamique de développement
06:17de l'écosystème automobile national.
06:20Elle renforce la compétitivité de notre industrie
06:22et approfondit l'intégration de la chaîne de valeur locale.
06:26Cet investissement de Bentler reflète la confiance placée au Maroc en tant que hub industriel
06:32dans ses emplois de qualité et dans un partenariat à long terme.
06:35Il confirme une nouvelle fois l'attractivité du Royaume pour les investisseurs mondiaux
06:41à la recherche d'un environnement stable, performant et tourné vers l'innovation.
06:51Ce projet marque une nouvelle étape dans le développement de la filière automobile nationale.
06:57Il vise à renforcer l'intégration locale, à consolider les partenariats industriels
07:02et à valoriser les compétences marocaines ainsi que les infrastructures
07:07qui font aujourd'hui du Royaume une destination de choix pour les investissements industriels.
07:16En partenariat avec nos partenaires marocains, nous avons réalisé cette usine en seulement 12 mois,
07:22grâce à la confiance, à la rapidité d'exécution et à un véritable esprit d'équipe.
07:27Ce site est bien plus qu'une simple usine.
07:29Il incarne notre stratégie de production locale pour le marché local.
07:33Nous produisons au plus près de nos clients, nous contribuons au développement de l'écosystème automobile
07:39et nous grandissons aux côtés du Maroc.
07:45La production débutera cet été. L'usine fabriquera des composants essentiels pour l'industrie automobile,
07:53notamment des phares-chocs avant et arrière, des renforts de protection entre les chocs
07:58et des bras de suspension, selon les standards les plus avancés de l'industrie.
08:06En République démocratique du Congo, le gouvernement a décidé d'interdire les rassemblements de masse à Kinshasa
08:12et dans trois autres provinces en évoquant le risque de propagation de l'épidémie d'Ebola.
08:17Le dernier bilan officiel de l'épidémie fait état de plus de 1300 contaminations et près de 400 morts.
08:24Aucun cas de transmission n'a été signalé à Kinshasa où vivent plus de 17 millions d'habits.
08:32Près de 4 milliards de dollars de pertes économiques et des centaines de milliers d'emplois menacés,
08:39c'est le coût exorbitant que pourrait imputer l'épidémie d'Ebola à l'Afrique.
08:43Le plus tirs, la sonnette d'alarme, le virus ne détruit pas seulement des vies,
08:47il s'attaque de front aux moyens de subsistance d'une population déjà éprouvée en RDC.
08:56La crise sanitaire liée à l'épidémie d'Ebola vient de franchir un nouveau seuil d'alerte.
09:02Au-delà du drame humain, c'est désormais l'économie en RDC qui risque de s'effondrer.
09:07Selon le programme des Nations unies pour le développement,
09:10l'épidémie pourrait coûter près de 4 milliards de dollars au continent africain.
09:18Les dernières analyses montrent que l'épidémie pourrait faire basculer près d'un million de personnes supplémentaires dans la pauvreté,
09:23dans un pays comme la RDC, où 6 personnes sur 10 vivent déjà sous le seuil de la pauvreté.
09:28Elle pourrait également coûter à l'Afrique jusqu'à 3,6 milliards de dollars en pertes économiques et menacer plus
09:34de 300 000 emplois.
09:39Ces conséquences économiques ne vont pas s'arrêter aux frontières de la RDC.
09:43C'est toute l'économie d'Afrique centrale, voire du continent, qui est menacée.
09:47Je tiens vraiment à souligner que nous sommes à un moment critique de cette riposte contre Ebola.
09:54Si nous disposons des ressources nécessaires et que nous intensifions nos efforts,
09:57nous pourrons endiguer cette épidémie et éviter de nouvelles pertes.
10:00Si nous ne le faisons pas, cette urgence sanitaire risque de se transformer en une crise de développement
10:04beaucoup plus profonde et prolongée dans toute la région, et potentiellement sur l'ensemble du continent.
10:11Le message est clair, sans une mobilisation financière et logistique immédiate,
10:17l'urgence médicale se muera en une crise humanitaire et structurelle à long terme sur le continent.
10:25Des océans qui basculent dans le rouge, c'est le cri d'alarme de l'observatoire européen Copernicus
10:31qui s'inquiète du retour du phénomène El Nino et la multiplication des canicules marines.
10:36Les températures extrêmes frappent de plein fouet la mer Méditerranée, touchée sur la quasi-totalité de sa surface.
10:42Une surchauffe qui culmine à plus de 24 degrés et menace directement l'équilibre mondial.
10:51La canicule menace aussi les océans.
10:54Les étangs du marine ont enregistré un record de chaleur au mois de juin
10:57avec une température en moyenne en surface ayant atteint près de 21 degrés,
11:02alerte l'observatoire européen Copernicus Marine.
11:06Les conditions actuelles pourraient indiquer le début d'une phase nous conduisant une fois de plus en territoire inconnu.
11:12Parmi les zones les plus touchées figure la mer Méditerranée.
11:16Elle a connu des vagues de chaleur sur presque toute sa surface au premier semestre
11:20ainsi qu'un record de température en juin atteignant près de 25 degrés.
11:25Le centre et l'est du Pacifique équatorial sont également touchées.
11:29Dans ces régions, les effets du phénomène climatique El Niño font des ravages.
11:34Les températures élevées provoquent des épisodes de sécheresse et des inondations.
11:38En somme, depuis le début de l'année, 80% des océans ont subi des vagues de chaleur marine.
11:45Et pourtant, l'océan, aujourd'hui menacé par le changement climatique, joue un rôle primordial dans l'équilibre du monde.
11:54On parle à présent de la Coupe du Monde avec cette bonne nouvelle pour les supporters marocains.
12:00Si vous voulez supporter les Lyons de l'Atlas qui affrontent le Canada en huitième de finale,
12:04sachez que la RAM a mis en place son dispositif spécial.
12:08Royal Air Maroc a lancé 12 vols spéciaux directs vers Houston.
12:13Plus de 3000 sièges pour en aller-retour le 4 juillet prochain entre Casablanca et Houston.
12:19Les billets non modifiables et non remboursables sont proposés à un tarif unique de 10 000 dirhams.
12:26Leur mise en vente a démarré depuis ce matin dans les agences de la RAM et sur le portail de
12:31la compagnie aérienne.
12:34Et tout de suite, place à l'invité de la rédaction.
12:46Le Maroc a considérablement réduit le travail des enfants ces dernières décennies.
12:52Pourtant, selon le Conseil économique, social et environnemental, dans le Royaume, plus de 100 000 enfants continuent de travailler,
12:59dont une majorité en dehors de toute protection et souvent au détriment de leur scolarité.
13:05Comment y faire face ? Comment barrer la route à ce phénomène et l'éradiquer à l'horizon 2030 ?
13:11Pour trouver une réponse à ces questions, mais également à d'autres, nous avons le plaisir d'être avec Karima
13:16Mikika,
13:17membre du Conseil économique, social et environnemental,
13:21représentante de la catégorie des organisations et associations
13:25ouvrant dans les domaines de l'économie sociale et de l'activité associative
13:30au sein du Conseil économique, social et environnemental.
13:34Karima Mikika, bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation.
13:39– Bonsoir, merci beaucoup.
13:44– Alors, vers une politique publique efficace pour l'élimination du travail des enfants au Maroc,
13:53c'est l'intitulé de l'avis du CSE qui préconise plusieurs pistes devant mettre fin au travail des enfants.
14:01Karima Mikika, pourquoi c'est si difficile d'éradiquer totalement le travail des enfants ?
14:10– D'abord, il faut mettre dans le contexte actuel de cet avis.
14:19Malgré, comme vous l'avez dit, il y a eu une vraie diminution du nombre d'enfants au travail,
14:26c'est-à-dire on est à peine à 101 000 enfants, mais il ne faut pas rester les mains
14:31liées et se dire
14:32ça y est, on a tout fait parce qu'un enfant hors école est un enfant en grand danger et
14:38en grande difficulté.
14:39C'est pour ça que le CSE s'est auto-saisi par rapport à cela.
14:42Et pourquoi nous n'arrivons pas encore à être à zéro enfant ?
14:47Il y a encore des problèmes qui persistent, la pauvreté, la précarité, l'abondance scolaire,
14:54l'éclatement familial, les disparités territoriales, voilà.
15:00– Est-ce que les politiques publiques ont atteint aussi leurs limites face aux situations les plus complexes ?
15:08Est-ce que cela n'est pas dû à cela ?
15:10– Pourquoi on n'accélère pas les politiques publiques ?
15:15Les politiques publiques existent, les lois existent.
15:18Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est qu'on converge les politiques publiques.
15:20Et aujourd'hui, cette question doit interpeller tous les départements,
15:25qu'ils soient étatiques, qu'ils soient non étatiques, les médias, tout le monde, enfin, voilà.
15:31Et aujourd'hui, il faut travailler à trois niveaux.
15:35D'abord, comment faire de la prévention pour qu'on ait aucun enfant qui arrive en état de travail.
15:42Comment protéger déjà des enfants qui sont en situation de travail.
15:45Mais aussi, comment réhabiliter des jeunes qui sont arrivés à un âge
15:48qui ne peuvent être ni à l'école, ni dans des structures de formation.
15:52Et c'est là le vrai challenge. Et c'est pour ça que nous, en tant qu'institution…
16:02– Allez-y, allez-y. – Pardon ?
16:04– Allez-y, poursuivez.
16:07– Et je continue.
16:10Alors justement, et c'est pour ça que nous avons décidé en tant qu'institution
16:15d'interpeller toutes les politiques publiques et tous les acteurs.
16:18D'ailleurs, nous avons fait ratisser très large lors de l'élaboration de cet avis.
16:22Et maintenant, aujourd'hui, le diagnostic, tout le monde le connaît.
16:26Les causes sont les mêmes un peu partout.
16:28Maintenant, comment on va sauver ce qui doit être le plus vite possible ?
16:342030, c'est demain par rapport aux ODD.
16:36Donc aujourd'hui, il faut tolérance zéro.
16:38Il faut que déjà un enfant qui est en échec scolaire et tout soit identifié tout de suite
16:46au sein de la chaîne de scolarité et lui préparer quelque chose qui soit après l'âge légal.
16:55Parce qu'avant 16 ans, sa place doit être à l'école et nulle part.
17:01Et entre 16 ans et 18 ans, travailler de l'alternance, mais avec un vrai projet bien, bien, bien, bien
17:09outillé.
17:10– La place de l'enfant doit être à l'école, vous l'avez dit.
17:14En tout cas, selon le HCP, près de 59 000 enfants effectuent des travaux dangereux.
17:20Votre rapport montre que le travail des enfants ne se limite pas seulement à l'agriculture.
17:26Quels sont aujourd'hui les autres secteurs concernés et dans lesquels la situation demeure vraiment préoccupante ?
17:33– D'abord, d'après le haut commissariat au plan, la majorité des enfants, ils sont entre l'agriculture, entre
17:46le BTP.
17:46Donc aujourd'hui, il y a aussi l'exploitation économique.
17:51Nous pensons aussi que la mendicité peut être la pire forme de travail, l'exploitation sexuelle des enfants aussi,
17:59et toute forme d'exploitation extrême.
18:03Et les pires formes, c'est quand cet enfant ne lui donnant pas les moyens d'évoluer dans un milieu
18:16protecteur et un environnement
18:19où il puisse aller au-delà de ses aisants et rester à l'école jusqu'à la fin de sa
18:26scolarité.
18:26– Vous parliez il y a quelques instants des formes d'exploitation.
18:30Parfois, ce n'est que la face visible de l'iceberg.
18:33Quelles sont les autres formes d'exploitation dont souffrent ces enfants obligés de travailler très tôt et dont on ne
18:39parle pas souvent ?
18:40– Je l'ai bien dit, ces enfants sont victimes, quand ils sont allés au travail, ils sont victimes de
18:52violences économiques,
18:55violences sociales et même violences physiques et violences même sexuelles.
18:58Et c'est les pires formes.
19:00Et quand un enfant à un âge où sa place doit être à l'école se retrouve dans une échoppe
19:07ou dans…
19:07Malgré qu'en fait, il ne faut pas être non plus noëliste, nous revenons de loin,
19:11entre les 800 000 il y a quelques années, il y a une vingtaine d'années à 101 000,
19:15mais nous restons quand même un pays qui est le bon élève de la région.
19:20Donc aujourd'hui, il faut aussi prôner l'intérêt supérieur de l'enfant et il faut interpeller aussi.
19:28Mais les médias peuvent jouer un rôle important sur comment se faire de la sensibilisation qu'il n'y ait
19:34aucun enfant au travail.
19:37– Et pour qu'il n'y ait aucun enfant au travail, pour faire face justement à ce phénomène,
19:43le CSEE insiste sur la nécessité d'une approche territorialisée.
19:48Pourquoi les réalités diffèrent-elles autant entre le milieu rural et le milieu urbain ?
19:55– D'abord, il faut comprendre qu'aujourd'hui, la territorialisation est très importante
20:02parce qu'un enfant qui est sur la région de sa fille n'est pas un enfant qui est sur
20:05la région de Tanger,
20:07n'est pas l'enfant qui est sur Rabat.
20:10Il faut que toute stratégie ou tout plan d'action émane du bas vers le haut
20:16avec une vraie approche participative et une vraie gestion axée sur les résultats.
20:22Voilà.
20:23Et surtout, il faut que tous les départements de chaque ville,
20:30ce n'est pas que le problème du ministère de l'Emploi,
20:33mais c'est que tous les acteurs étatiques, la santé, l'éducation nationale, l'intérieur, la justice,
20:42le ministère de développement social, ils doivent tous mettre la main dans la main
20:46pour une vraie politique intégrée, pour une vraie politique publique,
20:51mais surtout aussi, il faut converger les politiques publiques.
20:56Il faut converger les politiques publiques pour que ces enfants cessent de travailler.
21:03En tout cas, nous l'avons vu et que vous l'avez dit aussi,
21:07la place de ces enfants n'est pas dans les champs, mais plutôt à l'école.
21:11Quelles peuvent être les conséquences, selon vous, à long terme sur la santé,
21:15le développement psychologique et l'avenir professionnel de ces enfants ?
21:25D'abord, vous savez, une chose, c'est que le travail des enfants,
21:28comme je l'ai dit au départ, est la pire forme des violences contre les enfants
21:34parce que la violence économique, elle marque beaucoup plus qu'autre chose.
21:38Elle implique aussi des violences psychologiques, des violences sexuelles,
21:43toutes les formes de violences.
21:45Donc, aujourd'hui, il faut, et je le redis, zéro tolérance, il faut taper très fort.
21:52Nous avons de très, très belles lois. Il faut les appliquer.
21:55Il faut même créer un, comment dirais-je, une plateforme
22:04que le ministère de la justice, tout employeur qui a enfreint la loi
22:08et qui a fait travailler un enfant, il faut le blacklister, il faut le mettre, il faut le dénoncer
22:14parce que ça va à l'encontre de l'avenir de nos enfants.
22:18Et un enfant ne doit pas être mal, c'est maltraité, c'est une vraie forme de maltraitance économique.
22:27– Tolérance zéro, donc, face au travail des enfants.
22:32Carton rouge, on le dit souvent, au travail des enfants, c'est souvent le slogan de l'UNICEF.
22:38Et dans tout cela, il y a les associations, les associations qui sont souvent les premières
22:42à détecter ces situations que vivent ces enfants qui travaillent, qui sont exploités.
22:48Selon vous, quel rôle, elles jouent déjà un rôle, mais que doivent faire davantage ces associations
22:56en termes de prévention, d'identification et de réinsertion des enfants concernés
23:02pour que cesse ce travail des enfants ?
23:06– D'abord, il faut noter que le rôle de ces associations, c'est d'interpeller les politiques publiques
23:17concernant l'avancée des droits des enfants, le respect de la Convention aussi,
23:24mais non et non de se substituer à l'État.
23:26Mais quand il y a une… qu'aujourd'hui, la société civile, elle prend en charge aussi
23:32en cas de violence ou en cas de non-respect, il faut lui donner tous les moyens.
23:39Et quand je parle de moyens, ça peut être les moyens humains, ça peut être les moyens financiers,
23:43mais un vrai budget dédié et un vrai contrat public-privé, mais contrat État et société civile
23:51pour mieux répondre aux besoins de ces derniers.
23:55– Donc si je suis votre raisonnement, vous nous dites que ces associations
24:00ne disposent pas d'assez de moyens, ne disposent pas de moyens suffisants
24:04qui leur permettraient par exemple d'aller jusqu'au bout de leur mission, c'est bien cela ?
24:09– D'abord, il faut qu'on arrive, d'ici les années à venir, qu'on ait un budget genre,
24:21on ait un budget enfant et on ait un vrai budget dédié au travail des enfants,
24:27mais avec une transversalité, c'est-à-dire surtout travailler sur l'INIT, les 16-18 ans,
24:32quand ils sont arrivés en échec scolaire et qu'ils choisissent une voie de formation,
24:38qu'il y ait un package pour ce jeune, dès le fait qu'il arrive sur la scène
24:45où il va aller se former et même que le privé aussi joue son rôle
24:49en finançant des stages d'alternance, en finançant même de la réinsertion.
24:55Parce que le nerf de la guerre, c'est l'argent, il faut qu'on le veuille ou pas,
25:00il faut un vrai plan Marshall par rapport à cela et il faut qu'il y ait les 3 F,
25:05les financements, la formation et même aller vers la fiscalité,
25:09qu'il y ait des incitations fiscales par rapport aux acteurs
25:13qui vont nous aider à éradiquer tous ces enfants au travail.
25:18L'argent est le nerf de la guerre pour faire face à ce phénomène,
25:23donc les autorités sont appelées à sortir davantage le chéquier.
25:29Une toute dernière question, le CEC préconise une politique intégrée
25:33articulant protection sociale, éducation, contrôle et gouvernance.
25:37L'une des recommandations consiste à conditionner davantage
25:41certaines aides sociales à la scolarisation des enfants.
25:45Est-ce un levier efficace pour vous ?
25:49– Évidemment, le dernier discours de Börs de Sa Majesté,
25:56où il parlait d'un Maroc à deux vitesses.
25:59Et c'est pour cela qu'aujourd'hui, cette aide sociale doit être conditionnée.
26:04C'est-à-dire, nous ne pouvons pas continuer à aider des familles
26:08en sachant que cet enfant a aidé scolarisé.
26:10D'ailleurs, je pense qu'ils ont déjà commencé avec la digitalisation.
26:13Il faut qu'il y ait un seul identifiant.
26:16Quand un enfant rentre, c'est l'identifiant
26:19avec lequel la famille va avoir la pension ou l'aide sociale.
26:23Et cette aide sociale est conditionnée par le fait
26:27que cet enfant reste jusqu'à l'âge légal de sa scolarité.
26:31Voilà.
26:32– Karima, Kika, merci.
26:34Merci pour toutes ces précisions.
26:36Merci d'avoir répondu à nos questions.
26:38– Merci à vous.
26:44– Et on poursuit cette édition avec l'essentiel de l'actualité sportive.
26:51C'est avec Ababa Karponkar.
26:59– Bienvenue pour ce tour de l'actualité sportive.
27:03Après l'immense bataille remportée face aux Pays-Bas
27:05et cette qualification arrachée pour les huitièmes de finale de ce mondial,
27:09les Lyons de l'Atlas ont bénéficié d'une journée de repos bien méritée.
27:13Pas d'essayance sur le terrain pour les hommes du sélectionneur marocain Mohamed Ouarbi
27:17qui se sont contentés d'un travail discret et spécifique
27:20dans la salle de sport de leur camp de base à Monterey au Mexique.
27:24Mais le temps de savourer est déjà terminé.
27:26La délégation marocaine doit se rendre à Houston dans la soirée afin de préparer son prochain défi.
27:32Samedi prochain à 18h, le Maroc retrouvera le Canada pour une place en quart de finale.
27:37Une affiche inédite et une montagne à gravir pour les Lyons
27:41qui rêvent toujours plus grand dans cette Coupe du Monde américaine.
27:48Kiyan Mbappé et la France continuent d'écrire l'histoire de la Coupe du Monde,
27:52mais le capitaine de Bleu a un objectif bien plus grand que les statistiques.
27:56Auteur d'un doublé lors du succès 3-0 contre la Suède,
28:00l'attaquant français totalise désormais 18 buts en Coupe du Monde
28:04et revient à une seule longueur du record détenu par Lionel Messi.
28:08Avec six réalisations dans cette édition 2026,
28:11il partage également la tête du classement débuteur de son côté.
28:15Lydie Deschamps appelle déjà à la prudence,
28:17profiter de la victoire récupérée rapidement,
28:20puis repartir au combat dès le prochain tour.
28:25Le Mexique poursuit son parcours parfait dans cette Coupe du Monde 2026,
28:29opposé à l'Équateur en 16e de finale.
28:32El Tri s'est imposé avec maîtrise sur le score de 2 buts à 0
28:36pour valider son billet pour les 8e.
28:38Plus impressionnant encore,
28:40les Mexicains n'ont toujours encaissé aucun but depuis le début de la compétition.
28:43Quatre matchs, quatre clean sheets,
28:45une défense de fer et un collectif parfaitement huilé.
28:48Désormais, le Mexique attend de connaître son prochain adversaire
28:51qui sera soit l'Angleterre, soit la République Démocratique du Congo.
28:54Une chose est sûre, cette sélection mexicaine s'affirme déjà
28:57comme l'un des outsiders les plus solides du tournoi.
29:01La Norvège a dû s'employer jusqu'au bout pour décrocher son billet pour les 8e de finale du Monde
29:072026,
29:08opposé à une valeureuse équipe ivoirienne à Arlington.
29:11Les Scandinaves ont fini par s'imposer 2 buts à 1 au terme d'une rencontre particulièrement disputée.
29:16Comme souvent, c'est Erling Haaland qui a fait la différence.
29:20L'attaquant de Manchester City a inscrit le but de la victoire à la 88e minute
29:24alors que les deux équipes étaient encore à égalité, un but partout.
29:28Les Vikings auront désormais droit à un défi immense
29:32puisque le Brésil se dressera sur leur route le 5 juillet prochain
29:35pour un choc qui promet des étincelles.
29:42Je pense qu'on a beaucoup grandi grâce à cette compétition.
29:49C'était la première coupe du monde des joueurs.
29:55Je pense peut-être manquer d'un peu de maturité, surtout après l'égalisation.
30:05Peut-être à 5 minutes de la fin essayer de tenir et d'aller jusqu'aux prolongations.
30:12On a peut-être forcé pour marquer le 2e but avant la fin du temps réglementaire.
30:18Face à des équipes comme ça, c'est vrai que dès qu'ils ont une petite opportunité de marquer,
30:23ils ne s'en privent pas et c'est ce qui s'est passé ce soir.
30:26Le Sénégal prépare son duel face à la Belgique avec une idée en tête.
30:29Oublier la phase de groupe et écrire une nouvelle histoire.
30:32Réunis à Seattle, les Lyons de la Teranga ont été invités par leur sélectionneur Paptiao
30:36à laisser derrière eux un premier tour chaotique malgré des défaites contre la France et la Norvège
30:42avant le spectaculaire succès 5-0 à face à l'Irak.
30:45Les Sénégalais ne veulent garder que cette dernière référence avant d'affronter les diables rouges.
30:53Forcément, oui, j'ai des formidans les jambes.
30:56Tout joueur rêve de jouer la Coupe du Monde.
31:00Après, c'est le choix du coach, je respecte totalement le choix du coach
31:03et je me tiens prêt.
31:06Comme ça, dès qu'il fait appel à moi ou pas, je serai forcément prêt.
31:10Le pire, c'est d'avoir des joueurs qui sont à l'infirmerie.
31:14C'est pour ça que pour l'instant, avant ce match contre le Sénégal, tout le monde est disponible et
31:19c'est tant mieux.
31:20Ça n'a pas été le cas avant les trois premiers matchs pratiquement puisque tout le monde n'était pas
31:26à 100%
31:27ou tout le monde n'était pas encore bien médicalement.
31:31Tout le monde a l'air de revenir bien, mieux.
31:34Je pense à Jérémy, Romelu progresse.
31:38Charles, j'ai l'impression que son problème est derrière lui.
31:40Il y a plutôt une harmonie positive sur les joueurs à disposition.
31:49L'une des affiches les plus séduisantes des 16e de finale
31:52oppose l'Angleterre à la République Démocratique du Congo-Atlanta.
31:55Un vaincu lors de la phase de groupe.
31:57Les Srey Lions arrivent avec le statut de favoris
31:59après avoir terminé premier de leur groupe devant la Croatie, le Ghana et le Panama.
32:03Mais les Léopards ont déjà prouvé qu'ils avaient du caractère en tenant tête au Portugal
32:08avant de battre l'Uzbékistan pour s'offrir un rendez-vous historique sans pression
32:12et avec beaucoup d'enthousiasme.
32:14Les Congolais comptent bien jouer leur chance jusqu'au bout
32:16face à l'une des grandes puissances du football mondial.
32:19Le vainqueur de cette affiche défiera le Mexique avant un possible quart de finale face au Brésil.
32:29Une immense page du football allemand se tourne.
32:32Manuel Neuer a confirmé que le match perdu contre le Paraguay lors de ce Mondial 2026
32:36était bien le dernier de sa carrière internationale.
32:39Le gardien allemand de 40 ans avait pourtant déjà annoncé sa retraite
32:43après l'Euro 2024 avant d'être appelé pour cette Coupe du Monde.
32:47Champion du monde en 2014 et révolutionnaire du poste de gardien moderne,
32:52Neuer quitte la Mannschaft comme l'un des plus grands portiers
32:55de l'histoire du football allemand et mondial.
32:59En tennis, le retour tant attendu de Serena Williams n'aura pas débouché sur un exploit historique.
33:05Après quatre années d'absence, la légende américaine a retrouvé la compétition en simple à Wimbledon
33:10mais s'est incliné au premier tour face à l'Australienne Maya Joanne en trois manches.
33:15À 44 ans, l'ancienne numéro un mondial espérait devenir la joueuse la plus âgée
33:19à remporter un match en simple sur le gazon londonien depuis Martina Navralitova en 2004.
33:25Dans le même temps, Stan Wabrinka a disputé le dernier Wimbledon de sa carrière.
33:30Candice Kiga, Sviatek, Elena Arabikina ou encore Alexander Zverev ont assuré leur qualification pour le deuxième tour.
33:41L'un des plus grands joueurs de l'histoire du basket pourrait changer d'horizon une nouvelle fois en NBA.
33:47Selon plusieurs informations relayées aux Etats-Unis, LeBron Diem saurait informer les Los Angeles Lakers de son intention d'évoluer
33:54sous d'autres couleurs la saison prochaine.
33:56Après huit saisons passées à Los Angeles et un titre NBA remporté en 2020,
34:01la superstar américaine envisagerait un nouveau défi malgré ses 41 ans.
34:05Toujours performant au plus haut niveau, le meilleur marqueur de l'histoire de la NBA continue de défier le temps.
34:11Les rumeurs évoquent notamment un intérêt des Golden State,
34:14ce qui pourrait provoquer l'un des plus grands séismes du marché NBA de ces dernières années.
34:19Retrouver le duo LeBron James et Stephen Curry serait exceptionnel.
34:27Et voilà qui referme ce tour de l'actualité sportive.
34:30Merci de l'avoir suivi. L'actualité s'étend continue sur Median TV.
34:38On est toujours ensemble sur Median TV et Soir Info se poursuit.
34:42Cela fait 20 ans que la Banque européenne d'investissement est présente au Maroc.
34:48Deux décennies que l'institution a voulu marquer d'une pierre blanche une présence d'exception,
34:53célébrée hier à Rabat.
34:55A cette occasion, je vous propose de suivre cette interview exclusive
34:58que la présidente de la Banque européenne de développement, Nadia Calvignon, a accordée à Median TV.
35:15Mesdames, Messieurs, bonsoir et bienvenue dans cet entretien exclusif.
35:20C'est une visite qui marque une nouvelle étape dans les relations entre le Maroc et la Banque européenne d
35:27'investissement.
35:28La présidente du groupe BEI, Madame Nadia Calvignon, est en visite officielle dans le Royaume.
35:35Une visite qui revêt une portée toute particulière puisqu'elle coïncide avec les 21 ans de présence permanente de la
35:42BEI au Maroc
35:42et près d'un demi-siècle de partenariat faisant aujourd'hui du Royaume l'un des partenaires historiques et stratégiques
35:51de la Banque de l'Union européenne.
35:53Une visite tournée vers l'avenir aussi.
35:56Nous le verrons avec la signature de deux accords de financement conclus
35:59pour renforcer la sécurité et la modernisation des réseaux routiers et ferroviaires du Royaume.
36:05Alors, à l'heure où le Maroc consolide son positionnement comme plateforme stratégique entre l'Europe et l'Afrique
36:12et accélère ses grands chantiers de développement, quels seront les nouveaux moteurs de ce partenariat ?
36:18Comment accompagner les priorités du Royaume en matière de résilience, d'investissement, mais aussi de souveraineté hydrique, d'infrastructures et
36:26de capital humain ?
36:28J'ai le plaisir, ce soir, de recevoir une invitée exceptionnelle, madame Nadia Calvino, présidente du groupe Banque européenne d
36:36'investissement.
36:37Madame la présidente, bonsoir et merci d'avoir accepté l'invitation de Median TV.
36:41C'est un grand plaisir d'être ici. Et en plus, ma visite coïncide aussi avec la victoire du Maroc,
36:47les lions de l'Atlas.
36:49Et donc, c'est vraiment une occasion spéciale.
36:51Merci pour ces félicitations. Alors, ça fait près de 50 ans maintenant que la BAE accompagne les grands projets, les
37:00grandes transformations, je dirais, du Maroc même.
37:03Alors, lorsque vous regardez ce parcours, quel regard vous posez sur, justement, l'impact ?
37:10Et quel est, selon vous, le projet ou les projets les plus marquants de ce partenariat sur le développement économique,
37:17mais aussi social du Royaume ?
37:19Tout à fait. On travaille la Banque européenne d'investissement, mobilise ces investissements au Maroc depuis 50 ans.
37:25Et on a financé des projets absolument emblématiques. J'ai eu l'occasion de visiter hier, ici à Rabat, le
37:32tram, qui est la façon la plus propre, soutenable, mais aussi sécure et efficace pour se déplacer ici, dans la
37:42ville.
37:42Mais on a financé des projets des infrastructures hydriques, de transports et aussi des projets d'éducation très importants, comme
37:52l'Université de Fès et d'autres.
37:54Donc, il y a plein de projets tout autour de nous qui bénéficient et qui améliorent la vie des gens
38:00et où il y a toujours le drapeau européen et la signature de la Banque européenne d'investissement.
38:05Alors, on va parler effectivement de ces projets. Le Maroc est aujourd'hui reconnu comme un partenaire stratégique de l
38:12'Union européenne. On va peut-être en parler.
38:15Il est aussi un acteur majeur de stabilité, de développement en Afrique. Comment est-ce que cette confiance, parce qu
38:24'on peut parler de confiance renouvelée, justement,
38:26se traduit-elle dans les priorités de la Banque européenne d'investissement aujourd'hui ?
38:32Vous avez très bien décrit la situation. Le Maroc est un partenaire stratégique de l'Europe. En ce moment, votre
38:38pays est un pilier de stabilité, de sécurité,
38:42de prospérité partagée en Afrique. Et c'est le voisinage de l'Europe. Donc, ça fait tout le sens qu
38:48'on investisse et qu'on vous soutienne dans ce parcours
38:51et ce développement économique et social. Et c'est pourquoi, dans les derniers quatre ans, la Banque européenne d'investissement
38:59a multiplié par trois
39:00le financement dans le pays. Et nous sommes en train d'élargir aussi les champs de projets et des façons
39:07de multiplication des investissements
39:10ici au Maroc, qui ont un impact positif dans toute la région.
39:14– Un impact positif dans toute la région. C'est vrai que le Maroc confirme aujourd'hui son ambition de
39:21devenir une plateforme régionale.
39:24La ministre Nadia Fethra en a parlé, effectivement, que ce soit sur le plan logistique, industriel et financier,
39:31exactement, reliant les deux continents, l'Europe et l'Afrique. Alors, comment la BEI entend, effectivement, à cet effet,
39:39accompagner cette dynamique, cette nouvelle dynamique ? Peut-être en nous parlant de secteurs privilégiés, stratégiques.
39:45– C'est clair que la Banque continuera à financer des infrastructures qui sont clés pour le développement économique
39:54et la compétitivité de l'économie marocaine. Que ce soit les grands chantiers d'énergie renouvelable, par exemple.
40:03Que ce soit le projet de transport ferroviaire ou les autoroutes. On a signé hier un prêt de 365 millions
40:12d'euros,
40:13très important pour améliorer tout le ressort. Mais aussi, il faut investir dans l'avenir du pays
40:19et ça veut dire investir dans les capitales humaines. C'est pourquoi c'était très spécial pour moi aussi
40:24de visiter hier le lycée Lala Aïcha et on a vu un projet sous la plateforme Morocco 88 et j
40:33'ai vu
40:33la jeunesse du Maroc, ça donne de l'espoir, ça donne une énergie positive et une confiance dans l'avenir
40:40qui est très important quand on investit dans un pays.
40:44– On va parler de ce projet Morocco, effectivement en 88, tout à l'heure,
40:49et puis parler de résulience peut-être aussi maintenant. C'est un peu, j'ai envie de dire,
40:54touche de votre visite ici au Maroc, il y a eu les accords signés effectivement
40:59avec les autoroutes du Maroc et l'ONCF qui illustrent cette volonté d'accompagner le royaume
41:04dans ce contexte, par plusieurs années de sécheresse aussi.
41:08Est-ce que vous pouvez nous parler aussi de ce défi de soutenir, on peut dire,
41:15la souveraineté de l'eau aussi et la question névralgique vitale de l'eau ici au Maroc ?
41:21– Oui, on parlait tout à l'heure de l'expérience de canicule qu'on a vécue en Europe.
41:25C'est très clair que la Méditerranée est l'un de points chaude, si je peux dire,
41:30plus affectée par le changement climatique.
41:32C'est très clair qu'il faut investir dans la résilience, l'adaptation à cette augmentation de la température.
41:40Et dans ce contexte-là, c'est très important que la BEI ait déjà investi dans 25 projets hydriques,
41:47des infrastructures hydriques ici au Maroc. Et je suis sûre que ça va continuer d'être l'une des dimensions
41:54les plus importantes dans l'avenir. On est en train d'investir dans des projets de capacité hydrique
42:00tout au nord de l'Afrique, même au Jordanie et dans d'autres pays du Moyen-Orient.
42:06Et c'est très clair que la spécialisation de la Banque européenne d'investissement dans le domaine de l'eau
42:11et aussi dans le domaine de la santé nous fait très spécial en ce qui concerne le financement
42:18de cette dimension clé pour la résilience dans les années à venir.
42:23La résilience, et vous le disiez tout à l'heure, elle réside aussi justement dans l'éducation
42:29et l'inclusion aussi des jeunes et des filles. C'était un moment fort de votre visite ici au Maroc.
42:37Le Maroc fait aujourd'hui, c'est vrai, du capital humain un levier essentiel.
42:42Comment est-ce que la BEI entend justement accompagner aussi ce soutien peut-être à la formation,
42:48à l'inclusivité, à l'innovation ?
42:51Oui, normalement nous investissons dans des infrastructures, aussi des initiatives comme Startups, Scale-up,
42:57c'est-à-dire des initiatives d'innovation technologique, d'innovation dans l'entrepreneuriat.
43:02Mais parfois, on fait des projets comme celui-là où on finance directement un programme lié à la formation des
43:08jeunes.
43:09Dans ce cas-ci, il s'agit de l'utilisation de la musique pour créer des leaders,
43:13pour donner de la sécurité aux jeunes hommes et jeunes filles.
43:19Et c'était un moment très émouvant de voir comment on est en train de développer une capacité.
43:24On voit, comme je vous disais, la confiance dans l'avenir que ça donne chaque fois qu'on parle avec
43:30les jeunes.
43:31Parfois, on entend ce qui se passe dans le monde et on a l'impression qu'il y a des
43:35conflits et des mauvaises nouvelles.
43:37Mais quand on voit des pays comme le Maroc qui peuvent regarder l'avenir avec la confiance, ça donne beaucoup
43:44d'espoir.
43:45Et je suis très fière que la Banque Européenne d'Investissement soit en train de soutenir et accompagner le pays
43:51dans cette démarche.
43:53Et c'est une démarche qui se poursuit, qui grandit, qui se confirme grâce à cette confiance dont vous parlez
44:01à l'instant.
44:01Il y a plusieurs projets structurants aussi qui sont en train de se préparer.
44:06Peut-être que vous pouvez nous parler de la coopération qu'il y a avec l'Université Euro-Méditerranéenne de
44:12Fès.
44:13Oui, tout à fait. Parce qu'à côté du solaire, de l'eau, des trams, du ferroviaire, etc., nous, on
44:23a financé déjà l'Université de Fès.
44:25Et je peux vous annoncer que nous sommes en train d'analyser un nouveau financement, une nouvelle opération là à
44:32l'Université de Fès.
44:33Ce qui donne aussi un sens du rôle du Maroc comme centre de connaissances, de formation pour toute l'Afrique.
44:42Non, ça consolide votre pays, je pense, comme un noyau très important pour toute la région en ce qui concerne
44:50les capacités humaines, la formation.
44:53Alors, à partir de 2027, Madame la Présidente, le groupe BEI assurera la présidence du réseau des banques multilatérales
45:02de développement avec des priorités telles que l'eau, on vient d'en parler, le capital humain, mais pas seulement.
45:08Est-ce que vous pouvez nous parler de ces priorités, mais aussi de la manière dont ce partenariat fort qui
45:14existe déjà
45:14entre le Maroc et l'Union européenne et la Banque européenne d'investissement pourra justement accompagner peut-être cette présidence
45:23?
45:24Le réseau des institutions multilatérales, que ce soit le Fonds monétaire international, la Banque mondiale,
45:30la Banque africaine de développement asiatique, etc., et la Banque européenne d'investissement.
45:35Je pense que ce réseau est plus important que jamais parce que la dimension multilatérale nous permet d'assurer
45:41la stabilité financière du monde, nous permet aussi de continuer à soutenir les pays en développement
45:46et les économies émergentes.
45:48Et dans un contexte d'incertitude, de conflits commerciaux, des guerres autour de nous, c'est plus important que jamais
45:57qu'on ait des réseaux qui donnent la tranquillité, la stabilité aux citoyens et à l'économie globale.
46:03Et c'est pourquoi je suis très fière et très contente que la Banque européenne d'investissement
46:10présidera ce réseau des institutions multilatérales financières l'année prochaine.
46:15Et on a identifié quelques priorités, vous avez évoqué quelques-unes.
46:19On va aussi se focaliser sur la mobilisation des investissements privés,
46:23les critical raw materials, les minéraux critiques,
46:27qui sont fondamentaux pour la révolution digitale et aussi climatique.
46:32Et on va aussi traiter la question de l'intelligence artificielle dont on parle tout le temps.
46:38Donc ce sont des questions très importantes pour le présent et pour l'avenir.
46:41Et je pense que du côté de la BEI, notre priorité sera d'avoir des résultats concrets
46:48qui puissent continuer à soutenir la croissance partagée,
46:52mais aussi contribuer à la stabilité, la paix, le dialogue, les partenariats où tous les partis gagnent.
46:59Les partenariats gagnant-gagnant, parce que c'est la clé du succès.
47:02N'est-ce pas ?
47:03Et on doit continuer à soutenir cette dimension et cette approche constructive,
47:08comme c'est le cas du partenariat avec le Maroc.
47:11Merci.
47:12Merci infiniment, Madame la Présidente, d'avoir été l'invité exclusif de Médien TV.
47:19C'était un plaisir de vous recevoir.
47:22Je rappelle donc, Madame Nadia Calvino,
47:25que vous étiez en visite officielle au Maroc
47:27et que vous êtes la présidente du groupe Banque d'investissement européen.
47:32Merci infiniment.
47:33Merci à vous, Madame Paquero, ma chère Nadia.
47:38Merci à vous.
47:39Et merci à tous.
47:40Excellente suite des programmes sur Médien TV.
47:49Et voilà, qui referme cette première tranche de soirée faux.
47:52Merci de l'avoir suivie dans quelques instants.
47:54Au Nouveau Point sur l'actualité.
47:58Sous-titrage Société Radio-Canada
47:58Sous-titrage Société Radio-Canada
48:00Sous-titrage Société Radio-Canada
48:02Sous-titrage Société Radio-Canada
48:07Sous-titrage Société Radio-Canada
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