Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 an
MEDI1TV Afrique : MEDI1 SOIR - 17/09/2025

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Good evening, thank you for choosing Median TV to inform you, here are the titles of your journal.
00:21C'est presque partout l'indignation après l'offensive terrestre que l'armée israélienne a lancée sur Gazaville où Tzhal a annoncé l'ouverture pour 48 heures d'une nouvelle route pour accélérer l'expulsion de milliers de Palestiniens.
00:35Au Maroc, le chef du gouvernement de Zahranouch a présidé hier la réunion de la commission ministérielle chargée du pilotage de la réforme du système de la protection sociale. On en parle dans un Est.
00:48Une partie de la rue britannique contre la visite au Royaume-Uni du président américain. Donald Trump a toutefois été bien accueilli par la famille royale. Il s'entretiendra demain avec le Premier ministre britannique sur des thématiques politiques et économiques.
01:04Les condamnations se multiplient après l'offensive terrestre que l'armée israélienne a lancée sur Gazaville.
01:14Écoles, hôpitaux, immeubles, rien n'est épargné. Des quartiers entiers réduits et à l'état de Grava, c'est presque partout l'indignation.
01:24Une indignation loin de faire reculer Israël qui a juste annoncé l'ouverture pour 48 heures d'une nouvelle route pour accélérer l'expulsion de milliers de Palestiniens.
01:34Selon l'ONU qui dénonce un carnage, plus de 350 000 personnes ont fui vers le sud, au sud déjà surpeuplé et dans lequel les conditions de vie sont inhumaines.
01:45Vu toutes ces exactions, tout ce carnage, une commission d'enquête des droits de l'homme de l'ONU accuse Israël de commettre un génocide à l'égard des Palestiniens.
01:59Quel est l'écuant à faire ensemble ? Écoutons Mohamed Rajay Barakat, expert en relation internationale.
02:05Je ne sais pas ce qu'ils font de plus pour qualifier ça vraiment de génocide.
02:09On n'a jamais assisté, ni dans ce siècle, ni auparavant, à un génocide aussi grave qui est transmis en direct par les chaînes de télévision du monde entier.
02:20Et malgré tout, le premier ministre israélien continue à nier ça et il continue son attaque sauvage sur Gaza en tuant les populations aussi.
02:33Il y a des dizaines de milliers, certains parlent de 250 000 personnes qui étaient déplacées de la ville de Gaza vers le sud et vers d'autres régions dans la bande de Gaza.
02:46Donc la situation est vraiment très catastrophique, très grave.
02:50Le seul pays qui a réagi jusqu'à présent, c'est l'Espagne, qui a pris des mesures vraiment très pratiques, a pris des sanctions contre l'État d'Israël.
03:01Tandis que les pays de l'Union Européenne sont encore en train de parler, de discuter quelles sanctions, bien sûr ce sont des sanctions assez légères, assez superficielles, qu'ils vont prendre contre Israël.
03:15Et dans ce contexte, la Commission Européenne propose de taxer certains produits israéliens essentiellement agricoles importés dans l'UE.
03:23Mais ces mesures inédites depuis le début de la guerre à Gaza ont peu de chances d'être retenues par les 27.
03:30Dans son viseur, la Commission prévoit aussi de sanctionner deux ministres israéliens d'extrême droite, des collants extrémistes en Cisjordanie et une dizaine de responsables du Hamas.
03:40Trump n'est pas le bienvenu, non au racisme, bombardé des enfants à Gaza et festoyé au Royaume-Uni.
03:50Une partie de la rue britannique n'a pas réservé un bel accueil au président américain.
03:55Donald Trump a toutefois été bien reçu par la famille royale.
03:59Une visite de deux jours qui a déroulé, débuté plus tôt par une cérémonie militaire impliquant 1 300 membres des forces armées britanniques.
04:08Le deuxième jour de la visite sera consacré à une séquence plus politique qui se déroulera avec le Premier ministre Kastarmer.
04:19Donald Trump qui s'est entretenu la veille avec la présidente de la Commission Européenne qui a évoqué des étapes supplémentaires pour renforcer les sanctions contre la Russie.
04:29Pour cela, Van der Leyen, l'exécutif européen présenterait prochainement ses propositions pour un 19e paquet de sanctions.
04:37Ils vont cibler les crypto-monnaies, les banques et l'énergie.
04:41Donald Trump avait, je vous le rappelle, exigé que ses alliés cessent d'acheter du pétrole russe avant qu'ils ne prennent des mesures punitives contre Moscou.
04:48En France, les socialistes au centre des attentions de Sébastien Lecornu pour nouer un accord sur le budget 2026.
04:59Des socialistes qui ont regretté aujourd'hui de n'avoir rien appris des intentions du Premier ministre à l'issue d'une première rencontre à Matignon.
05:09Sébastien Lecornu a reçu ses opposants politiques à la veille d'une journée importante de mobilisation sociale.
05:15Le nouveau Premier ministre qui a déjà échangé la semaine dernière avec les dirigeants du socle commun de la droite et du centre,
05:22ainsi que les syndicats et le patronat, recevra demain les chefs de partie de ce socle désireux de mieux coordonner la fragile coalition gouvernementale.
05:34Au Maroc, le chef du gouvernement, Ezzar Hanouch, a présidé la réunion de la commission ministérielle chargée du pilotage de la réforme du système de la protection sociale.
05:46C'était hier l'occasion de faire le bilan de ce grand chantier royal.
05:51Et dans le Royaume, plus de 24 millions de Marocains sont désormais couverts par l'AMO.
05:57Et depuis le lancement du programme d'aide sociale directe, plus de 40 milliards de dirhams ont été distribués.
06:03Mais il y a encore du chemin à faire.
06:05Et Ezzar Hanouch veut faire de la protection sociale par tout et pour tous une réalité dans le Royaume.
06:11Et depuis le lancement du programme d'aide sociale directe en 2023,
06:18qu'est-ce qui a réellement changé sur le front de la lutte contre la pauvreté et les inégalités sociales ?
06:23Réponse avec Abdel Latif Kamat, analyse socio-économique.
06:27Alors, il est évalué à plusieurs niveaux.
06:30Vous savez que, d'ailleurs, Sa Majesté, lors de son discours, le dernier discours du trône,
06:34il a évoqué cet aspect-là en s'alliant à la réduction de la pauvreté multidimensionnelle dans notre pays,
06:41qui est passée de plus de 11 % à aux alentours de 6,8 %.
06:46Et lorsqu'on évoque la pauvreté multidimensionnelle, ce n'est pas seulement une pauvreté numéraire,
06:52mais également liée à l'accès à l'éducation, à tout ce qui est services sociaux, à la santé, au logement, etc.
06:58Et Dieu merci, le Maroc, depuis, bien sûr, le dernier recensement entre 2014 et 2024,
07:05il y a eu une évolution notable, mais également depuis que Sa Majesté a initié l'initiative de développement humain en 2005,
07:13le Maroc a connu un élan très, très important en matière de la réduction de la pauvreté d'une manière générale
07:20et puis la pauvreté multidimensionnelle qui intègre tous les pans de la vie sociale du citoyen.
07:26Et donc, cela a été démontré à travers tout d'abord les résultats du recensement,
07:30mais également à travers les enquêtes et les études menées par l'EACP, le commissariat au plan.
07:36Et donc, aujourd'hui, l'impact de la politique sociale d'une manière générale de Sa Majesté est là.
07:41Et puis, les initiatives récentes, tout ce qui est lié à la politique de la couverture sociale,
07:47avec ses différents pans, l'aide, bien sûr, au soutien social,
07:51mais également tout ce qui est généralisation de la couverture médicale, l'aide au logement.
07:54Donc, tout cela a eu un impact très, très significatif sur la réduction de la pauvreté dans notre pays.
08:02Les 42,5 milliards de dirhams d'aides distribuées depuis décembre 2023
08:07sont-ils soutenables à moyen terme pour les finances publiques ?
08:12Écoutons toujours la réponse de Abdelatif Komet.
08:15En fait, dès le départ, il y avait un montage financier dans lequel il y a une contribution de l'État.
08:20Il y a également un soutien sur le plan fiscal à travers la fiscalité de la solidarité sociale,
08:27qui représente initialement plus de 6 milliards de dirhams.
08:31Mais il y a également et surtout la réorientation de la caisse de compensation.
08:36Vous savez qu'au Maroc, on avait à un certain moment un budget qui dépassait les 50 milliards de dirhams
08:43pour la caisse de compensation qui a été progressivement réduite.
08:48Par exemple, le budget de 2024, on a prévu un budget de 9 milliards de dirhams.
08:52Donc, vous voyez, le saut est très, très important.
08:54Alors, tout cela permet justement à réallouer justement ces moyens pour financer le projet
09:04d'une manière générale de généralisation de la couverture sociale et surtout l'aide sociale,
09:10parce qu'il faut le dire, aujourd'hui, en 2026, nous allons passer de 25 milliards de dirhams à 29 milliards de dirhams.
09:17Et donc, bien sûr, le budget va augmenter parce que les allocations pour les enfants vont augmenter.
09:22Et donc, tout cela requiert une soutenabilité financière.
09:25Alors, bien évidemment, je dirais que c'est un engagement sur le plan financier et, bien sûr, c'est un engagement de l'État.
09:36Alors, la tendance en matière de caisse de compensation est là.
09:41Donc, la baisse, elle a été justement constatée.
09:44Et le montage financier, bien évidemment, il évolue en fonction de l'évolution des choses
09:48parce qu'initialement, l'État, en fait, a déployé 20 milliards sur ses ressources propres pendant les trois premières années.
09:55Et, bien sûr, il y a un système également d'autofinancement parce qu'une partie de la couverture médicale sera assurée,
10:01notamment par, justement, les bénéficiaires.
10:03Et donc, je crois que l'aspect financier, c'est vrai qu'il est lourd,
10:09mais je dirais qu'il est soutenable parce que c'est tout d'abord une réallocation.
10:15Il ne s'agit pas, je dirais, de dégager énormément de moyens supplémentaires,
10:19mais de rationaliser, d'optimiser et de réallouer.
10:23Et puis, bien sûr, ça reste un projet qui est de très grande importance pour notre pays.
10:28Alors, il faut rappeler également que c'est un projet qui va dans le sens de l'équité sociale
10:33parce que la caisse de compensation, à un certain moment, tous les Marocains ont bénéficié,
10:37y compris les personnes qui avaient les moyens.
10:38Aujourd'hui, avec le registre social unifié, c'est essentiellement et exclusivement
10:46les citoyens en situation de besoin qui bénéficient de ce soutien.
10:51Et donc, on va aller également vers plus d'équité, plus de justice sociale.
10:55Et ça, je dirais, c'est un volet très, très important dans les orientations de Sa Majesté,
11:00à savoir d'aller vers plus d'équité, de justice territoriale.
11:03Et ça a été l'objet du discours royal de Sa Majesté durant la fête du trône,
11:08mais également, Sa Majesté a insisté sur la réduction des déséquilibres sociaux
11:14et la couverture sociale va dans ce sens-là.
11:18Dans le reste de l'actualité, au moins 18 civils ont été tués lors d'une incursion
11:23des paramilitaires soudanais à El Facher, la dernière grande ville de la région du Darfou
11:29encore contrôlée par l'armée régulière, selon le comité de résistance locale.
11:34L'un des groupes civils qui documentent les exactions du conflit,
11:37les FSR progressent depuis lundi à partir des quartiers du nord de la ville,
11:43assiégés depuis plus de 500 jours par les paramilitaires.
11:46El Facher abrite environ 260 000 civils, dont la moitié sont des enfants.
11:51Selon l'ONU, l'aide humanitaire y est presque inexistante.
11:59Au Niger, une nouvelle attaque a fait 22 morts dans la région de Tilaberi, proche du Mali.
12:05L'attaque a eu lieu lors d'un baptême.
12:08Les assaillants se sont rendus dans les alentours de Takubat,
12:13où ils ont aussi tué 7 autres personnes.
12:16Les médias locaux ont confirmé un bilan macabre de 22 personnes.
12:20La base de l'Atiéqué, le manioc est l'un des aliments les plus consommés en Côte d'Ivoire.
12:30Mais aujourd'hui, cette culture essentielle est fragilisée par des maladies et le vieillissement des vergers.
12:36Plus les remédiés, chercheurs et acteurs de la filière se sont retrouvés au centre régional d'excellence OEV à Vingéville
12:44pour trouver des solutions durables à ce fléau.
12:47Zéna Bdoso et Anjulfried Maïd.
12:50En Côte d'Ivoire, difficile d'imaginer un repas sans Atiéqué.
12:56Ce met devenu un véritable symbole culinaire et fabriqué à base de manioc.
13:01Mais derrière ce succès populaire, la filière manioc traverse une crise silencieuse.
13:06Des plantations vieillissantes et des maladies qui menacent directement la production.
13:10C'est tout l'intérêt de cette rencontre organisée au Centre régional d'excellence OEV
13:15au pôle scientifique de l'Université Félix-Soufette-Oboigny à Benjerville.
13:19Ici, les chercheurs du centre régional ont échangé avec l'organisation interprofessionnelle agricole de la filière manioc réunie pour trouver des solutions durables.
13:30Un hectare de manioc est censé donner entre 25 et 35 tonnes.
13:37Nous nous retrouvons avec un taux de rentabilité allant entre 10 et 18 tonnes.
13:45Alors, à ce moment-là, je dis qu'il y a quand même une perte qui part de 7 tonnes à 13 tonnes.
13:53Nous, vraiment, sommes la OEV pour contribuer vraiment à une filière prospère ici en Côte d'Ivoire.
14:02Donc, pas seulement par les variétés, mais par la science, par la science surtout.
14:10Parce que la science ne se limite pas aux variétés.
14:13La science, par la science, pour avoir des données, des données qui vont permettre à nos décideurs politiques de prendre des décisions idoines.
14:23À l'issue de la rencontre, une visite guidée dans les laboratoires et de la serre du centre OEV a permis de mieux comprendre le travail des chercheurs,
14:32observer les feuilles de manioc, analyser les différentes variétés, identifier les champignons responsables ou non de certaines maladies.
14:41Le centre régional d'excellence OEV fait de la santé des plantes en Afrique son cheval de bataille,
14:46aussi bien pour le manioc que pour toutes les autres filières avec le nouveau laboratoire.
14:53À Lomé, mon studio d'animation se fait connaître par ses films en 2D,
14:58des films qui visent à réinventer les récits africains loin des clichés.
15:02C'est un reportage d'Iran Belad.
15:06L'animation prend des couleurs nouvelles au Togo.
15:09Dans un quartier populaire de Lomé, les dessinateurs, monteurs et responsables du doublage
15:14sont assis devant leurs ordinateurs dans une petite salle.
15:17Une douzaine de jeunes y travaillent sur les prochaines productions du studio d'animation Aruka créé en 2017.
15:24Ils veulent donner vie à des personnages, inspirer des contes et légendes africaines,
15:28un univers créatif qui mêle culture locale et technique moderne.
15:33Nous avons décidé de créer Aruka Studio pour répondre à un besoin
15:37qui est le manque de représentativité des histoires africaines à l'écran et surtout à l'endroit des enfants.
15:44Je dirais que pour le bon déroulement de nos activités,
15:48on aurait déjà aimé avoir sur le terrain du personnel qualifié,
15:52mais il n'y a pas d'école d'animation chez nous.
15:55Toutes mes excuses, ma chérie.
15:57A deux, nous t'offrons un amour pour toi.
16:00On dirait un pot de vin affectif.
16:03Tu n'essayerais pas de m'influencer par hasard ?
16:07Les défis sont nombreux, peu de financement, peu d'infrastructures,
16:10mais l'outil numérique change la donne.
16:14Avec des logiciels accessibles et beaucoup d'ingéniosité,
16:17ces artistes parviennent à produire des séries, des courts-métrages
16:21et même des contenus éducatifs.
16:24Excuse-moi de négligence, ou mieux, viens porter la grossesse.
16:28Tout va bien là-haut ? Tes angoisses m'en fument. J'ai du mal à respirer.
16:32Cette créativité, ça vient de tout ce qu'on a lu, tout ce qu'on a connu,
16:37de notre propre histoire et aussi de l'histoire qui nous vient de notre culture,
16:46de ce qu'on nous a dit sur l'Afrique, sur ce que nos ancêtres ont été.
16:52Ce que je veux montrer, d'abord, je pense que nous, en tant qu'Africains,
16:58et surtout en tant qu'artistes, on se doit d'être les ambassadeurs de notre continent
17:02et un ambassadeur se doit de montrer une bonne image de son lieu d'origine.
17:07Maman ! Peureuse !
17:11Le secteur de l'animation en Afrique devrait atteindre un chiffre d'affaires
17:15de plus de 17 milliards de dollars d'ici 2032.
17:19L'ambition des jeunes artistes est de faire voyager l'animation togolaise
17:23à la télévision, sur Internet ou dans les festivals.
17:26Ces créations veulent transmettre les langues, les valeurs et les imaginaires africains,
17:30un secteur en devenir porté par une génération passionnée et surtout connectée.
17:45Plus de 15 000 morts pourraient être attribués au changement climatique à l'issue de cet été
17:50dans les principales villes européennes.
17:52Une étude scientifique centrée sur 854 villes a conclu que le changement climatique
17:58était à l'origine de 68% des 24 400 morts qui seraient liés à la chaleur cet été.
18:04Selon deux instituts scientifiques, entre 15 013 et 17 864 décès liés à la chaleur
18:10n'auraient pas eu lieu cet été sans le réchauffement climatique.
18:14Et tout de suite, place à l'invité de la rédaction.
18:27Durant le week-end à Agadir, plusieurs personnes ont manifesté pour dénoncer ce qu'elles ont qualifié
18:34de dégradation de l'offre sanitaire au niveau du centre hospitalier régional Sendeux d'Agadir.
18:40Le ministre de la Santé s'est rendu sur place, Amin Tahraoui, a reconnu des manquements
18:44et a annoncé la prise de mesures phares pour y remédier.
18:48Face à cette situation, une question se pose, comment se porte l'hôpital public au Maroc ?
18:53Qu'en est-il de l'hygiène, des prises de rendez-vous, mais aussi de la gestion des stocks de médicaments ?
18:59Avec nous, pour répondre à toutes ces questions, Taïeb Hamdi, médecin et chercheur en politique et système de santé.
19:06Il est en direct de l'arrache avec nous.
19:07Taïeb Hamdi, bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation.
19:12Merci à vous.
19:14Alors, absence récurrente du personnel, manque de médicaments et d'équipements,
19:21autant de points à l'origine du sit-in d'Agadir, des points d'ailleurs reconnus par le ministère de la Santé.
19:28Ces dysfonctionnements sont-ils visibles aussi dans d'autres régions du Royaume ?
19:32Comment se porte aujourd'hui l'hôpital public marocain ?
19:35Effectivement, la question, c'est de l'hôpital public et de la place de l'hôpital public marocain dans le système national de santé.
19:43Il faut rappeler que le service public en matière de santé, c'est la locomotive qu'on fasse,
19:48c'est la locomotive de tout système national de santé.
19:51On l'a vu, le Covid-19, par exemple, aux États-Unis, un pays ultra-libéral,
19:56comment le gouvernement a mis ses mains dans les poches pour financer le système de santé privé.
20:05Partout dans le monde, le service public, c'est la locomotive.
20:09Au Maroc, il y a un chiffre qui est parlant.
20:12L'hôpital public marocain n'est pas attractif et le chiffre, c'est que l'hôpital public ne capte que moins de 10 % de l'argent
20:21qui est dépensé par l'assurance maladie obligatoire, alors que plus de 90 % vont au privé.
20:28Ça veut dire que l'hôpital public marocain, malheureusement, c'est un hôpital public qui est très, très peu attractif,
20:34que ce soit pour les citoyens, que ce soit pour les assurés, que ce soit pour l'argent de l'assurance maladie obligatoire.
20:41Et là, parce qu'il y a justement des déficits qui sont cumulés à travers des décennies,
20:47mais également, il y a des problèmes qui sont plus que cumuls, il y a des problèmes qui sont structurés.
20:53Alors, aujourd'hui, à l'heure où l'on parle de généralisation de la protection sociale,
20:58à l'heure où l'on parle de réforme du système de santé, d'amélioration de l'offre sanitaire,
21:03pourquoi y a-t-il une différence entre ce qui est annoncé et la réalité sur le terrain,
21:09notamment la qualité des prestations présentées par les hôpitaux publics ?
21:14Justement, je ne dirais pas que c'est normal, mais ce n'est pas une surprise
21:20qu'il y ait un mécontentement de la population et même des professionnels de santé,
21:26car il y a un problème entre le citoyen et le système de santé,
21:31un problème entre les professionnels de santé et son système national de santé.
21:36Et c'est pourquoi, d'ailleurs, ces manquements, ces déficits, ces pénuries de ressources humaines et autres,
21:45c'est pourquoi il y a des chantiers royaux, non pas de réforme du système de santé,
21:50mais de refonte totale du système de santé marocain.
21:55Je dirais pourquoi ce n'est pas une surprise, parce que si, au niveau du gouvernement,
22:01il y a des textes qui sont mis en place, il y a le cadre technique, il y a le cadre administratif,
22:07jusqu'à présent, les citoyens n'arrivent pas à sentir et à palper physiquement et réellement ces changements.
22:16C'est vrai, ça demande du temps, mais malheureusement, tellement il y avait des problèmes dans ce secteur,
22:25que les professionnels de santé et les citoyens sont impatients de bénéficier de ces grands chantiers de santé.
22:34Donc, il faut accélérer ces changements, il faut mettre en application sur le terrain de ces changements.
22:42Certainement, ces changements vont apporter beaucoup de plus, une plus-value importante au système national de santé,
22:49mais la population, les vies, la santé des jeunes ne peuvent pas attendre très longtemps.
22:53Et surtout, il faut remettre, il faut mettre en confiance et rétablir cette relation de confiance entre les citoyens et le système national de santé,
23:06en expliquant les chantiers, mais surtout, surtout, surtout en garantissant une plus de transparence, une bonne gouvernance,
23:14et surtout en mettant en place des personnes qui ont la confiance de la population, qui ont la confiance du système national
23:24et qui peuvent garantir cette confiance et qui peuvent faire appliquer ces changements le plus possible.
23:36Ces personnes, elles sont bien présentes dans le royaume.
23:39Il y en a, il faut quand même reconnaître qu'il y a de bons médecins, de bons directeurs d'hôpitaux qui font montre d'un très grand professionnalisme
23:48dans l'exercice de leurs fonctions, qui sauvent aussi des vies.
23:51Justement, quels sont aujourd'hui les indicateurs d'un hôpital performant ?
23:57Un hôpital performant, c'est bien de rappeler, effectivement, il ne s'agit pas là de faire un procès de personnes.
24:06C'est pourquoi, j'ai dit au départ, c'est un problème structurel, un problème structurel, ça veut dire qu'il n'y a pas une seule partie qui est responsable.
24:13Et malheureusement, un problème structurel, ce n'est pas en agissant sur un levier qu'on va résoudre le problème.
24:19C'est plus compliqué que ça.
24:21Donc, c'est pourquoi, d'ailleurs, la visée royale s'est basée sur une révolution du système de santé et non pas une réforme du système de santé.
24:30Un hôpital, un service public, un hôpital public qui est performant, c'est un hôpital public, d'abord,
24:37qui a un rapport coût, la qualité des soins est coût, un rapport qui est optimal.
24:48C'est-à-dire, il faut le dire, moi je rappelle que l'ancien ministre de la Santé l'avait bien rappelé,
24:53que pratiquement 80% du matériel médical dans les hôpitaux, soit il est sous-utilisé, soit il n'est pas utilisé de tôt, pour plusieurs raisons.
25:01Ce n'est pas l'occasion pour entrer dans les détails.
25:06On a des ressources humaines, on a une pénurie de ressources humaines, mais même les ressources humaines qu'on a,
25:11on ne les utilise pas d'une manière optimale.
25:14Or, un hôpital public performant, c'est un hôpital public qui utilise l'argent qui lui est alloué d'une manière efficace, optimale,
25:21les ressources humaines de manière optimale, qui répond aux besoins de la population,
25:26qui offre des soins de qualité à la population.
25:29C'est un hôpital qui est près de la population, c'est un hôpital qui allège la charge financière de la population,
25:40mais c'est un hôpital avant tout qui est ouvert à la population, et non pas seulement aux pauvres de la population.
25:46Parce qu'on le répète et on le dit, on le répète, un hôpital public qui ne traite que les pauvres,
25:51et finit par devenir un hôpital qui est pauvre.
25:53Un hôpital performant, c'est un hôpital qui ouvre à tout le monde, qui traite tout le monde,
25:58et qui est à la hauteur des attentes de tout le monde.
26:02Alors, un autre point que nous allons évoquer à présent, il s'agit de la question concernant la gestion des stocks de médicaments
26:09et de matériel au sein de l'hôpital public.
26:12Aujourd'hui, Thaib Hamdi, à l'ère du digital, trouvez-vous normal que ce problème se pose encore,
26:18ou qu'un patient achète parfois lui-même ou l'essentiel des médicaments pour une chirurgie par exemple ?
26:26Qui doit faire le suivi ou le contrôle de ce processus ?
26:30C'est tout à fait anormal, c'est tout à fait anormal, et d'ailleurs c'est pourquoi la digitalisation a été un des grands leviers
26:37de cette refonte totale du système national de santé.
26:41On ne peut pas continuer à travailler dans l'obscurité, on ne peut pas continuer à naviguer à vue.
26:48Il faut qu'on ait une visibilité sur ce qu'on a, ce dont on a besoin, comment on va gérer,
26:53anticiper des situations critiques, et ça on ne peut pas le faire avec le papier.
26:59On ne peut le faire qu'avec le digital, surtout que le digital aujourd'hui,
27:03non seulement le digital, mais le digital, la connectivité, l'intelligence artificielle,
27:08donc on a tous les moyens pour se doter d'un système de santé qui, à la seconde près,
27:17il peut savoir qu'est-ce qui se passe, qu'est-ce qui manque, et qu'est-ce qui va manquer demain ou après-demain.
27:22Ce n'est pas normal non plus que le citoyen achète des médicaments pour une intervention chirurgicale.
27:29Ça n'a aucun sens.
27:30Ce n'est pas normal du tout qu'un citoyen refuse d'aller se faire soigner dans l'hôpital public,
27:38alors qu'il n'a même pas les moyens pour aller au privé, il n'a pas d'assurance maladie par exemple.
27:42Ce n'est pas normal que les deux tiers des assurés de l'amotadamone qui est subventionné par l'État,
27:50les deux tiers des assurés d'amone se font soigner dans le privé et non pas dans le public.
27:57C'est pourquoi, on l'a toujours dit, un hôpital public attractif, c'est une locomotive pour la réussite du système de santé.
28:05Donc, c'est anormal que le citoyen achète des médicaments pour se faire soigner dans un hôpital public.
28:11C'est anormal également qu'un citoyen qui est assuré soit amotadamone, soit amotadamone, soit amotadamone, soit assurance privée,
28:19et paye jusqu'à 50% de sa poche pour se faire soigner.
28:24Ces anomalies, justement, sont au cœur de ces chantiers de santé pour la généralisation de l'assurance maladie obligatoire,
28:31mais également pour la refonte de ce caisse de maladie elle-même, parce qu'une caisse de maladie, une assurance,
28:39une vraie assurance, c'est une assurance qui allège les tâches financières pour le patient
28:44et non pas qui n'apporte pas de plus pour le patient qui est obligé de tout acheter pour se faire soigner.
28:51Ce n'est pas une assurance maladie et ce n'est pas un hôpital public.
28:54Et d'ailleurs, ces questions sont au cœur de ces grands chantiers de santé.
28:59Ce sont des pratiques que nous ne devons plus voir demain, sinon aujourd'hui.
29:04Theramdi, il y a quelques instants, vous parliez de la question concernant la maintenance
29:08et l'entretien des équipements au niveau des hôpitaux.
29:12Pourquoi ce problème est-il récurrent ?
29:15Le problème, c'est qu'il ne date pas aussi d'aujourd'hui.
29:18Que faire pour y remédier ?
29:20Effectivement. D'ailleurs, quand j'ai évoqué les 80 % de chiffres qui étaient présentés
29:27par l'ancien ministère de la Santé au Parlement, c'est qu'il y a le problème d'entretien,
29:31il y a le problème des fois avec les appareils, il n'y a pas le personnel pour faire fonctionner.
29:34Des fois, il y a le matériel, il n'y a pas le produit para pour faire fonctionner.
29:43Des fois, il n'y a pas le personnel.
29:45Mais l'entretien reste un grand problème, l'entretien des appareils reste un grand problème
29:50dans l'hôpital public.
29:53Et ça, c'est un problème de gouvernance.
29:56C'est pourquoi j'ai dit que ce n'est pas une question de décision ministérielle
30:01ou de gouvernement d'un jour à l'autre, mais c'est un grand chantier.
30:05Et je le répète encore une fois, c'est pourquoi il ne s'agit pas ici au Maroc
30:09de faire des réformes de système de santé, mais de refondre de fond en comble
30:14ce système de santé.
30:16D'ailleurs, on l'avait appelé en 2018, avant bien le Covid-19,
30:21parce qu'on savait pertinemment que ça ne peut pas marcher avec des réformes.
30:25Il faut une refonte totale et ce qui est en train de se passer,
30:29mais il faut accélérer les choses.
30:30Il faut accélérer les choses, vous l'avez dit.
30:33En tout cas, merci pour toutes ces précisions.
30:36Merci d'avoir répondu à nos questions.
30:39A présent, place à l'essentiel de la qualité économique avec Younes Benzin.
30:47Au Maroc, le chantier de généralisation de la protection sociale a enregistré
30:52de grandes avancées.
30:54Ce sont les mots du directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale,
30:59Hassan Boubriqa.
31:00Le nombre de bénéficiaires de la couverture sanitaire inscrit à la CNSS
31:04a connu une forte progression, passant de 8 millions en 2021 à plus de 24 millions actuellement.
31:10Selon la même source, l'État a consacré un budget conséquent au programme d'aide sociale directe,
31:16qui bénéficie à 4 millions de familles marocaines.
31:20A l'international, l'inflation dans la zone euro est restée stable à 2% sur une année au mois d'août,
31:29un niveau conforme à l'objectif de la Banque centrale européenne.
31:33Selon l'Office européen des statistiques Eurostat,
31:36la réévaluation de l'indicateur s'explique principalement par les prix de l'énergie,
31:40en repli de 2% en août sur un an, soit un peu plus que la baisse de 1,9% calculée initialement par Eurostata.
31:49Les prix de l'alimentation ont progressé un peu moins vite, soit 3,2% contre 3,3% en juillet,
31:56tout comme ceux des services estimés à 3,1% alors que les prix des biens industriels sont restés stables,
32:03sans changement par rapport à l'estimation initiale.
32:06Au sein de la zone euro, l'inflation s'est très nettement calmée depuis le record de 17,6% sur un an atteint en octobre 2022.
32:18L'inflation est également restée stable en août au Royaume-Uni à 3,8%,
32:24le même niveau qu'en juillet selon l'Office national des statistiques,
32:28renforçant les attentes selon lesquelles la Banque d'Angleterre maintiendrait un changer ses taux d'intérêt lors de sa réunion jeudi.
32:35La Banque d'Angleterre avait réduit son taux directeur à 4% en août à l'issue d'un vote serré pour soutenir une économie à la peine.
32:44La publication de ce chiffre fait suite à celle de la croissance du PIB en juillet,
32:49qui est restée nulle alimentant les craintes de stagnation au Royaume-Uni,
32:53une inflation durable combinée à une croissance fragile.
32:56Toujours au Royaume-Uni, au premier jour de la visite d'État de Donald Trump,
33:03le laboratoire pharmaceutique JSK a annoncé un investissement de 30 milliards de dollars,
33:09environ 25 milliards d'euros sur 5 ans aux États-Unis.
33:13Cet argent sera engagé dans la recherche et le développement ainsi que dans les capacités de production, précise le groupe.
33:19JSK fait aussi partie des 17 entreprises à qui Donald Trump a demandé de présenter des engagements fermes
33:26pour abaisser le prix de leurs produits aux États-Unis d'ici le 29 septembre.
33:30La visite d'État de Donald Trump au Royaume-Uni a déjà donné lieu à plusieurs annonces de partenariats et d'investissements entre les entreprises des deux pays.
33:40Londres a notamment enregistré un investissement de 30 milliards de dollars de Microsoft et un autre de 5 milliards de livres de la part de Google.
33:49L'investissement de JSK est le premier annoncé en direction des États-Unis.
33:55On poursuit notre journal avec cette information en provenance de l'Organisation mondiale du commerce.
34:02L'intelligence artificielle, soutenue par les bonnes politiques, pourrait accroître de près de 40% la valeur des flux transfrontières de marchandises
34:10et ce grâce au gain de productivité et à la baisse des coûts du commerce.
34:15Selon l'OMC, le PIB mondial pourrait quant à lui connaître une hausse de 12 à 13% selon les scénarios.
34:22Le commerce peut ainsi devenir un levier puissant de croissance inclusive, soutenu par l'intelligence artificielle,
34:29en facilitant l'accès aux biens nécessaires au développement de l'intelligence artificielle telle que les matières premières, les semi-conducteurs et les intrants intermédiaires.
34:38L'Organisation mondiale du commerce estime que le commerce mondial de ces biens a atteint 2 300 milliards de dollars américains en 2023.
34:48Dans un scénario où les économies à revenus faibles, les moyens réduiraient de moitié leur retard en matière d'infrastructures numériques.
34:55Ces pays pourraient voir leur revenu augmenter respectivement de 15 et 14%.
35:01Direction à présent la Chine où le taux de chômage des jeunes se chiffrait à 18,9% en août.
35:10Son plus haut niveau depuis le changement de méthodologie montre des données du Bureau des statistiques.
35:16Le taux de chômage s'élevé à 5,3% en août, en hausse de 0,1 point par rapport à juillet.
35:23C'est le dernier indicateur défavorable pour la deuxième économie mondiale qui peine toujours à se remettre de la pandémie de Covid-19 et d'une crise de l'immobilier fait face aux pressions commerciales américaines.
35:35La production industrielle a connu en août son taux de croissance le plus bas depuis un an, tandis que les ventes au détail, principal indicateur de la consommation, ont progressé à leur rythme le plus faible en neuf mois.
35:47Ligue des champions, athlétisme, tennis, sport, équestre, tout ça, c'est tout de suite dans le journal des sports avec Anas Baha.
36:01Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur Median TV pour l'essentiel de l'actualité sportive.
36:09On débute cette édition avec la Ligue des champions qui a repris ses droits hier.
36:14Le Real Madrid a su renverser la situation à domicile pour s'imposer hier soir au Bernabeu lors de son entrée en lice face à l'Olympique de Marseille.
36:22Surpris par l'ouverture du score de Timothy Weah à la 22ème minute, les Madrilènes ont rapidement réagi grâce à leur numéro 10 Kylian Mbappé.
36:30L'attaquant français a égalisé sur un premier pénalty à la 29ème minute, à la suite d'une faute de Geoffrey Kondogbia, dépassé par l'accélération de Rodrigo.
36:38Et après avoir assisté impuissant à l'expulsion de Dani Carvajal, le capitaine des Bleus est ensuite revenu à la charge dans les dix dernières minutes grâce à un même exercice à 11 mètres au début de Généroni Morouli,
36:50à la suite d'une faute de main de Facundo Medina.
36:53Un deuxième pénalty difficile à digérer pour les Marseillais.
36:56Je vous laisse écouter la réaction de Timothy Weah, seul buteur marseillais de la soirée.
37:00Non, sur le pénalty, je pense qu'il n'y a rien changé.
37:03C'est l'arbitre qui fait des décisions.
37:05Si je suis d'accord avec lui ou pas d'accord avec lui, ça ne change rien.
37:09À la fin du match, c'est toujours 2-1 et on doit se remettre en question.
37:13Je pense qu'on a fait un très grand match ce soir.
37:18On doit maintenant placer la tête sur le match de Paris.
37:23Et dans les autres résultats de la soirée, le match nul spectaculaire à l'Allianz Stadium de Turin entre la Juve et le Borussia Dortmund.
37:30Une score finale, 4 buts partout avec 8 réalisations inscrites en seconde période et 2 buts.
37:35Bianconeri marqués dans le temps additionnel de la seconde période.
37:38Tottenham s'est imposé sur le fil face à Villarreal grâce à une erreur de main de Luis Junior dès la quatrième minute de jeu.
37:45Benfica a été renversé à domicile par les Azeris de Carabac.
37:48Score finale 3 buts à 2.
37:50Et plus tôt dans la soirée, Arsenal s'en est remis à ses remplaçants.
37:53Gabriel Martinelli et Léandro Trossard pour faire plier l'Atlétique Club à Bilbao.
37:58Enfin, le PSV Eindhoven a chuté à la maison face à l'Union Saint-Gyloise par 3 buts à 1.
38:03Le Cauqueb Marrakech s'est incliné à domicile face à la Renaissance Berkène sur le score de 2 buts à 1.
38:09C'était hier soir au Grand Stade de Marrakech lors de la deuxième journée de la Botola Pro D1.
38:14Les champions du Maroc en titre ont ouvert le score par le billet d'Oussama Lemlioui
38:18qui a transformé un pénalty à la troisième minute avant que Youssef Mehri ne creuse l'écart en seconde période.
38:24Réduit à 10 en seconde période après le rouge écopé par Akram El-Hamdaoui,
38:28Souleymane Sissé a pu sauver l'honneur pour les locaux.
38:31Cette victoire permet à la RSB de prendre provisoirement la première place du classement avec 6 unités
38:36tandis que son adversaire du jour qui reste sur une deuxième défaite consécutive est douzième avec 0 points.
38:42L'entraîneur de l'équipe nationale des moins de 20 ans Mohamed Wahbi
38:44tiendra une conférence de presse ce vendredi au Complexe Mohamed VI de football à Salé.
38:49Cette conférence de presse est prévue à partir de 11h et sera consacrée à la présentation de la liste des joueurs retenus
38:55pour disputer la Coupe du Monde de la catégorie qui sera organisée au Chili du 27 septembre au 19 octobre.
39:01Un mondial que la sélection nationale U20 va disputer après avoir atteint la finale de la Coupe d'Afrique de sa catégorie,
39:07malheureusement perdue face à l'Afrique du Sud.
39:09Le tirage au sort de cette compétition avait placé les lionceaux de l'Atlas dans le groupe C aux côtés de l'Espagne, le Brésil et le Mexique.
39:17La première étape de la 14e édition du Morocco Royal Tour de saut d'obstacle se tiendra du 18 au 21 septembre à la carrière Ipicar à Tétouan.
39:26Placé sous le patronage de sa majesté le roi Mohamed VI, le Morocco Royal Tour sera marqué par la participation des plus importants cavaliers et passionnés d'équitation.
39:35L'étape de Tétouan accueillera cette année des cavaliers de renom représentant plus de 15 pays avec la participation d'environ 200 chevaux et plus de 100 cavaliers des quatre coins de la planète.
39:47L'américain Cordell Tinch a remporté hier soir à Tokyo son premier titre de champion du monde du 110 mètres et en 12 secondes et 99 centièmes.
39:56Grande révélation des haies cette année, il est devenu le quatrième homme le plus rapide de l'histoire.
40:00Et le hurdler de 25 ans a devancé les Jamaïcains Orlando Bennett et Tyler Mason.
40:06Cordell Tinch permet aux Etats-Unis de conserver leur titre mondial.
40:09Pour rappel, le triple champion du monde Grant Holloway avait été éliminé dès les demi, plus tôt dans la journée d'hier.
40:16Et chez les femmes, la Kenyan Faith Kipiogon a remporté son quatrième titre de championne du monde du 1500 mètres avec un temps de 3 minutes 52 secondes et 15 centièmes.
40:25Également triple championne olympique de la distance, la détentrice du record n'a laissé aucune chance à ses concurrentes en menant la course d'une main de maître du début jusqu'à la fin.
40:35Elle a devancé sa compatriote Dorkus Ewoy et l'Australienne Jessica Eul.
40:39Avec 5 titres mondiaux, 3 titres olympiques et 5 records du monde battus en deux ans seulement,
40:44Kipiogon continue de réécrire une page entière de l'histoire de l'athlétisme.
40:48Jamais personne, hommes et femmes confondus, n'avait autant dominé le demi-fond.
40:52Un mot de volleyball, la Belgique a réalisé un véritable exploit hier soir aux Philippines
40:57puisqu'elle a fait tomber l'Italie championne du monde en titre en face de groupe de la Coupe du Monde.
41:02Score final 3-7 à 2.
41:03La squadra Azzurra avait pourtant fait le plus dur en rattrapant son retard de deux manches à zéro
41:08avant que les Belges ne sachent élever à nouveau le niveau pour remporter la manche décisive.
41:12Le héros du jour côté Diable Rouge s'appelle Ferrer Edgers, auteur de 31 points dont deux services gagnants et deux blocs.
41:19Pour offrir à sa formation une victoire historique dans ces mondes du rouge,
41:22la Belgique met un pied et quelques orteils en huitième de finale grâce à ce succès
41:25avec un possible derby à venir en huitième de finale face à la France.
41:30La numéro 1 mondiale Arina Sabalenka a déclaré forfait pour le China Open
41:34en raison d'une blessure contractée après son sacre à l'US Open.
41:37C'est ce qu'ont annoncé ce matin les organisateurs.
41:40La Bélorusse qui a remporté début septembre à Flushin Meadows son deuxième titre consécutif à New York,
41:45son quatrième trophée du Grand Chlem en battant l'américaine Amanda Anissimova
41:49avait atteint les quarts de finale du WTA 1000 de Beijing l'an dernier,
41:54une blessure qu'elle a par ailleurs contractée du côté de New York,
41:57mais qui ne l'avait pas empêchée de défendre son titre américain.
42:00Le tournoi se déroulera au centre national de tennis de la capitale chinoise
42:04avec l'américaine Koko Goff tenant du titre parmi les principales têtes d'affiche.
42:09C'est la fin de ce tour de l'actualité sportive.
42:11Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis
42:13et une très bonne suite de programmes sur Média TV.
42:15L'invité culture de Soirinfo, c'est tout de suite avec Mariem Kramlissi
42:21qui reçoit aujourd'hui Sophie-Anne Gherawi, comédien et metteur en scène.
42:37Mesdames et messieurs, bonsoir.
42:40Bienvenue sur Média TV, improvisation théâtrale au menu de notre rendez-vous culture ce soir.
42:47La Marocaine d'impro a déjà participé deux fois consécutif à la Coupe du monde de l'improvisation théâtrale,
42:55des compétitions internationales qui allient humour, sport et théâtre.
42:59Mon invité ce soir fait partie de la troupe marocaine d'improvisation théâtrale.
43:04Sophie-Anne Gherawi, bonsoir.
43:06Bonsoir.
43:06Chacun de vos spectacles est une aventure, donc vous écrivez l'histoire sur scène,
43:11une aventure imprévisible, passionnante.
43:14Vous avez commencé le théâtre avec l'improvisation théâtrale, justement.
43:19Une passion qui vous a donc piqué et depuis le théâtre, l'improvisation,
43:22c'est toute votre vie, c'est votre univers, c'est votre scène d'une certaine manière.
43:27C'est un plaisir de vous avoir avec nous ce soir sur Média TV.
43:31Je rappelle que vous êtes comédien et metteur en scène.
43:33Tout le plaisir est pour moi.
43:35Merci beaucoup de m'accueillir.
43:36Merci d'avoir accepté notre invitation.
43:38Alors tout d'abord, on va zoomer un petit peu sur votre parcours.
43:42Vous étiez entrepreneur, ensuite vous vous êtes adonné, on va dire,
43:46d'une certaine manière au théâtre.
43:48C'est devenu un petit peu, c'est ce qui rythme aujourd'hui votre vie.
43:51Alors comment cette aventure passionnante a-t-elle commencé ?
43:54En plus, on parle d'improvisation, ce qui n'est pas facile.
43:58Du coup, racontez-nous votre histoire.
44:00L'entrepreneuriat, c'est une forme d'improvisation rigoureuse,
44:05mais comme l'improvisation théâtrale d'ailleurs.
44:08Je dirais que, comme beaucoup de comédiens d'improvisation théâtrale,
44:13une fois qu'on y a touché ou qu'on y a goûté,
44:16c'est très difficile de passer à côté.
44:19Et moi, je m'y suis engouffré complètement,
44:21parce que je me posais beaucoup de questions sur le sens que je donnais à mon existence professionnelle
44:27et d'une certaine manière à mon existence, d'une manière générale.
44:31L'improvisation, je l'ai découverte en 2014,
44:36après 12 ans dans le monde corporate,
44:40en passant par les prépas, grandes écoles, grandes entreprises, l'entrepreneuriat.
44:44Et j'ai découvert qu'avec la scène, on pouvait raconter beaucoup de choses.
44:51Avec la scène, on peut exprimer des choses aussi bien dans la subtilité
44:56que dans le grossier, dans tout ce qu'il y a de noble.
45:00Et l'improvisation m'a appris dans une rigueur
45:07à aborder la scène comme je voulais aborder la vie.
45:12C'est-à-dire, on ne peut pas...
45:15L'inconnu, déjà.
45:15L'inconnu, exactement.
45:17Confronté à un avenir incertain,
45:20la meilleure façon de réussir une impro, c'est d'être détendu,
45:24d'être dans l'instant, d'accepter ce qui vient,
45:27d'être dans une logique positive, de construction avec les autres,
45:32et tout de même d'aller quelque part.
45:34Mais dans un quelque part qu'on ne connaît pas.
45:36Aussi bien dans la vie que sur scène.
45:38Et je pense que c'est ce qui m'a le plus touché
45:42et par ailleurs, ce qui était le plus proche de moi intrinsèquement.
45:46En tout cas, ce qui me touche, c'est que vous dites que,
45:48d'une certaine manière, le théâtre vous a permis
45:52de donner un sens à votre vie, d'une certaine manière,
45:56à répondre à des questions existentielles.
45:58Oui.
45:59Alors, c'est drôle parce que quand on n'est pas encore
46:03en harmonie avec soi, l'objectif est immense.
46:08Et donc, effectivement, le théâtre a permis de...
46:12a représenté pour moi un lieu où je me reconnaissais.
46:17Aujourd'hui, le théâtre est une passion, un métier.
46:24Mais je dirais que je sais que dans tous les lieux,
46:28étant donné qu'aujourd'hui, je suis totalement en phase avec moi-même,
46:30dans tous les lieux, je peux me reconnaître.
46:32D'accord.
46:32Même si vous jouez plusieurs rôles, du coup.
46:36Donc, même si on peut frôler une certaine schizophrénie.
46:39Alors, c'est très intéressant comme question.
46:42Après avoir découvert l'improvisation et avoir plongé,
46:48je suis allé étudier dans une école à Paris
46:51qui s'appelle l'école Jacques Lecoq,
46:52qui est une école de théâtre physique.
46:54Et le théâtre physique part du principe que si le corps est juste,
46:58alors la parole est juste.
47:00Il faut être en phase.
47:03Il faut être en phase avec son corps.
47:06Et donc, par rapport à la question que vous disiez,
47:09incarner différents personnages,
47:11cette approche du théâtre physique
47:12nous met toujours, d'une certaine manière,
47:15en conscience de ce qu'on est en train de faire.
47:19Sitôt qu'on est en train de le faire.
47:20Et donc, on ne se perd pas dans un personnage,
47:23dans la psychologie d'un personnage,
47:24si bien qu'on ne se reconnaît plus,
47:26mais on est toujours dans une sorte de laisser-aller, contrôler,
47:31qui fait que, malgré la quantité de personnages qu'on doit revêtir,
47:36on est toujours maître en notre demeure.
47:38De soi-même, finalement.
47:39De soi-même, exactement.
47:40Vous faites partie de la troupe la marocaine d'impro.
47:43Vous avez déjà participé à deux Coupes du Monde consécutives, du coup.
47:47Comment ça se passe, justement,
47:50cet échange à l'international avec d'autres troupes,
47:53les matchs entre deux troupes ?
47:56Comment ça se passe ?
47:57Racontez-nous, comment ça se déroule ?
48:00Alors, la Coupe du Monde d'improvisation théâtrale,
48:03c'est un grand mot.
48:05C'est une Coupe du Monde qui fédère un certain nombre de pays francophones,
48:10ou en tout cas,
48:12dont les équipes utilisent le français
48:15car il faut une langue commune pour pouvoir jouer ensemble.
48:18Ce sont de gros événements qui ont lieu dans de gros lieux
48:22avec une grosse infrastructure
48:23et surtout avec une même compréhension
48:27de ce qu'est l'improvisation théâtrale.
48:32Il faut parler le même langage.
48:34Il faut être confronté aux mêmes contraintes.
48:36Et donc, vous avez différents pays
48:37qui se retrouvent dans ce qu'ils appellent une patinoire
48:40puisque le match d'impro a été tel qu'on le connaît aujourd'hui.
48:45Là, on peut voir une patinoire.
48:49Ça ressemble à ça.
48:50C'est inspiré du hockey sur glace.
48:52Et donc, pour faire en sorte que le public
48:55qui allait en masse voir des matchs de hockey
48:58puisse aller aussi au théâtre,
49:00des inventeurs de génie se sont dit
49:02on va mixer les deux concepts.
49:05On va faire venir des gens à un match,
49:08sauf que ce ne sera pas du hockey sur glace,
49:10mais ce sera du théâtre ou des joutes verbales.
49:13Nous, on porte des maillots de sport.
49:15On appartient à une équipe.
49:17Exactement.
49:18On fait du théâtre, on va jouer au ballon.
49:20Tout à fait.
49:22On a vraiment la parade du sport,
49:26mais notre langage, nous, c'est le théâtre.
49:28Donc, les équipes se rencontrent dans cette patinoire
49:30qui est en fait une ère de jeu.
49:32Il y a un arbitre qui nous donne des thèmes d'improvisation
49:37et des catégories d'improvisation avec un timing donné.
49:40Il y a des improvisations qui sont mixtes,
49:41c'est-à-dire où les deux équipes qui ne se connaissent pas,
49:44parfois ou souvent,
49:46doivent écrire dans l'instantanéité,
49:49dans le moment, une histoire ensemble,
49:51donc selon des contraintes,
49:53comme je l'ai dit, de temps, de catégorie.
49:55Donc, c'est à la manière de Shakespeare,
49:56à la manière d'une télé-novella mexicaine,
50:00et un thème.
50:02Beaucoup d'incertitudes, finalement.
50:04Quand on démarre, on ne sait pas trop à quoi s'attendre.
50:07On ne sait pas à quoi s'attendre.
50:09C'est challengeant, non ?
50:09En tant que comédien, je dirais, artiste sur scène.
50:14C'est challengeant en tant que comédien,
50:16artiste sur scène, tout à fait.
50:20Comme je disais tout à l'heure,
50:21c'est un peu une allégorie de la vie
50:22puisqu'on ne sait jamais ce qui va se passer.
50:25Je voudrais juste dire,
50:27les comédiens et les comédiennes,
50:28qu'on appelle les jouteurs et les jouteuses,
50:30parce que c'est de la joute verbale initialement,
50:31mais on est très engagé avec le corps,
50:33ne savent pas ce qu'ils vont faire,
50:35mais le public non plus.
50:36Et donc, c'est intéressant
50:37parce qu'on se retrouve dans cet univers flottant
50:39où ensuite, le public doit voter
50:41pour l'équipe qui, selon lui,
50:44a remporté l'improvisation.
50:48Comment vous gérez cette incertitude,
50:50justement, sur scène,
50:52cette pression aussi liée au public,
50:54à son regard, à ses attentes,
50:56d'une certaine manière ?
50:57Oui, c'est vrai, je ne vous ai pas répondu.
50:59Ah donc, je le fais maintenant.
51:01Je dirais que c'est un métier
51:02qui repose sur un apprentissage constant
51:06et des techniques.
51:08Autrement dit,
51:11négocier avec l'incertitude,
51:14ce n'est pas quelque chose
51:15qui arrive next nihilo
51:16avec lequel on est.
51:19C'est travailler la dextérité mentale.
51:22Ça, c'est quelque chose
51:23qui se travaille avec des exercices,
51:25des associations d'idées,
51:26un certain nombre de petits exercices
51:28qui permettent de rester actifs et réactifs.
51:31Mais ce qui se travaille aussi,
51:33c'est toute la connaissance littéraire,
51:37cinématographique,
51:38de styles musicaux,
51:40de BD.
51:41Il faut vraiment avoir une culture
51:42très vaste et approfondie
51:44pour pouvoir improviser
51:46à la manière de...
51:48Je disais tout à l'heure Shakespeare,
51:49pour ne pas en citer d'autres,
51:50il faut connaître Shakespeare.
51:52Donc, ça, c'est aussi un élément
51:54auquel on peut s'accrocher
51:55et qui peut nous donner
51:57plus d'aisance.
51:58Et par ailleurs,
52:00d'autres choses plus subtiles
52:01et aussi essentielles
52:02doivent s'apprendre,
52:03c'est l'écoute.
52:05C'est le fait d'accepter ce qui vient
52:09et donc, du coup,
52:09de construire avec ce que vous allez me proposer.
52:11Autrement dit,
52:12vous me posez une question là.
52:13Je réponds.
52:14On a un cadre qui est défini
52:16et j'y réponds
52:17parce que vous me posez la question.
52:18Mais je pourrais, par exemple,
52:19continuer à déblatérer,
52:20à dire un certain nombre de choses
52:21sans vous écouter.
52:22Ce qui est un peu moins probable
52:23compte tenu du contexte
52:25dans lequel on est.
52:26Mais c'est la même chose sur scène.
52:27D'accord.
52:28Je suis sur scène,
52:29quelqu'un arrive,
52:29je me retourne.
52:31Il ou elle est là.
52:32Je reçois ce qu'elle me dit
52:33et je ne lui impose pas
52:34l'idée que j'avais en tête.
52:35Et ça aussi,
52:36c'est une technique qui s'apprend.
52:37Donc, il faut être en phase
52:38avec ses coéquipés,
52:39avec les attentes du public
52:41et puis avec l'instant T
52:44qu'on vit à ce moment-là.
52:46Tout à fait.
52:46On ne se projette pas,
52:48on improvise.
52:49On improvise,
52:50alors avec juste une petite subtilité,
52:52c'est que, bien sûr,
52:54on improvise en sachant
52:55où on a envie d'aller,
52:57mais on reste ouvert
52:58au fait qu'on peut ne pas aller
53:00là où on a envie d'aller.
53:01Mais parce que notre objectif,
53:02c'est de réussir
53:03à construire une histoire.
53:05En deux minutes,
53:06en trois minutes d'improvisation,
53:08en cinq minutes,
53:08en quinze minutes,
53:09il faut que le public
53:10assiste à un moment de théâtre
53:13avec le début,
53:15le milieu
53:15est la fin d'une histoire.
53:16Et tout le monde travaille
53:17pour répondre
53:19à cet objectif,
53:19bien évidemment.
53:20Tout le monde y travaille,
53:21également des musiciens
53:22qui sont sur scène
53:22ou des DJs
53:24qui vont apporter
53:25une musique inquiétante
53:26si on est en train
53:27de travailler
53:27sur un thriller
53:28et donc cette musique arrive
53:30et...
53:30Quelque chose change
53:33et on doit prendre
53:34en considération ça.
53:35Et donc du coup,
53:35c'est vraiment
53:36une écriture collective
53:37et c'est ça
53:38ce qui fait la magie de l'impro.
53:40C'est que parmi les sept personnes
53:43qui sont au plateau
53:44ou les quatre ou les trois
53:45avec le musicien
53:46ou la musicienne,
53:48eh bien on ne sait pas,
53:49on ne sait à aucun moment
53:50où ça va.
53:51Et pourtant,
53:52on est responsable
53:53d'où ça va.
53:54Et ça se construit
53:55petit à petit.
53:56Justement,
53:56on aura l'occasion
53:57certainement de voir ça
53:58samedi 20 septembre
54:00où vous allez...
54:02Votre troupe,
54:02donc la marocaine d'impro,
54:04sera sur scène
54:06et on a hâte de voir
54:09ce à quoi ça va ressembler
54:11du coup,
54:12puisqu'on ne peut pas
54:13anticiper pour le moment.
54:15En tout cas,
54:16ça fait dix ans maintenant
54:17que vous existez,
54:19cette troupe.
54:19Oui, un peu plus,
54:20exact.
54:21Vous avez fait
54:22plus d'une centaine
54:23de spectacles.
54:24Oui,
54:24on ne les compte plus
54:25parce que...
54:27C'est ça, oui.
54:28Plus d'une centaine
54:28de spectacles,
54:29enfin des centaines
54:30mais de toute façon,
54:32c'est aussi en jouant
54:33que le métier rentre
54:36et on ne peut jamais
54:36s'arrêter.
54:37On en parlait tout à l'heure
54:38en off,
54:38vous disiez que vous étiez
54:39plusieurs profils différents.
54:41Chacun arrive donc
54:42avec son bagage,
54:44ça va le rajouter
54:44et ça fait que
54:45tous ces profils
54:46se complètent
54:47les uns les autres
54:48pour construire
54:48ces merveilleuses histoires
54:50face au public.
54:51Oui, mais comment raconter
54:54la vie si on ne la vit pas ?
54:56Alors, dans notre équipe,
54:58il y a des gens
54:59qui viennent de tous horizons,
55:00il y a des comédiens professionnels,
55:02il y en a d'autres
55:03qui travaillent
55:05dans le monde corporel,
55:06il y en a qui travaillent
55:07dans le monde universitaire,
55:09il y en a qui sont professeurs.
55:10Et tout ça
55:12fait que
55:15nos histoires
55:16ne manquent jamais de chair
55:17parce qu'on a un ancrage
55:19et on observe la vie
55:21en la vivant,
55:22en se laissant traverser
55:23par la vie.
55:23Et je pense que c'est
55:24quelque chose d'essentiel,
55:25cette richesse
55:26et cette diversité.
55:27Vous-même,
55:28vous êtes aussi
55:28metteur en scène,
55:29je le disais tout à l'heure,
55:30donc vous,
55:31on va dire,
55:31vous imprégnez
55:32d'une certaine manière
55:33de toutes vos autres activités
55:35qui ne sont pas
55:36que le théâtre.
55:37Oui, oui, tout à fait.
55:39En tant que metteur,
55:40metteur en scène,
55:40ça donne une vue
55:45sur la géométrie de l'espace
55:48et la mise en scène instantanée
55:50de qu'est-ce que je fais sur scène
55:52et qu'est-ce que je laisse avoir
55:54quand je bouge sur scène.
55:56Donc, c'est extrêmement utile
55:59pour l'improvisation théâtrale.
56:01On n'utilise pas
56:02de scénographie visible souvent,
56:03donc d'objets utiles,
56:05de décorations utiles
56:07pour la construction dramaturgique
56:09sur scène.
56:10Mais on les laisse avoir
56:11à travers du mime.
56:14Je prends un verre,
56:16je le dépose,
56:17j'ouvre une fenêtre,
56:19je ressens de l'air,
56:21je vois un soleil.
56:22Donc, bien sûr,
56:23en tant que metteur en scène,
56:24ça nourrit beaucoup
56:24sur la construction de l'espace
56:26d'un point de vue scénographique.
56:28Je fais beaucoup
56:28de performances aussi.
56:30En tout cas,
56:30vous êtes très expressif.
56:31Enfin, ça, je peux vous le dire.
56:34Oui, absolument.
56:36Mais c'est sûr que,
56:37oui, oui,
56:38en tant que,
56:39quand on évolue dans ce métier,
56:40de toute façon,
56:41du fait de la constitution même
56:43de ce secteur d'activité,
56:45les artistes,
56:46d'une manière générale,
56:47les comédiens en particulier,
56:49ont plusieurs activités
56:50de manière à subsister.
56:53Mais c'est souvent aussi
56:54par passion.
56:56Donc là, en l'occurrence,
56:56je suis metteur en scène
56:57par passion.
56:58Je fais de la performance
56:59par passion.
57:00J'enseigne par passion.
57:01Comme vous faites du théâtre.
57:03Merci à vous,
57:04Soufiane Galahoui.
57:04C'était un plaisir
57:05de vous avoir avec nous
57:06comme invité ce soir.
57:07Je rappelle que vous êtes
57:08comédien, metteur en scène.
57:10Merci.
57:10Est-ce que je peux rajouter
57:11juste une chose ?
57:11Nous avons bien dit
57:12que c'était samedi 20 à 20h
57:14à l'Institut français de Rabat.
57:16D'accord.
57:17Très bien.
57:17Pour le public.
57:18Pour le public.
57:20Merci à vous.
57:21C'est la fin de l'Invité Culture
57:22pour ce soir.
57:23Très bonne soirée.
57:31Voilà qui vous ferme
57:37aussi cette édition.
57:38Merci de l'avoir suivi
57:39dans quelques instants
57:39au Nouveau Point
57:40sur l'actualité.
57:40Sous-titrage ST' 501
Commentaires

Recommandations