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MEDI1TV Afrique : MEDI1 SOIR 20:00 - 06/09/2025
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00:00Good evening, thank you for choosing Media & TV to inform you, here are the titles of your journal.
00:21Le Maroc s'impose comme une véritable puissance industrielle et commerciale, c'est le constat dressé par le prestigieux magazine britannique The Economist, on en parle dans Honest.
00:33L'horreur se poursuit à Gaza et Israël promet de continuer après avoir détruit une nouvelle tour d'habitation dans la ville de Gaza menacée d'assaut terrestre.
00:44En France, à J-2 du vote de confiance, la classe politique pense déjà à l'après Beyrou, ce dernier poursuit son marathon médiatique sans avoir réussi jusqu'ici à trouver les arguments pour éviter une défaite.
01:00Sous l'impulsion de sa majesté, le Maroc est en train de s'imposer comme une véritable puissance industrielle et commerciale, c'est le constat dressé par le prestigieux magazine britannique The Economist,
01:18qui consacre un article au rôle moteur du royaume dans l'économie mondiale.
01:22Le magazine souligne un chiffre révélateur, 40 milliards de dollars d'investissements industriels ont afflué vers le Maroc depuis 2020.
01:32Un record qui place le royaume parmi les premiers bénéficiaires au monde de projets industriels.
01:39Conséquences directes, les exportations marocaines ont bondi de deux tiers en cinq ans, propulsant le pays au rang de partenaires incontournables des grandes économies.
01:48Derrière cette réussite des politiques favorables aux investisseurs, il y a un effort massif dans les infrastructures, routes, chemin de fer, énergie renouvelable,
01:59avec comme symbole le train à grande vitesse qui longe la côte atlantique.
02:04À Kinitra comme à Tangier, les chaînes de production automobile tournent à plein régime.
02:09Rounous, Stellantis ou encore Fauricia produisent véhicules et composants pour l'Europe.
02:14Résultat, le Maroc est devenu en 2023 le premier exportateur de voitures et de pièces détachées vers l'Europe, devant la Chine et le Japon.
02:24Au cœur de Casablanca, le hub Casablanca Finance City accueille des investisseurs mondiaux,
02:30confirmant le rôle du royaume comme plateforme incontournable entre l'Europe, l'Afrique et l'Asie.
02:36Un rôle renforcé par des projets phares comme le gazoduc Nigeria-Maroc, de 5600 kilomètres, destiné à relier une douzaine de pays africains à l'Europe.
02:47Avec une position géographique stratégique, une politique volontariste, le Maroc trace sa voie vers l'avenir,
02:54celle d'un hub industriel et commercial majeur sur la scène mondiale.
02:58Les images montrent un bâtiment d'une quinzaine d'étages s'effondrer dans un grand nuage de poussière.
03:06Nous sommes à Gaza où une nouvelle tour d'habitation a été détruite aujourd'hui par l'armée israélienne
03:13qui a appelé la population sur place à partir vers une zone qu'elle a déclarée humanitaire en prévision d'un assaut terrestre.
03:21Le ministre israélien de la Défense, après cette frappe, a promis de continuer à pilonner l'enclave palestinienne.
03:31L'horreur se poursuit à Gaza, une terre que Sham Koudé a quittée.
03:37Désormais loin de la famine, cet enfant de deux ans était il y a quelques semaines très malade,
03:44aujourd'hui évacué en Italie, précisément à Naples.
03:47Elle retrouve petit à petit le sourire et son état de santé s'améliore de jour en jour.
03:52Sham a fait cri.
03:55Du haut de ses deux ans, Sham Koudé a réussi à échapper à la famine qui sévit à Gaza.
04:01Aujourd'hui, loin du chaos, elle sourit à nouveau allongée dans un lit d'hôpital à Naples, en Italie.
04:07A son arrivée le 14 août dernier, Sham pesait à peine 4 kilos,
04:11très amégrie, silencieuse et incapable de se tenir assise.
04:17Sham, la dernière fois que j'étais là, a été très difficile.
04:23Avant mon arrivée ici, la situation de Sham était très difficile.
04:27Elle avait perdu beaucoup de poids, elle était fatiguée et restait allongée,
04:31toujours sur son matelas, sans bouger.
04:33Je la prenais dans mes bras, je la portais, je pleurais, je ne pouvais rien faire pour elle.
04:37Sham souffre d'une maladie métabolique rare, la glycogénose,
04:46une pathologie aggravée par des mois sans nourriture adaptée,
04:50ni traitement à cause du blocus israélien.
04:53Elle fait partie des 181 enfants palestiniens soignés actuellement en Italie.
04:58Le docteur Daniele Debrazy suit son cas à l'hôpital pour enfants,
05:02Saint-Obono-Posilipone de Naples.
05:06Sham est arrivé dans un état clinique grave et difficile,
05:16notamment en raison de problèmes nutritionnels,
05:19mais aussi à cause de sa pathologie sous-jacente.
05:21Peu à peu, nous avons commencé à améliorer son état
05:24grâce à l'alimentation et à d'autres nutriments.
05:26Il a été alteré l'absorbement de certaines substances
05:31et, en conséquence, la partie nutritive.
05:35Depuis, la petite fille a pris 1,5 kg.
05:38Elle reçoit une alimentation spéciale, en partie par sonde nasale.
05:42Les progrès sont visibles et son regard est à nouveau vivant.
05:46Sa sœur aînée, Joudi, âgée de 10 ans, également prise en charge,
05:50reprend elle aussi des forces.
05:52Pour leur mère, l'espoir renaît,
05:53mais le retour à Gaza reste impossible pour l'instant.
05:58Dans le reste de l'actualité, il y a l'armée libanaise
06:00qui va entamer l'application de son plan pour désarmer le Hezbollah.
06:05L'annonce a été faite par le ministre libanais de l'information hier
06:08à l'issue d'une réunion du gouvernement consacrée à cette épineuse question
06:13qui divise le pays.
06:14A l'issue d'une réunion du gouvernement libanais,
06:19le ministre de l'information, Paul Marcos,
06:21a confirmé que l'armée allait entamer la mise en œuvre
06:24du plan de désarmement du Hezbollah,
06:27mais dans la limite de ses moyens disponibles.
06:29Les détails de ce plan restent secrets,
06:32mais l'objectif affiché est clair,
06:34étendre l'autorité de l'État
06:35et limiter la détention d'armes aux seules forces légitimes.
06:40Le Conseil des ministres a salué le plan établi
06:42par le commandement de l'armée et ses étapes successives
06:45afin d'assurer la mise en œuvre de la décision
06:48d'étendre l'autorité de l'État avec ses forces
06:50et de confiner les armes entre les mains des autorités légitimes.
06:54Cette décision intervient alors que les bombardements israéliens
06:58se poursuivent dans le sud du Liban,
06:59malgré l'accord de cesser le feu négocié fin 2024 par les États-Unis.
07:04Au moins cinq personnes ont été tuées ces deux derniers jours.
07:08Dans le même temps, le Hezbollah rejette catégoriquement tout désarmement,
07:12accusant les autorités libanaises de céder aux pressions américaines et israéliennes.
07:16Les ministres shéites représentants du mouvement et de son allié Amal
07:20ont d'ailleurs quitté la réunion du gouvernement
07:23dès l'arrivée du chef de l'armée.
07:26Malgré l'engagement total du Liban à l'accord,
07:29Israël continue de violer cet accord à travers la poursuite
07:33de ces agressions aériennes, terrestres et maritimes
07:36contre les territoires libanais.
07:38Ce comportement israélien reflète l'absence de toute volonté réelle
07:42de respecter la trêve et compromet les efforts déployés
07:46pour protéger les civils et préserver la stabilité
07:49le long de la frontière sud.
07:52Symbole d'un tournant historique ou d'un bras de fer sans essu.
07:56Pour beaucoup, cette annonce ouvre une nouvelle ère.
07:59Mais dans un contexte, le Liban reste pris en étau
08:02entre ses divisions internes et la menace israélienne.
08:07La mort d'un ressortissant tunisien de 35 ans
08:10abattu par la police en France fait polémique.
08:14Abdelkader Hibi avait attaqué il y a quelques jours à Marseille
08:18plusieurs personnes au couteau.
08:20A Tunis, aujourd'hui, l'opinion s'indigne.
08:23Certains dénoncent son usage excessif de la force.
08:26Najwa Besha.
08:29Gasserine, une ville nichée dans les auteurs de l'ouest tunisien,
08:33à la frontière de l'oubli.
08:35Ici, les montagnes sont belles, mais les rues sont marquées
08:38par la pauvreté, le chômage et l'oubli de l'État.
08:41C'est dans cette ville que Abdelkader Hibi a vu le jour.
08:45Comme tant d'autres jeunes de Gasserine, il rêvait d'un ailleurs.
08:49Il est parti, le cœur rempli d'espoir, les valises pleines de promesses
08:53pour tenter sa chance en France.
08:55Mais aujourd'hui, Abdelkader ne reviendra jamais.
08:58Son corps est resté à Marseille, tombé sous les coups d'une violence brutale.
09:03Un meurtre lâche, cruel, que ses proches qualifient d'acte raciste et prémédité.
09:08A Gasserine, la douleur est immense, le chagrin est partout.
09:14Ils ont tué mon fils, je réclame son droit, son âme crie justice.
09:19Ils l'ont tué, mon cœur est en cendres.
09:21Je vous en supplie, ramenez-moi mon fils,
09:24que je puisse le voir une dernière fois de mes propres yeux.
09:29Mon frère n'était ni criminel, ni terroriste.
09:32C'était un jeune Tunisien honnête, courageux, parti en France pour chercher du travail
09:38et subvenir aux besoins de sa mère.
09:40Rien ne justifie une telle brutalité.
09:43S'il était réellement soupçonné, il existait d'autres moyens légitimes pour l'interpeller.
09:48Nous exigeons vérité, justice et transparence.
09:52En Tunisie, l'indignation est générale.
09:55En réaction à cet assassinat, les autorités tunisiennes ont convoqué
09:59le représentant de l'ambassade de France à Tunis,
10:03exprimant leur profonde mécontentement.
10:06Des avocats tunisiens ont demandé l'ouverture d'une enquête pénale indépendante,
10:11dénonçant un crime content d'étouffer.
10:14De son côté, la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l'homme
10:18a vivement condamné ce qu'elle appelle un crime abject
10:21et appelle à la justice sans compromis.
10:25Nous condamnons avec la plus grande fermeté cet assassinat ciblé
10:31et exigeons des autorités tunisiennes qu'elle ouvre une enquête approfondie.
10:36La police aux frontières n'a effectué aucune vérification,
10:40se contentant de se baser sur une simple dénonciation.
10:44Cela révèle une volonté délibérée de la part des forces de droite de nuire aux migrants.
10:52Sa famille affirme que le jeune homme en situation régulière en France
10:56et employé dans une boucherie aurait été agressé par un groupe d'individus
11:02à la suite d'un différent avec son employeur,
11:06également propriétaire de l'hôtel où il était hébergé.
11:09Après avoir été expulsé de l'établissement et passé à tabac,
11:13il aurait tenté de se défendre avant d'être abattu par la police française,
11:18selon ses proches, sans recours progressif à l'usage de la force.
11:23Dans la QLQ, il y a le président russe Vladimir Poutine
11:27qui a menacé hier les alliés européens de Kiev de cibler leurs forces
11:32si elles étaient déployées en Ukraine.
11:36De son côté, le président ukrainien a demandé à la Slovaquie et à la Hongrie
11:40d'arrêter les achats de pétrole russe, ce que les deux pays refusent.
11:44Je vous l'annonçais dans les titres.
11:50En France, la classe politique pense déjà à l'après-Beyrou.
11:53Pourtant, on est bien à J-2 du vote de confiance.
11:57François Bayrou, lui, poursuit son marathon médiatique
12:00sans avoir réussi jusqu'ici à trouver les arguments pour éviter une défaite.
12:05Selon dit, il va engager la responsabilité de son gouvernement
12:08sur son plan d'économie budgétaire.
12:11Sauf énorme surprise, il devrait être emporté par la convergence des votes
12:16contre des oppositions quasi unanimes de gauche et d'extrême droite.
12:24Au Royaume-Uni, Kerstarmah, Roumanie et son gouvernement.
12:27En pleine crise, on a, après l'arrivée au pouvoir du Labour,
12:31la populaire vice-première ministre Angela Reiner s'est vue contrainte de démissionner
12:37et les remplacer par David Lamy, le ministre des Affaires étrangères.
12:40Lui-même remplacé par Yvette Cooper.
12:43Chéma fait crie.
12:43Sous pression après une année difficile à la tête des travaillistes,
12:50Kier Starmer traverse une période de turbulence au sein de son gouvernement.
12:54Le Premier ministre a dû réagir à la démission de sa vice-première ministre, Angela Reiner.
12:59Un coup dur pour son équipe, mais cette démission suite à une erreur fiscale
13:03n'est que le dernier épisode d'une série de controverses qui fragilisent l'exécutif.
13:08La démission de Reiner figure de l'aile gauche du Labour.
13:12Il y a une controverse sur une sous-évaluation d'impôts lors de l'achat de son logement,
13:17une erreur qu'elle a reconnue, mais qui lui a coûté sa place.
13:21Comme elle est vice-première ministre, elle est soumise à des normes plus strictes.
13:26Donc, s'il a commis une faute, elle a raison de démissionner de ses fonctions.
13:30Je pense que sa démission est une bonne chose. Je trouve cela regrettable,
13:38car je pense qu'il aurait pu accomplir des choses vraiment impressionnantes.
13:42C'était une personnalité redoutable au Parlement, mais c'est dommage qu'il ait agi ainsi.
13:48Cette crise n'est pas isolée.
13:50Depuis plusieurs mois, le gouvernement britannique a dû gérer une forte impopularité,
13:55aggravée par une réforme de la protection sociale qui a divisé son propre camp.
13:59Et plus inquiétant encore, les travaillistes sont désormais distancés dans les sondages
14:04par Reform UK, le parti anti-migration de Nigel Farage.
14:08Pour tenter de redresser la situation, Keir Starmer a procédé à un remaniement gouvernemental.
14:13Yvette Cooper, ministre de l'Intérieur, devient ministre des Affaires étrangères,
14:17tandis que David Lamy prend la vice-première ministre et la justice, succédant ainsi à Rainer.
14:23Shabana Mahmoud, quant à elle, hérite du portefeuille sensible de l'Intérieur,
14:27chargé du dossier migratoire.
14:30Ce remaniement, essentiellement un jeu de chaise musical, est un signe clair que le Premier ministre
14:36reconnaît que la première année de son gouvernement a été marquée par des résultats insatisfaisants.
14:41Le gouvernement britannique se voit donc traverser une crise politique sans précédent.
14:46Entre remaniement et scandale, la situation reste fragile pour Keir Starmer,
14:50qui devra rapidement regagner la confiance de ses électeurs et restaurer l'unité au sein du Labour
14:56pour espérer conserver son avenir politique.
15:00Dans la présence aux Etats-Unis, où Donald Trump a signé un décret pour rebaptiser le célèbre siège du ministère américain de la Défense,
15:09le Pentagone s'appellera désormais « ministère de la guerre » pour le président américain.
15:14Cela envoie un message de victoire et un message de force aux alliés comme aux ennemis de l'Amérique.
15:21Fin de citation.
15:21Nous restons aux Etats-Unis, où sous l'administration Trump, la politique migratoire a pris en tournant.
15:30Face à l'intensification des opérations de l'Agence fédérale de contrôle migratoire,
15:35une réponse citoyenne s'organise sur le terrain.
15:38Partout dans les quartiers populaires de Los Angeles, des collectifs s'informent et se mobilisent
15:44pour documenter et alerter la communauté sur les arrestations en cours.
15:48Kenza a l'avis.
15:49Dans les rues de Los Angeles, une autre forme de vigilance est née,
15:55celle des citoyens qui refusent de rester silencieux.
15:59A l'aube, dans les rues de Huntington Park, au sud de Los Angeles, des militants observent et attendent.
16:05Chaque matin, la même scène se répète, repérer les agents de l'immigration, suivre leur véhicule, documenter leur déplacement.
16:12Face à l'intensification des opérations de l'Agence fédérale de l'immigration,
16:16une contre-surveillance citoyenne s'est organisée.
16:19Résultat, des opérations plus rapides, plus discrètes, mais aussi plus contestées.
16:23Vous venez de voir un convoi militaire.
16:27C'est la première fois qu'on arrive à les prendre en flagrant délit de départ, parce qu'ils se déplacent très vite maintenant.
16:32Ils avaient un Becart avec eux.
16:34Ce véhicule-là, c'est le Becart parce qu'ils ont stationné à Paramonte.
16:38Donc très probablement, ils y vont avec les personnes qu'ils ont arrêtées ce matin pour les interroger là-bas.
16:43Depuis le début du deuxième mandat de Donald Trump, la politique migratoire américaine s'est radicalisée.
16:51Avec un budget inédit de 75 milliards de dollars alloués à l'Agence fédérale de l'immigration jusqu'en 2029,
16:57les expulsions s'effectuent désormais avec plus de discrétion.
17:01S'ils viennent, s'ils m'arrêtent, j'irai en prison et j'organiserai depuis l'intérieur.
17:08Peu importe où je suis, j'organiserai.
17:10Et même seul, je suis formé pour survivre à un cellule.
17:13En vérité, ils ne peuvent pas arrêter ce mouvement, parce que maintenant, il s'est propagé.
17:17On dit toujours, je ne suis qu'un homme.
17:19Mais s'ils m'éliminent, il y en aura 100 autres pour prendre ma place.
17:25Dans cette guerre de l'ombre entre l'État fédéral et les communautés immigrées,
17:29Francisco Romero fait partie de ceux qui refusent de se taire.
17:32Une surveillance contre une autre, une résistance du quotidien née dans les rues de Los Angeles.
17:39En Afghanistan, au moins, 5 secousses en moyenne de magnitude 5 ont secoué le pays.
17:45Selon le dernier bilan officiel, plus de 2200 personnes ont été tuées,
17:50près de 4000 blessés et environ 7000 maisons se sont effondrées.
17:55L'est du pays reste paralysé suite aux importants dégâts engendrés par les répliques.
18:02Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé annonce la fin du statut d'urgence de santé publique
18:09de portée internationale concernant le Mpox.
18:13Cette décision fait suite à la recommandation du comité d'urgence de l'OMS réunie la veille,
18:19près d'un an après que cette maladie a été déclarée comme urgence sanitaire mondiale.
18:25Une décision fondée sur la baisse soutenue du nombre de cas et de décès en République démocratique du Congo
18:30et dans d'autres pays touchés, notamment le Burundi, la Sierra Leone et l'Ouganda.
18:35Un surfeur tué par une attaque de requins au large de Sydney.
18:42L'attaque de ceux qui semblent être un grand requin a conduit à la fermeture de plusieurs plages.
18:48La victime qui surfait entre les plages de Longriff et Dwy dans le nord de l'agglomération a succombé à ses blessures.
18:58Plusieurs plages du secteur ont été fermées par les autorités jusqu'à nouvel ordre après l'incident.
19:02Il s'agit de la première attaque mortelle de requins à Sydney depuis février 2022.
19:13En Égypte, une réforme historique du logement suscite une vague d'inquiétudes.
19:19Le Parlement a mis fin au système des anciens loyers.
19:22C'est beau transmissible et à prix dérisoire.
19:25Avec cette nouvelle législation, l'État a aboli les plafonds de loyers
19:30et les règles qui permettaient aux locataires de rester indéfiniment dans les lieux.
19:36Et pour des millions de personnes, l'avenir est soudainement incertain.
19:39Kenza a la vue.
19:40Depuis plus de 50 ans, Haddara Ibrahim vit dans un petit appartement au centre du Caire.
19:48Son loyer, moins de 48 centimes de dollars par mois.
19:52Grâce à une loi ancienne, inchangée depuis des décennies.
19:55En juillet, le Parlement a supprimé ses anciens contrats.
19:58Les locataires devront partir ou renégocier.
20:00Dans 5 ans pour les commerces, dans 7 ans pour les logements.
20:03Objectif, revaloriser les revenus des propriétaires.
20:06C'est ma maison depuis 1973.
20:10J'ai peur, je n'arrive plus à dormir.
20:12Si je dois partir, je serai très triste.
20:16Mon locataire paye 26 centimes de dollars par mois.
20:19Et moi, je dois entretenir l'immeuble.
20:21Comment est-ce possible ?
20:22On imagine que seuls les locataires sont vulnérables.
20:24Nous aussi, on est retraités, divorcés, veufs.
20:28Mais la méthode du gouvernement suscite de fortes critiques.
20:31Avant le projet de loi de 2025, les contrats de location en Égypte étaient régis par des lois exceptionnelles imposées par l'État.
20:38Ces lois offraient une forte protection aux locataires, parfois à vie, et transmissible à leurs héritiers.
20:43Mais aujourd'hui, cette stabilité est remise en question avec la fin des anciens loyers et la mise en place d'une réforme historique.
20:50L'État est engagé, légalement et politiquement.
20:54Avant la fin de la période transitoire, chaque cas éligible recevra une solution.
20:59Logement à loyer modéré, location ascension ou propriété.
21:03Il n'est pas question qu'une famille se retrouve à la rue.
21:05Ce n'est pas envisageable.
21:06Le Parlement a agi dans la précipitation, sans réelle étude.
21:16La Cour constitutionnelle demandait d'augmenter les loyers, pas d'expulsés.
21:20Rien n'obligeait à fixer un délai aussi court.
21:22On ignore les données de base, combien de familles sont concernées, où vivent-elles, quels sont leurs revenus.
21:28Comment peut-on agir sans comprendre ?
21:29Le logement social proposé est souvent excentré, loin des villes.
21:39Cela peut bouleverser le tissu urbain.
21:41Sans garantie, on risque de voir les anciens quartiers rasés et remplacés, perdant leur caractère historique.
21:51En Égypte, cette réforme marque un tournant dans la politique du logement.
21:55Mais sans encadrement clair ni solution viable à court terme, elle pourrait aussi creuser la fracture sociale
22:01et redessiner la ville au détriment de ses habitants les plus fragiles.
22:06On est retour dans le royaume jusqu'au 30 septembre.
22:09La galerie Abla Babou à Rabat présente « Along Together », une exposition collective de photographies
22:16sous la houlette du photographe Halil Nemaoui.
22:20Cette carte blanche donnée à Halil Nemaoui réunit dix artistes étrangers, marocains et issus de la diaspora.
22:29Plus qu'une exposition, « Along Together » est une réflexion visuelle sur les tensions entre isolement et communauté,
22:36mémoire et oubli, enracinement et errance.
22:40Chacun des dix artistes explore un territoire à la fois personnel et universel.
22:46Et elle peut en savoir un peu plus écoutant le commissaire de l'exposition, Halil Nemaoui.
22:51La fonction documentaire qui passe forcément par une exploration de sujets qui nous touchent tous,
22:58mais qu'on a tendance à ne pas vraiment regarder la photographie à ce rôle-là.
23:02Et dans le choix des artistes que j'ai fait, ils ont tous des écritures très singulières, très personnelles,
23:10qui finissent par se rejoindre, qui ont fini par se rejoindre d'une façon assez naturelle.
23:15Donc il y a des gens que je... La mienne Agi, qui est une photographe que je connais depuis 30 ans,
23:19et il y a aussi Nézar Ligiri, que je connais depuis uniquement un an.
23:23Mais c'est des photographes dont le travail me touche d'une façon émotionnelle d'abord.
23:27Et puis je suis parti au départ sans thématique précise,
23:31mais c'est assez étrange d'ailleurs que la thématique s'est constituée par elle-même,
23:37parce que finalement le choix s'est fait d'une façon complètement instinctive et complètement improvisée.
23:42Je pense qu'aujourd'hui, il y a une particularité pour la photographie.
23:46On est 8 milliards de photographes dans le monde.
23:49C'est qu'il suffit d'avoir un téléphone pour faire des photographies.
23:51Mais qu'est-ce qu'une photographie finalement ?
23:54Une photographie, pour moi, c'est pas uniquement prendre une image,
23:59mais c'est peut-être développer un style, chercher à dire quelque chose,
24:04avoir un style et puis essayer de le diffuser et montrer sa façon de voir le monde.
24:11Culture toujours dans le royaume.
24:12Cette fois, nous parlons du coup d'envoi à Saïdia du 10e Festival Cinéma Sans Frontières.
24:18La soirée d'ouverture de cette manifestation cinématographique de 4 jours initiée par l'association Alamal
24:25a été marquée par la présentation des membres du jury de cette édition
24:30et la projection du long-métrage marocain « Que d'amour » de son réalisateur Kamal Kamal.
24:36Au total, 18 films, 6 longs-métrages et 12 courts-métrages représentant le Maroc,
24:42la Tunisie, la France, la Belgique, l'Égypte, la Jordanie, la Palestine, l'Irak, la Syrie et le Liban
24:48sont en lice pour s'adjuger l'un des prix de ce festival.
25:01Et tout de suite, place à l'invité de la rédaction.
25:05En France, la classe politique pense déjà à l'après Bayrou.
25:18Pourtant, on est bien à J-2 du vote de confiance.
25:23François Bayrou, lui, poursuit son marathon médiatique
25:26sans avoir réussi jusqu'ici à trouver les arguments pour éviter une défaite.
25:31Selon dit, il va engager la responsabilité de son gouvernement sur son plan d'économie budgétaire.
25:38Pour en parler, nous sommes avec Moustapha Tossa, éditorialiste et analyste politique.
25:44Il est en direct de Paris avec nous, Moustapha Tossa.
25:47Bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation.
25:50Bonsoir.
25:52Alors, à deux jours du vote de confiance,
25:54pensez-vous que François Bayrou a réellement une chance d'inverser la dynamique parlementaire
26:02ou s'agit-il d'un barreau d'honneur ?
26:05En fait, sauf miracle,
26:09ce à quoi personne ne croit,
26:12le gouvernement de François Bayrou va tomber l'indie.
26:15Il n'aura pas la confiance.
26:17Et le problème, c'est que plus François Bayrou accorde des interviews à la presse française,
26:23plus il montre aux Français que cette confiance ne lui sera pas accordée.
26:29C'est une situation assez ubuesque pour un Premier ministre
26:34qui lui-même s'est mis en danger de cette manière.
26:37Il n'était pas obligé de demander la confiance.
26:40Et là, il demande la confiance.
26:41Et il y a une règle statistique partisane française
26:46qui veut qu'aucun des partis de l'opposition ne va lui voter cette confiance.
26:53Donc, on est dans une logique vraiment où le gouvernement de François Bayrou
26:57va inévitablement, fatalement tomber lundi 8 septembre.
27:02Et aujourd'hui, comment expliquez-vous le fait qu'il peine François Bayrou
27:06à convaincre, au-delà de son cercle de soutien traditionnel,
27:11malgré justement ce marathon médiatique ?
27:14En fait, il s'agit, à mon sens, d'une erreur de stratégie de la part de François Bayrou.
27:21Le Premier ministre avait choisi de dramatiser la situation économique du pays
27:28devant les Français et devant la représentation nationale.
27:31Et lui, il avait fait le pari que si jamais il dramatise de cette manière
27:36le problème de la dette, le problème du déficit économique en France,
27:44les Français vont avoir peur, ils vont valider sa politique d'austérité.
27:50Or, on se retrouve dans une situation où plus François Bayrou dramatise,
27:57moins les Français ont confiance en lui.
27:59Donc, il s'agit, à mon sens, d'une erreur de stratégie,
28:03parce que cette tonalité, ce choix de dramatiser la gravité de la situation économique
28:09n'a pas du tout fonctionné, ni auprès de l'opinion,
28:12parce que l'opinion ne veut pas lui donner sa confiance,
28:15ni auprès des partis politiques représentés au Parlement.
28:20Et François Bayrou se retrouve à crier ou à supplier tout seul dans le désert.
28:28Et là, on est vraiment dans une logique où on ne se pose même plus la question
28:32est-ce qu'il va avoir la confiance, on se pose des questions sur l'après-chute du gouvernement Bayrou.
28:38Mais avant cela, vous l'avez dit, le constat d'urgence budgétaire
28:41et la dette à 44 milliards d'euros ont été au cœur de sa défense.
28:46Est-ce que cet argument n'a pas été entendu ?
28:49Ou n'a-t-il simplement plus de crédibilité politique ?
28:53C'est bien cela ?
28:54Non, l'argument a été entendu.
28:57Il y a une prise de conscience que la dette est quelque chose de très lourd à gérer pour l'économie
29:03et que ça peut l'handicaper auprès des institutions internationales,
29:08notamment les organismes traiteurs à l'international pour la France.
29:13Mais le problème, c'est que les solutions proposées par François Bayrou ont été refusées
29:19parce que, par exemple, il y a l'opposition qui ne veut pas lui donner la confiance,
29:25à savoir le Rassemblement national de Marine Le Pen ou bien la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon,
29:31accuse François Bayrou de concentrer les sacrifices demandés aux Français
29:36sur les classes moyennes et les classes pauvres
29:38et d'épargner les riches revenus et les grandes entreprises.
29:43Donc, il y a là une vraie critique dans le choix des solutions proposées par François Bayrou
29:49pour justement lutter contre ce déficit et lutter contre la dette.
29:54Donc, l'opposition qui ne veut pas lui donner cette confiance dit
29:57« Oui, on peut faire des économies, mais à condition qu'on renverse un petit peu l'échelle des priorités. »
30:04Les mesures proposées par François Bayrou vont toucher essentiellement le pouvoir d'achat
30:10de la classe moyenne et de la classe pauvre
30:12et ils vont volontairement ignorer, épargner les riches et les grandes entreprises.
30:19Ce qui conforte au prix de l'opinion française que le duo François Bayrou-Emmanuel Macron
30:26est un gouvernement qui est là pour défendre les intérêts des riches.
30:29Et donc là, c'est un argument majeur qui fait fonctionner cette défiance à l'égard de François Bayrou
30:36et qui va le priver de la confiance lundi 8 septembre.
30:40En tout cas, le Conseil est là, la classe politique française semble déjà tourner vers l'après Bayrou.
30:46Quels scénarios vous paraissent les plus plausibles à partir de lundi soir ?
30:53Alors, il y a deux scénarios qui se profilent à l'horizon.
30:58Soit le président Emmanuel Macron trouve une personnalité qui est capable de créer une nouvelle alliance parlementaire,
31:09de présenter un nouveau budget, de préparer une nouvelle politique qui soit différente
31:16de celle proposée jusqu'à présent par François Bayrou.
31:20Et là, il peut gouverner avec cette majorité et ce nouveau Premier ministre jusqu'à la fin de 2027.
31:28Si Emmanuel Macron échoue à trouver cette oiseau rare, cette personnalité capable de fabriquer ce consensus
31:36et d'arracher un petit peu la confiance des partis politiques,
31:42il sera dans l'obligation à un moment ou à un autre de dissoudre l'Assemblée
31:46et d'appeler à des élections législatives anticipées.
31:49Il est vrai que lors de ces récentes déclarations, Emmanuel Macron avait exclu cette hypothèse,
31:55mais il y a de nombreux commentateurs qui disent que s'il y a un blocage au niveau du choix du Premier ministre,
32:02le président de la République, Emmanuel Macron, n'aura d'autre choix que celui d'appeler à des élections législatives anticipées.
32:11Là, le parc socialiste est évoqué comme possible partenaire du président.
32:16Pensez-vous aujourd'hui qu'Emmanuel Macron soit réellement prêt à ouvrir matignon à un socialiste comme Olivier Faure ?
32:25Regardez, les noms cités actuellement par la plupart des journalistes politiques
32:32pour éventuellement succéder à François Bayrou, on parle de Gérald Darmanin,
32:39on parle de Catherine Vautrin, on parle d'un certain nombre de personnages, de personnalités de droite.
32:46Le problème, c'est que s'il choisit ce genre de profil, ce genre de personnalité,
32:50c'est comme s'il reconduit d'une manière ou d'une autre la politique de Michel Barnier
32:54et la politique de François Bayrou.
32:55Il n'y aura pas de grands changements ni au niveau des alliances parlementaires
33:00ni au niveau de la politique économique qui va être suivie.
33:04Donc là, la nouveauté, le frisson qu'attendent les Français au soir du lundi et au matin de mardi,
33:14c'est qu'Emmanuel Macron puisse choisir une personnalité de gauche.
33:19Alors il y a le nom d'Olivier Faure qui est cité, mais ce n'est pas forcément lui qui pourrait être choisi.
33:23Alors pourquoi une personnalité socialiste ?
33:25Parce qu'Emmanuel Macron espère que si cette personnalité socialiste peut agréger une alliance
33:32qui sera composée, un, du bloc central, le Modem, Renaissance et les LR, les Républicains,
33:42et si on rajoute à ça les alliés naturels du Parti Socialiste que sont les communistes et les Verts,
33:47une personnalité socialiste peut imaginer une telle alliance et une telle coalition.
33:54S'il y a cette oiseau rare, les choses peuvent bouser.
33:57Mais si cette personnalité n'arrive pas, on va arriver à une impasse.
34:01Alors là, il y a un point essentiel pour ce qui est de la personnalité socialiste à choisir.
34:06Si demain Emmanuel Macron choisit une personnalité socialiste, il risque d'avoir un problème et des contradictions
34:13au sein d'un parti qui fait partie de la coalition gouvernementale qui est les Républicains.
34:19Les Républicains sont divisés.
34:21Il y a une partie qui dit ne nous voulons pas gouverner avec les socialistes, ne nous voulons pas gouverner avec la gauche.
34:26Notre présence au sein du gouvernement sait justement d'empêcher qu'il y ait un programme de gauche.
34:31Et là, il va y avoir des contradictions à l'intérieur même du bloc central qu'Emmanuel Macron doit absolument régler et gérer
34:39avant de pouvoir choisir cette personnalité socialiste.
34:42En tout cas, Moustapha Tossa, le risque d'un emballement des marchés et d'une colère sociale grandissante a été évoqué par François Béroux.
34:51Ce danger vous paraît-il exagéré ou c'est bien réel ?
34:56Non, il n'est pas exagéré.
34:58Sur le papier, il y a un vrai danger sociétal, un vrai danger au niveau de la réputation financière française,
35:09une possible dégradation de la notation de l'économie française.
35:13Mais ça, les opposants à François Béroux lui disent vous avez raison si vous continuez à faire cette politique que vous voulez faire,
35:21cette politique économique qui est la vôtre.
35:23Mais si jamais demain, vous changez de braquet, vous changez de politique et vous mettez beaucoup plus d'attention sur les fortunes,
35:34les gens fortunés, les grandes entreprises et que vous épargnez un petit peu les classes moyennes et les classes pauvres,
35:40peut-être qu'on pourra parvenir à faire des économies, à lutter contre le déficit économique français,
35:46sans forcément qu'il y ait cette dégradation et ces problèmes sociaux.
35:51Donc, c'est une question d'échelle de priorité politique.
35:57Par exemple, sur les 4 milliards que François Béroux propose de faire,
36:05si jamais il supprime les deux jours de ferrier et les rendre travaillés,
36:11la gauche dit qu'on peut faire ces économies sans forcément supprimer ces jours,
36:18à travers un recalcul d'un certain nombre de mesures économiques qui sont tout à fait à la portée d'Emmanuel Macron
36:25et à la portée de François Béroux.
36:26Donc, ce changement de braquet peut, selon la gauche, faire en sorte qu'on peut faire des économies
36:32sans qu'il n'y ait forcément ni de dégradation de la note française,
36:35ni de problèmes sociétaux qui sont prévus d'ailleurs pour le 10 septembre.
36:41À plus long terme, que révèle cet épisode de la fragilité institutionnelle de la Ve République
36:47face aux impasses budgétaires et aux divisions partisanes ?
36:51En fait, cette situation, et surtout depuis la dissolution opérée par Emmanuel Macron,
36:59révèle une chose qu'au sein des institutions de la Ve République,
37:04on ne peut pas avoir un président et un premier ministre, un président sans majorité parlementaire.
37:11Un président diminué de majorité parlementaire ne pourra pas gouverner la France
37:16dans le système actuel, dans le système présidentiel français actuel.
37:20Donc, un président qui ne dispose pas d'une majorité confortable pour nommer un premier ministre,
37:25pour faire voter des lois et pour faire fonctionner la machine gouvernementale
37:29et fonctionner la chose politique publique française,
37:32s'il n'y a pas une majorité, il sera toujours obligé d'être confronté à ces contradictions
37:38et à cette instabilité politique.
37:40Parce qu'il ne faut pas oublier que depuis le début du deuxième mandat d'Emmanuel Macron,
37:46on a assisté avec François Bayrou à cinq premiers ministres.
37:49Donc, ça nous renseigne sur cette instabilité chronique parce qu'il n'y a pas de majorité parlementaire.
37:56Alors, devant cette situation, il y a bien sûr des forces de gauche,
38:00notamment la France insoumise, qui disent que la Ve République,
38:03telle qu'elle a été imaginée par le général de Gaulle,
38:07les mécanismes de la Ve République ont vécu et qu'il faut absolument penser à un autre système.
38:13Il a fait ça à la VIe République pour justement donner cette cohérence entre la représentation parlementaire
38:18et le président de la République et le Premier ministre.
38:22Mais ça, c'est un autre débat.
38:24Mais cette situation nous renseigne sur les types de blocages que nous avons
38:28quand un président gouverne mais qui n'a pas de majorité parlementaire.
38:32En tout cas, cette situation montre que finalement, tout change pour que rien ne change
38:37et on retourne toujours à la case départ.
38:41Oui, tout change pour que rien ne change.
38:44Mais ça ne veut pas dire que si jamais demain, il y a un vrai blocage des institutions,
38:49il ne faut pas oublier que le Rassemblement national de Marine Le Pen et de Jordan Bardella
38:53ainsi que la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon sont en train de tout faire
38:59pour qu'on puisse aboutir à un moment ou à un autre à ce qu'on peut appeler une crise de régime.
39:05Et une crise de régime, cela veut dire que le président de la République, Emmanuel Macron,
39:09sera dans l'obligation de démissionner et d'appeler à des élections présidentielles anticipées.
39:15Donc là, ça aussi, c'est un but qui est derrière aussi,
39:19qui nous renseigne un petit peu sur les agendas politiques des uns et des autres.
39:23Aussi bien Marine Le Pen que Jean-Luc Mélenchon,
39:26qui sont les leaders des deux extrêmes droite et gauche,
39:30sont conscients ou bien sont convaincus que s'il y a actuellement une élection présidentielle anticipée,
39:37aussi bien Marine Le Pen que Jean-Luc Mélenchon ont leur chance de parvenir à l'Élysée.
39:41Donc tout bouge pour que rien ne bouge,
39:45mais on n'est pas à l'abri d'une crise de régime, d'une crise institutionnelle,
39:49d'une impasse dans les institutions qui pourraient imposer
39:53des choix non désirés à Emmanuel Macron.
39:59Moustapha Tossa, merci.
40:00Merci pour toutes ces précisions.
40:02Merci d'avoir répondu à nos questions.
40:03A présent, nous allons parler culture.
40:13Culture dans Soir Info.
40:15Aujourd'hui, Maliem Pramdichi reçoit l'écrivain Eugène Évodé.
40:20Mesdames et messieurs, bonsoir.
40:32Bienvenue sur Médien TV.
40:34Dans notre rendez-vous culture, aujourd'hui, focus sur la rentrée littéraire.
40:39On s'intéresse à la littérature africaine.
40:41Mon invité ce soir, Eugène Évodé.
40:43Vous êtes administrateur de la chaire des littératures et des arts africains.
40:48Vous êtes auteur, écrivain.
40:51C'est un plaisir de vous avoir avec nous aujourd'hui, de vous recevoir.
40:54Merci de votre invitation.
40:56Merci de l'avoir accepté.
40:57Alors, parlez-nous de cette rentrée littéraire pour cette année 2025.
41:00Que prévoit la chaire des littératures et des arts africains ?
41:04J'imagine que la programmation doit être très chargée.
41:07Elle est effectivement appétissante, si on peut dire.
41:13Et dès le 1er octobre, nous allons recevoir des autrices, des universitaires, des chercheurs
41:25autour d'une question qui nous est apparue très intéressante et importante à examiner.
41:34Et cette question tournera autour de la littérature féminine.
41:39Existe-t-elle ? C'est la question qui sera posée.
41:42Oui, la littérature féminine existe-t-elle.
41:46Mais il y a une continuité dans la question.
41:50Esquisse de liquidation d'une querelle byzantine.
41:54Voilà le thème de la rentrée à l'Académie du Royaume du Maroc,
41:59en tous les cas dans la chaire des littératures et des arts africains,
42:03que beaucoup de passionnés de littérature suivent,
42:10viennent à l'Académie pour apporter leur contribution,
42:15leur savoir sur l'état des savoirs, l'état des connaissances,
42:21bref, sur l'état de l'art.
42:22Débarrer par la littérature féminine, donc c'est important pour vous ?
42:28C'est très important d'aborder la littérature par divers aspects,
42:34divers segments et diverses personnalités qui l'animent.
42:39Il y aura aussi, autour de cette rentrée, de cette question sur la littérature féminine,
42:47la présence d'un grand cinéaste marocain,
42:50Mohamed Abdelrahman Tazi,
42:53qui a beaucoup travaillé le sujet sur la présence féminine,
43:00ses apports, les questions sociales et les questions esthétiques qui la concernent.
43:05Et il y aura même la rediffusion d'un film Badis.
43:11D'accord, on attend, on a hâte que ça arrive,
43:16c'est en début octobre, je pense le 1er et le 2.
43:18Le 1er et le 2 octobre.
43:20Absolument.
43:20Je dois aussi dire que cette rentrée sera en partenariat avec le monde universitaire,
43:30que nous invitons régulièrement à prendre part à nos activités.
43:36Et l'Académie a un soin particulier à l'égard des universitaires, des chercheurs,
43:44parce qu'il faut transmettre.
43:48Il faut aussi faire l'état des questions académiques que nous abordons
43:56et les universitaires sont les mieux placés pour faire ce travail
44:01avec l'apport des doctorants, des chercheurs qui seront très présents.
44:05Cette fois, c'est l'université, la faculté de lettres de Kenitra
44:10qui sera le complément d'expertise autour de cette question sur la littérature féminine.
44:20Et pour cette rentrée littéraire justement cette année,
44:23quels auteurs sont attendus ?
44:26Si on se limite à l'espace francophone, qui est déjà vaste,
44:32on a reçu à l'Académie du Royaume du Maroc au mois de mai dernier
44:38une autrice, Ela Fekhi, qui vient de Tunisie
44:42et qui sort un roman très ambitieux,
44:47le portrait de la reine Rana Valona III de Madagascar.
44:53Elle est vraiment rentrée dans le personnage,
44:56d'autant plus que cette reine malgache,
44:59la dernière a été malheureusement pour Madagascar et pour elle,
45:06exilée en 1896.
45:09Et elle a été exilée par Joseph Gallieni en Algérie.
45:17Et d'Alger, elle pouvait bénéficier de quelques escapades.
45:22Et elle a voyagé en Tunisie, elle a fait un séjour, un seul, en Tunisie,
45:29en 1907, pendant grosso modo un mois, en avril.
45:36Et autour donc de cette présence d'une reine à Carthage,
45:43en Tunisie, à Sousse, elle a pu, Ela Fekhi,
45:50reconstruire à la fois son itinéraire,
45:54mais aussi son passé de princesse, puis de reine,
45:58et tous les événements à la fois malheureux
46:01qui se sont abattus sur elle,
46:03mais avec un axe littéraire extrêmement fouillé, documenté,
46:11et une écriture que j'invite tous les lecteurs à pouvoir découvrir,
46:17s'ils ne l'ont déjà fait,
46:18parce qu'Ela Fekhi a publié il y a 4 ou 5 ans
46:22un premier roman très ambitieux,
46:25Les Noces de Jasmin,
46:28sur la révolution tunisienne de 2010,
46:33après l'immolation par le feu d'un vendeur ambulant.
46:38Et on sait ce qu'il en est advenu.
46:40Bref, elle revisite l'histoire à la fois un peu ancienne
46:44et l'histoire contemporaine, avec beaucoup de talent.
46:48Est-ce qu'il y a d'autres publications africaines,
46:51justement, attendues cette année ?
46:53Il y a Alain Mabankou qui raconte son Ramsès à Paris,
46:59c'est un clin d'œil à l'Égypte magnifique,
47:05inoubliable, mais transposé dans des époques modernes,
47:10et on connaît son talent, son humour,
47:13et la faculté de pouvoir faire des liens
47:18entre le passé, le présent, et peut-être l'avenir.
47:20Il y a aussi une écrivaine qui était invitée pour les 25 ans
47:26de la création de la collection Continent Noir,
47:32Natacha Apana,
47:34qui est une très, très grande écrivaine.
47:39Moi, j'ai été bouleversée par Les Rochers de Poudre d'or,
47:43l'un de ses premiers romans,
47:44et elle publie un roman qui est d'ailleurs dans la première liste
47:52des Goncourt de cette année.
47:56Et Natacha Apana est une autrice,
47:59et aussi une traductrice, de grands talents.
48:04Elle publie un roman qui devra émouvoir les lecteurs et les lectrices.
48:11Parmi les auteurs de cette rentrée littéraire,
48:15il y a aussi le Congolais Blaise Ndala,
48:19qui publie un roman ambitieux.
48:22N'oublions pas David Diop également,
48:25qui figure dans la liste des Goncourt.
48:27C'est un talent qui a déjà été remarqué pour Flaire d'âme,
48:32un roman qui parlait de la fraternité
48:35pendant les moments difficiles,
48:38pendant la guerre.
48:39Et son nouveau roman est tout aussi ambitieux.
48:43Bref, ce sont des dynamiques,
48:47les littératures.
48:48Et l'Académie du Royaume du Maroc
48:50y accorde une attention souveraine,
48:55une attention bienveillante.
48:58En tout cas, plusieurs auteurs,
49:00plusieurs œuvres aujourd'hui attendues
49:02pour cette année qui s'annonce 2025-2026,
49:05cette rentrée littéraire,
49:07pour revenir aux activités de la chaire.
49:10L'un des objectifs principaux,
49:11c'est de décloisonner, de valoriser,
49:14de préserver et transmettre
49:15le patrimoine culturel africain.
49:18Quelles initiatives sont prévues cette année,
49:20justement, pour répondre à cette ambition ?
49:23De très belles initiatives.
49:27Je vous remercie de nous donner la possibilité
49:31d'ouvrir un peu ces horizons.
49:35Vous savez que l'Académie, en 2015,
49:37justement, son slogan et sa dynamique
49:41presque tectonique était de dire
49:43que nous allions retenir l'Afrique
49:49comme horizon de pensée.
49:51Et justement, cette Afrique sera à nouveau présente
49:55par ce que vous avez énuméré,
49:59comment décloisonner les littératures
50:01et les arts africains.
50:04C'est en faisant en sorte
50:05qu'elle soit l'objet de tous les rendez-vous.
50:11Et il se trouve que, quand on parle de littérature
50:14et aussi l'aspect transmission,
50:17il y a des commémorations importantes.
50:20L'une des figures importantes
50:21de la littérature africaine,
50:23c'est le président Léopold Sédar Senghor.
50:27Il se trouve que cette année, l'année prochaine,
50:30on fêtera le 120e anniversaire de sa naissance.
50:36Mais évidemment, il n'est plus de ce monde,
50:40même si son héritage est immortel.
50:43Et il était d'ailleurs membre
50:45de l'Académie du Royaume du Maroc.
50:47Donc, on accordera une relecture
50:49de son itinéraire, de ses œuvres.
50:53Et on attache une grande importance à ce moment.
50:57Parce que revisiter les poutres maîtresses,
51:02c'est à la fois s'ancrer, s'enraciner
51:05et puis redessiner des perspectives.
51:08Toujours dans le chapitre des souvenirs
51:12ou de la mémoire, de l'approche mémorielle,
51:16de la pensée,
51:17cette année, malheureusement, a disparu
51:21Valentin-Yves Moudimbé,
51:23un philosophe qui est l'auteur d'un livre culte,
51:29The Invention of Africa,
51:31l'invention de l'Afrique.
51:32Valentin-Yves Moudimbé revenait sur les gnauses,
51:38les savoirs, les connaissances endogènes africaines
51:42qui n'avaient pas été suffisamment exposées
51:45ou reçues.
51:47Et nous reviendrons sur ce grand philosophe
51:52qui a quitté, qui a été rappelé à Dieu
51:55au mois d'avril de cette année.
51:57Mais ça, c'est le chapitre des commémorations.
52:00Mais le secrétaire perpétuel souhaite
52:03que nous soyons aussi innovants.
52:06Et il a pris une initiative
52:08qui va intéresser les amateurs de musique,
52:13mais pas seulement de musique,
52:14parce que ce à quoi il songe,
52:16c'est un rendez-vous interdisciplinaire
52:18autour des instruments de musique.
52:22Anciens, nouveaux, africains en tout cas,
52:24le Canom, la Cora, le Oud.
52:31Plusieurs rendez-vous en tout cas qui sont attendus.
52:33On aura certainement l'occasion d'en reparler
52:35dans les semaines et les mois qui viennent.
52:38Merci à vous Eugène et Baudet
52:39d'avoir été mon invité ce soir
52:41dans ce rendez-vous culture.
52:43Je rappelle que vous êtes administrateur
52:44de la chaire des littératures et des arts africains.
52:47Vous êtes également écrivain et auteur.
52:49C'est un plaisir.
52:49C'est moi qui vous remercie.
52:51Et puis l'Académie salue
52:53et remercie aussi les chercheurs,
52:55les universitaires qui contribuent
52:57à cette transmission,
52:59à ce décloisement
53:00et à cette Afrique comme horizon de pensée.
53:03Fin de ce rendez-vous culture.
53:05Merci pour votre fidélité.
53:07Très bonne soirée.
53:07C'est aussi la fin de ce journal.
53:23Merci de l'avoir suivi dans quelques instants
53:25de vos poids sur l'actualité.
53:27Merci.
53:28Sous-titrage Société Radio-Canada
53:41Sous-titrage Société Radio-Canada
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