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Commission des affaires européennes : Abandonner le conditionnement du renouvellement du permis de conduire à une visite médicale obligatoire ; Impacts des produits phytopharmaceutiques
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00:10:22où, en raison de la faible densité démographique, les solutions de mobilité alternatives sont rares, voire à quelquefois inexistantes.
00:10:30Dans ce contexte, toute évolution du cadre juridique applicable au permis de conduire doit être appréciée à l'aune de
00:10:38ces réalités quotidiennes et territoriales.
00:10:40C'est ce qui nous réunit aujourd'hui, mes chers collègues.
00:10:43En effet, l'Union européenne a adopté une directive en octobre 2025 qui met fin au principe du permis à
00:10:49vie en fixant des exigences minimales harmonisées.
00:10:54Ce texte s'inscrit dans une politique plus large de sécurité routière qui demeure prioritaire en France, comme au sein
00:11:01de l'Union européenne.
00:11:02Et si le nombre de tués sur les routes a diminué de 70% depuis les années 70, près de
00:11:0720 000 décès ont été enregistrés en 2025 au sein de l'Union européenne.
00:11:11Et au cours de cette même année, 3515 personnes sont décédées sur les routes de France.
00:11:16Des drames causés par des comportements excessifs à risque, vitesse excessive, alcool, stupéfiants, protoxyde d'azote, refus des règles les
00:11:26plus élémentaires de prudence, dont l'usage du téléphone en main.
00:11:29Un enjeu de sécurité et de santé publique majeur auquel s'ajoute une dimension d'équité.
00:11:33Les usagers les plus vulnérables, qui sont les piétons, les cyclistes, les personnes âgées, demeurent surexposés au risque routier.
00:11:40Ce qui justifie la poursuite d'une action résolue en matière de lutte et de prévention à cibler sur ces
00:11:48comportements excessifs à risque que je viens d'énoncer.
00:11:53La transposition de la directive qui nous intéresse aujourd'hui prévoit donc un renouvellement administratif du permis de conduire tous
00:11:58les 15 ans, tous les 5 ans, pour les conducteurs ayant atteint 65 ans.
00:12:03Un examen médical obligatoire est envisagé, étant précisé, qu'il ne constitue que l'une des options laissées aux Etats
00:12:11membres, au même titre que l'auto-évaluation ou la mise en place d'un système national de suivi de
00:12:16l'aptitude à la conduite.
00:12:18A travers cette résolution qui vous est proposée aujourd'hui, je vous propose d'inviter le gouvernement à écarter l
00:12:26'option d'une visite médicale obligatoire au profit du dispositif d'auto-évaluation volontaire.
00:12:33Le gouvernement y est disposé, puisque dans sa réponse à ma question orale sans débat du 29 avril dernier, Mme
00:12:40Marie-Pierne Védrenne, ministre déléguée à l'Intérieur, me répondait, je cite, ouvrez les guillemets,
00:12:44à ce jour, le gouvernement privilégie la solution de l'auto-évaluation et l'objectif sera de responsabiliser le conducteur
00:12:52afin qu'il se pose les bonnes questions sur son état de santé avant de prendre le volant.
00:12:56Fermez les guillemets, fin de citation.
00:12:59Ce choix de la responsabilisation, c'est aussi celui de la raison, car là où les transports collectifs sont insuffisants
00:13:06voire inexistants, la voiture et donc le permis, je le redis, sont des conditions de l'autonomie.
00:13:13Cette réalité déjà ancienne s'est encore aggravée au cours de ces dernières années sous l'effet conjugué de la
00:13:18fermeture des lignes secondaires,
00:13:20de la réduction des desertes locales et de l'éloignement progressif des services publics de proximité.
00:13:27De surcroît, l'absence de solutions de mobilité alternative dans les territoires ruraux aggrave l'exclusion des populations fragiles,
00:13:35qu'il s'agisse de l'accès aux soins, aux commerces ou aux liens familiaux et sociaux.
00:13:41Retirer sans discernement son permis à une personne âgée aurait des effets délétères, tels que la perte d'autonomie et
00:13:48l'isolement social.
00:13:50Sans permis, la prochaine étape, c'est l'EHPAD, me disait encore il y a quelques jours un couple de
00:13:56personnes âgées chez moi en Ardèche.
00:13:58Les répercussions dépassent donc la seule question de la mobilité.
00:14:03Si la transposition de cette directive ne tient pas compte de ces réalités, nous ferons peser sur nos aînés la
00:14:09menace d'une assignation à résidence qui ne dit pas son nom.
00:14:13Cette problématique sociale se double d'une difficulté d'ordre pratique, alors que les déserts médicaux couvrent 87% du
00:14:20territoire national.
00:14:21Comment, mes chers collègues, dans une offre de soins aussi tendue, faire face aux 2,5 millions de visites médicales
00:14:29supplémentaires qui seraient générées chaque année en cas d'obligation d'examen médicale ?
00:14:34Dans ce contexte, l'instauration d'une visite médicale obligatoire pourrait conduire à subordonner l'exercice d'un droit à
00:14:42la mobilité à l'accès à une offre de soins que le territoire n'est pas en mesure de garantir
00:14:47de manière uniforme.
00:14:49Créant de fait une inégalité entre les conducteurs, selon leur lieu de résidence, au détriment de ceux qui résident déjà
00:14:58dans les zones les moins bien dotées en offre médicale.
00:15:02Les données disponibles ne justifient pas au demeurant un ciblage spécifique des conducteurs seniors.
00:15:09Selon le bilan 2025 de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière, les conducteurs âgés de 65 ans et
00:15:18plus représentent en matière d'accidents mortels une proportion équivalente à leur part dans la population totale.
00:15:25Cette stricte proportionnalité entre le poids démographique et la responsabilité de l'accidentalité routière contredit l'idée d'une dangerosité
00:15:35accrue liée à l'âge qui pourrait justifier un encadrement renforcé.
00:15:40Il faut le dire et le redire, les seniors ne représentent pas la tranche d'âge provoquant le plus d
00:15:47'accidents de la route.
00:15:49A titre de comparaison, les conducteurs de 18-25 ans traduisent une surreprésentation de cette tranche d'âge sans pour
00:15:57autant qu'un dispositif de contrôle médical ne soit envisagé à leur endroit.
00:16:01Et puis enfin, un rapport de 2021 de l'ETSC, l'European Transport Safety Council, avec l'accent, constate l
00:16:13'inefficacité de l'instauration par certains états membres d'une visite médicale obligatoire comme moyen de prévention des collisions graves.
00:16:23Le rapport souligne par ailleurs que cette mesure peut avoir aussi un effet négatif, les personnes âgées se reportant sur
00:16:30d'autres modes de déplacement, notamment la marche qui les rend plus vulnérables.
00:16:34Voilà pourquoi, mes chers collègues, au vu de ces différents éléments, je recommande d'écarter l'option d'une visite
00:16:42médicale obligatoire au profit du dispositif d'auto-évaluation volontaire.
00:16:48Une proposition de bon sens corroborée par les positions prises par la prévention routière qui, depuis 1949, grâce à l
00:16:57'action résolue de ses agents, de ses 1 200 bénévoles et grâce au soutien des pouvoirs publics, agit concrètement pour
00:17:03réduire le nombre et la gravité des accidents de la route.
00:17:05L'association de la prévention routière, reconnue d'intérêt public, promeut un suivi au long cours plutôt qu'une visite
00:17:14en instanté. Elle soutient, comme moi, l'aptitude à conduire tout au long de la vie et donc clairement l
00:17:21'auto-évaluation.
00:17:22C'est ce chemin de la responsabilisation des conducteurs de prévention et de sécurité routière tout au long du permis
00:17:29que je vous propose d'emprunter en votant cette résolution. Je vous remercie.
00:17:34Merci beaucoup, M. le rapporteur, chers collègues, pour cette présentation de votre résolution. Nous en venons donc maintenant à l
00:17:40'expression des orateurs de groupe, en commençant par le groupe Rassemblement national et par Nicolas Dragon.
00:17:51Merci, M. le Président, M. le rapporteur, chers collègues.
00:17:54La sécurité routière constitue un objectif de préservation de la vie des automobilistes et celui-ci doit passer par une
00:18:01réduction du nombre de victimes sur les routes.
00:18:04Toutefois, les moyens retenus pour y parvenir doivent être efficaces, proportionnés et respecter les principes démocratiques.
00:18:10La directive 2025-2205 met fin au principe du permis de conduire à vie et ouvre la possibilité pour les
00:18:17Etats membres d'imposer des modalités de renouvellement après 65 ans, pouvant aller jusqu'à une visite médicale obligatoire.
00:18:24Or, les études disponibles montrent que l'efficacité de tel contrôle systématique est loin d'être démontrée, tandis qu'il
00:18:32risque de fragiliser l'autonomie de millions de Français,
00:18:35en particulier dans les territoires ruraux abandonnés par l'Etat en matière de développement des transports au commun, comme dans
00:18:43mon département de l'Aisne, où la voiture demeure indispensable à la vie quotidienne.
00:18:47Le Rassemblement national n'est pas opposé à une réflexion sur l'aptitude à la conduite lorsque celle-ci est
00:18:54justifiée par des critères médicaux objectifs.
00:18:57En revanche, nous refusons qu'une évolution aussi importante soit imposée sous l'impulsion de l'Union européenne.
00:19:02Il appartient donc au peuple français, par l'intermédiaire de sa représentation nationale, de déterminer les conditions de délivrance et
00:19:09de renouvellement du permis de conduire,
00:19:11en tenant compte des réalités de notre territoire, de notre système de santé et des besoins de mobilité de nos
00:19:18concitoyens.
00:19:19C'est bien à l'Assemblée nationale et non à Bruxelles qui revient de trancher ce débat. Je vous remercie.
00:19:27Monsieur le rapporteur.
00:19:32Merci Monsieur le Président, Monsieur le député Nicolas Dragon, député de la première circonscription de l'Aisne.
00:19:39Moi, je voudrais vous dire d'abord, et je le redirai certainement à tous les intervenants, que je partage pleinement
00:19:44vos objectifs en matière de prévention et de sécurité routière,
00:19:48qu'en effet, il faut que les moyens pour lutter contre ce fléau soient adaptés et proportionnés.
00:19:55Bien évidemment que si j'ai déposé cette proposition de résolution, c'est pour que la représentation nationale puisse donner
00:20:03une indication forte au gouvernement.
00:20:05C'est bien évidemment à nous, représentants du peuple et des citoyens, à oeuvrer en ce sens.
00:20:11Mais je dois dire aussi que pour une fois, peut-être, la directive européenne qui a été déterminée au mois
00:20:18d'octobre 2025,
00:20:19elle ouvre d'autres portes, elle ouvre des souplesses.
00:20:22Et la visite médicale obligatoire n'est qu'une option parmi tant d'autres, dont celle de l'auto-évaluation,
00:20:29dont je vous invite à nous saisir et je vous remercie pour vos propos et votre soutien.
00:20:35Merci beaucoup, monsieur le rapporteur. La parole est à Laurent Mazory pour le groupe Pliot.
00:20:41Merci, monsieur le président. Mesdames et messieurs les députés, la proposition de résolution qui nous est soumise aujourd'hui
00:20:46soulève une question essentielle. Faut-il sacrifier la liberté de circulation au nom d'une sécurité routière mal évaluée ?
00:20:53Notre groupe et moi-même, nous y répondons par un nom catégorique. Premièrement, parce que cette mesure est inefficace.
00:20:59Les chiffres sont têtus, vous les avez rappelés. Les seniors de plus de 75 ans sont trois fois moins responsables
00:21:05d'accidents mortels que les 15-24 ans. Alors pourquoi cibler spécifiquement nos aînés ?
00:21:10Une politique fondée sur l'âge est discriminatoire et contre-productive. La sécurité routière doit s'appuyer sur des critères
00:21:16objectifs
00:21:17en toutes choses, comme l'état de santé réel ou les comportements à risque, et non sur des généralités.
00:21:22Deuxièmement, parce qu'elle menace l'autonomie de millions de Français. Dans nos territoires ruraux, mais aussi dans nos banlieues,
00:21:28où je me bats chaque jour pour défendre la mobilité, le permis de conduire est en fait un permis de
00:21:33vivre.
00:21:34Priver un seigneur de son véhicule, c'est le condamner à l'isolement, briser ses liens sociaux et aggraver les
00:21:38inégalités territoriales.
00:21:3920% de notre population serait directement touchée, sans alternatives critiques ni crédibles, dans des zones déjà sous-dotées en
00:21:47transport en commun.
00:21:48Troisièmement, parce qu'elle alourdit inutilement notre administration. En effet, la France compte 48 millions de détenteurs du permis.
00:21:55Organiser des visites médicales systématiques, c'est créer une véritable usine à gaz, dont c'est vrai, nous avons parfois
00:22:00l'habitude,
00:22:01coûteuse et inefficace, alors que le système actuel fonctionne. L'article 11 de la directive offre une voie plus sage.
00:22:08L'auto-évaluation, moins contraignante, moins onéreuse, est tout aussi efficace pour garantir la sécurité de tous.
00:22:13Enfin, parce que la liberté de circulation est un droit fondamental. Nous ne pouvons accepter qu'une directive européenne,
00:22:18aussi bien intentionnée soit-elle, récienne la liberté de nos concitoyens, sans preuve tangible de son utilité.
00:22:24La France doit utiliser la marge de manœuvre que lui laisse le texte pour privilégier des solutions pragmatiques et adaptées
00:22:30à nos réalités locales.
00:22:31Pour ces raisons, je voterai cette proposition de résolution. Je demande d'ailleurs au gouvernement de s'opposer à la
00:22:36visite médicale obligatoire
00:22:37et de promouvoir à la place des mécanismes d'auto-évaluation, comme le permet d'ailleurs cette directive européenne.
00:22:42La sécurité routière, oui, mais sans sacrifier la liberté ni l'équité territoriale. La sécurité routière, oui.
00:22:49La discrimination par l'âge, non. La liberté de circulation, toujours. Je vous remercie.
00:22:54Merci, monsieur le député. Monsieur le rapporteur.
00:22:58Merci, monsieur le président. Cher député Laurent Mazouri, député de la 11e circonscription des Évelynes.
00:23:04Moi, j'aime bien rappeler le territoire, parce que nous sommes des élus de la nation, mais tous ancrés dans
00:23:08des territoires.
00:23:09Voilà. C'est important. Et là, en l'occurrence, le débat qui nous amène ici à ce lien fort avec
00:23:16le territoire,
00:23:17et merci de l'avoir rappelé, d'avoir rappelé, peut-être que je ne l'ai d'ailleurs pas assez
00:23:20fait.
00:23:20Moi, je parle beaucoup des territoires ruraux et de montagne. Je suis hors des choix. C'est une déformation.
00:23:24Mais vous avez raison de souligner aussi l'importance pour les territoires périphériques et les banlieues.
00:23:30Et en effet, 80% des Français sont concernés par l'usage au quotidien de la voiture.
00:23:3580% des Français n'ont pour beaucoup pas d'autres alternatives.
00:23:38Et que donc, à chaque fois qu'on débat et qu'on légifère autour de la voiture, autour du permis
00:23:44de conduire,
00:23:44il faut aussi se poser les questions de l'impact immédiat de sécurité routière,
00:23:49mais aussi de tous les impacts corollaires, notamment sur la mobilité, sur l'isolement social, sur le lien social.
00:23:57Merci aussi d'avoir souligné, et je pense qu'il faut le marteler, parce qu'il y a un peu
00:24:01une idée reçue
00:24:02qui voudrait laisser à penser que les seniors sont plus responsables d'accidents graves ou mortels que les autres.
00:24:07C'est faux, parce que quand on regarde toutes les statistiques, les seniors ne représentent pas la tranche d'âge
00:24:14provoquant le plus d'accidents de la route. C'est même eux qui provoquent le moins d'accidents graves et
00:24:18mortels.
00:24:18Peut-être parce qu'ils conduisent moins longtemps, moins loin, moins vite, peut-être, peut-être lié à l'expérience.
00:24:23Je ne nie pas, bien évidemment, des drames routiers, on en connaît tous,
00:24:27mais il faut ramener, en effet, la proportion dans la population.
00:24:31Et donc, pour terminer, je dirais que vous appelez, comme moi, le gouvernement à ne pas utiliser,
00:24:37à ne pas recourir à la visite médicale obligatoire.
00:24:39Je rappelle d'ailleurs que la ministre Védraine, qui est déléguée à l'intérieur,
00:24:45qui est chargée de la prévention de la sécurité routière, à la fois dans un rendez-vous au cabinet,
00:24:49mais aussi lors d'une question orale sans débat il y a quelques jours, ici,
00:24:52donc des propos qui sont officiels, de la position officielle du gouvernement,
00:24:57nous dit que le gouvernement est favorable aussi à l'auto-évaluation.
00:25:00Ça a d'ailleurs été la position de la France dans le débat de la directive,
00:25:04et la France a posé fort pour que la directive puisse ouvrir ces différentes options,
00:25:09dont l'auto-évaluation, que nous soutenons tous les deux. Merci.
00:25:12Merci, monsieur le rapporteur. La parole est à Nathalie Codgain pour le groupe Ensemble pour la République.
00:25:18Merci, monsieur le président, monsieur le rapporteur, mes chers collègues.
00:25:21La proposition de résolution européenne qui nous est soumise aujourd'hui part d'une préoccupation légitime.
00:25:26Préserver la mobilité de nos concitoyens et concitoyennes,
00:25:29notamment celle des personnes âgées vivant dans les territoires ruraux,
00:25:32pour lesquels le permis de conduire demeure souvent indispensable à l'accès aux soins,
00:25:36aux services publics, à la vie sociale et à l'autonomie.
00:25:39Cet objectif, nous le partageons pleinement.
00:25:41Pour autant, le groupe Ensemble pour la République ne peut soutenir cette proposition de résolution.
00:25:46D'abord, parce qu'elle repose sur une lecture contestable de la directive européenne de 2025.
00:25:51Contrairement à ce qui est parfois affirmé,
00:25:53cette directive n'impose pas de visite médicale obligatoire uniforme pour le renouvellement du permis de conduire.
00:25:57Elle laisse aux États membres plusieurs possibilités de transposition,
00:26:00dont l'auto-évaluation ou d'autres dispositifs nationaux.
00:26:04Demander aujourd'hui au gouvernement de s'opposer à une mesure qu'il n'est nullement tenue de retenir
00:26:07apparaît donc prématurée.
00:26:09Ensuite, parce que ce texte présente le débat comme un choix binaire
00:26:12entre liberté de conduire et sécurité routière.
00:26:15Cette opposition est artificielle.
00:26:17La sécurité routière est une responsabilité collective.
00:26:20Elle suppose de pouvoir identifier les situations dans lesquelles
00:26:23certaines capacités physiques, cognitives ou sensorielles peuvent altérer la conduite.
00:26:27Écartée par principe, toute forme d'évaluation médicale ne nous paraît pas être la bonne réponse.
00:26:33Le groupe EPR ne s'oppose pas au principe d'un contrôle médical des conducteurs et des conductrices.
00:26:37Ce débat mérite être mené sereinement à partir de données objectives
00:26:41et des retours d'expérience de nos voisins européens.
00:26:43L'exemple espagnol est à cet égard intéressant.
00:26:46La Direction générale du trafic rappelle qu'il n'existe pas de limite d'âge pour conduire
00:26:50et que l'aptitude à la conduite dépend des capacités du conducteur, non de son âge.
00:26:54Enfin, un contrôle médical ne signifie pas un retrait automatique du permis.
00:26:58Il vise à identifier les situations dans lesquelles la sécurité du conducteur et des autres usagers
00:27:03peut être compromise.
00:27:05Lorsque des restrictions sont médicalement justifiées,
00:27:07les pouvoirs publics doivent accompagner les personnes concernées en développement
00:27:11des solutions de mobilité adaptées.
00:27:14Mobilité solidaire, transport à la demande, covoiturage ou accompagnement à la mobilité
00:27:19sans faire peser de nouvelles charges sur les collectivités territoriales.
00:27:22Entre un contrôle fondé sur l'âge et l'absence totale d'évaluation,
00:27:25il existe une voie d'équilibre, celle de la prévention, de l'évaluation individualisée
00:27:30des capacités de conduite et de l'accompagnement des personnes.
00:27:34C'est cette approche équilibrée, conciliant sécurité routière, autonomie et non-discrimination
00:27:39que le groupe EPR défend.
00:27:41Pour toutes ces raisons, nous votons contre cette proposition de résolution européenne.
00:27:44Je vous remercie.
00:27:46Merci Madame la députée.
00:27:47Monsieur le rapporteur.
00:27:50Merci Monsieur le Président.
00:27:52Madame la députée Nathalie Goggia, députée de la 5e circonscription des Français établis
00:27:56hors de France.
00:27:59D'abord, je voudrais vous dire que, comme vous, je pense qu'il faut une action résolue
00:28:15en matière de lutte et de prévention routière.
00:28:20D'ailleurs, comme la majorité d'entre vous, j'ai voté la loi sur l'homicide routier
00:28:24en juin 2025, il y a un an, parce que je crois qu'il nous faut lutter avec sévérité
00:28:29contre la violence routière.
00:28:30Je dirais même, sur ce chapitre, je crois qu'il nous faut aller plus loin.
00:28:33Et moi, je serais assez favorable, j'y travaille avec un certain nombre de collègues, pour faire
00:28:37de la prévention et de la sécurité routière une grande cause nationale pour 2027.
00:28:41Pourquoi ? Parce qu'on sera dans une phase de consultation présidentielle et que tous
00:28:47les candidats à l'élection présidentielle doivent, devront, en mon sens et en notre
00:28:51sens, se positionner sur ces grands sujets.
00:28:53Et je crois qu'il faut d'abord en priorité, ça a déjà été rappelé dans ces débats,
00:28:58s'attaquer aux comportements excessifs à risque, que sont la vitesse excessive, que
00:29:03sont la consommation d'alcool, que sont la consommation de stupéfiants, que sont l'usage
00:29:07du téléphone en main au volant. Premier élément.
00:29:11Deuxième élément, vous appartenez à un groupe qui n'est pas si éloigné de celui
00:29:16de la ministre actuelle déléguée à l'intérieur, qui, lorsqu'elle était députée européenne,
00:29:22a voté cette directive et qui a pesé très fort, comme tous les représentants de la France
00:29:31au Parlement européen, pour faire en sorte qu'on ait plusieurs options, dont l'auto-évaluation.
00:29:36Et je voudrais vous redire qu'à travers les entretiens que nous avons pu avoir au
00:29:41Place Beauvau et également un certain nombre de questions officielles, le gouvernement,
00:29:45c'est mon rôle de le rappeler, puisqu'il me l'a dit et que c'est inscrit au journal
00:29:48officiel de la République, le gouvernement privilégie la piste de l'évaluation.
00:29:54Et puis pour terminer, vous parlez de propos d'équilibre.
00:29:57Moi, je trouve que la position de la prévention routière, que je vous invite à consulter,
00:30:03elle est publique. Elle a été relayée par de nombreux médias. Elle est justement très
00:30:07équilibrée parce qu'eux-mêmes, qui sont des spécialistes depuis 1949 de toutes les
00:30:12questions de prévention et de sécurité routière, disent qu'une visite médicale ne
00:30:16résout pas tout, qu'ils ne sont pas favorables à un contrôle ponctuel à l'instant T, mais
00:30:22plutôt à un contrôle de l'aptitude à conduire tout au long de la vie de l'automobiliste.
00:30:27Et c'est précisément ça, l'auto-évaluation. J'ai conscience aujourd'hui que l'auto-évaluation
00:30:31reste à déterminer dans la forme qu'elle prendra, et on en débattra peut-être ici.
00:30:36Mais en tout cas, l'auto-évaluation, de 17 ans ou 18 ans, au moment où vous passez
00:30:39votre permis, jusqu'à 80 ans, 90 ans ou 95 ans où vous finissez de conduire, vous
00:30:45avez une démarche d'évaluation, d'auto-évaluation quasiment permanente du conducteur lui-même.
00:30:50Donc c'est une prise de conscience. C'est un travail de responsabilisation. C'est un travail
00:30:54de prévention avec son entourage, avec son médecin de famille. Et donc c'est bien
00:30:58ce processus équilibré qui est défendu à travers cette proposition de résolution.
00:31:02Merci monsieur le rapporteur. La parole est à Vincent Descœurs pour le groupe DR.
00:31:07Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur, chers collègues. Nous examinons
00:31:11aujourd'hui la proposition de résolution européenne déposée par notre collègue Fabrice
00:31:15Brun, député de la 3e circonscription de l'Ardèche, une précision à laquelle il sera
00:31:20sensible. Proposition qui vise à ne pas conditionner le renouvellement du permis de conduire à
00:31:26une visite médicale obligatoire. Comme l'a rappelé notre collègue qui s'est montré très
00:31:29vigilant, une directive européenne prévoit d'instaurer une visite médicale obligatoire
00:31:34tous les 15 ans, puis tous les 5 ans après 65 ans, sur l'ensemble du territoire européen.
00:31:39Une disposition qui reviendrait dans les faits à modifier en profondeur le modèle que
00:31:43nous connaissons, puisqu'elle vise à réduire la durée de validité de nos permis, qui seraient
00:31:49au maximum de 15 ans pour n'être plus que de 5 ans. Si l'objectif affiché par cette
00:31:54directive, l'amélioration de la sécurité routière et la diminution du nombre d'accidents
00:31:58est louable, il convient de rappeler que les statistiques en la matière attestent que
00:32:02les conducteurs les plus âgés sont bien moins impliqués que les autres dans les accidents
00:32:06les plus graves. Chacun sait que le principal fléau demeure les comportements irresponsables
00:32:12et dangereux, la conduite sous emprise d'alcool ou de stupéfiants. Si je devais faire le
00:32:17parallèle avec le projet de réduction de la vitesse maximale autorisée à 80 km heure,
00:32:22j'oserais dire que c'est une fausse bonne idée et une mauvaise réponse, ou pour être
00:32:26plus précis, une réponse qui comporte plus d'inconvénients que d'avantages. Cette
00:32:30mesure fondée uniquement sur l'âge des conducteurs me semble tout à fait inadaptée.
00:32:35Elle se traduirait par une discrimination d'un grand nombre de nos concitoyens, les conducteurs
00:32:40les plus âgés et de surcroît ceux qui résident en zone rurale et qui ne disposent pas
00:32:45d'alternatives à l'utilisation de leur véhicule pour se déplacer au quotidien et de manière
00:32:49autonome. Elle les conduirait donc à l'isolement, ceci d'autant plus qu'ils peuvent difficilement
00:32:59avoir recours à un autre mode de transport. A cela se rajouterait d'ailleurs la difficulté
00:33:05de pouvoir concrètement satisfaire à cette obligation de visite médicale qui concernerait
00:33:11à terme plus de 3 millions de conducteurs par an, sauf à ignorer que la situation de
00:33:16l'offre médicale à cette heure amène de nombreux Français à désespérer de trouver
00:33:23un médecin traitant. Au regard de ces éléments et de notre attachement à cette liberté fondamentale
00:33:29qui est la liberté de circulation, cette résolution qui invite le gouvernement à renoncer à la
00:33:35transcription et à explorer les voies d'assouplissement ouvertes par la directive et en particulier
00:33:40l'alinéa 3 de son article 11 doit être privilégiée et nous souhaitons donc soutenir cette résolution
00:33:49qui prône l'auto-évaluation, une auto-évaluation dont il conviendra de définir les contours.
00:33:57Je vous remercie.
00:33:57Merci beaucoup monsieur le député, monsieur le rapporteur.
00:34:06Merci monsieur le président, mon collègue Vincent Descœurs, député du Cantal.
00:34:12Merci en préambule de nous dire qu'il ne faut pas retomber dans les travers du débat sur les 80
00:34:18km heure.
00:34:19Nous sommes tous deux élus de territoires de circonscription très rural, le Cantal et l'Ardèche.
00:34:26Et donc ça veut dire que nous connaissons le quotidien de nos concitoyens, y compris bien sûr des plus âgés
00:34:33qui visent dans des territoires très ruraux, des territoires de montagne, des territoires enclavés,
00:34:37qui ont un vrai sujet de mobilité et qui de par la faible densité démographique
00:34:42ne peuvent pas organiser d'offres alternatives suffisantes aux déplacements en voiture.
00:34:50Et donc bien sûr que d'ailleurs nous prenons notre part, on a des réseaux de transport en commun dans
00:34:57les parties les plus agglomérées
00:34:58comme chez moi avec le réseau tout en bus sur le bassin de Bonin.
00:35:02On a 11 ou 12 communes qui sont desservies par un réseau quotidien, mais c'est 12 communes sur les
00:35:08150 de ma circonscription.
00:35:10Nous avons bien sûr des organisations de transport à la demande.
00:35:13Il faut rendre hommage au travail des communes, des collectivités, des autorités organisatrices de la mobilité
00:35:20qui mettent en place des schémas collectifs et alternatifs.
00:35:23Mais force est de constater que dans une grande partie du territoire français, cela n'est pas suffisant
00:35:28et que la voiture, même si elle est amenée, bien sûr, à se partager davantage, parce que le covoiturage est
00:35:34important,
00:35:35à se décarboner, la voiture reste et restera pour longtemps l'outil numéro un de la mobilité.
00:35:39Et donc c'est là où il faut être prudent dans notre façon de légiférer.
00:35:44Je voudrais rappeler ce que j'ai dit dans mon propos aussi liminaire.
00:35:49Vous savez, quand vous discutez avec des personnes âgées,
00:35:53toutes ont conscience de la nécessité de vérifier son aptitude à conduire.
00:35:58Mais elles ont conscience aussi que demain, si elles ne peuvent plus utiliser leur voiture,
00:36:03c'est direction l'EHPAD, c'est un témoignage concret,
00:36:07c'est une assignation à résidence qui ne dit pas son nom,
00:36:10c'est une condamnation par assignation à résidence.
00:36:12Et donc c'est là où je pense qu'il faut être très très prudent,
00:36:14plusieurs intervenants l'ont révélé, relevé.
00:36:16Et puis dernière chose, merci d'avoir rappelé aussi que malheureusement,
00:36:20nous sommes dans des territoires qui sont aussi des déserts médicaux,
00:36:22que là aussi nous sommes fortement mobilisés, aux côtés des hôpitaux, aux côtés des médecins,
00:36:26aux côtés des infirmières, aux côtés de toutes les professions paramédicales.
00:36:30Mais que là aussi, attention à la double peine.
00:36:33Comment on fait pour, dans ces territoires-là, absorber 2,5 millions,
00:36:383 millions de visites médicales supplémentaires par an ?
00:36:40Je crois que là aussi, attention, ne pas créer une double peine
00:36:43et une inégalité encore plus forte sur ce sujet.
00:36:47Merci.
00:36:50Merci, M. le rapporteur.
00:36:51Et enfin, Sophie Taillé-Pollion pour le groupe écologiste et social.
00:36:55Merci, M. le Président, puisqu'il faut décliner son territoire.
00:36:59Je suis Sophie Taillé-Pollion, députée du Val-de-Marne.
00:37:01Mais vous savez, on connaît la voiture aussi, on connaît son utilité.
00:37:05Dans le Val-de-Marne, on en a bien souvent besoin.
00:37:09Et y compris, les personnes de tous âges.
00:37:12Moi, je voulais m'exprimer pour dire que je ne soutiendrai pas
00:37:16cette proposition de résolution européenne.
00:37:19On trouvait ça certainement tout à fait logique et normal,
00:37:22puisque la députée européenne écologiste Karima Dehli
00:37:25a fait partie de celles et ceux qui ont porté cette résolution au Parlement européen.
00:37:30D'abord, pour dire qu'il ne s'agit pas de cibler uniquement les personnes âgées,
00:37:35puisque la proposition, elle, inclut des visites médicales régulières
00:37:40tous les 15 ans pour tout le monde.
00:37:42Je pense que c'est très important de le dire.
00:37:43Dans une bagarre collective pour lutter contre les accidents de la route,
00:37:48il faut que chacun, chacune puisse vérifier régulièrement
00:37:52qu'il a de bonnes capacités de vue, d'audition et de réflexes.
00:37:58Et ne le nions pas, plus on avance en âge,
00:38:02plus ces compétences essentielles à une conduite en sécurité
00:38:07sont mises à l'épreuve.
00:38:13Voilà.
00:38:14Bien entendu, la question de l'accès aux soins s'est posée
00:38:19quand ces dispositions ont été débattues.
00:38:22Et l'idée était quand même de les adosser à des visites médicales
00:38:25qui existent déjà.
00:38:26Et nous ne pouvons pas, au prétexte d'un problème majeur dans notre pays,
00:38:31et sur lequel nous nous battons ici parlementaires,
00:38:34de manière assez transpartisane,
00:38:35de lutter contre les déserts médicaux,
00:38:37se dire que, ben tant pis,
00:38:39pour ce qui concerne la prévention routière,
00:38:41on va lâcher le morceau.
00:38:43D'autant que, si effectivement,
00:38:45ce ne sont pas les personnes âgées
00:38:46qui sont le plus à l'origine des accidents,
00:38:50elles en sont souvent victimes, et plus gravement.
00:38:53Moi, ce que je voudrais dire, c'est qu'on ne peut pas uniquement
00:38:56se baser sur la bonne volonté des gens
00:38:58pour faire leur auto-évaluation.
00:39:00Pardonnez-moi, mais moi, j'ai connu des personnes âgées
00:39:05qui se disaient que peut-être quand même,
00:39:07c'était peut-être plus si sérieux que ça
00:39:09qu'elles prennent la voiture.
00:39:12Et je crois que c'est bien de faire face à ça.
00:39:14Et que parfois, on retarde le fait de...
00:39:16Et on continue.
00:39:18Et il y a des exemples, effectivement,
00:39:20d'accidents tragiques
00:39:22qui ont eu lieu en raison de ce...
00:39:27Ben, non, mais il faut absolument que je continue.
00:39:30Donc oui, d'autant plus que ces visites médicales
00:39:32peuvent détecter des choses importantes,
00:39:34et notamment faire en sorte qu'il y ait
00:39:37des adaptations des véhicules
00:39:38qui soient pris en charge.
00:39:39Donc moi, je crois qu'on ne peut pas dire juste
00:39:41« Oh ben tant pis, on ne fera pas de visite médicale,
00:39:44et puis tant pis s'il y en a qui ont des problèmes,
00:39:46c'est pas grave. »
00:39:47Je pense que c'est une responsabilité
00:39:48que moi, je ne souhaite pas prendre.
00:39:50Et par contre, bien entendu,
00:39:53je rejoins toutes celles et ceux
00:39:55qui souhaitent se bagarrer
00:39:56pour que les personnes âgées
00:39:58puissent continuer une vie sociale
00:40:00et trouver les moyens d'une mobilité.
00:40:01Mais pas au détriment de la sécurité routière.
00:40:03Merci beaucoup, madame la députée.
00:40:04Monsieur le rapporteur.
00:40:06Tu veux reparler ?
00:40:08Merci, monsieur le président.
00:40:10Madame Sophie Taillé-Pollian,
00:40:12députée de la 11e circonscription du Val-de-Marne.
00:40:16Bien sûr qu'il ne s'agit pas d'opposer
00:40:22mobilité, sécurité et prévention routière.
00:40:25Je crois qu'il faut bien rappeler dans ce débat
00:40:29que les seniors, les personnes âgées,
00:40:32ne sont pas les personnes qui créent le plus d'accidents.
00:40:35Elles en sont même, vous l'avez souligné d'ailleurs,
00:40:37à juste titre, bien souvent,
00:40:39davantage les victimes de par un certain nombre de fragilités.
00:40:42du fait aussi que, quelquefois,
00:40:44quand on lâche la voiture,
00:40:46on devient piéton et que, là aussi,
00:40:48le risque est multiplié puisqu'on sait que
00:40:50les piétons, les cyclistes et les personnes âgées
00:40:53sont celles qui payent le plus lourd tribut
00:40:55en termes d'accidentologie.
00:40:58Il y a quand même, pour moi, à ma lecture,
00:41:00dans la directive, une forme de discrimination sur l'âge.
00:41:03Pourquoi ? Parce que tout chauffeur,
00:41:07conducteur automobile,
00:41:08devrait avoir une visite médicale obligatoire
00:41:11tous les 15 ans,
00:41:11et tous les 5 ans, pour les plus de 65 ans.
00:41:14Si ça, c'est pas une discrimination sur l'âge,
00:41:16il va falloir m'expliquer le contraire.
00:41:19Mais on aura peut-être l'occasion
00:41:20d'en redébattre.
00:41:22Je sais pas combien de temps,
00:41:23dans le Val-de-Marne,
00:41:25un citoyen met de temps
00:41:27pour avoir un rendez-vous chez le médecin.
00:41:28Moi, je peux vous dire que,
00:41:29dans nos territoires ruraux
00:41:30et nos territoires de montagne,
00:41:31ça peut être plusieurs semaines,
00:41:33un mois, deux mois pour avoir un rendez-vous
00:41:34chez le médecin généraliste,
00:41:35six mois, un an pour avoir un rendez-vous
00:41:37chez un médecin spécialiste.
00:41:39Et donc, à ce sujet,
00:41:40je pense qu'il faut, là aussi,
00:41:42ne pas sous-estimer le fait
00:41:43qu'une grande partie des Français,
00:41:45aujourd'hui, des territoires,
00:41:47subissent les déserts médicaux,
00:41:48vivent dans les déserts médicaux,
00:41:49et que, malheureusement,
00:41:51en dehors des grandes métropoles,
00:41:53du littoral et de l'or blanc,
00:41:56c'est-à-dire les montagnes
00:41:58où il y a du ski et du tourisme,
00:42:00l'ensemble des territoires,
00:42:02aujourd'hui, sont en déficit
00:42:03d'offres de soins.
00:42:04Et donc, il faut, bien sûr,
00:42:05l'intégrer dans notre analyse.
00:42:07Moi, je considère,
00:42:08mais chacun a son point de vue
00:42:09dans le débat,
00:42:10qu'il vaut mieux responsabiliser
00:42:12et qu'on gagne toujours
00:42:13à convaincre
00:42:14plutôt qu'à contraindre.
00:42:16Et je voudrais terminer,
00:42:17parce que c'est vrai
00:42:18que je ne l'ai pas évoqué
00:42:19jusqu'à présent,
00:42:19c'est évoqué dans mon rapport,
00:42:22on a quand même,
00:42:22depuis 2022,
00:42:23un arrêté
00:42:24qui s'applique dans notre pays
00:42:26et qui, déjà,
00:42:28permet aux médecins
00:42:29agréés
00:42:30par la préfecture
00:42:31et par le préfet
00:42:32pour le permis de conduire,
00:42:34qui permet
00:42:34de retirer le permis de conduire
00:42:36à un conducteur.
00:42:37Il y a un certain nombre
00:42:38de pathologies
00:42:39qui sont listées
00:42:40dans l'arrêté 2022.
00:42:41C'est les maladies
00:42:42vasculaires périphériques,
00:42:44c'est les insuffisances
00:42:45cardiaques graves,
00:42:47c'est les cardiomyopathies,
00:42:48etc., etc.,
00:42:49pour lesquelles
00:42:50le permis de conduire
00:42:51n'est ni délivré,
00:42:52ni renouvelé.
00:42:53Donc, on a déjà
00:42:54un cadre très protecteur
00:42:54sur les pathologies
00:42:55les plus importantes.
00:42:56C'est l'arrêté 2022
00:42:57sur lequel je vous renvoie
00:42:58dans mon rapport.
00:43:00Merci beaucoup,
00:43:02monsieur le rapporteur.
00:43:03Tous les orateurs
00:43:03de groupe se sont exprimés.
00:43:04J'ai deux demandes
00:43:04de prise de parole
00:43:05supplémentaires
00:43:06pour une minute chacune,
00:43:07en commençant par
00:43:08Nathalie Koja,
00:43:08puis ensuite Sophie Taille-Pollion,
00:43:10et après,
00:43:10on passe au vote.
00:43:12Et Yann Boucar.
00:43:14Merci, monsieur le Président.
00:43:16Donc, juste pour rappeler
00:43:17le fait que, vraiment,
00:43:18l'idée des contrôles médicaux
00:43:20n'est pas basée
00:43:21sur l'âge,
00:43:22mais sur, vraiment,
00:43:24l'identification
00:43:25de l'aptitude à conduire.
00:43:27Évidemment, le fait
00:43:28que la Commission propose
00:43:29de rendre plus fréquents
00:43:31ces contrôles médicaux
00:43:32à partir de 65 ans
00:43:34me paraît logique,
00:43:36puisque nos aptitudes
00:43:38et nos conditions physiques
00:43:39changent plus rapidement
00:43:40passé cet âge.
00:43:42Voilà, mais ce n'est pas
00:43:43une stigmatisation
00:43:44ou un contrôle basé par l'âge.
00:43:47Ensuite, comme cela a été dit
00:43:49par ma collègue
00:43:50du groupe écologiste,
00:43:52on peut tout à fait inscrire
00:43:53ces contrôles médicaux
00:43:55dans les parcours
00:43:56de santé existants.
00:43:57Et je reprends votre idée.
00:43:59de les compléter
00:44:00par une auto-évaluation
00:44:03continue
00:44:03qui pourrait bien
00:44:04compléter ce dispositif
00:44:05de contrôle médicaux.
00:44:07Et évidemment,
00:44:08pour les personnes
00:44:09qui ne pourront,
00:44:10dont on aura suspendu
00:44:11le permis,
00:44:11il faudra évidemment
00:44:12trouver des moyens
00:44:13de mobilité alternatifs.
00:44:15J'en suis complètement d'accord.
00:44:17Merci.
00:44:20La parole est à Yann Boukart
00:44:21pour une minute.
00:44:23Merci, M. le Président,
00:44:24M. le rapporteur,
00:44:25cher Fabrice Brun,
00:44:26chers collègues,
00:44:27très brièvement,
00:44:27pour dire que notre collègue
00:44:29rapporteur pose là
00:44:30une vraie question.
00:44:31Et évidemment,
00:44:31qu'on souscrit tous
00:44:32à l'impératif
00:44:33d'améliorer la prévention
00:44:34routière de notre pays,
00:44:35que c'est insupportable
00:44:36pour chacune et chacun
00:44:36de voir des personnes âgées,
00:44:39mais aussi des jeunes,
00:44:39je m'excuse de vous le dire,
00:44:40tués dans des accidents
00:44:41de la route.
00:44:42Fabrice Brun a utilement rappelé
00:44:44que les seniors,
00:44:45contrairement à l'image
00:44:45qu'on s'en fait,
00:44:46sont les moins concernés
00:44:47par les accidents de la route
00:44:49pour des raisons
00:44:50que Laurent Mazuri a dit,
00:44:51sans doute qu'ils conduisent
00:44:52moins loin,
00:44:52sans doute qu'ils vont
00:44:52moins vite, etc.
00:44:54Mais donc,
00:44:55il n'y a pas de raison particulière
00:44:56d'avoir cette mesure
00:44:58qui ici est quand même
00:44:59discriminatoire
00:45:00parce qu'elle part
00:45:00de son de 5 ans.
00:45:01C'est un contrôle
00:45:02tous les 5 ans
00:45:02et ça pose évidemment question.
00:45:03J'entends la nécessité
00:45:05d'avoir des modes
00:45:05de déplacement alternatifs.
00:45:08Merci de penser
00:45:08qu'on n'y avait pas pensé
00:45:09dans les territoires ruraux,
00:45:10mais quand vous avez des communes
00:45:11de 80 habitants,
00:45:12évidemment que vous n'aurez pas
00:45:13un système de bus
00:45:13à haute qualité de service
00:45:14qui va pouvoir permettre
00:45:15aux seniors de se déplacer.
00:45:17Donc ça,
00:45:17c'est des incantations
00:45:17qui sont jetées comme ça.
00:45:19Puis, il faut vous dire aussi
00:45:20qu'effectivement,
00:45:21dans une période
00:45:21de désertification médicale
00:45:22et de manque de temps médical
00:45:23à attribuer aux citoyens français,
00:45:25peut-être que ces certificats
00:45:27qui seraient faits
00:45:27tous les 5 ans
00:45:27ne sont pas l'utilité maximale
00:45:29et la priorité
00:45:30pour nos concitoyens.
00:45:31Pour toutes ces raisons,
00:45:32évidemment,
00:45:33que je soutiendrai
00:45:33cette proposition
00:45:33de résolution européenne,
00:45:35d'autant plus
00:45:36que la directive
00:45:36permet déjà
00:45:37l'auto-évaluation
00:45:37et ce serait bien
00:45:38que pour une fois,
00:45:38la France ne soit pas
00:45:39mieux disante
00:45:40que le droit européen
00:45:41et qu'elle se cantonne
00:45:42à de la facilité,
00:45:43un côté pragmatique.
00:45:44C'est ce que,
00:45:45pour vous,
00:45:45ça brise vain
00:45:45avec l'auto-évaluation.
00:45:47Merci beaucoup.
00:45:47Et enfin,
00:45:47la parole est à Sophie Taillepouillant.
00:45:51Merci,
00:45:52M. le Président.
00:45:53Alors,
00:45:53je vous rassure,
00:45:54peut-être que,
00:45:56et pour votre gouverne,
00:45:58en banlieue,
00:45:59le désert médical,
00:46:00ça existe.
00:46:00Alors,
00:46:00c'est peut-être plus
00:46:01le mirage médical
00:46:02parce qu'effectivement,
00:46:03pas si loin de chez soi,
00:46:04on a des médecins
00:46:05mais ils pratiquent
00:46:06des honoraires
00:46:06qui sont absolument
00:46:07inatteignables
00:46:07pour nos populations.
00:46:08Donc, vous savez,
00:46:09l'accès aux spécialistes
00:46:11ou même aux médecins généralistes
00:46:14n'est pas du tout assuré
00:46:15et on parle bien
00:46:16de déserts médicaux aussi
00:46:17chez nous
00:46:17et dans nos territoires.
00:46:19Juste pour dire
00:46:19que la prévention,
00:46:21elle recouvre deux facettes
00:46:22à mon sens.
00:46:23D'abord,
00:46:23il y a le traitement statistique
00:46:24de voir
00:46:25qu'est-ce qui cause
00:46:26statistiquement
00:46:26le plus d'accidents
00:46:27et effectivement,
00:46:28ce ne sont pas
00:46:29les personnes âgées
00:46:29mais il y a aussi
00:46:30le fait de regarder
00:46:31quels sont les accidents
00:46:33qui n'auraient pas
00:46:33pu être évité
00:46:35parce que,
00:46:35ben voilà,
00:46:36c'est tout un tas
00:46:38de circonstances
00:46:38qui font que
00:46:39et des accidents
00:46:40et il y en a eu
00:46:41des mortels,
00:46:42on en a tous eu
00:46:42certainement des mortels
00:46:43dans nos circonscriptions
00:46:44qui auraient pu être évités
00:46:46parce qu'on avait
00:46:46un conducteur
00:46:47qui n'était pas
00:46:48en état de conduire
00:46:49et là,
00:46:50pour le coup,
00:46:51c'est des actions
00:46:52de prévention
00:46:52qui vont toucher
00:46:53des situations
00:46:53qui sont peut-être
00:46:54moins importantes
00:46:56statistiquement
00:46:57mais qui ont
00:46:58une importance
00:46:59gigantesque
00:46:59pour celles et ceux
00:47:00qui en sont victimes.
00:47:01D'où cet intérêt
00:47:02d'avoir ce dispositif
00:47:06mis en place.
00:47:06Alors,
00:47:07c'est vrai qu'on peut
00:47:07parler de discrimination,
00:47:09on aime bien
00:47:09quand vous en parlez
00:47:10parce que ça ne vous arrive
00:47:11pas tous les jours
00:47:11mais en tout cas,
00:47:12cette discrimination,
00:47:13elle est aussi basée
00:47:15sur une réalité
00:47:17physiologique.
00:47:18Oui,
00:47:18à partir d'un certain âge,
00:47:20nos capacités physiques
00:47:22diminuent.
00:47:24Merci beaucoup.
00:47:26Merci beaucoup.
00:47:27Monsieur le rapporteur,
00:47:28pour une dernière réponse
00:47:30à ces quelques interventions
00:47:31et puis après,
00:47:31on passera au vote.
00:47:31Une réponse
00:47:33peut-être un peu globale
00:47:34aux trois interventions.
00:47:36Une réponse peut-être
00:47:37un peu globale
00:47:38aux trois interventions.
00:47:38On remercie en particulier
00:47:39à Yann Boucard
00:47:40d'avoir souligné
00:47:42l'esprit
00:47:44des transpositions.
00:47:45C'est vrai que je pense
00:47:46que depuis des décennies,
00:47:47la France surtranspose
00:47:49beaucoup
00:47:50et nous,
00:47:50ce qu'on voudrait,
00:47:51c'est qu'elle déjà
00:47:51le transpose et qu'elle utilise
00:47:52toutes les souplesses
00:47:53quand elles sont offertes
00:47:55parce que je l'ai dit
00:47:55dans mon propos liminaire,
00:47:57cette directive
00:47:59offre des souplesses
00:48:00et propose différentes options.
00:48:01Voilà.
00:48:02Nous, à travers la proposition
00:48:03de résolution,
00:48:03on propose une option,
00:48:04vous l'avez compris,
00:48:05c'est l'auto-évaluation.
00:48:06Et cette auto-évaluation,
00:48:08c'est une aptitude,
00:48:10un contrôle de l'aptitude
00:48:11à conduire tout au long
00:48:12de la vie.
00:48:14Et d'ailleurs,
00:48:14c'est la prévention routière
00:48:15qui le dit.
00:48:16La prévention routière
00:48:18le dit et l'écrit.
00:48:20L'association de prévention routière
00:48:21qui est reconnue
00:48:22par les pouvoirs publics,
00:48:23qui existe depuis 1949
00:48:25et qui est une des associations
00:48:28les plus actives
00:48:29pour lutter
00:48:30contre l'insécurité routière,
00:48:32elle dit qu'elle ne croit pas
00:48:33à une visite médicale
00:48:34à l'instant T.
00:48:36Une visite médicale
00:48:37tous les 15 ans
00:48:38ou tous les 5 ans
00:48:38ne peut pas tout prévenir.
00:48:40Qu'est-ce qu'elle résout ?
00:48:41Et au contraire,
00:48:42je pense qu'on peut se retrouver
00:48:43parce que précisément,
00:48:44le dispositif
00:48:45de l'auto-évaluation,
00:48:46c'est un dispositif
00:48:48qui va intervenir
00:48:49tout au long de la vie.
00:48:50On n'a pas parlé
00:48:52de la façon
00:48:53dans quelle forme
00:48:54on le pourrait prendre.
00:48:55Je pense que dans notre pays,
00:48:57la France,
00:48:57qui est le champion du monde
00:48:58des CERFAs,
00:48:58on en trouvera toujours un
00:48:59qu'on peut adapter
00:49:00pour en avoir discuté
00:49:01avec quelques spécialistes
00:49:02de la question.
00:49:03Il y a notamment le CERFA
00:49:04du permis de conduire lui-même
00:49:05quand on passe le permis de conduire
00:49:07qui pourrait être adapté
00:49:08avec quelques critères
00:49:09et qui permettrait
00:49:10à chaque conducteur
00:49:11tout au long de sa vie,
00:49:13une fois de plus,
00:49:14dès qu'il passe le permis
00:49:14de 17 à 18 ans
00:49:16jusqu'à beaucoup plus tard
00:49:19dans l'âge,
00:49:20de s'auto-évaluer,
00:49:21de le faire avec sa famille,
00:49:23de le faire, bien sûr,
00:49:23s'il le souhaite,
00:49:24avec son médecin,
00:49:25mais une fois de plus
00:49:25sur une démarche de liberté,
00:49:26une démarche de responsabilité.
00:49:30Merci beaucoup,
00:49:31monsieur le rapporteur.
00:49:32J'en viens donc au vote
00:49:34sur cette proposition
00:49:35de résolution.
00:49:36Je mets au voie
00:49:37l'article unique
00:49:38de la proposition de résolution
00:49:39qui est pour,
00:49:41qui est contre.
00:49:43l'article unique
00:49:44est adopté
00:49:45et la proposition de résolution
00:49:46est par conséquent adoptée.
00:49:47Félicitations,
00:49:48monsieur le rapporteur.
00:49:48Est-ce que vous voulez
00:49:49ajouter un mot ?
00:49:51Non, je voulais simplement
00:49:53remercier l'ensemble
00:49:54des intervenants
00:49:54pour ce débat
00:49:55qui est un peu rapide
00:49:55mais qui est quand même,
00:49:56je crois,
00:49:56je crois de qualité
00:49:58et qui nous permet
00:49:59de concilier
00:50:00différents enjeux
00:50:01à la fois de mobilité
00:50:04dans nos territoires ruraux,
00:50:05pour nos personnes âgées
00:50:06qui ont été un peu
00:50:06au centre du débat,
00:50:07mais aussi de prévention
00:50:09et de sécurité routière.
00:50:10Et je le redis en conclusion,
00:50:12mobilisons-nous tous
00:50:13pour que 2027
00:50:15soit,
00:50:16que la prévention
00:50:18et la sécurité routière
00:50:18soit une grande cause nationale
00:50:20en 2027.
00:50:21C'est un enjeu majeur.
00:50:22Merci.
00:50:23Merci beaucoup,
00:50:24monsieur le rapporteur.
00:50:25Je suspends un instant
00:50:26le temps que le rapporteur suivant
00:50:28sur le prochain texte arrive,
00:50:29si on va nous permettre
00:50:30de changer la disposition.
00:50:31Merci, monsieur le président.
00:50:32Et à bientôt.
00:50:32Merci beaucoup.
00:50:40Au revoir.
00:50:42Sous-titrage Société Radio-Canada
00:51:12Sous-titrage Société Radio-Canada
00:51:41Sous-titrage Société Radio-Canada
00:52:21Bien, mes chers collègues,
00:52:22je vous propose
00:52:22qu'on reprenne nos travaux
00:52:23avec le second point
00:52:25à l'ordre du jour
00:52:26qui est l'examen
00:52:27d'une proposition
00:52:28de résolution européenne
00:52:29sur la maîtrise
00:52:30des usages
00:52:31et les impacts
00:52:31des produits phytopharmaceutiques.
00:52:33Et notre collègue
00:52:34Dominique Potier,
00:52:35qui est l'auteur
00:52:35de cette proposition
00:52:36de résolution
00:52:37avec plusieurs de ses collègues
00:52:37et qui est un habitué
00:52:39et notre commission
00:52:40va nous la présenter.
00:52:42Monsieur Potier,
00:52:43la parole est à vous.
00:52:45Merci, monsieur le président.
00:52:46Je n'ai pas l'honneur
00:52:47de siéger dans cette commission.
00:52:48Je n'avais pas le privilège,
00:52:49mais je suis très heureux
00:52:50d'y défendre des idées
00:52:52parce que je pense
00:52:53que les grandes idées
00:52:54pour la France
00:52:55sont des idées européennes
00:52:56que nous devons partager.
00:52:58C'est exactement le sens
00:52:58de cette proposition
00:52:59de résolution
00:53:00que j'ai l'honneur
00:53:01de porter aujourd'hui
00:53:02au nom du groupe socialiste.
00:53:03Il est le prolongement direct
00:53:06de la commission d'enquête
00:53:07que nous avions menée
00:53:09en 2023.
00:53:10Et tout d'abord,
00:53:11dans quel contexte
00:53:12s'inscrit cette proposition
00:53:14et pourquoi une proposition
00:53:15de résolution européenne ?
00:53:16Le 16 décembre 2025,
00:53:18la commission européenne
00:53:20a proposé un omnibus 10
00:53:22qui vise à simplifier
00:53:24un ensemble de mesures
00:53:25concernant les questions
00:53:27de production agricole,
00:53:28alimentaire et de sécurité
00:53:30concernant les productions
00:53:31animales, végétales
00:53:33dans l'Union européenne.
00:53:35Une démarche
00:53:36dite de simplification
00:53:38qui a provoqué
00:53:40un débat vif
00:53:41au sein de l'Union européenne
00:53:43dans les pays membres.
00:53:44Est-ce que nous étions
00:53:45vraiment dans des mesures
00:53:45de simplification
00:53:46ou est-ce que nous étions
00:53:47en train d'ouvrir
00:53:49une machine
00:53:50à déréguler massive ?
00:53:52Le but était,
00:53:53comme dans d'autres secteurs,
00:53:54de gagner en compétition.
00:53:56Est-ce que nous ne sommes pas
00:53:57en train de perdre
00:53:57des normes fondamentales
00:53:59pour protéger l'Union européenne
00:54:00et protéger nos biens
00:54:02communs écologiques ?
00:54:03C'est un peu ce que va essayer
00:54:04d'éclairer la proposition
00:54:05de résolution
00:54:06que je porte aujourd'hui.
00:54:08En France,
00:54:09pendant ce temps-là,
00:54:10nous vivons depuis 2023
00:54:12une succession de crises
00:54:13de mouvements sociaux agricoles
00:54:14qui répondent
00:54:15à des crises climatiques,
00:54:17des crises économiques
00:54:18très vives
00:54:18et pour lesquelles
00:54:20les réponses
00:54:20ont été essentiellement,
00:54:22du point de vue
00:54:23de la puissance publique,
00:54:24vers l'abaissement
00:54:25des normes environnementales.
00:54:26L'écologie est devenue
00:54:27le point de polarisation
00:54:29essentielle du débat public
00:54:31avec, si l'on caricaturait,
00:54:33d'un côté,
00:54:34ceux qui défendent,
00:54:38qui accusent
00:54:39les autres des empoisonneurs
00:54:41et d'autres
00:54:41d'être des affameurs.
00:54:43C'est bien pour sortir
00:54:44de cette polarisation
00:54:45et pour éviter
00:54:46les menaces
00:54:47d'une dérégulation massive
00:54:48que cette proposition
00:54:49de résolution européenne
00:54:51vient partager
00:54:52la somme
00:54:54des propositions
00:54:55à caractère européen
00:54:56qui étaient dues
00:54:57dans la commission d'enquête.
00:54:57Cette commission d'enquête,
00:54:58c'est 171 auditions
00:55:01à un niveau
00:55:02de participation
00:55:03des parlementaires
00:55:03exceptionnel.
00:55:04Six mois de travaux
00:55:05absolument intenses,
00:55:07une proposition
00:55:08adoptée
00:55:09à l'unanimité
00:55:10des membres,
00:55:11quelques abstentions,
00:55:12mais une proposition,
00:55:14je le dis avec force,
00:55:16qui a balayé
00:55:17à la fois des propositions
00:55:18françaises
00:55:19et des propositions européennes.
00:55:20Elle a été bâtie
00:55:20dans l'idée
00:55:21de trouver des solutions
00:55:22après une décennie
00:55:24d'efforts louables
00:55:26mais insuffisantes
00:55:27pour faire face
00:55:27aux effets sanitaires
00:55:28et écologiques
00:55:29de l'usage
00:55:31de la phytopharmacie
00:55:32à envisager
00:55:33une réconciliation
00:55:34entre l'acte de produire,
00:55:35celui de protéger,
00:55:36celui de protéger
00:55:37pour pouvoir produire demain.
00:55:39Sept chapitres
00:55:40avaient été ouverts
00:55:40dans cette commission d'enquête.
00:55:42Elle touchait
00:55:42à l'éclairage
00:55:43de la réalité
00:55:44par la science,
00:55:45à la consolidation
00:55:46du régime de réglementation,
00:55:48à la réparation
00:55:49du continuum
00:55:50recherche-développement,
00:55:51à la promotion
00:55:53de toutes les solutions
00:55:54pour la puissance publique
00:55:56en faveur
00:55:56de l'agroécologie,
00:55:58une régulation
00:55:59des règles de marché
00:56:00permettant
00:56:00cette même agroécologie,
00:56:02une amélioration
00:56:02du pays de tâche public
00:56:03et enfin
00:56:04un chapitre particulier.
00:56:06Notre collègue
00:56:06Jean-Claude Raud
00:56:07va y être sensible
00:56:07qui était consacré
00:56:08à l'eau
00:56:09tant sa dimension tragique
00:56:11nous semblait mériter
00:56:12un chapitre singulier.
00:56:14Ces propositions
00:56:16qui sont très nombreuses.
00:56:18Nous avons collectionné
00:56:19toutes celles
00:56:20qui avaient une dimension européenne
00:56:21et nous avons simplement
00:56:22mis à jour
00:56:23parce que pendant ce temps-là,
00:56:25entre 2023 et décembre 2023,
00:56:29nous avons vendu ce rapport
00:56:30et aujourd'hui,
00:56:31il y a eu des travaux
00:56:32notamment menés par l'INRAE,
00:56:34par l'OFB,
00:56:35par l'ANSES
00:56:36et nous avons eu à cœur
00:56:37que l'ensemble des propositions
00:56:39soient relues,
00:56:40soient vérifiées
00:56:41et actualisées
00:56:42à travers des travaux scientifiques
00:56:43de l'ensemble
00:56:44des autorités compétentes.
00:56:46Donc c'est simplement
00:56:46une mise à jour
00:56:47de ces propositions
00:56:48et nous les livrons
00:56:49aux législateurs européens
00:56:51au moment où un accord
00:56:52se dessine autour
00:56:53de la présidence européenne
00:56:55actuelle
00:56:56pour aboutir
00:56:57dans les mois qui viennent
00:56:58entre les différents
00:56:58législateurs européens
00:57:00sur cet omnibus 10.
00:57:03J'espère qu'elles feront en sorte
00:57:05que si des démarches
00:57:06de simplification
00:57:08ou de modernisation
00:57:09que nous partageons
00:57:10soient promues,
00:57:12d'autres se soient améliorées
00:57:14très nettement.
00:57:15c'est le sens
00:57:15de nos propositions.
00:57:16Elles tiennent,
00:57:17je vais simplement
00:57:17les résumer
00:57:18dans le temps
00:57:18qui m'est imparti,
00:57:19ensuite je serai à cœur
00:57:20de répondre
00:57:21à toutes vos questions,
00:57:22à trois grands chapitres.
00:57:23Le premier est de consolider
00:57:24le régime d'autorisation
00:57:26et pour cela,
00:57:27de faire prospérer
00:57:29une proposition française
00:57:30dont nous pouvons être fiers.
00:57:32On est chaque fois heureux,
00:57:33chaque fois qu'on est français.
00:57:34En 2014,
00:57:35une définition du biocontrôle
00:57:37qui était pionnière en Europe
00:57:38à vocation
00:57:39et tous les acteurs
00:57:40du biocontrôle
00:57:41de l'agro-industrie
00:57:42et de l'agro-alimentaire
00:57:45le demandent
00:57:46que le biocontrôle
00:57:47made in France
00:57:47devienne une référence européenne.
00:57:49Je crois que c'est un point
00:57:50de consensus
00:57:50et nous le mettons en premier
00:57:52dans nos propositions.
00:57:53Ensuite,
00:57:54il y a une autre innovation française,
00:57:55c'est celle
00:57:55de l'évaluation comparative.
00:57:57Elle est prévue
00:57:57à l'article 50
00:57:58des règlements européens
00:57:59mais elle a été expérimentée
00:58:02en France notamment
00:58:03par la réduction des usages
00:58:04du glyphosate
00:58:05de l'ordre de 30%.
00:58:06Cette démarche-là
00:58:07qui n'était pas
00:58:08oui ou non
00:58:09mais oui mais
00:58:10en réduisant les usages
00:58:11a permis de réduire
00:58:12de façon significative.
00:58:13Elle demande du temps
00:58:14de l'énergie
00:58:14mais elle est prometteuse
00:58:16et nous voudrions
00:58:17qu'elle soit faite
00:58:18en amont
00:58:19non pas en correction
00:58:20des usages actuels
00:58:21mais en amont
00:58:21dès le régime d'autorisation
00:58:23qu'on puisse prendre en compte
00:58:24des réductions d'usages
00:58:25dès lors qu'il y a des solutions
00:58:26moins impactantes
00:58:28pour l'environnement.
00:58:30Ensuite,
00:58:30il s'agit d'avoir
00:58:31ce que j'appellerais
00:58:31en formule simplifiée
00:58:32tout comme je vous l'ai demandé
00:58:33en France
00:58:33une ANSES augmentée
00:58:35une EFSA
00:58:36donc une agence européenne
00:58:37de sécurité sanitaire
00:58:38augmentée
00:58:39notamment pour prendre en compte
00:58:40les nouvelles frontières
00:58:41de la science.
00:58:43J'expose ici
00:58:44les questions d'épigénétique
00:58:46les questions d'exposome
00:58:47les questions d'effet cocktail
00:58:48que nous connaissons bien
00:58:50et qui sont aujourd'hui
00:58:51très documentées.
00:58:52Nous savons qu'il faut
00:58:53à la fois étudier
00:58:54la substance
00:58:54avec son coformulant
00:58:55qu'il faut étudier
00:58:56l'effet de deux substances
00:58:57sur un organisme
00:58:58ou sur un milieu
00:58:59et qu'il faut voir
00:59:00les effets de l'environnement
00:59:01sur les évolutions génétiques
00:59:03des êtres vivants.
00:59:05C'est tous ces sujets
00:59:05que les agences chargées
00:59:07de l'autorisation
00:59:08à l'échelle européenne
00:59:09devraient mieux prendre en compte
00:59:10et notamment celle
00:59:11de la biodiversité
00:59:12au long cours
00:59:13une seule santé
00:59:14biodiversité au long cours
00:59:15c'est ces nouvelles frontières
00:59:16que nous proposons d'exposer.
00:59:17Nous proposons d'améliorer
00:59:18la déontologie
00:59:19en prenant appui
00:59:20sur la base
00:59:20transparence santé
00:59:21utilisée par l'industrie
00:59:23phéto-pharmaceutique
00:59:24qui vérifie par un double registre
00:59:25qu'il n'y a pas
00:59:26de conflit d'intérêt
00:59:27pardon qu'il n'y a pas
00:59:28de conflit d'intérêt
00:59:29pour les chercheurs
00:59:29engagés
00:59:30sur le terrain
00:59:32de l'expertise scientifique
00:59:34et nous proposons
00:59:35une augmentation
00:59:36des moyens
00:59:37je répondrai à vos questions
00:59:38mais qui reste très modeste
00:59:40à l'argument majeur
00:59:41de dire
00:59:41dérégulons le régime
00:59:43d'autorisation
00:59:43parce qu'il y a
00:59:44trop de demandes
00:59:46par rapport à la capacité
00:59:47de l'EFSA
00:59:47nous proposons simplement
00:59:48pour des questions
00:59:49de sécurité sanitaire
00:59:50et de consensus sociétaux
00:59:51évidents
00:59:52d'augmenter
00:59:53de façon raisonnable
00:59:54les moyens
00:59:54de l'EFSA
00:59:55nous verrons plus tard
00:59:57que c'est tout à fait raisonnable
00:59:58il s'agit de mieux
01:00:00éclairer la réalité
01:00:01et notamment
01:00:02par une mesure
01:00:04qui continue
01:00:04à faire controverse
01:00:05et nous le regrettons
01:00:06c'est celle
01:00:07de l'enregistrement
01:00:07des données
01:00:08si nous avions
01:00:09des registres électroniques
01:00:10centralisés
01:00:11mutualisés
01:00:12nous aurions une capacité
01:00:14à mesurer
01:00:15y compris
01:00:16bien sûr
01:00:16tous les épandages
01:00:17qui sont légaux
01:00:18aujourd'hui
01:00:19mais à en faire mémoire
01:00:20pour pouvoir en tirer
01:00:21des conclusions demain
01:00:22en cas de phénomène
01:00:24épidémique
01:00:25ou de pollution
01:00:26des milieux
01:00:27pour en tirer
01:00:28des leçons
01:00:29pour le futur
01:00:29il s'agit
01:00:30et c'est peut-être
01:00:31un des points
01:00:31les plus essentiels
01:00:32d'adopter
01:00:33un indicateur
01:00:34européen
01:00:34qui évite
01:00:35les compétitions
01:00:36intra
01:00:37entre pays membres
01:00:38je sais que vous y êtes
01:00:38attaché
01:00:39monsieur le président
01:00:40et c'est celle
01:00:41de l'ATAT
01:00:42qui aujourd'hui
01:00:44apparaît
01:00:44du point de vue
01:00:45des chercheurs français
01:00:45comme celle
01:00:46la plus pertinente
01:00:47c'est-à-dire
01:00:48mêlant
01:00:48les effets
01:00:49de masse
01:00:49et les effets
01:00:50de toxicologie
01:00:51de façon pertinente
01:00:52donc la réduction
01:00:52des impacts
01:00:53mais la réduction
01:00:53des usages
01:00:54également
01:00:55parce que nous ne savons
01:00:55pas exactement
01:00:56l'expérience scientifique
01:00:57nous le dit
01:00:58quel est l'effet
01:00:59des usages
01:01:00dont nous ne mesurons
01:01:01pas encore
01:01:02les impacts
01:01:02donc je pourrais revenir
01:01:04sur cette question
01:01:04qui est très sensible
01:01:05mais il semble
01:01:06qu'un indicateur
01:01:07se dessine
01:01:07nous proposons
01:01:08par prudence
01:01:08de maintenir
01:01:09pour avoir une étude
01:01:10sur la longueur
01:01:13le nodu
01:01:14et le QSA
01:01:14mais nous la rentrons
01:01:15dans des préoccupations
01:01:16techniques
01:01:16qui suisteront peut-être
01:01:17des questions
01:01:18tout à l'heure
01:01:18je ne m'étends pas
01:01:20enfin
01:01:20enfin
01:01:21et c'est peut-être
01:01:22la troisième innovation
01:01:23française
01:01:23que nous proposons
01:01:24de porter
01:01:24à l'échelle européenne
01:01:25c'est la phyto
01:01:28pharmacovigilance
01:01:28et même la phyto
01:01:47pharmacovigilance
01:01:48permis d'identifier
01:01:49l'expérience française
01:01:50nous dit que
01:01:51l'observation
01:01:52in situ
01:01:53de l'effet
01:01:55cocktail
01:01:55combiné
01:01:56des substances
01:01:57et des produits
01:01:58sur le milieu
01:01:59doit être observée
01:02:00après la mise en marché
01:02:01et pas seulement
01:02:02avant la mise en marché
01:02:04tout ça n'est possible
01:02:06que dans un contexte
01:02:07de concurrence
01:02:07loyale
01:02:08avec des règles européennes
01:02:09harmonisées
01:02:10des propositions phares
01:02:11que nous formulons
01:02:12elle est assez révolutionnaire
01:02:13et je suis heureux
01:02:14c'est peut-être
01:02:14un des points d'accord
01:02:15dont je voudrais jouer
01:02:16avec la ministre de l'agriculture
01:02:17c'est peut-être la seule proposition
01:02:18qu'elle a à ce jour reprise
01:02:19c'est celle d'aller
01:02:21ça prendra du temps
01:02:22mais il faut tenir le cap
01:02:23vers une harmonisation
01:02:24des systèmes
01:02:25d'autorisation
01:02:26des substances
01:02:27et des produits
01:02:28en tenant compte
01:02:28bientôt
01:02:28bien sûr
01:02:29des contextes pédoclimatiques
01:02:30la Lituanie
01:02:31n'est pas le Portugal
01:02:32mais par contexte géographique
01:02:34nous pourrons y avoir
01:02:35des paquets de pays
01:02:36qui aient une réglementation
01:02:37européenne harmonisée
01:02:38pour les produits
01:02:39et éviter
01:02:40ces compétitions
01:02:42d'arbitrage
01:02:43scientifique
01:02:45intranationaux
01:02:45c'est pas un renoncement
01:02:46à notre souveraineté
01:02:48c'est un partage
01:02:49de souveraineté
01:02:49à l'échelle européenne
01:02:50ça suppose que
01:02:51cette arme
01:02:52d'harmonisation européenne
01:02:53nous serve à nous protéger
01:02:54de nos concurrents
01:02:55des loyaux
01:02:56et la proposition
01:02:57qui aujourd'hui
01:02:58prospère dans l'opinion publique
01:02:59et dans d'autres mouvements politiques
01:03:01à notre sens
01:03:02trop lentement
01:03:03puisse cette PPRE
01:03:04y contribuer
01:03:05c'est celle de
01:03:06mesure miroir
01:03:06effective
01:03:07par l'inversion
01:03:08de la charge de la preuve
01:03:09nous proposons
01:03:09monsieur le président
01:03:10que ça soit
01:03:12au sein
01:03:12des pays
01:03:14qui veulent exporter
01:03:15en Europe
01:03:16que nous ayons
01:03:17des certificateurs
01:03:18eux-mêmes
01:03:18certifiés
01:03:19par l'union européenne
01:03:20et qui garantissent
01:03:21que les conditions
01:03:22de production
01:03:23et de transformation
01:03:23des produits
01:03:24sont conformes
01:03:24aux normes attendues
01:03:26cela suppose également
01:03:27que sur les tolérances
01:03:28techniques
01:03:28ou tolérances zéro
01:03:30elles soient étendues
01:03:31à l'ensemble
01:03:31des molécules
01:03:32qui sont interdites
01:03:33au sein de l'union européenne
01:03:34et non pas uniquement
01:03:35à celles qui ont été
01:03:37à quelques-unes
01:03:38les plus toxides
01:03:39telles que le prévoit
01:03:39l'omnibus 10
01:03:41aujourd'hui
01:03:42enfin
01:03:43ce principe
01:03:44de réciprocité commerciale
01:03:45nous devons le pousser
01:03:46jusqu'au bout
01:03:47en interdisant
01:03:48comme nous avons esquissé
01:03:49en France
01:03:49grâce à nos divers
01:03:51combats politiques
01:03:52portés dans divers mouvements
01:03:54l'interdiction
01:03:55d'exporter
01:03:56dans des pays tiers
01:03:57des produits
01:03:58et des substances
01:03:58nous avons nous-mêmes
01:03:59estimé qu'elle c'est dangereuse
01:04:00pour notre milieu
01:04:01au nom d'une seule planète
01:04:03et d'une seule santé
01:04:04nous devons
01:04:04en cohérence morale
01:04:06et éthique
01:04:07nous interdire
01:04:08de les produire
01:04:10et de les exporter
01:04:11vers des pays membres
01:04:12cette mesure
01:04:12que la France
01:04:13a courageusement
01:04:14mis en oeuvre
01:04:15sous la pression
01:04:15des parlements
01:04:16doit désormais
01:04:17être étendue
01:04:18à l'échelle européenne
01:04:20je pense avoir
01:04:21délivré l'ensemble
01:04:22du message
01:04:22nous sommes très loin
01:04:23du mécanisme
01:04:24de dérégulation
01:04:24actuellement entrepris
01:04:26nous consolidons
01:04:27les quelques bonnes idées
01:04:28que contient
01:04:30cet omnibus 10
01:04:30nous combattons
01:04:31celle qui consiste
01:04:32à ne plus
01:04:35réétudier régulièrement
01:04:37tous les 10 ans
01:04:38comme c'est le cas
01:04:38aujourd'hui
01:04:39des produits
01:04:39cette mesure
01:04:40nous paraît
01:04:41absolument
01:04:41très très dangereuse
01:04:43parce que cette
01:04:44réévaluation régulière
01:04:45nous permet
01:04:45avec une chance
01:04:46actualisée
01:04:47d'éviter
01:04:48des scandales
01:04:50sanitaires
01:04:50des souffrances
01:04:51des dégradations
01:04:52des milieux
01:04:53nous le disons
01:04:54à nouveau
01:04:55nous devons réconcilier
01:04:56agriculture
01:04:57et société
01:04:57nous devons réconcilier
01:04:59écologie et économie
01:05:00et nous devons tracer
01:05:01une voie
01:05:02qui nous permette
01:05:03de produire autrement
01:05:04pour continuer
01:05:05à produire demain
01:05:06je vous remercie
01:05:09merci beaucoup
01:05:10monsieur le rapporteur
01:05:10pour cette présentation
01:05:12nous en venons maintenant
01:05:12à l'expression
01:05:13des orateurs de groupe
01:05:14en commençant par
01:05:15Nathalie Kodja
01:05:15pour le groupe
01:05:16Ensemble pour la République
01:05:19Merci monsieur le président
01:05:21monsieur le rapporteur
01:05:22mes chers collègues
01:05:22la proposition
01:05:24de résolution européenne
01:05:25que nous examinons
01:05:25aujourd'hui
01:05:26répond au paquet
01:05:27Omnibus 10
01:05:28présenté par la commission
01:05:29européenne
01:05:30en décembre 2025
01:05:31son ambition est claire
01:05:32mieux encadrer
01:05:33l'utilisation
01:05:33des produits
01:05:34phytopharmaceutiques
01:05:35tout en pesant
01:05:36sur les négociations
01:05:37européennes en cours
01:05:37cet objectif
01:05:39est légitime
01:05:39et le groupe EPR
01:05:40partage une grande partie
01:05:41du constat posé
01:05:42par les auteurs du texte
01:05:43nous sommes convaincus
01:05:44qu'il ne faut pas choisir
01:05:45entre compétitivité agricole
01:05:47santé publique
01:05:48et protection de l'environnement
01:05:49les trois doivent avancer
01:05:51ensemble
01:05:51nous considérons également
01:05:53que l'insimplification
01:05:54des règles européennes
01:05:55peut être utile
01:05:56à condition qu'elles ne conduisent
01:05:57pas à affaiblir
01:05:58les garanties scientifiques
01:05:59c'est malheureusement le cas
01:06:00lorsque la commission
01:06:01envisage de réduire
01:06:02le réexamen
01:06:03de certaines substances actives
01:06:04sur ce point
01:06:06la vigilance est indispensable
01:06:08même si nous reconnaissons
01:06:09que plusieurs mesures
01:06:10proposées par la PPRE
01:06:11vont dans le bon sens
01:06:12comme favoriser le biocontrôle
01:06:14simplifier certaines procédures
01:06:16administratives
01:06:16et mieux encadrer
01:06:17les importations
01:06:18plusieurs recommandations
01:06:19nous paraissent soulever
01:06:20de vraies difficultés
01:06:21je pense notamment
01:06:22à l'inversion de la charge
01:06:23de la preuve
01:06:24pour les importations
01:06:24à la suppression générale
01:06:26des tolérances à l'importation
01:06:27et non seulement
01:06:28pour les substances
01:06:29les plus dangereuses
01:06:30ou encore à l'interdiction
01:06:31totale d'exporter
01:06:32certaines substances
01:06:33enfin le choix
01:06:34de l'indicateur ATAT
01:06:35comme référence unique
01:06:36nous paraît prématuré
01:06:37faute de consensus
01:06:38in fine
01:06:39le groupe EPR fera le choix
01:06:40de l'abstention
01:06:41pour trois raisons
01:06:42tout d'abord
01:06:43parce que cette résolution
01:06:44rassemble douze propositions
01:06:45très différentes
01:06:46qui ne présentent pas
01:06:47toutes le même degré
01:06:47de maturité
01:06:48ni le même niveau
01:06:49de consensus
01:06:50certaines recueillent
01:06:51notre soutien
01:06:52d'autres soulèvent
01:06:53des interrogations
01:06:54importantes
01:06:55qu'il s'agisse
01:06:55de leur faisabilité
01:06:56de leurs conséquences économiques
01:06:58ou de leur mise en oeuvre
01:06:59par ailleurs
01:07:00je le disais
01:07:00les discussions européennes
01:07:02sont toujours en cours
01:07:02dans ce contexte
01:07:04nous estimons
01:07:04qu'il est préférable
01:07:05de laisser au gouvernement
01:07:06une marge de négociation
01:07:07plutôt que de figer
01:07:08dès aujourd'hui
01:07:09une position
01:07:09sur un ensemble
01:07:10aussi large de propositions
01:07:11enfin
01:07:12plusieurs recommandations
01:07:13relèvent davantage
01:07:14selon nous
01:07:15de l'expertise scientifique
01:07:16ou technique
01:07:17que d'une résolution parlementaire
01:07:18notre rôle
01:07:19est de fixer
01:07:20une orientation politique
01:07:21et non de trancher
01:07:22des questions
01:07:23qui relèvent avant tout
01:07:24de l'évaluation
01:07:25des autorités compétentes
01:07:26ainsi le groupe EPR
01:07:28choisira une abstention
01:07:29qui ne traduit pas
01:07:30un désaccord
01:07:30sur l'objectif poursuivi
01:07:31mais la volonté
01:07:33de défendre une méthode
01:07:34plus équilibrée
01:07:35plus pragmatique
01:07:35et plus efficace
01:07:36au service de la santé
01:07:37de l'environnement
01:07:38et de notre agriculture
01:07:39je vous remercie
01:07:41merci madame la députée
01:07:42monsieur le rapporteur
01:07:43merci madame Koja
01:07:44pour l'accueil
01:07:46bienveillant
01:07:46que vous faites
01:07:47à cette proposition
01:07:48à la fois
01:07:49je me permets
01:07:50amicalement
01:07:51vous dites
01:07:51c'est à la fois
01:07:51trop précis
01:07:53et vous voulez
01:07:54quelque chose
01:07:54de plus pragmatique
01:07:55donc j'ai pas très compris
01:07:56là pour le coup
01:07:57on est pragmatique
01:07:57on apporte des réponses
01:07:59pratiques
01:07:59à des sujets
01:08:00qui ont un caractère
01:08:01politique
01:08:02est-ce que nous voulons
01:08:03oui ou non
01:08:04cesser la réautorisation
01:08:07une réautorisation scientifique
01:08:08tous les 10 ans
01:08:08des produits
01:08:09nous disons oui
01:08:09et même nous devons
01:08:10aller plus loin
01:08:11dans les conditions
01:08:12de cette réautorisation
01:08:14en explorant
01:08:15ces nouvelles frontières
01:08:16de la science
01:08:17dont on sait aujourd'hui
01:08:18qu'elles ont un impact
01:08:18sur la santé
01:08:19à la fois de l'environnement
01:08:20et des êtres humains
01:08:21sur l'inversion
01:08:22de la charge de la preuve
01:08:23je vous invite
01:08:24puisque vous êtes un groupe
01:08:25progressiste
01:08:26engagé à l'échelle européenne
01:08:27cette idée
01:08:28en train de progresser
01:08:29partout en Europe
01:08:30dans des formations politiques
01:08:31de façon un peu inattendue
01:08:32aujourd'hui
01:08:33saisissez cette chance
01:08:34certifier les produits
01:08:36en amont
01:08:36dans les pays membres
01:08:37c'est ce que fait
01:08:38le commerce équitable
01:08:38depuis à peu près
01:08:4040-50 ans
01:08:41c'est-à-dire que c'est bien
01:08:42sur site
01:08:43qu'au Pérou
01:08:44au Nigeria
01:08:45en Ouganda
01:08:46on produit
01:08:47dans des conditions
01:08:47respectueuses
01:08:48de l'environnement
01:08:49avec un partage
01:08:50de la valeur
01:08:50le respect des travailleurs
01:08:51c'est certifié
01:08:52par des organismes privés
01:08:53on propose que
01:08:54cette méthode
01:08:55qui n'est pas une méthode
01:08:56de niche
01:08:56devienne une norme
01:08:57afin de protéger
01:08:58sincèrement
01:08:59nos producteurs
01:09:00mais également
01:09:01les producteurs
01:09:01et les travailleurs
01:09:02des pays pauvres
01:09:03pour l'export
01:09:04des produits
01:09:05qui sont interdits
01:09:06chez nous
01:09:07moi je vous invite
01:09:08pour poser simplement
01:09:09bien sûr
01:09:09il y a des intérêts
01:09:10de l'agro-industrie
01:09:12de l'industrie
01:09:13phytopharmaceutique
01:09:14qui sont conséquents
01:09:15notamment pour des géants
01:09:16outre-Rhin
01:09:17mais je vous invite
01:09:17simplement
01:09:18il y a des choses
01:09:19qui ont un prix
01:09:19et des choses
01:09:20qui n'ont pas de prix
01:09:20si on a dit
01:09:21que ces produits
01:09:22étaient dangereux
01:09:22chez nous
01:09:23comment pouvons-nous
01:09:23les fabriquer
01:09:24et les exporter
01:09:25ça pose un vrai problème
01:09:26et quant au indicateur
01:09:28il y a eu
01:09:29je fais amende honorable
01:09:30et certains collègues
01:09:31très experts
01:09:32je pense à Loïc Prudhomme
01:09:33l'avaient pointé
01:09:34on avait été un peu
01:09:35en enthousiasme
01:09:36sur
01:09:37vous m'avez aidé
01:09:37tout à l'heure
01:09:38sur le HRI
01:09:40qui apparaissait
01:09:40comme une perspective
01:09:42européenne
01:09:42dans les réglementations
01:09:43européennes
01:09:43l'INRAE a travaillé
01:09:45il a pointé
01:09:46les limites
01:09:48du HRI
01:09:49et il a proposé
01:09:50à travers le TAT
01:09:51quelque chose
01:09:52qui peut réconcilier
01:09:53les attentes
01:09:54à la fois des producteurs
01:09:55et celles
01:09:56de tous nos concitoyens
01:09:58donc oui
01:09:59nous formulons une proposition
01:10:00mais pas sur la base
01:10:01idéologique
01:10:02mais sur la base
01:10:02d'une expertise longue
01:10:03commandée par le gouvernement
01:10:05par le ministère
01:10:05de l'agriculture
01:10:06le ministère
01:10:06de l'environnement
01:10:07et le premier ministre
01:10:08à l'INRAE
01:10:09notre institut de recherche
01:10:10qui a collaboré
01:10:11avec d'autres organismes
01:10:12donc c'est cette livraison
01:10:14que nous faisons
01:10:14il me semble
01:10:15qu'en coeur
01:10:16des négociations
01:10:17apporter le point de vue
01:10:18du parlement français
01:10:19comme une contribution
01:10:21au débat européen
01:10:22nous paraît
01:10:23un bon équilibre
01:10:24démocratique
01:10:25je vous remercie
01:10:25en tout cas
01:10:26de l'attitude
01:10:27et de la disponibilité
01:10:29qui est la vote
01:10:29merci madame
01:10:29merci beaucoup
01:10:31la parole est à Marietta
01:10:32Caramoli
01:10:32pour le groupe socialiste
01:10:34merci monsieur le président
01:10:35monsieur le rapporteur
01:10:36cher Dominique
01:10:37d'abord
01:10:38bienvenue dans cette commission
01:10:39mais je voulais
01:10:41particulièrement
01:10:42au nom du groupe
01:10:42socialiste
01:10:43et apparenté
01:10:44saluer la proposition
01:10:46de résolution
01:10:46qui a été portée
01:10:47aujourd'hui
01:10:48en réaction
01:10:49je dirais
01:10:50de l'omnibus X
01:10:51de la commission européenne
01:10:53puisque nous avons
01:10:54régulièrement
01:10:55des omnibus
01:10:55qui arrivent
01:10:56et qui ouvrent
01:10:57la voie
01:10:57à des autorisations
01:10:58potentielles
01:10:59illimitées
01:11:00pour certaines substances
01:11:01actives
01:11:01de pesticides
01:11:02fragilisant
01:11:03justement la protection
01:11:03de la santé
01:11:04publique
01:11:05de la biodiversité
01:11:06mais aussi
01:11:06notre capacité
01:11:07de production
01:11:08alors le rapport
01:11:09justement
01:11:10et la résolution
01:11:11présentent
01:11:12plusieurs éléments
01:11:13quelques orientations
01:11:14que je ne veux pas
01:11:15rester trop longtemps
01:11:17parce que ça a été
01:11:18bien présenté
01:11:19c'est la première
01:11:20qui est très positive
01:11:21c'est le texte
01:11:21qui remet la science
01:11:22la science
01:11:23et la transparence
01:11:24au coeur des décisions
01:11:25d'autorisation
01:11:25il propose aussi
01:11:27de renforcer
01:11:27l'évaluation
01:11:28des conditions réelles
01:11:29via un phyto-pharmacovigilance
01:11:31et une phyto-pharmaco-épidémiologie
01:11:33européenne
01:11:34et d'améliorer
01:11:34donc les méthodologies
01:11:35d'évaluation
01:11:35des risques
01:11:37aussi il faut rappeler
01:11:38qu'une deuxième orientation
01:11:40très importante
01:11:41aussi c'est la résolution
01:11:42qui assume une approche
01:11:44cohérente de la concurrence
01:11:45et du commerce agricole
01:11:47soutient l'inscription
01:11:48de véritables mesures miroirs
01:11:50fondées sous l'inversion
01:11:51de la charge
01:11:52de la preuve
01:11:53obligeant les exportateurs
01:11:54vers l'union
01:11:55à démontrer le respect
01:11:57de nos normes
01:11:57phytosanitaires
01:11:58et environnementales
01:11:59et je voulais insister
01:12:01aussi sur deux autres
01:12:02enjeux politiques
01:12:03plus larges
01:12:04mais qui me semblent
01:12:05aussi importants
01:12:06celui de la transition
01:12:07environnementale
01:12:08et en santé de l'agriculture
01:12:10comme projet de société
01:12:11les travaux d'ailleurs
01:12:12scientifiques
01:12:12qui sont cités
01:12:13dans le rapport
01:12:14montrent bien
01:12:16qu'il s'agit plus
01:12:16seulement d'ajuster
01:12:17une réglementation
01:12:18mais bien de transformer
01:12:20nos systèmes de production
01:12:21nos filières
01:12:22agroalimentaires
01:12:23et un parallèle
01:12:23de garantir
01:12:24la relève générationnelle
01:12:25et un revenu digne
01:12:27pour nos agriculteurs
01:12:28mais aussi un autre élément
01:12:29cette résolution
01:12:30interroge aussi
01:12:31la façon
01:12:31dont l'union européenne
01:12:33organise le rapport
01:12:34entre choc de simplification
01:12:35réglementaire
01:12:36et capacité à intégrer
01:12:37les avancées scientifiques
01:12:38c'est l'absence
01:12:39donc d'études
01:12:40d'impact préalable
01:12:41sur l'omnimus
01:12:42par exemple
01:12:42la tentation
01:12:43de rendre exceptionnel
01:12:44les réexamens
01:12:45périodiques
01:12:46des substances actives
01:12:47le retrait du règlement
01:12:48sur l'usage durable
01:12:50des pesticides de 2024
01:12:51pose donc cette question
01:12:52politique centrale
01:12:53voulons-nous une Europe
01:12:54qui simplifie
01:12:56au risque de déréguler
01:12:57ou une Europe
01:12:57qui simplifie tout
01:12:58en renforçant
01:12:59la prise en compte
01:13:00du principe
01:13:01une seule santé
01:13:02et des données
01:13:03de la recherche politique
01:13:04voilà nous
01:13:04nous sommes bien
01:13:05bien naturellement
01:13:06en soutien
01:13:07de cette proposition
01:13:08qui pose les questions
01:13:10et qui effectivement
01:13:11demande de notre part
01:13:12vraiment un accompagnement
01:13:13et un soutien
01:13:14clair
01:13:15lors de cet examen
01:13:16aujourd'hui
01:13:17en commission
01:13:17des affaires européennes
01:13:18merci madame la députée
01:13:19monsieur le rapporteur
01:13:21madame Carmanli
01:13:22merci pour vos propos
01:13:24alors bon
01:13:25c'est notre groupe
01:13:26qui a produit ce travail
01:13:27je voudrais souligner
01:13:28qu'il l'a fait
01:13:28avec en collaboration
01:13:30avec d'autres groupes
01:13:30je salue notamment
01:13:31le travail
01:13:32qui a été celui
01:13:33d'abord au sein du groupe
01:13:37de plusieurs
01:13:38collègues
01:13:39et de Marie Pochon
01:13:41qui est présente ici
01:13:42qui a suivi quasiment
01:13:44toutes les réunions
01:13:45de la commission d'enquête
01:13:45il y a eu plusieurs personnes
01:13:47du groupe socialiste
01:13:48il y a eu des personnes
01:13:49de plusieurs groupes
01:13:50qui ont été d'une fidélité incroyable
01:13:51je salue le président
01:13:52de cette commission d'enquête
01:13:52Frédéric Descrezailles
01:13:53qui est plus au sein
01:13:54de cette assemblée
01:13:55aujourd'hui
01:13:56mais il y a eu vraiment
01:13:56un travail assez extraordinaire
01:13:59de partage
01:13:59de recherche
01:14:00merci de l'avoir rappelé
01:14:02et puis
01:14:04vous avez rappelé
01:14:05l'esprit qui était le nôtre
01:14:07ne pas opposer
01:14:09production
01:14:09et environnement
01:14:11mais il ne suffit pas
01:14:12de le dire
01:14:12il suffit de trouver
01:14:13les voies de transition
01:14:14pour y arriver
01:14:15nous sommes absolument
01:14:16convaincus
01:14:17au groupe socialiste
01:14:17que l'agroécologie
01:14:18est la solution
01:14:19c'est la condition
01:14:20sine qua non
01:14:20pour produire demain
01:14:21on n'a pas le choix
01:14:22l'illusion
01:14:23d'une course
01:14:24au armement chimique
01:14:25les scientifiques
01:14:27nous disent
01:14:27que c'est une course
01:14:28perdue
01:14:28que la course
01:14:30à la captation
01:14:31de l'eau
01:14:32pour l'intérêt
01:14:33de quelques-uns
01:14:33c'est une course
01:14:34qui est perdue
01:14:34les solutions
01:14:35elles passent
01:14:36par le partage
01:14:37de l'eau
01:14:37par des solutions
01:14:41fondamentales
01:14:42qui tournent autour
01:14:42de la diversité
01:14:43des paysages
01:14:44de la diversité
01:14:45des rotations
01:14:45la diversité
01:14:46dans le temps
01:14:46la diversité
01:14:47dans le paysage
01:14:48la mosaïque paysagère
01:14:49la variété
01:14:50au sein même
01:14:51de la parcelle
01:14:52sont peut-être
01:14:52les seules solutions
01:14:53qui nous permettront
01:14:54de gagner demain
01:14:55en productivité
01:14:56ça suppose
01:14:57une révolution agronomique
01:14:58et ça suppose
01:14:58également une révolution
01:15:00agroalimentaire
01:15:00et ça suppose
01:15:02que les aides publiques
01:15:03soient mieux allouées
01:15:05que l'appareil agroalimentaire
01:15:06se modernise
01:15:07pour prendre en compte
01:15:08et peut-être aussi
01:15:09que nos systèmes alimentaires
01:15:10évoluent
01:15:11très certainement
01:15:11nos systèmes alimentaires
01:15:12évoluent
01:15:13donc c'est tout ça
01:15:13qui doit boucher
01:15:14en même temps
01:15:14merci de l'avoir rappelé
01:15:16merci monsieur le rapporteur
01:15:17la parole est à
01:15:18Marie Pochon
01:15:19qui vient d'être citée
01:15:19dans l'intervention
01:15:20vous avez la parole
01:15:21chers collègues
01:15:26merci monsieur le président
01:15:27monsieur le rapporteur
01:15:28une réforme
01:15:29qui fera reculer
01:15:30l'Europe de 30 ans
01:15:31voilà ce que nous propose
01:15:32l'omnibus 10
01:15:33sur la santé
01:15:34et l'alimentation
01:15:34de la commission européenne
01:15:35sous couvert
01:15:36de simplifications administratives
01:15:38et pour désengorger
01:15:38les délais de traitement
01:15:39des dossiers par l'EFSA
01:15:40ce texte prévoit
01:15:41en réalité
01:15:42entre autres
01:15:43assouplissement
01:15:44des règles
01:15:44et dépendages aériens
01:15:45de pesticides
01:15:45par drone
01:15:46y compris à proximité
01:15:48des zones résidentielles
01:15:49un affaiblissement
01:15:50majeur
01:15:51des garanties
01:15:51pourtant déjà insuffisantes
01:15:53sur les produits
01:15:53phytosanitaires
01:15:54il s'agit en vérité
01:15:55d'une déconstruction
01:15:56sans précédent
01:15:57du système
01:15:58d'homologation
01:15:59des pesticides
01:15:59on parle de durée
01:16:00d'approbation
01:16:01portée jusqu'à 25 ans
01:16:02pour certains pesticides
01:16:03une capacité
01:16:04fortement restreinte
01:16:05des états
01:16:06à tenir compte
01:16:06des données scientifiques
01:16:07nouvelles
01:16:07lors des réévaluations
01:16:09on parle de dérogation
01:16:10élargie
01:16:11pour des substances
01:16:11pourtant préoccupantes
01:16:12y compris potentiellement
01:16:14des perturbateurs
01:16:14endocriniens
01:16:15et de délais de grâces
01:16:16prolongés
01:16:17qui maintiennent
01:16:17sur le marché
01:16:18des produits
01:16:19à l'évaluation
01:16:20dépassée
01:16:21chers collègues
01:16:22on connaît désormais
01:16:23les liens
01:16:24entre l'exposition
01:16:24aux pesticides
01:16:25de synthèse
01:16:26et la santé publique
01:16:27et celle de l'environnement
01:16:28on connaît
01:16:28leurs impacts
01:16:29sur la biodiversité
01:16:30les populations d'oiseaux
01:16:31les écosystèmes
01:16:31dans leur ensemble
01:16:32on voit l'explosion
01:16:33des maladies chroniques
01:16:34et les très nombreuses
01:16:35publications scientifiques
01:16:36et expertises collectives
01:16:37de l'INSERM
01:16:38montrent qu'il existe
01:16:39une présomption forte
01:16:40d'un lien
01:16:41entre une exposition
01:16:42maternelle
01:16:42pendant la grossesse
01:16:43et la survenue
01:16:44de cancers pédiatric
01:16:45qui n'ont de cesse
01:16:46d'augmenter en Europe
01:16:47mais je voudrais replacer
01:16:48ce débat
01:16:49dans le contexte
01:16:49dans lequel nous sommes
01:16:50précisément
01:16:51en train de vivre
01:16:52la fin du climat
01:16:53tel que nous l'avons
01:16:53toujours connu
01:16:54cela nous oblige
01:16:55à regarder en face
01:16:56ce que beaucoup ici
01:16:58ont nié
01:16:58pendant beaucoup de temps
01:17:00nos conditions de vie
01:17:01et notre capacité
01:17:02à produire
01:17:02dépendent de la manière
01:17:03dont nous traitons
01:17:04notre environnement
01:17:05c'est le sujet
01:17:06de notre discussion
01:17:07aujourd'hui
01:17:07autour de cette proposition
01:17:08de résolution européenne
01:17:09de notre collègue
01:17:10Dominique Potier
01:17:10que je remercie
01:17:12qui propose
01:17:12de renforcer
01:17:13notre capacité
01:17:14à évaluer
01:17:15l'impact des produits
01:17:15phytopharmaceutiques
01:17:16sur les milieux
01:17:17et notre santé
01:17:18cette résolution
01:17:19elle demande
01:17:20de doter en moyens humains
01:17:21plus conséquents
01:17:22l'EFSA
01:17:22qu'il a elle-même
01:17:23réclamé
01:17:24le recrutement
01:17:25d'une cinquantaine
01:17:26d'experts
01:17:26permettrait de traiter
01:17:27en trois ans
01:17:28au lieu de huit
01:17:29les quelques 200 dossiers
01:17:30aujourd'hui en attente
01:17:31et ce sans abaisser
01:17:32le niveau de protection
01:17:33sanitaire
01:17:34elle propose
01:17:35aussi de lutter
01:17:36contre la concurrence
01:17:37des loyales
01:17:38grâce à de véritables
01:17:39mesures miroirs
01:17:40des mesures
01:17:40que le groupe écologiste
01:17:41et social
01:17:42défend depuis des années
01:17:43c'est donc tout naturellement
01:17:45que nous soutenons
01:17:45et voterons
01:17:46pour cette proposition
01:17:47de résolution européenne
01:17:49qui semble être
01:17:49un grand minimum
01:17:50par rapport aux conséquences
01:17:51qui résulterait
01:17:52de l'omnibus 10
01:17:53je vous remercie
01:17:55merci madame la députée
01:17:56monsieur le rapporteur
01:17:57oui tout à l'heure
01:17:58quand j'ai cité
01:17:59Marie Beauchamp
01:17:59je cherchais également
01:18:00et ça m'est revenu
01:18:01pardon
01:18:02c'est Mélanie Thomas
01:18:03qui avait fait équipe
01:18:04qui a été avec nous
01:18:04avec d'autres
01:18:05une très belle équipe
01:18:07et il y avait des gens
01:18:07de droite
01:18:08il y avait des gens
01:18:08de toutes les sensibilités
01:18:09et ça a été un grand moment
01:18:10de dialogue
01:18:11et de recherche
01:18:12merci pour vos encouragements
01:18:14vos propos
01:18:15on a une vision
01:18:16peut-être moins
01:18:21moins univoque
01:18:22de cet omnibus
01:18:23il contient quelques propositions
01:18:24qui vont dans le bon sens
01:18:25et nous les renforçons
01:18:26biocontrôle
01:18:26on l'a dit
01:18:27limitation
01:18:29limitation technique
01:18:30des taux de toxicité
01:18:31etc.
01:18:32il ne faut pas tout jeter
01:18:33mais il y a effectivement
01:18:34vous avez raison
01:18:35une mesure majeure
01:18:36c'est la dérégulation
01:18:37de l'autorisation
01:18:38ça c'est un stupéfiant
01:18:39alors l'explication majeure
01:18:41c'est qu'on n'a pas assez
01:18:42de moyens
01:18:42quand on interroge l'EFSA
01:18:43on s'attend à avoir
01:18:45des milliards
01:18:45en tout cas
01:18:46qu'est-ce que nous répond l'EFSA
01:18:48c'est qu'avec 14 millions d'euros
01:18:51par an
01:18:51ils recrutent
01:18:5250 chercheurs
01:18:53qui leur permettent
01:18:54d'explorer
01:18:55les nouveaux champs
01:18:56et de traiter
01:18:56l'ensemble des dossiers
01:18:57dans les temps requis
01:18:58attendus légitimement
01:18:59par l'industrie
01:19:00l'agroalimentaire
01:19:01et les paysans
01:19:0214 millions d'euros
01:19:03à l'échelle européenne
01:19:04pour quiconque
01:19:04et vous avez
01:19:05c'est pas ici
01:19:06je prêche
01:19:07auprès de gens
01:19:08extrêmement compétents
01:19:09je plaide auprès de gens
01:19:10plus compétents que moi
01:19:11sur les budgets européens
01:19:12mais c'est des centimes
01:19:14c'est-à-dire que
01:19:14pour 14 millions d'euros
01:19:15et je mets simplement
01:19:16ces 14 millions d'euros
01:19:17qui permettra à l'EFSA
01:19:19d'aller aux nouvelles frontières
01:19:20de la science
01:19:20et de traiter l'ensemble
01:19:21des dossiers
01:19:22dans les 10 ans requis
01:19:23qui sont une prudence
01:19:24me semble-t-il minimale
01:19:26je mets en regard
01:19:30ce que m'a donné
01:19:31les privilèges
01:19:31d'une commission d'enquête
01:19:32c'est-à-dire d'aller à Bercy
01:19:33et de regarder
01:19:34ce que payaient
01:19:35comme impôts
01:19:37les 4 majors
01:19:38qui font
01:19:4090%
01:19:40du marché
01:19:41des semences
01:19:41et de la phytopharmacie
01:19:43ils ont un taux
01:19:44d'impôt sur les sociétés
01:19:46je peux vous le dire
01:19:46qu'en virer
01:19:48les milliers de PME
01:19:50de nos territoires
01:19:51il est ridicule
01:19:52il y en a même une
01:19:52parmi ces 4 majors
01:19:53qui ne payent pas du tout
01:19:54d'impôt en France
01:19:55donc un tout petit peu
01:19:57de justice fiscale
01:19:58sur les majors
01:19:59de l'agrobusiness
01:20:01et un tout petit peu
01:20:02de moyens publics
01:20:03dans le contrôle
01:20:04et nous retrouvons
01:20:04les voies de la raison
01:20:05et nous sortons
01:20:07des polémiques stériles
01:20:08en faisant arbitrer
01:20:09par la science
01:20:09des questions essentielles
01:20:12qui touchent
01:20:12à la santé des hommes
01:20:13santé des sols
01:20:14santé des abeilles
01:20:15je le dis par rapport
01:20:16à mon collègue
01:20:16Pierre-Éricourbon
01:20:17qui vient de nous rejoindre
01:20:18qui sont également
01:20:19notre capacité
01:20:20simplement à produire demain
01:20:23merci beaucoup
01:20:24monsieur le rapporteur
01:20:24et enfin
01:20:25la parole est à Nicolas Dragon
01:20:26pour le groupe
01:20:27Rassemblement National
01:20:29merci monsieur le président
01:20:31monsieur le rapporteur
01:20:32mes chers collègues
01:20:33votre proposition
01:20:34de résolution européenne
01:20:35numéro 2854
01:20:37sur le paquet
01:20:38législatif européen
01:20:39Omnibus 10
01:20:40prend place dans le grand débat
01:20:41que nous avons
01:20:42sur la crise agricole
01:20:43et celle-ci
01:20:44tente de verrouiller
01:20:45le cadre réglementaire
01:20:46du Green Deal
01:20:47que certains jugent
01:20:48insuffisant
01:20:48mais dont nous dénonçons
01:20:50les effets négatifs
01:20:51sur l'agriculture européenne
01:20:52qui sont déjà mesurables
01:20:54le Rassemblement National
01:20:55s'est opposé
01:20:57dès l'origine au Green Deal
01:20:58pacte idéologique
01:20:59et bureaucratique
01:21:00imposé
01:21:01sans concertation réelle
01:21:02avec le monde agricole
01:21:04et industriel
01:21:04il a bénéficié
01:21:06des normes excessives
01:21:07une hausse
01:21:07des coûts de production
01:21:08et une perte
01:21:09de compétitivité
01:21:10sans aucune réciprocité
01:21:12de nos partenaires commerciaux
01:21:13il aggrave
01:21:14la crise agricole
01:21:15et affaiblit nos filières
01:21:16si nous pouvons partager
01:21:17le constat
01:21:18depuis 2018
01:21:19110 substances
01:21:20actives synthétiques
01:21:21sur 450
01:21:22n'ont pas passé
01:21:23la réévaluation
01:21:24contre seulement
01:21:255 nouvelles substances
01:21:26synthétiques
01:21:27et 27 d'origine naturelle
01:21:29approuvées
01:21:30les délais d'odorisation
01:21:31des produits
01:21:32de biocontrôle
01:21:32atteignent
01:21:337 à 10 ans
01:21:34en Europe
01:21:34contre moins de 3 ans
01:21:36au Brésil
01:21:36aux Etats-Unis
01:21:37entraînant
01:21:38une rentabilité
01:21:39inférieure de 30%
01:21:40parallèlement
01:21:41la concurrence déloyale
01:21:43s'intensifie
01:21:44les importations
01:21:45continuent souvent
01:21:45avec des substances
01:21:47interdites
01:21:48dans l'Union Européenne
01:21:48sans mesure
01:21:49miroir effective
01:21:50fragilisant
01:21:51les rendements
01:21:52les revenus
01:21:53et la souveraineté
01:21:54alimentaire
01:21:55concernant les discussions
01:21:57au Parlement européen
01:21:58nous ne pouvons
01:21:58que nous réjouir
01:21:59de la réorientation
01:22:01des politiques
01:22:01sur celles
01:22:02que nous défendions
01:22:02mais cette simplification
01:22:04reste insuffisante
01:22:05alors que vous prenez
01:22:06un cadre encore plus strict
01:22:08pour nos agriculteurs
01:22:10toutefois
01:22:10nous soutenons
01:22:11les points
01:22:11que vous soulevez
01:22:12dans les alinéas
01:22:1360 à 66
01:22:14de vraies clauses
01:22:15miroirs
01:22:16seraient nécessaires
01:22:17incluant
01:22:18l'inversion
01:22:18de la charge
01:22:19de la preuve
01:22:19la suppression
01:22:20des tolérances
01:22:21pour les substances
01:22:22les plus dangereuses
01:22:22interdites
01:22:23dans l'Union Européenne
01:22:24mais aussi
01:22:25la difficulté
01:22:26de l'ASE
01:22:26de faire son travail
01:22:27dans les temps
01:22:28nous rejetons
01:22:29en revanche
01:22:30l'ajout
01:22:30de structures
01:22:32limitantes
01:22:33de superflus
01:22:33la phyto-pharmacovigilience
01:22:36européenne
01:22:37qui sont hors prérogatives
01:22:38le transfert
01:22:40des autorisations
01:22:40de mise sur le marché
01:22:41au niveau européen
01:22:42qui ralentirait
01:22:43l'innovation
01:22:44et la surcharge
01:22:45administrative numérique
01:22:46imposée aux agriculteurs
01:22:47nous défendons
01:22:48une ligne claire
01:22:50et pragmatique
01:22:51permettant la poursuite
01:22:52de notre agriculture
01:22:53une simplification réelle
01:22:55une réciprocité
01:22:56commerciale
01:22:57effective
01:22:57et surtout
01:22:58une priorité
01:22:59à la production française
01:23:01afin de soutenir
01:23:02la souveraineté alimentaire
01:23:03que tout le monde
01:23:04appelle de ses voeux
01:23:05aujourd'hui
01:23:05je vous remercie
01:23:08merci monsieur le député
01:23:09monsieur le rapporteur
01:23:10et après on passe au vote
01:23:11d'accord
01:23:13monsieur Dragron
01:23:14je vais répondre
01:23:14de façon pragmatique
01:23:18votre représentant
01:23:19qui était très fidèle
01:23:20aux travaux
01:23:21de la commission d'enquête
01:23:22en permanence
01:23:23et
01:23:24on peut le remercier
01:23:25de certaines façons
01:23:26il nous a stimulé
01:23:27tout ça n'est pas possible
01:23:28parce qu'il y a une concurrence
01:23:29internationale
01:23:30qui fait que
01:23:30des produits plus toxiques
01:23:31rentrent sur le territoire
01:23:32nous avons une proposition
01:23:34de mesure miroir
01:23:36fondée
01:23:36sur l'inversion
01:23:37de la charge de la preuve
01:23:38c'est une nouveauté
01:23:40elle est produite
01:23:41par votre rapporteur
01:23:42mais elle est l'issue
01:23:43des discussions
01:23:44que nous avons eues
01:23:44et nous avons entendu
01:23:45cette demande
01:23:46si nous ne l'entendons pas
01:23:47et je m'adresse
01:23:48à Emmanuel Morel
01:23:49ancien député européen
01:23:50il le sait
01:23:51si l'Europe ne se protège pas
01:23:52et n'a pas des normes solides
01:23:54vis-à-vis de ses compétiteurs
01:23:56elle entraîne
01:23:57ses producteurs
01:23:58vers la perte
01:23:59vers le désespoir
01:24:00on sait ce que provoque
01:24:01politiquement ce désespoir
01:24:02donc il faut protéger
01:24:03nos producteurs
01:24:04protéger nos consommateurs
01:24:05par des normes solides
01:24:07et qu'elles s'appliquent
01:24:08de façon solide
01:24:09l'inversion de la charge
01:24:10de la preuve
01:24:10c'est une stratégie
01:24:11que nous proposons
01:24:12je me réjouis
01:24:13que des formes politiques
01:24:14très diverses
01:24:15les prennent en compte
01:24:16mais je voulais vous dire
01:24:18avec force
01:24:18que nous ne les dissocierons
01:24:20jamais
01:24:20de l'effort
01:24:21de prise en compte
01:24:22de ce que j'appelle
01:24:23les nouvelles frontières
01:24:24de la science
01:24:24n'attendons pas 10 ans
01:24:25pour découvrir
01:24:26que l'épigénétique
01:24:27l'exposome
01:24:28sont des données
01:24:29à prendre en compte
01:24:29dès aujourd'hui
01:24:30sinon nous payons
01:24:31très cher
01:24:31pour nos petits enfants
01:24:32et pour notre capacité
01:24:33à produire demain
01:24:34et je voudrais terminer
01:24:35simplement en vous disant
01:24:36que nos propositions
01:24:38s'inscrivent
01:24:38dans un récit
01:24:39d'un pacte vert
01:24:40qui n'est pas seulement
01:24:41un pacte vert européen
01:24:42qui est un pacte vert
01:24:43de survie de l'humanité
01:24:44si nous n'engageons pas
01:24:46cette transition écologique
01:24:47et les semaines
01:24:47qui viennent de passer
01:24:48devraient nous y alerter
01:24:50c'est pas seulement
01:24:50la santé humaine
01:24:52et nos vies
01:24:52qui sont en jeu
01:24:52mais c'est nos capacités
01:24:54à la survie même
01:24:55de notre humanité
01:24:56ce qui est vrai ici
01:24:57est vrai ailleurs
01:24:58c'est ensemble
01:25:00que nous devons engager
01:25:00cette capacité
01:25:01à coopérer
01:25:02à coopérer avec la nature
01:25:04à coopérer
01:25:04entre nations
01:25:05et entre communautés
01:25:06de nations
01:25:07pour assurer
01:25:08notre sécurité alimentaire
01:25:10plus qu'une somme
01:25:10de souveraineté
01:25:11et pour ça
01:25:12nous aurons besoin
01:25:13de tout le génie
01:25:14de la science
01:25:14de toute la force
01:25:15du monde paysan
01:25:16et d'élus éclairés
01:25:19capables de voir
01:25:20plus que les intérêts
01:25:21particuliers à court terme
01:25:22mais de penser
01:25:22comme l'ont fait
01:25:23parfois nos prédécesseurs
01:25:24une vision du monde
01:25:26d'un monde plus sûr
01:25:27parce que
01:25:28d'un monde qui saura
01:25:30assurer une nourriture
01:25:31de qualité pour tous
01:25:32voilà pourquoi
01:25:33je redis que
01:25:34l'abandon du pacte vert
01:25:35et le drame
01:25:36peut-être de cette décennie
01:25:38ou là des périphéries
01:25:38politiques de tel ou tel pays
01:25:40cet abandon du pacte vert
01:25:41est la faute politique
01:25:42majeure
01:25:43que nous avons engagée
01:25:44depuis deux ans
01:25:44et je voudrais
01:25:45au-delà du sujet
01:25:46qui nous anime aujourd'hui
01:25:47l'homibius 10
01:25:49dire les dégâts
01:25:50déjà faits
01:25:50sur le devoir de vigilance
01:25:51sur le reporting extra financier
01:25:53autant d'avancer
01:25:54dont l'abandon
01:25:55pourrait coûter très cher
01:25:56à notre économie
01:25:57et à nos vies
01:25:59je vous remercie
01:26:00merci beaucoup monsieur le rapporteur
01:26:03aucun amendement
01:26:04n'ayant été déposé
01:26:05sur cette résolution
01:26:06je vous mets au voie
01:26:06à l'article unique
01:26:07de la proposition de résolution
01:26:09qui est pour
01:26:11qui est contre
01:26:12l'article unique
01:26:14est adopté
01:26:15la proposition de résolution
01:26:16est par conséquent adoptée
01:26:17félicitations monsieur le rapporteur
01:26:18je vous laisse dire un mot
01:26:19je vous remercie monsieur le président
01:26:20je vous remercie à tous
01:26:20pour votre présence
01:26:22merci
01:26:22merci beaucoup
01:26:23il me reste à procéder
01:26:24à quelques nominations
01:26:25de rapporteurs
01:26:26je vous propose de nommer
01:26:26madame Isabelle Roche
01:26:28rapporteure sur la proposition
01:26:29de résolution européenne
01:26:30dont elle est l'auteur
01:26:30sur l'universalité
01:26:31des droits conférés
01:26:32aux élus de zones
01:26:33transfrontalières
01:26:34et madame Danielle Brulbois
01:26:36rapporteure sur la proposition
01:26:37de résolution européenne
01:26:38dont elle est l'auteur
01:26:38avec plusieurs de ses collègues
01:26:39sur la révision
01:26:40des directives européennes
01:26:41relatives au marché public
01:26:42et à la consécration
01:26:43d'un critère carbone
01:26:44au service de la décarbonation
01:26:45et de la souveraineté industrielle
01:26:48prochaine séance
01:26:49mercredi 8 juillet à 15h
01:26:50avec l'examen
01:26:51d'une proposition
01:26:51de résolution européenne
01:26:52sur la lutte
01:26:53contre le vol de véhicules
01:26:54et les filières criminelles
01:26:55organisées en Europe
01:26:56sur le rapport
01:26:57de monsieur Vincent Ledoux
01:26:58je vous remercie
01:26:59bonne fin de l'après-midi
01:27:42et les filières
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