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  • il y a 14 heures
Le 1er juillet, la commission des affaires étrangères du Sénat auditionnait Éric Trappier, président-directeur général de Dassault Aviation. Au lendemain de l’adoption par le Sénat de l’actualisation de la loi de programmation militaire pour la période 2026-2030 prévoyant une hausse de 36 milliards d’euros du budget de la Défense, Éric Trappier présentait les projets et innovations militaires français, et notamment le développement du Rafale F5 et de son nouveau moteur, le M88 T-Rex. Interrogé sur les questions de coopération internationale et de défense européenne, le président-directeur général de Dassault Aviation a soutenu l’idée d’une France forte sur la scène internationale, malgré une coopération européenne encore trop peu développée. Il a notamment déploré l’abandon du projet européen SCAF et l’enlisement du projet d’Eurodrone. Revivez ces échanges. Année de Production : 2025

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00:00:01Générique
00:00:09Comment se préparer aux guerres de demain ?
00:00:12La question occupe beaucoup le Sénat qui vient d'adopter la loi de programmation militaire pour les années à venir.
00:00:18Et ce matin, les élus auditionnent Éric Trappier, le président de Dassault Aviation.
00:00:24Il sera notamment question de l'avion du futur. Regardez.
00:00:27Mes chers collègues, monsieur le président directeur général d' Dassault Aviation, cher Éric Trappier,
00:00:34nous sommes heureux de pouvoir vous entendre aujourd'hui, un an après votre précédente audition, devant cette même commission.
00:00:41Que s'est-il passé de significatif depuis un an ?
00:00:44L'Inde a confirmé de façon marquante son intérêt pour le rafale, dont elle estime aujourd'hui qu'il a
00:00:49tenu parfaitement son rôle
00:00:51lors des affrontements de mai 2025 contre le Pakistan.
00:00:55Vous pourrez nous dire où vous en êtes de ce contrat considérable qui est aujourd'hui en négociation
00:00:59et qui devrait comporter une part significative de production locale.
00:01:03Mais l'importance de l'aviation de combat a également été rappelée par les affrontements au Proche-Orient, au Moyen
00:01:09-Orient,
00:01:10qui ont démontré son efficacité pour atteindre des cibles en profondeur, notamment au moyen de missiles aérobalistiques.
00:01:15Les avions français ont aussi été utilisés pour abattre des drones au canon, dans le cadre d'une innovation mise
00:01:21en œuvre, je crois, avec le concours de la DGA.
00:01:24Sur le front ukrainien, les avions de chasse continuent à jouer un rôle important pour larguer des bombes guidées avec
00:01:30une certaine efficacité.
00:01:33Et ils concourent également à assurer la police du ciel au-dessus des Pays-Baltes.
00:01:37Les avions de chasse demeurent donc indispensables à ce jour et il est crucial d'assurer leur avenir,
00:01:42d'autant plus, je le rappelle, qu'ils jouent également un rôle essentiel dans la composante nucléaire aéroportée.
00:01:48L'avenir du Rafale a pour nom le standard F5, qui est attendu autour de 2035, avec un nouveau moteur
00:01:57et des capacités de guerre électronique renouvelées.
00:02:00Vous nous direz comment se passe le développement de ce nouvel avion, compte tenu du retard initial pris dans son
00:02:08lancement.
00:02:09Quand est prévu le premier vol de ce nouveau Rafale ? Est-ce que vous avez déjà des marques d
00:02:14'intérêt à l'export ?
00:02:15Mais si le standard F5 du Rafale doit permettre de développer certains jalons pour un futur chasseur de sixième génération,
00:02:21tout reste à faire depuis qu'a été officialisé l'abandon du NGF dans le programme du SCAF.
00:02:26Nous souhaitons bien évidemment connaître votre sentiment sur cet échec,
00:02:29non pour désigner un responsable en particulier, mais davantage pour en tirer des leçons sur la manière de conduire des
00:02:36programmes en coopération avec des partenaires européens.
00:02:38Il y a quelques mois, notre commission a produit un rapport sur la BITD européenne,
00:02:43dans lequel les rapporteurs Pascal Lézard et Hélène Conway-Mouret émettaient des doutes sur l'avenir du SCAF
00:02:48en considérant que la dimension politique du projet l'emportait sur la dimension industrielle.
00:02:52Ils estimaient nécessaire de revenir au fondement des coopérations industrielles
00:02:56qui doivent être bâties sur des réalités en termes de maîtrise des technologies
00:02:59et ne pas servir à certains acteurs à rattraper le retard technologique
00:03:03aux dépens des leaders qui ont investi depuis de nombreuses années.
00:03:07Ceci étant dit, vous pourrez nous donner votre analyse de la situation.
00:03:10Que faut-il penser des presque dix années écoulées depuis le lancement du SCAF ?
00:03:14Est-ce que tout ce temps a été perdu pendant que les concurrents avançaient autour du programme GCAP,
00:03:21par exemple, ou certaines briques technologiques développées pourront-elles être réutilisées ?
00:03:26Comment voyez-vous justement l'avenir et le développement du chasseur de sixième génération
00:03:30qui aurait des gènes tricolores ?
00:03:32Notre commission a obtenu que soit inscrit dans l'actualisation de la loi de programmation militaire
00:03:37qu'un démonstrateur de hauts besoins national soit réalisé d'ici 2035.
00:03:42Vous avez souvent dit que les industriels français maîtrisaient toutes les technologies nécessaires à un tel projet.
00:03:47Mais un programme industriel doit également prendre en considération les économies d'échelle et les débouchés.
00:03:52Est-ce que vous pensez que des partenariats sont possibles sur des bases plus opérationnelles et équitables ?
00:03:58Que pensez-vous en particulier d'un acteur comme Sab avec lequel vous avez travaillé pour le programme de démonstrateur
00:04:04Neuron ?
00:04:05Que pouvez-vous nous dire par ailleurs sur le calendrier d'un nouveau programme et sur son coût ?
00:04:11Est-ce qu'il doit être au centre de la partie air et espace du prochain livre blanc
00:04:15qui aura pour rôle de préciser nos besoins à long terme ?
00:04:18Un mot enfin sur le regard que vous portez sur notre industrie.
00:04:22Vous exercez évidemment aujourd'hui la présidence de l'UIMM
00:04:25à un moment où de nombreuses entreprises françaises et européennes sont confrontées à la fermeture du marché chinois et aux
00:04:31taxes américaines.
00:04:32Est-ce que l'effort de réarmement peut constituer une perspective pour ces entreprises pour développer leur dualité ?
00:04:39Plus globalement, la France est-elle enfin revenue de la désindustrialisation ?
00:04:46Ou s'agit-il encore pour l'instant plus de slogans que de réalités sur le terrain ?
00:04:50Je rappelle que cette audition est captée et diffusée sur le site du Sénat et sur les réseaux sociaux.
00:04:55Et donc à l'issue de votre propos liminaire, je donnerai la parole à nos collègues qui ont de nombreuses
00:05:00questions à vous poser.
00:05:02Monsieur le Président, vous avez la parole.
00:05:06Monsieur le Président, Messieurs et Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
00:05:10Merci de m'accueillir aujourd'hui dans cette salle que je connais bien pour parler de ces sujets qui génèrent
00:05:19toujours beaucoup de questions.
00:05:21Et donc je dirai tout de suite, et vous le savez déjà très bien, qu'elles engagent toujours du très
00:05:26long terme.
00:05:27Notre industrie est une industrie de long terme, est une industrie dans laquelle il faut, avec nos armées et je
00:05:35dirais avec l'État,
00:05:37l'État non seulement en politique de défense mais en politique étrangère, c'est toujours ce que j'apprécie quand
00:05:42je viens vous voir ici,
00:05:43c'est qu'on lit toujours la problématique de la politique étrangère et donc de la géopolitique globale
00:05:51avec la manière d'armer, de réarmer nos militaires.
00:05:58Ça ne vous a pas échappé que le contexte international reste d'une certaine manière très instable.
00:06:04On se réjouit d'un certain cessez-le-feu, je pèse mes mots devant vous, au Moyen-Orient, très instable
00:06:13et très précaire.
00:06:15Une guerre qui va laisser quand même des traces d'inquiétude dans les pays de la région.
00:06:20Et donc quand il y a de l'inquiétude, il y a forcément un futur qui est incertain.
00:06:29La guerre en Ukraine qui se poursuit, qui ne s'arrête pas, qui est toujours au bord de nos frontières
00:06:37et même qui redouble avec des avancées des uns ou des autres,
00:06:42mais en réalité une guerre qui est partie encore pour durer
00:06:45et qui bien sûr peut réveiller un certain nombre de consciences en Europe, virgule ou pas, point d'interrogation.
00:06:54Vous avez vu dans ces guerres l'utilisation massive des drones.
00:06:59Je pense qu'il faut aussi raison garder.
00:07:03Dans les drones, il y a plusieurs classifications de drones, on pourra y revenir.
00:07:07Il y a les drones de combat, de la taille d'un avion de combat, chargé d'être opéré avec
00:07:12les avions de combat.
00:07:13Vous avez des drones de surveillance, on a beaucoup parlé de l'euro-drone, on pourra aussi en parler si
00:07:20vous le souhaitez.
00:07:21Et puis il y a l'émergence de petits drones, nombreux, pas chers,
00:07:27qui ne font absolument pas le même travail que ce que pourraient faire des drones plus importants,
00:07:32voire des avions de combat, voire des bâtiments de surface ou des tirs d'artillerie ou des tirs de missiles
00:07:39sol-sol.
00:07:40Donc tout ça fait un paysage assez complexe et je vais essayer de vous dire ce que nous, Dassault, on
00:07:50est en train de faire.
00:07:51La société se porte d'abord bien.
00:07:55Je vais commencer par le civil, avant de revenir bien sûr aux militaires,
00:08:00mais on vient de faire voler le Falcon 10X, qui est un avion de la plus grande masse qu'on
00:08:07ait jamais fait depuis le Mercure.
00:08:09Il y a de ça quand même assez longtemps.
00:08:11Je pense qu'on est les seuls avionneurs au monde aujourd'hui à faire voler un nouvel avion complètement nouveau.
00:08:16Ça ne s'est pas fait depuis bien longtemps de part et d'autre de l'Atlantique.
00:08:21Comme vous le savez, Boeing et Airbus doivent préparer leur futur monocouloir.
00:08:25Mais ce n'est quand même pas encore pour tout de suite, ni pour le premier vol, ni pour les
00:08:30livraisons.
00:08:31Ceux d'avant, c'est des versions modernes qui ont été faites.
00:08:34Chez nos concurrents, que ce soit Bombardier ou Golfstream, c'est déjà depuis un certain temps qu'ils n'ont
00:08:42pas fait voler un avion totalement nouveau.
00:08:44Et vous avez l'avion de Bombardier régional, l'A220, qui a été commercialisé par Airbus.
00:08:52Donc c'est quand même une prouesse.
00:08:54Ça veut dire que nos équipes d'ingénieurs, avec leur petit bureau d'études, en parallèle de faire ce qu
00:08:58'elles doivent faire sur le militaire,
00:09:01continuent à garder cette compétence de l'avion, de tous ces métiers, qui ne sont pas tout à fait les
00:09:07mêmes que ceux des avions de combat.
00:09:09Mais chez nous, les gens passent de l'un à l'autre en fonction de la charge de travail.
00:09:13Je reviens donc sur le sujet principal.
00:09:16D'abord le rafale.
00:09:17On continue la montée en cadence.
00:09:20Cette montée en cadence répond à un besoin de livraison des avions, principalement à l'export.
00:09:27Parce que, comme vous le savez, les livraisons à la France sont plutôt de petite quantité dans les années à
00:09:32venir.
00:09:34Donc ça se passe bien.
00:09:36C'est toujours un exercice difficile, parce qu'il faut faire monter en cadence aussi la supply chain,
00:09:43dans une ambiance globale où l'aéronautique monte en cadence, l'aéronautique civile.
00:09:47Et par conséquent, c'est un travail de tous les jours pour s'assurer que cette supply chain suit cette
00:09:54montée en cadence du rafale.
00:09:55Comme vous le savez, Dassault n'est pas seul à faire le rafale.
00:09:58C'est tout, avec nos deux grands partenaires que sont Safran et Thalès,
00:10:02et aussi 400 entreprises réparties sur le territoire qui montent en puissance.
00:10:07Et qui sont d'ailleurs, quand je les visite au titre de l'UEMM,
00:10:10très fiers d'avoir une petite partie de rafales qui volent tous les jours.
00:10:17Sur le rafale, donc le choix français qui a été fait, qu'on salue,
00:10:22c'est le développement de ce qu'on a appelé le F5,
00:10:25qui donne pratiquement une modernisation assez forte du rafale pour les années 2035.
00:10:34On volera un peu avant.
00:10:36On aura même très certainement un standard intérimaire dès 2032-33.
00:10:44Des changements assez importants, puisqu'il y a des prises en compte de besoins nouveaux,
00:10:50des retours d'expérience de nos militaires, des améliorations de capteurs.
00:10:55En réalité, vous avez en premier lieu un nouveau moteur qui s'inscrit très fortement dans une progressivité
00:11:02de réacquérir des compétences sur les parties chaudes des moteurs avec Safran.
00:11:09Et donc ce moteur du Rafale permettrait une première étape de progression
00:11:16et donnera évidemment des performances complémentaires à l'avion.
00:11:21Les capteurs avec un radar beaucoup plus puissant.
00:11:26Des nouvelles contre-mesures qui prennent en compte en permanence les nouvelles menaces qui arrivent de partout.
00:11:33Des liaisons de données, puisque vous savez que l'avion ne travaille jamais seul.
00:11:37C'est déjà le cas aujourd'hui, ce sera encore moins le cas demain.
00:11:39Donc l'intégration dans les réseaux, qu'ils soient des réseaux autant ou autres,
00:11:44pour être capable de travailler en interarmée.
00:11:48Et bien sûr, l'intégration de nouveaux missiles, dont le missile qui sera le missile pour la composante nucléaire aéroportée
00:11:57à cet horizon 2035, qui crée le vrai besoin en termes de performance et de capacité d'intégration et de
00:12:07défense de l'avion.
00:12:10Mais d'autres missiles aussi qui sont en cours d'étude, des missiles RR, un certain nombre d'améliorations des
00:12:17missiles aussi hier seul.
00:12:19Tout ça est en cours d'étude.
00:12:22Le F5, nous sommes en train de l'étudier avec nos partenaires en ce moment.
00:12:28Et ceci devrait donner lieu à un contrat de développement à la fin de cette année,
00:12:33si on veut tenir les délais dont je vous ai parlé juste avant.
00:12:37Une petite déception, c'est qu'on n'a pas encore lancé de drone de combat.
00:12:43Ça ne veut pas dire qu'on n'y travaille pas, mais les contraintes budgétaires, les évolutions...
00:12:49Pour nous, le drone de combat, c'est complémentaire de l'avion de combat.
00:12:52Ça ne le remplace pas.
00:12:54Ce n'est pas un drone de combat qui pourrait faire la guerre tout seul.
00:12:58C'est un drone de combat qui peut intervenir avec l'avion de combat pour améliorer encore les performances de
00:13:06l'avion de combat.
00:13:07En particulier, en faisant un drone de combat très furtif, vous pouvez acquérir la furtivité.
00:13:14C'est ça qu'on avait un peu démontré, même beaucoup démontré avec le démonstrateur Neurone,
00:13:19mais qui est resté à l'époque l'être morte d'un point de vue programmatique.
00:13:23Alors qu'il était fait à six pays.
00:13:26À l'époque, les drones n'étaient pas encore tout à fait encore à l'ordre du jour, malheureusement.
00:13:32Sur ce futur après F5, on inscrit cette modernisation du rafale.
00:13:39D'abord, ça va nous permettre d'avoir une offre améliorée pour l'export.
00:13:44Alors, on parlait de l'export un petit peu au début.
00:13:46Pour répondre au début des questions, l'Inde nous fait confiance.
00:13:51Mais c'est vrai déjà depuis 1953.
00:13:54Donc on voit bien qu'il y a un attachement indépendant même des pouvoirs politiques et français et indiens
00:14:02qui ont évolué plusieurs fois de cette volonté de travailler entre France et Inde.
00:14:11Je pense que c'est d'une certaine manière, et j'y mets des gros guillemets, la démonstration que la
00:14:18politique étrangère de la France,
00:14:20qui a été bien sûr encore plus développée pendant la Ve République, fait qu'un certain non-alignement,
00:14:27on parle beaucoup de De Gaulle en ce moment, on voit des films, c'est bien cette volonté d'indépendance,
00:14:34cette volonté liée à la dissuasion nucléaire maintenant, qui fait que la voix de la France aussi,
00:14:41dans le concert international, est écoutée.
00:14:44Et je dirais même, en tant que témoin, c'est vous qui savez mieux que moi, est attendue.
00:14:49Cette voix française est toujours très attendue.
00:14:52Et c'est ce qui fait que nous, on peut s'inscrire dans cette politique étrangère,
00:14:56dans cette politique de développement de certains types d'avions de combat,
00:15:03capables de la dissuasion nucléaire, mais donc capables aussi de toutes les missions conventionnelles,
00:15:08que les pays s'intéressent et se sont fortement intéressés aux Rafales.
00:15:12L'un des comptants des avions qu'elle a touchés,
00:15:16elle a eu à les mettre en œuvre dans le cadre de l'opération Sindur,
00:15:20qui est une opération, comme toute opération d'ailleurs dans le monde aujourd'hui,
00:15:23très spécifique et dans laquelle il faut toujours se garder de tirer des conclusions trop générales.
00:15:29Nous, entre guillemets, l'appréciation des Indiens que nous avons recueillis,
00:15:34en parallèle de nos officiels, bien sûr,
00:15:38sont tout à fait satisfaits des capacités de l'avion.
00:15:41Après un avion, c'est pas tout.
00:15:42Il y a des tactiques, il y a de l'entraînement,
00:15:44il y a ce que fait celui qui est en face,
00:15:47il y a les circonstances des opérations qui sont faites,
00:15:51et par conséquent, l'Inde souhaite préserver cette capacité de travailler avec la France,
00:15:58et donc nous a demandé de faire une offre un peu plus grande,
00:16:03214 avions, dans laquelle il va falloir bien aussi être capable de faire de ce qu'on appelle le making
00:16:10in India,
00:16:10c'est-à-dire encore plus de travaux en Inde,
00:16:12et en particulier, on a prévu de faire l'assemblage final d'un grand nombre de rafales localement là-bas,
00:16:20et on pense qu'on aura même des contrats complémentaires après, si on réussit cette affaire.
00:16:25Cette affaire est en cours d'instruction, donc je ne commenterai pas trop.
00:16:29On a une ambition commune entre Indiens et Français,
00:16:33c'est un contrat qui sera un contrat aussi de gouvernement à gouvernement,
00:16:37de le finaliser le plus vite possible,
00:16:40avant la fin de l'année, dans tous les cas.
00:16:44Sur l'export, je voudrais aussi dire que je me suis rendu au Moyen-Orient,
00:16:49pendant les opérations au Moyen-Orient,
00:16:53que là aussi, les pays que j'ai rencontrés, au plus haut niveau de ces États,
00:16:58ont une satisfaction très forte du positionnement de la France,
00:17:03politique, diplomatique, géopolitique en réalité,
00:17:06et du positionnement militaire,
00:17:08là où, par exemple, nos avions basés à Aldafra
00:17:13ont pu opérer pour contribuer à défendre le pays
00:17:17avec lequel on a des accords de défense,
00:17:20et nous-mêmes, industriels, avons conservé nos équipes là-bas,
00:17:24que je salue aussi,
00:17:26pour continuer à assurer le soutien,
00:17:30là où d'autres faisaient une marche arrière,
00:17:33compte tenu des opérations.
00:17:35Donc, ceci est toujours très observé et très apprécié par nous.
00:17:39On n'a sûrement pas la puissance américaine,
00:17:42mais on a cette fidélité à nos engagements,
00:17:46l'État d'une part, l'industriel d'autre part,
00:17:49qui est vraiment à noter,
00:17:51et qui est noté par nos clients export.
00:17:56Tout ça nous inscrit dans un futur,
00:17:58donc le Rafale F4 aujourd'hui,
00:18:02donc des améliorations en cours,
00:18:04un Rafale F5 pour 2035.
00:18:07Oui, les gens de l'export l'ont entendu,
00:18:11l'ont vu, ont posé des questions à la DGA
00:18:14ou à nous-mêmes.
00:18:16On l'inscrit, c'est post-2045,
00:18:19donc aujourd'hui, les avions qu'on livre,
00:18:20ou qu'on va livrer d'ici 2045,
00:18:22pardon, post-2035, excusez-moi.
00:18:25Ces avions qu'on va livrer d'ici 2035
00:18:28sont au standard actuel,
00:18:30donc plutôt F4,
00:18:32et on basculera à une offre de Rafale F5
00:18:36après 2035,
00:18:38donc on aura à nouveau une période
00:18:40dans laquelle on pourra relancer encore plus
00:18:44les exportations du Rafale,
00:18:46comme on sera monté à cadence 4
00:18:47et qu'on peut aussi monter à cadence 5.
00:18:50notre capacité à fournir des avions.
00:18:53Il y aura une ligne de fabrication aussi en Inde.
00:18:55On sera tout à fait prêts à prendre les commandes
00:18:58et on ira les chercher
00:18:59quand on peut aller les chercher.
00:19:02Est-ce à dire que le grand futur ne nous intéresse pas ?
00:19:05Non, pas du tout.
00:19:06On cherche absolument à continuer
00:19:08et à poursuivre les études
00:19:11sur un futur avion de combat.
00:19:13Donc tout le travail qui a été fait,
00:19:15c'est vrai, en neuf ans, c'est long,
00:19:19vont être utilisés.
00:19:20On a fait des simulations,
00:19:22nos ingénieurs ont travaillé à des solutions,
00:19:24des compromis entre aérodynamique,
00:19:27furtivité et emport,
00:19:29puisqu'il faut pouvoir emporter des armes
00:19:30un petit peu plus lourdes.
00:19:32Tout ce travail est fait.
00:19:34On échoue, et j'en suis un peu triste
00:19:38et déçu qu'on n'arrive pas à avoir défini
00:19:42avec les deux partenaires,
00:19:44un avion qui puisse voler en 2030,
00:19:48un démonstrateur qui puisse voler en 2030.
00:19:50Ça aurait été quand même quelque chose de positif.
00:19:53Vous savez tous la raison ou les raisons
00:19:56qui ont fait que cette coopération s'arrête.
00:20:00Dès le départ, on était à deux.
00:20:02On était donc à, grosso modo,
00:20:05moitié-moitié de charge de travail
00:20:07avec un leadership assumé pour Dassault.
00:20:10Pour Dassault, en tout cas,
00:20:11c'était Dassault l'architecte.
00:20:14L'arrivée des Espagnols a modifié cet équilibre,
00:20:17puisque les Espagnols, c'est aussi Airbus,
00:20:19et que Airbus Espagne répond à Airbus Allemagne
00:20:23en termes d'organisation d'Airbus,
00:20:25qui est leur organisation,
00:20:26je n'ai rien à en dire.
00:20:27On s'est retrouvés à un tiers de travail
00:20:29contre deux tiers pour Airbus.
00:20:31J'ai fini par accepter en faisant redire plusieurs fois
00:20:35que le leadership et l'architecte, c'était bien Dassault.
00:20:38Et puis, au fur et à mesure,
00:20:40on s'est aperçu que Airbus souhaitait aussi
00:20:44avoir des responsabilités plus fortes dans la définition.
00:20:48Et donc, soit vous voulez être vraiment juste à côté de nous
00:20:51et tout partager, ou du moins partager beaucoup de choses,
00:20:54soit même prendre des leaderships de package.
00:20:58Et donc, petit à petit, l'ambiance s'est dégradée dans les équipes.
00:21:03Et on est arrivé à un point où, vous l'avez vu,
00:21:06j'ai demandé une évolution de gouvernance,
00:21:09parce que le 2 contre 1 ne me permettait plus,
00:21:11vu de ma fenêtre, d'exercer ce rôle d'architecte.
00:21:18Airbus, il y a un peu plus de 6 mois, a dit
00:21:20qu'on ne veut plus travailler avec Dassault.
00:21:22Moi, je n'ai jamais dit que je ne voulais pas travailler avec Airbus,
00:21:24au contraire.
00:21:26Donc, là, les choses étaient irréconciliables.
00:21:31Je ne dis pas qu'il y avait un accord entre Airbus et Dassault
00:21:33pour dire que c'était irréconciliable,
00:21:34mais le constat faisait que c'était devenu irréconciliable.
00:21:38Et la conciliation qui est arrivée à la demande du président de la République
00:21:41et en accord avec le chancelier n'a pas permis de débloquer.
00:21:45On a fait des ouvertures, mais le fossé était trop grand.
00:21:48Donc, d'un commun accord, les deux pays ont décidé d'arrêter.
00:21:52Je dis les deux parce que l'Espagne, derrière,
00:21:55je ne sais pas, elle n'était pas complètement dans la conciliation.
00:21:58Et par conséquent, on est en cours, entre guillemets, d'arrêt.
00:22:02L'arrêt contractuel et juridique n'est pas fait encore.
00:22:05Et c'est en cours, c'est à la DGA, avec ses enveloppes,
00:22:07de regarder comment on finalise.
00:22:09Donc, ça pose évidemment la question du rebond.
00:22:12Comment on rebondit ?
00:22:14On a des besoins opérationnels français.
00:22:18C'est sur cette base des besoins opérationnels français,
00:22:20clairement exprimés depuis le début du SCAF et du NGF,
00:22:25sur la dissuasion nucléaire et la taille de l'arme future,
00:22:30sur la furtivité, sur la capacité à embarquer à bord du porte-avions France Libre,
00:22:37qui fait qu'il y a une fiche de besoins
00:22:41qui est clairement exprimée par nos armées,
00:22:43sur lesquelles nous répondrons comme d'habitude.
00:22:46Et nous répondons actuellement,
00:22:49en toute liberté dans l'exercice de ces fonctions-là aujourd'hui,
00:22:53pour faire ce que j'ai toujours appelé le plus petit avion qui fait tout.
00:22:58Alors, ce n'est pas toujours le meilleur dans chaque domaine,
00:23:00mais c'est un avion qui permet de tout faire,
00:23:03compte tenu de l'ensemble de ses besoins.
00:23:07J'ajoute qu'on est tout à fait ouverts à la coopération,
00:23:10on l'a fait dans le cadre du neurone,
00:23:12on l'a fait dans le cadre du NGF, en réalité,
00:23:16avec des règles du jeu qui sont toujours les mêmes,
00:23:18il faut que les compétences soient mises en avant.
00:23:21L'important, c'est de servir nos armées,
00:23:23ce n'est pas de se faire plaisir,
00:23:24et par conséquent, ni pour les uns ni pour les autres,
00:23:27par conséquent, il faut être sûr qu'on fait l'avion de combat
00:23:30le plus opérationnel, le plus performant au regard des demandes de nos armées,
00:23:38et qu'il soit en plus exportable, puisque vous voyez que dans l'équation économique,
00:23:42nous ne sommes pas les États-Unis,
00:23:43nous ne fabriquons pas des milliers d'avions de combat
00:23:45pour amortir toutes ces dépenses,
00:23:48et par conséquent, la manière de retrouver de l'argent,
00:23:54c'est bien de l'exporter,
00:23:55et la France en bénéficie.
00:23:57Je rappelle que quand on exporte un avion,
00:23:58on paye l'ensemble de nos impôts en France,
00:24:01on paye les caisses de charges sociales,
00:24:04on paye les salariés qui travaillent,
00:24:05et tous les sous-traitants sur tous les territoires,
00:24:08qui eux-mêmes payent leurs impôts,
00:24:10et payent leurs charges sociales.
00:24:12Donc la réalité aujourd'hui, c'est qu'avec les grands contrats export,
00:24:16le retour sur la France est très important,
00:24:18et je ne parle même pas des sujets de royalties
00:24:21ou de licences qu'on peut payer sur l'exportation.
00:24:25Donc il faut préserver ce modèle,
00:24:29qui est quelque chose de fondamental pour la capacité française.
00:24:34J'ajoute que si on veut faire l'Europe,
00:24:36et je suis un fervent défenseur de la volonté
00:24:39de faire une Europe plus forte qu'aujourd'hui,
00:24:42ce qui n'est pas très difficile en termes de volonté,
00:24:46le but n'est pas de dupliquer.
00:24:48Moi j'entends en permanence la fragmentation,
00:24:50si on duplique, on va fragmenter encore plus.
00:24:53Donc le but c'est quand même d'essayer
00:24:55de prendre les compétences là où elles sont,
00:24:57d'y agréger un certain nombre d'acteurs européens
00:25:00qui souhaiteraient contribuer,
00:25:02sans dupliquer forcément,
00:25:04et donc ouvrir à tout vent la propriété intellectuelle,
00:25:08la capacité de redévelopper en parallèle des avions,
00:25:11etc.
00:25:12Voilà, c'est vraiment ça qu'il faut faire
00:25:14si on veut être fort en Europe, on en est loin.
00:25:17Si le budget de la Commission européenne
00:25:19veut contribuer à ça, tant mieux.
00:25:21Mais je pense quand même que le leadership
00:25:24d'un avion de combat à définir pour demain
00:25:27doit être en France, indépendamment de Dassault.
00:25:30Il doit être avec nos armées,
00:25:31qui sont sûrement les armées et notre armée de l'air,
00:25:35si je mets le Royaume-Uni de côté,
00:25:36et même si je prenais le Royaume-Uni,
00:25:38les meilleures d'Europe.
00:25:39La DGA est un outil qu'on peut critiquer,
00:25:42qu'on critique, mais qui est essentiel
00:25:46à cet écosystème,
00:25:48depuis la dissuasion nucléaire,
00:25:51et que par conséquent,
00:25:53la DGA, qui était le directeur de programme
00:25:56dans le cadre du Neurone,
00:25:57dans lequel on a fourni un démonstrateur
00:26:00de drones de combat qui a fait le travail
00:26:01d'un drone de combat,
00:26:02qui a même volé dans des salons
00:26:05avec toute la sécurité,
00:26:06avec une furtivité mesurée au-delà
00:26:08de ce qu'on espérait.
00:26:10La DGA et Dassault ont réussi,
00:26:12par ce leadership,
00:26:14à être capables
00:26:15de faire des matériels
00:26:19de très haut niveau.
00:26:20Voilà, donc je pense que tout ça,
00:26:22c'est sur la table.
00:26:23La page, maintenant, est à écrire,
00:26:25ou à réécrire.
00:26:27On est motivés,
00:26:28et on est capables de coopérer.
00:26:31On l'a démontré par le passé,
00:26:32mais on veut coopérer
00:26:33avec des règles du jeu
00:26:34qui soient acceptées dès le départ.
00:26:37Donc il faut qu'il y ait des accords
00:26:38entre les États, c'est normal,
00:26:40on développe des matériels militaires,
00:26:41et il faut qu'il y ait des accords
00:26:43de bonne foi entre les industriels
00:26:46qui contribueront à cet avion
00:26:47basé sur leurs expériences
00:26:50et basé sur leur savoir-faire
00:26:51et le respect de ces savoir-faire,
00:26:53de cette expérience.
00:26:56Merci beaucoup,
00:26:57M. le Président,
00:26:58pour ces explications.
00:27:00Maintenant, je passe aux questions
00:27:02de nos collègues.
00:27:03Et donc je commence par Christian Cambon.
00:27:07Merci, Président.
00:27:09M. le Président,
00:27:10merci tout d'abord
00:27:11de vos explications
00:27:12qui sont toujours très claires
00:27:13et très franches.
00:27:15Moi, j'ai deux éléments de questions.
00:27:17La première,
00:27:19est-ce que vous pensez
00:27:20que cet échec
00:27:23annoncé
00:27:23et que nous pressentions
00:27:25depuis longtemps
00:27:25sur le projet franco-allemand
00:27:29risque d'impacter
00:27:30tout autre projet ?
00:27:31Vous venez d'ouvrir
00:27:33des perspectives,
00:27:35mais finalement,
00:27:35avec qui peut-on envisager
00:27:37des coopérations
00:27:39sur les bases
00:27:40de celles que vous venez
00:27:40d'évoquer ?
00:27:42Et je pense
00:27:44notamment
00:27:45à l'autre projet,
00:27:47le projet Tempest,
00:27:48où là,
00:27:48il y a un certain nombre
00:27:49d'acteurs,
00:27:50Grande-Bretagne,
00:27:51Italie,
00:27:51Japon,
00:27:51etc.
00:27:52Est-ce qu'il y a
00:27:52une opportunité
00:27:53de ce côté-là ?
00:27:54Et ma deuxième question,
00:27:57étrangement,
00:27:58après cet échec
00:27:59et comme pour le camoufler,
00:28:01le gouvernement allemand
00:28:02et le gouvernement français
00:28:03viennent de signer
00:28:03un accord sur KNDS
00:28:04en se répartissant
00:28:0540% chacun
00:28:07les responsabilités.
00:28:08Est-ce que franchement,
00:28:09les leçons du passé
00:28:10ne servent à rien
00:28:11et que l'on va retrouver
00:28:12les mêmes contraintes
00:28:13et que sur l'armement terrestre,
00:28:15on finira dans la même situation
00:28:17où finit aujourd'hui
00:28:18le SCAF ?
00:28:21Évidemment,
00:28:21beaucoup de mal
00:28:22à commenter sur le terrestre.
00:28:23Ce n'est pas mon domaine
00:28:24et je ne veux pas m'aventurer
00:28:25dans ce domaine-là.
00:28:26Il y a une relation
00:28:28franco-allemande
00:28:28peut-être plus difficile
00:28:30aujourd'hui
00:28:30qu'elle ne l'a été
00:28:31de par le passé.
00:28:32Il y a peut-être
00:28:34une volonté allemande
00:28:35de reprendre la main
00:28:37sur l'industrie d'armement.
00:28:38Ça va me permettre aussi
00:28:40de rebondir
00:28:41sur une des questions
00:28:42du président
00:28:45sur l'industrie
00:28:47et l'UMM.
00:28:48Vous le savez tous,
00:28:49l'automobile va mal.
00:28:50Elle va mal en France,
00:28:51elle va très mal en Allemagne.
00:28:52Et donc,
00:28:53le grand syndicat
00:28:54Igay Metal
00:28:56s'inquiète évidemment
00:28:57des perspectives d'emploi
00:28:58dans cette industrie
00:29:00et que
00:29:02le paquet d'argent
00:29:03qui a été mis sur la table
00:29:04par les autorités allemandes
00:29:06pour permettre
00:29:09de développer
00:29:10des nouveaux projets
00:29:11dans le domaine militaire
00:29:12avec l'Ukraine
00:29:14pas loin
00:29:14et donc un besoin
00:29:15qui tire aussi
00:29:16ces nouveaux développements
00:29:19dans tout un tas de domaines,
00:29:20en particulier terrestres,
00:29:22fait que
00:29:24oui,
00:29:25il y a sûrement certains
00:29:26qui se disent
00:29:27et qui s'imaginent
00:29:28qu'on va passer
00:29:30d'une industrie
00:29:30d'automobiles
00:29:31déclinante
00:29:31déclinante
00:29:32parce que les Chinois
00:29:33sont très forts
00:29:35à une industrie
00:29:37terrestre
00:29:38un petit peu plus forte
00:29:39et donc
00:29:40la bataille
00:29:41est engagée aussi
00:29:42sur le front terrestre
00:29:44et je ne ferai pas
00:29:45plus de commentaires
00:29:45que ça.
00:29:46Je rebondis quand même
00:29:47sur le fait que
00:29:49l'industrie française
00:29:51sur l'automobile
00:29:52souffre aussi
00:29:55l'accélération
00:29:57d'un certain nombre
00:29:59de normes
00:29:59et de capacités
00:30:00ont pénalisé
00:30:03nos industriels.
00:30:03Moi, je le vois
00:30:04beaucoup,
00:30:05non pas chez les grands
00:30:06industriels
00:30:06qui sont dans le tour
00:30:08de table de l'UMM
00:30:09mais surtout
00:30:09sur toutes les PME
00:30:11en territoire
00:30:12où tous ceux
00:30:13qui sont dans l'automobile
00:30:15souffrent.
00:30:16Alors, vous avez
00:30:16ceux qui ont un peu
00:30:17de chance d'être aussi
00:30:18dans l'aéronautique
00:30:19donc ils arrivent
00:30:19un peu à rééquilibrer
00:30:20encore que les bassins
00:30:21d'emploi ne sont pas
00:30:22tout à fait les mêmes
00:30:22et que la mobilité
00:30:24en France
00:30:24n'est pas forcément
00:30:26quelque chose
00:30:26de très simple.
00:30:29Donc, nous,
00:30:30on a la chance
00:30:31d'avoir une industrie
00:30:31de la défense
00:30:32pas simplement
00:30:33aéronautique
00:30:33pas simplement
00:30:34l'avion de combat
00:30:34relativement développé.
00:30:36Il faut donc
00:30:37poursuivre cet effort
00:30:39le développer
00:30:40peut-être un peu plus
00:30:41parce qu'on sent bien
00:30:42qu'il y a des nécessités.
00:30:43Je rajoute que maintenant
00:30:46on est pu marquer
00:30:48du saut de l'infamie
00:30:49d'être dans le domaine
00:30:50de l'armement
00:30:50ce qui était encore le cas
00:30:51il y a quelques années
00:30:52du fait de la fameuse
00:30:54taxonomie bruxelloise
00:30:55sur l'industrie
00:30:57de défense
00:30:57et d'armement.
00:30:59Les choses ont changé
00:31:01j'oserais pas dire
00:31:02grâce à la guerre
00:31:02en Ukraine
00:31:03parce que cette guerre
00:31:04est terrible
00:31:04mais à cause
00:31:06de la guerre
00:31:06en Ukraine
00:31:07il y a bien
00:31:07une prise de conscience
00:31:08européenne
00:31:09qu'il se passe des choses
00:31:10il y a bien une prise
00:31:11de conscience européenne
00:31:12que les américains
00:31:14défendent leurs intérêts
00:31:15je veux dire
00:31:17certains
00:31:18en particulier
00:31:18en France
00:31:19ne découvrent pas
00:31:20que les américains
00:31:21défendent les intérêts
00:31:22américains
00:31:22il n'a pas fallu
00:31:24attendre Trump
00:31:24quand même
00:31:25pour savoir
00:31:25que les américains
00:31:26ont toujours défendu
00:31:26leurs intérêts
00:31:27là aussi
00:31:28allez voir le film
00:31:29sur De Gaulle
00:31:29vous verrez
00:31:30vous savez tous ça
00:31:32vous avez tous lu
00:31:32les mémoires du général
00:31:33mais malgré tout
00:31:35pour les jeunes générations
00:31:36c'est assez intéressant
00:31:37de le voir
00:31:38c'est pas du tout
00:31:39caricaturé
00:31:40donc oui
00:31:41les américains
00:31:42défendent leurs intérêts
00:31:43est-ce que les intérêts
00:31:44européens
00:31:45font partie des intérêts
00:31:46américains
00:31:46c'est une question
00:31:47alors cette prise de conscience
00:31:49comme la prise de conscience
00:31:50sur l'industrie
00:31:51avec le rapport Draghi
00:31:54tout ça est bien mis
00:31:55sur la table
00:31:55est-ce que pour le moins
00:31:57ça génère un mouvement
00:31:59une impulsion
00:32:01oui
00:32:01mais est-ce que
00:32:02in fine
00:32:03ça nous met au niveau
00:32:04de ce que peuvent faire
00:32:05aujourd'hui
00:32:05les américains
00:32:07on est bien loin
00:32:08de cette ambition
00:32:11aujourd'hui
00:32:13je pense que
00:32:14notre Europe de la défense
00:32:16est encore
00:32:17quelque chose
00:32:18à bâtir
00:32:19c'est pas pour tout de suite
00:32:20aujourd'hui
00:32:21c'est l'OTAN
00:32:21qui pourrait nous sauver
00:32:22s'il fallait faire la guerre
00:32:24avec les russes
00:32:25est-ce que les européens
00:32:26seront faire la guerre
00:32:27la guerre seule
00:32:28face aux russes
00:32:29avec leurs armements
00:32:30sans prendre
00:32:31dans l'inventaire américain
00:32:35sans les américains
00:32:36c'est pas à moi
00:32:37de répondre à cette question
00:32:38c'est aux armées
00:32:39c'est aux politiques
00:32:40c'est sûrement une des questions
00:32:41sur lesquelles vous devez plancher
00:32:44et moi j'ai quand même un doute
00:32:45aujourd'hui
00:32:46en tout cas
00:32:46l'organisation militaire
00:32:48de l'alliance
00:32:49elle est faite
00:32:50au travers de l'OTAN
00:32:51et vu de ma fenêtre
00:32:53je suis pas militaire
00:32:54mais l'OTAN
00:32:54il y a un chef
00:32:56il y a un leader
00:32:57je sais que le mot
00:32:58heurte beaucoup
00:32:59bah si il y a un vrai leader
00:33:00et le leader
00:33:01il est américain
00:33:01donc aujourd'hui
00:33:03on ne sait pas d'effet
00:33:04de ce leadership
00:33:05si je prends les avions de combat
00:33:06c'est évidemment
00:33:08le F-35
00:33:08qui est l'avion de combat
00:33:09européen
00:33:10sûrement pas
00:33:11ni l'Eurofighter
00:33:12ni le Rafale
00:33:12ni le NGF
00:33:14ni le Gcap
00:33:15alors est-ce que
00:33:16le fait d'en faire qu'un
00:33:17et de mettre tout le monde
00:33:18autour de la table
00:33:19permettrait ça ?
00:33:20j'en doute
00:33:21j'en doute
00:33:22parce que le temps
00:33:23de mettre tout le monde
00:33:23d'accord
00:33:23vous avez vu
00:33:24le temps que les intérêts
00:33:25nationaux des uns
00:33:26et des autres
00:33:27de la volonté
00:33:28de récupérer
00:33:29une part du gâteau
00:33:32soient discutés
00:33:32les américains
00:33:33ont sorti
00:33:34des générations
00:33:34d'avions de combat
00:33:36eux
00:33:37ils ne font pas ça
00:33:38ils ne mettent pas
00:33:38tout le monde
00:33:39autour de la table
00:33:39ils font un appel d'offres
00:33:41et ils décident
00:33:41et ils prennent le meilleur
00:33:43c'est un grand pays
00:33:44et y compris d'ailleurs
00:33:45de temps en temps
00:33:46d'avoir deux moteurs
00:33:48pour l'avion de combat
00:33:49deux avions de combat
00:33:50ils ont des moyens
00:33:51colossaux
00:33:52donc
00:33:53il faudra une coopération
00:33:54pragmatique
00:33:56à mon sens
00:33:56entre états
00:33:57c'est là où le NGF
00:33:58n'était pas forcément
00:33:59idiot
00:33:59au départ
00:34:00de la coopération
00:34:04et l'Europe
00:34:05de la commission
00:34:06peut abonder
00:34:07puisque dans les budgets
00:34:08européens maintenant
00:34:09il y a des lignes
00:34:11non négligeables
00:34:12sur la défense
00:34:12peut abonder
00:34:13ces projets
00:34:15qui sont démarrés
00:34:16au niveau
00:34:17des états
00:34:18voilà un petit peu
00:34:19ce que je voulais vous dire
00:34:21et prendre aussi
00:34:22une des questions
00:34:23qui avaient été posées
00:34:25merci beaucoup
00:34:25monsieur le président
00:34:26et puis pour rebondir
00:34:27sur la question automobile
00:34:28je suis entièrement d'accord
00:34:30évidemment il y a
00:34:30un dépassement
00:34:36d'innovation
00:34:37par la Chine
00:34:37mais aussi
00:34:38de la responsabilité
00:34:39des élus européens
00:34:40qui nous ont amené à ça
00:34:42quand même
00:34:43je parle en étant
00:34:44du pays de l'automobile
00:34:45donc je sais de quoi je parle
00:34:46je passe à la question suivante
00:34:48et c'est Olivier Cadic
00:34:50merci monsieur le président
00:34:52merci monsieur le président
00:34:54pour votre propos liminaire
00:34:56il y a 5 ans
00:34:57vous étiez ici
00:34:59et j'avais évoqué
00:35:02devant vous
00:35:03justement
00:35:03l'hypothèse
00:35:04d'un plan B
00:35:05au SCAF
00:35:06je m'étais appuyé
00:35:08sur l'histoire
00:35:10sur le plan B
00:35:12du président
00:35:13Marcel Dassault
00:35:14des années 1980
00:35:17et son impulsion
00:35:19qui a permis
00:35:20finalement
00:35:21la création du rafale
00:35:22qui fait
00:35:24notre fierté
00:35:25et qui contribue
00:35:27aujourd'hui
00:35:28à notre souveraineté
00:35:30vous aviez alors
00:35:32tracé
00:35:32plusieurs voies
00:35:33qui démontraient déjà
00:35:35que
00:35:35Dassault
00:35:36saurait
00:35:37trouver des solutions
00:35:38pour anticiper
00:35:40les besoins
00:35:41de la France
00:35:41pour les prochaines décennies
00:35:43et conduire
00:35:44éventuellement
00:35:44un nouveau programme
00:35:47les difficultés
00:35:48auxquelles
00:35:48on est confronté
00:35:49c'est un peu toujours
00:35:50la même chose
00:35:51c'est qui dirige
00:35:52le projet
00:35:54Bonaparte
00:35:55déjà disait
00:35:56que
00:35:56pour conduire
00:35:57une armée
00:35:57mieux vaut
00:35:59un mauvais général
00:36:00que de bon
00:36:02alors
00:36:03au regard
00:36:04de l'expérience
00:36:06de ce que
00:36:07votre société
00:36:09a traversé
00:36:10au début
00:36:11des années 80
00:36:12on se souvient
00:36:13des allers-retours
00:36:14des pressions
00:36:16déjà on nous parlait
00:36:17que
00:36:17la France
00:36:18n'aurait pas de l'argent
00:36:19pour pouvoir
00:36:20faire ce programme
00:36:21à l'époque
00:36:22que
00:36:23ça ne serait
00:36:24qu'un avion français
00:36:24et pas européen
00:36:26ce à quoi
00:36:27le président
00:36:28Dassault
00:36:29avait dit
00:36:30ce serait un avion mondial
00:36:31et on en voit
00:36:32effectivement aujourd'hui
00:36:32le résultat
00:36:35quelle comparaison
00:36:36faites-vous
00:36:36avec
00:36:37les années 80
00:36:39et
00:36:40ce que nous observons
00:36:41aujourd'hui
00:36:42dans la façon
00:36:43dont finalement
00:36:43les choses
00:36:44ne se sont pas faites
00:36:45en termes de coopération
00:36:48est-ce que
00:36:50Dassault
00:36:51pour vous
00:36:52peut conduire
00:36:53seul
00:36:54un nouveau programme
00:36:56visionnaire
00:36:57qui nous permettrait
00:36:59d'espérer
00:36:59pouvoir répondre
00:37:01aux besoins
00:37:02de nos successeurs
00:37:03dans 30 à 50 ans
00:37:05auriez-vous
00:37:06un autre programme
00:37:07à proposer
00:37:09pour que nos compatriotes
00:37:11commencent
00:37:12à s'approprier
00:37:13cette idée
00:37:14merci
00:37:16oui l'histoire
00:37:17de temps en temps
00:37:17balbutie
00:37:18et on voit bien
00:37:19que
00:37:21l'espoir
00:37:23lors de la chute
00:37:24du mur de Berlin
00:37:25d'avoir
00:37:25un monde
00:37:27plus
00:37:28en paix
00:37:28ne s'est pas
00:37:30avéré
00:37:30réel
00:37:31ça c'est
00:37:31une première leçon
00:37:33donc
00:37:33il faut continuer
00:37:34à faire les efforts
00:37:35de développement
00:37:36l'histoire
00:37:37de la coopération
00:37:38sur le
00:37:39taïfoune
00:37:40ou sur le
00:37:41sur le
00:37:41rafale
00:37:42nous avait
00:37:42conduit
00:37:43à l'idée
00:37:45dans les années
00:37:472010
00:37:48je pense que
00:37:48certains d'entre vous
00:37:49s'en rappellent bien
00:37:50ils étaient présents
00:37:51de se dire
00:37:52essayons de coopérer
00:37:53avec les britanniques
00:37:54on sait qu'ils sont
00:37:55très liés aux américains
00:37:56il n'y a pas de doute
00:37:56là dessus
00:37:57mais
00:37:57donc on avait essayé
00:37:58de se dire
00:37:59on pourrait faire
00:37:59un drone de combat
00:38:00puisque le drone de combat
00:38:02à six pays
00:38:04les pays n'avaient pas suivi
00:38:05le fait de lancer
00:38:06un programme
00:38:06on essaierait de faire
00:38:08et on s'inscrivait
00:38:09dans les accords
00:38:09de l'Anchester House
00:38:10qui étaient des accords
00:38:11de défense
00:38:12assez poussés
00:38:12entre la France
00:38:13et le Royaume-Uni
00:38:14pour essayer de trouver
00:38:16donc moi j'ai beaucoup
00:38:17œuvré
00:38:17chez Rolls
00:38:19chez BAE
00:38:21chez Célex
00:38:21pour trouver
00:38:23les moyens
00:38:24de coopérer
00:38:24avec les britanniques
00:38:25ça n'aurait pas été facile
00:38:27on avait débuté
00:38:28ça aurait été compliqué
00:38:29mais c'était une voie
00:38:31cette voie
00:38:33a évolué
00:38:34vers le franco-allemand
00:38:35très certainement
00:38:36l'effet
00:38:37l'effet Brexit
00:38:39le changement
00:38:41le changement
00:38:42à la tête de l'Etat
00:38:43plusieurs choses
00:38:44ont fait
00:38:44qu'on a basculé
00:38:47vers l'Allemagne
00:38:49le sujet reste
00:38:50néanmoins le même
00:38:51c'est à dire que
00:38:54on peut faire seul
00:38:55on peut faire en coopération
00:38:56alors je le précise
00:38:57parce que de temps en temps
00:38:58la presse
00:38:59ne le comprend pas
00:39:00quand je dis
00:39:01je peux faire seul
00:39:02j'ai pas dit
00:39:03qu'on avait
00:39:04forcément
00:39:06les moyens financiers
00:39:07pour le faire seul
00:39:07j'en sais rien
00:39:08je vais y revenir
00:39:09je dis techniquement
00:39:11technologiquement
00:39:12je sais faire seul
00:39:13avec mes partenaires
00:39:14c'est pas tout seul
00:39:15d'assaut
00:39:16et le premier
00:39:17de ces partenaires
00:39:17dont j'ai besoin
00:39:18parce que c'est comme ça
00:39:19sur un avion
00:39:20c'est le moteur
00:39:21un avion sans moteur
00:39:23ne vole pas
00:39:23vous avez bien vu
00:39:24j'ai été obligé
00:39:25de changer le moteur
00:39:25sur mon Falcon 5X
00:39:26pour faire un 6X
00:39:28je sais ce que ça coûte
00:39:29et je sais ce que ça veut dire
00:39:31donc
00:39:32le premier sujet
00:39:33c'est le moteur
00:39:33donc y a-t-il un moteur
00:39:34pour propulser
00:39:35un avion
00:39:36de la taille
00:39:37de ce qui est projeté
00:39:39par nos armées
00:39:40à l'horizon 2040
00:39:422045
00:39:42c'est la question numéro 1
00:39:44c'est vraiment le sujet
00:39:47sur le chemin critique
00:39:49donc on n'est pas tout seul
00:39:49c'est pas d'assaut tout seul
00:39:51donc c'est Safran
00:39:52Safran peut-il coopérer
00:39:53avec d'autres
00:39:54il a démontré
00:39:55qu'il était prêt
00:39:55à coopérer avec MTU
00:39:57mais
00:39:58en tant qu'observateur
00:39:59je ne souhaite pas
00:40:01me mettre
00:40:01à la place de Safran
00:40:02mais c'était une coopération
00:40:04dans laquelle
00:40:05l'architecte
00:40:06très clairement exprimé
00:40:08c'était Safran
00:40:08c'était pas
00:40:09un co-leadership
00:40:12même s'il y a une JV
00:40:13ça veut pas dire grand chose
00:40:16il nous faut
00:40:17une électronique
00:40:18un avion de combat
00:40:19sans électronique
00:40:19ça marche pas
00:40:20il faut un système
00:40:21et là on le travaille
00:40:22avec Thalès
00:40:23qui je le crois
00:40:24peut-être que je me trompe
00:40:26mais est leader
00:40:27dans ces domaines
00:40:28de radar
00:40:29de guerre électronique
00:40:30d'optronique
00:40:33donc
00:40:34c'est pas tout seul
00:40:35toute cette compétence
00:40:36sans le CFR
00:40:37donc c'est bien
00:40:37une problématique de moyens
00:40:38alors dans les moyens
00:40:40il y a deux choses
00:40:41il y a les coûts de développement
00:40:43effectivement
00:40:43si vous faites un programme
00:40:44en coopération
00:40:45vous les partagez
00:40:46donc ça peut offrir
00:40:49un avantage
00:40:50si vous êtes deux
00:40:51vous dîtes par deux
00:40:52si vous êtes trois
00:40:52vous dîtes par trois
00:40:53sous réserve quand même
00:40:54qu'on n'augmente pas trop
00:40:55la facture
00:40:55parce que justement
00:40:56on duplique
00:40:57parce qu'on veut tout
00:40:58bâtir ensemble
00:40:59et que finalement
00:41:00si on multiplie par trois
00:41:01le nombre d'ingénieurs
00:41:02et les délais par trois
00:41:03on va arriver
00:41:04à ce que ça coûte plus cher
00:41:06même rediviser par trois
00:41:07que etc
00:41:08et puis il reste le sujet
00:41:10d'acheter des avions
00:41:10et vous voyez bien
00:41:12et vous le savez tous
00:41:13puisque vous travaillez
00:41:14sur les budgets de la défense
00:41:15qu'acheter des rafales
00:41:16pour la France
00:41:17c'est pas si simple
00:41:18il faut mettre un budget
00:41:19or
00:41:19le rafale dans son domaine
00:41:21c'est l'avion le moins cher
00:41:22il est moins cher qu'un Typhoon
00:41:23il est moins cher qu'un F-35
00:41:24quoi qu'en disent certains
00:41:26et bien il faut trouver l'argent
00:41:27pour acheter les avions
00:41:28si vous faites un avion en coopération
00:41:30qui a tellement grossi
00:41:31parce qu'il a fallu faire
00:41:32de la place à tout le monde
00:41:33et qui n'a pas eu cette volonté
00:41:36de maintenir la taille
00:41:38et bien vous allez faire
00:41:40un avion plus cher
00:41:40donc vous allez gagner
00:41:42peut-être au début
00:41:42sous réserve
00:41:43de ce que j'ai dit avant
00:41:44et en plus
00:41:44il faut acheter les avions
00:41:47et ça coûte
00:41:47et trois
00:41:49si l'avion coûte cher
00:41:51si il est complexe
00:41:52etc
00:41:52il s'exportera moins
00:41:54et donc le retour financier
00:41:56vers le pays
00:41:56soit moins
00:41:57donc l'affaire des moyens
00:41:59c'est bien à regarder
00:42:02précisément
00:42:02entre on fait tout seul
00:42:04ou on fait en coopération
00:42:05et donc
00:42:05la voie
00:42:06qui pourrait être une bonne voie
00:42:08c'est celle qu'on avait explorée
00:42:09dans le neurone
00:42:10le neurone était un démonstrateur
00:42:11de drones de combat
00:42:12c'était un démonstrateur
00:42:13de furtivité
00:42:14mais c'était aussi
00:42:14un démonstrateur
00:42:15de coopération européenne
00:42:17pour dépenser le moins possible
00:42:18et donc
00:42:19garder l'efficacité
00:42:21c'est cette manière
00:42:22de coopérer
00:42:23qui à mon avis
00:42:23est la bonne
00:42:24ça veut dire
00:42:25qu'on peut coopérer
00:42:26on sait coopérer
00:42:27on était six pays
00:42:28avec chacun
00:42:29dans son domaine
00:42:30où il a des compétences
00:42:31et avec cette volonté
00:42:33de faire
00:42:34pas toujours le plus gros
00:42:35pas toujours la duplication
00:42:37on s'est organisé
00:42:38comme tel
00:42:38et on est tout à fait prêt à ça
00:42:39si on arrive à trouver
00:42:40des pays
00:42:41avec lesquels
00:42:42et surtout des industriels
00:42:43parce que c'est pas tout
00:42:44de faire des coopérations politiques
00:42:46il faut aussi faire des coopérations
00:42:47dans lesquelles
00:42:47les industriels
00:42:48vont se sentir bien
00:42:49s'ils se sentent pas bien
00:42:50ça marche pas
00:42:51on vient d'en faire la démonstration
00:42:52donc quelque part
00:42:53c'est ça qu'il faut trouver
00:42:54donc on peut faire seul
00:42:56c'est possible
00:42:57on peut aussi trouver
00:42:58des coopérants
00:43:00et ces coopérants
00:43:01doivent-ils être
00:43:02exclusivement en Europe
00:43:03ça c'est encore
00:43:03une troisième question
00:43:04qu'on se pose
00:43:08non non
00:43:09les noms
00:43:09je les garde
00:43:11aujourd'hui pour moi
00:43:12parce qu'il faut que je
00:43:13faut que je sois en ligne
00:43:14avec l'Etat
00:43:14je peux pas faire tout seul
00:43:16vous connaissez mon immense
00:43:17respect pour l'Etat
00:43:20merci monsieur le président
00:43:21je rappelle que dans cette commission
00:43:22nous sommes depuis
00:43:23plusieurs années maintenant
00:43:24battus pour que le projet
00:43:26T-Rex
00:43:27puisse être
00:43:28financé par la DGA
00:43:30ce qui n'avait pas été le cas
00:43:30dans notre programmation
00:43:32militaire de 2023
00:43:33et donc nous avons
00:43:34évidemment mesuré
00:43:35l'importance que ce projet
00:43:36avait pour
00:43:37l'avion du futur
00:43:38si je puis dire ça
00:43:39comme ça
00:43:40pour permettre
00:43:41effectivement d'avoir
00:43:42une poussée plus importante
00:43:43on doit passer à 9 tonnes
00:43:44je crois
00:43:44avec un objectif à 11 tonnes
00:43:45si mes souvenirs sont bons
00:43:46et donc la commission
00:43:48et l'ensemble des commissaires
00:43:50ici au Sénat
00:43:51se sont évidemment
00:43:52mobilisés sur ce sujet
00:43:53je pense qu'on a obtenu
00:43:54gain de cause
00:43:54et c'est aussi une brique
00:43:55qui va permettre
00:43:56j'espère en tout cas
00:43:57d'avancer sur cette question
00:44:00la parole est ensuite
00:44:01à Olivier Sigolotti
00:44:03merci monsieur le président
00:44:04monsieur le président
00:44:06vous avez évoqué
00:44:06dans votre propos liminaire
00:44:08la possibilité
00:44:09de préserver
00:44:10la dimension
00:44:10cloud de combat
00:44:12en partenariat
00:44:13or les allemands
00:44:15viennent de lancer
00:44:15un programme
00:44:16souverain
00:44:17avec Helsing
00:44:18doté d'un budget
00:44:19assez conséquent
00:44:21est-ce que vous pensez
00:44:22qu'il est encore temps
00:44:23et encore possible
00:44:25de sauvegarder
00:44:26cette dimension
00:44:27cloud de combat
00:44:28est-ce que c'est
00:44:29de la provocation
00:44:29de la part
00:44:30de nos amis allemands
00:44:31ou est-ce qu'il s'engage
00:44:32de façon résolue
00:44:34dans cette voie
00:44:35souveraine
00:44:35et puis concernant
00:44:37le chasseur
00:44:38de 6ème génération
00:44:40la LPM prévoit désormais
00:44:41la possibilité
00:44:42d'un démonstrateur
00:44:44à l'horizon 2035
00:44:46éventuellement
00:44:48aux besoins
00:44:49strictement nationals
00:44:50est-ce que c'est
00:44:52quelque chose
00:44:52qui vous paraît
00:44:53réaliste aujourd'hui
00:44:54compte tenu
00:44:55de ce qui vient
00:44:56de se passer
00:44:56et des éléments
00:44:57que vous venez
00:44:58d'évoquer
00:44:58sur les aspects
00:44:59budgétaires
00:44:59et en termes
00:45:00de coopération
00:45:01alors je rappelle
00:45:02sur le moteur
00:45:03c'est fondamental
00:45:04le T-Rex
00:45:04puisque ça
00:45:05ça ouvre la voie
00:45:08vers un moteur
00:45:09qui pousserait
00:45:09en stone
00:45:10qui donc va
00:45:11vers la voie
00:45:12d'un moteur
00:45:13qui pousserait
00:45:13un futur avion
00:45:14de combat
00:45:14un petit peu
00:45:15au-dessus
00:45:16c'était un des sujets
00:45:18qu'on a mis
00:45:19sous la table
00:45:19pour le futur avion
00:45:21de combat
00:45:21mais il y avait
00:45:22une volonté
00:45:23de certains
00:45:23de faire
00:45:23un très gros avion
00:45:24de combat
00:45:25si vous faites
00:45:25un très gros avion
00:45:26de combat
00:45:26il faut un moteur
00:45:27qui pousse
00:45:27beaucoup plus
00:45:28même si vous en mettez
00:45:28deux
00:45:29donc quelque part
00:45:31ça mettait la barre
00:45:32pour Safran
00:45:33encore plus haut
00:45:34donc je pense
00:45:36que cette approche
00:45:37itérative
00:45:38réaliste
00:45:38elle va servir
00:45:39le programme Rafale
00:45:40et elle servira
00:45:41le futur avion
00:45:42de combat
00:45:42quel qu'il soit
00:45:45donc ça
00:45:46c'est quand même
00:45:47assez fondamental
00:45:48de voir cette
00:45:49incrémentation
00:45:51du moteur
00:45:52dans le développement
00:45:53donc ça
00:45:54il faut
00:45:54il faut continuer
00:45:56à le développer
00:45:56et quand on va faire
00:45:58RF5
00:45:58quand on va faire
00:45:59tous ces éléments
00:46:00on a en tête
00:46:01le futur
00:46:01sur le cloud
00:46:02de combat
00:46:03je reste perplexe
00:46:06le cloud
00:46:06c'est un nuage
00:46:07le nuage
00:46:08c'est de la vapeur d'eau
00:46:09vous voyez
00:46:09il faut quand même
00:46:10je veux dire
00:46:11on a à un moment donné
00:46:13pensé que tout
00:46:14pouvait se dématérialiser
00:46:15tout ne se dématérialise pas
00:46:17on le voit
00:46:17dans tous les conflits
00:46:18et aujourd'hui
00:46:19ce qui fait
00:46:20l'efficacité
00:46:22militaire
00:46:23malheureusement
00:46:23ce sont la capacité
00:46:25de tirer des armes
00:46:25les armes
00:46:26c'est bien
00:46:27alors il faut les tirer
00:46:28au bon endroit
00:46:28il faut avoir
00:46:29la bonne information
00:46:30en face
00:46:31donc le cloud
00:46:32de combat
00:46:32nous par exemple
00:46:33aujourd'hui
00:46:34deux Rafale
00:46:35travaillent en cloud
00:46:36ils sont ensemble
00:46:37pour arriver à faire
00:46:38c'est du combat collaboratif
00:46:39en réalité le vrai mot
00:46:40le mot cloud
00:46:41est un mot un peu
00:46:43un peu perturbé
00:46:46le vrai besoin
00:46:47me semble-t-il
00:46:48quand on observe
00:46:49les américains
00:46:50c'est pareil
00:46:50c'est d'avoir
00:46:51un système de commandement
00:46:52à tous les niveaux
00:46:54que ce soit un C2
00:46:54un C3
00:46:55un C4
00:46:56qui puisse apporter
00:46:57les informations
00:46:59aux différents
00:47:00effectuels
00:47:00aux différents
00:47:01tirs
00:47:02vers les militaires
00:47:03et donc
00:47:04il y a besoin
00:47:04d'avoir ce grand système
00:47:05aujourd'hui
00:47:05c'est un grand système
00:47:06fait pour l'OTAN
00:47:08par un certain nombre
00:47:10de sociétés
00:47:11dont ALES
00:47:12c'est ce futur système
00:47:14voilà
00:47:15ce qu'il faut prendre
00:47:16en compte aujourd'hui
00:47:18me semble-t-il
00:47:19c'est que
00:47:20ce système
00:47:21il va prendre en compte
00:47:22l'espace
00:47:22les satellites
00:47:23l'observation
00:47:25on voit bien
00:47:26qu'en Ukraine
00:47:27Starlink
00:47:28a eu un certain
00:47:29donc c'est les constellations
00:47:30de cette élite
00:47:31vous savez que
00:47:32notre président
00:47:33et la France
00:47:35veulent développer
00:47:36Iris Carré
00:47:37donc une constellation
00:47:38militaire européenne
00:47:42posons-nous la question
00:47:42de savoir ce que veulent faire
00:47:43les allemands
00:47:43moi j'ai compris
00:47:44que les allemands
00:47:45quand je lis la presse
00:47:46quand je parle avec eux
00:47:47ils veulent faire
00:47:50une constellation
00:47:51allemande
00:47:52bon
00:47:52donc
00:47:53comment le cloud
00:47:54va survivre à ça
00:47:54moi je sais pas
00:47:56dire mais c'est quand même
00:47:57assez surprenant
00:48:00je pense qu'il y a une vraie
00:48:01volonté allemande
00:48:01de faire
00:48:02de revenir
00:48:03dans ces domaines là
00:48:04on peut pas
00:48:06ne pas le voir
00:48:07on peut pas
00:48:08le
00:48:10voilà
00:48:10il y a de l'argent
00:48:11sur la table
00:48:12il y a l'automobile
00:48:13qui tombe
00:48:13la chimie aussi
00:48:14par ailleurs
00:48:15mais
00:48:17il faut alimenter
00:48:19l'industrie
00:48:19vous savez qu'en Allemagne
00:48:20l'industrie
00:48:20c'est quand même
00:48:21quelque chose
00:48:21de fondamental
00:48:22alors en France
00:48:23on veut réindustrialiser
00:48:24je rappelle quand même
00:48:25qu'aujourd'hui
00:48:27selon comment on fait
00:48:28les calculs
00:48:28on est à 10%
00:48:30voire un tout petit peu
00:48:31en dessous de 10%
00:48:32du PIB
00:48:32l'Allemagne doit être à 16
00:48:34l'Italie à quasiment 20
00:48:35la Suisse à quasiment 20
00:48:37enfin
00:48:38on est un pays
00:48:40désindustrialisé
00:48:40donc on accueille
00:48:42favorablement
00:48:43tous ceux qui disent
00:48:43qu'il faut le réindustrialiser
00:48:45je veux pas rentrer là
00:48:46devant vous
00:48:47devant la problématique
00:48:48mais pour réindustrialiser
00:48:50un pays
00:48:50il faut vraiment faire
00:48:51ce qu'il faut
00:48:52pour que l'industrie
00:48:52soit écoutée
00:48:53et entendue
00:48:55et que ça donne lieu
00:48:56à des actions
00:48:57à des projets de loi
00:48:59dans les hémicycles
00:49:00pour que
00:49:01on puisse créer
00:49:02l'ambiance
00:49:02et je le redis
00:49:04avant que ça soit dit
00:49:05le but n'est pas
00:49:06de faire de l'industrie
00:49:07sans prendre en compte
00:49:09l'aspect environnemental
00:49:10c'est par l'industrie
00:49:12qu'on créera
00:49:13les bonnes conditions
00:49:15de l'aspect environnemental
00:49:16mais c'est pas
00:49:16en punissant l'industrie
00:49:18pour faire de l'environnement
00:49:19ça ça marchera pas
00:49:20voilà
00:49:20donc c'est
00:49:21et puis après
00:49:23vous le savez
00:49:24la compétitivité française
00:49:25est ce qu'elle est
00:49:25dans la défense
00:49:27on le traite
00:49:28d'une certaine manière
00:49:29parce que c'est
00:49:30très géopolitique
00:49:31dans le domaine
00:49:32de l'industrie
00:49:35civile
00:49:35on a des concurrents
00:49:37le marché français
00:49:38est pas suffisant
00:49:38on a des concurrents
00:49:39en Europe
00:49:39parce que
00:49:40ça vous a pas échappé
00:49:42qu'il n'y a pas d'harmonisation
00:49:42ni fiscale
00:49:43ni encore moins sociale
00:49:44en Europe
00:49:45donc il y a des pays
00:49:46plus compétitifs
00:49:47au sein de l'Europe
00:49:48avec une libre circulation
00:49:49des biens
00:49:50et des personnes
00:49:53et puis vous avez
00:49:54des pays très compétitifs
00:49:56pas très loin de chez nous
00:49:57en Afrique du Nord
00:49:58par exemple
00:49:59vous avez des pays compétitifs
00:50:00maintenant
00:50:01c'est l'Inde
00:50:01pour certains
00:50:02c'est la Chine
00:50:03le secteur automobile
00:50:04massivement
00:50:05est obligé d'aller en Chine
00:50:06pour essayer de contrer
00:50:07la concurrence
00:50:08et survivre
00:50:08donc c'est pas
00:50:11en augmentant encore
00:50:12les impôts
00:50:12ou les charges sociales
00:50:13qu'on va y arriver
00:50:14alors ça veut pas dire
00:50:14qu'il faut liquider
00:50:15le modèle social
00:50:16bien au contraire
00:50:17comment on fait
00:50:17pour sauver le modèle social
00:50:18qui est un système
00:50:20qui est quand même
00:50:20protecteur
00:50:21pour nos concitoyens
00:50:22mais il va falloir
00:50:23faire quelque chose
00:50:24mais là je rentre
00:50:25dans un sujet
00:50:26qui dépasserait
00:50:27et de loin
00:50:28le propos de ce matin
00:50:29mais qui à mon avis
00:50:30tout est lié
00:50:30à un moment donné
00:50:32pardon j'ai pas répondu
00:50:34à la dernière question
00:50:34qui était
00:50:36le démonstrateur
00:50:37de 6ème génération
00:50:382035
00:50:39oui c'est possible
00:50:40sans le moteur
00:50:42le moteur
00:50:42va prendre du temps
00:50:44donc on pourra peut-être
00:50:45mettre un T-Rex
00:50:48mais voilà
00:50:49le moteur c'est long
00:50:49c'est pour ça que j'ai toujours dit
00:50:50même 2040
00:50:51c'est pas atteignable
00:50:52d'avoir un moteur
00:50:53qu'on aura suffisamment
00:50:55développé
00:50:56et mis au point
00:50:57pour un avion opérationnel
00:50:59où on avait dit
00:50:592045
00:51:00c'est déjà
00:51:01quelque chose
00:51:02d'assez ambitieux
00:51:04si on ne s'arrête pas
00:51:05maintenant
00:51:07pas pour le premier vol
00:51:08mais pour
00:51:09le premier standard opérationnel
00:51:11et je précise sur le T-Rex
00:51:13parce que comme on est écouté
00:51:14que ça fait depuis
00:51:16je pense
00:51:17la création du M88
00:51:18c'est à dire du moteur actuel
00:51:19du Rafale
00:51:19qu'il n'y a pas eu de recherche
00:51:20sur les parties chaudes
00:51:21par Safran
00:51:23sur la motorisation
00:51:24et donc
00:51:25les américains
00:51:26ont pris une avance
00:51:26considérable sur nous
00:51:27que si cet investissement
00:51:29notamment
00:51:30de la DGA
00:51:31mais aussi de l'industrie
00:51:31n'était pas mis en oeuvre
00:51:32dans le cadre du projet T-Rex
00:51:34évidemment ce serait un retard
00:51:35qui serait irratrapable
00:51:36et donc il est important
00:51:37aujourd'hui
00:51:38que nous puissions
00:51:39mettre en oeuvre
00:51:40cette recherche
00:51:40pour pouvoir gagner
00:51:41sur les matériaux
00:51:43les degrés nécessaires
00:51:44pour voir la puissance
00:51:45qui va bien
00:51:46donc je pense que c'était
00:51:47évidemment une bonne
00:51:49une très bonne chose
00:51:50d'essayer de battu
00:51:50sur ce sujet
00:51:51parce que ça va permettre
00:51:52évidemment
00:51:52je rappelle que
00:51:53quand le Rafale a volé
00:51:54pour la première fois
00:51:54il y a 40 ans
00:51:56d'ici 2-3 jours
00:51:58ça fera 40 ans
00:51:58que le Rafale a fait
00:51:59son premier vol
00:52:00très rapidement
00:52:01il a fait avec un moteur américain
00:52:02très rapidement
00:52:04on a pu mettre
00:52:04le moteur M88
00:52:06en lieu et place
00:52:07du moteur américain
00:52:08pour la suite
00:52:08des essais en vol
00:52:09et le moteur était
00:52:10à l'heure
00:52:11donc c'est fondamental
00:52:13le moteur
00:52:13c'est ce qui donne
00:52:14notre indépendance
00:52:15et notre souveraineté
00:52:16Philippe Folio
00:52:19merci monsieur le président
00:52:20monsieur le président
00:52:23le propre
00:52:24d'un drone
00:52:26comme d'un avion
00:52:27c'est d'être
00:52:28dans la troisième dimension
00:52:29et on voit
00:52:31au travers
00:52:32de ce qui se passe
00:52:33plus particulièrement
00:52:34sur le théâtre ukrainien
00:52:37la prégnance
00:52:39majeure
00:52:39j'allais dire
00:52:40des drones
00:52:40dans un premier temps
00:52:42sur
00:52:43la zone
00:52:44du champ de bataille
00:52:45mais de plus en plus
00:52:46sur les frappes
00:52:48en profondeur
00:52:48et ces jours-ci
00:52:50l'actualité
00:52:51montre
00:52:52j'allais dire
00:52:53toute l'efficacité
00:52:55donc
00:52:56de ce qui est proposé
00:52:57par les ukrainiens
00:52:58en la matière
00:53:01nous étions lancés
00:53:03dans un grand programme
00:53:05national et européen
00:53:07l'eurodrone
00:53:08d'assaut
00:53:09et partenaire
00:53:10important
00:53:11donc
00:53:12de ce programme
00:53:14est-ce que vous pouvez nous dire
00:53:15où on en est
00:53:17par rapport
00:53:18à cela
00:53:20et ensuite
00:53:22nous dire
00:53:23finalement
00:53:24quelle est votre analyse
00:53:26au regard
00:53:27de ce que disent certains
00:53:29et de ce qu'on constate
00:53:30c'est-à-dire que
00:53:33finalement
00:53:34le théâtre ukrainien
00:53:36aujourd'hui
00:53:36à certains égards
00:53:38c'est
00:53:38la revanche
00:53:39de l'artisan
00:53:40sur l'industriel
00:53:41si je puis m'exprimer ainsi
00:53:43c'est-à-dire
00:53:43de ceux qui peuvent
00:53:45bricoler
00:53:46un certain nombre de choses
00:53:47qui ne coûtent pas cher
00:53:48mais qui sont aussi
00:53:50à certains égards
00:53:51efficaces
00:53:52et face
00:53:53aux grands programmes
00:53:56que nous pouvons porter
00:53:58qui peuvent parfois
00:53:59être coûteux
00:54:00mais surtout très long
00:54:01et très technologiques
00:54:02comment arriver
00:54:03selon vous
00:54:04au juste équilibre
00:54:06entre ces deux approches
00:54:08la question
00:54:10est très intéressante
00:54:12alors d'abord
00:54:13j'essaye de
00:54:14de tuer dans l'oeuf
00:54:16tous les petits drones
00:54:17qui volent
00:54:18ne remplaceront jamais
00:54:19les gros effecteurs
00:54:20parce que le problème
00:54:22c'est la taille de la charge
00:54:23petit drone
00:54:23égale petite charge
00:54:24petite charge
00:54:25égale petits dégâts
00:54:26c'est aussi simple
00:54:27si vous voulez
00:54:28faire un trou
00:54:29dans un bunker
00:54:29il vous faut une arme lourde
00:54:31cette arme lourde
00:54:32elle est portée
00:54:32par un avion
00:54:33de plus en plus gros
00:54:34et les américains
00:54:34ont porté
00:54:36la sophistication
00:54:37jusqu'à avoir
00:54:38des énormes bombardiers
00:54:39stratégiques
00:54:40avec des armes
00:54:41qui peuvent percer
00:54:42très profondément
00:54:44etc
00:54:44vous ne ferez jamais ça
00:54:45avec un drone
00:54:46donc l'avion de combat
00:54:47reste l'outil
00:54:49de supériorité
00:54:50aérienne
00:54:51qui vous permet ensuite
00:54:52de faire des missions
00:54:54air sol
00:54:54et de tous
00:54:55les plans
00:54:58des armées
00:54:59de l'ouest
00:55:00on va les appeler
00:55:01comme ça
00:55:01occidentales
00:55:03c'est d'abord
00:55:03de faire ça
00:55:04une campagne aérienne
00:55:05prendre le ciel
00:55:06être capable
00:55:07de nettoyer
00:55:08vous avez vu
00:55:08on l'a vu
00:55:09en Irak
00:55:10on l'a vu
00:55:10en Libye
00:55:12les américains
00:55:12font toujours comme ça
00:55:13c'est ce qui s'est d'ailleurs passé
00:55:14là récemment
00:55:15en Iran
00:55:16sauf qu'à un moment donné
00:55:18l'arme aérienne
00:55:19n'est pas suffisante
00:55:20elle est faite
00:55:21pour nettoyer
00:55:23préparer
00:55:24et puis après
00:55:24normalement
00:55:25vous avez des armées
00:55:28de débarquement
00:55:29qui arrivent
00:55:31et vous avez des troupes
00:55:32au sol
00:55:32qui font le travail
00:55:34donc quelque part
00:55:36c'est ça
00:55:37les plans
00:55:38l'arrivée des drones
00:55:41accentuent
00:55:42une certaine dimension
00:55:43c'est à dire
00:55:44quand vous avez
00:55:45une armée de drones
00:55:46qui peuvent
00:55:47individuellement
00:55:48tirer des objectifs
00:55:50quasiment individuels
00:55:51vous savez bien
00:55:51qu'en Ukraine
00:55:52aujourd'hui
00:55:52un drone
00:55:53manuellement piloté
00:55:55va tirer
00:55:57pour interdire
00:55:58à une ligne de front
00:55:59à des soldats
00:56:01ils tirent
00:56:01soldats un par un
00:56:02donc c'est quand même
00:56:03c'est quand même
00:56:04très très particulière
00:56:05ils peuvent aussi
00:56:06aller tirer
00:56:07mais si vous prenez
00:56:07par exemple
00:56:08des pays
00:56:08du Moyen-Orient
00:56:10ils n'ont pas
00:56:10beaucoup souffert
00:56:11de l'attaque des drones
00:56:13évidemment
00:56:14vous avez un drone
00:56:15qui rentre dans un hôtel
00:56:16ça se voit
00:56:17ça casse la chambre d'hôtel
00:56:19ça peut tuer
00:56:20il n'y a pas de doute
00:56:23ce qui tue aussi
00:56:24c'est les retombées
00:56:25des défenses aériennes
00:56:27parce qu'il y a
00:56:27des éclats très forts
00:56:28et si vous êtes en dessous
00:56:30vous risquez
00:56:31voilà
00:56:31mais ça ne fait pas
00:56:32les dégâts
00:56:33que vont faire
00:56:34des armements
00:56:35en profondeur
00:56:37qu'ils soient
00:56:37des armements
00:56:38sol-sol
00:56:38ou des armements
00:56:39tirés de l'air
00:56:39donc c'est une nouvelle façon
00:56:42de faire la guerre
00:56:43donc vous avez raison
00:56:44nous on sait faire
00:56:46ces matériels
00:56:46de haut niveau
00:56:48et on a choisi
00:56:50pour faire les matériels
00:56:51de petits niveaux
00:56:52de s'associer
00:56:53à des toutes petites sociétés
00:56:54avec lesquelles on va travailler
00:56:56et on travaille
00:56:56on a choisi nous
00:56:57d'assaut
00:56:57Armatant AI
00:56:59qui est une société
00:57:00qui produit déjà
00:57:02des milliers de drones
00:57:04quasiment dans des garages
00:57:07avec en plus
00:57:08pour Armatant AI
00:57:10et pour nous
00:57:10une logique
00:57:11de développement
00:57:12de l'intelligence artificielle
00:57:13pour faire voler
00:57:14les drones
00:57:14acquérir les cibles
00:57:16être capable de
00:57:16donc
00:57:18on a
00:57:18on développe
00:57:19des partenariats
00:57:20entre ces deux sociétés
00:57:21la petite
00:57:22qui sait faire des choses
00:57:24presque en bricolant
00:57:24et la grande
00:57:26qui sait faire avec
00:57:27les normes
00:57:28ne sont pas les mêmes
00:57:28les besoins
00:57:29ne sont pas les mêmes
00:57:29et donc
00:57:30on va aussi apprendre
00:57:31à répondre
00:57:33d'une certaine manière
00:57:33est-ce qu'on ne peut pas
00:57:34faire plus vite
00:57:35différemment
00:57:35mais on a besoin
00:57:36de la puissance publique
00:57:37pour simplifier aussi
00:57:38un certain nombre
00:57:39de contraintes
00:57:39qu'on nous met
00:57:40je vous rappelle
00:57:41que le principe
00:57:42de précaution
00:57:43étant inscrit
00:57:43dans la constitution
00:57:44tout est fait
00:57:45pour être complexe
00:57:48donc il va falloir
00:57:49nous aider aussi
00:57:49à être de moins en moins
00:57:51complexe
00:57:51ce qui n'est pas simple
00:57:52pour un avion
00:57:53parce qu'un avion
00:57:54ça doit voler
00:57:55ça doit pouvoir
00:57:56tirer des armes
00:57:56au bon endroit
00:57:57et pas à côté
00:57:58etc etc
00:57:58donc c'est une nouvelle dimension
00:58:02elle est prise en compte
00:58:03de toutes les manières
00:58:04il faut faire maintenant
00:58:04des drones
00:58:05des petits drones
00:58:06pour contrer
00:58:07les petits drones adverses
00:58:08parce que de toutes les manières
00:58:09vous voyez bien que
00:58:10des nuages de drones
00:58:11qui survolent une ville
00:58:12ça doit être très
00:58:13ça doit être très
00:58:16stressant
00:58:16pour la population
00:58:17et ça fait partie
00:58:18de la guerre psychologique
00:58:19aussi
00:58:19et pas que psychologique
00:58:20ça fait des destructions
00:58:22et dans une ville
00:58:22c'est terrible
00:58:23donc vous voyez arriver
00:58:24des filets
00:58:26maintenant si vous tirez
00:58:27une bombe de 1000 kg
00:58:28filet ou pas filet
00:58:29ça détruira le bâtiment
00:58:31donc vous voyez
00:58:32c'est des choses
00:58:33très complémentaires
00:58:34avec des coûts
00:58:35très différents
00:58:36etc
00:58:36il faut l'intégrer
00:58:37effectivement
00:58:38dans les planifications
00:58:39et les prévisions futures
00:58:40et trouver les tactiques
00:58:41d'emploi
00:58:42parce qu'entre une tactique
00:58:43d'emploi
00:58:44ukrainienne
00:58:45et une tactique
00:58:46d'emploi iranienne
00:58:47ou une tactique
00:58:47d'emploi
00:58:48avec de l'intelligence artificielle
00:58:50c'est très très très différent
00:58:51et ça va donner lieu
00:58:53à des matériels
00:58:53très différents
00:58:55ça ouvre la voie
00:58:56d'ailleurs
00:58:56à comment on fait
00:58:57avec l'intelligence artificielle
00:58:58dans le domaine
00:58:58de l'armement
00:58:59jusqu'où on va
00:59:00jusqu'où on va
00:59:01comment l'homme
00:59:03est encore dans la boucle
00:59:04et jusqu'où il délègue
00:59:05un certain nombre
00:59:06de missions
00:59:06à cette intelligence artificielle
00:59:08ça pose des vraies questions
00:59:10aussi sur lesquelles
00:59:11on va devoir répondre
00:59:12dans les années à venir
00:59:14quitte de l'euro drone
00:59:15ah quitte de l'euro drone
00:59:16c'est presque freudien
00:59:19le fait que j'ai oublié
00:59:20la question
00:59:21pour nous
00:59:21c'est simple
00:59:22Airbus nous a dit
00:59:24dehors
00:59:26bon alors donc
00:59:27on n'est pas d'accord
00:59:29et donc on discute
00:59:30on discute
00:59:31du pourquoi on est dehors
00:59:32donc je ne peux plus vous dire
00:59:34sous où on est le programme
00:59:34puisque les ponts sont coupés
00:59:36au sens programmatique
00:59:38du terme
00:59:38après
00:59:40l'euro drone
00:59:41moi je me rappelle
00:59:41j'étais un de ceux
00:59:42qui les bâtis
00:59:44avec le président
00:59:46à l'époque
00:59:46de Finmechanica
00:59:47c'est pas encore Leonardo
00:59:49et de EADS
00:59:50c'était pas encore Airbus
00:59:51donc vous voyez
00:59:52ça fait longtemps
00:59:52on était à trois
00:59:53autour de la table
00:59:55et j'ai dit
00:59:56il faut qu'il y en ait un
00:59:57qui soit leader
00:59:58et on a à trois
00:59:59décidé que ça soit Airbus
01:00:01alors là
01:00:02il ne conteste pas
01:00:03le fait qu'il ne faut pas
01:00:03être cococo
01:00:05il y a un leader
01:00:07mais quand c'est
01:00:08l'avion de combat
01:00:08non
01:00:09ça c'est plus compliqué
01:00:11donc l'euro drone
01:00:12je ne sais pas
01:00:13c'est aux militaires
01:00:14aussi à le savoir
01:00:15la France s'est lancée
01:00:16dans ce programme
01:00:18les choses ont évolué
01:00:20un euro drone
01:00:21au dessus du Sahel
01:00:22c'est vrai que ça vole longtemps
01:00:24ça observe bien
01:00:25ça doit avoir une pertinence
01:00:26un euro drone
01:00:28dans un conflit armé
01:00:30où le ciel
01:00:31n'est pas complètement
01:00:32maîtrisé
01:00:33et du moins
01:00:33la menace solaire
01:00:35est toujours là
01:00:35la menace air
01:00:36est toujours là
01:00:37c'est sûrement une cible
01:00:39assez facile
01:00:40donc c'est pas à moi
01:00:41la réponse
01:00:42j'ai compris
01:00:43que les français
01:00:44ne voulaient plus
01:00:44acheter d'euro drone
01:00:46j'ai compris ça
01:00:47parce que je lis la presse
01:00:49mais il y a eu
01:00:50les travaux parlementaires
01:00:51dedans
01:00:51donc il n'y a pas d'achat
01:00:52de drone euro drone
01:00:53dans la loi de programmation
01:00:55militaire
01:00:56il y a un développement
01:00:57qui est en cours
01:00:58est-ce qu'il s'arrête
01:00:59est-ce qu'il ne s'arrête pas
01:00:59je ne sais pas vous dire
01:01:03merci beaucoup
01:01:04François Bonneau
01:01:07oui merci président
01:01:10selon l'adage
01:01:11que le temps perdu
01:01:12ne se rattrape jamais
01:01:15voilà
01:01:16je ne vais pas revenir
01:01:17sur le scaf
01:01:18simplement
01:01:19vous avez dit
01:01:20dans votre propos
01:01:20liminaire
01:01:21que les drones
01:01:23de combat
01:01:23étaient complémentaires
01:01:24des avions de chasse
01:01:25mais
01:01:26dans le cadre
01:01:27de l'accélération
01:01:28des technologies
01:01:30est-ce qu'on ne peut pas
01:01:32envisager
01:01:32à l'horizon
01:01:342040
01:01:34que les drones
01:01:35de combat
01:01:36viennent suppléer
01:01:38les avions de chasse
01:01:39on a vu
01:01:40dans le conflit
01:01:42entre l'Iran
01:01:42et les Etats-Unis
01:01:44que pour récupérer
01:01:45un pilote
01:01:45et les américains
01:01:46ont très bien fait
01:01:47de le faire
01:01:47mais il avait failli
01:01:48mobiliser 30 avions
01:01:49qu'on en avait perdu 2
01:01:52voilà
01:01:52est-ce qu'aujourd'hui
01:01:53et demain surtout
01:01:54est-ce qu'on ne sera pas
01:01:55capable
01:01:57de mener
01:01:57des combats
01:01:58sans des pilotes
01:01:59dans les appareils
01:02:00avec la même
01:02:02efficacité
01:02:02c'est ma première question
01:02:04la deuxième
01:02:06par rapport
01:02:06à vos concurrents
01:02:07on observe
01:02:08de très grosses difficultés
01:02:09de livraison
01:02:10des américains
01:02:11avec le F-35
01:02:11quelle est votre analyse
01:02:12sur le sujet
01:02:15oui
01:02:15pour reprendre
01:02:16la dernière question
01:02:17les américains
01:02:18font passer
01:02:18les américains
01:02:19d'abord
01:02:19ça ne vous a pas échappé
01:02:21là aussi
01:02:21c'est pas
01:02:23exclusivement
01:02:24une problématique
01:02:25de politique
01:02:26trumpienne
01:02:27ça a toujours été le cas
01:02:28donc quand
01:02:29vous avez
01:02:30des opérations
01:02:32qui ont été assez denses
01:02:34au Moyen-Orient
01:02:35vous voyez que les munitions
01:02:36elles sont principalement
01:02:38aiguillées
01:02:39vers l'armée américaine
01:02:41pour mener ces opérations
01:02:42et on ne peut pas
01:02:43les critiquer
01:02:43du domaine
01:02:44sur les F-35
01:02:45ben oui
01:02:46ils ont vendu
01:02:46beaucoup de F-35
01:02:47beaucoup plus
01:02:48que de Rafale
01:02:49nous-mêmes
01:02:50et en particulier
01:02:51en Europe
01:02:53et contrairement
01:02:54à la légende
01:02:54reprise très souvent
01:02:55par les journalistes
01:02:58qui aiment bien
01:02:59faire du bashing
01:03:00de certaines
01:03:02capacités
01:03:04quand on a
01:03:05vu
01:03:06que les Suisses
01:03:06achetaient du F-35
01:03:08notre
01:03:09notre livraison
01:03:10de Rafale
01:03:11aurait été faite
01:03:12bien avant
01:03:12que les F-35
01:03:13arrivent
01:03:13pareil pour la Belgique
01:03:14donc on voit bien
01:03:15que les livraisons
01:03:16avant même la guerre
01:03:17en Ukraine
01:03:18donc on voit bien
01:03:19que livrer un F-35
01:03:20prend beaucoup plus
01:03:21de temps
01:03:21que de livrer un Rafale
01:03:22donc il n'y a pas de
01:03:23après on dit
01:03:24oui mais vous avez
01:03:25déjà des commandes
01:03:26vous n'arrirez jamais
01:03:26à monter en cadence
01:03:27ben on monte en cadence
01:03:28on va livrer nos avions
01:03:29on continue à monter en cadence
01:03:30on va être très pris
01:03:31dans les 2-3 ans
01:03:32qui viennent
01:03:32mais une livraison d'avions
01:03:34toutes les heures
01:03:35c'est 3 ans et demi
01:03:36à peu près
01:03:37en moyenne
01:03:37donc de toutes les manières
01:03:38voilà
01:03:39après 2030
01:03:40on a
01:03:41on a des
01:03:42on a des
01:03:43des capacités
01:03:44à reprendre des contrats
01:03:45tout de suite
01:03:45d'autant plus
01:03:46que la France décale
01:03:48ses livraisons d'avions
01:03:49donc on se retrouve
01:03:50avec des trous de production
01:03:52en 2031
01:03:522032 par exemple
01:03:54on en aura plus après
01:03:55c'est ce que me disait
01:03:56toujours Serge Dassault
01:03:57ce que vous ne livrez pas
01:03:58tout de suite
01:03:58c'est une bonne nouvelle
01:03:59parce qu'on le livrera après
01:04:00bon
01:04:01après moi je ne me fais pas
01:04:03le porte-parole
01:04:03de l'armée de l'air
01:04:04qui vous dira
01:04:05très directement
01:04:06ce qu'elle en pense
01:04:06à juste raison
01:04:07donc
01:04:08donc quelque part
01:04:09voilà
01:04:10ça c'est peut-être
01:04:11pour le
01:04:12sur
01:04:13le drone de combat
01:04:15je pense qu'on ne remplacera
01:04:17jamais
01:04:17mais je peux me tromper
01:04:18parce qu'il ne faut jamais dire jamais
01:04:20l'intelligence humaine
01:04:21et la sensibilité humaine
01:04:23quand vous êtes au milieu du combat
01:04:25c'est ce qu'il fera
01:04:25parce que si tout le monde
01:04:27est automatisé
01:04:27vous aurez des algorithmes
01:04:28quand d'autres
01:04:29des algorithmes
01:04:30bon
01:04:31c'est sûr que ça jouera
01:04:33il y en aura
01:04:35mais le pilote
01:04:36a ceci en plus
01:04:38il a été formé
01:04:39il a été
01:04:40et dans un combat aérien
01:04:42c'est cette capacité
01:04:43qui fera un petit peu plus
01:04:46la capacité de réussir
01:04:47donc ça c'est en RR
01:04:48et la menace RR existe
01:04:49et en air sol
01:04:51ça sera aussi
01:04:52la capacité à se reconfigurer
01:04:54pas in the book
01:04:55donc je pense
01:04:56qu'il y aura toujours des pilotes
01:04:57quand vous faites une opération en Iran
01:04:59vous dites
01:05:00zéro mort
01:05:01zéro pilote
01:05:02attrapé
01:05:03etc
01:05:03ah oui
01:05:03bon
01:05:04mais quand vous faites une guerre
01:05:05si vous faites la deuxième guerre mondiale
01:05:06il y a des morts
01:05:07il y a des morts
01:05:09dans toute guerre
01:05:10faire la guerre à zéro mort
01:05:12ça n'existe pas
01:05:13en tout cas vu de ma fenêtre
01:05:14etc
01:05:15donc le problème de se dire
01:05:17le pilote risque d'être fait prisonnier
01:05:19n'est pas un sujet
01:05:21c'est une bataille de com
01:05:22c'est vrai qu'on l'a vu en Yougoslavie
01:05:23un pilote pris
01:05:24montré à la télé
01:05:25c'est très désagréable
01:05:27mais comme des otages
01:05:28les otages aussi
01:05:29ils ne sont pas forcément pilotes
01:05:31c'est toujours très désagréable
01:05:32ça n'empêchera pas
01:05:34l'homme qui doit être au plus près du combat
01:05:36pour mieux comprendre
01:05:37et ça n'empêchera pas l'automatisation
01:05:40avec de l'IA
01:05:41et qui arrivera
01:05:43et donc c'est la combinaison des deux
01:05:44qui fera la force des armées modernes
01:05:48c'est à faire
01:05:49c'est pas encore fait
01:05:50personne ne le fait
01:05:51pas même les américains
01:05:52attention les chinois avancent vite
01:05:55dans ces domaines là
01:05:56donc il est très important
01:05:59de développer des algorithmes
01:06:00et on va le faire dans le cadre du F5 aussi
01:06:03de développer des algorithmes
01:06:04et de pouvoir commencer à travailler
01:06:07avec des drones de combat
01:06:09en liaison avec l'avion de combat
01:06:10et ça ne se fait pas
01:06:12de manière séparément
01:06:13ceux qui croient qu'on développe
01:06:14des drones de combat dans un coin
01:06:15des avions de combat dans un autre
01:06:17ça ne marche pas
01:06:18ceux qui croient que
01:06:19parce qu'il fait un cloud
01:06:20c'est à dire qu'il fait de la vapeur d'eau
01:06:22il va être capable de tout diriger
01:06:24ça ne marche pas non plus
01:06:28merci François-Noël Buffet
01:06:40hier sur le fait que
01:06:41ah merci
01:06:42pardon
01:06:42ah oui pardon
01:06:43sur le fait que
01:06:44vous avez fait un rétexte
01:06:46sur les événements du Moyen-Orient
01:06:47très bien
01:06:48mais en ce qui concerne
01:06:50les discussions qu'il y avait
01:06:52avec les émirats arabes unis
01:06:53et semble-t-il la fin
01:06:55des relations
01:06:57qu'en est-il
01:06:58que pouvez-vous nous dire
01:07:00de cette situation
01:07:03j'en suis un témoin privilégié
01:07:06la relation est excellente
01:07:07entre les deux pays
01:07:08la relation avec les armées émiriennes
01:07:11est excellente
01:07:12entre les deux pays
01:07:14la relation de Dassault
01:07:15et celle des émirats
01:07:19est excellente aussi
01:07:21à tous les niveaux
01:07:22à haut niveau aussi
01:07:23parce qu'ils connaissent
01:07:24notre fidélité
01:07:25et notre attachement
01:07:26ils aiment notre franc-parler
01:07:27c'est un pays
01:07:28qui aime bien
01:07:28qu'on ne lui raconte pas
01:07:30n'importe quoi
01:07:31pour lui faire plaisir
01:07:32donc voilà
01:07:33alors on n'est que la France
01:07:34nous ne sommes que Dassault
01:07:36on ne fait pas tout
01:07:37mais notre ambition
01:07:39numéro un
01:07:40pour l'instant
01:07:41c'est de livrer
01:07:4180 rafales
01:07:42on a vendu
01:07:4380 rafales aux émirats
01:07:44les livraisons
01:07:45ont commencé cette année
01:07:46il y a 80 rafales
01:07:47à livrer
01:07:48pour les années à venir
01:07:49évidemment
01:07:50ça les intéresse
01:07:50de savoir
01:07:52que la France
01:07:53va se lancer
01:07:53dans le F5
01:07:54parce que ça donne
01:07:56un futur aussi
01:07:57pour eux
01:07:59et évidemment
01:08:00ils s'intéressent aussi
01:08:00à savoir
01:08:01si on lance
01:08:02un futur programme
01:08:03d'avions de combat
01:08:04parce qu'ils veulent
01:08:04regarder
01:08:05la perspective française
01:08:07et la perspective
01:08:08de Dassault
01:08:09et de ses partenaires
01:08:10à long terme
01:08:11ils s'inscrivent tous
01:08:12dans le long terme
01:08:13et ils le connaissent
01:08:14ce long terme
01:08:14parce que
01:08:15ça fait quand même
01:08:16depuis des décennies
01:08:17qu'ils travaillent
01:08:17avec la France
01:08:18et avec Dassault
01:08:19comme d'autres pays
01:08:20comme l'Inde
01:08:21donc c'est bien
01:08:22cette inscription
01:08:23dans un temps long
01:08:26avec une politique
01:08:28étrangère
01:08:28qui est celle
01:08:29que nous connaissons
01:08:29depuis des décennies
01:08:30c'est ça
01:08:31qu'ils viennent chercher
01:08:32ils viennent chercher
01:08:33cette voie de la France
01:08:34alors vous allez me dire
01:08:36je suis un rêveur
01:08:37non non
01:08:38c'est une réalité
01:08:39quand on sort de France
01:08:40et vous le savez tous
01:08:41vous êtes dans une commission
01:08:42où vous sortez de France
01:08:43la voie de la France
01:08:44est toujours attendue
01:08:45je ne dis pas que tout le monde
01:08:46va écouter à 100%
01:08:48ce que dit la France
01:08:49mais on aime savoir
01:08:50ce que pense la France
01:08:50parce qu'on sait
01:08:51qu'elle ne pense pas
01:08:52tout à fait
01:08:54elle n'est pas tout à fait
01:08:55alignée
01:08:55sur certains grands alliés
01:09:01merci beaucoup
01:09:01et enfin
01:09:02Pierre Medeviel
01:09:05merci Président
01:09:07Monsieur le Président
01:09:09lors de notre visite
01:09:11en délégation
01:09:11sur la base
01:09:12aérienne d'Evreux
01:09:13moi j'avais noté
01:09:15l'enthousiasme
01:09:16de certains pilotes
01:09:17pour les avions Mirage
01:09:19reconditionnés
01:09:19au niveau électronique
01:09:22et système de guidage
01:09:23de largage
01:09:24de navigation
01:09:26c'était assez
01:09:27bon intéressant
01:09:28j'ai trouvé
01:09:28d'autre part
01:09:29nous avons reçu
01:09:31dans notre groupe
01:09:31il y a trois semaines
01:09:32Catherine Vautrin
01:09:33et en avocat
01:09:34je rejoins un peu
01:09:35Philippe Folio
01:09:36sur cette question
01:09:37nous avons évoqué
01:09:37sur nous avons
01:09:39des produits leaders
01:09:40comme le Rafale
01:09:42chez vous
01:09:42l'A400M
01:09:44d'Airbus
01:09:44mais qui sont quand même
01:09:46des produits relativement chers
01:09:47on avait évoqué
01:09:47avec Catherine Vautrin
01:09:49peut-être le développement
01:09:50de gamme
01:09:51je vais pas dire
01:09:51low cost
01:09:52mais plus abordable
01:09:53on va voir ce qui se passe
01:09:54en Ukraine
01:09:55au Moyen-Orient
01:09:56vous savez qu'on aura besoin
01:09:57de plus en plus
01:09:57de matériel
01:09:58sur des conflits
01:09:59qui durent
01:10:00alors est-ce qu'il y a
01:10:01un espace
01:10:01entre les drones
01:10:02et le Rafale
01:10:03pour des matériels
01:10:04plus abordables ?
01:10:06Alors c'est un vieux serpent de mer
01:10:09je vais le dire comme ça
01:10:11parce que l'idée
01:10:12est séduisante
01:10:13je le reconnais
01:10:14la réalité
01:10:15c'est que le Rafale
01:10:16est le plus petit avion
01:10:17qui remplit les missions
01:10:19de l'armée de l'air française
01:10:20et si vous prenez
01:10:22un Mirage 2000
01:10:22qui est beaucoup plus petit
01:10:24qui fait beaucoup moins
01:10:25et qui a été
01:10:26pendant des années
01:10:27quand même
01:10:28l'avion phare
01:10:29de nos militaires
01:10:31grosso modo
01:10:32si vous avez
01:10:34un conflit
01:10:35de haute intensité
01:10:38les Américains
01:10:39ne le prendront pas
01:10:40parce qu'ils ne voudront pas
01:10:41d'un avion
01:10:41de deuxième catégorie
01:10:43est-ce qu'ils prendront
01:10:44un Gripen ?
01:10:44ça sera une bonne question
01:10:48parce que les Américains
01:10:49raisonneront
01:10:49en disant
01:10:50moi
01:10:51on doit déjà se battre
01:10:52pour dire
01:10:53le Rafale
01:10:53il est du niveau
01:10:54du F-35
01:10:55parce que les Américains
01:10:55vous exclueront le Rafale
01:10:56donc
01:10:58parce que
01:10:59l'interopérabilité
01:11:00parce que
01:11:01je rappelle que
01:11:02le Rafale est entièrement
01:11:03interopérable au temps
01:11:04mais que les Américains
01:11:05avec le F-35
01:11:06ne sont plus
01:11:06interopérables au temps
01:11:07pratiquement
01:11:08ils sont interopérables
01:11:09F-35
01:11:09donc
01:11:11en fait
01:11:12pourquoi ?
01:11:13parce que
01:11:13l'avion doit s'insérer
01:11:14dans des opérations complexes
01:11:16donc doit avoir
01:11:17des cryptages
01:11:18ad hoc
01:11:18doit avoir
01:11:19une capacité
01:11:20de détection ad hoc
01:11:21une capacité
01:11:22de tir ad hoc
01:11:23une capacité
01:11:24de tenir en l'air
01:11:25parce qu'il faut attendre
01:11:26les ravitailleurs
01:11:27une capacité de tir
01:11:28avec beaucoup d'armement
01:11:30le plus possible
01:11:30parce qu'une fois
01:11:31qu'on l'a envoyé
01:11:32il faut qu'il soit
01:11:33le plus efficace possible
01:11:34qui disqualifie
01:11:35tous les petits avions
01:11:36donc
01:11:37on se pose aussi
01:11:38cette question là
01:11:39parce que vous avez aussi
01:11:40la deuxième idée
01:11:41que vous n'avez pas évoquée
01:11:41mais qui est à peu près
01:11:42la même
01:11:43qui est de dire
01:11:44on pourrait faire un avion
01:11:45d'entraînement
01:11:45remplaçant l'Alpha Jet
01:11:46qui soit aussi un petit avion
01:11:48qui ferait le job
01:11:49ben on n'y arrive pas
01:11:50on voit bien que c'est
01:11:52d'abord l'Alpha Jet
01:11:52très bon avion
01:11:53d'entraînement
01:11:54le remplacer
01:11:55c'est définir un nouvel avion
01:11:56c'est un peu compliqué
01:11:59donc on a toujours
01:12:00cette question posée
01:12:01mais en aucun cas
01:12:02le fait de faire
01:12:03un petit avion
01:12:04alors ça peut marcher
01:12:05dans certains pays
01:12:06qui ne veulent pas rentrer
01:12:07dans des conflits
01:12:08de haute intensité
01:12:09mais pour nous
01:12:10ça voudrait dire
01:12:11pour un pays comme la France
01:12:13il faut remobiliser
01:12:14de l'argent
01:12:15pour développer
01:12:16peut-être avec d'autres
01:12:17mais quand même
01:12:17il faut remobiliser
01:12:18puis il faut réacheter
01:12:19donc ça voudrait dire
01:12:20que grosso modo
01:12:21et je connais
01:12:22les lois
01:12:24de la loi de programmation militaire
01:12:25on prendrait des petits avions
01:12:27il y aurait une tendance
01:12:29et une tentation politique
01:12:30d'en prendre plus
01:12:31de petits
01:12:32et de ne pas prendre les grands
01:12:33et c'est les grands
01:12:34qui font vraiment la guerre
01:12:34donc je ne sais pas si
01:12:35voilà
01:12:36c'est ça
01:12:37ces réflexions
01:12:38on les a eues
01:12:39et effectivement
01:12:41je conteste toujours
01:12:42le mot cher
01:12:42mais je sais que dans votre bouche
01:12:43ça ne veut pas dire
01:12:44ça veut dire que c'est un matériel
01:12:45qui a un poids
01:12:47mais si vous preniez
01:12:48les sous-marins
01:12:49parce que je sais
01:12:49que beaucoup de gens
01:12:50sont attachés aux sous-marins
01:12:52les sous-marins
01:12:53ils grandissent
01:12:53les frégates
01:12:54elles grandissent
01:12:55on pourrait dire
01:12:55on va faire des petites frégates
01:12:56à la place d'une grande frégate
01:12:57mais on voit bien
01:12:58que ça ne marche pas
01:13:00c'est pareil
01:13:01on va faire des petits sous-marins
01:13:02à la place des SNE
01:13:03mais ça ne marche pas
01:13:04et c'est toujours
01:13:05la tentation sur les avions
01:13:07mais les gros objets
01:13:08on a besoin des gros objets
01:13:09ils deviennent de plus en plus
01:13:10sophistiqués
01:13:11et justement nous
01:13:13notre force
01:13:13me semble-t-il
01:13:15de Dassault
01:13:16c'est d'arriver à faire
01:13:17les plus petits avions
01:13:18capables justement
01:13:19de ces performances là
01:13:20et je ne vois pas
01:13:21d'avions plus petits
01:13:22que le Rafale
01:13:23qui fait les performances
01:13:24du Rafale
01:13:24je n'en connais pas
01:13:25dans le monde
01:13:26de temps en temps
01:13:27ça impressionne même
01:13:28nos amis américains
01:13:29ils ne peuvent pas le dire
01:13:30dans le poste
01:13:30mais c'est quand même
01:13:31une prouesse technologique
01:13:34et qui est issue du fait
01:13:35que
01:13:35comme on n'a pas
01:13:36des gros moyens
01:13:36en France
01:13:37on l'a fait
01:13:39à minima
01:13:40alors c'est beaucoup d'argent
01:13:41je reconnais
01:13:41c'est beaucoup d'argent
01:13:42et après quand il faut acheter
01:13:43des avions
01:13:44c'est beaucoup d'argent aussi
01:13:45etc.
01:13:45mais l'avion de combat
01:13:48c'est vraiment la nécessité
01:13:49d'avoir la maîtrise du ciel
01:13:52sinon vous faites comme les autres
01:13:53vous achetez des F-35
01:13:55donc vous ne payez pas le développement
01:13:56encore que certains ont payé
01:13:58un bout du développement
01:13:59et ce qui est assez étonnant
01:14:01c'est que ceux qui ont payé
01:14:01un bout du développement
01:14:02des F-35
01:14:03sont ceux qui ont payé
01:14:04l'Eurofighter
01:14:05c'est quand même extraordinaire
01:14:07les britanniques
01:14:08les italiens
01:14:10et les allemands
01:14:11évidemment
01:14:11donc quelque part
01:14:13et on parlait tout à l'heure
01:14:14de plan B
01:14:15mais le plan B
01:14:16il est amorcé
01:14:18le plan B
01:14:19c'est un super rafale
01:14:20ce qui n'empêche pas
01:14:21qu'on fera un futur avion de combat
01:14:22et ça coûte quand même moins cher
01:14:23que de faire
01:14:23l'avion de combat
01:14:25qui est énorme
01:14:27et qui
01:14:27soi-disant vole en 2035
01:14:29on n'a jamais pensé ça
01:14:32c'est ça le plan B
01:14:33c'est justement
01:14:34d'avoir réussi un avion
01:14:36et
01:14:38nos anciens
01:14:39je les félicite
01:14:40un avion
01:14:41qui est aujourd'hui 40 ans
01:14:42après son premier vol
01:14:43s'inscrit dans un futur
01:14:45qui va encore faire 40 ans
01:14:46c'est un truc extraordinaire
01:14:47donc
01:14:47il vaut mieux
01:14:49faire ses grands choix
01:14:51de manière très stratégique
01:14:53et technique
01:14:54opérationnelle
01:14:54et technique
01:14:55parce qu'après
01:14:56ça dure pendant très longtemps
01:14:57donc
01:14:58la réponse
01:14:59c'est
01:14:59on a regardé
01:15:00ça
01:15:00voilà
01:15:01on n'y arrive pas
01:15:04et puis après
01:15:05vous avez l'export
01:15:07les pays export
01:15:08ils veulent quand même
01:15:08le meilleur avion
01:15:09donc il faut se battre
01:15:10contre nos amis américains
01:15:11et aujourd'hui c'est le F-35
01:15:12donc avec un rafale
01:15:13vous êtes quand même
01:15:14dans la classe
01:15:15des avions
01:15:16du F-35
01:15:18quoi qu'en disent
01:15:18les américains
01:15:19quoi qu'en disent
01:15:20certains européens
01:15:21pour choisir le F-35
01:15:22la réalité
01:15:23c'est que vous faites
01:15:24quand même
01:15:24beaucoup de choses
01:15:24avec le rafale
01:15:25avec un drone de combat
01:15:26à côté
01:15:27honnêtement
01:15:28on ferait mieux
01:15:28que le F-35
01:15:32merci beaucoup
01:15:33peut-être une dernière question
01:15:34si je peux me permettre
01:15:35sur la question
01:15:38des architectures
01:15:40ouvertes
01:15:40parce qu'on a vu
01:15:41que les américains
01:15:42aujourd'hui
01:15:42ont imposé
01:15:43à leurs industriels
01:15:44des architectures ouvertes
01:15:45sous peine
01:15:46de ne pas leur acheter
01:15:47de produits
01:15:48pour pouvoir
01:15:48justement
01:15:49j'allais dire
01:15:50très basiquement
01:15:51faire ce qu'ils veulent
01:15:52avec le matériel
01:15:53et ensuite pouvoir l'utiliser
01:15:54quelle est aujourd'hui
01:15:55la position de Dassault
01:15:56sur ce sujet
01:15:56l'architecture
01:15:58de l'avion de combat
01:16:00sera fermée
01:16:01archi fermée
01:16:02parce que
01:16:03le numéro 1
01:16:04quand on fait
01:16:04une mission nucléaire
01:16:05c'est la sécurité
01:16:07pas se faire hacker
01:16:08pendant que vous faites
01:16:09votre mission nucléaire
01:16:10donc le système
01:16:11sera super fermé
01:16:12par contre
01:16:12on comprend
01:16:13qu'il faut
01:16:15pour des raisons ABCD
01:16:16s'ouvrir au monde
01:16:17donc on fait
01:16:18une deuxième architecture
01:16:20et je m'arrêterai là
01:16:21qui peut prendre
01:16:22un certain nombre
01:16:22de sujets
01:16:23d'ouverture
01:16:24mais le coeur du coeur
01:16:25sera fermé
01:16:25sinon je ne peux pas
01:16:26garantir que la mission
01:16:27nucléaire sera intègre
01:16:31ça supposera pour l'armée
01:16:32de l'air
01:16:32de différencier
01:16:33les avions
01:16:33qui auront la mission
01:16:34de face
01:16:35et les avions
01:16:35qui seront
01:16:37les architectures
01:16:38qui permettent
01:16:38justement ça
01:16:39c'est vrai aussi
01:16:40dans les gros systèmes
01:16:41informatiques
01:16:41qu'on peut avoir
01:16:42par ailleurs
01:16:43indépendamment
01:16:43des avions de combat
01:16:46c'est dans l'architecture
01:16:47qu'il faut penser
01:16:48dès le départ
01:16:49la sécurité
01:16:52et de la cyber
01:16:53et une certaine ouverture
01:16:55pour être capable
01:16:56évidemment de dialoguer
01:16:56après le rafale dialogue
01:16:59très facilement
01:17:01en liaison 16
01:17:01donc la liaison 16
01:17:03est une liaison
01:17:04autant
01:17:05en réalité une liaison
01:17:06américaine
01:17:06avec des crypteurs
01:17:07américains
01:17:08etc.
01:17:08bon mais vous pouvez
01:17:10l'enlever
01:17:10si vraiment vous voulez
01:17:11faire un truc
01:17:12totalement intègre
01:17:13donc notre système
01:17:15est ouvert
01:17:17vers des réseaux militaires
01:17:20otaniens
01:17:20mais il est pensé
01:17:22et c'est la demande
01:17:23officielle
01:17:24d'être capable
01:17:25de faire
01:17:25la mission suprême
01:17:28dans un environnement
01:17:29totalement brouillé
01:17:30dans un environnement
01:17:31où on ne coopère plus
01:17:32et dans un environnement
01:17:33où il faut y aller
01:17:33c'est le besoin opérationnel
01:17:38s'il n'y a pas d'autres
01:17:39demandes de prise de parole
01:17:40je voudrais d'abord
01:17:40vous remercier
01:17:41monsieur le président
01:17:42monsieur le directeur
01:17:43d'avoir accepté
01:17:44de venir devant cette commission
01:17:46pour je pense
01:17:47une des rares
01:17:48prises de parole
01:17:49récentes
01:17:49sur la question
01:17:50du SCAF
01:17:52qui est évidemment
01:17:53un sujet majeur
01:17:54pour nous
01:17:54qui nous préoccupe
01:17:55beaucoup
01:17:55sur lequel nous sommes
01:17:56beaucoup mobilisés
01:17:57j'ai parlé du Tirex
01:17:58mais il y a aussi
01:17:59beaucoup d'autres
01:18:00sujets sur lesquels
01:18:01nous avons tenté
01:18:03par le passé
01:18:03d'arranger les bidons
01:18:06c'est le cas de le dire
01:18:07j'ai le souvenir
01:18:08du président Cambon
01:18:09qui a organisé ici
01:18:10une réunion
01:18:11avec les gens d'Airbus
01:18:12les gens de Dassault
01:18:12et un certain nombre
01:18:13de personnes
01:18:14qui avaient pu à ce moment-là
01:18:15relancer je pense
01:18:16le projet du SCAF
01:18:17malheureusement
01:18:18l'histoire a démontré
01:18:21que les choses
01:18:22ne se passeront pas
01:18:22comme prévu
01:18:23mais l'importance
01:18:24pour nous
01:18:25dans cette commission
01:18:25c'est évidemment
01:18:26de vous entendre
01:18:26pour essayer de comprendre
01:18:27quelles étaient
01:18:28les capacités
01:18:29que la France
01:18:30que l'industrie française
01:18:32a pour continuer
01:18:33à concourir
01:18:34à cette souveraineté
01:18:35dont on a
01:18:36impérativement besoin
01:18:36en tout cas
01:18:37de notre côté
01:18:37nous essayons
01:18:38de participer
01:18:39à accompagner
01:18:40cette recherche
01:18:41de souveraineté
01:18:42j'ai parlé de Tirex
01:18:43évidemment
01:18:44parce que pour moi
01:18:44c'est un sujet majeur
01:18:46sur l'innovation
01:18:47la recherche
01:18:47sur les parties chaudes
01:18:48et la capacité
01:18:49de rester dans la course
01:18:49avec les américains
01:18:51et donc on vous souhaite
01:18:52le meilleur
01:18:53et on espère
01:18:54évidemment
01:18:55que tout ça
01:18:55va permettre
01:18:56d'avancer maintenant
01:18:58puisque nous avons
01:18:58déjà perdu
01:18:59quasiment neuf années
01:19:00je rappelle que
01:19:01dans la loi
01:19:01de programmation
01:19:02militaire de 2018
01:19:03telle qu'elle
01:19:03nous l'avions votée
01:19:04un démonstrateur
01:19:04devait être sorti
01:19:06en 2026
01:19:07ou 25
01:19:07je ne sais plus
01:19:0726 je crois
01:19:10en tout cas
01:19:10très très prochainement
01:19:12il y avait déjà
01:19:13une belle maquette
01:19:13au bourget
01:19:14à l'époque
01:19:14et que sur la plupart
01:19:16des sujets
01:19:17franco-allemands
01:19:18il y a malheureusement
01:19:20beaucoup de déceptions
01:19:20je ne vais pas tous
01:19:21les citer
01:19:23mais je crois
01:19:24qu'il n'y en a pas
01:19:24beaucoup maintenant
01:19:25qui sont encore
01:19:26en état
01:19:28qui ne sont pas
01:19:29en état
01:19:29de mort cérébrale
01:19:30si je puis dire
01:19:30pour paraphraser
01:19:31quelqu'un
01:19:32donc souhaitons
01:19:33le meilleur
01:19:33à l'avion de combat
01:19:35français
01:19:36et puis
01:19:37merci encore
01:19:38pour la franchise
01:19:39dont vous avez fait preuve
01:19:40et merci
01:19:41d'avoir participé
01:19:42à cette audition
01:19:43merci beaucoup
01:19:44à vous tous
01:19:45de m'accueillir
01:19:46c'est toujours
01:19:46avec grand plaisir
01:19:47que je viens
01:19:48débattre
01:19:48et échanger
01:19:49avec vous
01:19:50et merci
01:19:51je le dis
01:19:52parce que
01:19:52je le dis
01:19:53pour les collègues
01:19:53je pense que
01:19:54y compris pour les rapporteurs
01:19:55merci de venir
01:19:56toujours en personne
01:19:58parce que
01:19:59ce n'est pas toujours le cas
01:20:00il y a beaucoup
01:20:00d'industriels
01:20:01que nous n'avons jamais
01:20:02vu quasiment
01:20:03en commission
01:20:05et je trouve ça dommage
01:20:06parce que c'est aussi
01:20:06une bonne occasion
01:20:07de pouvoir échanger
01:20:08au fond
01:20:09sur les sujets
01:20:10et vous êtes
01:20:11je le dis très honnêtement
01:20:12parce que
01:20:13vous êtes là
01:20:14mais que vous êtes
01:20:14quasiment le seul
01:20:15à venir en personne
01:20:16venir nous rencontrer
01:20:18y compris rencontrer
01:20:18les rapporteurs
01:20:20tout au long de l'année
01:20:20lorsque nous avons besoin
01:20:22de faire des auditions
01:20:22et toujours
01:20:23des échanges riches
01:20:24même parfois
01:20:26j'allais dire
01:20:27musclés
01:20:28mais toujours très riches
01:20:28merci beaucoup
01:20:30Voilà donc pour cette audition
01:20:32d'Éric Trappier
01:20:33le président de Dassault Aviation
01:20:34vous l'aurez compris
01:20:35le Sénat
01:20:36multiplie les travaux
01:20:37sur la défense
01:20:38et la préparation
01:20:39de notre pays
01:20:40aux guerres du futur
01:20:40hier les élus
01:20:42ont notamment adopté
01:20:43la loi de programmation
01:20:44militaire
01:20:44qui prévoit
01:20:45une rallonge
01:20:46de 36 milliards d'euros
01:20:48pour les années
01:20:48à venir
01:20:49d'ici à 2030
01:20:51c'est un sujet
01:20:51sur lequel on reviendra
01:20:52bien évidemment
01:20:52sur Public Sénat
01:20:54Voilà c'est la fin
01:20:54de cette émission
01:20:55merci de l'avoir suivi
01:20:56restez avec nous
01:20:56l'information politique
01:20:57continue sur notre antenne
01:21:00Sous-titrage Société Radio-Canada
01:21:01Sous-titrage Société Radio-Canada
01:21:05Sous-titrage Société Radio-Canada
01:21:08Sous-titrage Société Radio-Canada
01:21:09Sous-titrage Société Radio-Canada
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