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  • il y a 1 an
Stoppé par la dissolution de l'Assemblée nationale en juin dernier, le projet de loi sur la fin de vie revient dans l'hémicycle ce lundi 12 mai via deux textes distincts. L'un sur les soins palliatifs, l'autre sur la création d'une aide à mourir qui divise les députés.

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Transcription
00:00La politique, Guillaume Daré, c'est à partir d'aujourd'hui que les députés examinent dans l'hémicycle la loi sur la fin de vie.
00:06C'est un texte qui revient donc à un sujet qui reste éminemment délicat, qui revient parce qu'avec la dissolution évidemment...
00:12Tout avait été stoppé net.
00:14Alors je vous rappelle qu'effectivement il y a le choix de deux textes qui a été fait.
00:17Un choix sur un texte sur les soins palliatifs qui est relativement consensuel.
00:22Et un autre texte effectivement sur la fin de vie avec un gouvernement qui veut cadrer les choses.
00:26On sait qu'en l'État pour y accéder il faudra être majeur, apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée.
00:33En revanche le texte qui est sorti, qui a été adopté en commission est plus si on peut dire permissif que ce qu'est le gouvernement.
00:39Donc ils vont essayer de l'encadrer, de le recadrer.
00:42Notamment il y a un point particulier sur lequel la ministre est très attentive, Catherine Vautrin, c'est celui de l'administration de la substance létale.
00:50Le texte qui est sorti de la commission prévoit que ce soit la personne elle-même qui est concernée, soit un tiers, un soignant.
00:55Or le gouvernement souhaite absolument que ça ne soit que l'exception, que la règle ce soit le patient qui se l'auto-administre.
01:03Et puis il y a le choix des mots, vous savez on parle d'aide à mourir.
01:06Pas question pour le gouvernement de parler de suicide assisté ou d'euthanasie.
01:09C'est un mot que refusent le président de la République, le Premier ministre et Catherine Vautrin.
01:14Ce n'est pas une légalisation de l'euthanasie.
01:17Redit Catherine Vautrin ce matin dans Le Parisien et probablement dans quelques minutes tout à l'heure à 8h30 sur BFM.
01:22Tu viens de parler de consensus, on a l'impression que c'est un texte qui divise plus la classe politique que les Français en réalité.
01:28Oui parce qu'il n'y aura pas de discipline de vote par parti comme on le dit habituellement sur d'autres textes.
01:33Parce que c'est un texte qui touche effectivement aux convictions personnelles.
01:37On voit que ça divise aussi au sein du gouvernement avec Bruno Rotaillot, le ministre de l'Intérieur qui est très clairement opposé.
01:42Il l'a redit hier pour lui, c'est une fracture anthropologique.
01:46Les mots sont extrêmement forts et puis ça divise aussi entre Matignon et l'Elysée.
01:49Rappelez-vous il y a quelques jours François Bayrou qui avait dit qu'il était, je cite, du côté du soin et de la vie.
01:55Alors que le chef de l'État devant les francs-maçons avait rappelé que de son côté, il jugeait que parfois il fallait faire le choix du moindre mal.
02:01Un terme qui avait fait réagir évidemment parmi les personnes qui défendent cette aide à mourir.
02:05Attention, rien ne dit toutefois que cette loi sera adoptée avant la fin du quinquennat.
02:09Parce qu'il y a ce qu'on appelle la navette parlementaire.
02:11C'est peut-être une des raisons pour lesquelles le président de la République pourrait annoncer que cette question de la fin de vie pourrait faire partie d'un référendum qu'il annoncera peut-être demain soir.
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