00:00La politique, Guillaume Daré, c'est à partir d'aujourd'hui que les députés examinent dans l'hémicycle la loi sur la fin de vie.
00:06C'est un texte qui revient donc à un sujet qui reste éminemment délicat, qui revient parce qu'avec la dissolution évidemment...
00:12Tout avait été stoppé net.
00:14Alors je vous rappelle qu'effectivement il y a le choix de deux textes qui a été fait.
00:17Un choix sur un texte sur les soins palliatifs qui est relativement consensuel.
00:22Et un autre texte effectivement sur la fin de vie avec un gouvernement qui veut cadrer les choses.
00:26On sait qu'en l'État pour y accéder il faudra être majeur, apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée.
00:33En revanche le texte qui est sorti, qui a été adopté en commission est plus si on peut dire permissif que ce qu'est le gouvernement.
00:39Donc ils vont essayer de l'encadrer, de le recadrer.
00:42Notamment il y a un point particulier sur lequel la ministre est très attentive, Catherine Vautrin, c'est celui de l'administration de la substance létale.
00:50Le texte qui est sorti de la commission prévoit que ce soit la personne elle-même qui est concernée, soit un tiers, un soignant.
00:55Or le gouvernement souhaite absolument que ça ne soit que l'exception, que la règle ce soit le patient qui se l'auto-administre.
01:03Et puis il y a le choix des mots, vous savez on parle d'aide à mourir.
01:06Pas question pour le gouvernement de parler de suicide assisté ou d'euthanasie.
01:09C'est un mot que refusent le président de la République, le Premier ministre et Catherine Vautrin.
01:14Ce n'est pas une légalisation de l'euthanasie.
01:17Redit Catherine Vautrin ce matin dans Le Parisien et probablement dans quelques minutes tout à l'heure à 8h30 sur BFM.
01:22Tu viens de parler de consensus, on a l'impression que c'est un texte qui divise plus la classe politique que les Français en réalité.
01:28Oui parce qu'il n'y aura pas de discipline de vote par parti comme on le dit habituellement sur d'autres textes.
01:33Parce que c'est un texte qui touche effectivement aux convictions personnelles.
01:37On voit que ça divise aussi au sein du gouvernement avec Bruno Rotaillot, le ministre de l'Intérieur qui est très clairement opposé.
01:42Il l'a redit hier pour lui, c'est une fracture anthropologique.
01:46Les mots sont extrêmement forts et puis ça divise aussi entre Matignon et l'Elysée.
01:49Rappelez-vous il y a quelques jours François Bayrou qui avait dit qu'il était, je cite, du côté du soin et de la vie.
01:55Alors que le chef de l'État devant les francs-maçons avait rappelé que de son côté, il jugeait que parfois il fallait faire le choix du moindre mal.
02:01Un terme qui avait fait réagir évidemment parmi les personnes qui défendent cette aide à mourir.
02:05Attention, rien ne dit toutefois que cette loi sera adoptée avant la fin du quinquennat.
02:09Parce qu'il y a ce qu'on appelle la navette parlementaire.
02:11C'est peut-être une des raisons pour lesquelles le président de la République pourrait annoncer que cette question de la fin de vie pourrait faire partie d'un référendum qu'il annoncera peut-être demain soir.
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