- il y a 4 mois
Le Premier secrétaire du Parti socialiste présente avec la députée Chloé Ridel le programme du parti pour la présidentielle 2027, mardi 30 juin à Paris.
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00:00:00Mesdames et messieurs, merci d'être présentes et présents parmi nous ce matin pour cette présentation d'un projet qui
00:00:07vient d'être adopté et dont Chloé, dans quelques instants, vous rappellera quelles en sont les grandes lignes.
00:00:15Depuis plusieurs années, nous avons pris l'habitude de vivre au rythme des crises. La pandémie, le Covid, la guerre
00:00:25en Ukraine, les tensions géopolitiques, l'accélération du dérèglement climatique, les bouleversements provoqués par l'intelligence artificielle, chacune de ces
00:00:36secousses semblait exceptionnelle.
00:00:38En réalité, elle dessine un même paysage. Nous sommes entrés dans un monde où les grandes transformations sont désormais permanentes.
00:00:48La canicule que nous venons de vivre nous rappelle avec une force particulière ces changements, ces bouleversements. Elle n'est
00:00:56pas, cette canicule, simplement une question environnementale.
00:01:00Elle interroge notre manière de travailler, de construire nos villes, de protéger les plus fragiles, d'organiser nos services publics,
00:01:11de produire notre énergie ou encore d'aménager notre territoire.
00:01:17Elle révèle aussi une vérité simple. Face au bouleversement du siècle, nous ne sommes pas toutes et tous égaux.
00:01:24Les plus modestes, les travailleurs exposés, les personnes âgées, les enfants, ceux qui vivent dans des logements mal isolés, en
00:01:34paient toujours le prix le plus élevé.
00:01:37Cette réalité nous oblige. Pendant longtemps, la politique a consisté à réparer les crises.
00:01:44Après qu'elles eurent produire leurs effets, à poser des rustines, cette manière de gouverner n'est plus suffisante.
00:01:52Gouverner au XXIe siècle, c'est comprendre les transformations avant qu'elles ne nous dépassent.
00:01:59C'est préparer plutôt que subir, c'est anticiper plutôt qu'improviser et en la matière, nous avons aujourd'hui
00:02:08un contre-modèle à la tête de l'État.
00:02:12Qui aurait pu prédire ? Je reprends là les mots du chef de l'État.
00:02:17C'est en cet état d'esprit que nous avons élaboré ce projet.
00:02:21Il est le fruit d'un très long travail d'écoute, de rencontres avec des citoyens, des chercheurs, des intellectuels,
00:02:29des syndicats, des associations, des élus.
00:02:33Et je veux à ce moment précis saluer le travail immense qui a été conduit sous l'égide de Chloé
00:02:39Rydel,
00:02:39qui a permis peut-être aussi par sa jeunesse, son talent, de revisiter ce que nous avions nous-mêmes finalement
00:02:51peut-être par paresse l'habitude de dire
00:02:54et de complètement retrouver un esprit, une ardeur, une forme d'innovation qui nous était peut-être plus familière.
00:03:06D'abord, en reprenant comme angle celui de la liberté.
00:03:14J'y reviendrai dans un instant.
00:03:19La question, c'est effectivement pour nous toutes et tous de retrouver la maîtrise de notre destin.
00:03:27Et au fond, le titre de ce projet résume la question qui traverse aujourd'hui la société française.
00:03:33Comment vivre libre dans un monde où tout semble nous échapper ?
00:03:39Comment vivre libre lorsque le logement devient inaccessible ?
00:03:44Lorsque le travail ne garantit plus toujours une vie digne ?
00:03:47Lorsque l'on attend des mois un rendez-vous médical ?
00:03:50Lorsque des grandes plateformes numériques organisent notre accès à l'information,
00:03:55orientent nos comportements et captent notre attention ?
00:03:58Lorsque les décisions qui influencent notre quotidien semblent toujours prises plus loin de nous ?
00:04:05Depuis plusieurs mois, nous sommes allés à travers la France.
00:04:11Sans doute, quelques-uns d'entre vous ont-ils suivi notre parcours avec ce que nous avions appelé la France
00:04:16Parlons-en.
00:04:16Nous avons écouté, entendu des histoires singulières, différentes, mais derrière leur diversité revenait un même sentiment, celui d'une perte
00:04:27de maîtrise.
00:04:28Beaucoup de nos concitoyens ont le sentiment que leur vie dépend désormais davantage des marchés, des algorithmes, des crises internationales
00:04:37ou des décisions, plus que de leur propre volonté.
00:04:40Cette inquiétude est le terreau de la défiance démocratique lorsqu'un peuple a le sentiment qu'il ne décide plus
00:04:47de son avenir.
00:04:48Il doute de la politique, puis il doute de la démocratie elle-même.
00:04:53Notre projet est parti de cette réalité-là.
00:04:56Notre ambition est simple, redonner aux Français les moyens de reprendre la maîtrise de leur vie et collectivement de notre
00:05:06destin.
00:05:06Et donc, notre volonté est d'assurer une liberté des égaux.
00:05:13Nous avons choisi donc de placer la liberté au cœur de ce projet.
00:05:17Certains, peut-être, s'étonneront.
00:05:20Ils sont habitués à l'idée que la liberté est d'abord revendiquée par ceux qui se prétendent libéraux.
00:05:27Pourtant, il n'y a rien de plus fidèle à notre histoire, à celle du socialisme français, que de placer
00:05:35la liberté au cœur de notre projet.
00:05:38Depuis plus de deux siècles, notre famille politique poursuit une même ambition.
00:05:43Faire en sorte que la liberté ne soit pas le privilège de quelques-uns, mais le bien commun de tous.
00:05:50Je ne vais pas ici vous refaire la longue histoire qui nous raccroche à la révolution de 89, ni même
00:05:59à celle de 1830, 1848,
00:06:02où, époque après époque, nous avons cherché à définir la gauche, à chercher et à définir ce qu'était la
00:06:11liberté.
00:06:11Une liberté des égaux, une liberté qui permette à chacune et à chacun de maîtriser son destin.
00:06:17Notre projet s'inscrit dans cette histoire, car la liberté que nous défendons n'est pas celle du plus fort,
00:06:24ce n'est pas la liberté d'un marché sans règles, ce n'est pas celle du renard qu'on
00:06:30lâche dans le poulailler,
00:06:31ce n'est pas la liberté de quelques-uns d'accumuler chaque jour davantage, pendant que les autres voient leur
00:06:37horizon se fermer.
00:06:39Nous défendons une autre liberté, celle des égaux, vous l'aurez compris.
00:06:43Et dans le combat que nous avons aujourd'hui à mener, ce combat pour la liberté est un combat axial,
00:06:51central.
00:06:52Je le dis parce qu'il y a deux définitions qui vont désormais s'opposer.
00:06:56C'est vrai à l'échelle du monde, ce sera vrai à l'échelle de cette élection présidentielle.
00:07:01A l'échelle du monde, chacun l'a bien compris, il y a aujourd'hui une internationale réactionnaire
00:07:06qui défend une autre idée de la liberté, qui est celle d'avancer sans contrainte,
00:07:11de permettre à quelques-uns d'avancer et de concentrer davantage de pouvoir et d'argent chaque jour, chaque jour
00:07:17davantage.
00:07:18Et puis, il y a cette liberté que nous défendons et que je viens de redéfinir devant vous
00:07:23et que Chloé fera encore dans un instant.
00:07:25Ce que nous voulons faire, c'est adopter une attitude de combat frontal
00:07:30contre ceux que l'on appelle les libertariens, qui ont partout dans le monde, en réalité,
00:07:36des visages qui se ressemblent, qui sont à chaque fois celui de l'extrême droite.
00:07:41Et ce combat-là, il est essentiel.
00:07:43Vous l'aurez noté, pendant longtemps, l'extrême droite en France a cherché à se masquer,
00:07:48a cherché à éviter d'être cataloguée, d'être renvoyée à son histoire, renvoyée à son idéologie.
00:07:56Et pourtant, à l'approche de l'élection présidentielle, chaque jour, on découvre,
00:08:02derrière les propos de Jadane Bardella, ce qu'il est véritablement.
00:08:06Au fond, il n'est qu'un libertarien parmi d'autres.
00:08:09Il est de ceux qui ont été se faire adouber par Trump.
00:08:12Il est de ceux qui participent à tous les congrès de cette internationale MAGA.
00:08:17Il est de ceux qui, au fond, n'ont aucune autre imagination que celle de copier servilement
00:08:24ce qu'aujourd'hui, l'extrême droite de Milley, celle de Trump, celle qui vient de gagner au Chili ou
00:08:30en Bolivie,
00:08:31et qui, au fond, cherche à étendre l'emprise de cette internationale réactionnaire sur notre pays.
00:08:36Et c'est la raison pour laquelle nous ne pouvions pas laisser la liberté dans les mains de l'extrême
00:08:42droite,
00:08:42comme à d'autres époques.
00:08:44Nous avons peut-être, par défaut de lucidité, par volonté de ne pas entrer dans des pièces
00:08:53qui nous étaient tendues à l'époque par Nicolas Sarkozy.
00:08:56Nous n'avons pas voulu rentrer dans le débat sur l'identité.
00:08:59À tort, le vide a été comblé par d'autres.
00:09:03Nous n'avons pas toujours su, sur la laïcité, définir ce qu'elle était avec suffisamment de précision,
00:09:09à tel point qu'aujourd'hui, elle est devenue, dans les mains de l'extrême droite, un outil exclusif
00:09:15qui sert, en réalité, à se battre contre une seule religion, l'islam.
00:09:21Nous n'avons pas toujours fait attention au fait qu'ils chercheraient à retourner jusqu'à l'état de droit,
00:09:29dont, aujourd'hui, ils disent qu'il n'est pas inamovible et qu'ils s'opposent à la souveraineté populaire.
00:09:36Et nous devons être attentifs au fait que, demain, ils utiliseront jusqu'au féminisme
00:09:41pour chercher à opposer les uns aux autres.
00:09:44Et donc, j'allais dire, chers camarades, on n'en est pas là, je m'emporte, je me reprends.
00:09:52Et j'allais dire, donc, que ce combat-là est un combat qui est un combat existentiel,
00:09:58le combat que nous allons mener à partir des prochains jours, des prochaines semaines, des prochains mois,
00:10:02qui nous conduira à l'élection présidentielle de 2027, est un combat que nous n'allons pas enjamber.
00:10:12Je lis, j'entends parfois que certains imagineraient que nous pourrions déjà faire l'impasse sur l'élection présidentielle,
00:10:18que nous considérerions comme déjà perdus, et que nous serions déjà à penser à la recomposition qui suivra.
00:10:25Il n'en est rien.
00:10:26Nous allons nous battre comme des chiens, du premier au dernier jour.
00:10:31Et le premier jour, c'était effectivement le jour de ce vote sur le projet.
00:10:35J'ai souvent lu, sous vos plumes, ou derrière vos caméras, ou en vous écoutant à la radio,
00:10:42que les socialistes n'avaient pas de projet, que les socialistes n'avaient rien à dire.
00:10:47C'était, au-delà du caractère légèrement discourtois, le fait que vous n'aviez peut-être pas toujours écouté ce
00:10:55que nous disions,
00:10:56que vous aviez peut-être, et c'est de notre faute, privilégié ce que peuvent être les débats internes,
00:11:03souvent riches et nourris, qui permettent de nourrir aussi la presse politique.
00:11:09Mais la vérité, c'est que nous n'avons jamais cessé de travailler, que nous n'avons jamais cessé de
00:11:14proposer.
00:11:15Au cours des années qui viennent de s'écouler, chaque semaine, au Parlement, nous avons fait des propositions alternatives à
00:11:21celles de la droite et de l'extrême droite.
00:11:23Et il fallait effectivement un moment où tout ça puisse être remis en perspective, ce que nous avons fait à
00:11:30travers ce projet.
00:11:31Et désormais, voilà le socle, la base à partir duquel notre candidat à l'élection présidentielle partira dans cette échéance
00:11:40et défendra pied à pied ce que la gauche et les écologistes peuvent défendre ensemble, ce que je souhaite ardemment.
00:11:47Voilà, chers amis, et pour certains d'entre vous, moins nombreux, chers camarades,
00:11:55voilà ce que je voulais dire en introduction, laissant la parole à Chloé, que je salue à nouveau,
00:12:00et dire que c'est une nouvelle génération qui a aussi pris le pouvoir dans ce parti,
00:12:04qui a fait en sorte de renouveler notre pensée, nos habitudes, nos pratiques.
00:12:10Pas assez encore de mon point de vue, mais ça viendra.
00:12:13Et donc, voilà, un de ses visages, celui de Chloé, qui est un visage inspirant
00:12:21et en tout cas qui nous a permis d'aboutir à un résultat que je salue à nouveau. Merci.
00:12:36Bonjour à tout le monde, mesdames et messieurs. Merci, Olivier, pour tes mots, ta présentation.
00:12:42Moi, je commencerai par dire que le nouveau projet du Parti socialiste, il a désormais été adopté
00:12:47jeudi dernier par les militantes et les militants, avec 83% de votes favorables,
00:12:53et je crois que ce résultat est important, qu'il donne à ce projet une légitimité politique claire.
00:13:00Et je le dis, ce projet sera celui que défendra, que devra défendre le candidat
00:13:06ou la candidate qui représentera le Parti socialiste lors de la prochaine élection présidentielle.
00:13:12Toutes celles et tous ceux qui voudront le soutien du Parti socialiste
00:13:16auront à faire avec ce projet qui bénéficie d'une double légitimité,
00:13:21non seulement le vote des militants, mais en amont, tout le travail collectif qui s'est déroulé,
00:13:29les amendements qui ont été très nombreux.
00:13:31Je vais revenir très rapidement sur la méthode, Olivier, tu en as dit un mot,
00:13:35qui a présidé à la refondation du projet socialiste depuis près d'un an maintenant.
00:13:41Nous avons fait un tour de France d'écoute qui s'appelait Notre France parlons-en.
00:13:46Nous avons mené plus de 200 auditions avec des scientifiques,
00:13:48des représentants d'associations, de syndicats, d'organisations.
00:13:51Nous avons recueilli des contributions militantes de nos fédérations.
00:13:54J'ai travaillé avec l'ensemble des sensibilités du Parti socialiste
00:13:59qui m'entourait dans un comité de pilotage.
00:14:02Et je me réjouis qu'à la fin, au bout de ce processus de refondation,
00:14:05nous ayons pu valider à l'unanimité du Bureau national
00:14:09la transmission du projet aux militants.
00:14:14Pendant la phase d'amendement, il y a eu des milliers d'amendements
00:14:17qui sont venus conforter les grands axes politiques du texte,
00:14:21mais aussi l'enrichir et le corriger par endroits.
00:14:25Ce projet, il dit ce que nous sommes, c'est-à-dire une gauche radicale de gouvernement
00:14:31qui se tient sur ses deux jambes.
00:14:34Radicale parce que notre ambition de transformation est profonde.
00:14:37Nous sommes une gauche de transformation.
00:14:39Et quand on voit aujourd'hui la canicule, la crise climatique,
00:14:44plus personne ne peut faire croire que des demi-mesures suffiront,
00:14:48que le business as usual peut continuer.
00:14:51Et c'est ce besoin de radicalité que l'époque exige,
00:14:55je peux le décliner dans d'autres domaines que celui de la crise climatique.
00:14:59Je peux aussi parler du pouvoir d'achat,
00:15:01de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles,
00:15:04du mauvais état des services publics, de la justice fiscale.
00:15:07Tout ça, il faut une ambition radicale qui est la nôtre.
00:15:12Et gauche de gouvernement parce que nous restons toujours fidèles
00:15:15à notre méthode, c'est-à-dire le dialogue, la recherche du compromis,
00:15:21le refus de la violence, le respect de la démocratie.
00:15:25C'est cette identité qui est celle du Parti socialiste
00:15:30et que ce projet vient réinfirmer.
00:15:32Le grand combat de la gauche aujourd'hui, je le crois,
00:15:36c'est de refermer la parenthèse libérale qui s'est ouverte
00:15:39dans les années 80 et proposer une alternative.
00:15:43Il faut mettre fin à cette mondialisation sans règles équitables
00:15:47qui a dérégulé, qui a concentré les richesses,
00:15:49qui a affaibli la puissance publique, fragilisé nos emplois,
00:15:52nos industries, nos territoires,
00:15:53qui a aussi produit de nouvelles dépendances,
00:15:56dont on a aujourd'hui du mal à sortir,
00:15:58et qui aujourd'hui évolue vers un capitalisme brutal
00:16:03que nous appelons, nous, prédateurs de prédation,
00:16:06qui accélère le dérèglement climatique,
00:16:09qui se dresse contre la démocratie.
00:16:11Et donc, ce combat contre ce capitalisme-là,
00:16:14Olivier l'a dit, c'est un combat pour la liberté.
00:16:17Pas la liberté réduite au laissé-faire,
00:16:19pas la liberté du marché sans règles,
00:16:22pas la liberté des plus puissants contre tous les autres,
00:16:24mais la vraie liberté, c'est-à-dire celle qui permet
00:16:26de choisir sa vie, de vivre dignement de son travail,
00:16:30d'avoir trouvé à se loger, à se faire soigner,
00:16:33se déplacer, être respecté, ne pas subir de discrimination.
00:16:37Cette promesse de liberté-là, elle n'est pas tenue aujourd'hui,
00:16:40aussi bien à l'échelle individuelle qu'à l'échelle du peuple français
00:16:43et même du continent européen.
00:16:46Et donc, c'est le sens de notre projet,
00:16:49vivre libre, pouvoir permettre à chacune et à chacun
00:16:53de choisir sa vie et au peuple français
00:16:55de maîtriser son destin et de retrouver sa souveraineté.
00:16:59La liberté, elle est au cœur du discours socialiste
00:17:02depuis Jean Jaurès, mais là, je choisis ce matin
00:17:05de citer Robert Badinter qui disait que la gauche
00:17:07n'est elle-même qu'autant qu'elle est porteuse
00:17:09de libertés nouvelles.
00:17:11Libération de la faim, de l'ignorance, de la maladie,
00:17:13de la peur, libération aussi du mépris,
00:17:15de l'humiliation, de la solitude, du rejet
00:17:18et des pesanteurs sociales qui écrasent les plus faibles
00:17:21et les plus démunis.
00:17:22C'est cette boussole-là que nous reprenons
00:17:24et vous voyez bien que face au capitalisme technologique,
00:17:28qui capte nos données, notre attention,
00:17:31qui en font marcher, l'enjeu, c'est bien de savoir
00:17:34comment rester libre, face à l'intelligence artificielle
00:17:37aussi, face à la canicule, quand des écoles ferment,
00:17:39c'est aussi la liberté qui régresse.
00:17:42Et je veux devant vous citer, pour terminer mon propos
00:17:48et avant de laisser la place aux échanges,
00:17:52citer dix priorités politiques que nous souhaitons
00:17:55particulièrement mettre en avant.
00:17:57La première, c'est la revalorisation du travail
00:18:00par la hausse des salaires,
00:18:02par la reconnaissance des métiers essentiels
00:18:04et par le partage de la richesse et de la décision
00:18:07en entreprise en évoluant vers un vrai régime
00:18:10de co-détermination en entreprise
00:18:12qui permette d'avoir 50% de représentants de salariés
00:18:16dans tous les conseils d'administration
00:18:18des entreprises de plus de 500 salariés.
00:18:20La deuxième priorité que je veux citer,
00:18:22c'est celle du pouvoir d'achat,
00:18:25que nous ne traiterons pas sous le seul angle
00:18:27de l'augmentation des salaires, mais sous l'angle
00:18:29de la baisse des dépenses dites contraintes,
00:18:31le logement, l'énergie, l'alimentation, les transports,
00:18:35qui ont augmenté beaucoup plus vite que les salaires
00:18:37ces 30 dernières années et qui sont le problème véritable
00:18:40du pouvoir d'achat dans ce pays.
00:18:41Et on va faire baisser ces dépenses contraintes
00:18:43par des politiques de puissance publique
00:18:46affirmées et déterminées.
00:18:48Troisième priorité, je veux vous parler des sécurités
00:18:51que nous avons à construire.
00:18:53Contrairement à l'extrême droite qui réduit le débat
00:18:55sur l'insécurité à la seule figure de l'étranger
00:18:57et de l'immigré, nous voulons, nous, nous réapproprier
00:19:01le combat contre les insécurités et les conjuguer au pluriel.
00:19:04Parce qu'il y a, certes, et oui, l'insécurité physique.
00:19:08Il faut lutter contre la délinquance,
00:19:10contre les incivilités du quotidien,
00:19:12contre le narcotrafic, mais il y a aussi l'insécurité sociale,
00:19:15celle que l'on ressent lorsque l'on n'a pas accès
00:19:17aux soins de santé, par exemple.
00:19:186 millions de Français qui n'ont pas de médecin-traiteur
00:19:20dans ce pays.
00:19:21Nous parlons de cette insécurité-là,
00:19:23l'insécurité environnementale et écologique.
00:19:26On l'a vu ces derniers jours,
00:19:29c'est une question de vie ou de mort.
00:19:31Quand, en 2050, il est prévu 50 degrés à l'ombre à Paris,
00:19:35mais pas qu'à Paris, dans toutes les villes,
00:19:38il nous faut nous adapter au réchauffement climatique.
00:19:42La climatisation, c'est très bien et c'est nécessaire,
00:19:44mais ça ne suffira pas.
00:19:46Il faudra adapter tout le parc de logements existants.
00:19:50On propose une prime climat unique sans avance de frais
00:19:52pour permettre à tous les Français qui en ont besoin
00:19:54de faire rénover leur logement,
00:19:56rénover les bâtiments publics, écoles, hôpitaux,
00:19:58EHPAD en priorité,
00:20:00adapter nos villes en désimperméabilisant les sols,
00:20:04en remettant des arbres, de l'eau, de la fraîcheur,
00:20:07bref, du bon sens.
00:20:08Mais quand, par exemple, Anne Hidalgo l'a fait à Paris
00:20:12ces dernières années,
00:20:13elle a été la cible d'attaques terribles,
00:20:16alors même qu'en fait, elle luttait pour la vie,
00:20:19puisque c'est vraiment une question de vie ou de mort
00:20:21que de réduire la place de la voiture à Paris.
00:20:23On s'en rend compte aujourd'hui.
00:20:25Et donc, dans cette continuité, nous construirons les sécurités
00:20:29et toutes les sécurités pour les Français.
00:20:31La quatrième priorité que je veux évoquer,
00:20:33c'est la réindustrialisation.
00:20:35Pour nous, l'industrie, ce n'est pas juste une question économique.
00:20:38On la place au cœur de notre programme économique,
00:20:41de notre ambition économique,
00:20:42mais la désindustrialisation, c'est aussi un problème social,
00:20:46une crise politique, une crise territoriale.
00:20:49Et donc, nous voulons réindustrialiser
00:20:52avec quatre piliers, en fait.
00:20:54C'est simple qu'il y a Macron qui a porté une certaine politique
00:20:57qui consistait à déréguler le marché,
00:20:59enfin, le code du travail,
00:21:00à faire baisser ce qu'il appelle, lui, le coût du travail
00:21:02et à organiser des sommets à Versailles.
00:21:04C'est une politique qui se défend.
00:21:06Nous, nous pensons qu'il faut d'abord
00:21:09rendre l'énergie, l'accès à l'énergie
00:21:12qui est vital pour nos industries,
00:21:15moins chères, plus sûres, souveraines,
00:21:17donc construire une vraie souveraineté énergétique
00:21:19avec un mix décarboné 100% en 2050,
00:21:22avec du nucléaire autant que nécessaire
00:21:24et du renouvelable autant que possible.
00:21:26C'est la formule que nous voulons consacrer.
00:21:29Donc, de l'énergie,
00:21:30mais aussi des investissements beaucoup plus ciblés,
00:21:32arrêter de saupoudrer les aides aux entreprises,
00:21:35plus de 200 milliards d'euros par an,
00:21:37et les concentrer dans les secteurs d'avenir,
00:21:40mettre fin aux effets d'aubaine,
00:21:42le crédit impôt recherche qui est versé
00:21:44à l'agroalimentaire, par exemple.
00:21:46On se demande bien pourquoi.
00:21:48Reconcentrer cet argent dans les secteurs
00:21:50dont nous avons besoin.
00:21:51Un effort, enfin, de formation
00:21:53et la protection du marché.
00:21:55Quand on parle d'industrie,
00:21:56c'est la langue mort de la politique industrielle
00:21:58d'Emmanuel Macron,
00:21:59protéger le marché européen.
00:22:01Je suis députée européenne,
00:22:02nous menons ce combat-là.
00:22:03Il est long, il est pénible,
00:22:05mais progressivement,
00:22:06on fait bouger les choses.
00:22:07Quand vous avez la Chine en face
00:22:08et sa politique de maximalisme industriel,
00:22:12on perdra notre industrie
00:22:13si on ne sait pas protéger,
00:22:15faire du protectionnisme.
00:22:16Ce n'est plus un gros mot pour nous.
00:22:18Notre marché.
00:22:19Et donc, ça m'amène à la cinquième priorité
00:22:22qui est la construction
00:22:22d'une souveraineté européenne.
00:22:23Je crois que c'est ce qui nous distingue
00:22:24aussi à gauche vis-à-vis de la France insoumise
00:22:27qui, moi, je ne les entends plus parler d'Europe.
00:22:30Pourtant, aujourd'hui,
00:22:31la construction d'une souveraineté européenne,
00:22:33c'est la condition de notre liberté
00:22:34comme peuple.
00:22:37Le peuple français face aux États-Unis,
00:22:39face à la Chine, face à la Russie,
00:22:41sans souveraineté,
00:22:41il n'y aura pas de liberté.
00:22:43Et donc, nous voulons construire
00:22:44la souveraineté européenne
00:22:45dans tous les domaines.
00:22:46Souveraineté alimentaire,
00:22:47souveraineté industrielle,
00:22:49souveraineté dans les services numériques,
00:22:52système de paiement.
00:22:53Dépendons des Américains.
00:22:55Pour cela, il faut changer la donne
00:22:57et faire le saut
00:22:58qui nous conduira à la souveraineté européenne.
00:23:02Sixième priorité que je veux citer,
00:23:04c'est l'école et la réussite éducative
00:23:05parce que nous avons trois mesures
00:23:07emblématiques en la matière à faire.
00:23:09Réduction du nombre d'élèves par classe
00:23:11à 19 élèves maximum par classe
00:23:13dans toutes les classes de France.
00:23:15C'est la mesure qui fera la différence
00:23:20pour améliorer radicalement
00:23:22la réussite éducative dans ce pays
00:23:23et pour améliorer derrière la productivité
00:23:26et le capital humain en France qui baissent.
00:23:29C'est aussi la revalorisation du salaire
00:23:32des enseignants pour atteindre
00:23:33la moyenne de l'OCDE.
00:23:34En France, nos enseignants sont moins bien payés
00:23:37que la moyenne des pays de l'OCDE.
00:23:40Et c'est remettre de la mixité sociale
00:23:42dans les classes, la mixité scolaire,
00:23:45et dans la même continuité,
00:23:47démocratiser l'accès
00:23:48aux métiers scientifiques
00:23:50et de l'innovation,
00:23:52notamment pour les enfants d'ouvriers,
00:23:54d'employés,
00:23:55pour les enfants des quartiers populaires
00:23:57et des campagnes
00:23:57qui n'ont pas accès à ces métiers-là.
00:24:00Et on perd énormément de talent
00:24:01en se privant de ces talents
00:24:05par les inégalités de destin
00:24:08et d'accès à l'information.
00:24:10La lutte contre les violences sexistes
00:24:12et sexuelles également
00:24:13est au cœur de notre programme,
00:24:15la protection de l'enfance.
00:24:16Nous portons ces derniers jours,
00:24:17vous l'avez vu, la loi intégrale
00:24:18qui sera examinée à l'automne.
00:24:21Mais c'est là le cœur de notre politique
00:24:24en matière de lutte contre les violences sexistes
00:24:26et sexuelles,
00:24:28dont celle faite aux enfants.
00:24:30Je veux aussi citer l'intelligence artificielle,
00:24:33huitième priorité.
00:24:34Nous, notre philosophie,
00:24:35elle se résume rapidement.
00:24:36On veut que l'intelligence artificielle
00:24:38soit mise au service du bien commun
00:24:40et pas au service du profit de quelques-uns.
00:24:42Et donc, comment est-ce qu'on met
00:24:43l'intelligence artificielle
00:24:44au service du bien commun ?
00:24:45Eh bien, en bâtissant
00:24:47une intelligence artificielle souveraine
00:24:49avec un pôle public
00:24:50de l'intelligence artificielle
00:24:52qui associe le CNRS,
00:24:53nos universités,
00:24:54mais aussi nos entreprises
00:24:55les plus innovantes en la matière,
00:24:58et industrialiser
00:24:59toute la chaîne de valeur
00:25:00de l'intelligence artificielle,
00:25:02tout ce dont on a besoin,
00:25:03notamment les puces,
00:25:05et puis utiliser l'IA,
00:25:07non pas pour faire des choses
00:25:10dont parfois, sincèrement,
00:25:10on n'a pas besoin,
00:25:12c'est-à-dire générer des images
00:25:14sympathiques ou des vidéos marrantes,
00:25:16mais par exemple,
00:25:17pour améliorer les services publics,
00:25:19faire en sorte que,
00:25:21pour la justice,
00:25:22le traitement des plaintes
00:25:23contre les auteurs
00:25:24de violences sexistes et sexuelles
00:25:26soit plus rapide,
00:25:27pour aussi faire tourner
00:25:29nos données de santé
00:25:30et les mettre au service
00:25:31d'une politique de prévention personnalisée.
00:25:33Avec l'IA,
00:25:33on peut faire des merveilles
00:25:35pour améliorer la santé
00:25:36et faire des recommandations
00:25:38au plus proche de la santé de chacun.
00:25:40Donc, mettre l'IA au service
00:25:41du bien commun,
00:25:43mais d'abord,
00:25:43il faut qu'on puisse maîtriser ces outils
00:25:45et être vraiment souverains en la matière.
00:25:47Je veux dire un mot,
00:25:49neuvième priorité,
00:25:50j'en ai bientôt terminé,
00:25:51sur la politique d'immigration,
00:25:53puisque moi,
00:25:54je suis députée européenne,
00:25:55il y a dix jours,
00:25:56au Parlement européen,
00:25:56a été voté ce qu'on appelle
00:25:58le règlement retour,
00:25:59c'est-à-dire que c'est quelque chose d'inédit,
00:26:02on va pouvoir, en Europe,
00:26:05renvoyer des étrangers
00:26:06dans des centres de rétention
00:26:08où ils pourront être détruits
00:26:09jusqu'à deux ans sans procès
00:26:10dans des pays dont ils ne sont même pas
00:26:12originaires à l'étranger.
00:26:14L'extrême droite,
00:26:15au moment de ce vote,
00:26:16s'est levée,
00:26:17et a crié en anglais
00:26:18« Renvoyez-les, send them back ».
00:26:20Donc on assiste là
00:26:21à un durcissement
00:26:23de la politique d'immigration
00:26:25qui, pour nous,
00:26:27sous l'impulsion de la droite
00:26:28et l'extrême droite,
00:26:29devient à la fois inhumaine
00:26:31mais aussi inefficace
00:26:32et nous opposons
00:26:33une politique d'immigration
00:26:35et d'intégration par le travail.
00:26:37Nous l'assumons.
00:26:38Nous voulons d'abord retirer
00:26:40la politique d'immigration
00:26:41du ministère de l'Intérieur.
00:26:43Ça n'a aucun sens
00:26:44que le ministère de l'Intérieur
00:26:46soit seul responsable en la matière.
00:26:48On veut créer un secrétariat d'État
00:26:49placé sous l'autorité du Premier ministre
00:26:51parce que la politique d'immigration,
00:26:53ce n'est pas que de la sécurité,
00:26:55c'est de l'éducation,
00:26:56c'est du travail,
00:26:57c'est de la santé,
00:26:58c'est de l'apprentissage de la langue.
00:27:00Et donc, ce sera planifié de cette façon
00:27:05et on veut porter une politique
00:27:07assumée de régularisation.
00:27:09Des gens qui travaillent dans notre pays,
00:27:11qui sont étrangers
00:27:12et qui ont un contrat de travail
00:27:14depuis au moins six mois,
00:27:15mettre fin aussi à la maltraitance institutionnelle
00:27:17des étrangers dans notre pays
00:27:19qui a été aggravée par la politique
00:27:21de Bruno Retailleau
00:27:21et permettre le renouvellement automatique
00:27:24des titres de séjour
00:27:25de longue durée.
00:27:26Voilà pour la philosophie
00:27:27de notre politique d'intégration.
00:27:29Il faut qu'elle soit à la fois réaliste,
00:27:32on ne peut pas accueillir tout le monde,
00:27:33c'est une évidence,
00:27:35mais qu'elle soit aussi humaniste
00:27:37et intelligente.
00:27:39Ça ne sert à rien de fabriquer
00:27:40des faux irréguliers dans notre pays.
00:27:42Il faut intégrer mieux et davantage
00:27:44les gens qui se trouvent sur notre sol,
00:27:47qui contribuent à notre économie,
00:27:49qui travaillent et les sortir de la précarité
00:27:51dans laquelle ils sont bien trop souvent.
00:27:54La dernière priorité que je veux évoquer,
00:27:56c'est celle de la refondation démocratique.
00:27:58Vous avez plus de 80% des Français
00:28:01qui ne croient plus
00:28:02dans les institutions démocratiques
00:28:04de notre pays.
00:28:05Donc nous voulons redonner du pouvoir
00:28:07aux citoyens,
00:28:07notamment par le référendum
00:28:09qui n'a plus été utilisé
00:28:10dans notre pays depuis 2005.
00:28:11Nous voulons déprésidentialiser
00:28:15nos institutions,
00:28:16faire du Premier ministre
00:28:17le véritable chef de la majorité,
00:28:20que ce soit lui qui dispose
00:28:21du pouvoir de dissolution,
00:28:23notamment.
00:28:24Nous voulons aussi garantir
00:28:26l'indépendance des médias.
00:28:27Il y a urgence en fixant
00:28:29des seuils anti-concentration exigeants
00:28:33et en conditionnant aussi
00:28:34les aides publiques,
00:28:36notamment en les refusant
00:28:37pour tout média
00:28:38dont une des personnalités
00:28:40à l'antenne serait condamnée
00:28:41pour incitation à la haine.
00:28:45Voilà quelques-unes des priorités
00:28:47qui sont celles des socialistes.
00:28:49Encore une fois,
00:28:50ce seront ces priorités
00:28:52qui seront défendues
00:28:53dans le cadre de l'élection présidentielle
00:28:55par les Françaises et les Français.
00:28:56Pour l'instant,
00:28:57il y a beaucoup de candidats
00:28:57qui se mettent sur la ligne de départ,
00:29:00mais ce projet devra les unir
00:29:03parce qu'encore une fois,
00:29:05il bénéficie de cette double légitimité,
00:29:06le travail collectif d'un an en amont
00:29:08et le vote clair massif
00:29:10de 83% d'avis favorables.
00:29:13Et je crois qu'encore une fois,
00:29:16il nous identifie clairement
00:29:18dans une période
00:29:19où l'extrême droite,
00:29:20elle est aux portes du pouvoir.
00:29:22Il faut être clair sur les idées.
00:29:24C'est important.
00:29:25Ça compte.
00:29:26Ce travail, il a été fait.
00:29:27Et il nous positionne
00:29:28comme une gauche de transformation,
00:29:30pas d'incantation,
00:29:31comme une gauche européenne,
00:29:33comme une gauche démocratique,
00:29:35comme une gauche qui a aussi le courage
00:29:37de combattre les injustices
00:29:39jusqu'au bout,
00:29:40de briser les structures
00:29:41et les pouvoirs
00:29:42qui empêchent encore trop de personnes
00:29:43dans notre pays
00:29:44de bien vivre et de vivre libre.
00:29:46Et donc, je veux remercier
00:29:47l'ensemble des militants socialistes,
00:29:50l'ensemble des sensibilités
00:29:51du parti qui m'ont accompagnée
00:29:53dans ce travail.
00:29:53Je veux remercier Olivier Faure
00:29:55de m'avoir fait confiance
00:29:56pour porter ce travail
00:29:58et de tout ce qu'il a fait au parti
00:30:00aussi pour amener,
00:30:01comme tu l'as dit,
00:30:02une nouvelle génération
00:30:03dans ces responsabilités-là.
00:30:05Et je veux aussi dire aux militants
00:30:07qu'ils pourront compter sur moi
00:30:09pour défendre ce projet.
00:30:11C'est le mandat
00:30:12qu'ils ont donné
00:30:14à nos candidats
00:30:15à l'élection présidentielle
00:30:16et c'est ce mandat
00:30:17que nous allons faire vivre.
00:30:18Merci beaucoup.
00:30:30Du coup, on ouvre les questions
00:30:32s'il y en a, c'est ça ?
00:30:52Bonjour, Rachel Gara pour l'Humanité.
00:30:55Oui, par rapport à ce que vous nous avez présenté
00:30:57fin avril,
00:30:58qu'est-ce qui a été particulièrement
00:31:00modifié par les militants ?
00:31:04Je prends plusieurs questions de suite
00:31:05ou je réponds à chaque fois.
00:31:12Bonjour, Mila Narjolas pour BFM TV.
00:31:14C'est juste pour confirmer
00:31:16que j'avais bien compris.
00:31:16Est-ce que vous prévoyez donc
00:31:18de mettre en place
00:31:18un secrétariat d'État à l'immigration ?
00:31:20C'est bien ça ?
00:31:23Alors, je vous réponds
00:31:24très directement oui.
00:31:25Un secrétariat d'État
00:31:26à l'immigration
00:31:27et à l'intégration,
00:31:29on va pas sans l'autre pour nous,
00:31:31placé sous l'autorité
00:31:32du Premier ministre,
00:31:33pour planifier la politique
00:31:35d'immigration et d'intégration
00:31:36dans un cadre transversal
00:31:38qui ne soit pas réduit
00:31:39au périmètre du ministère de l'Intérieur.
00:31:42Je crois que ce serait
00:31:43un changement assez radical
00:31:44dans la façon dont on gère
00:31:46la politique d'immigration
00:31:47et d'intégration dans notre pays.
00:31:48C'est une proposition
00:31:49qui nous a notamment été inspirée
00:31:51par Patrick Veil,
00:31:52historien et grand spécialiste
00:31:54de ces questions.
00:31:55Et sur les amendements,
00:31:57merci beaucoup pour la question.
00:32:00Il y a eu donc
00:32:013 500 amendements environ,
00:32:04donc une immense participation
00:32:06des militants.
00:32:07C'est des amendements
00:32:07qui émanent de plus de 60 fédérations
00:32:11du Parti socialiste,
00:32:11donc vraiment une participation large
00:32:14et peu connue
00:32:15dans l'histoire de notre parti,
00:32:18il faut le dire.
00:32:19L'écrasante majorité
00:32:20de ces amendements
00:32:22venait conforter
00:32:22des propositions
00:32:25qui figuraient déjà
00:32:26dans la base de projets
00:32:28que nous leur avions transmis
00:32:29et qui venaient les détailler,
00:32:31les prolonger,
00:32:31les préciser.
00:32:32Nous, nous avons toujours dit
00:32:33qu'au stade du projet,
00:32:34pour ne pas que ça fasse
00:32:35trop de pages,
00:32:36que ce soit trop long,
00:32:37vous avez d'ailleurs
00:32:38des petits livrets
00:32:38qui sont disponibles,
00:32:39vous voyez que c'est déjà
00:32:41suffisamment long,
00:32:41on renverrait tout le détail
00:32:43et ce qui relève
00:32:44de l'exécution des mesures
00:32:45dans la publication
00:32:46de livrets thématiques ultérieurs.
00:32:49Donc ça,
00:32:50on n'a pas repris ces choses-là
00:32:52et puis après,
00:32:52il y a eu aussi
00:32:53des idées nouvelles.
00:32:55Je veux mentionner,
00:32:56par exemple,
00:32:58des propositions
00:32:59qui viennent enrichir
00:33:02nos propositions
00:33:02pour les travailleurs indépendants.
00:33:04Aujourd'hui,
00:33:04c'est vraiment
00:33:05un nouveau mouvement
00:33:06dans la société.
00:33:07Il y a de plus en plus,
00:33:07notamment de jeunes
00:33:08qui veulent être à leur compte.
00:33:11Il y a 2 millions
00:33:12de micro-entrepreneurs
00:33:13dans notre pays
00:33:14et qui ne bénéficient pas
00:33:15de protection suffisante.
00:33:16Donc nous proposons,
00:33:17par exemple,
00:33:19une caisse
00:33:20de sécurité sociale
00:33:21pour les travailleurs indépendants
00:33:23qui serait abondée
00:33:24à la fois par les cotisations
00:33:25des travailleurs eux-mêmes,
00:33:26par les donneurs d'ordres,
00:33:27c'est-à-dire les plateformes
00:33:28qui les emploient souvent,
00:33:30et abondée également
00:33:31par l'État.
00:33:34On a aussi ajouté des propositions
00:33:37face à la crise du logement
00:33:38qui visent à cibler
00:33:41les multipropriétaires.
00:33:43On appelle ça
00:33:43la taxe anti-rente.
00:33:44Vous voyez,
00:33:45ça colle bien
00:33:46avec notre récit
00:33:46sur la liberté.
00:33:47On est contre la rente.
00:33:49On pense que c'est mauvais,
00:33:51inefficace.
00:33:51Et donc,
00:33:52on veut appliquer cette taxe
00:33:54dès le quatrième logement
00:33:56possédé,
00:33:57hors résidence principale.
00:33:58et ça vient notamment répondre
00:34:00à la spéculation immobilière
00:34:02qu'on peut voir
00:34:02dans cette ville de Paris
00:34:04où une concentration
00:34:05de la propriété des logements
00:34:06est particulière.
00:34:08On peut aussi mentionner
00:34:10des choses
00:34:11que nous avons ajoutées
00:34:14sur la façon
00:34:15dont on peut retrouver
00:34:17une forme d'unité nationale,
00:34:19faire peuple,
00:34:19reconstruire de la cohésion,
00:34:20lutter contre le racisme,
00:34:22l'antisémitisme
00:34:23et l'islamophobie.
00:34:25Nous avions déjà
00:34:26dans la base de projets
00:34:28affirmer l'ambition
00:34:30de dire que la colonisation,
00:34:32la faire reconnaître
00:34:33dans le droit français
00:34:34comme un crime
00:34:34contre l'humanité.
00:34:35Quand on a Édouard Philippe,
00:34:36par exemple,
00:34:37qui dit que la colonisation
00:34:38n'était pas un crime,
00:34:38nous, on affirme le contraire.
00:34:40Et les amendements
00:34:41ont apporté
00:34:42des idées complémentaires
00:34:44et importantes
00:34:45comme celui
00:34:48de créer
00:34:49un musée national
00:34:50de l'histoire
00:34:51de la colonisation
00:34:52pour arrêter de taire
00:34:53cette partie
00:34:54de l'histoire de France
00:34:56pour créer aussi
00:34:58un délit
00:34:58d'inéligibilité
00:35:00pour toute personne
00:35:01qui aura été condamnée
00:35:04pour racisme
00:35:05et incitation
00:35:05à la haine.
00:35:07Donc, vous voyez,
00:35:08ce sont des propositions
00:35:09qui viennent,
00:35:10des amendements
00:35:10qui viennent
00:35:11un peu compléter
00:35:12et ajouter des choses nouvelles,
00:35:14enrichir,
00:35:14mais qui ne venaient pas
00:35:16à contredire
00:35:17les lignes
00:35:18que nous avons portées.
00:35:19Et puis, il y a aussi
00:35:19des amendements
00:35:20que nous avons décidé
00:35:21d'écarter.
00:35:22Je peux citer, par exemple,
00:35:23l'ambition de salarier
00:35:25et l'ensemble des médecins
00:35:25de France.
00:35:27C'est quelque chose
00:35:30qui, pour nous,
00:35:31n'était pas souhaitable
00:35:33ni faisable.
00:35:34Ça n'empêche pas
00:35:35que nous reconnaissons
00:35:36l'utilité de salariés
00:35:37des médecins
00:35:38dans des zones
00:35:39de désertification médicale.
00:35:41Carole Delga
00:35:41le fait, par exemple,
00:35:42en Occitanie.
00:35:43Ça marche très bien.
00:35:43Mais bon, voilà,
00:35:44nous avons écarté,
00:35:46juste pour ne pas ignorer
00:35:48et me défausser
00:35:49face à votre question,
00:35:50il y a aussi des amendements
00:35:51qu'on a assumés
00:35:52à mettre de côté.
00:35:57Pas vraiment, non.
00:35:59Quelques-uns, quand même.
00:36:00On pourrait faire
00:36:01la comparaison
00:36:02des documents.
00:36:02Là, franchement,
00:36:03ça relève du détail,
00:36:04si vous voulez,
00:36:05et pas de la contestation
00:36:06ou de la ligne politique.
00:36:07Ce n'est pas déterminant.
00:36:09Voilà ce que je peux dire.
00:36:16Oui, bonjour.
00:36:17Thibaut Petit
00:36:17pour TF1-LCI.
00:36:18Si je peux me permettre
00:36:19une question
00:36:19au premier secrétaire
00:36:20sur le projet,
00:36:21justement parce que vous avez dit
00:36:23que le candidat
00:36:24qui serait désigné
00:36:25par le Parti socialiste
00:36:26devrait défendre
00:36:28ce programme,
00:36:29est-ce que vous,
00:36:30Olivier Faure,
00:36:30vous assurez de défendre
00:36:32que le candidat
00:36:34désigné par les socialistes
00:36:36reprendra l'intégralité
00:36:37du programme
00:36:38et que ça ne deviendra pas
00:36:39une sorte de barre à salade
00:36:40où le candidat pourra
00:36:41piocher dedans
00:36:42sans forcément tout appliquer ?
00:36:44Il y aura des priorités,
00:36:45après.
00:36:45Tu peux répondre, Olivier.
00:36:47Oui.
00:36:48Bonjour.
00:36:48Sur la question d'identité,
00:36:51est-ce que vous vous retrouvez
00:36:51dans le concept
00:36:52de Nouvelle France
00:36:53à l'EFI ?
00:36:54Est-ce que vous partagez
00:36:55ce concept-là
00:36:56ou est-ce que tout est acheté
00:36:57et vous le déplorez ?
00:37:02Je laisserai Olivier répondre
00:37:03à votre question après.
00:37:10Sur la Nouvelle France,
00:37:12nous, nous faisons le constat
00:37:13avant tout
00:37:14que notre France,
00:37:15elle est profondément fracturée
00:37:17sur le plan territorial,
00:37:19sur le plan social,
00:37:20sur le plan culturel.
00:37:21Et donc, nous mettons l'accent
00:37:23quand nous parlons de la France
00:37:24sur ce récit-là,
00:37:26des fractures
00:37:27qu'il nous faut résorber
00:37:28parce que nous pensons
00:37:29que ces fractures
00:37:31qui polarisent
00:37:32le peuple français,
00:37:33qui divisent
00:37:33le peuple français,
00:37:35elles nourrissent
00:37:36l'extrême droite.
00:37:37Et si on ne recrée pas
00:37:39de l'unité nationale,
00:37:41on ne remettra pas
00:37:42la gauche au pouvoir.
00:37:43Et donc,
00:37:44nous ne voulons pas
00:37:46opposer une ancienne France
00:37:47à une nouvelle France.
00:37:49Nous voulons plutôt
00:37:50insister sur la nécessité
00:37:53de retrouver
00:37:54de l'unité
00:37:55dans notre pays
00:37:55en résorbant
00:37:56les fractures sociales,
00:37:57territoriales et culturelles,
00:37:59pas par des appels
00:38:00un peu creux
00:38:00à la réconciliation,
00:38:02comme peut le faire
00:38:03Emmanuel Macron souvent,
00:38:05mais par des politiques
00:38:06de justice,
00:38:07de justice
00:38:09pour l'égalité
00:38:10entre les territoires,
00:38:12faire péter
00:38:13les ghettos urbains,
00:38:16renforcer les petites villes
00:38:17et les villes moyennes
00:38:18qui ont souffert
00:38:19de la métropolisation,
00:38:21les fractures sociales
00:38:22en faisant la justice fiscale,
00:38:23on propose des états généraux
00:38:24de la justice fiscale,
00:38:27et puis les fractures culturelles,
00:38:28je l'ai mentionné,
00:38:29avec tout ce que nous proposons
00:38:31sur une lutte résolue
00:38:32contre le racisme,
00:38:34l'antisémitisme
00:38:35et l'islamophobie,
00:38:36ces trois choses-là,
00:38:37ensemble,
00:38:37on ne va pas les séparer,
00:38:41avec des propositions
00:38:42pour à la fois
00:38:44tolérance zéro
00:38:46contre le racisme,
00:38:47l'antisémitisme
00:38:48et l'islamophobie
00:38:48dans les services publics,
00:38:49dans les entreprises,
00:38:51politique d'éducation
00:38:52dès le plus jeune âge,
00:38:53collèges, lycées,
00:38:53on voit bien que
00:38:55ça prend beaucoup
00:38:56parmi la jeunesse,
00:38:57ces clivages,
00:38:57notamment l'antisémitisme
00:38:59monte beaucoup
00:38:59dans les collèges, lycées
00:39:01avec tous les clichés
00:39:02qui sont véhiculés
00:39:02sur les réseaux sociaux,
00:39:04le renforcement
00:39:05de l'ARCOM
00:39:05pour que la procédure
00:39:07de retrait
00:39:07d'agrément
00:39:08à une chaîne
00:39:09soit beaucoup plus rapide
00:39:10quand il y a
00:39:11des condamnations répétées,
00:39:15délit d'inigibilité
00:39:16pour toute personne
00:39:17condamnée
00:39:17pour un jeu raciste,
00:39:19on veut faire
00:39:20de cette lutte-là
00:39:22une grande cause nationale
00:39:24parce que
00:39:26la fracture culturelle
00:39:28et identitaire
00:39:28de notre pays
00:39:29est là aussi.
00:39:30Nous, nous portons
00:39:32ce récit-là
00:39:32pour la France
00:39:33de retrouver
00:39:34l'unité
00:39:35du pays
00:39:36en résorbant
00:39:37ses fractures
00:39:37par des politiques
00:39:38de justice
00:39:39radicale et fondamentale.
00:39:40C'est comme ça
00:39:40que je résume les choses.
00:39:42Olivier.
00:39:48Peut-être commencer
00:39:49par la seconde question.
00:39:50Je vais compléter
00:39:51ce que tu viens de dire.
00:39:53On a un débat
00:39:54en France
00:39:55sur l'identité
00:39:55qui a commencé
00:39:56il y a fort longtemps
00:39:58et il y a d'un côté
00:40:00un mensonge
00:40:01de l'autre
00:40:01une maladresse.
00:40:03Le mensonge
00:40:04c'est celui
00:40:04de l'extrême droite
00:40:05qui nous parle
00:40:05d'une France éternelle.
00:40:07Il n'y a pas
00:40:08de France éternelle.
00:40:09La France
00:40:10est depuis
00:40:12l'origine
00:40:13et je ne sais pas
00:40:13de quand faut-il la dater.
00:40:15Clovis,
00:40:16la Saint-Géthorix.
00:40:17En tout cas,
00:40:18la réalité
00:40:18c'est que notre pays
00:40:19est un pays
00:40:20qui a subi
00:40:21des influences,
00:40:22pas subi d'ailleurs,
00:40:23qui s'est enrichi
00:40:25d'influences diverses
00:40:26depuis ses origines
00:40:27et la France
00:40:28dans ses frontières
00:40:29actuelles
00:40:30est en réalité
00:40:31assez récente
00:40:32et le dernier département
00:40:34français
00:40:35c'est Mayotte
00:40:35et ça date
00:40:37de ce siècle.
00:40:39Il y a donc
00:40:41un mensonge
00:40:42celui porté
00:40:43par Éric Zemmour
00:40:44par l'extrême droite
00:40:45plus largement
00:40:46par Marine Le Pen
00:40:47par Jordan Bardella
00:40:48et puis
00:40:49il y a une maladresse
00:40:50la Nouvelle France.
00:40:52La Nouvelle France
00:40:54est une maladresse
00:40:54parce que d'abord
00:40:56cela a été dit
00:40:57par Chloé à l'instant
00:40:58il n'y a pas
00:40:59à opposer
00:40:59une ancienne France
00:41:01à une nouvelle France.
00:41:03La France
00:41:04elle se renouvelle
00:41:04chaque jour
00:41:05en réalité.
00:41:07Et entre ces deux concepts
00:41:08il y a un concept
00:41:09que moi je défends
00:41:10qui est celui
00:41:11d'une France vivante.
00:41:12La France
00:41:13elle s'est enrichie
00:41:14au cours des siècles
00:41:15nouvelle région
00:41:18nouvelle cuisine
00:41:20nouvelle culture
00:41:22et qui a perdu
00:41:24permis d'être
00:41:25ce que nous sommes
00:41:26un pays métissé
00:41:29pays pluriculturel
00:41:31plurireligieux
00:41:31que nous devons
00:41:32revendiquer.
00:41:35Et quand
00:41:36Jean-Luc Mélenchon
00:41:37va jusqu'à
00:41:40revendiquer
00:41:40l'idée
00:41:41d'un grand remplacement
00:41:43quand il dit
00:41:43en meeting
00:41:44le grand remplacement
00:41:45c'est vous
00:41:46se tournant vers la foule
00:41:47il rentre sur un terrain
00:41:49qui est précisément
00:41:50celui de l'extrême droite.
00:41:50Pourquoi le fait-il ?
00:41:52Vraisemblablement
00:41:53pour mieux polariser
00:41:54un débat
00:41:55entre l'extrême droite
00:41:57et la gauche radicale.
00:41:59Mais moi je crois
00:41:59que nous n'avons pas
00:42:00intérêt
00:42:00sur cette question
00:42:01de l'identité
00:42:02qui devrait être
00:42:02justement le ciment
00:42:04qu'est-ce qui nous unit
00:42:05qu'est-ce qui fait
00:42:06que nous sommes ensemble
00:42:06qu'est-ce qui fait
00:42:07que nous avons envie
00:42:08de regarder dans la même direction
00:42:09il ne faut pas chercher
00:42:11en permanence
00:42:12à opposer
00:42:13les uns aux autres
00:42:13mais au contraire
00:42:14à les rassembler
00:42:15à les réunir
00:42:16et ça suppose donc
00:42:17de trouver un autre concept
00:42:18c'est la raison
00:42:19pour laquelle
00:42:19j'évoque devant vous
00:42:20l'idée d'une France vivante
00:42:22une France qui justement
00:42:24à travers ses institutions
00:42:25à travers la solidarité
00:42:27qu'elle s'est créée
00:42:28entre ses membres
00:42:29à travers une politique culturelle
00:42:31qui se défend
00:42:31et qui ne fait pas
00:42:32de la culture
00:42:33une variable d'ajustement
00:42:34ou au contraire même
00:42:35le sujet sur lequel
00:42:37il faut chercher
00:42:37des économies
00:42:38en permanence
00:42:39et bien sur tous ces sujets-là
00:42:40il faut effectivement
00:42:41se poser une question
00:42:43non pas
00:42:43qu'est-ce qui menace
00:42:45notre identité
00:42:45mais qu'est-ce qui fait
00:42:47que nous tenons ensemble
00:42:48qu'est-ce qui nous unit ensemble
00:42:49qu'est-ce qui fait
00:42:50que nous pouvons avancer ensemble
00:42:52c'est ce que je crois
00:42:53nous devrions défendre
00:42:53dans une campagne présidentielle
00:42:55pour revenir donc
00:42:56à la campagne présidentielle
00:42:57et à ce que doit dire
00:42:58un candidat socialiste
00:43:00l'évidence
00:43:01c'est qu'il n'y a pas
00:43:02ça se saurait
00:43:03de candidat naturel
00:43:05à l'élection présidentielle
00:43:06c'est la raison pour laquelle
00:43:08depuis de longs mois
00:43:08je défends l'idée
00:43:10qu'il faudra à un moment
00:43:11qu'il y ait
00:43:12un départage démocratique
00:43:14ce soir
00:43:15nous aurons l'occasion
00:43:16d'y revenir
00:43:17lors du conseil national
00:43:19mais d'évidence
00:43:21s'il n'y a pas
00:43:22de candidat naturel
00:43:23il y a un candidat naturel
00:43:24malgré tout
00:43:25qui existe
00:43:26c'est le projet
00:43:27le projet
00:43:28c'est ce qui rassemble
00:43:29les socialistes
00:43:30c'est ce qui peut rassembler
00:43:31y compris
00:43:31au-delà de nos rangs
00:43:33parce que
00:43:34ça n'a pas été dit
00:43:35jusqu'ici
00:43:36mais la réalité
00:43:37c'est que
00:43:37nous sommes dans un dialogue
00:43:38permanent
00:43:39y compris avec d'autres forces
00:43:40et que
00:43:41dans ce que nous écrivons là
00:43:42il y a matière
00:43:44sans doute
00:43:44il existe-t-il encore
00:43:45des divergences
00:43:47mais il y a là
00:43:47matière à avancer
00:43:49là aussi ensemble
00:43:49et donc
00:43:50moi je considère
00:43:51qu'il y a un candidat
00:43:52qui est d'ores et déjà
00:43:54légitime
00:43:54à valiser
00:43:55c'est le projet
00:44:05Bonjour Richard Fleurin
00:44:07du Figaro
00:44:07je ne vois pas
00:44:08parmi vos 10 priorités
00:44:10figurer la situation
00:44:11des comptes publics
00:44:13la cour des comptes
00:44:14alertée très récemment
00:44:15à ce sujet
00:44:163500 milliards de dettes
00:44:18dépassées
00:44:18est-ce à dire que
00:44:19il me semble
00:44:20au surplus
00:44:21que l'endettement
00:44:22est une entrave
00:44:22à la liberté
00:44:23est-ce que
00:44:24ça veut dire que
00:44:24pour vous
00:44:25cette situation là
00:44:26n'est pas une priorité
00:44:28et question subsidiaire
00:44:29sur les retraites
00:44:30qui représentent
00:44:31un quart des dépenses
00:44:32sociales de la France
00:44:33est-ce que vous pourriez
00:44:34s'il vous plaît
00:44:34préciser votre doctrine
00:44:36sur le sujet
00:44:36parce que ça va être
00:44:37une thématique fondamentale
00:44:39du débat présidentiel
00:44:40merci
00:44:40merci beaucoup
00:44:41du coup une deuxième
00:44:42que j'avais vue
00:44:43comme ça je fais
00:44:44alors moi c'était
00:44:45pour le premier secrétaire
00:44:46Olivier Faure
00:44:46mais donc je la pose
00:44:47Milana Arjolas
00:44:48toujours pour BFM TV
00:44:49je rebondis
00:44:50parce que vous avez le projet
00:44:51je rebondis sur
00:44:52l'incarnation
00:44:53ce matin
00:44:54c'est Philippe Brun
00:44:54qui s'est déclaré candidat
00:44:56à la primaire
00:44:57une potentielle primaire
00:44:58donc PS
00:45:00social
00:45:01démocrate
00:45:01est-ce que vous n'avez pas peur
00:45:02que ça devienne illisible
00:45:03ces candidats
00:45:04pour certains
00:45:04candidats à la primaire
00:45:05et d'autres pas candidats
00:45:06à la primaire
00:45:07je pense par exemple
00:45:07à Jérôme Guedj
00:45:08ou à Karim Boimrad
00:45:10alors sur votre question
00:45:12très importante
00:45:13et je vous en remercie
00:45:14dans les priorités
00:45:15que je cite
00:45:16ce sont des priorités
00:45:17thématiques
00:45:17et la question
00:45:19de l'endettement
00:45:20de la réduction
00:45:21de la dette
00:45:22nous la traitons
00:45:23dans le projet
00:45:24vous pourrez le retrouver
00:45:25dans l'exemplaire
00:45:27et nous nous mettons
00:45:28d'accord sur cette formule
00:45:29nous voulons nous réduire
00:45:30la dette
00:45:31en préparant l'avenir
00:45:32c'est notre philosophie
00:45:33et en la matière
00:45:34je crois que nous n'avons pas
00:45:35à rougir
00:45:35puisque nous avons montré
00:45:36que lorsque nous gouvernions
00:45:38nous socialistes
00:45:38nous avions plutôt tendance
00:45:39à réduire
00:45:40la dette
00:45:42et les déficits
00:45:42qu'à les augmenter
00:45:43celui qui les a fait exploser
00:45:45il s'appelle Emmanuel Macron
00:45:46sur les dix dernières années
00:45:48et l'explosion
00:45:49d'ailleurs
00:45:50de la dette
00:45:50et du déficit
00:45:51vient
00:45:53majoritairement
00:45:53d'une politique
00:45:55qui a consisté
00:45:55à baisser
00:45:56les recettes fiscales
00:45:57sans que cette baisse
00:45:59de recettes
00:45:59ne soit financée
00:46:01donc
00:46:02nous voulons
00:46:03à la fois
00:46:04par
00:46:05de nouvelles recettes
00:46:06les états généraux
00:46:08de la justice fiscale
00:46:08c'est un peu
00:46:09la mer des batailles
00:46:10lever de nouvelles recettes
00:46:11j'entendais
00:46:12Philippe Aguillon
00:46:13ce matin
00:46:13sur France Inter
00:46:15le dire
00:46:16donner des pistes
00:46:17le pacte du treil
00:46:18nous proposons
00:46:19de le plafonner
00:46:19il parlait aussi
00:46:21de revenir
00:46:22sur la suppression
00:46:22de la taxe d'habitation
00:46:24sans rétablir
00:46:25pour autant
00:46:26la taxe d'habitation
00:46:26là aussi
00:46:27c'est une proposition
00:46:27que nous faisons
00:46:28Philippe Aguillon
00:46:29est plutôt réputé
00:46:29de ne pas être
00:46:30un économiste
00:46:31d'extrême gauche
00:46:32nous nous proposons
00:46:33la création
00:46:34d'une contribution
00:46:34territoriale universelle
00:46:36qui s'appuierait
00:46:37sur l'ancienne assiette
00:46:38de la taxe d'habitation
00:46:40mais qui aurait
00:46:40des recettes
00:46:41un peu moindres
00:46:42donc le choc fiscal
00:46:44ne serait pas
00:46:46comparable
00:46:47mais ça permettrait
00:46:48de renforcer
00:46:49l'autonomie financière
00:46:50des collectivités
00:46:50territoriale
00:46:51moi j'ai mené
00:46:51des auditions
00:46:52avec l'ensemble
00:46:52de nos présidents
00:46:53de région
00:46:53et présidents
00:46:54de département
00:46:54dans le cadre
00:46:54de la refondation
00:46:55du projet
00:46:55la chose première
00:46:57qu'ils m'ont dit
00:46:57c'est qu'on ne veut plus
00:46:58être des mendiants
00:46:59de l'Etat
00:46:59donc il faut créer
00:47:01une nouvelle ressource
00:47:03donc de nouvelles recettes
00:47:04la taxe d'Hutman
00:47:05évidemment
00:47:06ce qu'on appelle
00:47:07nous un impôt
00:47:07sur les grandes successions
00:47:10qui en fait
00:47:14empêcherait
00:47:14la France
00:47:15de devenir
00:47:15encore plus
00:47:16une société
00:47:17de rentier
00:47:17vous savez
00:47:17qu'il va se passer
00:47:18d'ici 2040
00:47:19ce qu'on appelle
00:47:19la grande transmission
00:47:20qui est un phénomène
00:47:21inédit dans l'histoire
00:47:22de notre pays
00:47:22où 9000 milliards d'euros
00:47:23vont être transmis
00:47:24par la génération
00:47:25dite des baby boomers
00:47:27à leurs enfants
00:47:27et leurs petits-enfants
00:47:28si on ne rétablit pas
00:47:29de la justice
00:47:30dans l'héritage
00:47:31on va vraiment
00:47:32créer une société
00:47:33de rentier
00:47:33ça ça n'est ni juste
00:47:34ni bon pour l'économie
00:47:35donc un impôt
00:47:36sur les grandes successions
00:47:37sans impact
00:47:38pour 99% des français
00:47:39mais qui là aussi
00:47:41va nous permettre
00:47:42de lever des recettes
00:47:44déterminantes
00:47:44un deuxième volet
00:47:45d'économie structurelle
00:47:46il y a plein de pistes
00:47:49dans le projet
00:47:50la suppression
00:47:50des niches fiscales
00:47:51et sociales inefficaces
00:47:53la réduction des aides
00:47:54aux entreprises
00:47:55pour arrêter
00:47:55de les saupoudrer
00:47:56mais les concentrer
00:47:57et aussi les conditionner
00:47:58on ne va pas donner
00:47:59de l'argent public
00:47:59à des entreprises
00:48:00qui ensuite délocalisent
00:48:02par exemple
00:48:02ou qui ne respectent pas
00:48:04l'égalité salariale
00:48:05entre les femmes
00:48:05et les hommes
00:48:07des pistes
00:48:08d'économie
00:48:09avec le conditionnement
00:48:10des fonds publics
00:48:12à l'enseignement privé
00:48:13qui ne respecteraient pas
00:48:15des objectifs
00:48:16de mixité sociale
00:48:17ou de laïcité
00:48:21le tournant
00:48:22que nous voulons prendre
00:48:23aussi en matière
00:48:24de politique de santé
00:48:25pour investir
00:48:27dans la prévention
00:48:27donc ça ce sont
00:48:28des économies structurelles
00:48:29à moyen terme
00:48:30mais qui peuvent être gigantesques
00:48:32vous avez 80%
00:48:33des maladies
00:48:34qui sont évitables
00:48:34et seulement 4%
00:48:35des dépenses de français
00:48:36qui portent sur la prévention
00:48:37c'est une absurdité
00:48:38à la fois humaine
00:48:40et économique
00:48:42évidemment le capitalisme
00:48:43si on confiait la santé
00:48:45au secteur privé
00:48:47le secteur privé
00:48:48n'aurait aucun intérêt
00:48:48à la prévention
00:48:49ils auraient intérêt
00:48:50à ce que les gens
00:48:51soient toujours plus malades
00:48:51nous nous voulons au contraire
00:48:53mettre l'accent
00:48:54sur la prévention
00:48:55pour éviter que les gens
00:48:56ne tombent malades
00:48:57et c'est possible
00:48:58on a beaucoup de progrès
00:48:59à faire en la matière
00:49:00donc ça ce sont des pistes
00:49:01d'économie structurelle
00:49:02importantes
00:49:03et après
00:49:04un volet dépenses
00:49:05où nous déterminons
00:49:07évidemment
00:49:07des dépenses prioritaires
00:49:09qui s'inscrivent
00:49:11dans les 10 priorités
00:49:11que je vous ai citées
00:49:12donc pour financer
00:49:13la réindustrialisation
00:49:14pour financer la réduction
00:49:15du nombre d'élèves
00:49:16par classe
00:49:16pour financer la revalorisation
00:49:18des salaires
00:49:19du SMIC
00:49:22pour financer
00:49:23les mesures
00:49:23d'écologie populaire
00:49:25on propose notamment
00:49:25de massifier
00:49:26la location sociale
00:49:27de petits véhicules électriques
00:49:28produits en France
00:49:30faire comme on fait
00:49:31du logement social
00:49:31faire du véhicule social
00:49:34donc on déterminera
00:49:35des dépenses prioritaires
00:49:36et nous présenterons
00:49:37comme nous l'avions fait
00:49:38l'an dernier d'ailleurs
00:49:39à Blois
00:49:41des pistes budgétaires
00:49:43dans le cadre
00:49:43du débat budgétaire
00:49:45et puis plus tard
00:49:46dans le cadre
00:49:47de la campagne présidentielle
00:49:48d'autres éléments chiffrés
00:49:50parce qu'aujourd'hui
00:49:51si vous voulez
00:49:52on nous fait cette requête
00:49:53mais je ne vois aucun candidat
00:49:55à l'élection présidentielle
00:49:57avancer le moindre chiffre
00:50:00parfois même
00:50:01ça manque de propositions précises
00:50:02mais le moindre chiffre
00:50:03je ne l'ai pas vu
00:50:03donc chaque chose
00:50:05en son temps
00:50:06mais je peux vous garantir
00:50:07que nous serons sérieux
00:50:09sur la question
00:50:09parce que vous avez
00:50:10tout à fait raison de le dire
00:50:11la dette empêche
00:50:13de construire l'avenir
00:50:15et d'investir
00:50:15dans l'avenir
00:50:16et sur la question des retraites
00:50:17on est tous tombés d'accord
00:50:18sur une réforme
00:50:20qui consiste
00:50:21à maintenir
00:50:22un système de retraite
00:50:23par répartition
00:50:24j'insiste
00:50:24parce que Gabriel Attal
00:50:25Bardella parle eux
00:50:26de capitalisation
00:50:27nous on assume
00:50:28de vouloir maintenir
00:50:29un régime par répartition
00:50:30et de faire en sorte
00:50:31que l'âge légal
00:50:32qui serait ramené
00:50:33à 62 ans
00:50:34ne soit plus
00:50:35la variable principale
00:50:37du calcul
00:50:38du départ
00:50:39de l'âge à la retraite
00:50:40mais se fonder
00:50:41sur une durée de cotisation
00:50:43qui serait aménageable
00:50:44en fonction
00:50:45de la pénibilité
00:50:47des métiers
00:50:47exercés tout au long
00:50:48de la vie
00:50:48donc on reprend
00:50:49les critères de pénibilité
00:50:51de la réforme touraine
00:50:52on part de 43 annuités
00:50:54et ce nombre d'annuités
00:50:56peut être réduit
00:50:58en fonction
00:50:58de la pénibilité
00:50:59des métiers
00:51:00que vous avez exercés
00:51:00c'est plus équitable
00:51:02et ça permet
00:51:03de satisfaire
00:51:04notre philosophie
00:51:05qui est que chaque personne
00:51:06puisse bénéficier
00:51:06d'une même durée
00:51:07de vie de retraite
00:51:08en bonne santé
00:51:09parce que c'est ça
00:51:10l'inégalité fondamentale
00:51:12aujourd'hui
00:51:13donc on se différencie
00:51:14de Bardella
00:51:15à Tal
00:51:16qui propose aussi
00:51:17d'évoluer
00:51:17sur une durée
00:51:18de cotisation
00:51:19de regarder plutôt ça
00:51:20mais qui propose
00:51:20de supprimer
00:51:21l'âge légal
00:51:21alors c'est complètement
00:51:22absurde
00:51:23et je crois
00:51:23que c'est impossible
00:51:24il faut maintenir
00:51:26l'âge légal
00:51:27comme une mesure
00:51:28de protection
00:51:28vis-à-vis des personnes
00:51:29qui ont des carrières
00:51:30hachées
00:51:30notamment les femmes
00:51:32et on se différencie
00:51:33évidemment
00:51:33de Mélenchon
00:51:34et de la France insoumise
00:51:35qui proposent
00:51:36une retraite
00:51:36à 60 ans
00:51:37on ne sait même pas
00:51:38comment une telle chose
00:51:39peut être financée
00:51:40et ça n'est pas
00:51:41non plus souhaitable
00:51:41de toujours investir
00:51:43plus d'argent
00:51:43dans les personnes âgées
00:51:45au détriment
00:51:45de la jeunesse
00:51:46de ce pays
00:51:46nous faisons aussi
00:51:47ce choix clair
00:51:48et assumé
00:51:49voilà
00:51:51tu veux répondre
00:51:52sur
00:51:52parce que je
00:51:54j'aurais des choses
00:51:55à dire aussi
00:51:56je peux
00:51:57alors là
00:51:58je peux te laisser
00:52:00attendre
00:52:00bon
00:52:01qu'est-ce qui caractérise
00:52:02le parti socialiste
00:52:04nous sommes
00:52:05un parti
00:52:06démocratique
00:52:07donc quand
00:52:08nous avons
00:52:09à réfléchir
00:52:10sur un projet
00:52:10c'est un projet
00:52:11qui fait l'objet
00:52:12d'un travail long
00:52:13je disais même
00:52:14fastidieux
00:52:16non seulement
00:52:17en notre sein
00:52:18mais aussi
00:52:18avec l'extérieur
00:52:19nous n'avons pas
00:52:20conçu ce projet
00:52:21uniquement
00:52:22à lui clos
00:52:23entre socialistes
00:52:24nous avons interrogé
00:52:25nous avons consulté
00:52:26nous avons appris
00:52:28aussi de l'extérieur
00:52:30mais ce projet
00:52:31ensuite a fait l'objet
00:52:32d'un débat démocratique
00:52:34qui a été
00:52:35assez long
00:52:36lui aussi
00:52:36et une adoption
00:52:37comme vous l'avez noté
00:52:38qui n'est pas une adoption
00:52:39à 100%
00:52:41on pourrait dire
00:52:42après tout
00:52:43puisque tous les courants
00:52:44se sont accordés
00:52:45pour dire que ce projet
00:52:46était un bon projet
00:52:48on aurait pu admettre
00:52:49le fait que les militants
00:52:50ne votent pas
00:52:51ou bien même
00:52:52qu'ils les approuvent
00:52:53à 100%
00:52:53ça n'a pas été le cas
00:52:54c'est vous dire
00:52:55que tout
00:52:56chez nous
00:52:56passe d'abord
00:52:58par la démocratie
00:52:59et donc
00:53:00vous vous étonnez
00:53:01du fait qu'il y ait
00:53:02des candidatures
00:53:03nombreuses
00:53:04je m'étonne aussi
00:53:05parfois
00:53:08chaque matin
00:53:09en me réveillant
00:53:10je vérifie
00:53:10qu'il n'y a pas
00:53:12un nouveau candidat
00:53:13histoire
00:53:14de ne pas avoir
00:53:15à le commenter
00:53:17et donc
00:53:18je ne commenterai pas
00:53:18ceux du matin
00:53:19mais en revanche
00:53:20ce que je peux vous dire
00:53:21c'est que
00:53:22l'objectif
00:53:23quel est-il
00:53:23il n'est pas
00:53:24de reprocher
00:53:25à qui que ce soit
00:53:26son ambition
00:53:27elles peuvent être
00:53:28parfois même légitimes
00:53:30mais elle est de dire
00:53:31qu'à la fin
00:53:32il y en aura
00:53:33un seul
00:53:34ou une seule
00:53:35et donc
00:53:36ce choix-là
00:53:37il devra
00:53:38lui aussi
00:53:38être démocratique
00:53:41et
00:53:42ce choix-là
00:53:43doit être partagé
00:53:44avec le plus grand nombre
00:53:45pour donner
00:53:46à cette candidature
00:53:47une légitimité forte
00:53:48faire en sorte
00:53:50que nous puissions
00:53:51créer un élan
00:53:51populaire
00:53:54on finirait
00:53:54presque par oublier
00:53:55à force
00:53:56de nous regarder
00:53:57nous-mêmes
00:53:57et pour ne pas faire
00:53:59comme avant
00:53:59il faut effectivement
00:54:00chercher
00:54:01à rassembler
00:54:02les forces
00:54:03qui peuvent s'opposer
00:54:05utilement
00:54:05à l'extrême droite
00:54:06faire en sorte
00:54:07que nous puissions
00:54:08l'emporter
00:54:09moi je ne crois pas
00:54:10à une victoire
00:54:11qui serait déjà
00:54:13écrite de l'extrême droite
00:54:15c'est une légende
00:54:17urbaine
00:54:18entretenue
00:54:19par l'extrême droite
00:54:19elle-même
00:54:23parfois
00:54:25malheureusement
00:54:25une partie
00:54:26des élites
00:54:28finissent
00:54:29par considérer
00:54:29que l'extrême droite
00:54:30pourrait être
00:54:31un moindre mal
00:54:35où on s'habitue
00:54:37il y a une forme
00:54:38de
00:54:39mitrélatisation
00:54:40à force
00:54:42de prendre
00:54:42chaque jour
00:54:43sa dose
00:54:43de poison
00:54:45xénophobe
00:54:46raciste
00:54:49mais
00:54:50puisque nous étions
00:54:51il y a quelques jours
00:54:52à célébrer
00:54:56au panthéon
00:55:00Marc Bloch
00:55:01et Simone
00:55:02Vidal Bloch
00:55:04il ne faudrait pas
00:55:05qu'on oublie
00:55:05les leçons
00:55:06que lui-même
00:55:07tira
00:55:07en 1940
00:55:10en temps réel
00:55:11si on dirait
00:55:12maintenant
00:55:15sur le fait
00:55:15que ce sont
00:55:16précisément
00:55:17quand les élites
00:55:18s'abandonnent
00:55:20que l'extrême droite
00:55:21l'emporte
00:55:22donc il n'y a
00:55:23aucune fatalité
00:55:24à cela
00:55:24mais pour cela
00:55:26il faut qu'on se reprenne
00:55:27oui c'est vrai
00:55:27il faut qu'à un moment
00:55:30plutôt que de chercher
00:55:31chacun
00:55:31à avoir son cadre
00:55:32à voir au lien
00:55:33il faut qu'on ait
00:55:34la possibilité
00:55:35de se dire
00:55:35qu'à l'issue
00:55:36d'un débat
00:55:37démocratique
00:55:37là encore
00:55:38et bien
00:55:39il y en aura
00:55:40un seul
00:55:40ou une seule
00:55:41et celui-là
00:55:42ou celle-là
00:55:43sera le candidat
00:55:44de toutes et tous
00:55:45et celui
00:55:46ou celle-là
00:55:47portera le projet
00:55:48de toutes et tous
00:55:49c'est ainsi
00:55:50que je conçois
00:55:51les choses
00:55:51et c'est ainsi
00:55:52que je pense
00:55:53l'immense majorité
00:55:54des militantes
00:55:55et des militants
00:55:55conçoivent les choses
00:55:56et plus largement
00:55:59que nous sympathisons
00:56:00que je rencontre
00:56:01chaque semaine
00:56:02dans ma circonscription
00:56:04et ailleurs
00:56:06hier soir
00:56:07je mangeais
00:56:07dans un restaurant
00:56:08je ne devrais pas
00:56:08te raconter
00:56:09mais enfin
00:56:09je mangeais
00:56:10dans un restaurant
00:56:11et je tombe
00:56:12sur un groupe
00:56:13de six personnes
00:56:15qui m'interpellent
00:56:17et me disent
00:56:17on est tellement content
00:56:18de vous voir
00:56:19vous savez comment on s'appelle
00:56:20on a un groupe
00:56:21whatsapp
00:56:21on s'appelle
00:56:23gauche primaire
00:56:24je dis
00:56:25il va vous tomber bien
00:56:28et ces gens-là
00:56:29tout simplement
00:56:30attendent
00:56:30de notre part
00:56:31à un moment
00:56:32un sursaut
00:56:33quelque chose
00:56:33qui leur permet
00:56:34de croire
00:56:34de comprendre
00:56:35que rien n'est perdu
00:56:36et rien n'est perdu
00:56:38nous sommes à environ
00:56:40on ne connait pas encore
00:56:41la date de l'élection présidentielle
00:56:42mais environ à dix mois
00:56:43d'élection présidentielle
00:56:45jamais aucun sondage
00:56:46n'a prédit l'avenir
00:56:47à dix mois
00:56:49autrement
00:56:50Alain Juppé
00:56:51Édouard Balladur
00:56:52et même plus récemment
00:56:54Éric Zemmour
00:56:55Valérie Pécresse
00:56:56Benoît Hamon
00:56:57aurait été au deuxième taux
00:56:59de l'élection présidentielle
00:57:00et aurait gagné
00:57:01l'élection présidentielle
00:57:01sans doute
00:57:03ça n'a pas été le cas
00:57:04alors peut-être
00:57:05faut-il enfin
00:57:05tirer des leçons
00:57:07ne pas toujours
00:57:08répéter les mêmes erreurs
00:57:09ne pas toujours
00:57:11faire en sorte
00:57:11de se fier
00:57:12uniquement
00:57:13à ce que nous dit
00:57:14l'air du temps
00:57:14l'air du temps
00:57:15ne nous dit rien
00:57:16les français
00:57:17ne sont pas
00:57:18encore dans l'élection
00:57:18présidentielle
00:57:19à un moment
00:57:20il y aura une confrontation
00:57:20et c'est la raison
00:57:21pour laquelle
00:57:22ce matin
00:57:22on insiste
00:57:22avec autant de force
00:57:23sur le projet
00:57:25parce que la présidentielle
00:57:26ce n'est pas simplement
00:57:27un débat d'incarnation
00:57:28c'est un débat d'incarnation
00:57:30mais c'est aussi
00:57:31un débat
00:57:31sur des idées de fond
00:57:33sur des projets
00:57:35je me souviens
00:57:36d'une époque
00:57:36où nous avons perdu
00:57:37une élection présidentielle
00:57:38en 2007
00:57:38j'étais à faire la campagne
00:57:41en porte à porte
00:57:42dans mon département
00:57:45il y a des journées
00:57:46entières
00:57:48dans des villes
00:57:49qui étaient des villes
00:57:50qui n'étaient pas
00:57:50des villes
00:57:51d'ultra riches
00:57:52mais des villes
00:57:53de la classe populaire
00:57:54et des classes moyennes
00:57:55voire même
00:57:56parfois un peu
00:57:57classe moyenne supérieure
00:58:00figurez-vous
00:58:00que ce n'est pas
00:58:01le charisme
00:58:02de Nicolas Sarkozy
00:58:03qui les avait séduits
00:58:04pendant des journées entières
00:58:05je me disais
00:58:05mais qui va voter
00:58:06encore pour nous
00:58:08qui
00:58:10et là
00:58:10les gens me répondaient
00:58:11pourquoi ils votaient Sarkozy
00:58:13ils ne votaient pas pour lui
00:58:14parce qu'il l'avait trouvé génial
00:58:16ils votaient pour lui
00:58:17parce que j'étais dans une ville
00:58:19où on avait essentiellement
00:58:21des nouveaux propriétaires
00:58:22et il disait
00:58:23lui il nous a entendu
00:58:25il nous a compris
00:58:26il va exonérer
00:58:28les intérêts d'emprunt
00:58:29pour l'achat
00:58:30de la résidence principale
00:58:31et pendant une journée
00:58:33pendant des journées entières
00:58:34je me souviens d'avoir fait
00:58:35une semaine
00:58:36dans une zone pavillonnaire
00:58:38où tous les jours
00:58:39j'avais la même réponse
00:58:40parce que d'abord
00:58:41ce qui compte
00:58:42c'est ce qui va changer
00:58:43la vie des gens
00:58:45que peu importe
00:58:47qui ce sera
00:58:47peu importe de savoir
00:58:48qui occupera
00:58:49les habits du président
00:58:50si c'est pour faire
00:58:52la même chose qu'aujourd'hui
00:58:53ils veulent un changement radical
00:58:55nous devons leur offrir
00:58:56un changement radical
00:58:57ils veulent que nous puissions
00:58:59leur montrer
00:59:00que la politique
00:59:01n'est pas impuissance
00:59:02alors nous devrons
00:59:03leur montrer
00:59:04que nous ne sommes pas impuissants
00:59:05et ce qui rend
00:59:06la politique puissante
00:59:07ce n'est pas
00:59:09le fait de crier plus fort
00:59:11de parler mieux
00:59:12d'avoir
00:59:13le sentiment
00:59:15d'une explication
00:59:16du monde
00:59:17qui viendrait tout changer
00:59:18non
00:59:18ce qui compte
00:59:19à un moment
00:59:19c'est ce que vous proposez
00:59:21aux gens
00:59:21et ce qu'ils comprennent
00:59:25et ce qu'ils comprennent
00:59:26ce sont d'abord
00:59:27les idées
00:59:27les projets
00:59:29les propositions
00:59:30et c'est la raison
00:59:31pour laquelle
00:59:31ce projet
00:59:32nous allons le diffuser
00:59:33nous n'allons pas
00:59:34le garder pour nous
00:59:35nous n'allons pas
00:59:35simplement en faire
00:59:36un espèce de moment
00:59:38un peu obligé
00:59:40une figure imposée
00:59:41une figure de style
00:59:42au cours de laquelle
00:59:43on serait amené
00:59:44comme tout le monde
00:59:45à dire
00:59:45oui on a un projet
00:59:46puisqu'on a un projet
00:59:47maintenant on peut parler
00:59:48du reste
00:59:49c'est à dire
00:59:49parlons des gens
00:59:50et de l'incarnation
00:59:51non
00:59:51on va continuer
00:59:52à parler du projet
00:59:53jour après jour
00:59:55on va dire oui
00:59:56sur chaque sujet
00:59:57comme vient de vous le démontrer
00:59:58Chloé
00:59:59sur chaque sujet
01:00:00nous avons une réponse
01:00:01à vous proposer
01:00:02alors tout ne sera pas simple
01:00:03ça a été évoqué
01:00:04bien sûr qu'il y a des contraintes budgétaires
01:00:06et nous ne les ignorons pas
01:00:07et à Blois
01:00:08nous allons faire en sorte
01:00:10de commencer
01:00:10à marquer le terrain
01:00:12à dire ce que seraient
01:00:13nos priorités
01:00:14d'une première année
01:00:15en 2027
01:00:16quand nous aurons gagné
01:00:17l'élection présidentielle
01:00:18puis gagné
01:00:19les élections initiatives
01:00:20que ferons-nous ?
01:00:22et bien c'est ce que nous dirons
01:00:22et donc nous commencerons
01:00:24à trier
01:00:25à prioriser
01:00:26à faire en sorte
01:00:27de dire
01:00:27qu'il y aura des étapes
01:00:28forcément il y aura des étapes
01:00:29mais quand même
01:00:31je trouve extraordinaire
01:00:33le fait qu'on nous dise
01:00:34mais comment allez-vous
01:00:35financer tout ça
01:00:36mais comment ont-ils réussi
01:00:38à ne plus rien financer
01:00:40comment ont-ils réussi
01:00:42à faire en sorte
01:00:43que la dette
01:00:44soit une dette exponentielle
01:00:46qu'elle explose
01:00:47je croyais que nous étions
01:00:48avec le Mozart de la finance
01:00:49à la tête de l'État
01:00:50mais où est Mozart ?
01:00:52la finance
01:00:53on sait où elle est
01:00:54mais Mozart
01:00:55il a disparu
01:00:56il n'y a pas de génie
01:00:58là-dedans
01:00:59il y a eu une politique
01:01:00qui est une politique
01:01:00qui est une politique
01:01:01en réalité
01:01:02héritée des années 80
01:01:04Reagan-Thatcher
01:01:05rien de neuf là-dedans
01:01:06où est l'innovation
01:01:08où est la révolution
01:01:10tant promise
01:01:11il n'y a pas eu de révolution
01:01:13ou alors
01:01:14c'était une copie
01:01:16d'une révolution libérale
01:01:17intervenue
01:01:18déjà 40 ans plus tôt
01:01:21mais
01:01:21c'est chaque année
01:01:23chaque année
01:01:2560 milliards d'euros
01:01:26pour prendre la moyenne
01:01:27des 9 années
01:01:28qui viennent de s'écouler
01:01:29et si vous regardez
01:01:31les effets
01:01:31qu'auront
01:01:33les exonérations
01:01:33les baisses d'impôts
01:01:35les cadeaux
01:01:36multiples
01:01:37qui ont été réalisés
01:01:38sous l'ère Macron
01:01:39dans les prochaines années
01:01:41ce chiffre va monter
01:01:42à 85 milliards
01:01:44par an
01:01:44de pertes
01:01:45pour l'État
01:01:45vous pensez vraiment
01:01:46que ces 85 milliards
01:01:47on n'en a pas besoin
01:01:48pour l'école
01:01:49pour l'hôpital
01:01:49pour le reste
01:01:50alors
01:01:51moi je veux bien
01:01:52qu'on dise
01:01:52qu'on fait des plans
01:01:53sur la transition écologique
01:01:54que c'est plus possible
01:01:55de ne pas climatiser
01:01:56les écoles
01:01:57que c'est pas possible
01:01:57oui mais alors
01:01:58où est-ce qu'on trouve l'argent
01:02:00et bien
01:02:00ce que nous vous disons
01:02:02c'est que l'argent
01:02:03il existe
01:02:04qu'il y a des tris à faire
01:02:05des grandes auditions
01:02:06industrielles à mener
01:02:07mais donc
01:02:08il faut arrêter de saupoudrer
01:02:09arrêter de considérer
01:02:10que tout est possible
01:02:12parce que
01:02:12il y a quelque chose
01:02:13qui est possible
01:02:13pour les libéraux
01:02:14c'est de faire toujours
01:02:15plus pour les mêmes
01:02:16et bien
01:02:17nous allons faire
01:02:18la démonstration
01:02:18que l'on peut
01:02:19gérer l'argent public
01:02:21avec plus d'intelligence
01:02:22et faire en sorte
01:02:24que demain
01:02:25soit un autre jour
01:02:26au sens
01:02:27où nous prioriserons
01:02:28et nous ferons en sorte
01:02:31à la fois
01:02:31d'avoir
01:02:32une politique juste
01:02:34et en même temps
01:02:35une politique efficace
01:02:36c'est ce que nous allons produire
01:02:37c'est ce que nous commençons
01:02:38à produire
01:02:38et vous verrez que
01:02:40dans le débat
01:02:41nous tiendrons notre rang
01:02:42nous ne serons pas
01:02:43de ceux qui s'effacent
01:02:45nous ne serons pas
01:02:45de ceux qui considérons
01:02:47que c'est déjà perdu
01:02:48et nous ferons face
01:02:49aussi
01:02:50aussi bien à la droite
01:02:51qu'à l'extrême droite
01:02:52et pour parler un instant
01:02:54de la gauche radicale
01:02:55nous avons beaucoup
01:02:56de points communs
01:02:57avec elle
01:02:59sur le fond
01:02:59j'entends
01:03:01il y a
01:03:01des points communs
01:03:03sur ce que nous voulons faire
01:03:04en termes de justice
01:03:05sociale et fiscale
01:03:07mais ça n'est pas vrai
01:03:08non plus
01:03:08que nous ferons
01:03:09un programme
01:03:09à 185 milliards
01:03:11ça n'est pas vrai
01:03:12que nous pourrons
01:03:13nous affranchir facilement
01:03:14de toutes les règles
01:03:15constitutionnelles
01:03:16et européennes
01:03:17je vous renvoie
01:03:18à une interview
01:03:18donnée
01:03:19il y a quelques jours
01:03:20par Jean-Luc Mélenchon
01:03:21dans un journal
01:03:22qui s'appelle
01:03:23l'alternative économique
01:03:25vous verrez
01:03:25qu'à chaque fois
01:03:28face
01:03:30aux interrogations
01:03:31légitimes
01:03:31des journalistes
01:03:32il dit
01:03:32vous inquiétez pas
01:03:33on verra
01:03:33on se débrouillera
01:03:34mais non
01:03:35c'est pas comme ça
01:03:36quand on arrive
01:03:36quand on est président
01:03:37de la république
01:03:37quand on a une majorité
01:03:39on se débrouille pas
01:03:41on est obligé
01:03:42de penser à l'avance
01:03:43ce que seront
01:03:43les obstacles
01:03:44et les haies
01:03:44qui seront devant nous
01:03:45et ça n'est pas vrai
01:03:46que vous pouvez même
01:03:47y compris
01:03:48ôter la perfusion
01:03:51sans que
01:03:52enfin d'un seul coup
01:03:53en fait
01:03:53il va falloir forcément
01:03:54y compris
01:03:54sur les aides aux entreprises
01:03:56par exemple
01:03:56qui sont chiffrées
01:03:58entre
01:03:59allez
01:04:00211 milliards
01:04:01pour les plus modestes
01:04:02je sais plus combien
01:04:03le conseil d'analyse économique
01:04:05a chiffré
01:04:05mais c'est encore plus élevé
01:04:06bien sûr
01:04:07qu'il faudra réviser
01:04:09ces aides
01:04:10mais on ne fera pas
01:04:11d'un seul coup
01:04:12on ne va pas tirer la prise
01:04:13ou tirer la perfusion
01:04:14parce qu'on sait très bien
01:04:15que ça mettrait en danger
01:04:16toute une série de secteurs
01:04:17et de filières
01:04:18donc il faudra faire les choses
01:04:21avec
01:04:23beaucoup d'intelligence
01:04:26et planifier
01:04:27planifier
01:04:28là aussi
01:04:28retrouver le sens du temps
01:04:30du temps long
01:04:31faire en sorte que les gens
01:04:32comprennent
01:04:32parce que
01:04:33qu'est-ce qu'il y a de pire
01:04:34pour une entreprise
01:04:34c'est de ne pas comprendre
01:04:36quel est l'horizon
01:04:37qui est devant elle
01:04:38quelles sont les règles du jeu
01:04:42qui vont lui être imposées
01:04:42donc on peut fixer des règles
01:04:44sur le long terme
01:04:45on peut faire des lois de programmation
01:04:46on peut dire
01:04:47ce qui va se passer
01:04:48dans les prochaines années
01:04:48pour que chacun puisse s'adapter
01:04:50il n'y a rien de pire
01:04:51que le stop and go
01:04:51il n'y a rien de pire
01:04:53que le yo-yo
01:04:53mais pour cela
01:04:54il faut avoir des idées claires
01:04:55dès le départ
01:04:56un projet
01:04:57et ensuite
01:04:58on déroule
01:04:58ensuite on explique
01:05:00on fait en sorte
01:05:01que chacun comprenne
01:05:02ce qui va se passer
01:05:03et c'est comme ça
01:05:04qu'on avance
01:05:09et moi j'ajoute
01:05:10une phrase très simple
01:05:12sur la question
01:05:13des multiplications
01:05:14de candidatures
01:05:15j'ai un peu de mal
01:05:16je dois vous l'avouer
01:05:17à comprendre
01:05:19cette facilité
01:05:19avec laquelle
01:05:20beaucoup se présentent
01:05:21à l'élection présidentielle
01:05:22peut-être que je manque
01:05:24de testostérone
01:05:26mais je crois
01:05:27que nous avons besoin
01:05:28de sens du collectif
01:05:31et que face à une élection
01:05:33présidentielle
01:05:33où l'extrême droite
01:05:34est aux portes du pouvoir
01:05:35il faut qu'on ait
01:05:36cet esprit de responsabilité
01:05:38pour construire
01:05:39avant tout
01:05:39du collectif
01:05:40et c'est ce qu'on
01:05:41a essayé de faire
01:05:43avec ce projet
01:05:45est-ce qu'il reste
01:05:46des questions
01:05:47on prend une dernière question
01:05:58oui à nouveau
01:05:58Rachel Gara pour l'humanité
01:06:00à quel point
01:06:02les candidats
01:06:02qui voudraient se présenter
01:06:03à un départage démocratique
01:06:05peuvent déroger
01:06:06au projet
01:06:07que vous présentez
01:06:07là
01:06:07par exemple
01:06:08si moi
01:06:08je veux être candidate
01:06:09et que je dis un matin
01:06:10à la radio
01:06:11moi je veux être le candidat
01:06:12du salaire
01:06:13je veux
01:06:14baisser la CSG
01:06:16sur les bas salaires
01:06:17est-ce que c'est compatible
01:06:18avec vous qui dites
01:06:19que le pouvoir d'achat
01:06:20on y règle surtout
01:06:21par la baisse
01:06:22des dépenses contraintes
01:06:24moi j'ai entendu
01:06:25que
01:06:28les autres candidats
01:06:29ne parleraient pas
01:06:30de salaire
01:06:30en l'occurrence
01:06:31dans le projet
01:06:31et ça a été beaucoup
01:06:32commenté dans la presse
01:06:33on veut augmenter
01:06:35les salaires
01:06:35rehausser le SMIC
01:06:36à près de 1600 euros net
01:06:38donc les salaires
01:06:39c'est bien
01:06:40au coeur
01:06:41de notre propos
01:06:42ce serait bien
01:06:43de s'en souvenir
01:06:44mais en fait
01:06:45ma réponse
01:06:46est simple
01:06:46à votre question
01:06:47c'est les militantes
01:06:47et les militants
01:06:48tous ceux
01:06:48qui vont voter
01:06:50pour départager
01:06:51le candidat
01:06:52du parti socialiste
01:06:54à l'élection présidentielle
01:06:54qui seront juges
01:06:55moi je dis simplement
01:06:57que ce projet
01:06:58bénéficie d'une double légitimité
01:06:59le travail collectif
01:07:00en amont
01:07:01le travail d'amendement militant
01:07:02l'appropriation militante
01:07:03inédite
01:07:04et un vote massif
01:07:06en faveur
01:07:07et que cette double légitimité
01:07:09là
01:07:09moi je serai
01:07:10là pour rappeler
01:07:11à celles et ceux
01:07:12qui voudraient s'en émanciper
01:07:13qu'elle existe
01:07:15qu'elle est forte
01:07:16et qu'elle doit être respectée
01:07:17parce que
01:07:17c'est encore une fois
01:07:18ma conception
01:07:20du travail collectif
01:07:22et du travail
01:07:23même démocratique
01:07:24donc
01:07:26les militantes
01:07:27et les militants
01:07:27seront juges
01:07:28oui
01:07:29Sandrine
01:07:35bonjour
01:07:35moi j'ai une question
01:07:36pour Olivier Faure
01:07:37je voudrais savoir
01:07:39si
01:07:41les militants
01:07:42pourront bien
01:07:43voter
01:07:43le 9 juillet
01:07:45est-ce que c'est une certitude
01:07:46ou pas
01:07:48oui ou non
01:07:50oui
01:07:51et on en débattra
01:07:52ce soir
01:07:52en conseil national
01:07:53ils pourront voter
01:07:54donc ce soir
01:07:54vous arriverez
01:07:55à un consensus
01:07:55sur quelque chose
01:07:58alors là
01:07:58on ne peut pas
01:07:59le savoir
01:07:59avant d'avoir eu le débat
01:08:08donc ce soir
01:08:09nous aurons un conseil national
01:08:10au cours duquel
01:08:11nous allons effectivement
01:08:12il y a un accord
01:08:13sur l'idée
01:08:14qu'il faut à un moment
01:08:15un départage démocratique
01:08:17et
01:08:18ce départage démocratique
01:08:21doit se faire
01:08:22sur des bases
01:08:23qui n'ont pas fait
01:08:25l'objet d'un consensus
01:08:26à ce stade
01:08:27donc
01:08:28il y aura
01:08:30certainement
01:08:30deux versions
01:08:31qui seront ce soir
01:08:32proposées
01:08:33peut-être dans le conseil national
01:08:35arriverons-nous
01:08:35à un accord
01:08:36et s'il n'y avait pas d'accord
01:08:37ce qui n'est pas très grave
01:08:39il y aurait deux propositions
01:08:41qui seraient faites
01:08:41aux militantes
01:08:42et aux militants
01:08:43et le 9 juillet
01:08:46il y aura un choix
01:08:47qui sera
01:08:47en fait réalisé
01:08:49par les militantes
01:08:50et les militants
01:08:50eux-mêmes
01:08:51et donc
01:08:52avant de partir
01:08:53en vacances
01:08:54il y aura
01:08:55un projet
01:08:56adopté
01:08:57et il y aura
01:08:58une méthode
01:08:59pour parvenir
01:09:00à un candidat
01:09:01commun
01:09:01de l'espace
01:09:02socialiste
01:09:04et puis
01:09:05ensuite
01:09:06restera
01:09:07la question
01:09:08pendante
01:09:09de savoir
01:09:09comment on se rassemble
01:09:10avec le reste
01:09:11de la gauche
01:09:12démocratique
01:09:12et écologique
01:09:13et là
01:09:14ça dépendra
01:09:15de la personne
01:09:17qui sera
01:09:18désignée
01:09:19par
01:09:21celles et ceux
01:09:22qui seront
01:09:22invités
01:09:23à ce premier
01:09:26départage
01:09:27démocratique
01:09:29Merci
01:09:29à toutes et à tous
01:09:30d'avoir suivi
01:09:31cette conférence
01:09:32de presse
01:09:33Je veux juste dire
01:09:34qu'il y a un site
01:09:34internet
01:09:35du projet
01:09:36consacré au projet
01:09:37qui est mis en ligne
01:09:38aujourd'hui
01:09:39que le projet
01:09:40va aussi
01:09:40être publié
01:09:42et que tout ça
01:09:43est illustré
01:09:44par des vrais créateurs
01:09:45et pas l'intelligence
01:09:46artificielle
01:09:47et donc
01:09:48rendez-vous
01:09:48sur le site
01:09:49internet
01:09:50dont le nom
01:09:50de domaine
01:09:50je crois que c'est
01:09:51projet.partisocialiste.fr
01:09:54tiré socialiste.fr
01:09:55Merci beaucoup
01:09:56à toutes et tous