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Le Parti socialiste (PS) a présenté mercredi 22 avril son projet destiné à définir le socialisme du 21e siècle, qui tourne autour de la notion de liberté et doit encore être amendé par les militants.
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00:00Bonsoir, eurodéputé socialiste. Olivier Faure vous a donc demandé de plancher sur un gros projet,
00:06140 pages, que vous avez rendu public aujourd'hui. Pour en parler ce soir, Alain Duamel, bonsoir.
00:11Ravie de vous retrouver. 140 pages avec, on va rentrer dans le détail tout à l'heure,
00:14l'attaque Zuckman, tout à fait une surprise, vous l'aviez défendue il y a quelques mois,
00:19l'abrogation de la réforme des retraites d'Elisabeth Borne, le SMIC à 1 700 euros net,
00:23enfin 1 690 pour être précis dans votre projet.
00:27Alain Duamel, vous l'avez regardé, vous l'avez observé, vous l'avez analysé, ce programme.
00:32Est-ce que c'est, comme on le lit et on l'entend beaucoup depuis ces dernières heures,
00:36d'abord un très gros coup de barre à gauche ?
00:38Bon, alors, je n'en connais que ce que j'en ai lu dans Libération, c'est-à-dire 4
00:43ou 5 pages,
00:44donc je ne prétends pas que j'en connais tous les détails.
00:46En revanche, je l'ai relu plusieurs fois.
00:49C'est un programme de partis d'opposition,
00:56différent comme approche de ce qui, par exemple, après les législatives de 24,
01:04commençait à paraître quand il a été question à un moment
01:06que pourquoi ce ne serait pas un premier ou une première ministre de gauche
01:11qui forme le gouvernement ?
01:13À ce moment-là, il était surtout question des synthèses ou des compromis
01:17qu'il était possible de faire.
01:18Là, ce n'est pas du tout ça.
01:20C'est un programme de gouvernement d'appartie, d'opposition,
01:25bien à gauche, je dirais que c'est un programme de rupture,
01:29pas de rupture avec l'ensemble de la société,
01:32mais de rupture économique nette,
01:35avec des choses qui se comprennent.
01:39– Je sens que vous êtes arrivés à d'autres points, mais je vous suis.
01:42– Et d'autres qui, disons, pour employer un mot modéré, bousculent.
01:47– C'est-à-dire ?
01:48– Sur le plan fiscal, alors d'abord, ça c'est vraiment…
01:51Je veux dire, s'il y avait un adjectif pour le Parti Socialiste en ce moment,
01:57c'est vraiment l'adjectif fiscal.
02:00C'est ce qui ressort vraiment…
02:04Alors, je le dis d'autant plus que dans l'ensemble des mesures que j'ai lues,
02:07je ne suis pas concerné.
02:08Donc, je dis ça, ce n'est pas parce que je peste intérieurement.
02:12Mais il y a une volonté, il y a une démarche, il y a une stratégie qui est claire.
02:18Moi, il y a deux choses qui me frappent.
02:21D'une part, que c'est effectivement un programme pour le Parti Socialiste bien à gauche,
02:27j'ai connu des programmes socialistes plus modérés,
02:30et d'autre part, et alors ça, c'est ce qui m'a choqué,
02:33c'est que c'est un programme dans lequel on a l'impression que l'état de crise
02:37dans lequel on est n'est pas pris en compte,
02:40que c'est un programme comme si tout allait bien,
02:42comme si la France allait bien, comme si l'Europe allait bien,
02:45comme si le monde allait bien.
02:47Autrement dit, je ne dis pas du tout que c'est un programme bête,
02:50ou je ne dis pas du tout que c'est un programme qui n'est pas professionnel ou sérieux,
02:55mais c'est un programme idéaliste, c'est un programme irénique,
02:59c'est un petit peu le programme d'un monde qui irait bien.
03:05Chloé Rydel, sur l'aspect fiscal, coup de barre à gauche et impôts en plus ?
03:10Alors, d'abord, je vais vous répondre sur,
03:12c'est un programme pour un monde qui irait bien, pas du tout,
03:15puisque nous partons d'une certaine analyse de l'état du monde
03:18qui, en l'occurrence, est très inquiétante.
03:20Nous pensons qu'il nous faut aujourd'hui engager un grand combat social pour la liberté,
03:26parce que nous ne sommes pas tous égaux face à la liberté
03:30dans un monde où vous avez une liberté qui est de plus en plus réservée
03:34à quelques-uns, aux plus riches, aux plus puissants.
03:37Un capitalisme qui est devenu un capitalisme de prédation,
03:40où vous avez de grands États, de grandes entreprises
03:43qui cherchent à s'accaparer les ressources de plus en plus rares sur une planète finie.
03:48Et ce capitalisme qui devient autoritaire concentre de plus en plus de richesses,
03:53emporte aussi avec lui la démocratie.
03:55Vous aviez une personne sur quatre dans le monde qui vivait en démocratie il y a 20 ans,
04:00c'est désormais une personne sur deux, maintenant c'est désormais une personne sur quatre.
04:06Et donc, non, le monde ne va pas bien.
04:08Oui, le monde est inquiétant.
04:10Et oui, la France est très fracturée sur le plan social,
04:13sur le plan territorial et même sur le plan culturel.
04:15Et donc, c'est pour répondre à tout cela que nous avons choisi de faire
04:20et de proposer aux militants socialistes de faire de la liberté une grande lutte sociale
04:25parce qu'encore une fois, il faut qu'elle soit réelle pour tous dans un monde où elle devient un
04:28luxe.
04:29Pour ne pas qu'on parle en l'air, je vous propose peut-être qu'on regarde quelques-unes des
04:32mesures,
04:32je crois qu'il y en a 800 au total, les principales mesures économiques.
04:36Je précise d'ailleurs que le programme n'est pas chiffré.
04:39Parce que c'est une base qui est transmise à nos militants et qui va être amendée,
04:42il n'est pas encore voté.
04:44Si je peux me permettre, très brièvement,
04:47je trouve qu'il y a une grande divergence entre l'idée,
04:52la question c'est celle des libertés,
04:54et ce que j'ai lu, donc je ne juge que ce que j'ai lu,
04:57qui est une réponse fiscale.
04:59Liberté est fiscale.
05:00Mais précisément, parce que...
05:01Je pense que ce n'est pas le même sujet.
05:03On rentre dans le détail.
05:04On rentre dans le détail.
05:04Tax Zuckman, attendez, pour que tout le monde ait bien les mesures,
05:07si vous permettez, Chloé Redel.
05:08Je vous en prie.
05:08Tax Zuckman, 2% sur les patrimoines, 2% chaque année,
05:11prélevé sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros.
05:14Impôt sur les successions au-delà de 200 000 euros.
05:17Abrogation de la réforme borne sur les retraites et retour à 62 ans,
05:21c'est ce qu'il y a écrit avec 43 annuités.
05:24Augmentation du SMIC à 1 690 euros net,
05:26ce qui fait à peu près 250 de plus qu'aujourd'hui en net
05:29pour les SMIC-arts à la fin du mois.
05:30Et limitation de 1 à 20 des écarts de salaire dans les entreprises.
05:35Il se trouve que les deux dernières mesures,
05:37elles sont clairement dans le programme,
05:40elles étaient clairement dans le programme de Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui.
05:43L'idée de limiter les salaires de 1 à 20, l'augmentation du SMIC...
05:46La limitation des salaires de 1 à 20,
05:48c'était une mesure qui figurait dans le programme d'Anne Hidalgo en 2022.
05:51Je m'excuse.
05:52Ah bon ?
05:52Bien sûr, c'est une mesure historique du Parti Socialiste.
05:55Mais cela n'empêche pas l'autre d'ailleurs.
05:56Et les mesures que vous citez en l'occurrence,
05:57le partage de la richesse en entreprise,
05:59non seulement par la limitation des écarts de salaire,
06:02mais aussi par une mesure que nous voulons très simple,
06:04c'est-à-dire que pour 1 euro de dividende versé,
06:06vous avez 1 euro versé à la participation et à l'intéressement des salariés.
06:09Une mesure de partage de la richesse en entreprise.
06:11Nous proposons cela des états généraux de la justice fiscale,
06:15aussi avec la taxe Zuckman,
06:18un nouvel impôt sur l'héritage qui serait sans impact
06:20pour 99% des Français d'ailleurs,
06:22parce qu'il y a besoin de partager la richesse
06:25dans un monde où elle est de plus en plus concentrée
06:28pour qu'encore une fois,
06:29chacun soit libre de vivre sa vie
06:32à un moment où de moins en moins de personnes
06:35ont l'impression de l'être.
06:36Alain Zemel, est-ce que pour vous, c'est un projet
06:38qui pourrait porter, je ne sais pas moi, François Hollande ?
06:41Non. Non, franchement non.
06:44Olivier Faure ?
06:45D'ailleurs, c'est assumé, puisque c'est un projet
06:48qui ne veut pas être social-démocrate.
06:51C'est un projet de rupture,
06:54de rupture démocratique, je ne dis pas le contraire,
06:57mais de rupture.
06:58Alors évidemment, les mesures qui sont citées,
07:00on se dit, ça concerne d'abord les grandes fortunes.
07:04Bon, c'est l'évidence dans ce qui est proposé.
07:09Mais il y a, ce qui a toujours été au Parti Socialiste,
07:13que je suivais de près quand vous n'étiez pas encore nés,
07:17il y a un tropisme fiscal
07:23qui prend tellement de place dans l'exposé des choses...
07:26Il prend de la place dans votre tête, j'ai l'impression.
07:27Non, non, non, parce que dans les 600 mesures,
07:29il y a énormément de choses, monsieur.
07:31La fiscalité n'est qu'une petite partie.
07:33C'est-à-dire qu'elle vous intéresse,
07:34mais on pourrait parler du plan de réindustrialisation
07:38que nous proposons, par exemple.
07:40J'étais honnête, j'ai dit,
07:42je ne juge que ce que j'ai lu,
07:44et ce que j'ai lu, c'est ce qui était dans Libération Spéteur.
07:47Alors laissez-moi vous dire ce que vous n'avez pas lu.
07:48Non, non, on ne va pas faire les 600 points.
07:50Je pense qu'on ne va pas faire les 600 points.
07:52D'abord, restons là-dessus.
07:53Vous avez vu, entendu certaines des critiques
07:56qui ont été mises, y compris en off au sein du Parti Socialiste,
07:59de dire que c'est effectivement un programme pour l'aile gauche du PS
08:02et peut-être même un programme qui...
08:04Et ce n'est pas un tort, gagner l'élection,
08:06il faut faire 50% des voix.
08:09Et pourquoi pas aller prendre aussi des électeurs à Jean-Luc Mélenchon.
08:13Vous avez dit vous-même que vous aviez voté Mélenchon,
08:15je crois, deux fois dans votre vie.
08:16C'est rappelé ce matin dans la presse.
08:18Est-ce que c'est un programme fait aujourd'hui
08:20pour permettre au candidat socialiste,
08:22quel qu'il soit, d'être au second tour
08:24et pas Jean-Luc Mélenchon ?
08:25Mais déjà, c'est nécessaire.
08:26Il faut que le Parti Socialiste reprenne une place première à gauche.
08:30Moi, c'est pour ça que je suis au Parti Socialiste.
08:31Excusez-moi, je ne suis pas à la France Insoumise.
08:33J'ai fait ce choix à un moment où,
08:35pour beaucoup de gens de ma génération,
08:37ça n'allait pas de soi.
08:38Et je l'assume et je ne le regrette aucunement
08:40parce que Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui,
08:41est le principal boulet qui empêche la gauche
08:44de revenir au pouvoir dans notre pays.
08:46Quand vous avez voté pour lui, vous ne saviez pas ça.
08:48La vocation du socialisme a toujours été
08:49de transformer l'ordre économique et social.
08:51Et aujourd'hui, on est face à une radicalisation
08:55du capitalisme, de la mondialisation,
08:56qui frappe d'abord les plus pauvres,
08:59qui les menace dans leur vie quotidienne.
09:00Et donc, nous avons besoin, aujourd'hui,
09:02dans le monde qui est le nôtre,
09:04de politiques de justice radicales.
09:05Et c'est vrai sur tous les sujets.
09:06C'est vrai en matière de pouvoir d'achat,
09:09pour réduire les dépenses contraintes
09:10qui pèsent sur la vie quotidienne des Français,
09:12le logement, l'énergie.
09:13Il faut des politiques de puissance publique fortes.
09:16C'est vrai aussi pour résorber
09:17les fractures sociales et territoriales
09:19qui défigurent notre pays.
09:22C'est vrai pour lutter contre le racisme,
09:24l'antisémitisme et l'islamophobie.
09:25Nous avons besoin de politiques de justice radicales
09:28parce que le monde dans lequel on est
09:30est radicalement injuste.
09:32Il faut de la radicalité, l'un de l'un.
09:34Bon, moi, je suis le Parti socialiste
09:38depuis très longtemps.
09:40Il a toujours été assez prolifique
09:42en matière de programmes.
09:43Et parmi ces programmes successifs,
09:46il y a des programmes dont on voit bien
09:47que ce sont des programmes réformistes
09:50d'un parti qui espère arriver bientôt au pouvoir.
09:54C'est arrivé plusieurs fois.
09:56Et puis, il y a d'autres phases,
09:58et je pense que c'est le cas en ce moment,
10:00dans lequel le programme du Parti socialiste
10:02se présente bien davantage
10:03comme un programme de rupture
10:06et de rupture et de parti d'opposition
10:09qui, bien sûr, va tenter sa chance
10:12à toutes les élections
10:13qui vont avoir lieu l'année prochaine,
10:16mais qui est en posture de parti d'opposition,
10:19alors que moi, je l'ai connu
10:20à au moins trois reprises,
10:22en posture de parti, si j'ose dire,
10:25pré-gouvernemental.
10:27Et vous avez connu M. Mitterrand, par exemple.
10:29– Très bien.
10:29– Je ne crois pas que le pré-programme
10:32que nous présentons aujourd'hui,
10:33qui est, je le rappelle,
10:34encore soumis à l'amendement de nos militants
10:36et qui n'est pas voté,
10:37est beaucoup moins radical sur plein d'aspects
10:39que ne l'était le programme de M. Mitterrand.
10:41– Est-ce que je peux vous répondre là-dessus ?
10:43– Je vous en prie.
10:44– J'en ai souvent parlé avec François Mitterrand,
10:47en particulier de les deux programmes successifs.
10:50– Il m'a toujours dit,
10:55il faut proposer beaucoup de choses,
10:59certaines sont impossibles,
11:01et il y aura une sélection naturelle
11:04de ce qui subsistera ou pas.
11:08– Mais moi, ce que je crois qu'attendent les Français,
11:11c'est un projet qui donne à voir une explication du monde,
11:14une vision du monde, un objectif politique,
11:16et la nôtre, celle qu'on propose,
11:18elle est claire, que la liberté soit réelle pour tous,
11:20vraiment partagée et non pas un luxe réservé à quelques-uns.
11:22– Pardon, vous ne répondez pas tout à fait à Alain Duhamel.
11:23– Sur le côté entre le projet que vous ferez,
11:27il peut y avoir un petit peu de mots dans l'accord.
11:29– M. Duhamel sous-entend que, dans notre projet,
11:31qui assiste en mesure, il y a beaucoup de choses,
11:33– Dans ce que j'en ai lu.
11:34– Il ne fera pas tout.
11:35– Voilà, et vous n'en avez lu qu'une minorité,
11:38et vous le reconnaissez.
11:39– Non, je le proclame.
11:40– Mais il faut faire des propositions
11:42sur tous les sujets qui intéressent les Français.
11:43– Et en l'occurrence, nous parlons, encore une fois,
11:46de la façon dont il faudra refaire société demain en France,
11:49parce que la polarisation de la société française,
11:51elle nourrit le vote d'extrême droite.
11:52Donc comment est-ce qu'on remet de la justice fiscale,
11:55on remet des services publics dans tous les territoires,
11:57on lutte contre la passion ?
11:57– Je reprends un exemple concret, précis.
12:00Vous envisagez le retour des nationalisations,
12:02par exemple dans le secteur de l'énergie.
12:04Quelle entreprise ?
12:05– Oui, d'ailleurs, nous l'avons portée à l'Assemblée nationale,
12:07la nationalisation d'EDF.
12:09– EDF ?
12:09– Ce n'est pas ce que nous proposons,
12:10la nationalisation d'EDF, c'est quelque chose que nous avons porté
12:13à l'Assemblée nationale, en l'occurrence,
12:15pour sortir l'énergie de la logique du tout-marché,
12:17puisque c'est un bien commun qui doit être accessible à tous.
12:20– Est-ce que ça pourrait aller au-delà d'EDF ?
12:21– Appliquer des tarifs régulés pour les gens
12:22et pour nos entreprises, voyez ?
12:24– Est-ce que ça pourrait aller au-delà d'EDF,
12:26d'autres nationalisations ?
12:27– Nous proposons dans ce projet
12:29d'envisager des nationalisations
12:31dans des secteurs stratégiques de l'économie.
12:33Nous l'avons proposé aussi pour ArcelorMittal
12:35à l'Assemblée nationale, voyez ?
12:36– Mais aussi vous l'envisagez sur les autoroutes,
12:39si j'ai bien lu.
12:39– Et nous proposons également
12:40la nationalisation des autoroutes
12:42pour reprendre progressivement
12:43les 9000 kilomètres d'autoroutes
12:45qui ont été concédées
12:45et réinvestir les profits et les bénéfices
12:48que l'État en retirerait
12:50dans le train des transports
12:52et des mobilités durables.
12:53– Ça signifierait, en ce qui concerne les autoroutes,
12:56que ça a déjà été au moment
12:57où on a décidé de leur statut,
12:59ça a été un grand sujet de polémique,
13:01ça signifierait, puisqu'il y a déjà eu,
13:04si j'ose dire, un achat,
13:05qu'on paierait une deuxième fois
13:06si on les nationalisait.
13:09– Non mais je crois que...
13:10– Parce qu'il faudrait bien
13:12indemniser les propriétaires.
13:13– L'absurdité que cela a été
13:14de transférer, de faire des concessions privées
13:16sur les autoroutes, ça ne nous empêche
13:18de faire une véritable politique de transport
13:20à l'échelle nationale.
13:22Nous, nous parlons d'un nouveau contrat social
13:23pour les transports,
13:24parce que le transport est une question sociale.
13:25– Oui, mais il faudrait les racheter.
13:26– Et au-delà de la nationalisation des autoroutes
13:28et de l'investissement massif
13:30que nous devons faire
13:30pour multiplier l'offre de train
13:32et baisser le prix du train,
13:33nous voulons aussi démocratiser
13:35l'accès à la voiture électrique
13:36en massifiant l'allocation sociale
13:38de petits véhicules électriques
13:40produits en France et en Europe.
13:41Vous voyez, nous parlons de production
13:42dans ce programme.
13:42– Puisqu'on parle d'énergie et de carburant.
13:44– Et d'accès d'écologie aussi
13:45qui se veut populaire.
13:46– Chlorine, Alain Deul,
13:47puisqu'on parle d'énergie et de carburant,
13:48je voudrais essayer de comprendre
13:51la proposition du Parti Socialiste
13:53aujourd'hui sur les prix des carburants.
13:54pour avoir moi-même posé la question
13:55à deux responsables socialistes.
13:57Ici même, j'ai eu deux réponses
13:59absolument différentes,
14:01entièrement différentes.
14:02La version Olivier Faure il y a trois semaines,
14:03c'est nous ne baisserons pas la TVA
14:05sur les carburants pour tout le monde
14:06parce que sinon, ça aidera,
14:08bien sûr les Français qui ont du mal
14:09à boucler leur fin de mois,
14:10mais ça aidera aussi les plus riches.
14:13La version Philippe Brun,
14:15l'un des messieurs économie du PS
14:17avant-hier sur ce plateau,
14:19c'est pas du tout la même.
14:20Je vous propose d'écouter
14:21et l'un et l'autre,
14:22et puis vous nous direz
14:23ce que vous comptez faire
14:24sur les carburants
14:25pour aider les Français.
14:27– On ne peut pas avoir
14:28une mesure générale.
14:29Si vous avez une mesure générale,
14:30elle est à la fois très coûteuse
14:32et elle est très injuste
14:33parce qu'elle permet aussi bien
14:35à celui qui roule en Rolls-Royce
14:37qu'à celui qui roule
14:38avec une vieille Twingo.
14:39Il ne s'agit pas d'arroser
14:41tout le pays avec des subventions
14:42dont nous n'en avons plus les moyens.
14:44Donc effectivement,
14:45il faut cibler.
14:46– Il faut maintenant aller
14:46beaucoup plus loin.
14:47Moi, j'ai dit qu'il faut baisser les taxes.
14:50Essayons d'agir sur les taxes
14:53pour soulager les Français.
14:54Moi, je suis l'élu d'une France
14:55qui ne peut pas vivre durablement
14:57avec un gasoil à 2,50 euros le litre.
14:59– Je précise que Philippe Brun,
15:00à qui on pose la question après,
15:01dit pour tout le monde,
15:02absolument pour tout le monde,
15:03c'est quoi la ligne du projet du PS là-dessus ?
15:05– Moi, je pense que,
15:07et nous l'avons proposé récemment
15:09avec de nombreux députés
15:11et eurodéputés socialistes,
15:12qu'il faut aller saisir
15:13les super profits
15:14qu'engendrent les grands pétroliers
15:18pour réinvestir cela
15:19dans des chèques énergie
15:20à destination des Français
15:21les plus modestes.
15:22Parce que si vous baissez les taxes,
15:23effectivement,
15:24vous les baissez pour tout le monde,
15:26vous ne ciblez pas bien
15:27l'argent public
15:28et le coût que ça représente
15:29pour la puissance publique.
15:30Il faut faire attention au budget aussi.
15:32Et ça, je pense que c'est
15:32la bonne réponse à court terme,
15:34mais la réponse à long terme,
15:35c'est d'électrifier notre pays,
15:37c'est de faire la grande transition énergique.
15:38Philippe Brun se plante,
15:40si vous me passez l'expression,
15:41quand il dit
15:41qu'on veut désormais
15:43baisser la TVA pour tout le monde.
15:44Ça n'est pas la nouvelle position du PS
15:46sur les carburants.
15:47Ce n'est pas une petite question.
15:48C'est Vincent de moins
15:49tous les jours parler.
15:49Non, ce n'est pas une petite question.
15:50Vous avez raison.
15:50Et là-dessus,
15:51je vous dédie ma position.
15:52Mais Philippe Brun est connu
15:53au sein du Parti Socialiste
15:55pour avoir des compétences,
15:57pour avoir beaucoup d'idées.
15:58Absolument.
15:59Mais pour avoir des idées
16:00qui ne sont pas forcément celles
16:01qui sont reprises
16:02par la direction à l'arrivée.
16:03Mais vous vous trompez.
16:04Nous avons repris par exemple
16:05l'idée de Philippe Brun
16:06dans le projet
16:07de parité sociale en politique.
16:09Je n'ai dit pas forcément.
16:11Je vous réponds
16:11parce que vous avez
16:14vous laissez entendre
16:15que le projet
16:17est celui d'un clon, etc.
16:18Pas du tout.
16:18Moi, j'ai construit ce projet
16:19sur plus d'un an
16:21avec l'ensemble des sensibilités
16:22Mais je n'ai pas dit
16:22que c'était du tout d'un clon.
16:23Et je suis persuadée
16:24que nous pouvons arriver
16:26à force de dialogue entre nous
16:28à présenter
16:29et faire voter un projet à la fin
16:30qui soit partagé
16:31par l'ensemble du Parti Socialiste.
16:32Oui, mais moi,
16:33je reprends ce que je pense.
16:35Chacun a ses convictions.
16:36Je reprends ce que je pense
16:37depuis que j'observe
16:39le Parti Socialiste
16:40à l'approche d'élections.
16:41Il y a des programmes
16:42du Parti Socialiste
16:43qui sont des programmes
16:44d'un parti
16:44qui espère le pouvoir,
16:46qui se trouve,
16:47qui se pense
16:48à la porte du pouvoir
16:50et qui propose des choses
16:52je ne dirais pas insignifiantes.
16:55Mais...
16:55Mais dites-moi
16:56ce qui n'est pas faisable
16:57selon vous dans ce programme.
16:59Je vous écoute.
17:00Et d'autre part,
17:01il y a des moments
17:01où au contraire,
17:02vous avez...
17:03Soyons précis.
17:05Et ce sera le mot de la fin.
17:06Je ne vais pas pouvoir
17:06vous laisser répondre.
17:07Il reste un an de campagne.
17:09Alain Dehamel,
17:09on aura l'occasion
17:10de reparler du projet
17:11des Socialistes,
17:12des Républicains,
17:13du RN,
17:13des Autoroutes.
17:14Mais sur les autoroutes,
17:15s'il faut un exemple,
17:15sur les autoroutes,
17:16j'ai trouvé ridicule
17:18le système qui a été mis en place,
17:19mais je trouverai encore plus ridicule
17:21d'être obligé
17:22d'indemniser
17:23tous les propriétaires privés.
17:25Non, nous les indignons pas.
17:26Nous reprenons les concessions
17:27à la fin de l'expiration
17:28des communes.
17:29Merci beaucoup, Alain Dehamel.
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