00:00On a écouté un petit peu les modalités du côté d'État, pour savoir comment faire l'expérimentation à l
00:06'échelle de 5 à 10 salariés étrangers pour la campagne à venir.
00:11Je pense que ce sera plus pour la campagne fruitière, vu les modalités pour la campagne fruitière qui va démarrer
00:16la semaine prochaine.
00:17Donc on va faire un essai plus ou moins en fin d'année.
00:21On a besoin de main-d'oeuvre saisonniers, par exemple pour la saison d'études 45 jours de l'année.
00:27C'est vraiment en novembre-décembre où il fait plus chaud, il y a plus de pénibilité dans le travail.
00:31Et les joignées sont très longues, récolte le matin, conditionnement la joignée pour livraison le soir.
00:37Donc ça arrive au plus frais possible.
00:39Et donc on a la main-d'oeuvre qui est disponible et qui a un bon potentiel de rendement pour
00:44pouvoir honorer cette activité-là.
00:46C'est qu'il y a de moins en moins de choix.
00:48C'est-à-dire qu'on a la main-d'oeuvre réunionnaise, mais on sait qu'elle est de moins
00:51en moins disponible à travers les tâches agricoles.
00:53Ce sont des salariés qui sont payés au même cours horaire du SMIC.
00:57Au minimum.
00:58Et donc il y aura le billet d'avion, il y aura le logement, il y aura la nourriture, il
01:02y aura le transport.
01:03C'est ça qu'on est en train de voir aujourd'hui.
01:04Quel est le coût pour l'embauche de cette main-d'oeuvre-là et pouvoir le porter.
01:09Quel moyen de groupement d'employés on peut le mettre en place ?
01:11De le mutualiser, l'outil, pour pouvoir que les exploitations puissent s'en sortir pour embaucher la main-d'oeuvre.
01:18Au vu de la situation, le manque de main-d'oeuvre sur nos exploitations, la question est sur la table.
01:26Le préfet, la dernière réunion qu'on a eue chez le préfet, il a été bien clair.
01:31Si l'opportunité s'y prête, il est prêt à ouvrir une brèche.
01:40Donc avant de continuer, moi je dis quand même que c'est quand même dommage que pour une île,
01:45qu'il y a quand même plus de 140 000 chômeurs, qu'on arrive à ce stade-là.
01:51Parce que ça veut dire que nos politiques publiques qui sont mises en place depuis plusieurs années
01:56pour accompagner ces gens qui ne travaillent pas, pour les inciter à travailler, ne marchent pas et n'ont pas
02:01marché.
02:02Donc il y a quand même, nos politiques doivent se poser bien la question.
02:07Et moi je tiens quand même à souligner, il ne faut pas que les gens regardent le monde agricole de
02:12travers par rapport à cette situation.
02:13Ce n'est pas nous, nous on préférait embaucher de la main-d'oeuvre locale plutôt que de la main
02:18-d'oeuvre étrangère.
02:18Ça veut dire que nos politiques publiques n'ont pas marché, il faut arriver à ce stade-là.
02:23Et si, aujourd'hui il faut être clair, si on ne le fait pas, on le sait très bien,
02:31il y a le gros problème de main-d'oeuvre, de coupe manuelle, de trouver des coupeurs sur nos champs
02:35de cannes,
02:35c'est une véritable problématique.
02:37Et on voit l'utilisation des machines, des cannes, la canne machine longue,
02:43plus on utilise ça, moins on est payé sur nos exploitations.
02:46Il y a des baisses de richesses, des pertes de revenus pour nous.
02:51Sur la plantation d'ananas, si on regarde bien les chiffres,
02:55l'exploitation d'ananas ou la production d'ananas globalement, localement,
02:58est en train de diminuer d'année en année.
03:00C'est vrai, il y a un côté sanitaire, mais il y a aussi le gros côté de main-d
03:03'oeuvre,
03:03qu'on n'a plus de main-d'oeuvre pour planter de l'ananas.
03:05Ça peut être une réponse, mais ce n'est pas la réponse.
03:07Ce n'est pas la réponse.
03:08Donc, il y a une réalité à prendre en compte.
03:13Sinon, c'est la survie de nos exploitations aussi, c'est en jeu.
03:17Donc, avec tous les investissements que les jeunes ont installés,
03:20nous, les investissements qu'on a faits sur nos exploitations,
03:22il faut qu'on puisse sortir du revenu, des produits,
03:25pour pouvoir rembourser nos dettes et pouvoir vivre nos familles.
03:28Une main-d'oeuvre, mais temporaire, saisonnière.
03:32Ça ne veut pas dire que la main-d'oeuvre sera là tout le temps.
03:35C'est vrai que dans les grosses périodes de croupes de cannes,
03:37dans les grosses périodes du ramassage des lechis,
03:40quelle que soit la filière, il y a des pointes
03:43où on ne peut plus se contenter de la main-d'oeuvre locale.
03:46Il n'y en a plus.
03:47Donc, on est obligé d'essayer d'ouvrir,
03:49parce que sinon l'agriculture va mourir.
03:51On essaie de trouver toutes les solutions possibles
03:53pour que l'agriculture réunionnaise reste conforme à ce qu'elle est aujourd'hui.
03:58Mais c'est bien des emplois saisonniers.
04:02Ce ne sont pas des emplois définitifs à la réunion.
04:04On essaie avec France Travail, justement,
04:06d'envoyer ces jeunes qui ne savent pas où aller vers les lycées agricoles,
04:11pour justement, déjà, les former, les encourager sur le métier
04:15qui se dit difficile, mais qui est de moins en moins difficile.
04:18Il y a quand même de la mécanisation aujourd'hui.
04:20Donc, on peut quand même travailler dans de bonnes conditions de travail.
04:24Et après, on a sur là aujourd'hui, sur cette réunion,
04:27on a été d'accord sur de faire une expérimentation sur la main-d'oeuvre étrangère,
04:32comme le disait ma collègue,
04:34qui est vraiment, on va dire, sur une période donnée.
04:39Nous, sur le fruit, essentiellement sur la partie fruit,
04:42on souhaite beaucoup de main-d'oeuvre en fin d'année.
04:45On a besoin d'énormément de main-d'oeuvre.
04:47Au niveau local, on ne trouvera pas cette main-d'oeuvre-là,
04:50qui n'est pas formée, déjà, d'une,
04:51et qui ne veut pas travailler sur des grandes périodes,
04:55sur des grandes durées en fin d'année.
04:58Il ne faut pas soulever une problématique qui n'est pas d'actualité.
05:03Il faut vraiment se dire,
05:05il y a un manque de main-d'oeuvre pour la canne,
05:08pour la ramassage et les tchis,
05:10pour l'ananas,
05:12il y a vraiment un gros manque de main-d'oeuvre.
05:14En fin de campagne supérieure,
05:16on est tous demandé un emploi.
05:18C'est ce qui se fait ailleurs dans les dômes, d'ailleurs.
05:20Oui, en matérie, en matérie,
05:22dans les autres dom-toms,
05:24un peu aussi, déjà, sur les autres continents.
05:27Même en métropole.
05:29Vous avez dans les exploitations agricoles en métropole,
05:32vous avez une main-d'oeuvre saisonnière
05:33qui arrivent dans des pays,
05:37par exemple du Maroc,
05:39et qui repartent après.
05:40Mais sur la grande période d'été et d'automne,
05:44ils sont en pleine récolte.
05:46Il y a déjà une main-d'oeuvre,
05:48mais vraiment saisonnière.
05:49Donc ici, à La Réunion, pourquoi pas le faire ?
05:51Mais ça reste bien, je persiste,
05:54ça reste bien une main-d'oeuvre saisonnière.
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