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  • il y a 6 semaines

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Transcription
00:00Je pense qu'il y a un dialogue assez constructif.
00:02Maintenant, on a demandé à ce qu'il y ait des mosques nationales qui soient appliquées
00:06parce qu'on a identifié les meneurs.
00:08Et évidemment, c'est dans les tiroirs actuellement.
00:10Au-delà de ça, il faut bien savoir qu'actuellement,
00:13le CP de Maringeo est complètement à saturation.
00:15On a quand même 1000 détenus pour 575 places
00:18avec un manque d'effectifs qui est flagrant, moins 25 personnels.
00:21Et évidemment, avec un trafic à l'intérieur, d'où ça vient, tous ces bagarres-là.
00:25Je pense que les agents, ils ne sont pas craintifs,
00:29mais voilà, ils appréhendent un peu quand même
00:31parce que vous voyez, quand vous sortez des détenus avec des fiches-fiches,
00:36avec des armes artisanales confectionnées
00:38qu'ils envoient par les fenêtres sur les cours de promenade
00:41et qu'on intervient pour ne pas qu'il y ait des morts à l'intérieur,
00:44vous voyez bien que la situation est quand même très compliquée.
00:47Tout à fait, parce qu'étant donné que c'est l'agressé qui va vouloir se venger,
00:52l'agresseur qui va vouloir défendre son ami et tout ce qui s'ensuit,
00:54et vous voyez très bien qu'on a l'obligation de leur proposer une heure de promenade par jour.
00:59Donc, sur la cour de promenade, ils peuvent évidemment continuer à se bagarrer.
01:02Des propositions formulées par le droit de l'innocence indicale,
01:05il va y avoir le bilhommage à l'étage,
01:07c'est-à-dire qu'ils trouvent un tueur à deux,
01:09une réduction des activités à l'intérieur pour limiter les mouvements,
01:12la promenade unique et aussi diminuer le nombre de détenus sur cour.
01:16Parce qu'il faut savoir qu'actuellement, avec la surveillance carcérale,
01:18on peut monter jusqu'à 80-90 détenus sur une cour.
01:21Je pense que ce qu'il faudrait surtout, c'est qu'on arrive à diminuer cette surveillance carcérale.
01:25Aussi, on a un établissement dans le sud de l'île qu'on attend depuis 20 ans
01:28et que le projet du moduleur du port ne tarde pas à sortir.
01:32Parce qu'on a besoin de ces places-là.
01:34De toute manière, on est bien conscient que les incarcérations ne vont pas s'arrêter.
01:37Il y a un phénomène de drogue qui est très important à l'extérieur.
01:40Il y a aussi les vifs, parce que les magistrats sont à juste titre
01:44qui n'hésitent pas à incarcérer par rapport à ça.
01:47Donc, on sait très bien que la surveillance carcérale à demain jour ne va pas diminuer.
01:50Donc, tant qu'on n'aura pas de place, cette situation-là, elle va perdurer.
01:53Ce matin, c'était le premier acte, je pourrais dire, de ce qu'on veut mettre en place.
01:57C'est-à-dire un débrayage qui a vu, vous avez vu, qui a regroupé pas mal de personnels.
02:02L'ensemble des personnels qui venaient prendre leur service ce matin.
02:05Débrayage pour répondre à tout ce qui s'est passé, ces multiples incidents, ces bagarres à répétition
02:10avec des montées en pression chaque jour un peu plus, avec un collègue blessé hier lors d'un menotage
02:16qui est présent aujourd'hui, vous avez pu voir, qui est plâtré avec une fracture de la main.
02:20Donc, écoutez, il y a des mesures à prendre.
02:23Notre organisation syndicale, depuis le premier jour, est mobilisée auprès de nos instances nationales,
02:29également auprès du directeur interrégional adjoint, pour que des transferts de détenus soient mis en place.
02:34C'est des transferts, en fait, de détenus qui sont identifiés comme meneurs
02:38et qui ont posé de gros problèmes depuis lundi.
02:41Donc, ça, c'est un premier acte.
02:42Ensuite, il y a une réorganisation des mouvements au sein d'un des bâtiments d'hébergement
02:47où se sont passées les problématiques, c'est-à-dire des promenades uniques,
02:50c'est-à-dire la réduction au maximum des mouvements et des mouvements très encadrés
02:54pour éviter, si vous voulez, qu'on reparte sur des bagarres.
02:58Donc, lors de mon entretien hier avec le directeur interrégional, j'ai été clair,
03:01si on n'obtenait pas les transferts des gens qui ont été identifiés,
03:04on pourrait monter crescendo et éventuellement bloquer l'établissement
03:07si on n'avait pas gain de cause sur nos revendications,
03:11sachant que ce ne sont pas des postures syndicales,
03:13ce sont simplement des demandes à la fois pour la sécurité des personnels
03:18mais également pour la sécurité des détenus au sein des cours de promenade
03:20parce qu'on a saisi tous les jours des armes artisanales.
03:23Ce qu'on appelle, nous, des armes artisanales, ce sont, par exemple,
03:26des brosses à dents qui sont coupées avec des lames de rasoir au bout.
03:29C'est des morceaux de vitres, de miroirs qui sont balancés par les fenêtres
03:33pour pouvoir s'en servir lors d'agression.
03:36Donc, vous voyez, une situation extrêmement tendue
03:38et il faut vraiment qu'on puisse y remédier très rapidement
03:41avant que ça aussi se répande,
03:43parce que là, aujourd'hui, c'est que sur un bâtiment d'hébergement,
03:45mais ça pourrait également, malheureusement,
03:47se répandre sur l'ensemble de l'établissement.
03:49Donc, des revendications claires et on attend des réponses également claires.
03:52Nous, on sait dans le milieu professionnel, pénitentiaire,
03:54que la surpopulation, elle entraîne des violences,
03:56elle entraîne des trafics.
03:57C'est exactement ce qui s'est passé dès lundi
03:59où des projections sont arrivées.
04:00À l'issue des projections, il y a eu des bagarres qui ont été déclenchées.
04:04Et suite à ces bagarres, c'est monté crescendo chaque jour
04:07parce que, bien sûr, on règle des comptes après.
04:09J'ai été agressé, j'agresse.
04:10Voilà, c'est un système de vaste communiquant, je pourrais dire.
04:14Et donc, à ce moment-là, il y a cette montée
04:18et ces violences qui sont devenues quotidiennes aujourd'hui.
04:22Donc, ça part de là.
04:22Et puis ensuite, on a, bien sûr, un fond identitaire.
04:25Et je pense que c'est important de le dire.
04:26Communautaire, plus exactement,
04:28entre la population pénale réunionnaise
04:30et la population pénale mahoraise
04:32qui s'est déclinée aujourd'hui
04:34par ces différentes agressions.
04:36On ne peut pas le nier.
04:37C'est la réalité de ce qui se passe aujourd'hui
04:39dans les établissements pétanciers
04:40et en particulier sur le centre pétancière de Don Lajeux.
04:42Sous-titrage Société Radio-Canada

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