00:00L'Assemblée nationale se prononce demain pour la troisième et dernière fois sur la fin de vie,
00:04qui prévoit notamment de légaliser l'euthanasie et le suicide assisté.
00:08Avant dernière étape parlementaire, avec un ultime passage au Sénat la semaine prochaine,
00:12puis un vote solennel des députés prévu le 15 juillet.
00:16Bonsoir Alexandre Chauveau.
00:17Bonsoir Pierre, bonsoir à tous.
00:18Les défenseurs de la proposition de loi vantent un texte équilibré,
00:21mais plusieurs points suscitent toujours une vive opposition,
00:24notamment la suppression de la clause de conscience collective.
00:28Oui, il s'agit d'une clause que les opposants au texte auraient voulu inclure pour les établissements privés
00:33au nom de la liberté religieuse et de la liberté de conscience,
00:36mais l'Assemblée a finalement souhaité faire prévaloir le droit à mourir individuel du patient.
00:41Conséquence, si le texte était voté, un établissement de santé qui accueille des personnes en fin de vie ne pourra
00:46pas,
00:47même si sa charte éthique le prévoit, rejeter par principe l'accès au suicide assisté et à l'euthanasie en
00:52son sein.
00:53Les opposants s'insurgent également contre la qualification de la cause du décès après euthanasie,
00:58indiqués comme étant une mort naturelle dans l'article 9 de la proposition de loi,
01:02ce que plusieurs députés qualifient de fiction juridique.
01:05Enfin, le délai de réflexion pour bénéficier de l'aide à mourir est loin de faire l'unanimité,
01:10puisqu'après avis du médecin spécialiste de la pathologie et d'un auxiliaire médical,
01:14deux jours seulement suffiront avant que le patient ne confirme sa volonté.
01:18Tous les amendements visant à rallonger les délais ont été rejetés,
01:21de quoi faire dire aux opposants à l'aide à mourir,
01:23que loin d'être équilibrés, la version finale du texte est trop large et imprécise.
01:28Merci Alexandre Chauveau du service politique d'Europe 1.