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  • il y a 32 minutes
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 29 juin 2026.

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00:0312h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
00:07Avec Amandine Bégaud.
00:09Et à la une aujourd'hui, la colère du président de la Fédération Française de Parachutisme
00:13après cet accident d'avion hier qui a fait 11 morts à Nancy.
00:18C'était dans le cadre d'un baptême de parachutisme.
00:225 soignants qui devaient faire leur baptême ont été tués,
00:25ainsi que leurs 5 accompagnateurs, 5 instructeurs.
00:30Et le pilote de cet avion, la Fédération Française de Parachutisme
00:34qui accuse les organisateurs de négligence.
00:37L'autre grand titre du jour, c'est bien sûr la fin de l'alerte canicule.
00:43Presque partout, attention, il y a quand même 5 départements du sud-est,
00:46le Var, les Alpes-Maritimes, les Alpes-de-Haute-Provence
00:48et les 2 départements de Corse qui restent en alerte orange.
00:52Mais partout ailleurs, ça va mieux, on respire.
00:54Je voudrais qu'on en profite pour tirer les leçons de cette canicule.
00:58C'est ce que va faire Sébastien Lecornu cet après-midi
01:00avec cette nouvelle réunion de crise interministérielle.
01:03Qu'est-ce qui a fonctionné ? Qu'est-ce qui n'a pas marché ?
01:04Comment on pourrait notamment mieux prendre en charge les personnes âgées,
01:08celles qui vivent seules chez elles ?
01:10Appelez-nous 3210.
01:12Je voudrais vraiment vous entendre d'ailleurs.
01:14Tiens, si vous avez été seul chez vous pendant toutes ces périodes de canicule,
01:18ces 10 jours, que vous n'avez vu personne ou presque personne.
01:22Dites-nous, au 3210, comment vous avez vécu ça ?
01:26Louis, je voudrais qu'on regarde ce qui va se passer ces prochains jours.
01:31A peu près pareil qu'aujourd'hui ?
01:32A peu près pareil qu'aujourd'hui pour la journée de demain,
01:35avec encore des orages peut-être près des frontières de l'Est.
01:38Il y en aura moins sur les Pyrénées et l'Auvergne.
01:40Pour le reste, plutôt du temps sec et ensoleillé.
01:42On respirera la nuit, c'est ça la grande différence.
01:44Des températures qui descendront sous les 15 degrés dans le nord-ouest,
01:48entre 15 et 20 degrés dans la plupart des autres régions,
01:51sauf tout près de la Côte d'Azur,
01:52notamment du côté de Nice,
01:54où on restera au-delà de ces 20 degrés.
01:56L'après-midi, on sera entre 25 et 30 degrés,
01:59un peu moins près de la Manche,
02:00un peu plus près de la Méditerranée,
02:02où là aussi ça baissera un petit peu.
02:03Même chose pour la journée de mercredi.
02:06Jeudi également, on sera même peut-être un petit peu plus frais
02:08ou un peu moins chaud.
02:09Même chose pour la journée de vendredi.
02:12Et à partir de samedi, ça va recommencer à chauffer un peu dans la moitié sud.
02:16Dans le nord, ça ne changera pas beaucoup.
02:17Peut-être encore quelques orages.
02:19Et puis entre dimanche et lundi,
02:21là les températures devraient de nouveau grimper.
02:23On franchira les 30 degrés à nouveau dans la moitié nord,
02:2635 dans le sud.
02:27Ça pour dimanche et lundi.
02:29Et puis ensuite, grosse incertitude.
02:30Pour tout vous dire,
02:31j'ai ce qu'on appelle un modèle qui semblerait que ça rebaisse un petit peu.
02:35Et puis un autre qui au contraire,
02:36conforte la chaleur.
02:38Donc vous voyez, on va avancer.
02:39D'ici la fin de la semaine,
02:41vous serez sans doute en mesure de nous dire
02:43à quoi il faut s'attendre la semaine prochaine.
02:44Exactement, petit à petit.
02:45Mais déjà là, effectivement,
02:46ça devrait remonter entre dimanche et lundi.
02:48Voilà, je vous rappelle le mantra de Louis.
02:49Les prévisions météo au-delà de 7 jours
02:51ne sont plus des prévisions météo.
02:53Merci.
02:53Voilà, on est d'accord ?
02:54C'est exactement ça.
02:56On peut aussi parler des campings.
02:58On évoquait tout à l'heure les 20 ans
03:00de la série Camping Paradis sur TF1.
03:02Pourquoi est-ce que les Français aiment tant le camping ?
03:04Vous êtes 18 millions à partir chaque année.
03:08Là encore, vous nous appelez 3210.
03:09J'attends vos souvenirs, vos anecdotes,
03:11vos projets aussi pour cet été.
03:13Et puis ne manquez pas, bien sûr,
03:15demain soir, ce France-Suède,
03:1716e de finale de la Coupe du Monde de foot.
03:20Ce sera à 23h sur RTL et sur M6.
03:23Avant cela, le Brésil affronte ce soir le Japon.
03:26Ça, ce sera à 19h.
03:28L'Allemagne, le Paraguay à 22h30.
03:38J'ai clairement des choses à dire sur la situation
03:41car j'accompagne des personnes âgées au quotidien
03:43et la semaine qui vient de se dérouler
03:45a été très compliquée pour moi et mon équipe.
03:47Il y a des manquements qui sont très flagrants,
03:50notamment des institutions, des familles.
03:52Comme vous disiez, c'est là qu'on se rend compte
03:54qui est présent et qui n'est pas présent
03:56auprès des plus fragiles.
03:57Le message d'Antoine au 3210.
04:01Je vous le disais,
04:02maintenant que cet épisode de Canicule est passé,
04:04je voulais essayer de tirer le bilan avec vous,
04:07les leçons aussi,
04:09notamment voir comment est-ce qu'on peut
04:11mieux protéger nos aînés,
04:14les personnes âgées,
04:15celles qui vivent,
04:18celles,
04:19je vais y arriver,
04:20chez elles.
04:22Qu'est-ce qui a fonctionné ?
04:23Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ?
04:24On va en parler avec vous, Maryse.
04:26Bonjour.
04:27Bonjour.
04:27Vous dirigez une entreprise de service à la personne,
04:30justement.
04:31Oui, tout à fait.
04:32Oui ? Dans quelle région ?
04:33En Ile-de-France, dans les Yvelines, exactement.
04:35Voilà.
04:35Et donc, ce sont des personnes,
04:36des aides à domicile, c'est ça,
04:37qui interviennent chez les personnes âgées ?
04:39Oui.
04:41Comment ça s'est passé ces dix derniers jours ?
04:44Assez compliqué,
04:45comme tout le monde, en fait,
04:48parce que les personnes âgées,
04:49en fait, ne se rendent pas bien compte,
04:51pour la plupart,
04:53qu'ils doivent boire de la chaleur.
04:56Donc, on a beau fermer les volets,
04:57ils les ouvrent,
04:58pour ceux qui peuvent bouger.
05:01Ou on leur dit de ne pas sortir,
05:03mais ils sortent quand même.
05:04Donc, c'est vrai que c'est assez compliqué.
05:06Mais bon, on a...
05:08Nous, on travaille beaucoup avec des personnes
05:10qui sont malheureusement isolées,
05:12loin des familles.
05:13Donc, on passe plusieurs fois par jour
05:15et on est dans l'obligation, finalement,
05:18de vraiment surveiller
05:20et de veiller à leur bien-être.
05:23Donc, en les obligeant à boire,
05:24déjà plusieurs verres,
05:26quand nous, on est présents,
05:27de leur faire à manger des choses fraîches.
05:32On ferme.
05:33Malgré tout, on ferme les volets.
05:34Alors, on leur dit, oui, effectivement,
05:36mais on ouvrira un petit peu plus tard.
05:38Voilà.
05:38Et quand vous dites, Marise,
05:40on passe plusieurs fois par jour,
05:41en période de canicule
05:43et pas forcément le reste du temps ?
05:44Si, si.
05:45Le reste du temps aussi.
05:47Voilà.
05:47Mais on est beaucoup plus vigilants
05:48en période de canicule.
05:49C'est-à-dire que si, par exemple,
05:51on va chez une personne
05:52et on doit y aller, par exemple,
05:53le matin et le soir,
05:54mais qu'on voit que, finalement,
05:55elle n'est pas comme d'habitude,
05:57elle a une fatigue inhabituelle,
05:59elle a un mal à la tête
06:00ou quoi que ce soit,
06:01on va voir avec elle pour passer,
06:02par exemple, le midi
06:04ou en tout début d'après-midi,
06:05quand même, pour surveiller.
06:06Et vous arrivez sage,
06:07parce que j'imagine
06:08que sur un planning,
06:09ce n'est pas forcément facile à gérer.
06:11Non, ce n'est pas facile.
06:12C'est clair, ce n'est pas facile.
06:14Donc, les auxiliaires de vie
06:15ont beaucoup, beaucoup de travail
06:16en cette période.
06:18Bon, elles s'entraident aussi entre elles.
06:20Même nous, je veux dire,
06:20en tant que responsable de structure,
06:23je vais aussi me déplacer
06:24pour voir si, effectivement,
06:25la personne va bien
06:26puisque c'est juste pour voir un peu
06:28si elle a bu.
06:29Donc, il n'y a rien de...
06:30Oui, il n'y a pas besoin de...
06:32Il n'y a pas de change.
06:33Il n'y a rien.
06:33Voilà, c'est ça.
06:35Mais oui, on est tous sur le front
06:37pour effectivement
06:39adopter les bons réflexes
06:40pour qu'ils aillent bien.
06:41Et vous avez été confrontée
06:43à des cas particulièrement compliqués
06:46ces derniers jours ou pas ?
06:47Oui, pas plus tard que vendredi.
06:50On était...
06:51Bon, impossible d'appeler le SAMU.
06:52La personne avait
06:54quasiment 39 de température.
06:57Impossible d'appeler le SAMU.
06:58Ça ne répondait pas
06:58parce qu'ils sont surchargés.
07:00Donc, on a réussi à avoir
07:01son médecin de traitant
07:02qui s'est déplacé,
07:04qui a fait hospitaliser la personne.
07:06Donc, effectivement,
07:07elle est revenue
07:08dès le lendemain
07:09avec des poches d'hydratation.
07:11Donc, on se met en relation
07:13avec l'infirmière.
07:14On passe plusieurs fois
07:16pour hydrater,
07:17pour aérer la maison.
07:18Enfin, voilà.
07:19Il y a vraiment tout un processus
07:20qui se met en place
07:21et qui demande, bien sûr,
07:23beaucoup de passage
07:25et de surveillance.
07:27Maryse, on évoquait tout à l'heure
07:28les chiffres de la mortalité
07:31pendant cette période de canicule.
07:33Et effectivement,
07:33ce sont beaucoup de personnes âgées
07:35qui sont décédées
07:36seules à leur domicile.
07:38Et on ne connaît sans doute
07:38encore pas vraiment
07:39l'ampleur de la situation.
07:43comment on pourrait,
07:44d'après vous,
07:46améliorer ça ?
07:47Vous, à votre niveau,
07:48par exemple,
07:48est-ce que vous avez des besoins ?
07:51Si je vous disais,
07:52allez, le gouvernement
07:53fait tout ce que vous souhaitez,
07:54qu'est-ce que vous,
07:54vous demanderiez ?
07:57Déjà, peut-être...
08:00Un truc un peu idiot,
08:01mais il y a beaucoup
08:02des familles de ça
08:03qui me disaient,
08:04mais essayez de trouver
08:04des ventilateurs.
08:05En fait, il n'y en a plus.
08:07Donc, ça, je pense
08:08qu'effectivement,
08:08ce serait déjà bien
08:10de mettre beaucoup plus
08:11de ventilateurs,
08:12mais bon, voilà.
08:13Oui, parce que ce sont
08:14des personnes seules
08:15qui ont leur famille
08:16parfois loin.
08:17C'est ça.
08:17Oui, et en fait,
08:18vous, vous êtes l'intermédiaire
08:20entre eux et la famille
08:21pour toute la logistique, quoi.
08:23Exactement, exactement.
08:25Et nous, ce qu'on fait,
08:26par nos passages,
08:27du coup,
08:27il y a beaucoup de surveillance.
08:29Avec la mairie,
08:30la mairie, en fait,
08:31il y a un listing
08:32des personnes âgées,
08:33donc elle les appelle.
08:34Et ça, il les appelle vraiment ?
08:36Apparemment, oui.
08:38Ils les appellent.
08:39Après, je sais qu'il y en a
08:40qui...
08:40Il faut s'inscrire aussi
08:42sur les listes
08:44où nous, on va dire
08:45tiens, il s'est contacter
08:46telle ou telle personne
08:47parce qu'on sait
08:47qu'elle est dans le besoin.
08:49Donc, voilà.
08:50Nous, ici, sincèrement,
08:51on n'a pas trop eu
08:52à se plaindre,
08:53mis à part effectivement
08:54ce manque de ventilateurs
08:55ou des prix qui ont explosé.
08:57Je trouve ça un peu lamentable
08:58quand même.
09:00Sinon, je ne vois pas trop.
09:02Franchement, c'est un peu compliqué.
09:04Après, quand les familles
09:06sont présentes,
09:08on leur dit aussi
09:09les consignes,
09:10les bons réflexes
09:11à adopter,
09:12inciter à boire
09:13parce que c'est vrai
09:13que la personne âgée
09:14ne boit pas beaucoup.
09:15Oui, j'imagine que c'est plus simple
09:16quand les familles sont proches.
09:18Voilà.
09:19C'est un peu plus simple.
09:20Et quand ils nous disent
09:21ben oui, mais à la passoire
09:22ou il n'y a pas soif,
09:23ben si, si.
09:24Impérativement,
09:25quitte à mettre
09:26quelques gouttes de grenadine
09:27ou je ne sais quoi,
09:28mais pas trop,
09:28effectivement,
09:29pour ne pas que ce soit
09:29trop sucré,
09:30mais il faut vraiment
09:31les inciter,
09:31les inciter
09:33parce que quand il y a
09:34les familles à côté,
09:35ben on passe moins.
09:36Et Marie,
09:37je ne sais pas si vous travaillez
09:38dans ce domaine
09:39à l'époque de la canicule
09:40de 2003 ?
09:41Non,
09:42je n'étais pas encore
09:43dans ce secteur.
09:43Non, parce que je voulais savoir
09:44si les choses avaient changé
09:46en tout cas pour vous
09:47dans votre quotidien,
09:49s'il y avait plus de coopération
09:51avec les autorités ou pas ?
09:53Avec les autorités,
09:54là, sincèrement,
09:56enfin,
09:57personnellement,
09:58je vois,
09:58on a reçu beaucoup
09:59de mails
10:00sur du département,
10:02de nos fédérations,
10:04de l'ARS.
10:05Là, ce soir,
10:06j'ai une vidéo aussi
10:07à 17h,
10:07justement,
10:08pour parler de la canicule.
10:09Il y a beaucoup de choses
10:10qui sont mises en place.
10:11Donc, on est vraiment
10:13très sollicité là-dessus
10:14et donc,
10:16on ne peut pas passer outre.
10:19Du coup,
10:19moi,
10:20toutes ces informations,
10:21j'en réfère aussi
10:22à mes équipes.
10:23Je les bombarde
10:24de messages régulièrement,
10:26plusieurs fois par semaine.
10:28Là,
10:28on va avoir une réunion
10:29tout à l'heure,
10:29on va en reparler.
10:30On a des fiches
10:32de repérage aussi
10:33sur les risques
10:34de leur état de santé,
10:35c'est-à-dire que
10:36les intervenantes
10:37doivent tout de suite
10:39nous informer
10:39s'il y a une fatigue
10:40inhabituelle,
10:41si la personne
10:42refuse de manger,
10:43s'il y a des douleurs,
10:44la température,
10:45des choses comme ça.
10:46Donc,
10:46on est vraiment
10:47très,
10:47très vigilants
10:48et tout le monde
10:50participe à ça.
10:51Elles sont vraiment
10:51très attentives
10:52à tous ces besoins
10:55des personnes âgées
10:56et sincèrement,
10:57nous dans les yvelines,
10:58le département,
10:59nos fédérations,
11:01l'ARS,
11:02tout ce qui tourne
11:05autour de nos métiers
11:06nous sensibilise
11:07beaucoup,
11:07beaucoup
11:07par rapport
11:08à cette capitule.
11:09Merci beaucoup,
11:10Maryse,
11:10pour votre témoignage
11:12et bon courage
11:13à vous
11:14et à toutes vos équipes.
11:15On sera avec
11:16une aide à domicile
11:17dans un tout petit instant.
11:18Odémanuelle,
11:19bonjour.
11:20Bonjour.
11:20Ça s'est bien passé
11:21ces dix derniers jours ?
11:23Très compliqué
11:24pour tout le monde,
11:25aussi bien
11:25pour nos usagers
11:27que pour nous,
11:28aide à domicile.
11:29On va en reparler
11:30dans un tout petit instant.
11:31A tout de suite.
11:32Contactez-nous gratuitement
11:33via l'appli RTL
11:34ou au 30 de 10.
11:3650 centimes la minute.
11:39Amandine Bégaud,
11:40RTL Midi,
11:41les auditeurs ont la parole.
11:43Bientôt 13h15
11:44sur RTL,
11:45on continue
11:45à faire
11:46le bilan
11:47de cette canicule.
11:49Comment mieux
11:50protéger
11:51nos aînés,
11:52les personnes âgées
11:53notamment qui vivent seules ?
11:55C'est la question
11:55que je vous posais
11:57aujourd'hui
11:57et on est avec
11:59Odémanuelle.
12:00Pas de soucis,
12:01Amandine.
12:02Vous êtes aide à domicile
12:03dans quelle région ?
12:04En Savoie,
12:04à Chambéry.
12:05À Chambéry.
12:06Vous me disiez
12:07quand je vous demandais
12:08comment se sont passés
12:11ces dix derniers jours,
12:12vous me disiez
12:12que ça a été compliqué
12:13et pour nos patients
12:14et pour nous.
12:15Racontez-nous
12:16à quoi ça ressemblait
12:17vos journées.
12:19Pour nos patients,
12:21c'était compliqué
12:22parce que comme disait
12:23la dame avant,
12:24c'était leur faire comprendre
12:25de garder les volets fermés,
12:27de boire et tout ça.
12:28Donc on buvait avec eux.
12:29Moi, j'ai bu
12:30beaucoup avec eux
12:32de l'eau,
12:33avec des petites gouttes
12:34de citron,
12:34des choses comme ça.
12:35Je leur laissais des bouteilles
12:36comme ça envoyées
12:37avec les collègues
12:38qui repassaient le soir.
12:39Quand c'est possible
12:40de repasser le soir,
12:42de voir comment
12:43on pouvait gérer.
12:44Mais s'ils avaient bu ou pas ?
12:45S'ils avaient bu,
12:46on se posait des marqueurs
12:47un peu sur les bouteilles,
12:48si elle avait bu la bouteille,
12:49si elle avait bu la moitié,
12:50des choses comme ça.
12:51Et on les mouillait énormément,
12:53les bras,
12:54les avant-bras
12:54avec des gants de toilette frais,
12:56la nuque,
12:58la gorge,
12:59un petit peu la poitrine
12:59en ouvrant un petit peu
13:01la veste,
13:03le tee-shirt,
13:04des choses comme ça.
13:05Ou alors,
13:05on leur faisait des douches
13:07pas froides,
13:08mais un peu plus tiètes
13:09que la moyenne.
13:10Pour essayer de...
13:11Mais moi,
13:12ce matin,
13:12je suis encore arrivée
13:13dans un appartement
13:14où il faisait 40.
13:15Quand je suis arrivée,
13:15j'ai tout ouvert.
13:1640 ?
13:17Ah bah oui,
13:18moi,
13:19à midi,
13:19j'avais 34 à Chambéry.
13:21Ah ouais ?
13:22Donc là,
13:24c'est très compliqué.
13:26En fait,
13:26il y a un vrai...
13:27Alors,
13:27au-delà,
13:28bien sûr,
13:29mais il y a un problème
13:30d'information
13:32de ces personnes
13:33qui vivent seules.
13:34C'est-à-dire que
13:35je comprends
13:36qu'effectivement,
13:37passé un certain âge,
13:38une personne
13:39ne pense pas forcément
13:40à boire,
13:41que la sensation de soif
13:43s'en va.
13:44Mais quand vous me dites
13:45que certains rouvrent
13:46les volets,
13:46alors même que vous
13:47les avez fermés,
13:48etc.,
13:48c'est qu'ils sont
13:49soit pas conscients
13:50du danger...
13:51Non,
13:51non,
13:52non,
13:52c'est qu'ils ont tellement
13:53eu l'habitude
13:54de fermer des volets,
13:56de rouvrir les volets
13:57le matin,
13:58qu'il y ait le soleil
13:58ou qu'il n'y ait pas
13:59le soleil.
14:00C'est leur quotidien,
14:02c'est leur moment,
14:03c'est leur...
14:03Enfin,
14:04ils ont l'habitude
14:04et c'est très compliqué
14:05pour en leur enlever
14:06leurs habitudes.
14:08Normalement,
14:09on arrive toujours
14:09à laisser des...
14:11On a beaucoup de jalousie,
14:12on n'a pas des volets
14:13roulants beaucoup
14:14par chez nous,
14:14on a beaucoup de jalousie.
14:15Vous savez,
14:16c'est les volets
14:16qui se...
14:17En accordéon,
14:18si vous préférez.
14:19Donc,
14:20moi,
14:20ce que je fais,
14:20c'est que je laisse
14:21un petit filet,
14:22même s'il y a le soleil
14:23qui passe
14:23ou des choses comme ça,
14:24mais ils voyaient le jour.
14:25Parce que vivre dans le noir,
14:27après,
14:27c'est encore pire pour eux.
14:28Ils ont une perte
14:30de repère dans le temps
14:31et tout,
14:31c'est vraiment
14:32très compliqué.
14:33Mais,
14:34moi,
14:35la seule chose
14:35que je pense...
14:37Excusez-moi,
14:38mon petit pardon.
14:38Oui, allez-y.
14:42tous ces métiers
14:43d'aide à domicile,
14:44auxiliaire de vie,
14:46on était déjà
14:46un petit peu plus reconnus.
14:47Question salaire,
14:49on pourrait recruter
14:50beaucoup plus facilement,
14:51aussi bien
14:52en tant que femme
14:53qu'en tant qu'homme,
14:54parce que nous,
14:54on a eu la chance
14:55d'avoir recruté
14:56deux garçons avec nous
14:56qui sont super
14:57et les mamies
14:58et les papys,
14:59nos usagers
15:00les apprécient énormément.
15:03Mais,
15:03déjà,
15:04si le gouvernement
15:05pouvait reconnaître
15:06un peu plus
15:07notre métier,
15:08je sais qu'il y a
15:08tous les métiers
15:09qui doivent être reconnus,
15:10ce n'est pas la question.
15:11Bien sûr,
15:11mais vous,
15:11ça fait longtemps
15:12que vous le demandez
15:13et effectivement,
15:14on sait qu'il manque
15:14de personnel.
15:16Nous,
15:16on est en manque
15:17de personnel.
15:18Moi,
15:18quand j'ai commencé
15:18il y a plus de 15 ans
15:19dans mon service,
15:20on était 70.
15:21Là,
15:21maintenant,
15:22on est entre 30 et 33.
15:24Vous vous rendez compte
15:25que tous les départs
15:25ont fait...
15:25Plus de personnes,
15:26j'imagine ?
15:27Au bout d'un moment,
15:29on ne peut pas prendre
15:29plus de personnes
15:30puisqu'on n'a que de mains,
15:33on n'a que de bras.
15:34On ne peut pas faire plus.
15:35Si je suis 50 minutes
15:36chez une personne,
15:37je ne peux pas être à côté.
15:39Du coup,
15:39est-ce que vous avez,
15:40malgré tout,
15:41un petit peu étiré
15:42le temps passé
15:43chez chacun
15:44au cours de ces derniers jours
15:46ou c'est impossible
15:46parce que vous avez
15:47trop de gens à voir ?
15:49C'est un peu compliqué
15:50quand même
15:50parce que quand vous avez
15:5150 minutes par personne
15:52et que vous voyez le temps
15:53parce que l'autre personne,
15:54il faut la faire manger,
15:56lui faire une douche,
15:57la changer
15:57ou des choses comme ça,
15:58c'est compliqué de laisser.
16:00Moi,
16:00ce que je fais souvent,
16:01c'est que dans la journée,
16:02je les rappelle
16:03pour savoir
16:03ce qu'ils ont bu,
16:05comment ils vont
16:06et tout ça.
16:06C'est surtout
16:07sur les personnes
16:07que je vois
16:08qui sont un peu
16:09ce qu'ils sont seuls
16:10ou les familles
16:10sont très loin
16:11ou on reste en lien
16:13avec les familles
16:13par téléphone.
16:14je les appelle le soir.
16:15Est-ce que vous avez bu ?
16:16Est-ce que vous avez mangé
16:17ce que je vous ai préparé ?
16:19On reste...
16:20Et puis,
16:21mes collègues font pareil.
16:22On a chacun
16:24nos usagers,
16:25même si on tourne
16:26avec les usagers.
16:28on essaie
16:29d'avoir un petit coup de fil
16:30pour savoir
16:31comment allez-vous
16:32savoir aujourd'hui ?
16:33Vous avez passé comment
16:34l'après-midi ?
16:35Vous voyez,
16:35il n'y a pas longtemps,
16:363 à 5 minutes,
16:37mais ils voient
16:38qu'ils ne sont pas
16:38forcément seuls.
16:39Et puis,
16:40c'est une petite piqûre
16:41de rappel aussi
16:42de dire
16:42est-ce que vous avez bu ?
16:44Est-ce que vous avez
16:44fait ça ?
16:45Odémanuelle va m'engueuler
16:46si elle voit
16:47que je n'ai pas tout bu.
16:48C'est pas faux !
16:48Non, mais c'est vrai !
16:49Mais je pense que ça joue aussi.
16:52Bon, merci beaucoup.
16:53Non, mais sans les engueuler,
16:54gentiment.
16:55Oui,
16:56mais parce qu'ils me connaissent
16:57parce que vous me connaissez
17:00avant d'une seule fois.
17:01Oui,
17:01non, mais à votre voix,
17:03j'imagine que,
17:04bon,
17:04peut-être que parfois
17:05vous faites les gros yeux,
17:06mais c'est tout, quoi.
17:06Mais c'est juste en plaisantant
17:08et ils comprennent
17:08et ils savent que c'est
17:09pour leur bien.
17:10De toute façon,
17:10non, non,
17:10je ne me permettrai pas
17:11de les gronder,
17:12vous inquiétez pas.
17:12Je les apprécie trop,
17:13mes petites mamies
17:14et mes petits papys.
17:15Ils sont tellement adorables.
17:16Bon, ben,
17:17merci beaucoup
17:17et embrassez-les bien pour nous
17:19et effectivement,
17:21j'imagine à quel point
17:22pour vous aussi,
17:23c'est compliqué
17:24et ça a été la course
17:25contre la montre un peu
17:26ces derniers jours.
17:28Antoine,
17:28bonjour.
17:29Oui,
17:30bonjour.
17:30Vous,
17:30vous êtes infirmier libéral.
17:32Oui,
17:33exactement.
17:33À Châtellerault,
17:34c'est ça ?
17:34Oui,
17:34dans la Vienne.
17:36Qu'est-ce que,
17:37vous d'abord,
17:38comment vous avez vécu
17:39ces derniers jours ?
17:41Alors,
17:42moi,
17:42j'ai eu la chance
17:42ou la malchance
17:43d'être en déplacement
17:44pendant quelques jours
17:45mais on est quatre infirmiers
17:47dans mon cabinet
17:47et je récupère
17:49ce que ma formidable collègue
17:50a fait
17:50ces derniers jours
17:52et je vois que le constat
17:53il est assez édifiant
17:54parce que,
17:55comme le disaient
17:56les précédentes auditrices,
17:57on s'est tous mobilisés
17:58comme on a pu
17:59avec les moyens
18:00qu'on a eus
18:00pour essayer
18:01de maintenir
18:02ces gens à domicile
18:03parce qu'il faut rappeler
18:03que notre rôle
18:04c'est vraiment
18:05de maintenir
18:06les patients à domicile
18:07parce qu'il faut rappeler
18:08qu'une intervention
18:09d'un infirmier,
18:09moi,
18:10de venir distribuer
18:11un médicament,
18:12ça coûte 5 euros
18:13à la Sécurité sociale.
18:15Une hospitalisation,
18:15on est sur plusieurs centaines
18:17ou milliers d'euros
18:17par jour
18:18d'hospitalisation
18:19en fonction de la gravité.
18:20Il n'y a pas que
18:21l'aspect financier aussi,
18:22Antoine,
18:23il y a aussi
18:23la volonté
18:24de beaucoup de personnes âgées
18:25de rester le plus longtemps
18:26possible chez elles
18:27et on comprend.
18:28Mais moi,
18:28le but vraiment
18:29de mon intervention ce matin
18:30parce que mes collègues
18:31qui ont parlé avant moi
18:32ont dit beaucoup
18:33de choses vraies
18:34et effectivement,
18:35on s'est mobilisés,
18:36il y a une grande solidarité
18:38autour de ces patients fragiles
18:39mais aujourd'hui,
18:40il y a une réalité,
18:41c'est que l'État,
18:42à mon sens,
18:43ne réagit pas
18:44au sens financier
18:46même si je ne suis pas
18:47vraiment à plaindre financièrement,
18:49ce n'est pas la question
18:49mais aujourd'hui,
18:50on s'est habitué
18:51à ce que les infirmiers libéraux
18:53fassent bien plus
18:54que ce qu'on leur demande
18:56gratuitement
18:56parce que ça,
18:57c'est dans notre culture,
18:58l'infirmier libéral,
18:59on fait plein de choses
19:00gratuitement.
19:00Il faut savoir que nos actes
19:02à partir du deuxième
19:03sont gratuits,
19:04à partir du deuxième acte
19:05qu'on fait à domicile
19:06est gratuit.
19:06C'est-à-dire que si je fais
19:09une prise de sang,
19:10un pansement
19:11et une injection,
19:12la prise de sang
19:13m'est payée
19:133,50 euros,
19:15le pansement
19:16est payé
19:17à la moitié
19:17de ce que je devrais
19:18être réglé
19:19et à partir du deuxième,
19:20c'est-à-dire l'injection
19:21est gratuite.
19:22Ah bon ?
19:22Oui, ça c'est systématique
19:24depuis des années.
19:25vous y passez plus de temps
19:27si vous faites plus de soins.
19:28Bien sûr,
19:29oui, bien sûr.
19:30Du coup,
19:30par exemple,
19:31j'ai plein de patients
19:32chez qui j'ai 5 ou 6 actes
19:33à faire.
19:34Il n'y a que le premier
19:35et le deuxième
19:36qui est réglé,
19:37le deuxième est réglé
19:38à moitié.
19:39Bon, en tout cas,
19:40tout ça pour dire
19:40qu'aujourd'hui,
19:41il est tout à fait possible
19:42de se dire
19:43qui passe au quotidien
19:44chez ces personnes isolées.
19:45Moi, je travaille à la campagne
19:46dans des villages
19:47très isolés
19:48où il a fait extrêmement chaud
19:50la semaine dernière
19:51et ma collègue et moi
19:52on est intervenus
19:53dans des appartements
19:54notamment en résidence autonomie
19:55ou même à domicile.
19:57Évidemment,
19:58des fermes,
19:58des anciens corps de ferme
19:59qui ne sont pas du tout isolés
20:00où il faisait plus de 40,
20:0245 degrés
20:03dans la maison
20:03parce qu'il faut savoir
20:05que les personnes âgées
20:06elles n'ont plus
20:06la capacité
20:07de se rendre compte
20:08de la température qui fait.
20:09Elles n'ont pas
20:10la notion de soif.
20:11Il faut vraiment connaître
20:11qu'est-ce que la pathologie
20:14quand on a des troubles cognitifs,
20:15quand on est âgé,
20:16qu'est-ce que ça veut dire ?
20:17Il faut avoir
20:18cette culture-là
20:18et aujourd'hui,
20:19un simple appel de la mairie,
20:21la mairie fait ce qu'elle peut
20:21évidemment,
20:22mais un patient
20:23qui répond au téléphone,
20:24vous allez bien ?
20:25Il va vous dire oui
20:26parce que lui,
20:27il va bien
20:27mais son corps,
20:28il souffre.
20:29Qu'est-ce qu'il faudrait faire
20:31Antoine ?
20:31Qu'on mette en place
20:33des tournées de bénévoles
20:35qui aillent voir ces personnes-là ?
20:37Aujourd'hui,
20:38il faudrait faire
20:39des tournées de bénévoles,
20:40oui,
20:40mais déjà les familles.
20:42Nous,
20:42on a vu les familles,
20:43j'ai des familles
20:44qui se sont vraiment mobilisées
20:45mais il y a beaucoup de familles
20:47qui ne se sont pas mobilisées
20:48et qui nous disent
20:49vous pouvez y passer
20:503-4 fois dans la journée
20:51voir si tout va bien
20:52et on le fait
20:53parce qu'on aime nos patients.
20:54Bien sûr,
20:54mais parce que vous les connaissez bien
20:56vos patients
20:56mais en même temps,
20:57je ne peux pas
20:58accabler ces familles
20:59qui parfois sont
21:00à des centaines de kilomètres.
21:02Oui,
21:03mais quand on les appelle,
21:04c'est qu'on sait
21:04qu'ils ne sont pas à des centaines,
21:05c'est souvent des centaines de mètres.
21:07C'est vrai ?
21:07Et ils ne viennent pas ?
21:09Il y en a certains qui viennent,
21:10il y en a d'autres
21:11qui ne viennent pas
21:11ou qui minimisent la situation
21:13et qui nous disent
21:14si ça ne va pas,
21:14vous me dites
21:15que j'appellerai le 15.
21:16Mais ce n'est pas le but.
21:17Comme disait ma collègue,
21:18il suffit des fois
21:20de rafraîchir l'habitat,
21:22de les rafraîchir,
21:23de les vaporiser
21:23par un brumisateur,
21:24de mettre en place
21:25un ventilateur,
21:26de les faire boire.
21:27Donc on a tous
21:28une responsabilité,
21:29Antoine, en fait.
21:30Bien sûr.
21:30Et aujourd'hui,
21:31nous, en fait,
21:31on le fait gratuitement.
21:33On passe 3-4 fois par jour
21:35chez des patients
21:35pour surveiller.
21:37Aujourd'hui,
21:37l'État pourrait très bien dire
21:38écoutez,
21:39comment ils l'ont fait
21:40pour le Covid ?
21:40Ils ont créé des cotations
21:41qui n'existaient pas.
21:42Aujourd'hui,
21:43il faut savoir
21:43qu'on est payé à l'acte,
21:44on n'est pas payé à la journée.
21:45On est payé par l'acte,
21:46l'injection,
21:47le soin qu'on fait.
21:48Il suffirait de dire
21:49écoutez,
21:49les infirmiers libéraux
21:50pendant 10 jours,
21:51là,
21:51on sait que pendant 10 jours,
21:52ça va être compliqué.
21:55Facturer 3 euros,
21:565 euros,
21:57symboliquement.
21:58Mais on ne demande pas
21:59des milliers d'euros.
22:00Mais facturer 5 euros
22:01par passage
22:02pour prendre soin
22:04de la personne,
22:04l'hydrater,
22:05surveiller que tout va bien
22:06parce qu'il y a des situations,
22:08on a vécu des situations
22:09ces derniers jours
22:09dramatiques.
22:10Et justement,
22:11Antoine,
22:12racontez-nous
22:12ce que vous avez vécu
22:13comme situation
22:14très concrète.
22:16Clairement,
22:16vous arrivez chez quelqu'un,
22:17il fait 43 degrés.
22:20Et encore,
22:21je suis gentil
22:22parce qu'il y a des habitats.
22:23Clairement,
22:23moi,
22:24je vis à la campagne,
22:25j'exerce à la campagne,
22:26vous avez des corps de ferme.
22:27On pourrait croire
22:28que les corps de ferme,
22:29les murs sont épais.
22:30Mais quand la chaleur est rentrée,
22:32c'est un four.
22:33Et vous avez quelqu'un,
22:34vous avez une personne âgée
22:35au sol
22:35qui suffoque.
22:37Ma collègue a vécu ça
22:38la semaine dernière
22:39qui suffoque,
22:40qui est rouge
22:40et carlate.
22:42On a un monsieur
22:43qui est en fauteuil roulant,
22:43il est resté 2h30
22:44dans son jardin
22:45en plein soleil
22:47parce qu'il n'arrivait pas
22:48à se déplacer.
22:49Il est sorti de chez lui
22:51parce qu'il voulait aller
22:52au PMU
22:52comme tous les jours.
22:54Sauf qu'il ne s'est pas rendu compte
22:55de la chaleur.
22:562h30 en plein soleil.
22:58Et c'est votre collègue
22:58qui l'a récupéré ?
23:00Qui a fait ce qu'elle a pu
23:01avec les moyens du bord
23:02et les voisins
23:03pour essayer de le ramener
23:04dans son domicile,
23:05le rafraîchir.
23:06Donc ça veut dire,
23:07Antoine,
23:07pardon je vous coupe,
23:08mais que toutes les personnes âgées
23:09qui vivent toutes seules,
23:11celles qui sont isolées
23:12loin de leur famille,
23:13etc.
23:14et qui n'ont pas forcément
23:15d'infirmiers
23:16ou d'infirmières
23:16qui passent tous les jours
23:18ou d'aides-soignantes.
23:21Potentiellement,
23:21ces personnes-là,
23:22elles sont en danger
23:22là aujourd'hui.
23:24Évidemment.
23:24Alors après,
23:25moi je ne sais pas
23:26si c'est le cas
23:26dans toutes les campagnes,
23:27mais je crois savoir
23:28quand même que dans la majorité
23:29des campagnes,
23:29il y a des services
23:30d'aide à domicile
23:31qui se sont bien développés.
23:32Mais comme le disait
23:33la collègue présente
23:34banque de moyens,
23:35aujourd'hui,
23:36elles n'arrivent plus à recruter.
23:37Donc moi je les ai croisées
23:37ce matin,
23:38elles me sont tombées dessus
23:38à 6h30,
23:39les aides à domicile
23:40sur le parking
23:41de la résidence d'autonomie.
23:42On me disait
23:43Antoine,
23:43pour M. Truc,
23:44pour Mme Machin,
23:45il faut faire quelque chose,
23:46qu'est-ce qu'on peut faire ?
23:46Je lui dis,
23:47les filles,
23:48on remonte nos manches
23:49et je vais y passer
23:50puis je vais faire ce que je peux.
23:52On est tous face
23:53à un manque de moyens
23:54et de moyens humains
23:56et qui dit moyens humains
23:57dit moyens financiers.
23:59Dernière question
24:00pendant que je vous tiens,
24:01Antoine,
24:02on dit,
24:03ce n'est pas parce que là
24:04les températures ont baissé
24:06qu'il faut lever la vigilance.
24:09chez une personne âgée
24:10qui a effectivement
24:11forcément été éprouvée
24:13par la chaleur
24:14de ces derniers jours,
24:15elle est encore
24:16potentiellement en danger
24:17aujourd'hui ?
24:18Oui,
24:19surtout après la période
24:21de...
24:21Encore plus ?
24:22On l'a observée
24:23pour le Covid
24:24et on va l'observer
24:25dans les jours à venir.
24:26Il y a ce qu'on appelle
24:27une décompensation.
24:28La plupart de ces patients
24:29ont des pathologies cardiaques
24:31et le corps y compense.
24:33Si vous voulez,
24:33quand il fait chaud,
24:34il rafraîchit,
24:35il y compense.
24:36Donc,
24:36on a plusieurs patients
24:37et je l'ai vu ce matin,
24:38là j'arrive de ma tournée
24:39actuellement,
24:40je l'ai vu ce matin,
24:41il y a des patients
24:41qui ont très bien vécu
24:42la semaine,
24:42qui ont réussi
24:43et clairement,
24:44aujourd'hui,
24:45il fait meilleur
24:45donc il relâche la pression
24:47et le corps va décompenser
24:49et ce matin,
24:50j'ai dû malheureusement
24:52appeler le 15
24:53pour quelqu'un qui...
24:54Et pourtant,
24:54il faisait 20 degrés ce matin,
24:55on respirait,
24:56tout le monde...
24:56il faut se méfier.
24:57Donc là,
24:58il faut se méfier
24:58de l'effet papillon
25:01qui va arriver
25:02dans les semaines à venir
25:03sachant que notre cher
25:04Louis Baudin
25:04nous annonce peut-être
25:05un retour
25:05des températures élevées
25:07mais voilà,
25:08il faut être vigilant
25:09même après la période
25:10de canicule.
25:11Merci beaucoup Antoine
25:12pour votre témoignage,
25:13bon courage à vous
25:14et à tous ces infirmiers libéraux,
25:17ces aides à domicile aussi
25:19qui sont aux côtés
25:20de nos seniors,
25:21on sait à quel point
25:22vous êtes précieux.
25:22Alors même si,
25:23pour l'instant,
25:24vous n'avez pas forcément
25:24la reconnaissance
25:25que vous demandez
25:26de la part de l'État,
25:27en tout cas,
25:27sachez que vous avez la nôtre.
25:29merci beaucoup Antoine,
25:31dans un tout petit instant
25:32on continue bien sûr
25:33à échanger,
25:34on sera notamment
25:34avec Fabienne,
25:36Paul et Valérie,
25:37à tout de suite.
25:57Il est 13h30 sur RTL à 14h,
26:00vous aurez rendez-vous
26:01comme chaque jour
26:01avec Jean-Alphonse Richard,
26:03l'heure du crime
26:03et aujourd'hui,
26:04la mort de Jean
26:05apprenne l'histoire
26:06d'un meurtre
26:07et d'un complot familial
26:08dans les vignes,
26:09ce sera dès 14h.
26:11Je voudrais aussi,
26:12avant cela,
26:12qu'on revienne
26:13sur la folie camping,
26:14les 20 ans de l'émission
26:16la série Camping Paradis
26:18ce soir sur TF1
26:20et ce grand succès
26:21des campings,
26:2218 millions de Français
26:24qui y vont chaque année
26:26dans quelques 7500 campings.
26:29Alors si vous aimez le camping,
26:30dites-nous pourquoi,
26:31appelez-nous 3210,
26:32racontez-nous vos anecdotes,
26:34vos meilleurs souvenirs
26:35de camping,
26:36récents ou pas,
26:37quels sont vos projets
26:38d'ailleurs pour cet été.
26:39Je vous attends
26:40au 3210,
26:4116h30,
26:4213h31.
26:4512h30,
26:4514h,
26:46RTL Midi,
26:47les auditeurs ont la parole.
26:49Avec Amandine Bégaud.
26:50Je suis une vieille dame
26:52de 90 ans,
26:54je suis entourée
26:55de voisins
26:56tellement adorables.
26:58Pendant la canicule,
26:59ils ont redoublé
27:00de bienveillance
27:01à mon égard.
27:03Il ne s'est pas passé
27:04une journée
27:05sans que j'ai
27:05leur visite,
27:07leur coût de téléphone.
27:07J'apprécie beaucoup
27:09ce genre d'initiative.
27:11Le message extrêmement touchant
27:13d'André,
27:14aux 3210,
27:1590 ans
27:15et qui a eu
27:16la chance d'avoir
27:17à ses côtés
27:18pendant toute cette canicule
27:19des voisins extraordinaires.
27:21On va essayer
27:21de rappeler André
27:22pour échanger avec elle
27:24d'ici quelques toutes
27:25petites minutes.
27:25En attendant,
27:27je voulais qu'on dresse
27:28aujourd'hui
27:28le bilan
27:29de cette canicule.
27:30Comment mieux
27:31protéger
27:31nos aînés ?
27:32On sait que parmi
27:33ces mille décès
27:34au moins annoncés
27:35liés à la canicule,
27:37il y a beaucoup
27:37de personnes âgées
27:38qui vivaient
27:39seules chez elles.
27:41Est-ce qu'on peut
27:41améliorer les choses ?
27:43Comment ?
27:43On en parle
27:44et on en débat
27:45avec vous.
27:46Fabienne,
27:46bonjour.
27:47Bonjour,
27:48vous allez bien ?
27:49Oui,
27:50ça va très bien.
27:51Employée de maison
27:51à Châtellerault,
27:54j'imagine que
27:55vous aussi,
27:56vous filez
27:57un sacré coup de main
27:58aux aides-soignantes,
27:59aides à domicile
28:00ou infirmiers libéraux.
28:01Moi,
28:02je n'ai pas trop
28:03de contact avec eux,
28:04avec les infirmiers.
28:04Par contre,
28:05je remercie l'infirmier
28:06qui a parlé tout à l'heure
28:07parce qu'il est
28:07de Châtellerault aussi.
28:08Vous le connaissez
28:09d'ailleurs ou pas ?
28:10Non,
28:10je ne connais pas.
28:11Non,
28:11je ne connais pas.
28:13Mais bon,
28:13moi,
28:14je fais des ménages
28:16à domicile
28:16et je fais des ménages
28:17chez des personnes âgées
28:18mais pour mon compte à moi.
28:19Oui,
28:19bien sûr,
28:20mais ce que je veux dire,
28:20c'est que vous êtes aussi
28:21un relais avec les personnes âgées.
28:23On complémente,
28:24voilà,
28:24c'est ça.
28:25Et moi,
28:25j'ai un petit couple
28:26de personnes âgées,
28:27le monsieur a 95 ans,
28:29la dame 88,
28:30enfin bientôt 89.
28:31Et c'est pareil,
28:32ils sont dans une maison,
28:33alors c'est une maison
28:36qui est classée
28:36monument historique
28:37avec des volets
28:38à l'intérieur,
28:39carrément.
28:40Les vitres,
28:41pas de double vitrage,
28:42rien du tout.
28:42Au premier étage,
28:45s'il vous plaît.
28:46Donc très,
28:47très mal isolé.
28:48Mais quand vous rentrez
28:49chez eux,
28:50quand vous montez
28:51les escaliers,
28:52vous sentez déjà
28:52la chaleur qui vous étouffe.
28:54C'est horrible,
28:55horrible.
28:56J'ai passé la journée
28:57de vendredi et samedi
28:58à essayer de trouver
29:00un ventilateur
29:01ou quelque chose
29:02impossible,
29:03il n'y en a plus nulle part.
29:04Voilà,
29:05ils ont un ventilateur
29:07qui est tout petit,
29:08qu'on pose sur un meuble
29:09et c'est une horreur.
29:11Voilà,
29:11c'est une horreur.
29:11Donc du coup,
29:12vous avez pris soin d'eux
29:14plus que d'habitude ?
29:16pour moi,
29:16ça fait 35 ans
29:18que je travaille chez eux.
29:19Moi,
29:19c'est comme mes parents.
29:20Bien sûr.
29:20Je ne peux pas les laisser
29:21comme ça.
29:22Les enfants sont très loin
29:25et on se partage
29:26avec ma soeur
29:27le fait de passer,
29:29de les surveiller.
29:31J'ai été chercher
29:31des courses samedi,
29:33j'ai été faire des courses
29:33samedi pour qu'il y ait
29:34des trucs frais.
29:36Enfin voilà,
29:37on fait attention à eux.
29:38Là,
29:38je vais aller voir
29:39pour poser un store
29:40dans la cuisine
29:41parce qu'il n'y a pas
29:41de volet dans la cuisine.
29:43Donc là,
29:43c'est encore pire.
29:45Enfin voilà,
29:45on essaie de vraiment
29:46les protéger.
29:47Mais vous faites ça,
29:48Fabienne,
29:48par sympathie,
29:50j'allais dire.
29:50Ah ben bien sûr.
29:51Vous n'êtes pas payée
29:52pour ça.
29:53Ah ben non,
29:53c'est complètement
29:54en dehors
29:54de mon attribution.
29:57Mais bon,
29:57pour moi,
29:58je ne peux pas
29:59les laisser comme ça.
30:00J'ai une amie
30:01qui habite Bayonne
30:02et qui m'a appelée
30:03jeudi,
30:04il y a huit jours,
30:05pour me dire
30:05ma maman
30:06qui a 92 ans
30:07et quelque chose
30:08comme ça
30:09est toute seule
30:10dans sa maison.
30:10Moi,
30:11je suis loin.
30:11Est-ce que tu peux aller
30:12avec mon jambes ?
30:13On a monté une clim.
30:14J'ai été chercher
30:15la clim.
30:16Et vous avez le sentiment,
30:17Fabienne,
30:18que tous ces petits gestes,
30:19parce qu'effectivement,
30:20ce n'est pas grand-chose
30:21et en même temps,
30:22ça change complètement
30:22la vie de ces gens-là.
30:24Vous avez l'impression
30:25qu'il y a moins
30:26de solidarité globale ?
30:30Je ne sais pas,
30:30parce que moi,
30:31j'étais élevée comme ça.
30:33Donc voilà,
30:34c'est mes valeurs.
30:36C'est des choses
30:37que voilà.
30:39Et après,
30:40les gens autour de moi,
30:42je ne demande pas.
30:43Je ne demande pas
30:44s'ils font des choses
30:44pour certaines personnes
30:45ou pas.
30:46Mais moi,
30:46c'est mes valeurs.
30:47C'est comme ça
30:48que j'étais élevée.
30:50Voilà.
30:50Donc moi,
30:51aller acheter une clim,
30:52la faire poser
30:52avec mon jambes,
30:53on y retournait,
30:54on a posé des...
30:56Il a fallu qu'on bloque
30:57les volets,
30:57il a fallu qu'on mette
30:58du polystirène
30:58pour ne pas clasher
30:59à leur rente
31:00et qu'il fallait
31:00l'évacuation de la clim.
31:02Enfin,
31:02il y a passé l'après-midi,
31:03mais c'est pareil.
31:04Elle voulait le payer
31:04à lui.
31:05Il ne lui a dit
31:05certainement pas.
31:06C'est pour vous
31:08que je le fais.
31:08Ce n'est pas pour...
31:10Voilà.
31:10Et mes papis,
31:11c'est la même chose.
31:13J'appelle,
31:13je téléphone le soir.
31:15Avec ma soeur,
31:16on se partage
31:16et on appelle
31:17et on essaie
31:18de les protéger.
31:20Merci beaucoup,
31:21Fabienne,
31:21pour votre témoignage
31:23et bon courage
31:24à vous.
31:25Autre filet
31:26d'auditrice,
31:27Valérie,
31:28bonjour.
31:29Bonjour,
31:29Amandine.
31:30Vous,
31:31vous avez votre papa,
31:31je crois,
31:32à une vingtaine
31:33de kilomètres
31:33de chez vous ?
31:34Voilà.
31:35Il y a un an et demi,
31:36j'ai perdu ma maman.
31:37Il s'est retrouvé seul.
31:38Il était dans l'Ovar.
31:39Je lui ai posé la question
31:40de savoir
31:41s'il voulait se rapprocher
31:42de nous.
31:42Il a dit oui.
31:43Attention,
31:43j'ai un papa
31:44qui a toute sa tête.
31:45Il a 83 ans bientôt,
31:46le 2 juillet.
31:47Donc,
31:48il a accepté
31:50de venir près de chez nous.
31:51Donc,
31:52on lui a trouvé
31:52un appartement.
31:53On s'est occupé
31:54de tout ça.
31:55Mais il est seul.
31:56Donc,
31:58et puis,
31:58depuis six mois,
32:00on a réussi.
32:01Enfin,
32:01on a réussi.
32:01Je suis soulagée
32:03plus on a vendu
32:04la voiture.
32:05Il y a beaucoup
32:06de choses autour de lui,
32:07mais nous lui faisons
32:08les courses.
32:10Et vous vous êtes inquiétée,
32:11Valérie,
32:11ces derniers jours ?
32:13Oui.
32:13Oui,
32:14mais si vous voulez,
32:15on avait fait en sorte,
32:15étant dans le sud-est,
32:17étant du côté de Grasse,
32:20on avait fait déjà poser
32:21des clims.
32:22Voilà.
32:23Comme ça,
32:23au moins de ce côté-là.
32:25Mais je lui ai dit,
32:25bien sûr,
32:26je lui ai dit,
32:26tu ne sors pas, quoi.
32:27Mais il vous a écouté ou pas ?
32:29Ah oui,
32:30oui,
32:30oui.
32:31Oui,
32:31en plus,
32:32il a eu des petits sous-tit
32:33de santé.
32:34Il ne marche pas trop bien
32:35en ce moment,
32:35il a mal aux pieds.
32:36Donc,
32:37on lui fait les commissions.
32:38On a mis en place
32:39une personne qui vient
32:40lui faire le ménage.
32:41Je l'appelle tous les jours.
32:42J'ai la chance d'avoir
32:43mon mari qui ne travaille
32:44pas loin.
32:45Donc,
32:45s'il y a un problème,
32:45on a les clés.
32:47Non,
32:47non,
32:47moi,
32:48je tiens absolument
32:48à savoir comment il va,
32:51s'il ne manque de rien.
32:53Mais c'est ce qui manque,
32:54je pense,
32:54un peu,
32:54justement.
32:56Toutes ces personnes
32:56qui sont isolées comme ça,
32:58qui ont la famille loin,
32:59c'est une présence,
33:01c'est passé.
33:02Mais encore,
33:0220 kilomètres,
33:03ce n'est pas loin,
33:04Valérie.
33:05Non,
33:05non,
33:05ce n'est pas loin,
33:06justement.
33:06J'ai cette chance-là
33:07et j'ai aussi ma belle-maman
33:08qui est dans un EHPAD.
33:09On la fait revenir d'Ardèche
33:11parce qu'elle est malade
33:12et on la ramène par chez nous
33:13ici aussi
33:14pour s'en occuper.
33:16Mais il faut du temps,
33:17Amandine,
33:17il faut pouvoir le faire.
33:18Bien sûr.
33:19Il faut donner de sa personne
33:21et on doit ça
33:22à nos aînés,
33:23on doit ça à nos parents.
33:24Je le fais volontiers
33:26parce que,
33:26ok,
33:27c'est mon papa,
33:27c'est ma belle-maman,
33:28mais on devrait avoir
33:29ce geste d'intérêt
33:31parce que ce sont des personnes
33:32qui se retrouvent
33:33avec plus rien
33:34et elles n'ont pas toujours
33:35le réflexe,
33:36comme disait,
33:37je ne sais plus
33:37les soignants
33:38qu'on a eu tout à l'heure,
33:39elles n'ont pas le réflexe
33:40de boire,
33:40de savoir que,
33:41non,
33:41il ne faut pas ouvrir les volets.
33:43On ne peut pas ouvrir les volets.
33:45Ah ben,
33:45j'ai besoin de du pain,
33:46je vais sortir chercher du pain.
33:47Mais tu ne pars pas
33:48chercher du pain
33:49à 2 heures de l'après-midi.
33:51Voilà.
33:52Et il faut une petite attention
33:53et c'est ça qui leur manque,
33:55malheureusement,
33:56quoi,
33:56voilà.
33:57Merci beaucoup,
33:58Valérie,
33:58pour votre appel.
33:59Et courage à vous
34:00parce que vous,
34:00vous avez encore chaud,
34:01là.
34:02Il fait très chaud,
34:03je suis 39,
34:04là.
34:04Oui,
34:05ne sortez pas non plus,
34:06restez bien au frais.
34:09On rappelle 5 départements
34:11qui sont en alerte orange,
34:12le Var,
34:13les Alpes-Maritimes,
34:14les Alpes-de-Haute-Provence
34:15et les deux départements
34:16corse.
34:17Paul,
34:18bonjour.
34:19Bonjour.
34:19Alors toi,
34:20tu es tout jeune,
34:20quel âge as-tu ?
34:2112 ans.
34:2212 ans.
34:22Tu habites où ?
34:24À Lille.
34:25À Lille.
34:25Bon.
34:26Et alors toi,
34:26tu as pris soin de ta grand-mère ?
34:28Oui,
34:29je lui ai passé mon ventilateur.
34:31Oui.
34:33Elle habite dans un appartement.
34:35Elle habite toute seule.
34:37Et elle a très mal dormi.
34:41Donc,
34:43avec mon père,
34:44on est allé lui passer mon ventilateur.
34:49Et elle a très bien dormi.
34:51mais moi,
34:52moi,
34:52je préfère qu'elle dorme bien
34:54et moi,
34:55pas très bien.
34:57C'est trop mignon.
34:58Elle a quel âge,
34:58ta grand-mère ?
34:5984 ans.
35:00Ah oui.
35:01Bon,
35:01bah écoute,
35:02donc elle a mieux dormi.
35:03Tant mieux.
35:04Bon,
35:04toi,
35:05tu récupéreras plus vite,
35:06on va dire.
35:07Oui.
35:07Oui.
35:08Ça va mieux là ?
35:09Il fait moins chaud à Lille ?
35:10Oui,
35:11ça va,
35:11il fait beaucoup moins chaud.
35:12Oui.
35:12Bon.
35:13En tout cas,
35:13bravo pour ce geste
35:15et on brasse bien ta grand-mère
35:16pour nous.
35:18Merci.
35:18Au revoir,
35:19Paul.
35:19André,
35:20bonjour.
35:21Oui,
35:21bonjour.
35:22Bonjour.
35:2390 ans,
35:24je me permets de donner votre âge
35:25parce que vous nous l'avez donné
35:26tout à l'heure.
35:27Ah bah oui,
35:27mais je ne le cache pas.
35:28Sur votre message.
35:29Bon,
35:29alors vous,
35:30vous avez eu la chance
35:31d'avoir des voisins incroyables.
35:33Alors,
35:33d'une part,
35:34mais je ne les ai pas eus,
35:35je les ai.
35:36Oui,
35:36vous les avez.
35:38disons que j'ai des voisins
35:41de vie seulement
35:42pas très très longtemps
35:43mais qui sont aussi gentils
35:45que les autres
35:46mais par contre,
35:47j'ai deux couples de voisins
35:49que je connais depuis 38 ans.
35:51Ah oui,
35:52vous habitez où André ?
35:54À Clé-Souilly.
35:55Oui.
35:56Il y a un couple,
35:57notamment,
35:58j'ai eu la joie
36:00de participer à la naissance,
36:01enfin,
36:02participer pas vraiment
36:03mais je les ai vus
36:04quand ils se remontent
36:05du clinique.
36:05la naissance
36:06de leurs petites filles
36:08qui sont maintenant
36:1136 et 32 ans.
36:13Oui,
36:14donc vous les avez vus grandir
36:15et c'est...
36:16Ah ben,
36:16pour moi,
36:16c'est mes petites filles.
36:18Et donc,
36:18tous ces gens
36:19se sont bien occupés de vous
36:20ces derniers jours ?
36:21Ah,
36:21pas seulement ces derniers jours.
36:23Oui,
36:23mais...
36:24Lorsque mon mari
36:25a été malade,
36:26ils m'ont aidé
36:28autant qu'ils ont pu.
36:30Je précise que
36:31mon mari
36:32avait la maladie
36:33d'Algeber
36:35et je peux vous garantir
36:36que s'occuper
36:38d'Alzheimer,
36:39c'est épouvantable.
36:40Oui.
36:41Et je ne me sentais pas seule
36:43parce qu'ils étaient là.
36:45Et là,
36:46c'est encore...
36:47C'est pareil,
36:48ils sont là
36:49en permanence.
36:51Vous avez souffert
36:52de la chaleur
36:53ces derniers jours,
36:54André ?
36:55J'ai souffert
36:56parce que j'avais chaud.
36:57Oui.
36:59Mais je n'ai pas souffert
37:04parce que j'étais seule.
37:06Parce qu'ils étaient là,
37:07tous.
37:08Et je précise quand même
37:09une chose supplémentaire
37:11avec la capitule,
37:12c'est au niveau
37:13de la mairie.
37:14Oui.
37:15parce que nous avons
37:17un CCAS
37:18qui a la liste...
37:21Alors,
37:21il y a le personnel
37:23du CCAS
37:24qui a la liste
37:25des personnes
37:26alors très âgées.
37:29Donc,
37:30je fais partie.
37:31Je crois qu'à 90 ans,
37:32on commence
37:33à être très âgés.
37:36C'est un bonheur
37:38de vous entendre, André.
37:39Et j'ai tous les jours
37:42un coup de téléphone
37:45d'une personne
37:46du CCAS
37:47qui prend de mes nouvelles.
37:50Et ça aussi,
37:51j'imagine...
37:52Parce qu'on parle
37:53de ces personnes âgées
37:54qui vivent seules
37:56et qui n'ont vu personne
37:57ou eu personne au téléphone.
37:58J'imagine que c'est
37:59réconfortant, ça.
38:00Ah, c'est très réconfortant.
38:03Alors, bien sûr,
38:04je ne dirais pas
38:05qu'on m'incentillise
38:07un petit peu,
38:07mais presque.
38:08Ah, vous avez ce sentiment-là ?
38:10Ah oui.
38:11Vous fermez bien
38:11vos volets.
38:12Vous buvez bien de l'eau.
38:14Vous faites attention.
38:15Vous faites ceci.
38:16Oui, mais vaut mieux ça
38:17que l'inverse, André,
38:18si personne ne vous appelait.
38:19Tout à fait.
38:20On nous surveille.
38:21On nous surveille.
38:22Et j'ai...
38:23Alors là,
38:23j'ai un message vocal.
38:25C'est électronique.
38:27Je porte un bracelet
38:29par Europe à l'Institut.
38:31Eh bien, c'est pareil.
38:33J'ai régulièrement
38:34le message.
38:35Vous êtes âgés.
38:36Il y a une période
38:37de calicule.
38:38Vous buvez bien d'eau.
38:40Vous faites ceci.
38:41Vous faites cela.
38:41Oui, mais ça rappelle.
38:43Et ce que nous disaient,
38:43regardez, les infirmiers
38:45ou les aides-soignants
38:46tout à l'heure,
38:46c'est que parfois,
38:47les personnes âgées
38:48perdent la notion du temps
38:50ou n'ont pas soif.
38:51Donc, c'est bien
38:51de le rappeler.
38:53Bon, alors,
38:53disons que moi,
38:55je pense que vous
38:56vous en rendez compte.
38:57J'ai beaucoup de chance.
39:00C'est que malgré mon âge,
39:02je n'ai pas perdu la tête
39:03du tout, du tout, du tout.
39:05Et pas du tout.
39:06Et on entend par ailleurs
39:07le sourire dans votre voix,
39:08ce qui fait extrêmement plaisir.
39:10André, je vous embrasse très fort.
39:12Prenez bien soin de vous.
39:16Et embrassez vos voisins
39:17parce qu'ils sont extraordinaires.
39:18Il faudrait que tout le monde
39:19en ait.
39:19Croyez-moi,
39:20je les embrasse très, très fort.
39:23Très belle journée à vous.
39:24Un petit message,
39:25il y a un cœur à côté.
39:28Très belle journée.
39:29On se retrouve dans un tout petit instant
39:31sur RTL.
39:31On va changer de sujet
39:32et parler de la folie des campings.
39:34Vous aimez le camping ?
39:35Appelez-nous au 3210
39:36pour nous raconter pourquoi.
39:37Tout de suite.
39:38Envoyez-nous vos messages
39:40sur l'application RTL
39:41ou appelez-nous au 3210.
39:4350 centimes la minute.
39:45Jusqu'à 14h,
39:47RTL midi,
39:48les auditeurs ont la parole.
39:50Avec Amandine Bégaud.
40:00Les fans du téléfilm
40:03Camping Paradis
40:05ont peut-être reconnu
40:06cette musique.
40:07C'est l'hymne
40:09de ce programme
40:11qui fête ses 20 ans
40:12ce soir sur TF1.
40:14On en parlait
40:15et on en parlait
40:16avec le secrétaire général
40:17de la Fédération nationale
40:18de l'hôtellerie plénaire
40:19qui nous racontait
40:21à quel point
40:21les Français aiment le camping.
40:2318 millions de Français
40:24qui partent chaque année
40:25au camping
40:26et vous en faites partie.
40:28Cédric, bonjour.
40:31Ah, Cédric ?
40:32Oui, vous m'entendez ?
40:34Oui, ça y est,
40:34je vous entends,
40:35je vous entendais mal
40:35au départ, ça coupait.
40:36Bonjour.
40:37Vous nous appelez d'où, Cédric ?
40:40Actuellement,
40:40je suis en vacances en Corse.
40:42Oh, très bien.
40:43Bon, faites attention,
40:44il fait chaud, non ?
40:45Il fait chaud, là,
40:46je suis au bord de la plage,
40:47donc ça va,
40:48mais je suis sous le parasol
40:50pour vous parler.
40:50Bon, c'est bien.
40:51Et vous êtes parti
40:52au camping ou non ?
40:54Non, alors là,
40:55je ne suis pas en camping.
40:56Je vais partir en camping
40:57fin juillet en Ardèche.
41:00Moi, j'ai commencé à partir
41:02en vacances en camping
41:03avec mes parents
41:04quand j'avais 10 ans.
41:05Donc, c'est-à-dire
41:06que ça fait 39 ans
41:07que je vais au camping
41:09et maintenant,
41:10je vais au camping
41:11avec ma famille,
41:12avec mes enfants
41:13et l'ambiance camping,
41:15c'est vraiment
41:15une ambiance à part.
41:16Oui, c'est-à-dire,
41:17qu'est-ce que vous aimez
41:18dans l'ambiance camping ?
41:20On est complètement déconnecté
41:22de la vie de tous les jours.
41:23Déjà,
41:25tous les ans,
41:26on retrouve un peu
41:28les mêmes personnes.
41:29Parce que vous allez
41:29toujours au même endroit ?
41:31Oui, je vais toujours
41:32au même endroit.
41:33Et toujours le même emplacement
41:34comme dans le film ?
41:38Ah ben, on a perdu Cédric.
41:40Cédric ?
41:41Bon, alors,
41:41il y a dû y avoir
41:42une coupure
41:43sur la plage de Corse.
41:44On va retrouver Cédric
41:45dans un tout petit instant.
41:47Marie-Ève, bonjour.
41:49Bonjour, Amanda.
41:50Vous aussi,
41:51vous aimez le camping ?
41:52Oui, on aime le camping
41:53avec ma fille.
41:54On est partis 10 jours
41:55l'année dernière en camping
41:56pour la première fois
41:58et c'était vraiment
41:59une véritable découverte.
42:01On a adoré
42:02ce mode de vacances.
42:03On était dans
42:04Marais-Poix-de-Vin
42:05et on a découvert
42:06une région magnifique
42:08et on a rencontré
42:09des familles super.
42:10ma fille qui est toute seule
42:12s'est fait des copains
42:13au bout de quelques heures
42:15à la piscine
42:15et on a passé
42:1610 jours de vacances
42:17exceptionnels.
42:18Et alors,
42:18qu'est-ce qui fait
42:19que vous avez sauté le pas,
42:21Marie-Ève,
42:22si c'était la première fois ?
42:24C'était le tarif.
42:27Économiquement,
42:27c'est vrai que c'est
42:28quand même super intéressant
42:29comme mode de vacances
42:30et puis c'est la liberté
42:31en fait de pouvoir
42:35vraiment changer de rythme.
42:36En fait,
42:36l'auditeur d'abord
42:37avait raison,
42:37on est dans une façon
42:39de vivre complètement
42:41différente du stress
42:42de l'année scolaire
42:43et de toutes les activités
42:44et d'un rythme
42:45plutôt soutenu.
42:46Et là,
42:47c'est vraiment,
42:47on vit à la cool,
42:49on cuisine pas grand-chose,
42:51parce qu'il fait chaud.
42:52Donc,
42:53puis on discute avec les gens.
42:54On est vraiment
42:55dans une ambiance
42:55beaucoup plus cool
42:58que le reste de l'année
42:59et c'est ça
42:59qui est vraiment chouette.
43:00On suffit de rencontrer des gens.
43:02Ça vous a plu l'an dernier ?
43:03Vous alliez y retourner cet été ?
43:04Alors,
43:05on n'y retourne pas cet été
43:06puisque ma fille
43:07est chez son papa
43:08pour les vacances.
43:09Mais moi,
43:09du coup,
43:09je travaille dans un camping.
43:10J'adore ça.
43:11Ouais,
43:11je travaille dans un camping,
43:13le camping des Castors
43:14qui est à Birnopt-le-Haut,
43:15donc dans le Haut-Rhin,
43:16en Alta.
43:17Un super camping
43:18où on a vraiment
43:20tout un tas d'activités
43:21et d'équipements
43:24vraiment de qualité
43:25et on a beaucoup,
43:26même des Français
43:27qui habitent
43:27à une demi-heure de route
43:28et qui viennent quand même
43:28en vacances en camping
43:31ici en Alsace
43:31parce que c'est des paysans,
43:33c'est vraiment agréable
43:34et puis on a beaucoup,
43:35beaucoup de Néerlandais,
43:36beaucoup de Belges
43:39qui viennent être
43:40dans une autre ambiance,
43:41même ceux qui n'habitent pas loin.
43:42Exactement.
43:43Merci beaucoup Marie-Ève
43:44et alors bel été
43:47de travail au camping.
43:49Raphaël,
43:49bonjour.
43:50Oui,
43:50bonjour,
43:51bonjour.
43:52Eh bien justement,
43:53on était au même camping
43:55avec Marie-Ève
43:55à l'instant.
43:56C'est vrai ?
43:57Oui,
43:57c'est vrai.
43:57Mais vous vous connaissez ?
43:59Pas du tout
44:00et ce n'est pas nos enfants
44:01que...
44:01Maintenant,
44:02on se connaît par WhatsApp,
44:04on s'envoie à tout ça
44:05et en fin de compte,
44:07Gabrielle,
44:08la fille de Marie-Ève,
44:09a beaucoup à la pêche
44:11avec notre fils,
44:13Lénaëlle.
44:14Mais c'est génial ça !
44:15Et vous l'aviez dit à Victor là ?
44:16Non,
44:17pas du tout,
44:17pas du tout,
44:18pas du tout.
44:18Ah,
44:18c'est drôle.
44:19Parce qu'on est,
44:20Marie-Ève et moi,
44:21nous sommes des finale auditeurs
44:23et en plus,
44:24on aime bien commenter
44:25les sujets que vous faites
44:27et quand il y a des sujets
44:28qui sont comme ça,
44:29ben voilà.
44:31C'est marrant ça !
44:32C'est vraiment de l'azard.
44:33Vous Raphaël,
44:34le camping,
44:35vous l'avez découvert
44:35il y a longtemps
44:36ou comme Marie-Ève récemment ?
44:38Alors,
44:38pas du tout.
44:39Moi,
44:39j'étais...
44:40Mes parents n'étaient pas du tout
44:42camping,
44:42mes beaux-parents,
44:43oui.
44:43Et puis,
44:44ma femme a dit
44:46on va faire du camping
44:47en Bretagne
44:48à côté de chez ma tante.
44:50Donc,
44:50c'était en face
44:52de l'île d'Oessan
44:53dans le ministère.
44:5515 jours,
44:56elle a dit
44:56ça passe ou ça casse.
44:57Donc,
44:57la première nuit,
44:58j'ai eu le matelas crevé.
45:00La deuxième nuit,
45:01il y a eu une gouttière
45:02dans la chambre des enfants.
45:03C'était le matelas
45:04même le matériel
45:05de mes beaux-parents.
45:06Et j'ai dit
45:06oui,
45:06ça me plaît.
45:07Et puis,
45:07l'année d'après,
45:08on a fait banco.
45:09Donc,
45:09on a acheté
45:10une grosse toile de tente
45:12gonflable assez géniale.
45:14Et puis,
45:15après l'année d'après,
45:16on a acheté
45:17une plus grosse remorque
45:18parce qu'on est quand même
45:20cinq plus le chien.
45:21Donc,
45:22ça fait quand même du monde.
45:23Et nous,
45:24tous les ans,
45:25on change
45:26de camping.
45:27Donc,
45:28l'année dernière,
45:30on était...
45:31mais par contre,
45:32on prend des petits campings
45:33de moins de 100 emplacements.
45:36D'accord.
45:36mais vous dormez sous la tente,
45:38pas dans le mobilhome.
45:39Ah oui,
45:40on dort sous la tente.
45:41On dort sous la tente,
45:42tout ça.
45:42Mais c'est très confortable.
45:45Notre tente,
45:45c'est un appart à Paris.
45:47Elle fait 21 m².
45:48C'est vrai ?
45:48Ah oui,
45:48en effet.
45:49Vous savez quoi,
45:50Raphaël et Marie-Ève ?
45:51On va se retrouver
45:51dans un tout petit instant.
45:53À tout de suite sur RTL.
45:59Bonne journée sur RTL.
46:07RTL.
46:07Votre.
46:08Jusqu'à 14h.
46:11Les auditeurs ont la parole.
46:12Amandine Bégaud sur RTL.
46:15Et on parle camping,
46:17puisque Camping Paradis,
46:19le feuilleton diffusé sur TF1,
46:22fait ce soir ses 20 ans.
46:23L'occasion pour nous
46:24de donner la parole
46:25à tous ceux d'entre nous,
46:26vous qui sont fans de camping.
46:2818 millions de Français quand même.
46:30Raphaël et Marie-Ève,
46:31vous êtes toujours avec nous.
46:32Raphaël,
46:33qu'est-ce que vous,
46:34vous aimez dans le camping ?
46:36Alors moi,
46:37j'ai découvert,
46:38comme disait l'auditeur
46:39et ma femme,
46:41c'est le lâchement de prise.
46:43On ne se prend pas la tête.
46:45On est cool.
46:46Et puis voilà.
46:47Si on a envie de dire bonjour
46:49aux gens qui passent,
46:50on leur dit bonjour.
46:51Si on n'a pas envie,
46:52on se met la tête
46:54dans le magazine
46:55ou le portable.
46:58On dit bonjour,
46:59mais on ne vit pas
47:02comme des sauvages.
47:02Mais ce qu'il y a,
47:03c'est que...
47:07Les enfants peuvent jouer librement.
47:09Ils font du vélo librement.
47:11s'il n'y a pas de...
47:12Oui, c'est ce sentiment
47:13de liberté
47:13et de faire ce qu'on veut
47:14un peu comme on veut.
47:16Exactement.
47:17Et moi,
47:17comme je disais,
47:18moi, je change...
47:19Je change avec...
47:20On change beaucoup
47:21de camping tous les ans.
47:23La première année,
47:24donc après le finissé,
47:25on était à Louvemont,
47:28à côté du lac de Dère,
47:30de Dère-Chankoc,
47:31là,
47:32en dessous de Saint-Dizier.
47:33Après,
47:33on était...
47:36Après,
47:36on était à Mont-Crabot,
47:37dans le Gers,
47:38entre NERAC et Condeau.
47:39Oui,
47:39donc vous changez,
47:40en fait,
47:40complètement.
47:41Voilà.
47:42Rappelle,
47:42je voudrais qu'on accueille Katia.
47:43Katia,
47:44bonjour.
47:45Oui,
47:45bonjour,
47:46Amandine.
47:46Bonjour toute l'équipe.
47:4740 ans de camping ?
47:49Alors,
47:50ça a été variable.
47:52La première fois
47:52qu'on a testé
47:53avec mon mari,
47:54on était même pas jeunes maris,
47:56nous étions tout jeunes.
47:57Donc,
47:58la première expérience,
47:59on a voulu tester
48:00à Fouras,
48:01une toile de tente
48:02où on était debout.
48:03Avec le petit coin salon,
48:05donc on n'avait pas grand-chose.
48:07On est venus avec
48:08matelas gonflables,
48:09traversins,
48:10il fallait un minimum de confort
48:11et à l'époque,
48:12on n'avait pas grand-chose
48:12au niveau couvert
48:13et ma belle-maman
48:14nous avait donné
48:15des couverts en argent.
48:16Oh là !
48:17Voilà.
48:18Donc déjà,
48:19ça a donné le ton.
48:21On est arrivés
48:22dans ce petit camping
48:23et mon mari
48:23n'est pas doué du tout
48:24pour monter la tente.
48:26Il y a un petit couple
48:27qui vient nous voir
48:28et mon mari dit
48:29au monsieur,
48:30est-ce que vous pouvez m'aider ?
48:31Et la dame lui dit
48:32il ne peut pas,
48:33il est aveugle.
48:34Bon.
48:35Donc du coup,
48:36on s'est dit
48:36ça commence bien.
48:38Puis du coup,
48:38ça s'est passé au mieux.
48:40Puis au fil du temps,
48:41on a évolué.
48:42On a continué
48:43à faire un petit peu
48:44de toile de tente.
48:45On s'est acheté
48:45de caravane
48:47avec la naissance
48:47de nos enfants.
48:49Et là,
48:49depuis 16 ans,
48:51on a un mobilhome
48:53en Vendée.
48:53et du coup,
48:55on en profite.
48:56Là,
48:57on le loue.
48:58Et on a nos petits-enfants,
48:59notre petit-fils
49:00qui a 5 ans
49:01qui adore venir
49:02avec papi et mamie.
49:04Et puis,
49:04notre pépé,
49:05sa petite-sœur
49:06qui a un an
49:06qui va en profiter aussi.
49:08Donc c'est vraiment
49:09de génération
49:10en génération.
49:12C'est votre cas aussi,
49:13Daniel.
49:14Bonjour.
49:15Bonjour, Amandine.
49:16Oui,
49:16c'est mon cas.
49:17Ça fait 40 ans
49:18que je vais au même endroit,
49:20au même camping,
49:21bien sûr,
49:21et au même emplacement.
49:23Ah oui,
49:23comme dans le film
49:24camping.
49:25Vous,
49:25vous êtes...
49:25Absolument.
49:26Et alors,
49:27il faut savoir
49:27que lorsque les voisins
49:29arrivent,
49:29c'est bon.
49:30Salut, Daniel.
49:31Comment tu vas ?
49:32Tu passes une bonne année ?
49:33Et c'est fabuleux.
49:35C'est fabuleux.
49:36Et c'est ça
49:36que vous aimez,
49:37j'imagine.
49:38Absolument.
49:38Il y a une convivialité
49:39à l'intérieur de ce camping
49:40qui est...
49:41Alors là,
49:41en plus de ça,
49:42qui est très propre,
49:43tenu par des gens
49:44hyper compétents.
49:45On n'est pas beaucoup.
49:46Il y a 50 emplacements
49:47sur ce camping.
49:48Ah donc,
49:48tout le monde se connaît.
49:50Les enfants se retrouvent
49:51le soir à jouer ensemble.
49:53Les enfants de 10,
49:5310 à 15,
49:5415, 16 ans
49:55se retrouvent à jouer
49:56au camping,
49:57enfin,
49:57sous les treilles.
49:58Et donc,
49:59ils jouent entre eux,
50:01ils font des jeux,
50:01etc.
50:02C'est merveilleux.
50:03Il y a une convivialité
50:05à l'intérieur de ce camping
50:06qui est merveilleuse.
50:07Merci beaucoup,
50:08Daniel,
50:09pour votre témoignage.
50:10On arrive à la fin
50:10de l'émission.
50:12Bel été au camping
50:13à tous,
50:14tous ceux d'entre vous
50:15qui nous ont appelés
50:16et les autres.
50:17donc,
50:17donc,
50:17Merci.
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