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  • il y a 4 heures
Emmanuel Macron avait qualifié la colonisation française de "crime contre l'humanité". Une déclaration qui continue de susciter la polémique. Ancien ambassadeur de France en Algérie à deux reprises, Xavier Driencourt publie "L'Algérie 1830-2026 : Vérités et légendes" (Perrin). À travers près de deux siècles d'histoire commune entre Paris et Alger, il démonte les idées reçues qui continuent d'alimenter les tensions entre les deux pays.
Au sommaire de cet entretien :
- La colonisation française peut-elle être qualifiée de "crime contre l'humanité" ?
- La colonisation a-t-elle coûté plus qu'elle n'a rapporté à la France ?
- Pourquoi les Harkis ont-ils été abandonnés ?
- L'Algérie bénéficie-t-elle encore aujourd'hui d'un statut privilégié en matière d'immigration ?
Un entretien pour comprendre pourquoi, plus de soixante ans après l'indépendance, la relation entre Paris et Alger demeure l'un des dossiers les plus sensibles de la politique française.

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Transcription
00:00Madame, Monsieur, faire exister une chaîne audiovisuelle alternative en France sans grands groupes financiers, sans subventions publiques, Paris réussit.
00:08Résister aux attaques, aux censures, aux pressions et inquisitions de toutes sortes, Paris réussit.
00:14Refuser la politique spectacle pour aller au cœur des vraies préoccupations des Français, Paris réussit.
00:20Parler de la France, du monde et de l'actualité sans se soumettre aux modes, aux partis ou aux puissances
00:25du moment, à l'empire du mensonge, Paris réussit.
00:28Transmettre, se renouveler, faire confiance aux jeunes générations sans renier son identité, Paris réussit.
00:35Donner la parole à l'élite souterraine, à des centaines d'intellectuels habituellement bannis des médias conformistes, Paris réussit.
00:42Et inventer un modèle économique fondé sur l'indépendance, la liberté et le soutien volontaire des téléspectateurs, là encore, Paris
00:50réussit.
00:51Mais il reste un Paris à gagner, celui de cet été 2026.
00:54Et au moment où je vous parle, à cet instant même, celui-ci est loin d'être gagné.
00:59Et il ne dépend que de vous seul.
01:01Pour que TV Liberté continue d'exister, de résister, d'informer, de transmettre, il faut faire un don à TVL.
01:08Parce que TV Liberté ne dépend que d'une seule force, la vôtre.
01:11Pouvons-nous compter sur vous ?
01:26Bonjour et bienvenue dans notre Zoom aujourd'hui avec Xavier Driancourt.
01:31Bonjour, monsieur.
01:32Bonjour.
01:32Vous êtes ancien ambassadeur de France, en Algérie.
01:37Vous avez eu deux périodes, de 2008 à 2012, puis de 2017 à 2020.
01:43Oui.
01:44Et votre expérience…
01:45Deux présidents différents, deux régimes algériens différents.
01:49Et votre expérience vous a conduit à écrire cet ouvrage, l'Algérie, 1830-2026, vérités et légendes à retrouver sur
01:57la boutique de TV Liberté.
01:59Alors, vous commencez votre ouvrage, Xavier Driancourt, avec cette déclaration de l'actuel président de la République.
02:06Il déclarait ceci en 2017, devant une télévision algérienne, que la colonisation française avait été un crime contre l'humanité.
02:15Et vous expliquez, chose que j'ignorais, que le lendemain à Toulon, il avait demandé pardon, puisqu'il s'exprimait
02:22devant un électorat à pieds noirs.
02:25Donc forcément, ça ne collait pas forcément.
02:28Mais alors, ce crime contre l'humanité qui aurait été commis par la France en Algérie, moi j'ai envie
02:34de vous demander, mais qu'attend la Cour pénale internationale pour condamner la France ?
02:37Oui, je commence le livre effectivement par le rappel de cet épisode,
02:42parce que c'est la phrase la plus emblématique d'Emmanuel Macron, candidat à l'époque.
02:49Alors, pour répondre à votre question, d'abord, il n'a jamais repris la phrase,
02:55ensuite, la colonisation est un crime contre l'humanité.
02:59Et puis j'explique dans le chapitre qu'en réalité, c'est une phrase extrêmement politique,
03:04parce qu'il n'a pas mesuré les implications juridiques,
03:07notamment vis-à-vis, effectivement, de la Cour pénale internationale.
03:12Et Tebboune et le régime algérien, en faisant voter une loi récemment sur la criminalisation de la colonisation française,
03:21ont laissé entendre, en tout cas certains ont laissé entendre, qu'il pourrait y avoir des poursuites pénales.
03:27Mais, bon, on ne voit pas ça se réaliser, parce que, comme je le dis également,
03:33la notion de crime contre l'humanité, c'est une notion inventée et établie au procès de Nuremberg,
03:40et la colonisation française n'a pas été l'équivalent de ce qu'ont fait les nazis vis-à-vis
03:47des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.
03:49– Oui, ce n'est pas un principe rétroactif.
03:51– Voilà, en plus.
03:52– Évidemment, ça coûte très trop cher. Alors, revenons aux origines. La France va conquérir ce territoire qui va s
04:00'appeler l'Algérie en 1830.
04:04Qu'est-ce que va faire la France sur ce territoire ?
04:08– C'est un peu le hasard, en réalité, parce qu'il y avait à la fois l'histoire, qu
04:14'on apprend tous dans les livres scolaires,
04:16du coup d'éventail du dé d'Alger, mais il y avait aussi, dans le fond, la raison immédiate, c
04:24'était Charles X qui voulait,
04:26par une expédition à l'étranger, redorer un peu le blason de la monarchie, et du reste, ça n'a
04:35pas été suffisant,
04:36puisque les Trente Glorieuses, fin juillet 1830, ont balayé Charles X et la monarchie des Bourbons.
04:47Et puis, il y avait aussi, chez certains, l'idée d'une exploration possible des côtes de l'Algérie.
04:54Il y avait les fameux pirates barbaresques qui enlevaient un certain nombre de personnes.
05:00Ottomans, oui, qui venaient jusqu'aux rives de Corse.
05:04Donc, voilà, il y avait un ensemble de raisons, mais en réalité, sans but explicite de coloniser l'Algérie.
05:13– Alors, plus d'un siècle après la colonisation française vient la guerre d'Algérie.
05:20Quand cette guerre a-t-elle exactement commencé ?
05:23– On dit toujours le 1er novembre 1954, et l'Algérie fait sa fête nationale le 1er novembre,
05:30mais en réalité, la guerre d'Algérie, elle a commencé à Sétif, le 8 mai 1945,
05:36au moment de la célébration de l'armistice, avec ce qu'on appelle les massacres de Sétif,
05:41qui ont été effectivement une période horrible.
05:44Et à partir de Sétif, en 1945, il n'y avait plus de réconciliation possible
05:50entre les Français et les musulmans d'Algérie.
05:54Et c'est à partir de Sétif que des jeunes Algériens ont choisi la lutte armée,
06:02et notamment créé le FLN, en considérant qu'il n'y avait pas de négociation possible avec la France,
06:10et qu'il fallait bouter les Français hors d'Algérie par la force.
06:15– Cette guerre d'Algérie commence donc officiellement, comme vous l'avez dit, en 1954,
06:20elle se termine avec les accords d'Eviens en 1962.
06:23Pendant cette période, quel rôle les intellectuels français ont-ils joué ?
06:28– Oui, il y a eu un rôle important joué par, comme on le voit aujourd'hui,
06:35du reste par ce qu'on appelle les intellectuels, en réalité…
06:38– L'intelligentsia.
06:39– Voilà, l'intelligentsia parisienne essentiellement,
06:43mais Raymond Aron, Albert Camus, Sartre, toute une série d'intellectuels…
06:50– De gauche.
06:51– De gauche, souvent, mais pas seulement, parce que Aron, comme Camus,
06:55n'étaient pas forcément de gauche, mais beaucoup d'intellectuels,
06:59et il n'y avait pas les médias ni les réseaux sociaux à l'époque,
07:03mais beaucoup d'intellectuels ont critiqué à la fois le coup de la guerre,
07:10à la fois l'intervention de militaires du contingent,
07:14et puis évidemment la torture utilisée à partir de 1954-56,
07:20et surtout pendant la bataille d'Alger.
07:22– Le 4 juin 1958, à Alger, le général de Gaulle est sur place,
07:29prononce un discours lors duquel il a cette fameuse expression
07:33« Je vous ai compris ». Qu'a-t-il compris au juste ?
07:37– Beaucoup de gens n'ont pas compris ce que de Gaulle avait compris.
07:41– Je pense que personne n'a compris.
07:42– Cette phrase était très ambiguë, et je pense volontairement ambiguë,
07:47et il faut surtout souligner que le général de Gaulle,
07:50c'est aujourd'hui le 18 juin,
07:52que le général de Gaulle a prononcé les termes « Algérie française » une seule fois.
08:01À Mostaganem, le 6 juin 1958,
08:04mais il n'a jamais prononcé autrement les termes « Vive l'Algérie française ».
08:11Il aurait dit au balcon du gouvernement général le 4 juin « Vive l'Algérie française ».
08:18Il y aurait eu un déchaînement populaire.
08:21Mais il l'a dit à Mostaganem, une petite ville de l'Ouest,
08:24de même qu'Emmanuel Macron n'a jamais répété la colonisation « Crime contre l'humanité ».
08:29Donc il y a des phrases qu'on retient comme ça dans l'histoire,
08:32mais qui n'ont été…
08:34– Elles ne sont pas assumées quoi.
08:35– Voilà, qui ont été dites une seule fois.
08:38– Les négociations donc de fin de cette guerre d'Algérie ont lieu à Evian en 1962.
08:45Comment se déroulent ces négociations ?
08:47– Elles ont eu lieu d'abord à Melun, puis en Suisse,
08:51puis à Evian, puis au Rousse, dans le Jura français.
08:55Et en réalité, elles sont extrêmement difficiles ces négociations
09:00parce qu'avec qui la France devait-elle négocier ?
09:06En réalité, on ne voulait pas négocier uniquement avec le FLN,
09:10on voulait des représentants du peuple algérien incluant le FLN, mais pas seulement.
09:16Et finalement, De Gaulle a cédé sur le FLN comme négociateur du côté algérien
09:22qui va devenir le GPRA, le gouvernement provisoire de la République algérienne.
09:27Et au cours des négociations d'Evian,
09:29parce que j'ai lu le verbatim des négociations, pas des accords,
09:34des négociations d'Evian, il y a deux problèmes qui apparaissent.
09:38Ce qui est d'une part la question du Sahara,
09:40que De Gaulle ne voulait pas lâcher à l'origine
09:42et que finalement il va lâcher aux Algériens,
09:45et le statut des pieds noirs dont on pensait qu'il resterait en Algérie
09:50après l'indépendance.
09:52Donc ce sont les deux sujets qui sont importants
09:55et finalement sur lesquels on a lâché
09:58parce que le général De Gaulle voulait tourner la page algérienne
10:02qui n'avait que trop duré.
10:03– Est-ce qu'on sait si ce FLN était représentatif de la population algérienne ?
10:09– Non, le FLN c'est lui qui a pris le pouvoir,
10:13c'est lui qui s'est imposé comme négociateur,
10:17mais ce n'était pas le représentant légitime et élu des Algériens,
10:24c'était une faction, un groupe politique
10:26qui encore une fois a été fondé après les massacres de Sétif,
10:30donc dans les années 50 et avant 1954 donc,
10:37et qui a commencé la lutte armée contre la France le 1er novembre 1954.
10:44– Cette fin de l'Algérie française est marquée par un drame sanglant,
10:50épouvantable, celui des Harkis qui se sont fait massacrer par le FLN.
10:56Beaucoup de gens reprochent à De Gaulle de les avoir abandonnés sur place.
11:01Qu'est-ce qu'il faut retenir de cet épisode ?
11:03– Oui, en réalité en juillet 1962, il y a eu beaucoup d'épisodes graves.
11:09Il y a la question des Harkis effectivement qu'on a abandonnés à leur sort,
11:13sauf par des initiatives individuelles de certains officiers
11:17qui ont été courageux et qui ont embarqué discrètement en France
11:22leurs collaborateurs, leurs anciens appuis Harkis.
11:29Et puis il y a eu aussi les massacres d'Evian,
11:32les massacres d'Oran le 5 juillet 1962.
11:36Donc l'indépendance algérienne votée par le référendum du 3 juillet
11:42et actée le 5 juillet 1962 en réalité est entourée de beaucoup de drames
11:47et ce n'est pas véritablement la fin de la guerre armée.
11:53– Est-ce qu'on sait si après l'indépendance algérienne,
11:57l'État français s'est enrichi ou appauvri avec le développement
12:02de ce qui allait devenir l'Algérie ?
12:04– Ni l'un ni l'autre en réalité parce qu'on venait de découvrir du pétrole
12:11et du gaz à Assime et Saoud, c'est Total qui l'a découvert.
12:16Donc si on était resté en Algérie, évidemment on se serait enrichi
12:20avec le gaz et le pétrole de Assime et Saoud qu'on n'a pas eu gratuitement,
12:26librement à partir de 1962.
12:29Mais en réalité on a été quand même débarrassé d'un, je ne dis pas d'un boulet
12:37puisque c'est le terme qui avait été employé par De Gaulle,
12:40mais d'un poids financier, économique que représentait le coût de la guerre
12:48et le coût de la colonisation.
12:51Il faut bien avoir cela en tête.
12:55– Bernard Lugand, l'Africaniste, l'explique en long, en large et en travers
12:59que la France a fourni des kilomètres de route, des dispensaires, des ports, etc.
13:04et que tout cela a coûté une fortune à la France.
13:06– Oui, il y a un certain nombre.
13:08– La France n'était-elle pas déficitaire ?
13:10– Oui, oui, on a abandonné sur place, non seulement les harkis,
13:15mais on a laissé sur place tous les équipements, les routes,
13:20les bâtiments, publics ou privés,
13:22tout ce qui a été construit pendant le plan de Constantine à partir de 1958.
13:28On a engagé une coopération économique et financière avec l'Algérie.
13:33Donc voilà, mais encore une fois, De Gaulle voulait tourner la page
13:38de la question algérienne.
13:39– En rappelant aussi que si la France a laissé toutes ses infrastructures derrière elle,
13:44les Ottomans qui avaient colonisé ce territoire n'avaient rien laissé du tout.
13:49et que, comme le disent certains, l'Algérie était un cloac avant que les Français n'y arrivent.
13:55– Oui, mais ce n'était pas la même époque aussi.
13:57Donc en 1830, voilà, nous on a construit de 1830 à 1962.
14:04– Alors vous dites que le système était à Alger,
14:09le mot pour désigner le mode de fonctionnement du pays
14:13qui était réparti entre le Président de la République,
14:16l'armée et les services de renseignement.
14:18Aujourd'hui, c'est le Président Tebboune, le Président de la République algérienne,
14:22qui a réellement le pouvoir.
14:24– L'armée joue un rôle majeur dans le système, dans le gouvernement algérien.
14:32– On parle souvent de 10 généraux qui tiennent le pays, est-ce vrai ?
14:36– Oui, c'est un peu le cas, mais l'armée a le pouvoir principal
14:41de nommer le Président de la République, de le faire élire, par une pseudo-élection,
14:46et de mettre fin à ses fonctions, parce qu'en réalité,
14:51depuis 1962, aucun Président algérien n'a terminé son mandat.
14:57L'armée, à un moment, dit, bon, ça suffit, stop, on passe à quelqu'un d'autre.
15:02Donc l'armée a un rôle majeur dans ce système,
15:05et aujourd'hui, le tandem Tebboune-Chengria,
15:08chef d'état-major de l'armée, est le véritable pilote, instrument du système.
15:13– En matière d'immigration, est-ce que les Algériens bénéficient
15:18de droits exorbitants pour rentrer en France ?
15:21– Oui, on en parle à propos du fameux accord du 27 décembre 1968,
15:27parce que les accords d'Evian prévoyaient la liberté de circulation
15:32entre la France et l'Algérie, parce qu'on considérait à Evian
15:35que les pieds noirs resteraient en Algérie.
15:38Donc il fallait qu'ils puissent revenir en France librement.
15:41Et puis on a décidé que tous les habitants de l'Algérie
15:45pourraient voyager librement entre la France et l'Algérie,
15:49entre l'Algérie et la France.
15:50Et puis en réalité, en 1962, tous les pieds noirs sont rentrés en France.
15:54Donc la liberté de circulation ne valait plus que pour les Algériens.
15:59Et c'est pourquoi en 1968, on a négocié ce fameux accord du 27 décembre,
16:04qui abandonne ou renonce à la liberté de circulation,
16:08mais en contrepartie, fixe un certain nombre d'avantages aux Algériens
16:13que n'ont pas les autres nationalités.
16:17Alors en matière de regroupement familial, en matière de titre de séjour,
16:21en matière d'aide sociale, en matière d'aide financière, etc.
16:25Donc c'est vrai qu'ils ont énormément d'avantages grâce à cet accord de 68.
16:29– Vous évoquez aussi l'héritage chrétien de l'Algérie.
16:34On pense évidemment à Saint-Augustin.
16:37Qu'est-ce qu'il reste aujourd'hui de cet héritage ?
16:40Est-ce qu'il est aussi aisé de construire des églises en Algérie
16:45que des mosquées en France ?
16:47– Non, il ne reste rigoureusement rien de l'héritage chrétien algérien.
16:51Ce n'est pas parce que le pape y est allé qu'il y a encore un héritage chrétien.
16:55Non, les chrétiens, il en reste à peu près 8 000, dit-on,
17:00essentiellement des expatriés français,
17:03quelques-uns français ou italiens ou européens,
17:05et des migrants subsahariens.
17:07Mais on ne peut pas construire d'églises,
17:10il n'y a pas de liberté religieuse,
17:12parce qu'il est bien spécifié que la liberté religieuse,
17:17il n'y a plus de liberté de conscience depuis la constitution de 2020 sous Téboune,
17:22et la liberté religieuse doit se faire dans le cadre des lois existantes.
17:28Et les lois existantes, elles interdisent la construction d'églises.
17:32– Et vous dites que Paris a toujours fait preuve de naïveté
17:36à l'égard d'un régime algérien opaque,
17:39avec lequel il faudrait refonder des relations, mais sur quelle base ?
17:45– Sur une base de réciprocité.
17:48La réciprocité, c'est la base de la diplomatie.
17:52Aujourd'hui, notre relation avec l'Algérie, elle est inégalitaire,
17:56parce qu'effectivement, les Algériens nous tiennent
17:59par un certain nombre de choses,
18:01notamment par l'émigration et l'émigration irrégulière,
18:05et les OQTF et tout ce qui va avec, je ne reviens pas dessus.
18:09Mais il faudrait donc dire, écoutez,
18:11on met à plat l'ensemble des relations,
18:13et sur une base égalitaire,
18:15c'est-à-dire que nous aussi, nous avons un certain nombre de droits
18:19et d'attentes vis-à-vis de l'Algérie.
18:22– Est-ce qu'il est vrai que dans l'hymne algérien,
18:25il est question d'une vengeance que l'Algérie aurait à perpétrer contre la France ?
18:32– Oui, il y a un couplet qui est le cinquième couplet de Kassaman,
18:36l'hymne national algérien,
18:38qui traite la France d'ennemis éternels.
18:41Alors, il est rarement chanté, ce couplet, il a été rétabli,
18:45mais il est rarement chanté intégralement,
18:48parce que l'hymne, c'est le cinquième couplet,
18:51de même que la Marseillaise n'est jamais chantée intégralement,
18:56Kassaman n'est pas chanté intégralement à chaque fois.
18:59Mais il a été spécifié il y a deux ans
19:01que dans les cérémonies officielles,
19:03ou au congrès du FLN,
19:05l'hymne national serait chanté intégralement,
19:08y compris avec cette strophe.
19:09– L'Algérie de 1830 à 2026,
19:15vérités et légendes à retrouver sur la boutique de TV Liberté.
19:18Merci à vous, monsieur.
19:19– Merci.
19:19– Sous-titrage Société Radio-Canada
19:21– Sous-titrage Société Radio-Canada
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