Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 minutes
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00On va passer à l'actualité internationale avec cette guerre en Ukraine.
00:03Un dimanche marqué par la toute première réaction de Vladimir Poutine à l'opération 40 jours.
00:07On vous en parlait hier, ordonnée par Volodymyr Zelensky.
00:10Cette opération qui vise à tout faire pour perturber l'effort de guerre russe
00:13et tenter de ramener Vladimir Poutine à la table des négociations.
00:16Le chef du Kremlin qui s'exprimait lors du 23ème congrès de son parti Russie-Uni,
00:21il promet, écoutez-le, d'assurer la sécurité du peuple russe.
00:28Oui, nous voyons les problèmes. Nous en sommes conscients et nous y répondons.
00:33Mais nous veillerons assurément à la sécurité du pays et de nos citoyens,
00:37à l'inviolabilité des frontières de la Russie sur une longue perspective historique.
00:41C'est précisément ce à quoi nous aspirons.
00:44Sans aucun doute, nous ferons face à tous les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui,
00:48y compris les attaques terroristes sur notre territoire et contre les infrastructures.
00:55Cyril Amoursky, première prise de parole à ce sujet sur les difficultés des Russes en ce moment.
00:59On aura l'occasion d'y revenir, puisque cette opération de 40 jours, elle met à mal quand même.
01:04On le sent un peu le président Vladimir Zelensky.
01:08Est-ce que...
01:08Oui, pardon, le président Vladimir Poutine, excusez-moi.
01:11Est-ce à dire que s'il réagit comme ça, c'est parce qu'il sent qu'il se passe
01:15quelque chose ?
01:15On verra d'ailleurs ce qu'il se passe au niveau de l'approvisionnement en carburant.
01:18Il y a la Crimée, il y a Moscou, mais pas que. On voit aussi des pannes de carburant du
01:22côté d'Irkutsk.
01:23Tout à fait. C'est-à-dire qu'en fait, Vladimir Poutine n'a pas d'autre choix que de
01:25réagir.
01:26Et c'est-à-dire qu'en ce moment, justement, on sait qu'il y a la préparation de la
01:30campagne des élections législatives
01:32qui vont avoir lieu au mois de septembre.
01:34Donc là, on a eu ce discours où Poutine non seulement dit qu'en gros la situation est sous contrôle,
01:38ce qui est complètement faux.
01:39Je veux dire, quand il dit qu'il est le garant de la sécurité de la Russie,
01:41bon, il n'y a qu'à regarder les images de ces derniers jours.
01:44On voit très bien que cela est complètement faux à regarder la Crimée, à regarder évidemment Moscou, Saint-Pétersbourg et
01:48d'autres cas.
01:49Mais en plus de cela, il a dit qu'en gros, ses objectifs n'ont pas changé,
01:52qu'à minima, il doit occuper le reste de la région de Donetsk et de Louansk,
01:56qu'en plus de cela, maintenant, il veut prendre toute la Navarraie.
01:59Navarraie, ce n'est pas uniquement les quatre régions dont parle Vladimir Poutine depuis le début de cette guerre à
02:03grande échelle,
02:04c'est également les régions de Mykolaïv, les régions d'Odessa et d'autres régions,
02:08et la région de Kharkiv d'ailleurs.
02:09Donc on voit qu'il a vraiment un discours maximaliste,
02:11et pour reprendre les propos du président de la République française,
02:14il y a vraiment une fuite en avant de la Russie sur ce sujet,
02:17c'est-à-dire qu'il y a une véritable mise en difficulté de la Russie aujourd'hui sur le
02:21terrain,
02:21absolument sur tous les niveaux, on en parlait évidemment au cours de ces derniers jours,
02:24que ce soit économique, militaire et même en termes de frappe sur le sol de la Russie,
02:28et pour autant, la Russie n'a absolument aucune volonté de négocier,
02:33alors que la proposition a été faite de façon extrêmement concrète de la part des Ukrainiens.
02:37Et aujourd'hui, on voit qu'on est une fois de plus à un point mort,
02:41parce que la Russie n'est absolument pas intéressée par le moindre processus de paix.
02:44Thierry Arnaud, Vladimir Poutine annonce qu'il veut assurer la sécurité des Russes.
02:48Il dit aussi, c'est intéressant, nous voyons les problèmes,
02:50et nous y répondons.
02:52À demi-mot, il reconnaît donc qu'il y a des problèmes.
02:55Assurer la sécurité des Russes, ça veut dire franchir les lignes rouges,
02:58être prêt à tout pour protéger son peuple ?
03:00Alors ça veut dire déjà dans un premier temps, essayer de faire en sorte
03:03qu'on puisse protéger les raffineries,
03:05pour que les Russes puissent faire le plein dans les stations-service,
03:08parce qu'elles sont approvisionnées.
03:10Je pense que c'est ça le sens de cette déclaration.
03:12Elle est quand même assez frappante.
03:13C'est vrai qu'on n'a pas l'habitude d'entendre le président russe
03:16dans le registre de la contrition,
03:18dans la reconnaissance des difficultés,
03:20dans l'expression des problèmes.
03:23Et ça montre qu'il est quand même dans une situation qui n'est pas simple.
03:27Alors effectivement, comme le dit Cyril,
03:29parallèlement, il ne manque pas de réaffirmer des objectifs très fermes,
03:33le fait qu'il ne lâche rien sur son ambition sur les territoires
03:36qui ne sont que partiellement, ou pour certains d'entre eux,
03:38pas du tout conquis encore, mais qu'il considère désormais comme étant russe.
03:43Donc il dit qu'il n'est pas question d'y renoncer.
03:44Mais en même temps, il se rend compte qu'il y a un objectif
03:48qui n'est absolument pas atteint par rapport à ce qu'il avait ambitionné
03:51en se lançant dans ce conflit en février 2022.
03:54C'était laisser la vie quotidienne des Russes à l'écart de cette guerre.
03:59C'était faire en sorte qu'on mène ce qu'il avait baptisé dès le début,
04:02vous vous en souvenez, cette opération militaire spéciale,
04:05un peu lointaine, sans qu'elle ait la moindre répercussion
04:09sur les prix à la pompe, les prix dans les magasins,
04:13bref, la vie quotidienne des Russes.
04:14Or, ce qu'on constate aujourd'hui, est-ce que le président russe,
04:17et c'est en cela que cette déclaration est frappante et importante,
04:20ce que lui-même est obligé de constater aujourd'hui,
04:22c'est que, oui, la réalité aujourd'hui, c'est que la vie quotidienne des Russes,
04:27l'économie russe, sont affectées dans des proportions
04:29qui sont loin d'être négligeables.
04:31Et on les entendra, parce qu'il y en a de plus en plus ces Russes
04:33qui prennent la parole sur les réseaux sociaux, mais pas qu'eux,
04:35et qui se plaignent justement de l'inflation,
04:38mais aussi de cet impact économique de la guerre.
04:41Une opération de 40 jours qui continue, on vous l'évoquait hier,
04:45Vladimir Zelensky a publié cette vidéo aujourd'hui,
04:47il nous parle de deux attaques sur deux raffineries encore de pétrole en Russie,
04:50la raffinerie de Slaviansk, on est dans la région de Krasnodar,
04:53à environ 300 km du front,
04:54et celle de Yaroslav, à environ 700 km de notre frontière, ajoute-t-il.
04:58Bonsoir Alexander Kery, vous êtes le correspondant de BFM TV à Kiev,
05:02décryptons avec vous ces images impressionnantes,
05:05diffusées par Volodymyr Zelensky, frappes réalisées,
05:07avec les fameux missiles flamingos, c'est ça, fabriqués par les Ukrainiens,
05:12on en parlait hier, on frappe avec ça ?
05:14Alors oui, en effet, ces missiles qui ont été développés autour de août 2025,
05:19donc il y a un an, sont maintenant, marchent très bien,
05:22puisque justement, ils frappent ces dites raffineries,
05:24alors pas seulement des raffineries, mais aussi, surtout,
05:28des sites militaires, et des sites où les Russes produisent
05:32toutes les composantes pour les missiles iskandaires, notamment.
05:36Alors, on a vu ces frappes-là aujourd'hui,
05:38hier, c'était aussi la frappe de Titan Balé-Kadé,
05:39qui fabriquent des systèmes de missiles,
05:43et notamment des lanceurs iskandaires.
05:45Alors, il faut savoir que les flamingos pourraient aller jusqu'à 3000 km,
05:48dorénavant, on sait qu'ils frappent jusqu'à 1500 km
05:51dans la profondeur du territoire de la Russie,
05:53une charge explosive d'une tonne,
05:54ce qui est quand même le double des missiles Tomahawk
05:56ou des Storm Shadow, par exemple,
05:58et avec, effectivement, une vitesse de croix-là de 900 km.
06:03Alors, ils volent très très bas,
06:04ce qui rend très très compliqué leur interception par les Russes.
06:08Mais cette opération, cette fameuse opération de 40 jours,
06:10n'est pas seulement basée sur les fameux flammes roses et flamingos,
06:13mais aussi sur les hornets,
06:14qui sont à la base des drones américains,
06:18qui ont été perfectionnés par les Ukrainiens.
06:20Ils leur ont rajouté des Starlink.
06:21Derrière, pour améliorer le radius du drone,
06:25les drones peuvent être lancés avec des balances,
06:26en fait, ce qui permet aux Ukrainiens
06:28de frapper dans la profondeur,
06:30mais cette fois, dans ce qu'on appelle le mid-range,
06:32à savoir couper la logistique vers la Crimée
06:35et, d'une certaine façon, asphyxier la logistique
06:38et l'armée russe des deux côtés,
06:39entre la Crimée et le Donbass.
06:42Donc, cette opération, du coup, du côté ukrainien,
06:43et on l'a vu, du côté russe,
06:45la réponse habituelle, justement, de la Russie,
06:48c'est de frapper l'Ukraine,
06:49frapper les civils ukrainiens,
06:50qu'on a pu le voir, la nuit dernière,
06:53avec cette énième frappe de missile
06:54qui a frappé Kiev,
06:55et donc qui a fait, en tout, en Ukraine, 36 blessés.
06:58On parle aussi, Alexandre, du drone Hornet
07:01avec lequel les Ukrainiens pilonnent, justement,
07:03les routes logistiques de l'armée russe,
07:04inventées par les Américains,
07:06perfectionnées en Ukraine,
07:07dopées à l'intelligence artificielle.
07:09Qu'est-ce que vous pouvez nous dire
07:10sur ce drone Hornet ?
07:13Alors, justement, ce qui est intéressant
07:14avec ce drone Hornet,
07:15c'est que c'est un consortium,
07:16alors c'est un partenariat
07:19entre les Américains et les Ukrainiens.
07:20Et les Ukrainiens, à la base,
07:22c'est l'ancien PDG de Google, d'ailleurs,
07:23qui était à la tête de la compagnie
07:26qui crée les drones Hornet.
07:27Et, à la base, les Américains ont donné
07:30un peu carte blanche aux Ukrainiens
07:32pour améliorer ces drones-là.
07:34Et, encore une fois,
07:35le fait d'avoir des Starlink sur ces drones-là,
07:37on le voit, d'ailleurs, sur cette image,
07:39ça leur permet de frapper extrêmement,
07:41d'une façon extrêmement précise
07:43et de toucher tous ces camions,
07:45tout cet approvisionnement
07:46qui vient, encore une fois,
07:48entre la Crimée et Mariupol.
07:50Merci infiniment, Alexandre Kery.
07:52Merci d'avoir été en direct de Kiev.
07:56Lieutenant-Colonel Guillaume Ancel,
07:57il paraît que les Russes n'auraient pas
07:58trouvé la parade pour intercepter
07:59ce type de drones Hornet.
08:01Vrai ou faux ?
08:02Oui, c'est probable.
08:03Alors, en fait,
08:05quand on parle d'interception,
08:06on est sur des pourcentages.
08:07Vous vous souvenez,
08:08quand on parlait du Proche-Orient,
08:09le Dôme de Fer,
08:10il n'existe pas de système étanche.
08:13La question, c'est de savoir
08:14quelle est la proportion
08:15qu'un système sait descendre.
08:18là où les Israéliens
08:20ou les Américains
08:20arrivent facilement,
08:22et c'est très performant,
08:23de l'ordre de 90%
08:25pour des missiles,
08:26ils sont dépassés
08:27quand il y a une saturation
08:28des vecteurs.
08:30Alors, c'est ça que jouent
08:31aujourd'hui les Ukrainiens,
08:32c'est-à-dire qu'ils tirent
08:32leurs missiles en même temps
08:33que des vagues de drones
08:36et par conséquent,
08:37ils ont en face d'eux
08:39plus d'un millier de vecteurs
08:40au même moment
08:41ou quasiment au même moment.
08:42Et ça, ça sature totalement
08:44les systèmes de contrôle,
08:46de renseignements,
08:47y compris leurs AWACS
08:48qui repèrent ces missiles
08:50justement qui volent
08:50à très basse altitude.
08:51Il faut arriver
08:52à les capter de haut.
08:53Mais quand il y en a trop,
08:55en réalité, ils saturent.
08:56Et c'est exactement
08:56ce qui s'est passé
08:57dans le Golfe
08:58pour les Américains.
08:59Quand ils ont fait face
09:00à ces vagues de drones
09:02tirés par les Iraniens,
09:03en fait, ils ont du mal
09:04à les localiser
09:07et puis après à les tirer.
09:08Et là, les Russes,
09:09aujourd'hui,
09:10sont descendus à 80%
09:11de taux d'interception.
09:12Vous faites un simple rapport,
09:14ils en tirent à peu près
09:15un millier par jour
09:16de drones.
09:17Ça veut dire qu'il y en a
09:17200 qui passent au milieu.
09:18Attention, il y a un certain
09:19nombre de drones
09:20qui ne vont pas toucher
09:21leurs cibles
09:21ou qui vont exposer
09:22prématurément.
09:23Mais ça veut dire
09:24qu'ils arrivent à taper
09:25entre 50 et 100 fois
09:26chaque jour,
09:27ce qui est considérable.
09:28Et après, les flamingos
09:29derrière peuvent passer
09:31parce que quelque part,
09:32les Russes sont trop utilisés,
09:34ils ont saturé
09:35et probablement qu'aujourd'hui,
09:37comme les Américains
09:38à un moment d'ailleurs
09:39dans le Golfe,
09:39ils manquent tout simplement
09:41d'intercepteurs.
09:43Caroline Tominé,
09:44un mot peut-être
09:44sur l'esprit
09:46de Volodymyr Zelensky,
09:48l'état d'esprit
09:49de Volodymyr Zelensky.
09:50Qu'est-ce qui nous vaut
09:52cette attaque selon vous
09:53de 40 jours,
09:54cette décision ?
09:54Est-ce que c'est le soutien,
09:55dans les mots en tout cas,
09:56de Donald Trump ?
09:57Je vous dis ce que dit
09:57Donald Trump sur Zelensky,
09:58il tient bon,
09:59il s'en sort plutôt bien.
10:00On n'avait pas forcément
10:02entendu Donald Trump
10:02aussi aimable
10:03avec Volodymyr Zelensky
10:04ces derniers mois.
10:05La stratégie américaine
10:07en fait est d'isoler
10:08les Chinois.
10:08Ça a été le cas
10:09pour le Moyen-Orient
10:10avec la volonté
10:12de mettre la main
10:12sur le pétrole iranien
10:14et là à nouveau
10:15avec les Ukrainiens.
10:17Les Ukrainiens
10:18reprenant le manche
10:19depuis six mois,
10:21enfin en tous les cas
10:21depuis janvier.
10:23Rappelez-vous,
10:23en décembre,
10:24tous les commentateurs
10:25annonçaient que l'Ukraine
10:27perdait la guerre.
10:27Bien sûr.
10:28C'est en train
10:29de s'inverser.
10:29Mais cette attaque
10:31ukrainienne
10:32sur les raffineries,
10:35ça date d'il y a un an.
10:36Mais par contre,
10:38ça a augmenté
10:38en volume,
10:39en puissance
10:40avec des drones avions
10:42qui ont la capacité
10:44maintenant d'aller
10:44jusqu'à 1700 kilomètres
10:46et d'avoir des charges
10:48beaucoup plus lourdes
10:49qu'auparavant.
10:50Et puis effectivement,
10:52les solutions
10:53en tapant
10:55en longue distance
10:57avec par exemple
10:58le Flamingo.
10:59Et ça,
11:00cette stratégie
11:01de taper la logistique
11:03et de taper
11:03les raffineries,
11:04c'est la solution ukrainienne.
11:06Ils ont analysé
11:07les points faibles.
11:08Les points faibles
11:08de la Russie,
11:09c'est la taille immense
11:13du territoire
11:14qui fait qu'ils ne peuvent
11:15pas protéger.
11:16C'est impossible.
11:17Ils ont centralisé
11:18les interceptions
11:20et les solutions
11:21d'interception
11:21sur Moscou.
11:22Donc vous tapez
11:23autour de Moscou
11:24ou vous tapez
11:25en profondeur,
11:25beaucoup plus loin,
11:26et là,
11:27vous ne pouvez plus défendre.
11:28Et donc il y a
11:28une capacité de nuisance
11:29avec aussi
11:31des nouvelles technologies
11:32où les Russes
11:34en fait ont du retard.
11:35Ils ont du retard
11:36au niveau
11:38des choix
11:39sur les intercepteurs.
11:41Et donc
11:42la dynamique
11:43maintenant
11:43est du côté ukrainien
11:44et ne parlons pas
11:45de la Crimée.
11:46Le Général Sido,
11:47avant qu'on entende
11:47ces citoyens russes
11:48qui se plaignent
11:49de pénuries
11:50de carburants,
11:51un mot sur cette
11:53ingénierie ukrainienne
11:54qui n'a cessé
11:54de monter en garde
11:55depuis 4 ans.
11:56On voit l'intelligence
11:57artificielle
11:57qui est couplée
11:57à des drones maintenant,
11:59on voit tout un tas
11:59d'objets,
11:59on parlait du Flamingo,
12:00qui ont montré
12:02cette supériorité-là
12:04depuis en tout cas
12:044 ans.
12:05Déjà à l'époque
12:06de l'Union soviétique
12:07et après l'indépendance,
12:08il y avait une belle
12:09industrie d'armement
12:10quand même
12:10qui existait en Ukraine.
12:11Et là,
12:12forcément,
12:12ils l'ont super développé.
12:14Et il suffisait
12:15d'aller au salon
12:16de l'armement
12:16à Satori
12:17la semaine dernière
12:18pour voir
12:18tous les stands
12:19ukrainiens.
12:20Ils produisent tout.
12:21Nous en France,
12:22on ne produit pas de munitions,
12:23on ne produit pas de fusils,
12:23malheureusement,
12:24ils produisent de tout.
12:25Et en particulier,
12:26il y avait ce stand
12:26de Firepoint,
12:27c'est l'usine,
12:28l'entreprise
12:29qui produit le Flamingo.
12:30Il y avait
12:31le Flamingo,
12:32peint en rose d'ailleurs,
12:34le Flamingo,
12:34le flamand.
12:35Et donc,
12:35tout le monde
12:35était très impressionné
12:36par cet engin
12:37qui a en fait
12:38de la silhouette.
12:39Sa silhouette,
12:39c'est un missile de croisière
12:40et en fait,
12:41c'est une version
12:41ultra perfectionnée
12:43du V1
12:44qui frappait Londres
12:45en 1944.
12:46Donc, vous voyez,
12:46c'est quand même
12:46assez extraordinaire à voir.
12:47Et puis,
12:48ils ont des missiles
12:48des balistiques
12:50et puis,
12:51ils ont ce drone
12:52qui va beaucoup moins vite
12:53qui a frappé Moscou
12:54la raffinerie
12:55le 16 juin.
12:56Donc,
12:58tout un panel
12:59d'armement
13:00et en particulier
13:01de drones
13:01avec cette capacité
13:03de frappe
13:03avec des coopérations
13:04internationales,
13:05effectivement.
13:05C'est ça qui est intéressant
13:06également à observer.
13:08Ça se fait discrètement
13:08mais ça se fait.
13:09Et là,
13:11le Flamingo
13:11est utilisé
13:12relativement peu.
13:13Il coûte
13:14un million de dollars
13:14à peu près.
13:15Et là,
13:16pour la frappe
13:16sur Volgograd
13:18sur une usine
13:20de fabrication
13:20de missiles
13:22soviétiques,
13:22enfin soviétiques,
13:23pardon,
13:24russes,
13:24intercontinotaux,
13:25mais enfin,
13:25c'est le Topol.
13:26C'était le nom
13:26qu'on utilisait
13:27à l'époque soviétique.
13:29Ce n'est pas très loin.
13:30Volgograd,
13:31l'ancienne Stalingrad.
13:32Il y a à peu près,
13:32on ne sait pas
13:33si c'est 5 ou 8
13:34Flamingos
13:34qui ont été lancés.
13:35Donc,
13:36c'est relativement peu.
13:37Mais effectivement,
13:37comme le disait
13:38votre correspondant
13:39avec une tonne
13:39d'explosifs,
13:40ça fait quand même
13:41pas mal de dégâts.
13:42Anthony Dabila.
13:43Oui,
13:43je voulais dire
13:44quelque chose
13:44sur le Flamingo.
13:45On a vu des vidéos
13:47ce week-end
13:47qu'il faisait voler
13:50au-dessus de la Russie
13:51et il va assez lentement.
13:53Pourquoi il est
13:54si dangereux ?
13:55Alors,
13:55il a une grosse charge,
13:56certes,
13:57mais il les vole aussi
13:58très bas.
13:59Et qu'est-ce que ça apporte
14:00pour les gens
14:00qui nous écoutent
14:01de voler très bas ?
14:02C'est qu'on passe
14:02sous la couverture radar.
14:04Pourquoi on passe
14:04sous la couverture radar ?
14:05Parce que la Terre est ronde.
14:07Quand vous voyez...
14:07La Terre est ronde.
14:08Oui,
14:08la Terre est ronde.
14:09Donc,
14:09si les platistes
14:10ont une autre explication,
14:11ils peuvent venir me la fournir.
14:12Pas ce soir,
14:12en tout cas.
14:13Voilà.
14:13Mais en tout cas,
14:14quand vous voyez
14:15un bateau s'éloigner
14:16sur l'horizon,
14:17il met un bateau
14:18avec un mât de 20 mètres,
14:19ça met 18 kilomètres
14:20à être invisibles.
14:21Là,
14:22c'est la même chose
14:22pour le radar.
14:23Votre radar,
14:24il va,
14:24comment dire,
14:26il ne va pas couvrir
14:26la zone la plus basse
14:28parce que le signal
14:30est plat
14:31et il est droit
14:31et la Terre est courbe.
14:33Donc,
14:33il va pouvoir passer
14:34et il va être visible
14:35au tout dernier moment
14:36pour le radar
14:37et il va pouvoir
14:38toucher sa cible
14:39et il va jouer aussi
14:39un peu sur les accidents
14:40du relief,
14:42ce qui lui permet
14:43d'aller assez peu vite
14:44pour un missile moderne,
14:45mais de délivrer
14:47une charge
14:47de une tonne,
14:48ce qui est considérable.
14:49Et s'il y en a 5
14:50qui touchent au but,
14:51vous détruisez
14:52un pâté de maison entier.
14:53Alors,
14:54quel impact
14:54ont ces frappes ukrainiennes ?
14:56On peut vous relayer
14:56quelques chiffres
14:57donnés par des experts
14:58en économie.
14:58Il y aurait eu 16 frappes
14:59en profondeur
14:59sur des raffineries
15:00de pétrole russe
15:01depuis le mois de juin.
15:01Un tiers du potentiel
15:02de raffinage des Russes
15:03qui serait atteint
15:04et forcément,
15:05ces Russes réagissent.
15:06Je vous disais,
15:07il y a pas mal de vidéos
15:07sur les réseaux sociaux.
15:09Écoutons quelques-uns
15:09de ces citoyens russes.
15:14C'est vraiment,
15:16vraiment serré.
15:17On fait de la queue
15:19une heure et demie parfois.
15:21Ça devient ingérable.
15:22Vous faites 200 kilomètres
15:24en dehors de Moscou.
15:25On ne vous donne pas
15:26plus de 10 litres.
15:27À certains endroits,
15:29on ne vous en donne
15:29même pas du tout.
15:33Ça fait environ 20 minutes
15:35qu'on fait la queue
15:35pour l'essence.
15:36Tout va bien.
15:37Ils ont du carburant.
15:38La file avance bien.
15:40Et quand sont apparus
15:41ces files d'attente ?
15:42Probablement depuis
15:43une semaine environ.
15:44Et les autres stations,
15:45on y est allés.
15:46Certaines n'ont pas de carburant.
15:49Je suis plus ou moins sereine
15:50face à tout cela.
15:51Je suis à la retraite
15:53et avant que tout cela n'arrive,
15:54j'avais justement fait le plein.
15:56Je conduis rarement
15:56et surtout dans le quartier.
15:58Notre quartier est génial
15:59car tout est à proximité.
16:01Je suis donc plus ou moins sereine.
16:02Je suis un peu plus ou moins sereine.
16:06Je suis plus ou moins sereine.
16:07Sergei Girnov,
16:07merci d'être avec nous.
16:09On ne l'a pas entendu
16:10mais le président Poutine
16:11a réagi aussi
16:12à ces pénuries de sens.
16:13Il va même peut-être
16:15ne pas s'interdire
16:16d'interdire justement
16:18cette exportation de diesel.
16:20Il va prendre des mesures
16:21très radicales.
16:22On voit que ça le touche
16:22le président du Kremlin.
16:24Vous savez,
16:25l'interdiction d'exportation
16:27déjà d'essence,
16:29elle existe depuis plusieurs mois.
16:31D'ailleurs,
16:31elle revient tous les ans
16:32parce que les Russes
16:34en profitent pour exporter
16:37pour gagner de l'argent
16:38et pendant l'été,
16:41quand il y a les moissons,
16:43les Russes interdisent
16:44l'exportation
16:45pour permettre déjà aux paysans
16:47d'utiliser l'essence
16:48et d'autres carburants
16:52pour faire les moissons.
16:54Donc, ce n'est pas
16:55la première fois.
16:56Mais là,
16:56c'est beaucoup plus grave
16:57en fait.
16:58Et Poutine,
16:59en réalité,
17:00il parle un tout petit peu
17:01de ça
17:01mais si vous avez écouté
17:03ce qu'il a raconté
17:04aujourd'hui au congrès
17:05du parti,
17:07soi-disant,
17:07le parti du pouvoir,
17:08le parti uni,
17:10c'est vraiment,
17:10il rapporte n'importe quoi,
17:12tout va bien,
17:13il ne se passe rien,
17:14on gagne tout,
17:16on gagne tout
17:17sur le front, etc.
17:19Poutine vit dans un cocon,
17:21Poutine vit dans une bulle
17:23et soit il nous prend
17:25pour des imbéciles,
17:26soit il est imbécile lui-même.
17:31Vous nous disiez
17:32que c'est la panique,
17:32c'est ça ?
17:33Pourquoi ?
17:34Vous diriez
17:34que c'est la panique en Russie ?
17:35Pour que Poutine intervienne
17:37sur du micromanagement,
17:38c'est la panique.
17:39C'est la panique
17:39chez les oligarques,
17:41c'est sûrement la panique
17:43au FSB,
17:44au FSB ou ?
17:46C'est la panique sûrement
17:47chez les agents,
17:48j'imagine,
17:50qui sont en Europe,
17:51c'est la panique partout.
17:52C'est vrai que la situation
17:55est extrêmement difficile
17:55et d'ailleurs il y a une vidéo
17:56qui est relativement drôle
17:58qui a été publiée aujourd'hui,
17:59on voit justement
17:59des enfants russes
18:00être contents
18:01de voir des drones ukrainiens
18:02parce qu'ils disaient
18:03qu'on va pouvoir aller
18:03chercher de l'essence.
18:04Donc ça vous montre
18:05tout simplement,
18:06parce que les drones
18:06utilisent de l'essence
18:07du coup pour voler,
18:08donc ça montre à quel point
18:09la situation est vraiment
18:10difficile aujourd'hui.
18:11Et donc c'est vrai
18:11qu'entendre Vladimir Poutine
18:12dire que la situation
18:13est sous contrôle
18:14et qu'en plus de cela,
18:15on va prendre tout le Donbass,
18:17on va prendre la Novorissia
18:18et même on est à 10 kilomètres
18:20de Soumy,
18:21donc on va prendre
18:21la ville de Soumy,
18:22c'est complètement en fait
18:23en dehors de la réalité
18:25du terrain
18:25et donc ça montre
18:26qu'on a un président russe
18:27qui est tout à fait
18:28dans un monde,
18:29j'ai envie de dire,
18:30différent de celui
18:31dans lequel on est.
18:31Alors Thierry Arnaud
18:32et après Guillaume Ancel.
18:33Oui, je n'ai juste pas
18:34qu'on donne l'impression
18:34ce soir que la Russie
18:35est au bord de l'écroulement
18:36et que la guerre
18:37va s'arrêter demain
18:37parce qu'elle n'est plus capable
18:39de conduire cette guerre.
18:40Je pense qu'on en est
18:42évidemment très loin.
18:45L'économie russe souffre,
18:46c'est absolument incontestable,
18:48on vient d'en avoir
18:48la preuve en image,
18:50c'est compliqué pour les Russes
18:51dans leur vie quotidienne désormais
18:52et ça c'est un changement majeur
18:54et du coup le président russe
18:57incontestablement
18:57et le reconnaît
18:58est confronté
18:59à une réelle difficulté
19:00aujourd'hui,
19:01cela étant le rouleau
19:02compresseur russe
19:03est encore là,
19:03il continue de se faire,
19:07de se manifester
19:08quotidiennement
19:09sur le théâtre ukrainien
19:10et ça ne va pas
19:11s'arrêter demain.
19:11Et encore à Kiev
19:12avec ses attaques de missiles.
19:13Konstantinivka par exemple.
19:14Les Russes continuent
19:14à avancer malgré tout.
19:16Guillaume.
19:17En fait ce qui est compliqué
19:18pour Poutine
19:18c'est qu'il est devenu
19:19l'otage de sa propre guerre.
19:21On se souvient qu'il y a 4 ans
19:22il était persuadé
19:23du fait de ce que lui avaient
19:24raconté ses militaires
19:25qu'il allait régler ça
19:26en 3 semaines.
19:27Et là on est plus de 4 ans après.
19:29Et aujourd'hui
19:29le front se retourne contre lui
19:31alors qu'il y a un an
19:32à Anchorage
19:33il avait tellement
19:34une supériorité sur le terrain
19:36qu'il pouvait se permettre
19:37avec Donald Trump
19:37de dire
19:38je suis prêt à arrêter
19:39à telle condition.
19:40Pour reprendre les mots
19:41de Donald Trump
19:41il avait les cartes en main.
19:43Or là
19:43ce qui s'est passé
19:44depuis 2 mois
19:45c'est qu'il y a un changement
19:47de bord
19:47c'est-à-dire que
19:48les Ukrainiens
19:49n'ont pas pris le dessus
19:50ils n'avancent pas
19:51sur le terrain
19:51mais ils ont réussi
19:52à stopper les Russes
19:54et surtout maintenant
19:55ils frappent en profondeur.
19:56Et on voit bien
19:57à travers les déclarations
19:58de Poutine
19:59que pour la première fois
20:00il est obligé de reconnaître
20:01qu'il n'arrive pas
20:02à sécuriser la Russie.
20:04Donc ça veut dire
20:05en employant le mot
20:06difficulté
20:07difficulté
20:08mais ça veut dire
20:09qu'il est obligé
20:09de réagir
20:10et c'est ça
20:11qui inquiète
20:11les Européens
20:12parce qu'il estime
20:13que ce sont les Européens
20:14qui sont responsables
20:15de cette résistance ukrainienne
20:17qu'ils n'attendaient pas
20:18et par conséquent
20:19la question que tout le monde
20:20se pose
20:21en particulier
20:22au sein de l'OTAN
20:22aujourd'hui
20:23c'est qu'est-ce que va faire
20:24Poutine
20:25pour essayer de stopper
20:26cette situation
20:27qui lui revient
20:28dans la figure
20:29comme un boomerang.
20:31Merci à tous.
Commentaires

Recommandations