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Valérie Pécresse, présidente LR de la région Île-de-France, était l'invitée de BFMTV ce dimanche 28 juin
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00:00Pour l'heure, il est 19h15. Vous regardez BFM dimanche soir, vous avez raison, puisque c'est l'heure du
00:05débat du dimanche soir face à Alain Douamel ce matin.
00:08C'est la présidente de la région Île-de-France qui va nous rejoindre, Valérie Pécresse.
00:11L'île-de-France qui fait peut-être partie des régions peut-être les plus touchées par la canicule qui
00:16est en train de quitter la France.
00:18Le premier bilan national fait état d'au moins 1000 morts. Bilan extrêmement provisoire.
00:23Bonsoir Valérie Pécresse.
00:25Bonsoir.
00:25Et bonsoir Alain Douamel.
00:27Bonsoir.
00:27Je signale que c'est votre dernière de la saison. On se retrouvera avec grand plaisir, mais après l'été,
00:34mais je ne pouvais pas ne pas vous le dire.
00:35Pourquoi vous vouliez débattre avec Valérie Pécresse ce soir ?
00:39D'abord par principe, j'aime bien les gens énergiques. Et ensuite, elle est la présidente d'une région très
00:47importante, donc particulièrement bien placée pour mesurer ce que sont les effets de la canicule, évidemment.
00:52Ce que sont les effets, ce que sont les traitements, ce que sont les causes et ce que sont les
00:58améliorations possibles.
01:00Question toute simple. Est-ce que vous avez une idée, vous, du bilan en Île-de-France ?
01:03On sait qu'aujourd'hui, ce sont uniquement les certificats de décès électroniques qui permettent d'établir cette surmortalité de
01:10mille morts.
01:10Est-ce que la présidente de la région sait aujourd'hui s'il y a eu une surmortalité et si
01:14oui de combien ?
01:15Alors oui, on sait qu'il y a eu une surmortalité, mais aujourd'hui, c'est absolument impossible de faire
01:20un vrai bilan parce qu'il reste encore une petite inquiétude.
01:26Vous savez qu'à Paris, il y a beaucoup de personnes qui vivent seules, donc on attend encore quelques jours.
01:31Et puis, il y a souvent aussi un effet retard pour des personnes malades ou des personnes âgées, des effets
01:36retard de ce stress épouvantable et de cette souffrance qu'ils ont vécu pendant une semaine.
01:41Donc, il faut encore attendre. Le bilan, malheureusement, il va s'alourdir certainement dans les jours qui viennent.
01:46Alain Dommel, le débat, on l'entend ces dernières heures, ces derniers jours.
01:50À peu près toutes les oppositions tombent sur le gouvernement en disant que la gestion a été catastrophique, c'est
01:57un fiasco la gestion de cette canicule,
02:00parfois même pour des motifs différents. Est-ce que le gouvernement, il a été à la hauteur pour vous ?
02:06– Écoutez, d'abord, quand il y a une catastrophe de ce genre, quel que soit le gouvernement, quelle que
02:11soit sa sensibilité politique,
02:14on sait que de toute façon, on va lui reprocher de ne pas du tout avoir fait ce qu'il
02:18avait à faire.
02:19Bon, j'ai toujours connu ça. Au-delà, c'est une situation qui est vraiment exceptionnelle.
02:28Je veux dire, ça a duré. Les risques, évidemment, pour les personnes âgées sont énormes.
02:37Effectivement, on n'en connaîtra l'ampleur que dans quelques jours, peut-être même un peu plus tard encore,
02:44puisqu'il y a beaucoup de réactions qui sont négatives et tardives chez les personnes très âgées.
02:51Donc, c'est une situation très difficile dont aucun gouvernement ne peut se tirer à son avantage,
02:56parce que tout le monde est toujours choqué par quelque chose comme ça.
03:01Est-ce qu'il y a eu des défaillances particulières ? Est-ce qu'il y a eu un manque
03:04de réactivité ?
03:06On en discutera quand on le saura plus.
03:09Mais, en tout cas, c'était évident que la question serait posée et qu'il y aurait des gens pour
03:14dire
03:14qu'on n'a pas fait ce qu'on devait faire.
03:16Je vous en cite un petit florilège.
03:18Marine Tandelier, chez les écologistes, certains devront en tirer les conséquences de la gestion de cette canicule.
03:22Clémence Guettet, chez les insoumis, la gestion de la canicule est une catastrophe.
03:26Jean-Philippe Tanguy, du Rassemblement National, parle, lui, de fiasco.
03:30Est-ce que vous ajoutez votre voix au leur et à ses critiques ?
03:33Absolument pas, parce que d'abord, quand il y a une période comme ça de grandes souffrances pour les Français,
03:40que ce soit une pandémie, que ce soit une crise ou que ce soit une canicule,
03:47moi, je ne suis pas du tout dans la polémique.
03:49Je suis dans l'action.
03:50Et je me dis, comment est-ce que la région peut être utile ?
03:52Comment est-ce qu'on peut se rendre utile ?
03:53Et moi, je n'ai vu autour de moi, cette semaine, que des gens qui étaient exactement dans cet état
03:58d'esprit.
03:59Et quand je dis ça, je pense évidemment aux autorités préfectorales,
04:03je pense aux soignants, je pense aux agents de la SNCF
04:06qui, par 40 degrés, sont allés réparer des caténaires.
04:09Je pense aux conducteurs de bus, dans certains bus qui ne sont pas climatisés.
04:14Il faisait très chaud, on a continué à servir.
04:17Je pense aux étudiants de médecine qui ont proposé de venir en renfort des SAMU,
04:21aux étudiants infirmiers qui ont proposé de venir à domicile pour aider.
04:25Tout le monde s'est retroussé les manches.
04:27Et je pense que c'est un peu méprisant de ne pas reconnaître
04:34cette mobilisation de tout le pays pour faire face.
04:37Et alors, évidemment, il y a des responsabilités sur peut-être l'adaptation au réchauffement climatique
04:43ou la lutte contre le réchauffement climatique sur le long terme.
04:48Et on va en parler ce soir.
04:49Mais sur la gestion de la crise, je pense que sur le terrain,
04:53il y a eu des milliers de Français, des dizaines de milliers qui se sont battus.
04:58J'ai fait des maraudes avec les associations caritatives pour aller donner de l'eau au centre de domicile fixe.
05:03On a été dans les hôpitaux où on voyait vraiment les soignants se démener.
05:08Certains qui ont renoncé à prendre leurs vacances.
05:09Enfin, c'est quand même très injuste de dire ça.
05:12Voilà.
05:12Et je voulais le dire.
05:13Je voudrais vous montrer une image.
05:14Les proviseurs qui ont fait passer les examens, qui ont été obligés de faire du système D.
05:18Et on va parler des écoles.
05:19On va parler aussi de ce qui s'est passé dans les transports.
05:21Je voudrais vous montrer, Alain Doamel et Valérie Pécresse, une image.
05:24Ça ne se passe pas en Ile-de-France.
05:26Ça se passe du côté de Clermont-Ferrand,
05:28où des jeunes d'un quartier avaient installé une piscine en bas de leur tour.
05:33Ça a été relayé par nos confrères de France 3.
05:36Cette piscine, elle a été désinstallée par les policiers,
05:40qui sont même venus à deux reprises,
05:42qui a fait hurler une partie des habitants.
05:45La police explique que non, non, c'est une occupation illégale de cet endroit-là.
05:50Ils n'avaient pas, il aurait fallu demander une autorisation ou pas.
05:52Est-ce que c'est une image qui vous choque ?
05:53Ou après tout, est-ce que c'est aussi de l'adaptation au réchauffement climatique, ça ?
05:56– Disons que c'est une initiative vigoureuse de la part de jeunes en question.
06:04Ça pose dans ces cas-là, quand c'est quelque chose d'improvisé
06:07par des gens qui n'ont pas été missionnés pour le faire,
06:11parce que la piscine, ça doit correspondre à des caractéristiques extrêmement précises,
06:16à des surveillances extrêmement précises,
06:18pour éviter des risques qui malheureusement existent.
06:21Bon, évidemment, on ne peut pas laisser passer ça.
06:23En même temps, je vais vous dire, je trouvais que c'était plutôt sympathique,
06:29leur idée, et je les comprenais.
06:31Mais je les comprenais, mais il ne fallait pas.
06:35– Valérie Pécresse, si ça se passait en Ile-de-France, vous diriez quoi ?
06:38– Un petit peu la même chose que Patrice Duhamel.
06:41On a eu… – Alain, Alain.
06:42– Pardon.
06:43– Mais Patrice, c'est aussi bien.
06:46– Excusez-moi, j'ai beaucoup de respect pour les deux.
06:48– C'est comme l'étrain, Duhamel peut en cacher un autre.
06:50– C'est ça. Pardon.
06:53Mais oui, je pense un peu la même chose qu'Alain Duhamel.
06:56Vous savez, en Ile-de-France, cette semaine, on a eu plusieurs dizaines de noyades
07:02dans des zones de baignade interdites.
07:03Donc je comprends aussi que les policiers soient très précautionneux
07:07avec ces petites piscines, parce qu'il suffit d'un enfant de 2-3 ans
07:11qui n'est pas sous surveillance de ses parents,
07:13qui se baigne dans cette piscine non autorisée, sans surveillance.
07:17Et là, c'est un drame.
07:17Donc les policiers, je ne pense pas qu'on puisse les blâmer.
07:20En revanche, ce qui est vrai, c'est qu'il y a eu pas mal de systèmes D
07:24pendant cette semaine, c'est-à-dire par exemple des parents
07:26qui donnaient des petits ventilateurs à leurs enfants
07:28et on leur disait « mais vous n'avez pas le droit de venir en classe avec un ventilateur ».
07:31– Ça, vous ne comprenez pas.
07:32– Je pense qu'il y a un problème en France quand même avec le système D.
07:36On l'a vu d'ailleurs pendant la crise Covid,
07:38où beaucoup de Français ont fait vraiment des choses incroyables
07:41et qui n'étaient pas du tout autorisées par quiconque,
07:44mais ils se sont mobilisés.
07:46Donc je pense qu'il faudrait qu'on puisse être de temps en temps un peu plus souples.
07:49Par exemple, je vous donne un exemple.
07:50Nous, à la région, moi j'ai dit « ce n'est pas possible ».
07:52Il y avait trop d'agents qui me disaient que c'était l'enfer chez eux.
07:56J'ai dit « les enfants, on va les accepter ».
07:58Pendant toute la semaine, on va dire à tous les agents
08:00qui ont des enfants chez eux, qui sont vraiment en train de suffoquer,
08:05on va leur dire « venez avec vos enfants ».
08:07Alors tout le monde m'a dit « mais ils ne vont pas travailler ».
08:09Ben si, ils sont venus, on a fait un pool.
08:12Moi, quand il y a les enfants, pardon.
08:14Oui, mais je vais vous dire, si on ne l'avait pas fait,
08:15ils seraient restés chez eux, ils nous auraient posé un congé,
08:17ils auraient dit qu'ils ne pouvaient pas venir.
08:18Et par ailleurs, on a eu 191 enfants qui étaient plutôt heureux
08:23et qui ont visité le conseil régional, on les a accueillis,
08:25on leur a expliqué ce que c'était que la région, voilà.
08:27Et certains ont pu préparer leurs examens aussi dans des meilleures conditions.
08:30C'est le système D.
08:31Et le système D, il faut qu'il puisse exister,
08:33parce que nous, on n'était pas assurés pour ça, mais on l'a fait quand même.
08:35– Nous sommes quand même en France une des bureaucraties
08:40les plus complexes du monde.
08:44C'est non seulement logique, mais nécessaire d'avoir de l'imagination
08:47pour essayer d'assouplir ça.
08:50Je veux dire, c'est du bon sens dans les périodes de crise.
08:53– Vous savez qu'il y a eu un autre coup de chaud cette semaine,
08:56mais cette fois-ci au sein de la classe politique au sujet de la clim.
09:00Le Rassemblement national présentera dans les jours qui viennent
09:03un plan massif de climatisation de la France.
09:07Les écologistes, finalement, en veulent bien,
09:08mais uniquement dans certains bâtiments publics,
09:11même si Marine Tandelier estime qu'elle n'a pas changé d'avis sur cette question.
09:14Et la ministre de la Transition écologique, Monique Barbu,
09:17a jeté elle aussi un petit pavé dans la clim.
09:19Écoutez.
09:28– Je suis horrifiée par les gens qui me disent
09:31« Ah, mais il n'y a qu'à mettre la clim partout.
09:34Très bien, on va mettre la clim partout.
09:36Vous croyez que ça va éviter un feu de forêt ?
09:38Vous croyez que ça va éviter une culture de ne pas exister ?
09:43Vous croyez que ça va éviter la mort des animaux que nous voyons ?
09:46Vous croyez que ça va éviter quoi ?
09:50Rien. Rien.
09:51Ça, ce n'est pas de l'adaptation.
09:53Ça, c'est une mesure d'urgence, peut-être, qu'on peut prendre.
09:56Il faut forcément, bien évidemment, que les gens ne suffoquent pas.
10:01On est bien d'accord.
10:02Mais ce n'est pas de l'adaptation au changement climatique.
10:05– Elle s'est fait attaquer de partout, Monique Barbu, après ses propos.
10:08Qu'est-ce que vous en pensez, Alain ?
10:09– Évidemment, dire qu'on va installer partout la climatisation,
10:16on sait très bien que c'est une utopie.
10:17En plus, c'est une utopie extrêmement coûteuse.
10:19Mais enfin, c'est une utopie.
10:21Bon, maintenant, un petit peu de bon sens de temps en temps.
10:26Je trouve que, venant d'Inde, en l'occurrence une,
10:31ministre, c'est assez rafraîchissant.
10:35– Vous pensez qu'il y a un petit côté, Jean-François Matéi,
10:40ministre de la Santé, en 2003, posant dans son jardin pendant ses vacances,
10:44pendant la canicule ?
10:44– Non, je ne dis pas ça.
10:46Non, je pense que c'est assez différent, au contraire.
10:50Bon, Jean-François Matéi, il a commis une erreur de psychologie,
10:53il ne fallait pas se montrer en chemise Lacoste,
10:55dans un cas comme ça, quand on est le ministre en charge.
10:57Bon, d'accord, c'est un problème essentiellement de communication,
11:00très malheureux pour lui d'ailleurs.
11:01Bon, là, ça n'est pas ça.
11:04Elle dit plutôt des choses de bon sens, assez simples.
11:08On n'a pas du tout l'impression d'entendre une ministre,
11:11on a vraiment l'impression d'entendre la personne
11:14qu'on a rencontrée au carrefour du coin,
11:17et qui vous dit, moi, là-dessus, sur le climat, je pense ça.
11:22C'est à la fois assez rafraîchissant, j'y reviens,
11:28qu'il y ait des ministres ou des responsables,
11:31de toute façon, de haut niveau,
11:35qui tiennent des propos comme tout le monde.
11:38Je trouve que ça a un côté rafraîchissant
11:41et, d'une certaine manière, encourageant.
11:46– Valérie Pécresse, elle a l'air moyennement d'accord avec vous.
11:48– Mais c'est son droit, le…
11:50– Oui, mais je le signale tout de même.
11:51– Oui, oui, oui.
11:52De toute façon, je lui fais confiance pour répondre, ça.
11:54– Oui, alors là, cher Alain, on est en désaccord total.
11:59Pourquoi ? Tout simplement parce que la clim, ça sauve des vies.
12:02Donc, une ministre de l'Environnement ne peut pas dire que la clim, parce que…
12:05– Non, c'est la généralisation dont il s'agit.
12:08– Non, non, non, à la fin, elle dit…
12:09– Je suis horrifié par ceux qui disent qu'il faut mettre la clim partout.
12:11– Oui, vous voyez, c'est ça.
12:13– Oui.
12:14– C'est ça qui a fait réagir.
12:15– La vérité, parce que j'ai entendu aussi Marc Fauvel,
12:18avant que j'arrive sur le plateau,
12:19et je l'ai entendu expliquer que la clim était de droite
12:22et l'écologie globalement…
12:23– J'ai posé une question.
12:24– Valérie Pécresse, non, non, non, vous pouvez pas faire ça.
12:25J'ai posé la question, j'ai dit, est-ce que la clim, finalement, elle est de droite ?
12:28Parce qu'effectivement…
12:29– Mais c'est une très bonne question.
12:31Et moi, je voudrais renvoyer dos à dos
12:34à la fois le Rassemblement national et les idéologues de l'écologie.
12:39Pourquoi ? Parce que je pense que les deux, à leur manière,
12:43portent une part de responsabilité dans ce qui nous arrive.
12:45Les deux, pourquoi ?
12:46Parce que les écologistes idéologues, effectivement, on les a vus,
12:53ils font de l'idéologie surtout,
12:55et c'est vrai que la clim, elle consomme de l'énergie,
13:00donc elle aggrave, quelque part, le réchauffement climatique.
13:03Ça, c'est vrai.
13:04Mais, en même temps, il y a des personnes qui souffrent.
13:07Et quand les personnes souffrent, on ne peut pas rester sourds à leur souffrance.
13:11Et donc, il faut avoir une écologie positive, une écologie pragmatique.
13:15C'est ce que j'ai fait.
13:16Moi, j'ai brisé le tabou de la clim il y a 10 ans, quand je suis arrivé.
13:19Parce qu'on avait eu la canicule de 2003,
13:22on avait toutes les alertes du GIEC,
13:24et les Verts, qui dirigeaient la région avec les socialistes à l'époque,
13:28avaient interdit d'acheter des bus climatisés.
13:30On a pris, entre 2003 et 2015, 12 ans de retard dans la climatisation des transports en Ile-de-France.
13:3712 ans de retard.
13:37Quand je suis arrivé en 2016, j'ai dit, on arrête tout, tous les nouveaux matériels seront climatisés.
13:43On a, en 10 ans, acheté 1 600 trains climatisés.
13:46On a acheté déjà 6 000 bus climatisés.
13:49Mais, et c'est ça qui me blesse,
13:53c'est qu'en 10 ans, avec 25 milliards d'euros d'investissement sur le matériel roulant,
13:5825 milliards, on n'a fait que les deux tiers du chemin.
14:01C'est-à-dire que, cette semaine, j'avais autant de gens qui me remerciaient,
14:05ceux qui avaient les nouveaux trains climatisés,
14:07que de gens qui m'insultaient en disant, mais pourquoi ?
14:10Non mais, je veux finir.
14:12Je veux finir parce que, maintenant, il y a l'ERN qui nous dit,
14:16ah, crampe l'enclime, mon Dieu, ils ont découvert la clim.
14:21Mais les Verts, ils sont climato-sceptiques depuis toujours.
14:25Les Verts, il y a encore 3 ans, Marine Le Pen...
14:28Le RN, Marine Le Pen, il y a encore 3 ans,
14:32disait que le rapport du GIEC était alarmiste.
14:36Voilà. Alors, aujourd'hui, on a un RN qui était contre
14:40toutes les mesures permettant de ralentir le réchauffement.
14:43Toutes les mesures. Toutes les mesures qu'on prenait.
14:45Et de l'autre côté, vous avez les écologistes
14:47qui sont contre toutes les mesures d'adaptation
14:50qui permettent de moins souffrir du réchauffement.
14:52Donc, il faut faire de la lutte contre le réchauffement.
14:55Il faut faire aussi de l'adaptation.
14:57Il faut faire les deux.
14:59Et c'est ce qu'on fait en Ile-de-France.
15:00Et moi, je plaide pour cette écologie positive
15:03qui, pour moi, doit être l'écologie de droite.
15:05Alain Doamel.
15:06En tout cas, quand on prenait les transports en commun ce week-end,
15:11dans Paris,
15:14les conducteurs d'autobus avaient beaucoup de mérite.
15:17Parce que j'ai pris plusieurs fois les autobus
15:19pendant ce week-end.
15:21Et je suis monté à leur demande,
15:25deux ou trois fois,
15:27juste à côté du chauffeur
15:28pour voir dans quelles conditions ils travaillaient.
15:32Avec la température qui avait continué à rester
15:37aussi attentif,
15:39aussi lucide
15:41et aussi prudent,
15:43franchement, je trouvais qu'ils avaient du mérite.
15:45Vous avez totalement raison.
15:46Parce que même avec la clim dans un bus,
15:48les portes s'ouvrent tout le temps.
15:50Et se referment tout le temps.
15:51Donc avec une vague de canicules comme on a,
15:53on n'arrivera pas à avoir...
15:55Et les chauffeurs sont à côté des portes qui s'ouvrent.
15:57Justement, Alain, je voulais vous montrer
15:58une des images de la semaine.
16:00Vous avez peut-être vu passer, Valérie Pécresse,
16:02ce conducteur de bus
16:03qui a fini dans le trottoir
16:04après avoir fait un malaise à Paris.
16:07Bus non climatisé,
16:09mais ça, on en a parlé.
16:10Mais est-ce que c'est normal de laisser travailler ?
16:12Il faisait, d'après la CGT qui a publié cette vidéo,
16:15en tout cas qui l'a commentée,
16:16il faisait entre 40 et 45 degrés
16:18dans la cabine de ce conducteur de bus
16:21qui pose la question
16:22de ce qu'on peut faire ou pas faire
16:23quand il fait une telle chaleur.
16:25Alain Dommel, est-ce que pour vous,
16:26à 40, on annule tout ?
16:28Ou à 35, on annule tout ?
16:29Et on arrête de travailler ?
16:31Bon, c'est très compliqué.
16:33Parce qu'on se dit,
16:34quand il y a une température hors des normes,
16:37c'est non seulement dangereux,
16:40mais injuste d'une certaine manière
16:42de demander à ceux qui sont agents du service public
16:45de continuer à faire le même travail
16:47comme si rien ne se passait.
16:48Et d'un autre côté,
16:50on sait très bien que si, par exemple,
16:51on disait, vraiment, il fait trop chaud,
16:53il faut arrêter les autobus.
16:56Toutes les personnes un peu en difficulté,
16:59se déplaçant mal, fatiguées, malades, âgées, etc.,
17:03se retrouveraient sans les autobus
17:06et souffriraient doublement de la chaleur.
17:09Bon, donc, réponse,
17:11quand il y a une situation aussi grave que ça,
17:13aussi inhabituelle quand même,
17:15parce qu'elle est inhabituelle.
17:16Bon, il n'y a pas une solution idéale
17:19en disant, il faut arrêter tous les bus,
17:22au contraire, il ne faut rien changer.
17:24Les bus ou les usines, hein ?
17:25Ben, tout, tout.
17:26Ceux qui doivent travailler
17:28dans des conditions particulièrement difficiles,
17:30mais il y en a énormément,
17:32qui sont obligés de...
17:33Déjà, tous ceux qui travaillent dehors,
17:35dans un cas comme ça,
17:36sont tous concernés, évidemment,
17:38par la température.
17:40Moi, je voyais de mon immeuble
17:42des couvreurs.
17:43Qui continuaient à travailler.
17:45Qui travaillaient.
17:46Je me disais,
17:48je ne suis pas chef d'équipe de couvreurs.
17:50Et si j'étais chef d'équipe de couvreurs,
17:52quand même...
17:53Ils seraient à la maison.
17:54Ben oui.
17:55Il y a beaucoup d'employeurs
17:56qui ont choisi
17:57de préserver leurs salariés
18:00en arrêtant un certain nombre de chantiers.
18:02Mais ce qu'a dit Alain Niamel
18:04est parfaitement exact.
18:05Le problème,
18:06c'est qu'un service public,
18:07si on prive les personnes de bus
18:10ou si on prive les personnes de train,
18:11c'est évidemment très difficile.
18:13Mais je voudrais revenir
18:14sur cette question de rafraîchir.
18:16Parce que c'est ça
18:17ce que les Français nous demandent aujourd'hui.
18:19C'est comment est-ce qu'on va pouvoir
18:20rafraîchir tous ces lieux.
18:21Et là aussi,
18:22je voudrais revenir sur le plan clim.
18:24Dire plan clim en un clic,
18:27moi, je suis bien placé pour vous dire
18:2910 ans pour la climatisation des transports
18:32et on n'a fait que deux tiers du chemin.
18:34On n'a fait que deux tiers du chemin
18:35alors même qu'il y avait une autorité politique,
18:38c'était la région Île-de-France,
18:39qui avait mis l'argent sur la table.
18:41Mais il y a la volonté politique
18:44de mettre la clim.
18:45Il y a ensuite les industriels
18:47qui doivent être au rendez-vous.
18:49Aujourd'hui,
18:50on a des pénuries de bus.
18:52On attend 1000 bus climatisés
18:54qui ne sont pas arrivés,
18:56qui ont un an de retard.
18:57Le RERB qui aurait dû être livré,
18:59le nouveau RERB climatisé
19:00qui aurait dû être livré en 2025,
19:02il a quatre ans de retard
19:04parce qu'on a eu des problèmes
19:05avec Alstom.
19:07La ligne du Grand Paris Express 15 Sud
19:09qui sera complètement climatisée,
19:11cette ligne,
19:12elle aurait dû ouvrir en 2025.
19:14On nous l'annonce pour fin 2027.
19:16Donc la vérité,
19:17c'est que c'est du temps long,
19:19le réchauffement climatique.
19:20Ça nécessite de la constance,
19:23ça nécessite une certaine vision
19:24de où on veut aller
19:25et ça nécessite des investissements
19:27qui ne peuvent pas être taris
19:28en cours de route.
19:29C'est aussi quelque chose
19:30qui nous inquiète
19:31parce qu'on voit bien que l'État,
19:32pour résoudre ses problèmes de déficit,
19:34coupe les crédits.
19:35Or aujourd'hui,
19:36on a besoin d'aller beaucoup plus loin
19:38dans ce rafraîchissement
19:39et cette adaptation au réchauffement.
19:41Je reviens à ce qu'on disait
19:42sur ceux qui travaillent
19:43quand il fait extrêmement chaud.
19:45Alain de Véle,
19:45vous disiez,
19:45ce serait les gens que j'ai vus
19:48en train de couvrir,
19:49les couvreurs que j'ai vus
19:50auraient dû rester à la maison.
19:52Marine Tondelier,
19:52la patronne des écologistes,
19:53proposait un congé climatique
19:56jusqu'à cinq jours par an
20:00pour rester à la maison
20:01le jour où il fait trop chaud
20:02ou garder les enfants
20:03plutôt que de les envoyer
20:04au conseil régional d'Île-de-France.
20:06Est-ce que ça vous semble utopique ?
20:08Est-ce que ça vous semble
20:09la moindre des choses ?
20:09Ou est-ce que vous vous situez là-dessus ?
20:11Non, ça me semble démagogique.
20:13Je veux dire,
20:14si on commence à propos de tout,
20:16à dire cinq jours de congé supplémentaire
20:18pour ceci, pour cela,
20:19d'abord,
20:20qui décidera à quel moment
20:21on commence,
20:22si ça doit s'appliquer ou pas s'appliquer,
20:24à qui ça doit s'appliquer ?
20:26Je veux dire,
20:27autant il y a des précautions à prendre,
20:29d'ailleurs,
20:30elles le sont souvent,
20:31mais elles ne le sont pas toujours,
20:32autant il y a des précautions à prendre,
20:34je pense par exemple
20:36à tous les locaux scolaires.
20:39Autant la question,
20:40que moi je me pose à chaque fois
20:42qu'on connaît des difficultés de ce genre,
20:45enfin même des épreuves de ce genre,
20:48c'est le retard que l'on constate
20:52dans l'équipement scolaire
20:54qui à l'heure-là ne va pas se régler
20:56en claquant des doigts en 30 secondes,
20:58c'est du long terme,
21:00mais c'est du long terme
21:00qu'il faut...
21:02C'est ça le problème.
21:03Pour les équipements scolaires
21:05et les questions de climatisation,
21:07c'est du long terme
21:08qu'il faut traiter
21:10avec un sentiment
21:11d'extrême urgence.
21:13Alors,
21:13extrême urgence et long terme,
21:15ça ne paraît pas évident
21:16à concilier comme ça,
21:17mais je pense que là-dessus,
21:20oui,
21:20il y a énormément de choses
21:21à faire très vite,
21:22évidemment.
21:23– Valérie Pécresse.
21:23– Alors,
21:24d'abord sur le congé climatique,
21:27moi je hais
21:27la démagogie
21:28des fausses promesses.
21:29Je hais
21:30quand les hommes
21:30et les femmes politiques
21:31se permettent,
21:32je vous dis,
21:32de dire demain
21:33il y aura la clim
21:34ou bien de dire
21:35on va vous donner
21:35un congé.
21:36– Mais vous dites vous-même
21:37j'ai accueilli
21:37les enfants
21:39qui n'avaient plus classe
21:40au conseil régional,
21:41il y a des employeurs
21:41qui ne le font pas.
21:42– Oui,
21:42mais on les a gardés,
21:44on a organisé
21:45un tour de rôle
21:46et les agents
21:47ont continué à travailler
21:48et sinon,
21:49sans doute,
21:49pour la plupart,
21:50ils ont posé des congés,
21:51mais des vrais congés.
21:52– Pas climatiques.
21:52– Pas climatiques.
21:53Non,
21:54le sujet aujourd'hui
21:56sur les congés climatiques,
21:57c'est que ce serait
21:58fondamentalement
21:59totalement injuste
22:00parce qu'on ne peut pas
22:01se passer
22:02de nos premières lignes.
22:03Donc ça veut dire
22:03que les premières lignes,
22:04eux,
22:05on serait obligé
22:06de les faire venir travailler.
22:07Donc il y aurait
22:08ceux qui pourraient rester,
22:09comme d'habitude,
22:10ceux qui pourraient rester
22:11chez eux,
22:12ceux les cadres,
22:14les employés du tertiaire,
22:15etc.
22:16Et ceux,
22:17les soignants,
22:18les livreurs,
22:19les conducteurs de bus,
22:20tout cela,
22:21les agents de la SNCF
22:22qui ont réparé des rails
22:24et des caténaires
22:24par 40 degrés,
22:25heureusement qu'ils étaient là,
22:26heureusement qu'ils travaillaient.
22:28Donc je trouve que,
22:29voilà,
22:29c'est la démagogie
22:30des fausses promesses,
22:31c'est vraiment
22:32pas à la hauteur.
22:32En revanche,
22:33pour revenir à ce qu'a dit
22:34Alain Duhamel sur l'école,
22:36c'est un gros sujet.
22:37Là,
22:38je dois vous le dire
22:39parce que,
22:39en plus,
22:40vous avez devant vous
22:42quelqu'un qui était
22:44ministre de la Recherche
22:45en 2009.
22:46Et pourquoi je vous parle de ça ?
22:47C'est parce qu'en 2009,
22:48400 chercheurs climatologues
22:50ont saisi,
22:51m'ont saisi,
22:52en tant que ministre,
22:54en disant
22:54les climato-sceptiques,
22:55on n'en peut plus.
22:56Ils sont en train
22:57de bloquer
22:57toutes les mesures
23:01de décarbonation
23:01de la France
23:03qui sont indispensables
23:04pour qu'on baisse
23:05la température,
23:06pour qu'on baisse
23:06la hausse de la température.
23:08Et donc,
23:08les climatologues,
23:09400 m'avaient saisi.
23:10Et à l'époque,
23:11en 2009,
23:12j'ai saisi
23:12l'Académie des sciences.
23:14À l'époque,
23:14vous savez,
23:14il y avait Claude Allais
23:15qui était académicien
23:16des sciences
23:16qui disait
23:17ouvrez la fenêtre,
23:18il fait froid,
23:18il n'y a pas de réchauffement
23:19climatique.
23:20C'était ça la situation.
23:21Et qui était un grand savant
23:22en même temps.
23:22Et qui était un très grand chercheur
23:24et qui était membre
23:25de l'Académie des sciences.
23:26Donc,
23:26il y a eu
23:27cette saisine
23:29de l'Académie des sciences
23:30et l'Académie des sciences,
23:32en 2009,
23:32s'est prononcée
23:33sur l'existence
23:35du réchauffement climatique
23:36et,
23:37deuxième question,
23:38sur le fait
23:38que c'était
23:39l'activité humaine
23:40qui provoquait le réchauffement.
23:41Donc,
23:42c'est,
23:42j'allais dire,
23:42sous mon mandat
23:43que la France a reconnu
23:45l'existence
23:46du réchauffement climatique.
23:47Donc,
23:47moi,
23:47je suis engagée
23:48dans cette cause
23:48depuis toujours.
23:49Je suis une Chirakienne.
23:50Quand Chirak a dit
23:52la maison brûle
23:53et on regarde ailleurs,
23:54j'étais là.
23:55Donc,
23:56le sujet,
23:56pour moi,
23:57c'est,
23:58malgré tout ça,
23:59malgré le fait
23:59que les chercheurs du GIEC
24:01étaient à Paris
24:01il y a quelques mois,
24:02je les ai invités
24:03à la région.
24:04Et je les ai invités
24:04à la région
24:05pour qu'ils parlent
24:05à tous les maires
24:06d'Île-de-France
24:07pour leur dire
24:08faites gaffe,
24:09il faut adapter vos villes
24:10au réchauffement.
24:11Il va falloir peindre
24:11les toits en blanc,
24:12il va falloir revégétaliser
24:14les cours d'école,
24:15il va falloir mettre
24:15des fontaines.
24:16Nous,
24:16on a voté un plan
24:17pour aider les maires
24:18pour faire ça.
24:19Et malgré tout ça,
24:21je reconnais,
24:22je reconnais
24:23que personne
24:23n'avait envisagé
24:25qu'on aurait
24:27si tôt dans l'année
24:28une vague de canicules
24:30si forte,
24:31si vite.
24:32C'est-à-dire qu'en fait,
24:33et je crois que vous pouvez
24:34prendre tous les
24:36j'allais dire
24:37toutes les publications
24:38depuis des années,
24:39personne n'a jamais demandé
24:41la climatisation
24:43des écoles.
24:43Nous,
24:44on était persuadés
24:44que oui,
24:45des vagues de canicules
24:46allaient arriver,
24:46c'est pour ça
24:47qu'on a climatisé
24:48les transports,
24:49mais on pensait
24:50qu'elles seraient
24:50en juillet,
24:51en août,
24:51on ne pensait pas
24:52que ça arriverait
24:52si tôt.
24:53Et là,
24:53aujourd'hui,
24:54on ne peut pas
24:54rester sans réagir.
24:55Moi,
24:55j'ai voté
24:56un fonds d'aide d'urgence
24:57pour les lycées,
24:59j'ai voté
24:59ce fonds
25:00qui peut aussi
25:01servir aux associations
25:02caritatives,
25:03qui peut servir
25:03aux hôpitaux franciliens,
25:05qui peut servir aux communes
25:06pour aller immédiatement
25:07acheter des instruments
25:09de rafraîchissement.
25:10On ne peut pas rester
25:11sans réagir.
25:12Et là où je rejoins
25:13complètement Alain Dumamel,
25:14c'est que la clim,
25:15ça va prendre du temps.
25:17Et d'ailleurs,
25:17ce n'est pas forcément
25:18la seule solution,
25:18la clim.
25:19Est-ce que vous avez entendu
25:20parler de la géothermie
25:21de surface ?
25:21Oui.
25:22Eh bien,
25:22la géothermie de surface,
25:25cette semaine,
25:26nous,
25:26on a déjà financé
25:2740 projets en Ile-de-France
25:28de géothermie de surface.
25:30C'est beaucoup plus écologique
25:31que la clim.
25:31Ça permet d'aller chercher
25:33l'air à 10 mètres de profondeur,
25:35un air frais
25:36qui rafraîchit
25:37à 15 degrés les pièces.
25:38Donc oui,
25:39on va devoir faire
25:40des travaux lourds
25:40et de long terme,
25:42mais il faut rafraîchir.
25:43Et il faut des lieux
25:45de rafraîchissement
25:46dans les lycées,
25:47dans les écoles,
25:48il faudra.
25:49Mais attendez,
25:49celui qui vous promet
25:51qu'on va climatiser
25:52chaque salle de classe
25:53l'année prochaine,
25:55celui-là,
25:55ne l'élisez pas
25:56à la présidentielle.
25:57Surtout ne l'élisez pas.
25:58Sans vouloir être long,
26:01en une phrase,
26:03on savait
26:04qu'il y avait
26:05le risque
26:06de cette accélération.
26:08Mais en règle générale,
26:10on a sous-estimé
26:12le rythme
26:13auquel ça allait se passer.
26:15On savait
26:16qu'il y avait
26:17cette dérive
26:18qui existait
26:18et qui d'ailleurs
26:19continuera par nature.
26:21Mais simplement,
26:23dans beaucoup de domaines,
26:24on a sous-estimé
26:25la rapidité
26:25avec laquelle
26:26ça allait nous tomber
26:27sur le nez.
26:28Moi, je ne crois pas
26:29qu'on ait sous-estimé
26:30la rapidité.
26:31Ça dépend
26:32qui est on.
26:32Oui.
26:33Alors, en tout cas,
26:34en ce qui me concerne...
26:35Ce n'est pas de vous
26:36dont je parlais.
26:36Oui, mais ce qui est...
26:38Moi, ce dont je parlais,
26:40c'est par exemple
26:40des budgets
26:41qui ont été consacrés.
26:43Bien sûr.
26:43Ah bah oui.
26:44Mais nous, à la région,
26:45un euro sur deux
26:46est consacré
26:47à la transition
26:47économique de Pique-Fuel.
26:49Je ne parlais pas de vous
26:49et je ne parlais pas
26:50de la région,
26:51bien que ce soit
26:52une institution déterminante
26:53pour la France,
26:54ni de la région Île-de-France,
26:55bien qu'elle soit exemplaire.
26:57Je parlais
26:58en règle générale.
27:00On avait compris
27:01un certain nombre de choses.
27:02On n'avait pas pressenti
27:04que ça allait...
27:04Valérie Pécresse,
27:06Alain Doamel,
27:06pardon, il nous reste
27:06une dizaine de minutes.
27:07Je voudrais qu'on parle
27:08dans quelques instants.
27:08Bah non, parce qu'on a fait...
27:09Non, mais juste un chiffre
27:10qui est très intéressant.
27:11Alors, un chiffre
27:12et rapidement.
27:1280% des investissements
27:14contre le réchauffement climatique
27:16et pour l'adaptation
27:16sont faits par des collectivités locales.
27:1980% des investissements.
27:20Ça veut dire que les États,
27:21en réalité,
27:22eux, investissent très peu
27:24là-dessus.
27:24Très peu.
27:25Et c'est d'ailleurs
27:25une question qu'on peut poser.
27:27Je voudrais vous entendre
27:28tous les deux
27:28sur ce qui s'est passé
27:29cette semaine à Narbonne,
27:30c'est-à-dire ce drame
27:31absolument terrible
27:32de ce garçon de 17 ans
27:33qui s'appelle Louis
27:34qui a été passé à tabac
27:36laissé pour mort
27:37sur un chantier
27:38par un groupe de 5 jeunes
27:40qui ont également filmé
27:41ce qui s'est passé.
27:42Ce qui, au passage,
27:43a permis aussi
27:43de les retrouver.
27:46Certains y voient
27:46une forme d'ultra-violence
27:48ou d'ensauvagement
27:50de la jeunesse
27:51ou d'une partie de la jeunesse.
27:52Alain Doamel,
27:53est-ce que c'est le cas ?
27:54Écoutez,
27:58ça fait un peu vieux monsieur
28:00de dire
28:01les jeunes adolescents,
28:03etc.
28:04La réalité,
28:05c'est qu'on voit quand même
28:07chez les adolescents,
28:09disons,
28:09entre 10 ans et 15 ans,
28:12une forme de violence
28:13à la fois spectaculaire,
28:15ce qui n'existait pas avant.
28:16Spectaculaire, pourquoi ?
28:17Parce que c'est mis tout de suite
28:18sur les réseaux sociaux.
28:20Ça existait.
28:21Il y a toujours eu
28:22des formes de violences
28:23d'adolescents.
28:24Et localement,
28:25les gens en parlaient.
28:26Mais là,
28:27c'est à chaque fois
28:27la France qui le voit.
28:29Bon,
28:29et ça crée en plus
28:30un climat.
28:31Et que,
28:32par ailleurs,
28:33il y a effectivement
28:34un certain nombre
28:35de cas
28:36où on voit
28:37de jeunes adolescents,
28:40en général,
28:41collectivement,
28:41d'ailleurs,
28:42c'est-à-dire
28:43par petits groupes
28:44qui procèdent
28:45à des formes
28:46de violences
28:47absolument épouvantables.
28:50Et on a une législation,
28:52bien entendu.
28:53Mais la question,
28:54enfin,
28:54je trouve que
28:55il est difficile
28:56de ne pas se poser,
28:57c'est de savoir
28:58si un adolescent
29:00d'aujourd'hui,
29:01disons,
29:01entre 10 ans
29:02et 15 ans,
29:04correspond exactement
29:05à ce qu'était
29:06un adolescent
29:06entre 10 ans
29:07et 15 ans
29:08il y a deux générations.
29:10Moi,
29:10je crois que la réponse
29:11est non.
29:11Et donc,
29:12je crois que
29:13de ce point de vue,
29:14il y a une réglementation,
29:15une législation
29:16qui ne sont pas
29:17forcément adaptées.
29:18Ce que dit la mère
29:19de ce garçon
29:19ce matin
29:20dans les colonnes
29:20du JDD,
29:21au sujet,
29:22il y a plusieurs,
29:23une partie de ceux
29:24qui l'ont agressé
29:25qui sont majeurs
29:26et il y en a deux
29:27qui ont 17 ans.
29:28La mère dit
29:28qu'ils doivent être jugés
29:30comme des majeurs
29:31en parlant de ces enfants
29:32de 17 ans.
29:32Quand on tue
29:33comme un homme,
29:33on paye comme un homme.
29:35De toute façon,
29:36le juge
29:37peut tout à fait
29:38écarter l'excuse
29:39de minorité
29:40dans ces cas-là
29:40et il le fait
29:42de plus en plus fréquemment
29:43parce que la vérité,
29:44c'est qu'on assiste
29:47et l'Ile-de-France
29:47malheureusement
29:48est en première ligne
29:49parce que soit
29:49Elias,
29:49on s'en souvient
29:50l'an dernier.
29:51Oh mais Elias
29:52est un cas emblématique.
29:52Elias,
29:53c'est ce petit garçon
29:53qui a été fait à la machette
29:54à la sortie de son match.
29:55Elias est un cas très emblématique
29:57de dysfonctionnement
29:57de l'autorité judiciaire
29:59et c'est pour ça
30:00que c'est un cas
30:00qui a énormément ému.
30:03Mais au-delà
30:04du cas d'Elias,
30:05l'Ile-de-France
30:06concentre à peu près
30:0770% des rixes de bande
30:09de toute la France.
30:10Et ces rixes,
30:11on les voit monter
30:12de plus en plus
30:13et le problème qu'on a,
30:14c'est la recrudescence
30:15des armes blanches
30:16aujourd'hui
30:17qui sont un fléau
30:19contre lequel
30:19on doit lutter
30:20mais avec des armes nouvelles,
30:23je pense,
30:23des armes législatives nouvelles.
30:25Et oui,
30:26il faut absolument
30:27qu'on s'attaque
30:28à cette question
30:28de l'ultra-violence.
30:29Et il y a deux choses
30:30qui ont aggravé
30:30l'ultra-violence des jeunes.
30:32Le Covid,
30:33parce que c'est une génération
30:34qui a été confinée
30:35et ce confinement
30:38les a enfermés
30:39sur les réseaux sociaux.
30:40C'est le deuxième facteur.
30:41Les réseaux sociaux
30:42accentuent le phénomène
30:43de bande,
30:44de harcèlement,
30:45de rixes,
30:46de violence.
30:46Et donc ?
30:47Donc, il faut qu'on lutte.
30:48Il faut qu'on lutte
30:49à la fois au plus près,
30:51d'abord en sanctuarisant
30:52les établissements scolaires,
30:54ce que nous essayons
30:54de faire à la région
30:55parce que c'est souvent
30:57dans les établissements scolaires
30:58que les choses se nouent,
30:59mais aussi dans la rue.
31:00Et il faut des sanctions
31:01qui soient à la hauteur
31:02et des sanctions
31:03dès le premier délit.
31:04Parce que le vrai problème
31:05aujourd'hui,
31:06c'est que les premiers délits,
31:07on dit
31:08« Ah, ben c'est des délits mineurs ! »
31:09Et en fait,
31:10vous savez,
31:11vous connaissez le dicton
31:12« Qui vole un œuf,
31:12vole un bœuf ! »
31:13À un moment donné,
31:14si on ne sanctionne pas
31:15les primo-délinquants
31:17en impliquant les parents,
31:18ça aussi,
31:19c'est pas tabou.
31:20Alors on me dit souvent
31:20« Ah oui, mais souvent
31:22ils n'ont pas de père ! »
31:24Alors je dis
31:24« Ben ils n'ont pas de père,
31:25comment ça ? »
31:25Le père,
31:26il est bien quelque part !
31:28Il n'a pas disparu !
31:29Enfin,
31:30on peut peut-être
31:30aller le rechercher quand même !
31:32Donc le sujet,
31:33c'est d'impliquer les parents
31:34et de les impliquer
31:35y compris financièrement.
31:36Parce qu'à un moment donné,
31:38il faut que chaque premier acte
31:40de délinquance
31:41soit sanctionné.
31:42J'ai vu les violences
31:45le soir de la victoire du PSG,
31:47c'est inacceptable !
31:49Mais dès qu'on prend un caillou
31:50et qu'on le jette,
31:51on devrait pouvoir avoir
31:52une amende
31:52et une amende très sévère !
31:54Et au-delà,
31:55évidemment,
31:56si on blesse quelqu'un,
31:56après ça devient du pénal
31:57et c'est beaucoup plus grave.
31:58Mais je pense que le problème,
31:59c'est que les petits actes
32:00de délinquance,
32:01on ne les sanctionne pas assez
32:03et pas assez vite.
32:04Pécresse,
32:04Alain Dommel,
32:05la présidentielle.
32:05Valérie Pécresse,
32:06qui est face à vous ce soir,
32:07Alain Dommel soutient Bruno Retailleau.
32:09Elle était,
32:10après avoir porté
32:10les couleurs des Républicains
32:11à la dernière élection,
32:13elle était à son meeting
32:14de lancement de campagne
32:15il y a quelques jours.
32:16Est-ce qu'elle a choisi
32:16le bon candidat ?
32:19Pour gagner, hein ?
32:20Oui, oui,
32:20je l'entends bien.
32:21C'était sous-entendu
32:21de ma question.
32:22Un petit peu tôt
32:23pour dire qui est le bon candidat
32:24dans la mesure
32:25où on ne sait pas encore
32:26qui sera vraiment candidat.
32:28On sait très bien
32:28que c'est à partir de septembre
32:30que les choses vont se cristalliser.
32:31Donc savoir qui sera candidat...
32:32Donc il est possible
32:33qu'elle n'ait pas choisi le bon.
32:34Mais de toute façon,
32:36même chez les Républicains,
32:38il y a plusieurs hypothèses
32:40et disons dans la droite
32:42de gouvernement,
32:43comme on disait classiquement,
32:44il y a plusieurs hypothèses
32:45qui existent.
32:46Et il y a ces hypothèses,
32:48il y a plusieurs candidats
32:49qui sont tout à fait honorables
32:51et de bon niveau.
32:53Il y en a au moins
32:54trois ou quatre, en tout cas.
32:55Gabriel Attal,
32:56Édouard Philippe,
32:57Bruno Rotaillot...
32:58Par exemple,
33:00si, si,
33:01il y en a d'autres.
33:01J'oublie qui ?
33:02Je ne sais pas,
33:03moi, le maire de Cannes...
33:04Ah, David Islar, oui.
33:05En tout cas,
33:06c'est un bon maire.
33:06Je ne sais pas
33:07si ce serait un bon candidat,
33:08mais c'est un bon maire.
33:09Bon,
33:12d'abord,
33:13c'est normal
33:13qu'il y ait plusieurs candidats
33:14au stade où on en est,
33:15plusieurs candidats potentiels.
33:18Ensuite,
33:20je ne m'en fais pas tellement
33:22pour savoir
33:23s'il y aura
33:24de ce côté-là,
33:25dans cette famille-là,
33:26plusieurs candidats
33:27en même temps.
33:28Il y aura des candidats
33:29indépendants,
33:30comme par exemple,
33:31vous avez Bertrand.
33:34Il y aura
33:34un candidat
33:36officiel,
33:37par exemple,
33:38des Républicains.
33:39Mais en revanche,
33:40et ça va être ça
33:41le véritable problème,
33:43c'est qu'il va y avoir
33:44un candidat
33:45tout à fait honorable
33:46et tout à fait logique
33:48des Républicains,
33:49un candidat
33:50tout à fait honorable
33:50et tout à fait logique
33:52des centristes,
33:52un candidat
33:53tout à fait normal,
33:55etc.,
33:55des Macronistes,
33:56etc.,
33:57et que la majorité,
33:59on ne peut même pas
34:00parler de majorité.
34:01Mais disons que
34:02la droite de gouvernement
34:03va se retrouver,
34:04en tout cas pendant
34:04une phase trop longue
34:06et à mes yeux
34:07extrêmement dangereuse,
34:08avec au moins
34:09trois,
34:10et je pense plus,
34:12de candidats déclarés.
34:14et que ça,
34:16dans la période
34:17où on se trouve,
34:19avec une extrême-gauche
34:20très puissante
34:21et une extrême-droite
34:21très puissante,
34:24je dirais que,
34:25à mes yeux,
34:26ça n'est pas le comble
34:26de l'intelligence politique.
34:28Vous voyez,
34:28quand il y a
34:29et à l'extrême-gauche
34:30et à l'extrême-droite
34:31des candidats
34:33puissants,
34:35populaires,
34:36et en tête
34:37dans des sondages,
34:39tout ce qui ressemble
34:40à de la fragmentation,
34:43c'est un handicap
34:45qu'on s'inflige.
34:49Moi,
34:49j'ai plusieurs inquiétudes.
34:51La première,
34:52c'est évidemment
34:52qu'on a échappé
34:54deux fois
34:55à un deuxième tour
34:57Mélenchon-Le Pen,
34:58mais voilà,
35:01au dernier moment,
35:03franchement,
35:05on ne peut pas
35:06leur donner
35:06les clés du pays.
35:07C'est absolument impossible.
35:08Ils le mettraient
35:09en faillite
35:10tous les deux.
35:10Ils n'ont aucune
35:11des solutions
35:12qu'il faut
35:12pour gérer
35:14la crise de la dette,
35:16la crise migratoire,
35:18les problèmes
35:18de sécurité
35:19dont on vient parler,
35:20les dysfonctionnements
35:21des services publics.
35:21Vous pourriez dire
35:23la même chose
35:23en soutenant
35:25Gabriel Attal
35:25ou Edouard Philippe ?
35:26Non, non,
35:26mais le sujet,
35:28Bruno Retailleau...
35:29Pour dire les choses
35:29de manière très calme,
35:31est-ce que vous pouvez dire
35:32de façon très tranquille
35:33ce soir,
35:34mon choix
35:34de soutenir
35:35Bruno Retailleau
35:36est parfaitement
35:37irrévocable ?
35:38Je ne changerai
35:39jamais d'avis,
35:40quelle que soit la situation.
35:41J'y étais très claire.
35:42Attendez, pardon.
35:44Où est-ce que Valérie Pécresse
35:45pourrait dire
35:46je peux déjà vous dire
35:47que dans notre camp,
35:49son camp,
35:50c'est le meilleur ?
35:51Moi, ce que je peux vous dire...
35:52C'est le meilleur ?
35:53D'abord, excusez-moi,
35:55vous avez vos questions,
35:56j'ai mes réponses.
35:57Ah oui, là oui !
35:58Elle n'est pas très compliquée
35:59la question.
35:59Non, mais la première question,
36:00c'est d'abord
36:01quel projet pour la France ?
36:02Moi, je crois que le seul projet
36:03qui redressera la France aujourd'hui,
36:05c'est un projet de droite.
36:06Parce que les solutions
36:07aujourd'hui au problème du pays
36:09sont des solutions
36:10qui appellent
36:10à remettre de l'ordre
36:11aux frontières,
36:12de l'ordre dans la rue,
36:13de l'ordre dans les comptes.
36:14Bon, et donc,
36:15si on dit ça,
36:16le parti de l'ordre,
36:17c'est la droite.
36:18Alors, moi, je crois
36:19que c'est nos solutions
36:19qui sont les bonnes.
36:21Bruno Retailleau,
36:22aujourd'hui,
36:22il est le candidat légitime
36:23des Républicains.
36:25Ça aurait été idéal
36:26d'avoir une primaire.
36:27Ça aurait été idéal
36:28d'avoir une primaire au printemps.
36:29Je l'ai appelé de mes voeux.
36:31Nous sommes nombreux
36:31à l'avoir appelé de nos voeux.
36:33Personne n'en a voulu.
36:34Donc, si personne
36:35ne venait d'une primaire,
36:36à un moment donné,
36:37il y a quelque chose
36:38qui s'appelle
36:38le parti politique.
36:39Le parti politique
36:40est là pour exprimer
36:42les suffrages.
36:43Bruno a été désigné.
36:44Les autres auraient pu
36:46candidater.
36:47Personne ne les en a empêchés.
36:48Donc, on a un candidat légitime.
36:50Je ne veux pas faire la cassandre.
36:51Mais je sais ce que c'est
36:52que de ne pas avoir d'oxygène
36:54dans une campagne.
36:55Je sais ce que c'est
36:56que l'air qui se raréfie...
36:56Vous ne lui ferez pas
36:56ce que vous a fait la dernière fois ?
36:58L'air qui se raréfie
36:59parce qu'il y a trop de candidats,
37:01je l'ai vécu, moi.
37:02Donc, le sujet,
37:03aujourd'hui,
37:04c'est qu'il faut
37:05un seul candidat
37:06de la droite et du centre
37:07portant un programme
37:08de droite
37:09qui résolve les problèmes,
37:10qui tourne la page
37:11du macronisme
37:12dans ses défauts
37:14qui sont quand même
37:15flagrants aujourd'hui
37:15pour les Français.
37:16Et ce candidat,
37:17il faudra le déterminer
37:18à l'automne.
37:19Voilà.
37:19Il faudra le déterminer
37:20à l'automne.
37:20Alors, d'abord,
37:21il faut un candidat unique
37:22du centre et de la droite.
37:23On peut en discuter.
37:24Si déjà, il n'y avait
37:25qu'un candidat de la droite
37:27et un candidat du centre...
37:29Où mettez-vous
37:30Édouard Philippe ?
37:31Attendez.
37:32À droite,
37:33comme il se met lui-même,
37:34il le dit.
37:35Il le dit.
37:36Il est sans équivoque là-dessus.
37:37Si, si, il le dit.
37:38Oui, oui, non, non.
37:39Il dit,
37:39je suis un homme de droite.
37:40C'est ça.
37:42Moi, je partage votre sentiment
37:43s'il n'est pas partagé
37:44par tout le monde
37:45à droite, encore.
37:46Oui, ça, évidemment,
37:48dans une période pré-électorale,
37:50c'est inévitable.
37:51Mais on sait qu'il y aura
37:55un candidat très à gauche
37:57qui sera Jean-Luc Mélenchon,
37:59qui aura un candidat très à droite,
38:03plus ou moins très à droite,
38:05dans un style différent,
38:07mais enfin qui sortira
38:08du Rassemblement national.
38:10Et si, il y aura un candidat
38:12du centre-gauche, etc.
38:14Mais si, au sein du centre
38:16et de la droite,
38:17il y a plus,
38:18ce que je dis est assez modeste,
38:20s'il y a plus de deux candidats,
38:22parce qu'il y en aura au moins deux,
38:23centre et droite,
38:24s'il y en a plus de deux,
38:26disons qu'ils font ce qu'ils peuvent
38:28pour être battus.
38:29Mais je partage totalement
38:31votre opinion,
38:31sauf quand vous dites
38:32très à droite pour Bardella
38:34et très à gauche pour Mélenchon,
38:35moi, je dis les mots
38:36extrême droite, extrême gauche.
38:38Et si je prends la canicule,
38:39il y a ceux qui niaient
38:41le réchauffement climatique
38:41et il y a ceux qui ne veulent pas la clim.
38:43Eh bien, nous,
38:43on propose une autre voie.
38:45Merci.
38:46Du coup, c'est le meilleur
38:46pour le Rotaï ou pas ?
38:48Écoutez, il représente
38:49les Républicains,
38:49il est légitime,
38:50il a une parole forte
38:51et c'est pour ça
38:52que je soutiens sa démarche.
38:53Je repose la question d'Alain,
38:54c'est pas la mienne.
38:55Je soutiens sa démarche.
38:57Sans pouvoir dire
38:58que c'est le meilleur.
38:58Mais en disant qu'à la fin,
39:00il faudra qu'on n'en ait qu'un seul
39:01et donc il faudra choisir
39:03celui qui est le mieux placé
39:04pour porter la valeur de la droite.
39:04En espérant que c'est le meilleur.
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