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L'actualité du jour décryptée en plateau par Elodie Huchard avec les journalistes et les invités, tous les dimanches de 15h à 16h, dans #60MinutesInfo

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00:00La tour de contrôle. Mais les conversations radio, dans ce cas-là, avec ces petits avions, avec la tour, ne
00:06sont pas enregistrées.
00:07Elles sont au moment du roulage, au moment du feu vert, du décollage, et la tour dit bon, on vole,
00:14et après ça s'arrête, elles ne sont pas enregistrées.
00:16Et donc, il n'y a pas de boîte noire. Pourquoi ? C'est des normes internationales.
00:20On a des boîtes noires lorsque la capacité de transport est supérieure à 19 passagers.
00:25Voilà, c'est tout. C'est juste un problème réglementaire. Et peut-être qu'un jour, on imposera les boîtes
00:32noires pour tous les types d'appareils, même les petits avareils, les quatre places.
00:35Donc, l'enquête va être un petit peu plus longue. Mais l'enquête, ça va être d'abord les témoignages.
00:40On est sur un aéroport. Vous voyez, c'est un aéroport. Il y a des vols de particuliers. Il y
00:49a des propriétaires d'avions.
00:50Donc, il y a des témoins. Vous imaginez bien que c'est des infirmiers. Peut-être leur famille était là
00:55pour leur premier vol.
00:56Et donc, aussitôt, on filme, on prend. Donc, tous ces éléments vont être rassemblés par le groupement de change d
01:05'arborie aérienne qui va centraliser l'enquête.
01:07Il y a les témoignages et il y a l'enquête après sur les pièces, la position des gouvernes avec
01:13tous les morceaux que l'on a.
01:14Et vraisemblablement, après, minutieusement, on va ramasser les morceaux de l'appareil et les emmener dans un hangar où on
01:21va essayer de le reconstituer.
01:23Donc, à moins qu'on découvre très rapidement, on le souhaite.
01:27Ça va prendre tout de même plusieurs semaines pour avoir la cause avec le BEA accident, évidemment.
01:33Dernière question, Michel, parce qu'on avait le plan de vol et on va le remontrer pour nos téléspectateurs.
01:38Donc, des rotations qui ont été effectuées par l'avion avant ce drame.
01:44Et Pierre Crépy, qui est à la rédaction, a comparé justement ce plan de vol avec d'autres vols.
01:51Et il semblerait que les boucles que fait cet avion ressemblent au trajet normal.
01:56Est-ce qu'on doit comprendre qu'au début du vol, les choses se sont déroulées normalement ?
02:02Du coup, c'est ça qu'on doit comprendre ?
02:04Voilà, la seule chose que moi j'ai accès, si vous voulez, c'est le plus haut bureau.
02:08Mais on voit bien sur Flightradar, il est bien aligné sur la piste, on le voit se déplacer sur la
02:14piste.
02:14Après, il faut avoir avec le radar la verticalité.
02:18Et on voit sur le Flightradar, il arrive presque au bout de la piste et il dégage sur la gauche,
02:24ce qui est tout à fait normal pour la visibilité, pour la position du pilote.
02:30Parce que s'il se penche, l'aile est relevée et il ne voit pas le sol.
02:33Et c'est à ce moment-là que ça disparaît de l'écran radar.
02:36C'est-à-dire qu'au bout de quelques secondes, boum, il tombe.
02:38Et il est tombé très très très près du bout de piste, à quelques mètres, vous avez vu, des avionations.
02:46C'est-à-dire que le pilote, vu cela, n'avait pas les commandes et ne pouvait pas réagir.
02:53On n'a pas eu le temps de réagir.
02:55Et c'est pour ça que moi ça me fait penser à un décrochage.
02:57Et le décrochage me fait penser à la perte de vitesse.
02:59Et si j'ai la perte de vitesse, ça tourne autour de la force motrice.
03:03Parce qu'on ne pleine pas.
03:05On est à la limite en phase de décollage en pleine poussée.
03:08Ça tourne autour de la turbine.
03:10Et donc la turbine, problème mécanique, c'est rare, vraiment exceptionnel.
03:15Et surtout, on va regarder les carnets de maintenance, bien entendu.
03:19Mais surtout, je suis sur le problème de carburant et du robinet du carburant.
03:25Merci beaucoup, Michel.
03:26Si vous le voulez bien, on va se rendre sur le terrain.
03:28On va rejoindre Pauline Trevzer.
03:29Je vous propose de vous reprendre dans quelques minutes, si vous êtes disponible, Michel.
03:33Parce que j'ai encore pas mal de questions à vous poser.
03:36Mais je voudrais évidemment qu'on se rende sans plus tarder sur le terrain, sur les images.
03:40Ce sont des images en direct de Tomblaine, cette ville de Meurthe-et-Moselle.
03:45où a eu lieu malheureusement ce crash d'avion.
03:48Et vous voyez toujours évidemment les forces de secours et les enquêteurs qui sont déjà mobilisés.
03:55Parce qu'évidemment, l'enquête a déjà débuté.
03:58Et sur place, on retrouve Pauline Trevzer.
04:00Pauline, merci d'être de nouveau avec nous dans cette zone.
04:04Donc évidemment, où il n'y a plus que les enquêteurs qui peuvent pénétrer pour préserver cette scène, évidemment.
04:11Oui, tout à fait, Elodie, le périmètre est bouclé.
04:15Car c'est juste derrière moi que ce petit avion s'est crashé ce matin, peu avant midi.
04:22Cet avion qui serait parti de l'aérodrome des Sélénanciers à seulement quelques mètres d'ici du lieu du crash.
04:31Et vous voyez sur ces images ce chapitre blanc où l'avion s'est crashé à quelques mètres seulement des
04:39maisons.
04:40car c'est une zone pavillonnaire.
04:42Alors vous imaginez le choc pour ces habitants de Tomblène avec cette détonation qu'ils ont entendu un peu plus
04:49tôt.
04:49S'il n'y a pas de victime collatérale.
04:52Et bien les habitants sont extrêmement choqués.
04:55Il y a d'ailleurs une cellule qui a été mise en place pour ces habitants.
04:58Alors ce que l'on sait pour le moment, c'est qu'il y a donc 11 décès, 5 moniteurs
05:04qui sont décédés avec 5 élèves et un pilote chevronné.
05:08Selon nos confers de l'Est républicain, la presse régionale, 3 personnes auraient été éjectées après le crash.
05:17Et selon la préfecture, il s'agirait d'un crash à la verticale.
05:22L'avion aurait donc piqué à la verticale.
05:25Alors ce périmètre bouclé avec un important dispositif sur place, la DIPN, la PJ Nancy-N.
05:34Et tout à l'heure, le préfet a affirmé que l'enquête devrait être confiée à la section de recherche
05:40de Paris.
05:41Dans quelques heures, le ministre de l'Intérieur et le ministre des Transports, Philippe Tabarro, devraient se rendre sur place.
05:49Merci beaucoup pour toutes ces informations, Pauline Trevzer.
05:52Et vous venez de mentionner effectivement Philippe Tabarro, ministre des Transports.
05:55On va regarder sa réaction.
05:57Le ministre qui est en route avec le ministre de l'Intérieur, justement, pour Tomblène, qui disait ceci.
06:03Terrible drame en Meurthe-et-Moselle où un avion transportant des participants à une activité de saut en parachute s
06:09'est écrasé au niveau de Tomblène.
06:10Le bilan humain est particulièrement lourd.
06:12Onze personnes ont perdu la vie.
06:14J'adresse mes plus sincères condoléances à leurs proches.
06:16Je me rends sur place cet après-midi avec Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
06:20C'est vrai, Bernard Cohen-Haddad, que ces visites ministérielles sont aussi l'occasion de dire que l'État, que
06:26le gouvernement est aux côtés de ces familles qui sont endeuillées.
06:29Et puis, c'est aussi un moyen pour ces ministres de récupérer très rapidement les éléments.
06:34L'accident a eu lieu à 11h25, je le rappelle.
06:36Ils seront sur place à 17h40, mais on laisse aussi, dans ces cas-là, l'enquête se dérouler, en tout
06:41cas débuter,
06:42avant, évidemment, de ne déranger les forces de secours et d'enquête.
06:47Oui, c'est tout à fait important que les ministres en charge marquent la solidarité nationale de notre pays vis
06:56-à-vis des familles endeuillées
06:57et qu'elles soient là aussi pour faire un petit peu le point sur l'enquête qui a été diligentée
07:04depuis ce matin, la fin de matinée, par le préfet.
07:07Parce que c'est le préfet du département qui coordonne, ça a été rappelé tout à l'heure par Célabiot,
07:11à travers la cellule opérationnelle,
07:14l'ensemble des services.
07:15Tout ça, ça ne part pas dans tous les sens.
07:18Le préfet qui représente l'État s'occupe de la gendarmerie, s'occupe aussi des services médicaux,
07:24s'occupe aussi des liens avec l'aviation civile, puisque, en tout cas, si ce n'est l'aviation civile,
07:28en tout cas, les services de l'aéroport,
07:30l'ensemble des élus territoriaux, régionaux, départementaux,
07:34et puis aussi avec les services de police et de gendarmerie, là c'est plutôt la gendarmerie,
07:39essaie de mener l'enquête pour récolter le maximum d'éléments et d'informations
07:44avant que les préfets et le ministre s'est validé par le préfet.
07:49Ça servira de débriefing auprès et de briefing au ministre de l'Intérieur et au ministre de l'Amport,
07:56qui eux-mêmes sont là pour faire avancer l'enquête,
08:00puisque c'est une urgence de chacun de connaître,
08:03et particulièrement pour les familles des victimes, ce qui s'est passé.
08:06Justement, vous avez mentionné le rôle du préfet qui était sur place, évidemment,
08:10dès qu'il a appris cette nouvelle.
08:12Le préfet qui, très vite d'ailleurs, demeure Témoselle, Célia Barotte,
08:15a annoncé qu'il avait activé le centre opérationnel départemental.
08:19En quoi cela consiste ?
08:20Pour faire simple, c'est un outil de gestion de crise à disposition du préfet,
08:25qui est activé lorsqu'un événement majeur a lieu dans le département,
08:29comme un accident d'ampleur, c'est le cas aujourd'hui.
08:32Ce centre opérationnel est situé au sein de la préfecture du département,
08:37dans lequel a lieu l'accident.
08:40Des salles sont équipées en permanence pour permettre une activation immédiate en cas de crise.
08:45Présidé par le préfet de département, directeur des opérations de secours,
08:49il assure la conduite et la coordination des opérations de secours ou de sécurité publique.
08:55Ce centre opérationnel départemental rassemble l'ensemble également des acteurs de la sécurité civile,
09:01de la police nationale, de la gendarmerie nationale,
09:04des services de l'État concerné, des représentants des collectivités.
09:07Chaque service collecte les informations qui remontent du terrain
09:11pour permettre au préfet de prendre les bonnes décisions en fonction de la situation.
09:16Alors sur place, on retrouve bien sûr des brigades de gendarmerie,
09:19des effectifs également de police, il y a aussi les équipes de secours,
09:24et bien évidemment des inspecteurs, des techniciens d'identification criminelle
09:31et des enquêteurs en aéronautique.
09:33Ils sont déployés pour faire la lumière sur cet accident, pour comprendre les circonstances,
09:38mais aussi pour accompagner l'ensemble des témoins et aussi des proches des victimes qui étaient sur place.
09:43Merci beaucoup pour toutes ces informations.
09:46Célia, il est 15h30 sur CNews depuis une heure et demie.
09:50Vous suivez avec nous cette émission spéciale consacrée malheureusement à ce drame,
09:54ce crash d'avion en meurtre.
09:56Meurthe-et-Moselle qui a causé la mort de 11 personnes.
09:59Audrey Berthaud, merci de nous avoir rejoint de nouveau.
10:02De quelles informations dispose-t-on à 15h30 précisément ?
10:06Oui Elodie, alors je rappelle que ces 11 personnes sont décédées dans le crash d'un avion civil
10:11lors d'un baptême de parachutisme.
10:14Baptême de parachutisme qui a eu lieu à proximité de l'aérodrome de Nancy-Essay.
10:19Selon le préfet de Meurthe-et-Moselle, c'est l'un des accidents d'aviation légère les plus meurtriers.
10:24En France, les victimes sont 5 moniteurs, 5 élèves et le pilote.
10:29Les élèves étaient un groupe d'infirmiers libéraux.
10:32L'avion de type Pilatus, selon son immatriculation allemande, avait décollé de Nancy-Essay.
10:39L'accident s'est produit à 11h25 précisément au sud de l'aérodrome.
10:43Toutes les personnes à bord sont donc décédées.
10:45Il n'y a pas de victime collatérale, a précisé le préfet.
10:49L'engin s'est écrasé sur une zone herbeuse à proximité de la piste,
10:53non loin d'une zone d'habitation et de deux routes.
10:56Nous avons, avec l'ensemble des acteurs des services de secours
10:59et tous les élus qui m'entourent, une pensée pour les victimes et pour leurs proches,
11:03a déclaré le préfet.
11:05Une cellule d'urgence médico-psychologique est en train de prendre en charge
11:09plusieurs proches des victimes qui étaient présentes sur l'aérodrome au moment de l'accident
11:13ainsi que des témoins de l'accident.
11:15Nous attendons l'intervention des services de l'identité judiciaire
11:19pour procéder au constat d'usage.
11:21C'est également ce qu'a précisé le préfet de Meurthe-et-Moselle.
11:24Laurent Nunez doit se rendre sur place ainsi que Philippe Tabarro,
11:29le ministre des Transports.
11:30Je pense qu'ils doivent arriver en fin d'après-midi selon leur entourage.
11:35J'ajoute également que les effectifs devraient augmenter au fil des heures.
11:40C'est ce qu'a précisé la gendarmerie.
11:41L'incident qui a nécessité l'intervention de 50 pompiers avec 25 engins pour le moment.
11:48Les services de police sont également mobilisés en masse
11:51ainsi que l'association de sécurité civile.
11:55Et j'ajoute enfin que la police a appelé sur le réseau social X
11:58à éviter impérativement le secteur
12:00et a appelé aux personnes de ne pas se rendre sur place
12:04afin de laisser bien sûr l'accès libre aux secours et aux forces de l'ordre.
12:08Merci pour toutes ces dernières informations Audrey Berthaud.
12:11Et effectivement l'arrivée des deux ministres,
12:14Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, et Philippe Tabarro,
12:16ministre des Transports, est prévu à 17h40 sur cet aéroport de Nancy-Essay.
12:22Ensuite ils feront un point sur la situation,
12:25bien sûr avec les effectifs mobilisés au poste de commandement.
12:28Ce poste de commandement, vous le voyez précisément sur l'image,
12:32c'est ce camion avec le sigle PC.
12:35On le voit malheureusement sur tout ce type de catastrophes,
12:38cet endroit où on récolte les premières informations
12:40et où en général les ministres sont accueillis,
12:43quelle que soit la catastrophe, un crash d'avion ou un incendie,
12:46c'est les mêmes dispositifs qui sont déployés.
12:49Ensuite les ministres vont saluer les effectifs engagés.
12:52Célia comme Audrey nous ont rappelé toutes les forces
12:55qui sont actuellement sur le terrain.
12:57Et puis les deux ministres qui s'exprimeront à la presse,
13:00ils auront préalablement recueilli toutes les informations nécessaires
13:04et donc qu'ils donneront les dernières informations
13:06dont ils disposent à ce moment-là,
13:08même si évidemment ils seront encore sans doute très prudents.
13:11Ces ministres, l'accident je vous le rappelle a eu lieu à 11h25,
13:14ils seront là à 17h40, c'est évidemment bientôt
13:17pour tirer un certain nombre de conséquences et de conclusions.
13:23Nous sommes maintenant avec Pierre-Yves Eugène.
13:25Bonjour et merci d'être avec nous.
13:27Vous êtes président du syndicat national des parachutistes.
13:30D'abord permettez-moi de vous adresser toutes nos condoléances
13:34puisque ce sont cinq d'entre vous, cinq moniteurs
13:37qui ont perdu la vie aujourd'hui avec cinq élèves.
13:42On imagine l'émotion évidemment d'abord qui est la vôtre
13:46et qui est celle de tous les amoureux finalement du parachute
13:49et de tous ceux qui font vivre cette discipline.
13:53C'est exact, surtout que dans un des moniteurs
13:56qui était à présent mort, il était parmi nous en Vendée
13:59il y a une petite semaine.
14:02Est-ce que justement vous savez un peu plus,
14:05vous parlez d'une personne qui était sur place,
14:07quel était son parcours ?
14:08Est-ce que vous avez pu identifier les cinq moniteurs
14:11malheureusement qui ont perdu la vie ce matin ?
14:15Oui, je connais les noms mais je vais laisser la police
14:17à l'enquête judiciaire avancer avant de...
14:21par exemple de donner des noms en peinture.
14:24Non, non, pas évidemment en peinture,
14:25c'est plutôt pour savoir si c'est des personnes
14:27qui avaient l'habitude de participer à ce genre de vol.
14:30On nous parle par exemple d'un pilote chevronné,
14:32j'imagine que les moniteurs l'étaient également.
14:36Alors, ce qu'il faut savoir c'est que pour emmener des gens
14:39en bi-place en France, que ce soit dans la filière sportive
14:43ou la filière de l'aviation civile,
14:45il faut un parcours assez élevé,
14:48il faut au minimum mille sauts passer des formations certifiantes
14:51donc ce n'est pas n'importe qui qui se déclare un jour
14:53en capacité d'emmener quelqu'un en jeu qui est bon.
14:56Comment justement on se prépare,
14:59on est formé y compris à une potentielle avarie ?
15:02J'imagine qu'évidemment pour tout ce qui concerne
15:04le vol en parachute, c'est une autre dimension.
15:06Comment ces moniteurs sont formés
15:08et se préparent à ce qu'ils puissent y avoir
15:10un jour un problème en vol ?
15:14Alors, je vais vous arrêter sur cette...
15:18Ce n'est pas du tout un accident de parachutisme,
15:20il ne faut pas tout confondre.
15:23Là, on est à...
15:24J'ai dit justement comment on se prépare
15:25à un problème en vol.
15:26Je n'ai absolument pas dit qu'il y avait un problème
15:28de parachutisme sur cet accident.
15:31Vous ne parlez que des parachutistes qui sont à bord.
15:34Là, aujourd'hui, ce qu'il faut bien comprendre,
15:35c'est que c'est un accident d'avion.
15:36Il y a une enquête judiciaire qui est ouverte.
15:39Il y a le bureau enquête et analyse de l'État
15:42qui est en route.
15:43Et il va y avoir une enquête assez longue
15:46pour savoir si tout est en conformité
15:48avec l'EROPS 965.
15:51C'est un règlement qui a été évité par l'EASA.
15:54Donc, il faut, comme je le vois dans beaucoup de plateaux,
15:59arrêter de supputer tout n'importe quoi.
16:01Là, je viens d'entendre que l'avion avait fait
16:03une panne moteur au décollage
16:05et que subitement, il était parti en descente à Piquet.
16:08C'est tout ou n'importe quoi.
16:09Moi, cet avion, je le connais bien.
16:11J'en ai à peu près mille heures.
16:12À l'époque des pistes, personne n'a jamais ni assuré
16:15ce qui s'était passé.
16:16Effectivement, pardonnez-moi, je vous interroge
16:17plutôt sur le côté parachutiste
16:18parce qu'on a beaucoup entendu des spécialistes de l'aérien.
16:21Vous êtes le premier spécialiste des parachutes
16:23et vous représentez ce syndicat.
16:24C'est pour ça que je me suis permis, évidemment,
16:26de vous interpeller plutôt sur ce sujet.
16:27Mais je vous écoute.
16:30Il n'y a, à l'heure actuelle, rien à dire
16:33du point de vue parachutiste.
16:35C'est un accident d'avion
16:37et il faut laisser l'État faire son enquête.
16:41Eh bien, merci beaucoup.
16:44Je ne veux pas vous embêter plus longtemps
16:45parce qu'effectivement, on voulait aussi
16:47parler un petit peu du monde du parachutisme.
16:50Mais je voudrais qu'on se repose aussi
16:52cette question maintenant
16:53de la cellule psychologique, Bernard Kouenadad.
16:56Parce qu'on imagine bien qu'elle va s'adresser
16:58à deux types, entre guillemets, de personnes.
17:00C'est-à-dire les témoins qui, par exemple,
17:03ces personnes, on le voit sur ces images,
17:04qui peuvent habiter dans ces maisons.
17:06Ceux qui sont, parce que Jonathan nous le rappelait,
17:08aux alentours des aérodromes,
17:10il y a beaucoup de personnes qui regardent,
17:11notamment le dimanche, ce qui peut se passer.
17:13Et puis, malheureusement, des personnes concernées
17:15encore plus directement
17:18qui sont les proches des victimes
17:21puisque le préfet nous a dit
17:22que certains proches étaient sur place pour ce baptême.
17:24Oui, mais ce type de cellule est indispensable
17:27et c'est le rôle de l'État.
17:29Et on a affaire à des professionnels de santé.
17:32Célia Barotte évoquait
17:33qu'il y a aussi les professionnels
17:34de l'identification médicale et légale
17:37sur ce type d'événement.
17:39Il est extrêmement important.
17:41Ce type d'événement de crash
17:43n'est pas anodin dans la vie
17:45de ceux qui l'ont vécu,
17:46qui l'ont vu.
17:47Bien sûr.
17:47Ou qui sont dans l'environnement,
17:49y compris de ceux qui,
17:50autour de l'aérodrome,
17:51ont été en contact, plus ou moins,
17:53avec le pilote avant
17:54ou qui ont eu à traiter,
17:57y compris à réparer l'appareil.
17:59Donc, tout cela est extrêmement important.
18:01Il faut accompagner ces personnes.
18:03C'est un drame pour les familles des victimes
18:06en priorité.
18:07Je crois que notre solidarité,
18:09notre émotion et, je me dis même,
18:11notre affection avec ces familles
18:13qui étaient réunies
18:15pour un moment festif.
18:17Et on imagine...
18:18C'était passé une sortie
18:19avec peut-être une attente du sceau
18:22où on prend avec son smartphone
18:25le papa ou la maman
18:26ou le conjoint.
18:29Bref, c'est extrêmement douloureux
18:31pour ces personnes qui ont vécu cela.
18:33C'est aussi douloureux
18:35pour les personnes de la famille
18:36qui est un peu plus lointaine,
18:38mais qui n'étaient pas pourtant là,
18:39mais qui ont perdu un proche.
18:40Et puis, ça a été dit,
18:42quand vous avez un avion
18:43qui tombe dans votre jardin,
18:44ce n'est pas anodin non plus.
18:45Oui, parce qu'on imagine...
18:46On voit les maisons-là,
18:47les troubles,
18:48quand vous sortez de chez vous
18:49et que vous imaginez aussi,
18:50c'est très psychologique,
18:52ce à quoi vous avez échappé.
18:53C'est complètement.
18:55Et puis, c'est aussi
18:56quelque chose d'extrêmement important
18:58pour l'environnement
18:59du milieu aéronautique local
19:02parce que c'est un drame
19:05aujourd'hui sans explication
19:07pour le moment.
19:08Et donc, forcément,
19:08il y a un certain nombre de public
19:09qui travaillent
19:10et qui gravitent
19:11dans ces métiers-là
19:13qui sont perturbés.
19:15Et c'est normal
19:15de pouvoir les accompagner
19:16parce qu'on peut traîner
19:18ce type d'événements
19:20extrêmement longtemps,
19:21y compris des phobies.
19:22Moi, je ne suis pas médecin,
19:24mais il est arrivé
19:25de fréquenter ce type de...
19:27Puisque mon métier,
19:27je le redis,
19:28c'est assureur,
19:29y compris de crise.
19:29Et ça, on va y revenir
19:29dans un instant.
19:30La cellule de crise
19:32est extrêmement importante
19:33et c'est le rôle de l'État
19:34dès le début
19:35pour pouvoir accompagner
19:36y compris ceux qui pensent
19:37ne pas être choqués
19:38mais qui peuvent l'être.
19:39On pense aussi aux enfants
19:41qui se retrouvent à côté
19:42ou qui étaient à bicyclette
19:43et qui ont vu tomber le vélo
19:44ou en train de jouer au ballon.
19:47Tout cela est extrêmement important.
19:48C'est le rôle de l'État,
19:49rappelons-le.
19:50Oui, effectivement,
19:50ça me rappelle
19:51un autre triste événement
19:52quand Olivier Dassault,
19:53qui était à l'époque député
19:55dans l'action d'hélicoptère,
19:56voilà, aussi,
19:57c'était...
19:58Malheureusement,
19:58avait perdu la vie
19:59devant sa famille
20:00et son enfant
20:01qui n'était pas très grand.
20:02Vous l'y rajoutez,
20:03je crois,
20:03s'il y a quelque chose.
20:04Pardonnez-moi.
20:04Ces cellules où l'on retrouve
20:05les médecins et les psychologues,
20:07elles se sont activées
20:08très rapidement.
20:09Elles permettent
20:09d'accompagner les témoins,
20:11les familles de victimes,
20:13également aussi
20:14les secouristes
20:15puisque là,
20:16on s'attend...
20:17Il s'agit d'interventions
20:18aussi quand même
20:19assez rares
20:20et donc les secouristes
20:22ou encore
20:22les forces de l'ordre
20:23peuvent aussi faire appel
20:24à ces médecins,
20:25à ces psychologues
20:26qui sont sur place.
20:27Ils vont être accompagnés
20:28dans cette prise en charge
20:29et dans l'organisation
20:32et la couverture
20:33de ce drame.
20:35Et donc,
20:35c'est très important
20:37et il faut le souligner
20:38que ces cellules,
20:38elles sont actives
20:40autant de temps
20:41que nécessaire
20:42et je pense que
20:43c'est ce que va rappeler
20:43Laurent Nunez
20:44cet après-midi
20:45puisque ces cellules,
20:47on les retrouve souvent
20:48lorsqu'il y a des attentats
20:50ou encore des fusillades
20:51ou autres
20:52dans des écoles
20:54ou d'autres établissements
20:55publics
20:55et donc c'est très important.
20:57Peut-être aussi
20:57que les traumatismes
20:58n'interviennent pas
21:00de suite
21:00pour les personnes touchées,
21:02impactées comme les riverains
21:04mais en tout cas,
21:05il faut parler à quelqu'un,
21:07ne pas hésiter aussi
21:08à demander de l'aide
21:10pour en parler
21:11et formaliser
21:11ce qui vient de se dérouler.
21:13Vous avez raison
21:13et on a beaucoup rappelé
21:14depuis le début de l'émission
21:15l'engagement de tous ceux
21:16qui sont sur le terrain.
21:17Évidemment,
21:17ça vaut aussi
21:18pour tous ceux
21:18qui sont chargés
21:19en ce moment
21:20de recueillir
21:21la parole de familles
21:22endeuillées
21:23parce qu'on sait bien sûr
21:24à quel point
21:24c'est un exercice
21:25extrêmement délicat.
21:27On va retrouver
21:28Pauline Trésert
21:29de nouveau sur le terrain
21:30à Tomblaine
21:31près de Nancy
21:32avec beaucoup d'émotions
21:34forcément
21:35et j'imagine aussi
21:36Pauline
21:36une certaine stupéfaction
21:38autour de vous.
21:39On le rappelle,
21:40des riverains ont sans doute
21:40ouvert leurs fenêtres
21:41ou leurs portes
21:42ayant découvert
21:43un avion
21:43qui s'était écrasé.
21:45Oui,
21:46elle a dit
21:46beaucoup d'émotions
21:47de la part
21:48de ces habitants
21:49de cette commune
21:50de Tomblaine
21:51car personne
21:52ne pouvait prédire
21:54un tel accident,
21:55un tel drame
21:56ce matin.
21:57Alors,
21:57il n'y a aucune victime
21:59collatérale
22:00suite au crash
22:01de cet avion
22:02mais vous imaginez bien
22:03la supéfaction
22:05de ces habitants
22:06lorsqu'ils ont entendu
22:07la détonation
22:08du crash.
22:09Il y a d'ailleurs
22:09une cellule
22:10qui a été mise en place
22:12pour ces habitants.
22:13Alors,
22:13pour rappel,
22:14c'est juste derrière moi
22:15ici à Tomblaine
22:16que cet avion
22:17s'est craché
22:18peu avant midi.
22:20Un petit avion
22:21qui organisait
22:22un baptême
22:22de parachutisme.
22:24Alors,
22:24on sait que
22:2511 personnes
22:26sont décédées,
22:285 moniteurs,
22:295 élèves
22:29et donc
22:30un pilote
22:31chevronné
22:32selon nos confrères
22:34de l'Est républicain.
22:35Trois personnes
22:36auraient été
22:37éjectées.
22:38On attend
22:39désormais
22:40plus d'informations
22:41sur les circonstances
22:44exactes
22:44de ce crash.
22:46La préfecture
22:46nous a indiqué
22:47que l'avion
22:48serait tombé
22:49à la verticale.
22:50Et ce que je peux
22:51vous dire,
22:51Élodie,
22:51c'est qu'il y a
22:52un important dispositif
22:54ici déployé.
22:55On voit
22:55les véhicules
22:57défiler
22:57de la gendarmerie,
22:59de la police,
23:00la DIPN
23:01et la PJ
23:02Nancy-N
23:02qui sont sur place.
23:04Le préfet
23:04a indiqué
23:05que l'enquête
23:06devrait être
23:06confiée
23:07à la section
23:07de recherche
23:09parisienne.
23:09On attend
23:10d'ailleurs
23:10plus après 17h
23:11le ministre
23:12de l'Intérieur
23:13Laurent Nunez
23:14et le ministre
23:15des Transports
23:15Philippe Tabarro
23:17à l'aérodrome
23:18d'Essé-Lénancie
23:19à quelques mètres
23:21d'ici,
23:21là où l'avion
23:22aurait décollé.
23:24Merci beaucoup
23:25Pauline Trèfzer.
23:26Et je rappelle,
23:27puisque vous l'avez
23:27mentionné,
23:28cette visite
23:28ministérielle
23:29conjointe
23:30entre le ministre
23:30de l'Intérieur
23:31et des Transports.
23:33Leur arrivée
23:33est prévue sur place
23:34à partir
23:34de 17h40.
23:36Ils s'exprimeront
23:37également devant
23:38la presse.
23:39Une visite,
23:39bien évidemment,
23:40qui sera à suivre
23:41sur CNews.
23:42Jonathan Sixou,
23:43effectivement,
23:44depuis tout à l'heure,
23:45maintenant,
23:46on parle de cet accident
23:47parce que,
23:48comme l'a dit d'ailleurs
23:48le préfet lui-même,
23:50c'est un des accidents
23:51d'aviation légère
23:51les plus meurtriers
23:53en France.
23:54On a parlé
23:55des éventuelles failles
23:56de sécurité
23:57qu'il pouvait y avoir.
23:58On va quand même
23:58le rappeler,
23:59ce sont des accidents
23:59bien heureusement
24:00qui restent très rares.
24:02Ce sont des accidents
24:02rarissimes.
24:04Soignons précis
24:05quand on parle
24:05de ces avions
24:07de sauts à parachute.
24:10Il y a beaucoup moins,
24:11ce n'est pas comparable,
24:12il y a beaucoup moins
24:13d'accidents,
24:14même s'ils sont
24:15moins nombreux.
24:16Il y a beaucoup
24:17plus d'accidents,
24:18par exemple,
24:18d'hélicoptères
24:19que de ce type
24:21d'appareils
24:21qui sont,
24:22on peut le redire,
24:23on peut le rappeler,
24:24des appareils choisis
24:25en fonction des régions
24:26où les vols de sauts
24:28sont pratiqués
24:29parce que ce sont
24:30des appareils
24:31qui réagissent
24:32très sensiblement
24:33aux variations
24:34de température,
24:34au vent,
24:35etc.
24:35Ce sont des appareils
24:37très facilement,
24:38très aisément maniables,
24:41ce qui en fait
24:42vraiment des avions
24:43qui aiment justement
24:46piloter
24:46des pilotes chevronnés,
24:48comme on le dit,
24:48d'anciens pilotes
24:49de chasse
24:50et autres.
24:51Et vous avez
24:52une aisance
24:53de commandement
24:54qu'on ne retrouve pas
24:56sur des appareils
24:56par définition
24:57plus gros.
24:58et on choisit
24:59donc ces appareils
25:00selon la température,
25:03la météo
25:03et il est évident
25:06qu'avant de décoller,
25:08un pilote
25:08prend en compte
25:10tout cela.
25:10Comme l'a dit
25:10l'un de vos intervenants
25:12tout à l'heure,
25:13il y a une différence
25:14avec d'autres drames,
25:15c'est qu'un pilote,
25:15il est toujours dans l'avion
25:16et donc,
25:18sa légèreté,
25:19il ne peut pas
25:19se la permettre.
25:20Il peut avoir
25:21une inattention,
25:22l'erreur est humaine,
25:23on l'a dit
25:24avec les différentes pistes
25:25évoquées.
25:26Il ne se met pas
25:26lui-même,
25:26évidemment,
25:27en danger.
25:27Il ne se mettra
25:28jamais lui-même
25:29en danger
25:30parce qu'il a aussi
25:31derrière lui
25:32des milliers
25:33d'heures de vol
25:34et ce n'est pas rien,
25:35ça forge quand même
25:36un sérieux tempérament
25:38et donc,
25:39si vous voulez,
25:40on ne peut pas
25:40non plus
25:43penser que ce serait
25:45quelque chose
25:46de cet ordre
25:46qui est mené
25:47à ce drame.
25:48rappeler effectivement
25:49que ces accidents
25:50sont rarissimes.
25:51C'est pour ça d'ailleurs
25:52que ça suscite
25:53autant des mois
25:54et qu'il y a
25:55ce déplacement
25:56ministériel
25:57prévu dans quelques heures
25:58maintenant,
25:58ce n'est pas anodin.
26:00Ce n'est pas anodin
26:01et donc,
26:02il est bien
26:03de le souligner.
26:04C'est vrai
26:05qu'à l'approche
26:05de l'été,
26:05en plus,
26:07les baptêmes
26:08de parachutisme
26:10sont affiches complets.
26:12c'est la pleine saison
26:12qui commence
26:13pour cette profession-là.
26:16Donc,
26:17il est bien aussi
26:18de ne pas jeter
26:19l'anathème.
26:20C'est un dramatique accident
26:21mais c'est un accident.
26:23C'est un accident,
26:24évidemment,
26:24et vous avez raison
26:25de le rappeler
26:26qui a coûté la vie
26:27comme on vous le dit
26:28désormais maintenant
26:29depuis presque deux heures
26:30à cinq moniteurs
26:32dans ce baptême
26:33de parachute
26:34à cinq élèves
26:36et on le sait désormais
26:37c'était un groupe
26:37d'infirmiers libéraux
26:39selon une source
26:40proche du dossier
26:41et au pilote
26:42malheureusement
26:43avec ces onze décès
26:44qui sont à déplorer
26:46selon le préfet
26:46de Meurthe-et-Moselle.
26:48Nous sommes désormais
26:49en ligne avec Arnaud Aimé.
26:50Bonjour et merci
26:51d'être avec nous.
26:52Vous êtes spécialiste
26:53des transports
26:54chez SIA Partners.
26:55On le disait à l'instant
26:56évidemment ce drame
26:58onze morts
26:58ça suscite les mois
27:00mais il est bon
27:00de rappeler que ces drames
27:02et bien heureusement
27:03restent extrêmement rares.
27:05Oui,
27:06ça reste extrêmement rare.
27:09Cela dit,
27:10c'est moins rare
27:12c'est moins rarissime
27:13disons
27:14que les accidents
27:15sur des vols commerciaux
27:17les vols qui sont
27:18empruntés
27:18par les voyageurs
27:20qui payent
27:20leurs billets.
27:22Autant
27:23des crashes
27:24de vols commerciaux
27:25on n'en a pas connu
27:26en France
27:27depuis 25 ans
27:29je pense
27:29depuis l'accident
27:29du Concorde
27:30en 2000
27:31autant l'aviation
27:33ce qu'on appelle
27:33l'aviation générale
27:34et notamment
27:34l'aviation de tourisme
27:37avec des pilotes privés
27:39et bien ça
27:40ça arrive quand même
27:40plusieurs dizaines
27:42de fois par an
27:44cela dit
27:44en général
27:45dans ces avions-là
27:46il y a beaucoup moins
27:47de passagers
27:48que ce qu'il y a eu
27:49ce matin
27:49il y a plutôt
27:50un ou deux passagers
27:52et dans ce cas-là
27:52ça fait un ou deux
27:55victimes
27:55et souvent des morts
27:57mais on est rarement
27:58sur un nombre
27:59aussi important
28:00quand on regarde
28:01l'histoire récente
28:02en France
28:03des accidents
28:04sur de l'aviation générale
28:05d'aviation de tourisme
28:06les cas où il y a eu
28:07une dizaine de morts
28:08et bien c'est des cas
28:09identiques à celui
28:10qu'on a connu ce matin
28:11c'est-à-dire un avion
28:13pour du parachutisme
28:14et ces avions-là
28:15et bien il y a plus
28:16de monde à bord
28:17il peut y avoir
28:17une dizaine de personnes
28:19et c'est ça
28:19qu'on a pu connaître
28:21aussi par exemple
28:22dans les années 90
28:24par exemple
28:25on est rarement
28:26confronté
28:27à un tel nombre
28:28de victimes
28:28et puis il est bon
28:29de le rappeler aussi
28:30et d'ailleurs le préfet
28:31l'a fait immédiatement
28:32on sait que
28:32pour pratiquer
28:34ce genre de vol
28:34ce sont évidemment
28:35des pilotes
28:36qui sont chevronnés
28:38ça n'empêche pas
28:38comme le disait Jonathan
28:39parfois qu'il puisse
28:40y avoir une erreur humaine
28:41ça n'empêche pas
28:42l'avarie d'avion
28:43mais il est important
28:44de rappeler
28:44que ce n'est pas
28:45n'importe qui
28:45évidemment
28:46qui fait participer
28:47à un baptême
28:48de parachutisme
28:51oui évidemment
28:52c'est une profession
28:53qui est très contrôlée
28:55réglementée
28:56surveillée
28:57cela dit
28:58quand il y a
28:59un pilote à bord
29:00ce qui est le cas
29:00sur ce type
29:01de vol
29:01et d'appareil
29:02et bien
29:04l'erreur
29:04la possibilité
29:05d'erreur humaine
29:06certes très faible
29:07elle est quand même
29:07plus importante
29:08que sur des vols
29:10commerciaux
29:10sur lesquels il y a
29:11un pilote
29:12plus un copilote
29:13si on parle
29:14ensuite
29:15du bon fonctionnement
29:17des équipements
29:18de l'appareil
29:19ces appareils-là
29:20pour l'aviation
29:21générale
29:22ils sont contrôlés
29:23n'empêche
29:24qu'il y a moins
29:24de redondance
29:25dans les systèmes
29:26qui contribuent
29:27à la sécurité
29:27que sur les appareils
29:29pour les vols commerciaux
29:31les Airbus
29:32les Boeing
29:32par exemple
29:33donc
29:34s'il y a une défaillance
29:35technique
29:36et bien ça
29:37ça peut avoir
29:37plus vite un impact
29:38que s'il y a une défaillance
29:40sur un appareil
29:41redondé
29:43pour un vol commercial
29:44par exemple
29:45donc la probabilité
29:46est quand même
29:47plus importante
29:48que sur des vols commerciaux
29:50pour lesquels
29:50elle est extrêmement faible
29:52ensuite
29:53sur ce qui s'est passé
29:54et bien l'enquête
29:56mettra probablement
29:57un peu de temps
29:57à le découvrir
29:59parce qu'il n'y a pas
29:59de boîte noire
30:00sur ce type
30:01d'appareil
30:02certes
30:03il y a des communications
30:04avec le sol
30:05avec le contrôle
30:07qui sont enregistrés
30:09certes
30:10les enquêteurs
30:11notamment ceux
30:11sur le terrain
30:12en inspectant
30:13l'épave
30:14ils peuvent en déduire
30:15certaines choses
30:16ils peuvent regarder
30:17un peu l'état
30:18des commandes de vol
30:18l'état du moteur
30:20l'état de l'hélice
30:21la position des commandes
30:23de vol
30:23aussi
30:24la gouverne
30:25les volets
30:26tout ça
30:27ça permet de déduire
30:28ce qui s'est passé
30:29peu avant
30:30l'impact
30:31mais c'est une enquête
30:32très minutieuse
30:33qui va être aussi
30:33complétée
30:35avec une analyse
30:36technique en atelier
30:37notamment si le moteur
30:39est démonté
30:40en atelier
30:41pour voir
30:41s'il y a effectivement
30:42lui
30:43qui a dysfonctionné
30:44et qui a provoqué
30:45ce crash
30:47tout ça
30:48peut prendre
30:50des semaines
30:50des mois
30:52voire une année
30:52Ce qu'on disait aussi
30:53c'est que dans ces cas-là
30:55les témoins
30:56alors on sait que malheureusement
30:57il y avait des proches
30:58de ces victimes
30:59mais il peut y avoir aussi
31:00les riverains
31:01des personnes
31:02qui se situent
31:02à ce moment-là
31:03vers l'aérodrome
31:04on imagine que le témoignage
31:06de ces riverains
31:07il est important
31:08parce que par exemple
31:09les passionnés
31:10d'aériens
31:11ceux qui se trouvent
31:12sur un aérodrome
31:13on imagine que d'eux-mêmes
31:14peuvent être très utiles
31:15peuvent repérer aussi
31:17au bruit
31:17ou à la façon
31:18dont l'avion
31:19a chuté
31:19ce qui a pu causer
31:21finalement cet accident
31:23Oui ça contribue
31:24aux indices
31:25qui vont être utiles
31:26aux enquêteurs
31:27du BEA
31:28du bureau enquête
31:29analyse
31:30qui sont les gens
31:30qui sont sollicités
31:31à chaque fois
31:32qu'il y a un accident
31:33dans le monde du transport
31:34et qui cherchent
31:35à comprendre
31:35ce qui s'est passé
31:36non pas pour déterminer
31:37des responsabilités pénales
31:38mais plutôt
31:40pour éviter
31:40que ça se reproduise
31:41en améliorant
31:42les procédures
31:43les formations
31:44la conception
31:45des appareils
31:46etc
31:46donc si je reviens
31:48au témoignage
31:49et bien ces témoins
31:50ils pourront
31:51donner des éléments
31:52sur le bruit
31:55de l'avion
31:55par exemple
31:56est-ce que le moteur
31:58faisait un bruit normal
32:00est-ce qu'on a entendu
32:01quelque chose
32:02caractéristique
32:02d'une explosion
32:03est-ce qu'au contraire
32:04l'avion était très silencieux
32:06ce qui pourrait montrer
32:07que le moteur
32:08fonctionnait plus
32:09les riverains
32:11enfin les observateurs
32:12pour regarder
32:13pourront aussi donner
32:14un témoignage
32:14sur la trajectoire
32:16de l'avion
32:16est-ce qu'il avait l'air
32:17d'avancer droit
32:20est-ce qu'il piquait
32:20est-ce qu'il a fait
32:21des tourbillons
32:23tout ça
32:23ça va être analysé
32:24parce qu'en l'absence
32:25de boîte noire
32:26encore une fois
32:27tous les témoignages
32:28sont utiles
32:31un scénario
32:32qui pourrait être
32:34inspecté
32:34c'est
32:35dans le cas
32:36où il y a une
32:36panne moteur
32:37ce qui peut arriver
32:38et surtout
32:39quand il y a
32:40un seul moteur
32:41est-ce que le pilote
32:43a cherché
32:44à faire
32:45un vol plané
32:46à maintenir
32:46l'avion horizontal
32:47et à chercher
32:48un endroit
32:49où se poser
32:50ou bien
32:51est-ce qu'à contrario
32:52il a cherché
32:53à retourner
32:54sur la piste
32:55de décollage
32:56en procédant
32:57à un demi-tour
32:58sachant que
32:59quand on procède
33:00à un demi-tour
33:00quand on se met
33:01à faire un virage
33:02alors qu'on est
33:03à une vitesse
33:04assez basse
33:05il y a un risque
33:05de décrochage
33:06et si l'avion
33:07se décroche
33:08à ce moment-là
33:09il va se mettre
33:10à tomber à pic
33:11et il ne sera plus
33:12du tout pilotable
33:13et la gravité
33:15de l'impact
33:15sera inéluctable
33:16Merci beaucoup
33:17en tout cas
33:18Arnaud Aimé
33:18pour toutes ces précisions
33:20je rappelle que
33:21vous êtes un spécialiste
33:22des transports
33:23chez SIA Partners
33:24merci beaucoup
33:24d'avoir été l'invité
33:26de CNews
33:27avant de terminer
33:28cette édition spéciale
33:29je voudrais qu'on réécoute
33:30François Nénin
33:31vous l'avez peut-être suivi
33:32il était notre invité
33:33en tout début
33:33d'émission
33:34le journaliste
33:35d'investigation
33:36spécialiste
33:36notamment du secteur aérien
33:37on l'écoute
33:39on est dans la situation
33:40la plus critique
33:41au moment du décollage
33:42avec les réservoirs pleins
33:44la portance
33:45de l'avion
33:46n'est pas
33:48très élevée
33:49et c'est le moment
33:50où l'avion
33:51peut décrocher
33:51en fait
33:52et la configuration
33:55la possibilité
33:56disons
33:57c'est la survenue
33:57d'une panne moteur
33:58qui va faire perdre
34:00en fait
34:00la portance
34:01de l'avion
34:01et le faire décrocher
34:03voilà
34:04ça c'est
34:05l'hypothèse
34:06la plus probable
34:07et ensuite
34:08ce serait un décollage
34:09en surcharge
34:10qui ferait
34:11que l'avion
34:11n'arriverait pas
34:12à monter
34:12et il décrocherait
34:13également
34:14bon voilà
34:14ça c'est disons
34:15les deux hypothèses
34:16les plus probables
34:18on va parler aussi
34:19un petit peu
34:19de la suite
34:20là il vient de parler
34:21des hypothèses
34:22on en saura peut-être
34:22plus tout à l'heure
34:23je vais me tourner aussi
34:23vers vous
34:24en tant qu'assureur
34:25ou en tout cas
34:25que vous connaissez
34:26de ce monde-là
34:27Bernard Kwanadat
34:28parce qu'on a parlé
34:29de possibilités
34:30d'avaries
34:31on a parlé
34:31de possibilités
34:32d'erreurs
34:33humaines
34:34j'imagine que
34:35pour la suite
34:35pour les assurances
34:36tout cela a évidemment
34:37une importance
34:38oui et c'est l'objet
34:39aussi de la cellule
34:41de crise
34:42mise en place
34:42par le préfet
34:43du département
34:45d'essayer de déterminer
34:46l'origine
34:49de l'accident
34:50du crash
34:50et donc de déterminer
34:51les responsabilités
34:52les responsabilités
34:53elles sont différentes
34:55elles sont liées
34:55à l'appareil
34:56est-ce que l'appareil
34:56était entretenu ou pas
34:58est-ce qu'il y a
34:59une défaillance
35:00d'entretien
35:00et dans ce cas-là
35:00il y aura l'engagement
35:02de la responsabilité
35:03de ceux qui ont
35:04entretenu l'appareil
35:05on l'évoquait tout à l'heure
35:06le rôle du pilote
35:08mais on n'est pas à l'abri
35:09non plus d'un problème
35:09de santé
35:10donc on est en pleine conjecture
35:13et puis il y a aussi
35:14les réparations
35:15ce qu'on appelle
35:17le pressium doloris
35:18des victimes
35:18c'est-à-dire
35:19la compagnie
35:20ou la société
35:22qui exploite
35:23voire le particulier
35:24qui exploite
35:25cet appareil
35:26doit être
35:27être assuré
35:28et il y a
35:29bien entendu
35:30un engagement
35:31de réparation
35:32du pressium doloris
35:34c'est-à-dire
35:36de la douleur
35:37pour les personnes
35:38qui ont perdu la vie
35:39et leur entourage
35:40donc tout ça
35:41sans compter
35:42aussi des dommages
35:44sur l'environnement
35:46tout ça fait partie
35:47de responsabilités
35:48qui vont être déminées
35:48et donc les assureurs
35:51interviendront en garantie
35:52et bien entendu
35:53d'autres assureurs
35:54en demandent
35:55pour essayer
35:56de faire en sorte
35:57que l'ensemble
35:59des dommages
35:59y compris humains
36:01et aussi
36:02on l'évoquait
36:03à travers
36:03la celluleuse de crise
36:04donc de douleurs
36:05durables psychologiques
36:06soient appréciées
36:07dans la durée
36:07mais c'est un autre élément
36:09mais d'ores et déjà
36:10la responsabilité
36:11c'est-à-dire
36:11les fautes
36:12qui pourraient être commises
36:13sur la réparation
36:14sur l'entretien
36:15voire sur
36:16comment dirais-je
36:18l'usage de l'appareil
36:20pourront être cherchées
36:21à travers
36:21l'assurance
36:22de l'appareil
36:23puisque ce type de véhicules
36:24sont bien entendu
36:26assurés
36:26à la hauteur
36:27de montants
36:28extrêmement importants
36:29Oui évidemment
36:30ça on l'imagine
36:31et puis c'est vrai
36:31que Jonathan Sicsou
36:32on va terminer par là
36:33mais on l'a beaucoup dit
36:34depuis le début
36:34ces enquêtes-là
36:35elles peuvent
36:36durer du temps
36:37c'est un travail
36:37effectivement très minutieux
36:39notamment pour reconstituer
36:40si on le peut
36:41l'appareil
36:42et quand il n'y a pas
36:43de boîte noire
36:44comme Michel Chevalet
36:45nous le disait
36:45les communications
36:46ne sont pas forcément
36:47enregistrées
36:48c'est forcément
36:49encore beaucoup plus compliqué
36:50on a l'habitude
36:51maintenant de se dire
36:52que dans un crash d'avion
36:53si on arrive
36:54à récupérer la boîte noire
36:55on sait ce qui se passe
36:56il faut se rappeler
36:57que sur des plus petits avions
36:58c'est véritablement
36:59un travail d'enquête
37:00plus long
37:00et plus fastidieux
37:01Oui en dessous
37:02de 19 passagers
37:03donc comme Michel Chevalet
37:05nous l'a rappelé
37:06il n'y a pas
37:06de boîte noire
37:07ce qui retardera
37:09effectivement
37:12grandement
37:12l'enquête
37:13mais ça ne veut pas dire
37:14qu'il ne peut pas
37:15y avoir d'enquête
37:16parce qu'il y a
37:17des traces
37:18des traces GPS
37:20des traces radar
37:20il y a également
37:23je le disais tout à l'heure
37:25cet environnement
37:26de l'aéronautique
37:28est entouré
37:29de passionnés
37:30qui
37:31surtout un dimanche
37:33entourent
37:34les aérodromes
37:35un peu partout
37:35en France
37:36et communiquent énormément
37:37entre eux
37:38partagent des photos
37:39partagent des vidéos
37:41partagent également
37:42ça peut paraître
37:43se grenu
37:43pour quiconque
37:44n'est pas mordu
37:46par ça
37:47mais partagent même
37:48des communications
37:48radioses entre eux
37:49parce qu'ils sont
37:50passionnés par cela
37:51et donc il est probable
37:53qu'à travers
37:53le biais de tous
37:55ces passionnés
37:55d'aéronautisme
37:56il y ait des éléments
37:58très importants
37:59pour faire avancer
38:00l'enquête
38:00après évidemment
38:01c'est du travail
38:05sur ce qui reste
38:07de l'appareil
38:07et tout cela
38:08qui pourra donner
38:09les pistes
38:10les plus crédibles
38:12les plus sérieuses
38:12mais ça risque
38:13effectivement
38:14de prendre du temps
38:16parce que même
38:16quand on trouve
38:17les boîtes noires
38:18ça prend un peu de temps
38:20avant de les décrypter
38:23donc là
38:23c'est en boîte noire
38:23vous imaginez
38:24le temps
38:25que cela pourra prendre
38:26mais vraisemblablement
38:27le fait que ce soit
38:28ce soit déroulé
38:29dans une zone
38:30c'est le paradoxe
38:31dans une zone
38:33habitée
38:33dans une zone
38:34proche de l'aéroport
38:35de l'aérodrome
38:36il y aurait davantage
38:38de témoignages
38:39de témoignages visuels
38:41auditifs
38:42comme ça a aussi été rappelé
38:43le fait que
38:44un avion
38:44ça fait du bruit
38:45et quand ça vole
38:46et que ça ne fait plus de bruit
38:47et bien on le remarque aussi
38:48et donc si vous voulez
38:50c'est tout cet éventail
38:52de témoignages
38:53que devront
38:54dans les jours
38:55qui viennent
38:56déjà dans les heures
38:56mais dans les jours
38:57et les semaines qui viennent
38:58qui devront être récoltés
38:59par tous les enquêteurs
39:00on arrive au terme
39:01de cette édition spéciale
39:02merci beaucoup
39:03à tous les trois
39:04d'avoir été nos invités
39:05de m'avoir accompagné
39:07encore une fois
39:07on a bien sûr
39:08une pensée pour les victimes
39:10pour leur famille
39:11et aussi pour toutes les forces
39:12d'enquête, de secours
39:13qui ont été mobilisées
39:15en cette journée
39:16tout de suite
39:16vous allez retrouver
39:17leur interne
39:18et d'abord on va réécouter
39:19le préfet
39:20et le procureur
39:21qui ont fait un point
39:22justement sur les premiers éléments
39:25Mesdames et Messieurs
39:26nous sommes donc
39:27sur le territoire
39:28de la commune de Tomblaine
39:29alors que s'est produit
39:31ce matin
39:32à 11h
39:33un accident
39:34d'aéronef
39:35dramatique
39:37alors qu'il s'agissait
39:38donc d'une
39:39d'activité
39:40propre à un club
39:41de parachutistes
39:42l'avion
39:43qui est transporté
39:44donc 11 personnes
39:45est tombé
39:47subitement
39:48aux abords immédiats
39:49de l'aérodrome
39:5211 victimes
39:54à ce stade
39:55il n'y a pas
39:55de victimes
39:57collatérales
39:58nous avons
39:59avec l'ensemble
40:00des acteurs
40:01des services de secours
40:02et tous les élus
40:03qui m'entourent
40:04une pensée
40:05pour les victimes
40:06et pour leurs proches
40:10je remercie également
40:11sur l'instant
40:12l'ensemble
40:13des services de secours
40:14qui se sont mobilisés
40:16avec d'importants moyens
40:18qu'il s'agisse
40:19du SAMU
40:21qui est très présent
40:22avec trois équipes
40:23sur place
40:23qui a également
40:24mobilisé
40:24la cellule d'urgence
40:26médico-psychologique
40:28qui à l'instant
40:29où je vous parle
40:29est en train
40:30de prendre en charge
40:32plusieurs proches
40:33des victimes
40:34qui étaient présentes
40:35sur l'aérodrome
40:37prises en charge
40:38également
40:38de témoins
40:39de l'accident
40:41parmi les importants
40:43moyens mobilisés
40:44il y a également
40:44les moyens
40:45du service départemental
40:47d'incendie
40:48et de secours
40:4825 engins
40:50mobilisés
40:5150 sapeurs-pompiers
40:53il y a également
40:54tous les services
40:55de police
40:55qui se sont mobilisés
40:57à masse
40:57ainsi que l'association
40:59de sécurité civile
41:01à l'instant
41:03où nous parlons
41:03nous attendons
41:04l'intervention
41:04des services
41:06de l'identité
41:07judiciaire
41:08pour procéder
41:09donc au constat
41:10d'usage
41:12j'ajoute
41:12que le ministre
41:13de l'intérieur
41:14se déplacera
41:15dans les heures
41:16qui viennent
41:17ici donc
41:18à Tomblaine
41:19sur les lieux
41:19de l'accident
41:21permettez-moi
41:22de passer
41:22quelques instants
41:23à la parole
41:23donc à monsieur
41:24le procureur
41:24qui est à mes côtés
41:25oui je tenais
41:27à préciser
41:28que le parquet
41:29de Nancy
41:29a saisi
41:31la section
41:32des recherches
41:33de Paris
41:34en co-saisine
41:35avec la brigade
41:36de gendarmerie
41:37des transports aériens
41:38de Nancy-Messe
41:39qui vient de débuter
41:41les constatations
41:42techniques
41:42l'association
41:44d'aide aux victimes
41:45a également été saisie
41:46pour la prise en charge
41:47des personnes
41:48victimes
41:49de cet accident
41:51est-ce qu'il arrivait
41:53ou est-ce qu'il partait
41:55à ce stade
41:56nous sommes convenus
41:57avec l'ensemble
41:58des services
41:59qui m'entourent
42:00avec les élus
42:00de ne pas apporter
42:01de commentaires complémentaires
42:03tant que l'enquête
42:04n'est pas suffisamment avancée
42:06donc je ne peux pas
42:07vous apporter
42:07les précisions
42:08que vous demandez
42:09sur l'instant
42:10laissons les enquêteurs
42:11faire le travail
42:11dans les minutes qui suivent
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