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Avec André Bercoff, Céline Alonzo, Jean-Marie Viala (avocat pénaliste)

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##BERCOFF_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-06-26##

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Transcription
00:01Ici Sud Radio, les français parlent au français, les carottes sont cuites, les carottes sont cuites.
00:13Sud Radio, Bercoff dans tous ses états, André Bercoff, Céline Alonso.
00:19Bonjour à tous, ravie de vous retrouver en direct sur Sud Radio de midi à 14h avec André.
00:25Vous allez le voir André, aujourd'hui, dans tous ses états, notamment à cause de cette canicule, mais pas que
00:31André Bercoff.
00:31Non, c'est pas, surtout pas que, ce n'est pas à cause de cette canicule que je suis dans
00:35tous mes états,
00:36c'est à cause de ce qui se passe justement dans cette douce France, soi-disant apaisée, soi-disant en
00:42état, soi-disant vantée par tout le monde, par tout va bien bien sûr.
00:46Madame la marquise, circuler, il n'y a rien à voir, non.
00:48On ne peut pas circuler et ne pas rien voir quand des enfants de 12 ans, 13 ans se font
00:54massacrer, se font violer, se font violer,
00:57alors qu'on savait, alors on savait un certain nombre de récidivistes, un certain nombre de criminels,
01:02on savait, on était prévenus, mais apparemment, attention, on classe ensuite, on passe.
01:09On va en parler avec l'avocat Jean-Marie Viola, notamment de cela.
01:12Est-ce que c'est normal qu'on continue comme ça, dans le quotidien, à cette espèce de petit massacre
01:18sans importance ?
01:20C'est ça, sans importance, on peut le dire.
01:22Et puis, on va parler évidemment de Marc Bloch au Panthéon, très bien.
01:29On parle beaucoup de récupération, de tout ça, mais je vais vous dire une seule chose, et on va en
01:33parler,
01:34c'est que Marc Bloch au Panthéon, et bien c'était pas au même niveau que Jean Moulin au Panthéon,
01:39quand le général de Gaulle et André Malraux avaient dit ce qu'ils avaient dit en 1964,
01:44et ce n'est pas Marc Bloch qui est en jeu, c'est tout l'entourage, tout ce qu'il
01:48y a autour.
01:49Et puis, on va parler effectivement du maire de Carcassonne,
01:52qui a trouvé une manière d'arroser un certain nombre de gens, puisqu'on est dans la calicule.
01:56Le maire a trouvé le moyen de l'eau, de l'eau, de l'eau.
02:00Et puis, le maire de Chessy, effectivement, condamné parce qu'il a refusé de marier un OQTF,
02:06voilà, dans sa bonne ville de Chessy.
02:08Et puis, évidemment, pas d'émission sans Sandrine Rousseau.
02:11Sandrine Rousseau étant, effectivement, on voit très très bien comment la France a évolué
02:16quand on avait un Jean-Jacques Rousseau au XVIIIe siècle,
02:18et une Sandrine Rousseau au XXIe siècle.
02:21On voit un peu la mesure, la mesure de l'abîme.
02:24Et puis, nous allons parler de tout sa pile ambassadeur du Japon en France, qui est remarquable.
02:29Et puis, Céline, on va parler évidemment d'un grand écrivain, d'un très grand écrivain, André Malraux.
02:34Et oui, et ce, en direct sur Sud Radio, de 13h à 14h, dans la culture, dans tous ses états,
02:39cette année, André Bercoff, eh bien, on fête le 50e anniversaire de la mort de ce grand homme, effectivement.
02:45Et on va en parler avec Françoise Teilloux, qui est spécialiste de sa vie et son œuvre.
02:50Elle se passionne pour cet homme depuis 40 ans.
02:53Elle est extraordinaire, et elle publie un livre vraiment passionnant,
02:56dans lequel elle raconte, effectivement, comment cet écrivain a sculpté, on peut le dire, André,
03:02sa vie comme une œuvre d'art.
03:04Alors, à tout de suite, restez avec nous, reviens dans quelques instants sur Sud Radio.
03:09Ici Sud Radio, les Français parlent au français, les carottes sont cuites, les carottes sont cuites.
03:22Sud Radio, Bercoff dans tous ses états, André Bercoff, Céline Alonso.
03:26Je suis Liana, et si mon histoire vous brise le cœur, alors ouvrez les yeux, écoutez davantage,
03:35protégez davantage, je mets davantage, parce qu'aucun enfant ne devrait manquer à l'appel.
03:43Aucun.
03:44Parce qu'aucune mère ne devrait embrasser une faute.
03:48Eh oui, cette chanson rend hommage à Liana André Bercoff, cette jeune fille disparue le 29 mai dernier,
03:53dont le Gers est retrouvé, six jours après, morte.
03:58Ce drame absolu, comme celui du jeune Louis, décédé cette semaine, André Bercoff,
04:03pose vraiment d'innombrables interrogations sur de possibles failles judiciaires.
04:08Et pour en parler aujourd'hui sur Sud Radio, nous avons le plaisir de recevoir Jean-Marie Viala,
04:12avocat spécialiste en droit pénal, il est aussi écrivain et essayiste.
04:17Bonjour à vous Jean-Marie, bienvenue sur Sud Radio.
04:20Bonjour.
04:21Alors, qu'est-ce qui se passe ?
04:23Qu'est-ce qui se passe ?
04:24Vous allez dire, c'est pas nouveau, les meurtres, les meurtres d'enfants, etc.
04:28C'est pas nouveau.
04:29C'est pas nouveau, mais quand ça devient presque quotidien,
04:32quand ça devient vraiment, c'est plus un fait divers,
04:36ce n'est même plus un fait de société, c'est un fait existentiel.
04:40Il faut le traiter comme tel.
04:42Il faut arrêter de faire semblant de ne pas voir,
04:45et de dire, mais oui, alors le ministre va dire,
04:47nous allons prendre les mesures qui s'imposent,
04:50et puis les indignations, et puis les marches blanches, et puis etc.
04:54Non, non, non.
04:56Qu'est-ce qui se passe ?
04:56Il y a surtout ces monstres en liberté qui récidivent,
05:01il y a une justice où les trous dans la raquette se font de plus en plus nombreux.
05:06Pourquoi ?
05:07Alors, Liana, on va parler de Liana, on va parler aussi de Rosa,
05:10on va parler de Louis, qui a été massacré.
05:13Louis, un enfant de l'ASE, de l'aide sociale à l'enfance,
05:16qui a été massacré, je le rappelle, par cinq types.
05:20Je vais vous dire, et on va juste regarder tout de suite,
05:23les cinq personnes, regardez, qui ont massacré Louis,
05:26qui se sont filmées, et qui ont filmé, on ne va pas vous montrer le massacre,
05:31mais qui se sont filmées eux-mêmes,
05:34et simplement, on a retrouvé leurs identités.
05:37Regardez cette personne qui parle de l'identité, on l'a, je crois.
05:40Vas-y.
05:40Eh oui, je vous avais dit que j'arriverais à voir toutes les têtes de ces pourritures
05:43en moins de 24 heures.
05:44Je les ai eues encore en moins de temps que ça.
05:46Donc là, vous voyez toutes les têtes des pourritures qu'ont assassiné le pauvre Louis.
05:50Alors, vous avez Mathias, Lucas, Jimmy, Jordan et Kylian.
05:56J'attends confirmation pour les noms de famille,
05:58j'attends confirmation pour les prénoms, vraiment.
06:00Les prénoms, normalement, c'est ça.
06:01Les noms de famille, j'attends, je les ai,
06:03mais au cas où ce n'est pas ça, je ne préfère pas donner le patronyme de quelqu'un d
06:06'autre.
06:08Voilà.
06:09Toujours le même profil, des petits jeunes de merde à la con.
06:12Vous voyez, il y a de tout.
06:13Comme quoi, il y a des connards qui sont là à me dire
06:15« Ah, qui dit que c'était des Noirs ? »
06:16Non, je n'ai jamais dit que c'était des Noirs.
06:18Lui, il est Noir.
06:19Ce n'est pas raciste de dire que lui est Noir.
06:21Ce n'est pas raciste de dire que lui, il a une tête d'Arabe.
06:24Boto dessus, ce n'est pas raciste de dire qu'il a une tête d'Arabe.
06:25Et ces deux connards-là, ils ont des bonnes têtes de bons Français.
06:29Voilà.
06:29Le problème n'est pas effectivement un problème de race, ni d'ethnie, ni de rien.
06:33C'est un problème de gens décérébrés,
06:35qui sont capables de massacrer quelqu'un,
06:37et de le filmer, et de se filmer avec eux.
06:41Jean-Marie Vella, bonjour.
06:43Bonjour André.
06:44Vous avez suivi un certain nombre d'affaires,
06:46mais je voudrais qu'on parle de cette affaire de Liana, vous savez,
06:49et l'affaire de Rose, dont vous avez parlé.
06:51Et alors, comment encore aujourd'hui,
06:54parce que ce n'est pas nouveau, hélas, tout cela,
06:56comment aujourd'hui on en est au même point ?
06:58Racontez peut-être qu'il faut rappeler ces affaires.
07:01Oui, alors, il y a plusieurs choses qu'il faut,
07:04et qu'il faudrait rappeler.
07:06Et d'ailleurs, je remercie Suisse Radio,
07:07et vous particulièrement, André Bercoff,
07:10de la, comment dirais-je,
07:13la thérapie qu'on va essayer de faire aujourd'hui,
07:16vis-à-vis des gens.
07:18Il faudrait qu'ils comprennent une chose très simple,
07:21et que, malheureusement, on n'explique pas assez,
07:23il n'y a que vous qui le faites.
07:25C'est que lorsqu'un procureur de la République
07:27classe sans suite un dossier,
07:30ça n'a pas d'importance.
07:32Comment ça n'a pas d'importance ?
07:34Eh oui, je sais, ça vous surprend,
07:36ça n'a pas d'importance.
07:38Car, de toute façon, il faut rappeler
07:39que ça n'est pas les procureurs
07:40qui rendent la justice.
07:42Et c'est tellement vrai, ce que je vous dis,
07:45c'est que lorsqu'un procureur classe sans suite,
07:48eh bien, il suffit,
07:49et je vais vous expliquer comment,
07:52de saisir le doyen des juges d'instruction du tribunal,
07:56dont ressort le procureur et le fait
07:58dans lequel les choses se sont passées,
08:01pour que l'instruction soit obligatoirement,
08:04j'ai bien dit,
08:08obligatoirement ouverte.
08:09Vous voulez dire, malgré le classement sans suite ?
08:11Mais surtout grâce au classement sans suite.
08:13Grâce au classement sans suite.
08:15Oui, c'est très important ça.
08:16C'est-à-dire, on peut rouvrir l'instruction.
08:19C'est pas rouvrir, enfin l'ouvrir.
08:21Enfin l'ouvrir.
08:22C'est-à-dire que le procureur de la République
08:25ne fait pas une instruction.
08:27Vous savez, je crois savoir qu'il y a certaines choses
08:30qui sont en possibilité d'être faites un jour,
08:34notamment à Sud Radio.
08:36Mais je veux dire que sur le plan
08:37de la connaissance des choses,
08:40pour les citoyens,
08:41on est dans un état dont certains...
08:44C'est une ignorance totale.
08:45Mais restons justement sur cette affaire.
08:46Oui, justement, restons sur cette affaire.
08:48C'est-à-dire que là, en l'occurrence,
08:51le rôle des avocats est prépondérant.
08:54Sauf que les magistrats n'aiment plus les avocats.
08:58Et les journalistes, malheureusement, suivent.
09:01Pourquoi ils suivent ?
09:02Parce que pour eux, les avocats, très souvent,
09:04sont des gens qu'on a devant,
09:06comme moi ici avec vous,
09:07devant des caméras,
09:08qui sont là, qui font des boutades,
09:10qui racontent des trucs et tout ça.
09:12Mais non, les avocats, c'est des gens sérieux,
09:14qui font le travail,
09:15qui défendent.
09:16Non, mais au-delà de ça.
09:17Et justement, non, pas au-delà.
09:19Non, non, mais pas au-delà, André.
09:22Pas au-delà, parce que l'avocat,
09:23à ce moment-là, il faut savoir
09:24qu'on peut aller chez un avocat,
09:27même si on n'a pas d'argent.
09:30Sauf que les gens, ils ne le savent même pas.
09:33Non, mais est-ce que dans le cas,
09:34juste, je ne sais pas pour amener à ça,
09:36Jean-Marie Viala,
09:37c'est bien pour bien comprendre
09:38et pour faire comprendre à nos auditeurs,
09:40aux éditeurs de Sud Radio,
09:42c'est qu'au fond, là, il y a eu dysfonctionnement.
09:44D'ailleurs, dysfonctionnement raconté,
09:46parce que c'est important.
09:47Eh bien, il y a dysfonctionnement,
09:48justement, à cause de ça.
09:49Parce que quand on...
09:51Pour l'affaire Rosa,
09:52qui, pour moi, est extrêmement importante...
09:55Rappelez l'affaire de Rosa,
09:56qu'est-ce qui s'est passé ?
09:57Alors, l'affaire Rosa fait que
09:58si elle avait suivi les choses,
10:01normalement, sur le plan juridique et judiciaire,
10:04jamais la petite Liana n'aurait été violée
10:08ni tuée.
10:09Puisqu'on aurait arrêté le Barrella,
10:12on lui aurait donné un minimum
10:15un bracelet électronique
10:17pour ne pas qu'il sorte de chez lui
10:19en attendant d'être jugé,
10:20puisqu'aujourd'hui, le laxisme joue beaucoup
10:22sur ce plan-là,
10:24mais il n'aurait pas pu
10:25continuer ses actions
10:27avec cette petite Liana.
10:28Et pourquoi on ne l'a pas fait ?
10:29Pourquoi ça ne s'est pas fait ?
10:30Eh bien, parce que Rosa,
10:31alors que le viol avait été prouvé...
10:34Rosa avait quel âge ?
10:3512 ans, je crois.
10:36Elle avait 9 ans.
10:369 ans, oui.
10:37Le viol avait été prouvé par Barrella.
10:40Oui.
10:41Le même qui a violé Rihanna.
10:42Oui, le même qui a violé et tué.
10:44Et tué Rihanna.
10:45Le viol avait été prouvé,
10:47classement sans suite.
10:48Et là, la maman ignorait sans doute
10:53qu'elle pouvait saisir un avocat
10:56et demander à cet avocat
10:57de saisir le doyen des juges d'instruction
11:00qui aurait ouvert une instruction.
11:02C'est exactement...
11:03J'ai une affaire actuellement similaire
11:05dans le sud de la France
11:06qui est exactement pareille.
11:09Ça veut dire, attendez,
11:10pour bien comprendre Jean-Marie Vélez,
11:11c'est important.
11:12Quelqu'un d'entre nous, etc.,
11:13a quelqu'un de proche de lui
11:15qui est violé, tué,
11:17enfin, dans des circonstances
11:20terrifiantes que nous connaissons.
11:22Donc, l'affaire est classée sans suite par Rosa.
11:25Moi, par exemple, Bercov,
11:26je peux demander à un avocat
11:28d'ouvrir...
11:29Enfin, de demander au juge d'instruction
11:30d'ouvrir l'instruction.
11:32Mais il ne demande pas.
11:33Il dépose plainte
11:34entre les mains du juge d'instruction.
11:36Et le juge d'instruction est obligé ?
11:37Il est obligé d'ouvrir l'instruction.
11:41Ça, c'est important à dire.
11:42Parce que le procureur de la République
11:44ne fait pas d'instruction.
11:46Le procureur de la République
11:47fait des interrogatoires,
11:50des mises en garde à vue,
11:51il fait toute cette recherche de départ.
11:55Mais, si vous voulez,
11:57s'il classe sans suite,
11:58eh bien, c'est prévu d'ailleurs.
11:59Il faut d'ailleurs savoir qu'à ce sujet,
12:02il y a une loi que j'estime scélérate
12:04qui est passée à une époque.
12:06Et malheureusement,
12:07elle est passée sous un homme
12:08que par ailleurs,
12:09pour lequel j'ai beaucoup d'amitié
12:10et de sympathie,
12:12c'est M. Sarkozy,
12:13qui fait,
12:14qui oblige les gens,
12:15maintenant,
12:15à déposer plainte d'ailleurs,
12:17d'abord,
12:17entre les mains du parquet
12:19et du procureur de la République.
12:21Eh bien, heureusement,
12:23il y a des délais...
12:23Il y a des délais passés comment ?
12:24Eh bien, on saisissait qui on voulait,
12:25le procureur
12:26ou le juge d'instruction directement.
12:28D'accord.
12:28Et puis là,
12:29le juge d'instruction,
12:31aujourd'hui,
12:32la seule chose,
12:33c'est qu'il est...
12:34Et on peut le saisir
12:35au bout de trois mois,
12:36si le parquet n'a pas répondu
12:38à la plainte qui a été déposée,
12:40ces trois mois étant écoulés,
12:42on peut saisir le juge d'instruction.
12:44Et s'il y a un classement sans suite,
12:45eh bien,
12:45on saisit le juge d'instruction.
12:47Et là,
12:48dans l'affaire de Rihanna
12:49comme dans l'affaire de Rosa,
12:51ça s'est passé de la même façon ?
12:52Il n'y a pas eu de juge d'instruction saisie.
12:56Et là,
12:57maintenant,
12:57il y a un juge d'instruction
12:58parce que forcément,
12:59il y a un meurtre.
13:01Donc,
13:01voilà.
13:02Et donc,
13:02il faut savoir que toute personne
13:04qui est confrontée
13:05à un drame pareil
13:06peut saisir
13:07et doit saisir...
13:09Voilà.
13:09D'où la pédagogie
13:10que vous n'aviez pas envie
13:12de m'entendre,
13:12vous expliquez tout à l'heure
13:13en vous parlant des avocats,
13:15sur le rôle des avocats,
13:17quand je dis que même
13:18quand on n'a pas d'argent,
13:19on peut aller voir un avocat
13:20parce qu'on a droit
13:21à l'aide judiciaire.
13:22Bon.
13:23Alors,
13:23ça,
13:23c'est une chose importante
13:24que vous venez de dire,
13:26Jean-Marie Viala.
13:26Mais il y a aussi
13:27comment il se fait
13:28que les gens ne sont pas informés,
13:31que les gens traînent
13:32parce qu'il y a l'autre côté
13:33de parquet à parquet
13:34et vous avez vu,
13:35d'ailleurs,
13:36c'est très intéressant,
13:37vous avez vu
13:38la fronde
13:40des parquetiers
13:41qui ont dit
13:41nous sommes tous
13:42du parquet d'Auche.
13:44C'était
13:44nous sommes tous
13:45des juifs allemands
13:45de mai 68,
13:46quoi.
13:47Oui,
13:48alors écoutez,
13:48ça,
13:49je vous entends,
13:52cher André Bercoff,
13:53et je suis un peu humilié
13:54de ça
13:55parce que,
13:56contrairement à ce que l'on
13:57pourrait penser
13:57après ce que je viens de dire,
13:58j'ai un grand respect
13:59pour les magistrats
14:00et vous connaissez
14:01notamment
14:02Mme Brugère
14:03qui vient parfois ici,
14:05qui est une femme
14:05pour laquelle
14:06j'ai un immense respect
14:06et beaucoup d'amitié
14:08parce qu'on a peau
14:08de ne pas être d'accord
14:09sur tout,
14:10au moins on s'explique
14:11alors qu'avec les autres
14:12ce n'est pas possible.
14:13Voilà,
14:15les magistrats
14:16qui ont fait ça,
14:17aujourd'hui,
14:18sont des gens
14:19qui sont vraisemblablement
14:21au même syndicat
14:21que nous n'aimons pas
14:22par ailleurs
14:23voir...
14:24En tout cas,
14:24ils se sont tous
14:26plagués,
14:26je ne sais pas,
14:27c'est droite et gauche
14:27confinus.
14:28C'est le corporatisme
14:29comme disait M. Larcher
14:30hier à la télévision.
14:31Donc,
14:31je reviens à cela.
14:33Comment vous expliquez,
14:34vous connaissez,
14:34il y a quelqu'un
14:35qui connaît bien
14:36le cœur du réacteur,
14:37c'est vous,
14:38je parle au-delà
14:38d'avocat
14:39et là je parle
14:40de parquetier
14:41et des juges,
14:42comment il se fait
14:43que l'information
14:45quelquefois
14:45circule si difficilement
14:46alors que,
14:47comme vous disiez,
14:48on connaissait
14:48les antécédents
14:49de ce bonhomme,
14:50il avait déjà
14:51violé Rosa,
14:51il a tué Rihanna,
14:53comment il se fait
14:54que,
14:54je ne sais pas,
14:55d'ailleurs même
14:55les gendarmes
14:56ont admis
14:57qu'il y avait
14:57des problèmes
14:58et ils ont dit
14:58oui,
14:59on n'a pas fait
14:59attention,
15:00etc.
15:01Alors,
15:01tout le monde
15:02est faillible,
15:02on ne va pas jouer
15:03on n'est personne
15:03des supermans,
15:04mais est-ce qu'il y a
15:05quelque chose
15:06qui ne va pas
15:07dans ce royaume
15:08du Danemark
15:09qui consiste
15:09à ce que l'information,
15:10à ce que le suivi
15:11ne se fasse pas
15:12et au-delà des moyens,
15:14on parle toujours
15:14du manque de moyens
15:15mais il n'y a pas
15:15que le manque de moyens
15:16j'imagine.
15:17Je suis complètement d'accord
15:18d'ailleurs à chaque fois
15:19je suis un peu ulcéré
15:20d'entendre
15:20que c'était
15:21M. Larcher d'ailleurs
15:22pour une fois aussi
15:23était fortement expliqué hier
15:26ça n'est pas une question
15:27de moyens
15:27c'est une question d'homme.
15:30Alors d'homme ça veut dire ?
15:31Eh bien ça veut dire
15:31que nous avons
15:32à la place
15:35où aujourd'hui
15:36des gens
15:36ont un rôle important
15:39des gens
15:39qui ne devraient pas y être.
15:41Qui n'ont pas la formation
15:42qui n'ont pas la bonne formation
15:44ou qui sont déformés
15:45ou qui...
15:46C'est...
15:48Comment dirais-je ?
15:50Et qui peut-être
15:51demain matin
15:52si on pouvait arriver
15:54à être un peu plus ferme
15:55avec eux
15:56ils auraient envie
15:57de ne plus être
15:59aussi laxistes
16:00que vous pensez
16:01qu'ils sont.
16:02Et ça c'est le problème
16:03et d'ailleurs je crois...
16:04On a quelqu'un effectivement
16:05Jacques notamment
16:06qui nous appelle
16:07de Mulhouse
16:08Bonjour à vous Jacques.
16:09Oui bonjour Jacques.
16:10Bonjour.
16:11Bonjour M. Bercoff
16:12et bonjour à toute l'équipe.
16:14Je vous aime beaucoup
16:14M. Bercoff
16:15et c'est pour ça
16:15que j'ai accepté
16:17d'intervenir.
16:18Merci.
16:18L'élément donné
16:19par votre interlocuteur
16:21est très bon.
16:22On ne sait pas
16:23effectivement
16:24qu'on peut saisir
16:25un juge
16:25mais ça pose
16:27l'affaire Liana
16:28pose quand même
16:29le gros problème
16:30de la mentalité
16:32judiciaire
16:33on va dire
16:33où on voit bien
16:36qu'il y a vraiment
16:37un laisser aller
16:38pas possible
16:39que les victimes
16:40ne sont jamais
16:41vraiment considérées
16:42à leur juste valeur
16:43et qu'on absout
16:44très trop
16:45bien trop souvent
16:46les criminels
16:48voilà.
16:49Un type
16:50comme Barrella
16:52il aurait dû être
16:53en tôle
16:53depuis longtemps.
16:55C'est clair.
16:56C'est clair.
16:57Jean-Marie
16:58effectivement
16:58voilà la réflexion.
17:00Je vous remercie
17:01de votre intervention
17:02et surtout
17:03d'avoir compris
17:04le message
17:04que j'étais en train
17:05d'essayer
17:06de faire passer
17:07et j'espère
17:07que beaucoup de gens
17:08l'auront entendu.
17:10Alors
17:12il n'y a qu'un truc
17:13sur lequel
17:13je ne suis pas
17:13tout à fait d'accord
17:14avec vous.
17:17la mentalité
17:18des magistrats
17:20il faut arrêter
17:21de parler comme ça.
17:23Les magistrats
17:24sont des gens
17:24qui peuvent être
17:25bien
17:26et pas bien
17:27et tout dépend
17:29du contexte
17:30dans lequel
17:31on les fait vivre.
17:33Nous sommes
17:34dans une république
17:35aujourd'hui
17:36il m'est arrivé
17:37de le dire
17:37et je n'ai pas peur
17:38de le dire
17:38à la radio
17:39nous sommes
17:40dans une république
17:41aujourd'hui
17:41qui est devenue
17:42un peu soviétisée
17:44dans le sens
17:45où tout le monde
17:46fait très attention
17:46à ce qu'il dit
17:47ou ce qu'il va faire
17:48parce qu'il ne sait pas
17:48trop ce qui va lui arriver.
17:51Et je pense
17:51que ça aussi
17:52c'est valable
17:53dans des tas d'endroits
17:54de pouvoir
17:56et que
17:58comment dirais-je
17:59on peut
18:00on peut malheureusement
18:01en être victime.
18:02Quand vous dites
18:03qu'on ne s'occupe pas
18:03des victimes
18:04alors monsieur
18:05là aussi
18:05je vais vous dire
18:07lorsqu'on est victime
18:08de quelque chose
18:09vous savez
18:10quand on est avocat pédaliste
18:12comme je suis
18:12et bien
18:13il nous arrive
18:14de défendre
18:14des criminels
18:15mais il nous aussi
18:16il nous arrive
18:17de défendre
18:18des partis civils
18:19c'est-à-dire
18:20des victimes.
18:22Or aujourd'hui
18:23on constate
18:24souvent
18:25que le criminel
18:27j'emploie le terme
18:29sui generis
18:30c'est-à-dire
18:30de manière générale
18:32que le criminel
18:33est beaucoup plus pris
18:34en considération
18:35pour savoir
18:36quelles sont les raisons
18:37qui l'ont poussé
18:37à devenir criminel
18:39en oubliant
18:40qu'en fait
18:41il y a une victime
18:42et que cette victime-là
18:44doit être prise
18:45en considération
18:46or qui mieux
18:46qu'un avocat
18:47peut plaider
18:48pour la faire prendre
18:48en considération ?
18:50Oui mais qui mieux
18:51aussi
18:51que cette espèce
18:52de mentalité
18:53excusez-moi
18:54à la noix
18:55qui consiste
18:56à mettre le bourreau
18:57à trouver des excuses
18:58au bourreau
18:59plus que de la défense
19:00de la victime
19:01il est là le problème
19:02Jean-Marie Bercoff
19:04grâce à vous
19:04et à Sud Radio
19:05et à Céline
19:06qui est présente là
19:07j'espère qu'un jour
19:09nous allons faire changer
19:10cette mentalité
19:11car je suis persuadé
19:13mais vraiment
19:13je suis persuadé
19:16je vais vous faire
19:16une petite confidence familiale
19:18je suis vraiment persuadé
19:20que les magistrats
19:21ne sont pas en majorité
19:22comme ça
19:23il y a une chape
19:25de plomb
19:25qui est posée actuellement
19:26sur un certain nombre
19:27de gens
19:28qui doit absolument sauter
19:30grâce au fait
19:31qu'on doit discourir
19:32et pouvoir parler
19:33et dialoguer avec eux
19:34et nous en faisons partie
19:35nous les avocats
19:36il faut le savoir
19:37il faut que les citoyens
19:39le savent
19:39monsieur
19:39quand vous avez appelé
19:40il faut que
19:41vous fassiez passer ce message
19:43on est là pour ça
19:45et je crois que
19:46le plus important
19:46que vous avez dit
19:47je dis
19:48on va reparler
19:49de ces histoires évidemment
19:51malheureusement
19:51ça ne s'arrête pas là
19:52le fait
19:53ce que vous avez dit
19:54Jean-Marie Véla
19:54au fait que tout citoyen
19:56peut se porter recours
19:58peut appeler un avocat
19:59peut parler aux doyens
20:01des juges d'instruction
20:02etc etc
20:02c'est très important
20:03sachez
20:04et ça c'est notre rôle à dire
20:06qu'on est tous
20:07non pas responsables
20:08mais on est tous
20:09on a tous une marge de manœuvre
20:11on a tous dans ce régime
20:13et dans ce système
20:13de marge de manœuvre
20:14Jean-Marie Véla
20:15on continuera évidemment
20:16d'en parler avec vous
20:17mais je crois
20:18que le pire c'est ça
20:20ne pas laisser faire
20:21il y a les semeurs de haine
20:23et les fonctionnaires de l'aide
20:25et il y a les marchands d'excuses
20:26et puis à vous les avocats
20:29oui espérons qu'on va rester
20:30récemment devant un tribunal
20:32j'ai même osé
20:33jusqu'à poser la question
20:34vu la réaction du parquet
20:36en face de moi
20:37un tribunal de province
20:39je dis madame
20:40apparemment
20:40madame le procureur
20:41il semble que vous n'aimez pas
20:42les avocats
20:43si vous voulez les supprimer
20:44demandez au moins
20:45que ça soit par une loi
20:46qu'on soit supprimé
20:47puisque vous ne voulez plus
20:48qu'on existe
20:49bon écoutez
20:50nous ne voudrons pas cette loi
20:51je vous promets
20:52on n'est pas pour cette suppression
20:53merci Jean-Marie Viala
20:54merci
20:55et puis on va continuer
20:56à parler de tout cela
20:57et oui André Bercoff
20:58on se retrouve dans un instant
20:59sur Sud Radio
21:00Sandrine Rousseau
21:01qui tire sur le canon français
21:02et la panthéonisation
21:04de Marc Bloch
21:05qui pose
21:06fait polémique
21:07plutôt
21:07à tout de suite
21:08dans un instant
21:09sur Sud Radio
21:09Sud Radio
21:13les français parlent au français
21:16les carottes sont cuites
21:19les carottes sont cuites
21:21Sud Radio
21:22Bercoff dans tous ses états
21:24André Bercoff
21:25Céline Alonso
21:27la France demeurera
21:28quoi qu'il arrive
21:29la patrie
21:31dont je ne saurais
21:31déraciner mon coeur
21:32j'y suis né
21:34j'ai bu la source
21:35de sa culture
21:37j'ai fait mien
21:38son passé
21:39je ne respire bien
21:41que sous son ciel
21:43je me suis efforcé
21:45à mon tour
21:45de la défendre
21:47de mon nom
21:51vive Marc Bloch
21:53vive Simone Bloch
21:55vive la République
21:57vive la France
21:59Extrait du discours
22:00d'Emmanuel Macron
22:01lors de la cérémonie
22:03d'entrée au panthéon
22:04de Marc Bloch
22:05André Bercoff
22:05elle a lieu mardi
22:06et depuis
22:07il faut le dire
22:08une vive polémique
22:09est née
22:09à propos de sa
22:10petite fille
22:11Suzette Bloch
22:12André
22:12oui je voudrais
22:13quand même dire
22:14vous allez me trouver
22:15un peu méchant
22:16mais
22:16quand je compare
22:18effectivement
22:19le discours d'Emmanuel Macron
22:21à la panthéonisation
22:22de Marc Bloch
22:23au discours d'André Malraux
22:25à la panthéonisation
22:26de Jean Moulin
22:27en 1964
22:30il n'y a pas photo
22:31comme on dit vulgairement
22:33il n'y a pas photo
22:34mais après tout
22:35chacun fait ce qu'il peut
22:36bien sûr
22:37à ce propos André
22:37on écoutera
22:38dans la culture
22:39dans tous ses états
22:39effectivement
22:40un extrait
22:40de ce discours
22:42extraordinaire
22:43alors Marc Bloch
22:44effectivement
22:45alors si j'ai un conseil
22:46à vous donner
22:47si j'ai vraiment
22:48chose à vous dire
22:49lisez
22:50il a écrit en 1940
22:52l'étrange défaite
22:54c'est un livre de poche
22:55Marc Bloch
22:56historien
22:57universitaire
22:57expliquant
22:59les raisons
22:59de cette défaite
23:00terrible
23:01de 1940
23:02de l'armée française
23:04et au-delà
23:05les raisons
23:06de la décomposition
23:06et alors
23:07il y a eu cela
23:08et très très bien
23:09donc on explique
23:12tout ça
23:13ce résistant
23:14ce qu'il a été
23:15il était patriote français
23:18vraiment jusqu'à la moelle
23:20il était jusqu'à la moelle
23:21et il disait
23:22vous savez
23:22je ne me revendique
23:23que juif
23:24que quand j'ai
23:25un antisémite
23:26face à moi
23:27sinon c'était pas lui
23:28la dimension principale
23:29d'ailleurs la dimension principale
23:31ce n'est pas l'ethnie
23:32ce n'est pas la religion
23:34ce n'est pas la couleur de peau
23:36c'est ce que vous sentez
23:37par rapport
23:37à votre civilisation
23:39à votre nation
23:40à qui vous êtes
23:41c'est ça le plus important
23:42c'est pour ça que
23:43tous les crétins
23:44excusez-moi je vous dis
23:45qui mettent la lutte des races
23:47avant la lutte des classes
23:48devraient quand même
23:49comprendre
23:50ce qu'ils font
23:51donc Marc Bloch
23:52voilà
23:52panthéonisation
23:53et puis
23:54nous étions
23:55avec un certain nombre
23:56de gens
23:57qui étaient là
23:57et il y a eu
23:59un très très très beau moment
24:00c'est
24:02effectivement
24:02Lou Delage
24:03qui lit
24:04la comédienne Lou Delage
24:05qui lit
24:06le testament
24:07de Marc Bloch
24:08devant le panthéon
24:09écoutez
24:10j'ai dû à mon père
24:11le meilleur
24:12de ma formation
24:12d'historien
24:14ses leçons
24:15commençaient
24:15dès l'enfance
24:16et qui depuis
24:17n'avaient jamais cessé
24:18m'ont marqué
24:20d'une empreinte
24:20que je voudrais
24:21ineffaçable
24:23alors voilà
24:24c'était très beau
24:25c'est vrai
24:26ce testament
24:27de Marc Bloch
24:27est absolument magnifique
24:29qu'il avait écrit
24:30effectivement
24:31très tôt
24:31puisqu'il est mort
24:33assassiné
24:34quand même
24:34relativement jeune
24:35et puis donc
24:37vous allez entendre
24:38un autre extrait
24:39un peu différent
24:40celui-là
24:40du point de vue tonalité
24:41c'est Suzette Bloch
24:43la petite fille
24:44de Marc Bloch
24:45qui effectivement
24:47a fait les radios
24:48et les télévisions
24:49et qu'on a vu
24:49et qu'on a vu
24:51en portrait de groupe
24:52au panthéon
24:54devant le portrait
24:56de Marc Bloch
24:57et de son épouse
24:58avec toute la France insoumise
25:00tout l'état-major
25:01de la France insoumise
25:03était là
25:04et quand on lui demande
25:06et c'était sur BFM TV
25:09ou c'est France Inter
25:10pardon excusez-moi
25:11oui c'était France Inter
25:12Benjamin Duhamel
25:13pose une question
25:15à Suzette Bloch
25:16écoutez
25:17vous avez considéré
25:18que le RN
25:19n'avait pas sa place
25:20à cette cérémonie
25:23c'est naturel
25:24j'allais dire
25:25c'est naturel
25:26ça tombe de sourd
25:27le RN
25:28sont les héritiers
25:29des Vafenès XVI
25:30qui ont assassiné
25:31mon grand-père
25:33vous faites référence
25:33à ceux qui ont fondé
25:34le Front National
25:35avec Jean-Marie Le Pen
25:36voilà
25:36mais jusqu'à présent
25:38il n'y a pas eu
25:39renouement
25:39de ce qu'a dit
25:41Jean-Marie Le Pen
25:43écoutez
25:44ça
25:45qu'il y ait eu
25:46des Vafen SS
25:47etc
25:47elle dit
25:48le RN aujourd'hui
25:50c'est l'héritier
25:50des Vafen SS
25:51ça veut dire
25:52qu'elle a refusé
25:53Suzette Bloch
25:54au nom de quoi
25:55d'ailleurs
25:55pardon
25:56je veux dire
25:57que quand on est
25:57petit-fils
25:58etc
25:58on ne s'empare pas
26:00de la mémoire
26:01de qui que ce soit
26:03y compris de la famille
26:04qu'il y ait eu
26:05effectivement
26:06des néo-nazis
26:07dans l'entourage
26:08de Jean-Marie Le Pen
26:09certes
26:09mais je rappellerai
26:11quand même
26:11que Marc Bloch
26:12a été
26:14arrêté
26:15par la Gestapo
26:16sur la dénonciation
26:17de Francis André
26:18qui était Francis André
26:20un ancien
26:21du parti communiste
26:22qui avait rejoint
26:23Doriot
26:24je rappelle quand même
26:25parce que quand on veut
26:26parler d'histoire
26:26il faut aller jusqu'au bout
26:28de l'histoire
26:28il faut rappeler
26:29trois choses
26:30qu'il y a eu
26:31énormément d'anciens
26:32socialistes
26:33communistes
26:35judéophiles
26:36droits de l'homme
26:37SOS
26:38c'était pas SOS racisme
26:39qui ont rejoint
26:40la collaboration
26:41en 40
26:41qui ont rejoint
26:42un certain nombre
26:43d'entre eux
26:44des Vafen SS
26:44qui étaient du parti socialiste
26:46et qui étaient
26:47effectivement
26:48et qui ont rejoint
26:49et il faut rappeler
26:50que le parlement
26:52du front populaire
26:53qui a été élu
26:54en 1936
26:55et Dieu sait
26:56c'est le front populaire
26:57c'était extraordinaire
26:58et bien le parlement
26:59du front populaire
27:00à 75%
27:02a voté
27:03les pleins pouvoirs
27:03à Pétain
27:04et puis
27:05on ne va pas rappeler
27:06le pacte germano-soviétique
27:08entre 39 et 41
27:10entre
27:11Molotov
27:12Ribbentrop
27:12qui a fait quoi ?
27:13qui a fait
27:14à ce moment là
27:15y compris
27:15les communistes français
27:16qui après ont eu
27:17une attitude
27:18fabuleuse
27:18formidable
27:19et bien ils ont été quoi
27:20pendant ce temps là ?
27:21et bien il faut le rappeler aussi
27:23donc
27:23il faut quand même
27:24faire attention
27:24on ne peut pas
27:26aujourd'hui
27:26traiter l'histoire
27:28de 2026
27:28comme
27:29en capitalisant
27:31en récupérant
27:33en faisant
27:35un peu
27:36fi
27:36de ce qui s'est passé
27:38à l'époque
27:38voilà
27:39donc c'est très joli
27:40aujourd'hui
27:41vous avez
27:42effectivement
27:42Suzette Bloch
27:43où tout le monde
27:44peut avoir les opinions
27:44qu'on veut
27:45on peut dire ce qu'on veut
27:46mais enfin
27:47on ne fait pas
27:48de l'histoire
27:49avec un hachoir
27:51en enlevant
27:52ce qui est bon
27:53et en gardant
27:55ce qui est mauvais
27:57pour chacun
27:57donc je vais vous dire
27:59le Panthéon
28:00c'est tout le monde
28:01et la France
28:02c'est tout le monde
28:03nous sommes en 2026
28:04et on ne règle pas
28:05comme ça
28:06les affaires
28:07de son grand-père
28:07et on ne fait pas parler
28:09Marc Bloch
28:10impunément
28:10André Bercoff
28:12on va donner la parole
28:12tout de suite à Serge
28:13qui nous appelle de Paris
28:15bonjour à vous Serge
28:16vous vouliez réagir
28:17à la panthéonisation
28:18de Marc Bloch
28:19oui Serge
28:20bonjour
28:20oui bonjour
28:21bonjour
28:23en effet
28:24je ne sais pas
28:25si vous m'entendez bien
28:26on vous entend très bien Serge
28:27allez-y
28:28merci
28:30oui alors en fait
28:32Marc Bloch
28:33et son épouse
28:34Simone
28:36moi je trouve
28:37que c'est très bien
28:37qu'elle soit
28:40panthéonisée
28:40maintenant
28:41je n'arrive pas
28:42à comprendre
28:43parce que j'avais lu
28:44effectivement
28:45que les petits
28:46enfants ne voulaient pas
28:47que le FN
28:49donc un parti
28:51d'extrême droite
28:52soit présent
28:53et moi je me souviens
28:55qu'il y a deux ans
28:56et demi
28:57Serge Klarsfeld
28:58qui ne peut pas
28:59être jugé
29:00de gâteux
29:02a déclaré
29:03que le RN
29:04était tout à fait
29:06fréquentable
29:07oui
29:08et oui
29:08donc
29:09et qui était présent
29:11lors de la
29:13manifestation
29:14contre l'antisémitisme
29:16tout à fait
29:17alors je n'arrive pas
29:18à comprendre
29:19pourquoi Suzette
29:22prend ce type
29:26de réflexion
29:27et comme son grand-père
29:28était historien
29:30je pense qu'il n'aurait pas
29:31été d'accord
29:32oui on ne va pas faire parler
29:34les morts
29:34vous savez
29:35comme certains
29:35vont essayer de faire parler
29:36mais je suis d'accord
29:38avec vous
29:38c'est à dire
29:38en fait
29:39bon vous savez
29:40le problème c'est que chacun
29:42y compris Suzette Bloch
29:43y compris moi-même
29:44y compris d'autres
29:44peut-être réagissent
29:46moi j'essaye de combattre
29:47et de penser contre moi-même
29:49mais réagissent en fonction
29:50de telle ou telle opinion
29:51idéologie
29:51mais là effectivement
29:53vous avez raison
29:53vous avez raison
29:54parce que quand on regarde
29:55l'histoire
29:56et ce qu'avait été
29:57l'histoire des années 40
29:58et l'histoire de la collaboration
30:00et je vous conseille
30:01un livre extraordinaire
30:02encore une fois je vous dis
30:03vous écoutez Bercov
30:05dans tous ses états
30:05et ensuite vous allez lire
30:07vous allez lire les livres
30:08et vous lisez
30:09un paradoxe français
30:10de Simon Epstein
30:11qui est paru
30:12sur Albin Michel
30:13qui explique
30:14ce qui s'est passé
30:15dans les années 30
30:16et pourquoi
30:16beaucoup de gens
30:17des années 30
30:18ont basculé
30:19dans la collaboration
30:19y compris
30:20et surtout quelque part
30:22dans la gauche de l'époque
30:23pourquoi ?
30:24mais je vais vous dire
30:25Serge
30:25c'est parce que justement
30:27il y a beaucoup de gens
30:28malheureusement à droite
30:29comme à gauche
30:30qui sont à eux hier
30:31qui sont fermés
30:32dans l'idéologie
30:33donc ils disent
30:33ah tel il est nazi
30:35tel il est d'extrême droite
30:36donc on le condamne
30:38je crois que c'est ça Serge
30:39qu'est-ce que vous en pensez ?
30:41vous avez raison
30:42et moi je pense
30:44qu'il y a une déviance
30:45de la gauche
30:46et s'il y avait bien
30:48des partis
30:48à interdire
30:49à venir
30:49à la panthéanisation
30:51si c'était faisable
30:52enfin si c'était
30:53ben moi je dirais
30:54pour la gauche
30:56parce que
30:56quand on me dit
30:57que Mélenchon
30:57il me dit que le Hamas
30:59c'est un parti
30:59de résistance
31:01ben je pense
31:03que Marc Bloch
31:03il se retourne
31:04dans sa tombe
31:05en tout cas
31:06la gauche
31:06ou la droite
31:07tout le monde
31:07doit être admis
31:08moi je crois
31:09que là-dessus
31:09après la discussion
31:10est ouverte
31:11effectivement
31:11je crois que nous avons
31:12Olivier avec nous
31:14oui Olivier
31:14qui nous appelle
31:15de Bordeaux
31:15et merci à Serge
31:17d'être intervenu
31:18sur Sud Radio
31:18bonjour à vous Olivier
31:19bonjour Olivier
31:20bonjour bonjour
31:21merci de m'accueillir
31:22j'en prie
31:23alors je partage pas
31:24votre avis en fait
31:26dites moi
31:27ben c'est très bien
31:27on parle oui
31:28ben oui
31:30en fait je trouve pas
31:31que Suzette
31:32s'empare
31:34injustement
31:35de l'héritage
31:36de son grand-père
31:38je pense qu'elle
31:38l'honore
31:39et je pense qu'elle
31:40est bien placée
31:41pour savoir
31:41comment l'honorer
31:43après je comprends
31:44là ce que j'ai partagé
31:46dans ce que vous avez dit
31:48c'est que c'est pas
31:49blanc ou noir
31:49il y a eu des collabos
31:51à gauche
31:51à droite
31:52il y a eu surtout
31:53des français résistants
31:54ou des français collabos
31:55et la majorité
31:56de la France
31:56était pétainiste
31:58donc il y a une réalité
31:59qu'il faut pas nier
32:01voilà
32:02qui vaut pas basquer
32:03oui on est d'accord
32:04après
32:05votre auditeur
32:06qui s'appuie sur
32:07Karlsfeld
32:08Karlsfeld
32:08moi je suis pas d'accord
32:10parce que
32:11Karlsfeld a
32:11entre guillemets
32:12honoré le RN
32:13à cause de ses positions
32:14sur Israël
32:15donc il y a un penchant
32:17qui est pas très honnête
32:19intellectuellement
32:19c'est la parenthèse
32:21une fois qu'on a dit ça
32:23le panthéon
32:24il est pour les grands hommes
32:25français
32:26il y a des grands hommes
32:27de droite
32:28il y a des grands hommes
32:28à gauche
32:29et je pense qu'il faut
32:30s'arrêter là
32:31est-ce que Marc Bloch
32:32était un grand historien
32:36avec des positions claires
32:37oui bah oui
32:38est-ce que ça vaut le coup
32:39de l'honorer
32:39bah oui
32:40qu'est-ce que ça nous enlève
32:41c'est plutôt bien
32:42on voit la légion d'honneur
32:44à n'importe qui aujourd'hui
32:45moi je trouve ça bien
32:46qu'on honore
32:47nos grands historiens
32:48d'autant qu'histoire
32:49c'est quand même
32:51la base
32:52qui devrait être
32:53notre réflexion
32:53bien sûr
32:55faire passer le FN
32:56aujourd'hui
32:56en disant
32:57c'est le nouveau RM
32:59c'est dédiabolisé
33:00c'est pas les mêmes
33:01etc
33:01il y a quand même
33:04il y a quand même
33:05un exercice médiatique
33:07là-dessus
33:07qui est assez désagréable
33:09c'est-à-dire
33:25à traiter
33:26ce qui s'est passé
33:27en 40
33:28avec les lunettes
33:29si vous voulez
33:30d'aujourd'hui
33:30et des conflits
33:31d'aujourd'hui
33:32c'est-à-dire que moi
33:33ce qui me gêne
33:33je vais vous dire
33:34c'est pas du tout
33:35que LFI soit là
33:38que TET soit là
33:40mais je veux dire
33:40à partir du moment
33:41on exclut
33:44on examine
33:44quoi que ce soit
33:45c'est-à-dire
33:45vous êtes d'extrême droite
33:46vous n'avez plus le droit
33:47à la parole
33:48vous êtes d'extrême gauche
33:49vous êtes un salaud
33:50etc
33:50je veux dire
33:51moi ce qui me gêne là-dedans
33:53et je vais vous dire
33:53vous le savez très bien
33:54LFI n'est pas exemple
33:56de ça
33:56c'est que
33:57allez
33:58tous des racistes
33:59tous systémiques
34:00etc
34:00vous savez très bien
34:02Olivier
34:02la preuve
34:02c'est pas comme ça
34:03c'est pas le réel ça
34:05ça c'est le narratif
34:06que chacun
34:07en fonction du site
34:08et de l'ologie
34:08essaye de caler
34:10sur le réel
34:10moi c'est ça qui me gêne
34:11vous voyez
34:12Olivier
34:12moi je regarde
34:14les programmes des gens
34:15parce que je trouve
34:15que c'est ce qu'ils parlent
34:16et le RN et le FN
34:18ça fait des années
34:19qu'ils naviguent
34:19sur l'immigration dehors
34:21il y a un fond raciste
34:22dans ce parti
34:23il dit qu'on ne peut pas nier
34:24oui mais vous pouvez pas nier
34:25qu'elle
34:25est-ce que
34:26est-ce que tous les gens
34:27qui adhèrent au RN
34:28sont racistes ?
34:29non
34:30est-ce que par contre
34:31quand ils adhèrent au RN
34:32ils confortent un parti raciste ?
34:34oui
34:34donc il y a une nuance
34:35qu'il faut faire
34:36mais j'entends ce que vous dites
34:38moi je suis militant à gauche
34:41je comprends
34:42je m'en cache pas
34:43mais oui mais très bien
34:44je vois beaucoup de gens
34:44je vois beaucoup de gens du RN
34:45arriver à LFI précisément
34:49parce que ça ne leur correspond pas
34:50en fait
34:50c'est vrai
34:51mais posez-vous simplement
34:52la question de savoir
34:54pourquoi les millions de gens
34:56qui votaient communistes
34:57il y a encore 30-40 ans
34:59votent aujourd'hui RN
35:00posez-vous cette question
35:01mon cher Olivier
35:02c'est une vraie question
35:03vous avez raison
35:03ah oui oui
35:04mais là je vais être d'accord
35:06avec vous
35:06voilà
35:06il y a eu un naufrage de la gauche
35:08il y a eu un naufrage de la gauche
35:10qui a été enterré
35:13carbonisé par Hollande
35:14qui n'avait rien de gauche d'ailleurs
35:15et il y a un renouveau de la gauche
35:17avec Mélenchon qu'on n'aime pas
35:19et LFI
35:20c'est vrai
35:21bon écoutez
35:22on va en reparler
35:23mais l'autre France
35:24on va en reparler
35:24écoutez Olivier
35:25il faudra que vous nous rappeliez
35:26et on fera une vraie discussion là-dessus
35:28avec grand plaisir
35:28voilà
35:28merci
35:29merci à vous
35:30au revoir
35:31André Bercoff dans un instant
35:32sur Sud Radio
35:33Sandrine Rousseau
35:34qui tire sur le canon français
35:36et votre coup de gueule
35:37à propos de la canicule
35:38pourquoi la France
35:39est-elle si peu préparée
35:41vous nous direz
35:42on vous dira tout
35:43dans un instant
35:43sur Sud Radio
35:44présente
35:47ici Sud Radio
35:50les français parlent au français
35:54les carottes sont cuites
35:56les carottes sont cuites
35:58Sud Radio
35:59Bercoff dans tous ses états
36:01et nous avons Olivier
36:02qui nous appelle Romainville
36:04bonjour Olivier
36:05oui bonjour
36:07oui attendez
36:08on ne vous entend pas très bien là
36:10attendez
36:11j'ai enlevé le haut parleur
36:13oui enlevé le haut parleur surtout
36:14allez-y Olivier
36:15allez-y
36:16allez-y
36:16oui ok
36:17je voulais dire que ce qu'a dit
36:18cette madame Suzette
36:20c'est quand même grave
36:21c'est quand même grave
36:22parce que moi si vous voulez
36:23si je suis RM
36:25c'est qu'elle va comparer
36:26on va dire
36:27elle va me comparer
36:28à quelqu'un de la SS
36:31de la Bafon SS
36:32oui
36:32oui la Bafon SS
36:33c'est quand même très grave
36:34ces propos
36:35parce que
36:35voilà il ne faut pas
36:37reporter ce qui s'est passé
36:38en 39-45
36:39pendant la guerre
36:39avec de nos jours
36:41les idées du RN
36:41ou du RN
36:42même avec Jean-Marie Le Pen
36:43même à l'époque
36:44de Jean-Marie Le Pen
36:45on n'était pas des nazis
36:49à prendre des juifs
36:50à les tuer
36:50à les dénoncer
36:51enfin je ne sais pas
36:52moi si vous voulez
36:53oui allo
36:54il n'y a aucun problème
36:55avec Israël
36:57oui vous m'entendez
36:59ça y est
36:59oui allez-y Olivier
37:00ok
37:00je n'ai aucun problème
37:02moi si vous voulez
37:02avec les juifs
37:03avec Israël
37:03au contraire
37:04au contraire
37:05et si je suis du RN
37:07cette dame
37:07va me comparer
37:08en fait
37:08va nous comparer
37:09à la Bafon SS
37:11c'est quand même très grave
37:12ces propos
37:12et moi je ne suis pas
37:14pour que cette dame
37:16rentre au Panthéon
37:18bon son mari
37:19je ne sais pas
37:19mais enfin
37:20les propos de son épouse
37:21c'est vraiment
37:22c'est vraiment horrible
37:23je suis désolé
37:24je suis désolé
37:24oui en tout cas
37:25c'est les propos
37:26de sa petite fille
37:26de sa petite fille
37:28Suzette Bloch
37:28elle n'est pas rentrée
37:31au Panthéon
37:31elle est rentrée au Panthéon
37:32uniquement parce qu'elle était
37:33de la famille de son père
37:34de son grand-père
37:35voilà
37:36j'ai pris un peu
37:36j'ai pris un peu
37:37à la fin de l'émission
37:39et je me dis non
37:39il faut vraiment réagir
37:40parce que les gens
37:41maintenant
37:41ce qui est dommage
37:42je vais vous dire sincèrement
37:43c'est qu'on dit
37:44ah mais moi je suis
37:46pour Le Pen
37:46la fille
37:47bon RN
37:48ah oui
37:48t'es un facho
37:49t'es un indi
37:52on serait certainement
37:54les premiers
37:54à défendre
37:56et à
37:56comment dire
37:57à protéger
37:59ou des petits juifs
38:00ou des petits musulmans
38:01enfin peu importe quoi
38:02mais il y a une mentalité
38:04qui est quand même différente
38:05il y a une mentalité
38:06qui est différente
38:07par rapport
38:07à l'extrême gauche
38:08moi quand j'entends
38:09je suis désolé
38:10je suis un peu
38:10voilà je suis bouillant
38:11mais quand j'entends
38:12Mélenchon parler
38:13je me dis
38:13mais les nazis
38:14excusez-moi
38:15les nazis
38:15c'est plutôt eux quoi
38:16je suis voilà
38:17je suis pardon
38:18entre guillemets
38:18entre guillemets
38:19j'espère
38:20mais vous savez Olivier
38:22ce que vous dites
38:22c'est tout simplement
38:23l'étiquette
38:24les gens adorent
38:25mettre des étiquettes
38:26parce que l'étiquette
38:27c'est la béquille
38:27ça les empêche de penser
38:29ça les empêche de creuser
38:30ça les empêche d'étudier
38:31voilà on met une étiquette
38:33à droite, gauche
38:34extrême droite
38:34extrême gauche
38:35nazi etc
38:36et puis on a réglé le problème
38:38c'est évidemment
38:39une pensée
38:40de pire que paresseux
38:41c'est une pensée
38:42d'endormi
38:43je le dis
38:44exactement
38:44merci Olivier
38:47c'est la canicule
38:48il n'y a même pas
38:49un vent frais
38:50c'est la canicule
38:51il n'y a même pas
38:52un vent frais
38:53mais par chez nous
38:54t'as vu
38:55le breton à la vie
38:56et oui la canicule
38:58la canicule
38:58qui est partout
38:59sur toute la France
39:00André Bercoff
39:01et les conséquences
39:01et bien elles sont terribles
39:03hyperthermie
39:03malaise cardiaque
39:04et des morts
39:05et à ce propos
39:05André Bercoff
39:06vous avez un sacré coup de gueule
39:07à passer
39:08bah écoutez
39:08un coup de gueule
39:09je crois qu'on l'a tous
39:10parce que effectivement
39:11il y a la canicule
39:12évidemment
39:13enfin on a l'impression
39:14que quoi ?
39:14que c'est fini
39:15c'est l'apocalypse
39:15mais je vous signale
39:17le nombre de pays
39:18qui vivent à 45 degrés
39:20à l'ombre etc
39:2040 degrés à l'ombre
39:22ce qu'il faut savoir
39:23c'est pas ça le problème
39:24c'est de savoir
39:25pourquoi on n'est pas
39:26équipé pour
39:27et c'est là
39:28que vient
39:29le malaise
39:30et quel malaise
39:31alors certains disent
39:32non non non
39:32mais c'est pas bon
39:33la climatisation
39:35climatiseur
39:35c'est anti-écologiste
39:37non non non
39:37on peut pas
39:38et je vais vous dire
39:39on va vous donner
39:39un témoignage extraordinaire
39:41c'est sur BFM
39:42c'est sur BFM
39:43et bien voilà
39:44alors vous savez
39:45il y a eu beaucoup de morts
39:4625 morts en 24 heures
39:48notamment des jeunes
39:48par arrêt cardiaque
39:49qui ont moins de 10 habituellement
39:51des enfants retrouvés
39:52mort
39:52c'est vrai que c'est la fournaise
39:54c'est vrai que c'est très très dur
39:55mais le problème
39:56c'est
39:57comment on s'est équipé
39:58à
39:59et alors regardez
40:00on va vous raconter
40:01une histoire
40:02qui s'est passée
40:03c'est BFM
40:04qui le raconte
40:04ce sonore
40:06et c'est Cédric
40:07et à propos de sa grand-mère
40:09écoutez
40:10ça vaut son pesant
40:11je ne dirai pas cacahuète
40:13ça vaut son pesant
40:14de respiration
40:15écoutez
40:15vous vous battez
40:16depuis plus d'une semaine
40:17pour installer
40:18une climatisation mobile
40:20dans sa chambre d'hôpital
40:21je précise que vous êtes prêt
40:22à le faire à vos frais
40:23c'est vous qui êtes prêt
40:24à payer et installer
40:25cette clim
40:26et on vous dit non
40:27depuis une semaine
40:29petite question simple
40:29il fait combien
40:30dans la chambre
40:30de votre maman
40:31à l'hôpital ?
40:33actuellement
40:33il fait 35 degrés
40:35et quand vous dites
40:36je suis prêt
40:37à payer moi-même
40:38cet appareil mobile
40:39qu'est-ce qu'on vous répond ?
40:39je l'ai déjà acheté
40:40je l'ai en ma précession
40:41je suis prêt à l'installer
40:42à n'importe quel moment
40:43j'avais déjà prévu
40:45par rapport à la canicule
40:47du mois de mai
40:47où déjà elle a souffert
40:48dans cette même chambre
40:50d'hôpital
40:50puisque ça fait 6 mois
40:51qu'elle est hospitalisée
40:52et donc voilà
40:53j'avais déjà
40:54le climatiseur
40:55je l'ai à disposition
40:56je suis prêt à l'installer
40:57à n'importe quel moment
40:58et l'hôpital
41:00m'a sorti
41:01plusieurs excuses
41:02toutes différentes
41:04qui ne me semblent pas valables
41:05dans une période
41:06aussi dramatique
41:07que celle d'aujourd'hui
41:08mais c'est-à-dire
41:09ils vous disent quoi ?
41:09c'est une question de normes ?
41:11c'est une question de sécurité ?
41:12c'est une question de principes ?
41:14alors la première
41:14alors ma mère a demandé
41:16en plus de premier
41:17résumer effectivement
41:18ce que disait Cédric
41:19c'était très intéressant
41:20parce qu'au fond
41:21et voilà
41:22ça s'est passé aussi
41:23dans les écoles
41:24parce que des français
41:25et des milliers français
41:26disent bon écoutez
41:27puisque l'état
41:28ne peut pas le faire
41:29l'état c'est nous
41:29on peut attendre
41:30nous allons
41:31nous faire une cagnotte
41:32nous allons mobiliser
41:34des parents d'élèves
41:35qui disent écoutez
41:35les enfants sont en train
41:36de crever dans les salles de classe
41:37et bien on va
41:38on va acheter
41:40des climatiseurs ambulants
41:41ce qu'a fait Cédric
41:42pour sa grand-mère
41:43on lui dit non
41:43et on lui dit non
41:44pourquoi ?
41:44c'est très intéressant
41:45ah oui d'abord
41:46les normes ça va pas
41:47électrique comme ça
41:48ça va pas
41:48deuxième on lui dit
41:49oui mais c'est inéquitable
41:51on lui dit
41:51oui vous avez les moyens
41:52d'acheter une clim
41:53enfin en tout cas
41:54une clim à roulette
41:55les autres n'ont pas
41:56alors parce que
41:57les autres n'ont pas
41:58ça veut dire que vous
41:59et bien vous n'avez
41:59qu'à vous aligner
42:01c'est ça le truc
42:02alors que l'état
42:03devrait s'occuper
42:04que de ce que tous les français
42:06aient de la clim
42:07et pas une seule clim
42:08dans les EHPAD
42:09etc etc
42:10voilà
42:11et on leur dit non
42:12et alors après on leur dit
42:13vous savez ce qu'on lui a dit
42:14à Cédric
42:15on lui a dit attention
42:15vous savez l'hôpital
42:16ça risque de faire sauter
42:17les stations électriques
42:19on est en France en 2026
42:20je vais vous donner deux chiffres
42:22en Espagne
42:23en Espagne
42:2356% des foyers
42:25sont climatisés
42:26en France 24 à 27%
42:28pourquoi ?
42:29ah oui
42:29pourquoi l'Espagne
42:31est tellement plus avancée
42:32que la France
42:33voulez-vous expliquer ça ?
42:34ah ça on ne parle pas de ça
42:36non
42:36on préfère parler
42:37d'autres choses
42:39voilà
42:39et donc
42:40si vous voulez
42:41que veut l'état
42:42où vont les milliards ?
42:44ah mais les milliards
42:45ils vont ailleurs
42:46ils vont là
42:47ils vont au conseil économique
42:48et social
42:49ils vont en Ukraine
42:50ils vont partout
42:51les milliards
42:51mais pas dans les EHPAD
42:54pas dans les écoles
42:55pas dans les hôpitaux
42:57voilà
42:57c'est bien hein
42:59c'est beau
42:59ça sent si bon la France
43:01et après on peut aller célébrer
43:02Marc Bloch
43:03avec extase
43:05et oui
43:06et bien nous
43:07dans un instant sur Sud Radio
43:08André Bercoff
43:08c'est André Malraux
43:10que nous allons célébrer
43:11cette année
43:12et bien c'est le 50ème
43:13anniversaire de sa mort
43:15on va recevoir
43:16François Stéhou
43:17qui est spécialiste
43:18depuis 40 ans
43:19de sa vie et son oeuvre
43:20une femme passionnante
43:22alors restez avec nous
43:23et bien c'est le 50ème
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