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  • il y a 17 minutes
À quelques mois des prochains débats budgétaires - et les derniers avant l'élection présidentielle - l'industrie pharmaceutique monte au créneau. Ce jeudi 25 juin, le Leem, principal lobby du secteur, a de nouveau alerté contre le retard de la France en matière d'accès des patients aux médicaments innovants. Et le délai d’accès atteint 520 jours en médiane, contre 56 jours outre‑Rhin. "Ces écarts s’expliquent par la longueur des négociations économiques et une reconnaissance insuffisante de la valeur de l’innovation", pointe le Leem.

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Transcription
00:00Vous avez décidé de venir qu'avec des bonnes nouvelles aujourd'hui.
00:03Alors la dette, c'était une catastrophe.
00:04Je vous ai donné des bonnes nouvelles toute la semaine, notamment sur les prix des carburants, etc.
00:07Non, je n'étais plus.
00:07Mais vous remarquerez qu'à chaque fois, de finances publiques, de comptes publics, etc.,
00:11c'est toujours des mauvaises nouvelles.
00:13Et là, cette fois-ci, parce que si vous n'étiez pas avec nous avant, nous avons parlé de la
00:16dette publique.
00:16Nous n'avons plus les moyens d'avoir une crise, plus les moyens de rien.
00:19C'est ce que nous disait Emmanuel.
00:20Là, vous nous dites que la France, nous prenons du retard pour mettre à disposition des Français des nouveaux médicaments.
00:27– Oui, absolument, c'est les chiffres publiés par le LEM, le syndicat des entreprises pharmaceutiques.
00:33Alors, vous voyez, c'est le syndicat des industries pharmaceutiques.
00:37Mais il faut tenir compte quand même des chiffres.
00:39Ils défendent leurs intérêts aussi, c'est normal.
00:41Mais quand même, ils pointent le retard que prend la France en matière de diffusion des innovations en matière de
00:48médicaments.
00:48Une fois qu'un médicament a obtenu son autorisation de mise sur le marché,
00:53il faut en moyenne 520 jours en France, presque un an et demi.
00:57Pour que ce médicament soit accessible aux patients, c'est 56 jours en Allemagne.
01:01Alors certes, il y a une procédure d'accès précoce pour des médicaments très innovants
01:05en matière de cancer, de thérapie cellulaire, de neurologie, etc.
01:08Mais au final, il n'y a que 60% des médicaments
01:11qui ont obtenu une autorisation de mise sur le marché entre 2021 et 2024
01:16qui sont accessibles en France.
01:1760%, c'est 79% en Italie, 93% en Allemagne.
01:21Alors pour quelles raisons ?
01:22D'abord parce que les prix négociés par l'État français sont trop bas.
01:26Du coup, les labos savent que vendre en France à un prix faible,
01:29ça peut tirer les prix vers le bas dans beaucoup d'autres pays.
01:33Et donc finalement, ils préfèrent vendre d'abord leurs médicaments ailleurs,
01:37en Allemagne, en Suisse, aux États-Unis ou dans les pays nordiques.
01:40Et puis il y a ce qu'on appelle la clause de sauvegarde.
01:42Alors ça, c'est très compliqué.
01:44C'est un mécanisme particulier.
01:45L'État dit que les dépenses de médicaments ne doivent pas dépasser telle progression.
01:49Si elles les dépassent, c'est les laboratoires qui payent.
01:52Et donc ça aussi, ça n'incite pas à investir en France.
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