00:00Vous avez décidé de venir qu'avec des bonnes nouvelles aujourd'hui.
00:03Alors la dette, c'était une catastrophe.
00:04Je vous ai donné des bonnes nouvelles toute la semaine, notamment sur les prix des carburants, etc.
00:07Non, je n'étais plus.
00:07Mais vous remarquerez qu'à chaque fois, de finances publiques, de comptes publics, etc.,
00:11c'est toujours des mauvaises nouvelles.
00:13Et là, cette fois-ci, parce que si vous n'étiez pas avec nous avant, nous avons parlé de la
00:16dette publique.
00:16Nous n'avons plus les moyens d'avoir une crise, plus les moyens de rien.
00:19C'est ce que nous disait Emmanuel.
00:20Là, vous nous dites que la France, nous prenons du retard pour mettre à disposition des Français des nouveaux médicaments.
00:27– Oui, absolument, c'est les chiffres publiés par le LEM, le syndicat des entreprises pharmaceutiques.
00:33Alors, vous voyez, c'est le syndicat des industries pharmaceutiques.
00:37Mais il faut tenir compte quand même des chiffres.
00:39Ils défendent leurs intérêts aussi, c'est normal.
00:41Mais quand même, ils pointent le retard que prend la France en matière de diffusion des innovations en matière de
00:48médicaments.
00:48Une fois qu'un médicament a obtenu son autorisation de mise sur le marché,
00:53il faut en moyenne 520 jours en France, presque un an et demi.
00:57Pour que ce médicament soit accessible aux patients, c'est 56 jours en Allemagne.
01:01Alors certes, il y a une procédure d'accès précoce pour des médicaments très innovants
01:05en matière de cancer, de thérapie cellulaire, de neurologie, etc.
01:08Mais au final, il n'y a que 60% des médicaments
01:11qui ont obtenu une autorisation de mise sur le marché entre 2021 et 2024
01:16qui sont accessibles en France.
01:1760%, c'est 79% en Italie, 93% en Allemagne.
01:21Alors pour quelles raisons ?
01:22D'abord parce que les prix négociés par l'État français sont trop bas.
01:26Du coup, les labos savent que vendre en France à un prix faible,
01:29ça peut tirer les prix vers le bas dans beaucoup d'autres pays.
01:33Et donc finalement, ils préfèrent vendre d'abord leurs médicaments ailleurs,
01:37en Allemagne, en Suisse, aux États-Unis ou dans les pays nordiques.
01:40Et puis il y a ce qu'on appelle la clause de sauvegarde.
01:42Alors ça, c'est très compliqué.
01:44C'est un mécanisme particulier.
01:45L'État dit que les dépenses de médicaments ne doivent pas dépasser telle progression.
01:49Si elles les dépassent, c'est les laboratoires qui payent.
01:52Et donc ça aussi, ça n'incite pas à investir en France.
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